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Accueil du site > Actualités > Politique > La particratie française

La particratie française

Gauche ou droite ? Voila la question qu’on pose inlassablement. Pourtant, tout porte à croire que les français, pour une grande part du moins, en ont assez de cette question qui ne veut pas dire grand-chose en réalité.

Depuis que je suis de ce monde, j’entends parler de la France de droite et de la France de gauche. Ceci est, parait-il, une évidence. Pourtant peu sont capables de véritablement différencier les deux au niveau des actes. Malgré cette forme d’opacité opérationnelle, il semble logique que la démocratie française ne puisse fonctionner sans ce bipartisme. A tel point que l’on parle « d’accident » du 21 Avril 2002, lorsque l’un de ces deux partis (aujourd’hui nommé UMP ou PS) n’est pas représenté au deuxième tour d’une élection présidentielle.

Aujourd’hui, alors que certains commencent à agiter le « spectre » d’un scénario similaire, on nous appelle à voter « utile » dès le premier tour. « Utile » est supposé être un « vote sensé », donné aux deux camps légitimes et uniques qui doivent naturellement se retrouver au second tour et gouverner la France... encore et encore, comme une douce monarchie qui se perpétue de génération en génération. Cette logique est tellement établie, que la plupart n’envisagent même pas qu’il puisse en être autrement...

La France est aujourd’hui définie comme une république fonctionnant sur la base d’un régime présidentiel. Ceci justifiant l’ordre des scrutins entre les élections présidentielles et législatives. Pourtant, depuis quelques jours on commence à parler des législatives... pourquoi ? Tout simplement parce qu’il commence à sembler possible qu’un candidat pourrait renverser le bipartisme établi en venant gagner l’élection présidentielle (d’après certains sondages).

Je ne détaillerai pas les scénarios, ni les conjonctures possibles comme cela a été très bien fait ailleurs. Je m’intéresserai particulièrement au cas du challenger potentiel : François Bayrou. Je fais ici une différence entre Jean-Marie Le Pen et François Bayrou. Le premier a démontré sa capacité à être au deuxième tour mais son incapacité à le gagner. Le deuxième est dans le cas inverse. Cependant, ce dernier est beaucoup plus dangereux pour notre bipartisme national. Si jamais le scénario d’un Bayrou président se concrétisait, il y’aurait peut être un véritable séisme politique dans la particratie française.

Qu’est ce donc que cette appellation « particratie française » ? C’est à mon sens la meilleure définition du régime législatif et exécutif français.

La démocratie, en principe, est le gouvernement de tous au travers de la représentativité. Or, la représentativité n’existe plus en France. Nous élisons bien des députés, mais ceux-ci ne nous représente pas... ils représentent le parti politique auquel ils sont affiliés. Ce sont donc bien les partis politiques qui gouvernent. Cette simple vérité n’est même pas masquée. Elle est d’ailleurs clairement affichée au travers des débats que l’on entend au sujet de l’impossibilité pour un éventuel président Bayrou de gouverner, même s’il était élu président. Pourquoi ? Tout simplement parce que ce dernier ne pourrait obtenir de majorité parlementaire. On nous explique aujourd’hui, qu’un éventuel président ne pourra pas avoir de majorité parlementaire à des élections qui n’ont pas encore eu lieu ?

A cela, me viennent deux questions :

1) pourquoi ne pourrait-il pas avoir de majorité parlementaire ?

2) pourquoi devrait-il avoir une majorité parlementaire ?

Ces questions peuvent paraître naïves si on les regarde par le prisme dans lequel nos élus nous enferment. Mais avant d’essayer d’y répondre, j’aimerais développer un peu la notion de majorité parlementaire.

Les parlementaires sont aujourd’hui de gauche ou de droite, affiliés à l’UMP ou au PS. Une minorité UDF, Vers, PC subsiste bien, mais elle est considérée comme tolérée car élue avec les voix de l’UMP et du PS (car ceux-ci ont monnayés leurs soutiens contre d’autres soutiens). Ce qui compte aujourd’hui pour un parlementaire, ce n’est pas d’obtenir l’adhésion ou le soutien de ses administrés, mais son étiquette UMP ou PS, et sa place dans le parti.

Les partis politiques considèrent aujourd’hui que les voix des citoyens leur appartiennent. Ils voteront à droite ou à gauche... car ils ne connaissent pas les candidats, car il n’y pas de débat local de société, car il n’y a pas de représentativité. Pour autant, ces élus sont-ils nécessaires et incontournables ? Dans le fond, ont ils même la moindre utilité puisqu’ils votent en fonction des consignes des partis ? Autant nommer un président de l’un de ces deux partis et de lui donner une majorité au pourcentage de son score à l’élection, et de faire de même avec son opposition... puisqu’il est établie, par nos mêmes élus qu’une « cohabitation » est néfaste.

