Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Politique > La nouvelle présidence socialiste : Le changement en question

La nouvelle présidence socialiste : Le changement en question

L'élection de François Hollande à l’issue du 2ème tour du scrutin présidentiel du 6 mai vient de mettre fin aux échecs répétés de la gauche en général, et du Parti socialiste (PS) en particulier, aux élections présidentielles depuis 17 ans.

Cette victoire met-elle également fin aux errances idéologiques qui ont, pendant des décennies, lourdement marqué les crises identidaires du PS.

Le sentiment de soulagement et de joie qui a submergé la France à l’annonce des résultats n’exonère pas, pour autant, de s’interroger sur l’avenir de la nouvelle présidence socialiste qui s’ouvre sur des horizons particulièrement sombres aussi bien France qu'en Europe.

La nouvelle présidence socialiste : Le changement en question.

La victoire remportée d’une tête par François Hollande sur le champion toute catégorie(1) de la droite en la personne de Nicolas Sarkozy à l’issue du 2ème tour du scrutin présidentiel du 6 mai vient de mettre fin aux échecs répétés de la gauche en général, et du PS en particulier, aux élections présidentielles depuis 17 ans.

Il faut se féliciter très sincèrement de ce succès électoral qui a été partout célébré, comme il se doit, dans l’ambiance d’un profond sentiment de soulagement, après les incertitudes angoissantes de la campagne de l’entre-deux-tours qui a tenu la France, et même une partie du monde, en haleine deux semaines durant.

L’immense démonstration de sympathie et de joie qui a submergé la France à l’annonce des résultats et le plaisir qu’il y a eu de suivre en direct, le 15 mai, sur les chaines de télévision et de radio, l’investiture du vainqueur dans ses fonctions officielles de président de la République n’exonèrent pas, pour autant, de s’interroger sur l’avenir de la nouvelle présidence socialiste qui s’ouvre sur des horizons particulièrement sombres.

L’ombre de la crise du capitalisme et les errances idéologiques du Parti socialiste.

Le septième président de la Vème République prend fonction dans un contexte marqué, pour de nombreux pays européens, par les pires conséquences économiques et sociales de la crise financière et bancaire qui a déferlé sur l’Europe et le monde depuis les Etats-Unis, où elle a pris naissance à l’automne 2008, avec l’éclatement de la bulle des crédits hypothécaires et la faillite spectaculaire de Lehman Brothers, l’un des acteurs majeurs de ce courtage spéculatif propre au capitalisme.

En raison de son intention de ‘’renégocier’’ le Traité sur la Stabilité, la Coordination et la Gouvernance (TSCG) pour y ajouter des dispositions relatives à la croissance, l’élection de F. Hollande a été saluée dans de nombreux pays européens. En particulier dans ceux qui sont le plus mal en point sur le plan socio-économique et politique pour cause de politique de rigueur et d’austérité, à savoir les pays du sud de l’Europe que de mauvaises langues regroupent aimablement sous l’acronyme de PIGS(2) .

Son arrivée au pouvoir y a aussitôt suscité, à tort ou à raison, l’espoir d’une solution européenne à la crise exempte des terribles souffrances endurées par les populations auxquelles on veut faire endosser, par des politiques d’austérité extrême, le coût du redressement de la finance mondiale et du système bancaire international.

En octobre 2008, on avait pu l’entendre dénoncer vigoureusement l’économie d’endettement sans contrôle, la dérégulation sans limites et sans autres objectifs que l’augmentation du profit, après avoir pointé le caractère non accidentel de la crise, pour conclure que le monde assistait à l’effondrement du libéralisme économique. C’était à l’Assemblé nationale, lors des débats houleux qui avaient suivi la déclaration du gouvernement Fillon sur la crise financière et bancaire montante.

Un an seulement auparavant, le même F. Hollande, alors Premier secrétaire du PS expliquait, lors du Forum de la rénovation de décembre 2007, que les socialistes français reconnaissaient l’économie de marché comme étant la plus efficace pour créer des richesses, tout en restant critiques à l’égard du capitalisme avec lequel il ne faut pas la confondre...

Un rapport propre à donner le tournis sur ce sujet et qui mériterait d’être relu, a été édité à l’occasion de ce forum organisé pour sortir le PS de la crise identitaire, politique et idéologique lancinante qu’il traversait depuis des années et qui a pris, suite à l’élimination de Lionel Jospin dès le premier tour de l’élection présidentielle de 2002, un caractère particulièrement aigu.

Ce rapport assez édifiant qui a nécessité, de toute évidence, un reprofilage de très nombreux concepts et termes dont notamment celui de ‘’capitalisme’’ et qui donne la mesure de cette reconversion idéologique s’intitule « Pour une économie de marché écologique et sociale(3) »

Au sein du PS, à l’époque, et encore à présent, il y a polémique sur le fait que les concepts de ‘’libéralisme économique’’ et ‘’économie de marché’’ ne recouvrent pas tout à fait la même chose. Polémiques sémantiques ou contorsions idéologiques ? Un fait largement admis qui ne souffre en tout cas d’aucune réelle remise en cause au sein de ce parti, c’est sa reconversion, de longue date, à l’économie de marché. Ce qui revient en fait à un divorce idéologique d’avec sa propre histoire politique.

Evoquant ainsi le bilan de la présence quasiment généralisée des socialistes au pouvoir en Europe dans les années 1980 et 1990 -dont le dernier gouvernement Jospin en France- ce document dit que les socialistes et sociaux-démocrates européens qui ont agi dans le cadre de l’économie de marché, ont obtenu de meilleurs résultats que les gouvernements libéraux ou conservateurs en matière de croissance, de création d’emplois et de réduction des déficits.

Autrement dit, la gauche européenne, donc ceux-là mêmes dont la vocation historique est précisément de forger une alternative socialiste à l’économie de marché se sont révélés, à l’exercice du pouvoir, et presque partout, de bien meilleurs champions du libéralisme économique que les gouvernements de droite. C’est sans doute la raison pour laquelle ils ont quasiment tous aussi été évincés du pouvoir par la suite… 

Errance idéologique et échecs électoraux.

Ce forum qui s’est tenu quelques mois après la double déconvenue de 2007 (présidentielle et législatives) ne donna lieu, ni à une analyse du syndrome des échecs répétés du PS en tirant, par exemple, les leçons de la déroute de L. Jospin qui symbolisait les limites d’un socialisme dont l’histoire récente, depuis 1983 en particulier, est jalonnée de capitulations idéologiques et politiques, ni à l’amorce d’un retour aux valeurs et idéaux historiques du socialisme.

Pour un parti socialiste en quête de rénovation, ce fut, paradoxalement, la consécration de l’orientation erronée selon laquelle, dans le contexte actuel de la mondialisation libérale en plein essor, les victoires électorales ne viendront qu’à la condition de maintenir et développer le cap de la reconversion à l’économie de marché.

La ‘’Déclaration de principes’’ adoptée en juin 2008, dans laquelle les socialistes se déclaraient partisans d’une économie sociale et écologique de marché, régulée par la puissance publique et les partenaires sociaux, confirmait ainsi celle de 1990 qui prônait la reconnaissance des règles du marché c’est à dire, entre autres, celles du profit et de la rentabilité.

Quelques mois plus tard, pris de court par l’irruption brutale d’une crise qui remettait gravement en cause les convictions attachées au modèle économique dans lequel les socialistes entendaient inscrire leur action, des demandes pressantes pour repousser les dates initiales du congrès de Reims de novembre 2008, en préparation au même moment, s’étaient alors multipliées.

Ces pressions relevaient uniquement d’un opportunisme de dernière heure visant à se donner le temps de revoir, en urgence, contributions et motions pour prendre quelques distances avec des orientations idéologiques et économiques devenues gênantes.