Revenons donc aux deux questions :

1) Un président Bayrou pourrait il obtenir une majorité parlementaire ? J’ai envie de répondre : « Evidemment ». Si jamais un tel homme, issu d’un parti minoritaire, est élu, cela signifiera que les français ne veulent plus du bipartisme gauche-droite. Pourquoi iraient-ils donc obligatoirement voter pour un représentant de ces partis aux législatives ? Non, la logique voudrait plutôt qu’ils votent sur la base d’un projet de société et pour des représentants qui ne basent pas leur représentation sur une étiquette. Une majorité parlementaire est donc possible. Soit par ralliement à l’UDF, soit encore mieux : par ralliement pragmatique et logique. En votant en leur âme, conscience et représentation de leurs administrés, aux projets qui seront présentés. Evidemment, il y’a une part d’utopie dans cette vision, je m’y inscris volontairement.

2) Un président doit il avoir une majorité parlementaire ? A cette question je répondrais « non ». A partir du moment où il n’y a pas de « majorité d’opposition systématique », il n’y a pas besoin de majorité parlementaire. Il incombe aux électeurs de faire un choix à ce sujet et non pas aux partis d’en décider pour tuer la poule dans l’œuf. Les parlementaires doivent jouer leurs rôles et les partis doivent se cantonner aux leurs, et rendre les rennes du pouvoir. Le chemin de la démocratie (si tant est que l’on y aspire) passe par le recul du bipartisme qui dirige la France.

Je veux préciser que je ne cautionne en rien le candidat Bayrou. Je ne dis pas non plus qu’il est « le » canditat capable de faire choir la particratie. Rien ne dit qu’il ne se ralliera pas à un parti majoritaire. J’espère qu’il clarifiera au plus ses positions sur le sujet. J’ai pris cet exemple car il crée une agitation réelle dans les arcannes des « deux grands partis »... car ce scénario possible pourrait faire trembler toute la particratie française.


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52 réactions à cet article    


  • David (---.---.194.175) 1er mars 2007 11:49

    Bon article et bonne analyse. Je suis du même avis, et je me demande même si l’obstination du PS de vouloir s’écarter de Bayrou ne risque pas de provoquer un éclatement du parti.

    Une opposition pure et dure du PS face à Bayrou risque de fissurer encore un peu plus un parti qui ne peut que difficillement cacher ses conflits internes. Une opposition systématique à Bayrou en cas d’élection de celui-ci me semble ingérable sur moyen terme pour le PS.

    Car un échec de Madame Royal risque d’être le moteur de nombreuses querelles. Et je pense qu’en cas d’échec il y aurait un réel risque de discidence avec un parti qui serait de centre gauche et soutiendrai le gouvernement avec l’UDF.

    En conclusion, l’option Bayrou est aussi une alternative crédible, et peut-être même plus que ça.


    • Malkut Malkut 1er mars 2007 12:06

      Votre titre est curieux, et votre développement aussi.

      Lorsqu’on étudie les institutions de la république française en particulier, des républiques dites démocratiques en général, on voit que le parti politique est un élément du système. Nos systèmes politiques sont pensés avec les partis, et sont théoriquement incapables de fonctionner sans.

      Vous l’avez noté, mais n’est ce pas ça qu’il aurait fallut développer ? Les partis ne sont plus représentatifs de la population. C’est-à-dire que la démocratie n’est plus qu’un concept creux en France. Ils se sont construits un tel réseau d’influence -et de dépendance- qu’ils se représentent désormais eux-mêmes, en tant qu’élément influent, et dans leur intérêt, en tant qu’élément dépendant.

      Que le droit soit à peu près appliqué, certes. Que le régime politique soit relativement respectueux des orientations philosophiques, religieuses, idéologiques de la population, certes. Mais tout ça ne fait pas la démocratie. Y a t il quoi que ce soit qui fasse la démocratie si ce n’est la représentativité, cette représentativité tellement absente de nos élections à 40% d’abstention ? C’est ça le malheurs de la partitocratie.


      • Matozzy Matozzy 1er mars 2007 22:43

        @ Malkut

        Votre commentaire est plein de bon sens. Comme vous le dites, les partis ne sont plus représentatifs de la population. Mais je vais plus loin en les désignant comme les preneurs d’otage de la démocratie. Là où je diffère de votre opinion, c’est que je ne les crois pas indispensables au fonctionnement d’une démocratie. Mais... nous n’en sommes évidemment pas là. Entre tout le pouvoir (ou presque) a un bipartisme et la disparition des partis... il y’a un monde (peut être utopique). Mais, je crois que l’avenir d’une démocratie passe par là : de la représentativité et du bon sens retrouvé.


      • Malkut Malkut 2 mars 2007 09:58

        « je ne les crois pas indispensables au fonctionnement d’une démocratie »

        Moi non plus, je dis que le système politique dans lequel nous vivons se base sur les partis politiques et ne peut pas s’en priver.

        J’écrivais ce commentaire parce que je trouvais curieux de vous voir dénoncer le manque de représentativité, donc de démocratie, puis de commenter l’élection comme si de rien n’était, ou presque...


      • Matozzy Matozzy 2 mars 2007 10:09

        @ Malkut

        J’ai du mal à vous comprendre sur ce dernier point. Je ne commente pas l’élection, je commente certaines prises de position.

        Le manque de représentation, je le met surtout en lumière par l’absence du rôle du parlement. En mettant en relief que les députés gagnent leur élection au niveau de leur parti et non auprès des électeurs. Mais je n’ai pas développé la notion de représentativité au niveau de l’élection présidentielle. Ce n’était pas le thême de cet article.


      • zorgi (---.---.17.208) 1er mars 2007 12:56

        Gauche , droite : cette question qui ne veut pas dire grand-chose en réalité ?

        En fait c’est trés simple et même manichéen :

        - A droite, il y a ceux qui vont travailler le matin, ceux qui estiment que l’homme est responsable de ce qu’il est, ceux qui n’aiment pas le vol organisé des ressources du travailleurs, et ceux qui sont découragés par un pays trop fonctionarisé pour entreprendre quoique ce soit.

        - A Gauche, il y a les Fainéant, organisateurs majoritaire du vol organisé des ressources de ceux qui les nourrissent ;il y a les grands bébés (les profs),inaptes à comprendre le monde car enfermés dans leurs systèmes idéologiques ; il y a les grands ignares de l’économie qui ne montrent du doigt que les excès du libéralisme alors que l’essentiel de notre confort vient des gens de droite.

        zorgi


        • Albert (---.---.102.41) 1er mars 2007 15:35

          Pardonnez-moi, mais Talleyrand avait l’habitude de dire « tout ce qui est excessif est insignifiant »


        • Gnole (---.---.192.187) 1er mars 2007 19:44

          Oh le beau Troll smiley


        • jjr (---.---.24.67) 1er mars 2007 21:23

          c’est mieux d’être un troll qu’un guignol...


        • jjr (---.---.24.67) 1er mars 2007 22:20

          Article extrêmement intéressant. Bayrou, qui est le candidat le plus populaire, risque de ne pas être au 2e tour à cause des réflexes de parti qui vont diviser les électeurs en trois parts à peu près égales Sarko-Royal-Bayrou (puisque Sarko a plus ou moins phagocyté le FN). Royal a d’ailleurs un nom assez comique, car son comportement en tant que citoyenne montre bien qu’elle est de droite, comme Mitterrand l’était en fait, et comme Chirac était de gauche « opportuniste » - avec la bénédiction du Canard enculé. Ce qui explique bien que Sarko maintient soigneusement Royal sous perfusion, comme le font plus mollement les éléphants roses, pour éviter si possible la présence de Bayrou au 3e tour. Et entre le premier et le 2e tout, Sarko lui fait son affaire facile (à Royal). Donc Sarko ménage Royal, provisoirement. Pour contrer cette stratégie, Bayrou laisse entendre qu’il aura un premier ministre PS, afin d’avoir une chance d’être au deuxième tour. Et si c’est le cas, Sarko est cuit. Et là Bayrou fait un gouvernement de centre-gauche, en intégrant si possible quelques personnalités politiques de droite. Une social-démocratie raisonnable. En fait d’une manière ou d’une autre c’est la seule voie d’union nationale raisonnable en Europe, consistant à gouverner au centre, en prenant le meilleur de la droite modérée et de la gauche lucide, pour sortit des réflexes claniques et des promesses démagogiques ruineuses. Au vu de sa prestation sur TF1, Bayrou semble avoir une personnalité suffisamment forte pour jouer cette carte. Car il est loin de manquer de charisme, contrairement à ce qui se dit. Et il est tout à fait possible que cette voie s’impose d’elle-même au fil de la campagne : descente progressive de Royal, à l’évidence la moins capable (sauf pour les troglodytes du Connard enculé), montée en puissance progressive de Bayrou, qui passe devant et se retrouve au 2e tour contre Sarko. Les carottes sont cuites. Et Sarko risque alors de payer cher le terme outrancier de « racaille », qui risque bien de l’avoir carbonisé, car quand on prétend diriger une nation, on n’a pas le droit d’insulter les personnes défavorisées. Il est d’ailleurs très possible que Sarko s’en rende compte, car c’est un homme intelligent, et présente ses excuses. Si c’est le cas, il aurait peut-être encore une chance - car l’erreur est humaine.