Très peu de responsables socialistes avaient à l’époque, assez timidement du reste, osé franchir le pas d’une remise en question de telles orientations. Dans son ensemble, le PS se refusait à établir un lien de causalité entre ses échecs électoraux répétés et son errance idéologique.

Seule la motion C(4) regroupant 7 des 21 contributions apprêtées à l’occasion de ce congrès, affichait très clairement l’impérieuse nécessité de rompre avec l’adaptation à l’économie de marché ou le libéralisme économique (c’est selon) et restaurer les valeurs traditionnelles du socialisme.

Le cuisant revers enregistré par les socialistes aux élections européennes de juin 2009, n’avait pas non plus suscité le besoin d’une analyse des rapports entre cette nouvelle débâcle électorale et les égarements idéologiques du PS.

La piètre campagne électorale offerte au public par le PS à cette occasion et les niveaux record d’abstention observés au sein de son électorat traditionnel étaient pourtant, encore une fois, symptomatiques de l’impasse idéologique dans laquelle se trouvait le PS depuis des décennies.

Piégés par la crise du capitalisme, les socialistes avaient littéralement été incapables d’exploiter à leur profit la situation très favorable que les évènements et les circonstances du moment leur apportaient sur un plateau.

Une telle paralysie politique ne peut s’expliquer que par la perte totale de tout repère idéologique imputable, à mon sens, à l’intégration des valeurs inspirées du libéralisme économique et du modèle de développement basé sur l’économie de marché dans la stratégie de conquête / retour au pouvoir du PS.

En tout état de cause, le positionnement face au marché sera toujours source de grandes contorsions politiques pour un parti comme le PS. En témoignent encore tout récemment, les positions chancelantes de F. Hollande, avant de se raffermir de nouveau, sur la toute puissance de la finance internationale : Désignée, sous les ovations du public, comme l’ennemi à abattre lors de son meeting inaugural du Bourget, une question sur ce sujet lui a fait faire un rétropédalage devant la City à Londres, quelques jours plus tard. Ceci est indiscutablement annonciateur de bien de déconvenues. 

Le PS est-il aujourd’hui revenu au pouvoir après avoir pris en considération les raisons de l’impasse idéologique dans laquelle s’inscrivaient les échecs de son passé récent ?

Ou a-t-il gagné parce que le perdant, outre son bilan incontestablement négatif, a cultivé, avec succès heureusement, le goût rarissime de se faire plaisir en attisant le rejet de sa propre personnalité par son arrogante suffisance, son outrancière vantardise, le profond mépris et le cynisme dont il a constamment fait preuve à l’endroit de ses concitoyens. Tout en se payant l’outrecuidance de proclamer qu’il a consacré toute son énergie à les protéger. La victoire du PS sera certainement un jour analysée et commentée, en partie, sous cet angle …

 Aujourd’hui …

Le quinquennat de F. Hollande s’ouvre donc sur ses intentions fermement affichées d’intégrer une dimension de croissance aux politiques de réduction draconienne des dépenses publiques et d’austérité impulsées par l’Union européenne (UE) le Fonds Monétaire International (FMI) et la Banque Centrale Européenne (BCE) que codifie le TSCG au prétexte de rétablir l’équilibre des comptes, prévenir et combattre les crises.

Le PS à l’intérieur duquel l’idéologie libérale est fortement ancrée n’est pas hostile à ces politiques. Signé le 2 mars par vingt-cinq chefs d’Etat et de gouvernement à Bruxelles et aujourd’hui ratifié par trois pays(5) le TSCG est un nouvel outil de gouvernance européenne particulièrement redoutable, qui place l’élaboration des budgets nationaux sous la coupe de contraintes économiques et financières rigoureuses.

Encore appelé « Règle d’Or » par ses principaux promoteurs que sont N. Sarkozy et la chancelière allemande Angela Merkel, le TSCG est un nouveau pacte européen de discipline budgétaire qui rendrait obligatoire l’inscription de dispositions bannissant les déficits dans la constitution des Etats, tout en les contraignant à d’énergiques politiques d’austérité.

Le non-respect de ces dispositions expose le pays contrevenant à des sanctions dont les populations feront les frais et la comparution de l’Etat concerné devant la Cour européenne de justice. Ce traité sur lequel j’invite fortement le public à se documenter devrait être initialement ratifié en France après les élections.

Sa ratification entrainerait l’impossibilité constitutionnelle pour tout Etat qui en serait désireux ou contraint par les luttes sociales, d’engager des dépenses d’investissements publics dans quelque domaine que ce soit. Des difficultés notoires en découleraient quand il faudra se donner les moyens financiers conséquents que nécessitera la mise en œuvre du projet présidentiel de changement de F. Hollande.

0n peut se demander quelle sera sa marge de manœuvre pour redresser les situations s’il venait à faire ratifier ce traité, même avec l’ajout des dispositions en faveur de la croissance. Les attentes sont partout très fortes, en particulier dans les secteurs comme ceux de la santé, la justice, l’éducation nationale, la poste et bien d’autres, où, dès avant l’adoption / promulgation des lois mettant en œuvre les réformes afférentes, celles-ci, perçues à juste titre, comme de véritables entreprises de démolition des services publics, se sont heurtées à de très vives oppositions.

Les engagements de F. Hollande pour rendre à l’hôpital son statut de service public, réhabiliter l’accès à la santé, à l’éducation, à la justice(6) pour tous, etc, nécessiteront des dépenses publiques sur lesquelles un traité tel que le TSCG vise précisément à mettre une chape de plomb. Le nouveau président ne peut oublier que la ratification du TSCG que planifiait son adversaire a compté dans l’échec de ce dernier. 

Les crises politiques aiguës auxquelles sont confrontés au Portugal, en Grèce et en Espagne les gouvernements de droite qui ne sont pas plus acceptés pour les mêmes raisons que leurs prédécesseurs socialistes chassés du pouvoir à cause de l’application des politiques d’austérité exigées par l’UE, la BCE et le FMI, préfigurent des situations qui peuvent facilement se généraliser.

En dépit des coupes drastiques dans les dépenses publiques, les hausses d’impôts, les réformes de type structurel concernant le marché du travail et les systèmes de protection sociale, la liquidation et la privatisation des sociétés et services publics, l’horizon est de plus en plus sombre.

La question qui se pose, car c’est de cela qu’il s’agit, est comment peut-on planifier de plonger des pays entiers dans les affres de la pauvreté et la misère pour sauver le capitalisme et satisfaire les marchés financiers, sans être confronté à la résistance acharnée des peuples auxquels on bloque retraites, salaires et allocations familiales, etc… et qui voient la précarité et le chômage devenir la norme en raison de la suppression des investissements.

Les Grecs viennent de mettre en échec les deux principaux partis que sont le PS (Pasok) et la Nouvelle démocratie (ND) favorables au respect des ‘’mémorandums’’ signés avec les créanciers publics.

Au Portugal, l’ex-président socialiste Mario Soares appelle le PS, dont il fut secrétaire général, à retirer sa signature d’un document équivalent, après que ce parti (dans l’opposition) a échoué à faire adopter des dispositions en faveur de la croissance lors du vote sur la ratification du pacte européen le 13 avril.

Dans le même temps, les habitudes spéculatives des grands acteurs de la finance internationale n’ont pas changé. En témoignent les pertes de près de 3 milliards de dollars que reconnaît JP Morgan Chase dans ses activités de courtage à haut risque qui défrayent les chroniques économiques depuis deux ou trois semaines. Et aussi le sauvetage de plusieurs banques espagnoles actuellement à l’étude pour un montant de près de 50 milliards d’euros.