        • jjr (---.---.24.67) 1er mars 2007 22:26

          Article extrêmement intéressant.

          Bayrou, qui est le candidat le plus populaire, risque de ne pas être au 2e tour à cause des réflexes de parti qui vont diviser les électeurs en trois parts à peu près égales Sarko-Royal-Bayrou (puisque Sarko a plus ou moins phagocyté le FN).

          Royal a d’ailleurs un nom assez comique, car son comportement en tant que citoyenne montre bien qu’elle est de droite, comme Mitterrand l’était en fait, et comme Chirac était de gauche « opportuniste » - avec la bénédiction du Canard enculé.

          Ce qui explique bien que Sarko maintient soigneusement Royal sous perfusion, comme le font plus mollement les éléphants roses, pour éviter si possible la présence de Bayrou au 2e tour. Et entre le premier et le 2e tour, Sarko fait son affaire facile à Royal. Donc Sarko ménage Royal, provisoirement.

          Pour contrer cette stratégie, Bayrou laisse entendre qu’il aura un premier ministre PS, afin d’avoir une chance d’être au deuxième tour. Et si c’est le cas, Sarko est cuit. Et là Bayrou fait un gouvernement de centre-gauche, en intégrant si possible quelques personnalités politiques de droite. Une social-démocratie raisonnable. En fait d’une manière ou d’une autre c’est la seule voie d’union nationale raisonnable en Europe, consistant à gouverner au centre, en prenant le meilleur de la droite modérée et de la gauche lucide, pour sortit des réflexes claniques et des promesses démagogiques ruineuses.

          Au vu de sa prestation sur TF1, Bayrou semble avoir une personnalité suffisamment forte pour jouer cette carte. Il est loin d’être dépourvu de charisme. Et il est tout à fait possible que cette voie s’impose d’elle-même au fil de la campagne : descente progressive de Royal, à l’évidence la moins capable (sauf pour les troglodytes du Connard enculé), montée en puissance progressive de Bayrou, qui passe devant et se retrouve au 2e tour contre Sarko. Les carottes sont cuites.

          Et Sarko payerait cher le terme outrancier de « racaille », qui risque bien de l’avoir carbonisé, car quand on prétend diriger une nation, on n’a pas le droit d’insulter les personnes défavorisées. Il est d’ailleurs très possible que Sarko s’en rende compte, car c’est un homme intelligent, et qu’il présente ses excuses. Si c’est le cas, il aurait peut-être encore une chance - car l’erreur est humaine.


        • Fred (---.---.20.123) 1er mars 2007 13:43

          @Zorgi J’espère que tu n’as pas l’age de voter... Il te manque visiblement quelques notions. De plus, les forums sont utiles pour les échanges d’idées mais aussi et surtout pour les échanges d’arguments.

          Il ne s’agit pas d’opposer des dogmes à d’autres dogmes.

          Les dogmes de la gauche ne sont pas très éloignés des dogmes de la droite.

          L’article se propose (à juste titre) de se questionner sur deux types de dogmes (ceux de gauche - ceux de droite) pour finallement arriver à la conclusion que la vérité doit être ailleurs.

          Le clivage gauche-droite est devenu ridicule, mais il est possible qu’il continue d’exister pour glisser dans le grotesque, à moins que :

          Il existe une troisième possibilité qui consiste à prendre le meilleur de l’un avec le meilleur de l’autre.

          C’est à dire au lieu de s’opposer sans cesse par principe, on arrive à faire travailler tout la France.


          • alexb (---.---.132.84) 1er mars 2007 15:15

            C’est pure utopie. Il n’y a qu’à réfléchir à quelques exemples. Le service minimum : la droite est pour, la gauche est contre. Augmentation des impôts : la gauche pour, la droite contre. Punition des délinquants mineurs : la droite pour, la gauche contre. Régulation des clandestins : la gauche pour, la droite contre. etc. etc. Pour chaque petite chose la moitié des français est pour et l’autre moitié contre. Même si on fait référendum après référendum ça ne change rien au fait que les français sont résolument de droite ou de gauche. Si Bayrou est élu président ce n’est pas parce qu’il est de centre, mais parce que les électeurs haïssent trop Royal et Sarkozy. Mais après les élections, les même clivages gauche / droite vont apparaître, les même conflits, les grèves, les manifestations... La France n’est pas gouvernable au centre, pas encore, en tout cas pas avant d’être réformée. Il y a trop de mécontentements pas encore résolus de deux côtés. C’est trop tôt pour faire la paix autour du centre.