J’en conclus que François Hollande avait tout à fait raison de pointer le rôle des banques et de la finance internationale dans les causes des malheurs des peuples de l’Europe d’aujourd’hui, et qu’il ne se mettra pas une épée de Damoclès par-dessus la tête en se lançant dans la ratification du TSCG.

Paris, le 28 mai 2012

Jean-Marie TOKO, sociologue-démographe.


(1) En référence au champion du monde de boxe toute catégorie qu’a été, en son temps, Mohamed Ali qui, pour intimider ses adversaires menaçait de les pulvériser au-dessus de l’Atlantique dans des harangues inoubliables. N. Sarkozy s’est sans doute surestimé en croyant intimider F. Hollande en menaçant aussi de le pulvériser lors du débat télévisuel de l’entre-deux-tours. A d’autres moments, on l’a entendu s’exprimer comme le Général de Gaulle avec ‘’Aidez-moi ! J’ai besoin de vous’’ ! Ou encore le Pape Jean-Paul II avec ‘’N’ayez pas peur’’ ! 

(2) Portugal, Italy, Greece, Spain.

(3) Présenté par Harlem Désir, député européen. Rapport final de la commission « Les socialistes et le marché » Quels modèles de croissance et de redistribution juste et durable aujourd’hui ? Forum de la rénovation, Cité des Sciences et de l’industrie de la Villette, 15 décembre 2007.

(4) Motion C « Un monde d’avance, reconstruire l’espoir à gauche »  

(5) La Grèce, la Slovénie et le Portugal.

(6) Sous le titre « 2007-2012, les années sombres » l’Union syndicale des magistrats (USM) vient de publier un bilan sur la réforme judiciaire de N. Sarkozy qui vaut la peine d’être consulté. 


Moyenne des avis sur cet article :  3.77/5   (13 votes)




Réagissez à l'article

4 réactions à cet article    


  • alinea Alinea 29 mai 2012 11:51

    Je pense qu’un bon groupe Front de Gauche à l’Assemblée aidera Mr. Hollande à s’affirmer au niveau international ; s’il ne veut pas devenir Hollandréou, il sera obligé de faire feu de bâbord !


    • leypanou 29 mai 2012 14:25

      @auteur :

      Article plutôt lucide et intéressant mais dont la conclusion est complètement à coté de la plaque : "J’en conclus que François Hollande avait tout à fait raison ... et qu’il ne se mettra pas une épée de Damoclès par-dessus la tête en se lançant dans la ratification du TSCG". C’est que vous n’avez pas compris le social-libéralisme, idéologie majoritaire à la direction du PS.

      Les P Moscovici, M Sapin, M Valls et autres M Touraine n’ont pas été mis à leur place pour rien. Si les députés PS n’ont pas voté contre le MES mais se sont abstenus hypocritement, la prochaine étape ce sera la ratification, peut-être en obtenant des miettes qui ne convaincront que les naïfs. Et puis, depuis quand le PS a-t-il osé défier de face le néo-libéralisme ?

      Si on veut un vrai changement, il faut voter Front de Gauche !


      • caramico 30 mai 2012 09:28

        Et sur le plan international, Hollande n’a pas attendu bien longtemps avant de s’aligner, comme un bon toutou, dans le camp mortifère de l’Otan.
        En cas de déflagration mondiale, entre les Us et la Chine, il y a qui ?
        C’est la France, l’Europe qui fera tampon, et les tièdes, les mous, les socio-démocrates, ils en tireront une gueule, quand leurs enfants se feront massacrer.


        • cancrela 4 juin 2012 00:08

          Hollande est asservi au nouvel ordre mondial comme l’était le nabot.
          Rien ne changera. S"il a été élu, ce n’est que parce que les français n’avaient d’autre choix quede voter pour lui pour sortir le gnome.
          Il mènera exactement la même politique que le nabot.

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON

Auteur de l'article

Jean-Marie TOKO


Voir ses articles






Les thématiques de l'article


Palmarès