          • christophe.l.reims 1er mars 2007 16:39

            @alexb merde, voilà que je ne suis pas français moi, ben non car en fait je suis plutôt pour la régularisation des clandés où sans pap (sous condition), mais je suis aussi pour prendre des sanctions contre les mineurs délinquants, le service minimum je suis plutôt pour, mais toute fois, il faut préserver le droit de grève............

            merde je suis ni droite ni gauche, je suis pas français, heureusement que j’ai lu avec attention votre article d’une grande finesse, et qui m’a mis la puce à l’oreille


          • alexb (---.---.132.84) 1er mars 2007 17:16

            D’accord, mais allez avec votre raisonnement plus loin. Disons qu’il faut réformer le droit de grève. Vous allez prendre une position de gauche et pas de centre, car il n’y a pas de position de centre pour cette question là. Il faut trancher, d’une façon ou d’une autre. La position de centre se serait de ne rien faire, l’immobilisme total. Et ainsi de suite pour chaque question qui se pose aux français. Il est vrai qu’une même personne peut avoir en même temps des options de gauche et de droite, mais ça ne veut pas dire qu’elle de centre.


          • Pierre R. (---.---.231.186) 1er mars 2007 17:30

            @ Alexb

            Vous écrivez : « Si Bayrou est élu président ce n’est pas parce qu’il est de centre, mais parce que les électeurs haïssent trop Royal et Sarkozy. ».

            Vous n’y allez pas un peu fort ? Je ne suis pas français mais il me semble que si François Bayrou était élu, il y serait pour quelque chose, non ? A-t-il quelque mérite à gagner ? A-t-il quelque talent à faire valoir ? A-t-il communiqué plus efficacement une vision simple à une population qui recherche une approche simple ?

            Lui attribuer une victoire par défaut est un peu rapide et réducteur, il me semble ?

            Pierre R.

            Montréal (Québec)


          • ZJP (---.---.34.175) 1er mars 2007 18:25

            Bon, finalement on change rien et on applique le droite/gauche ad vitam aeternam. Pas la peine non plus de voter. Pourquoi pas une alternance inscrite dans la constitution. Non mais...


          • ZJP (---.---.34.175) 1er mars 2007 18:33

            Une alternance constitutionelle comme celle-la : La fin d’un mandat présidentiel, on organise un référendum avec la question suivante : « Alternance OUI ou NON », et on bascule si OUI. Pas de sondages, pas de campagne, pas de personnalités. Juste qu’un « truc » basé sur « Parti de gauche ou Parti de droite » ...

            Gauche droite, basta. Vite une nouvelle voie...


          • Gilles Gilles 2 mars 2007 08:59

            0 Alexb Tient donc. Vous dites : « Le service minimum : la droite est pour, la gauche est contre. Augmentation des impôts : la gauche pour, la droite contre. Punition des délinquants mineurs : la droite pour, la gauche contre. »

            ça c’est les discours de propagande électorales destinés entre autre à acréditer le fait qu’il y a une différence entre les deux mouvances et que l’alternance démocratique est la panacée. Il faut étudier les réalisations de la droite et de la gauche avant de comparer. Et on découvre que la réalité est moins marquée :

            Le service minimum : la droite n’a rien fait de significatif depuis 5 ans la dessus alors qu’elle aurait pu.

            Augmentation des impôts : la droite est contre, ce qui n’a pas empêché que les impôts augmentent (voir taux de prélévements obligatoires) en 5 ans alors qu’ils avaient un peu baissé avec les socialos ( de 45% du pib en 1997 à 43.8 en 2002 et environ 44% en 2005 et 2006, sources senat.fr)

            Punition des délinquants mineurs : En fait Sarko et Sargo semble vouloir tous deux les punir ou les encadrer.

            Régulation des clandestins : sarko aussi régularise..... car on ne peut faire autrement (dur à dire ça)

            Du coup, où est-il ce famleux clivage droite-gauche ?


          • fredm fredm 2 mars 2007 17:25

            Un peu de pub ne nuit pas smiley

            Voir au sujet du clivage gauche-droite mon article sur l’autre clivage


          • fredm fredm 2 mars 2007 17:39

            Ce que vous dites est assez juste mais vous semblez écarter le bipartisme comme étant un échec de fait.

            En réalité, nous sommes, passez-moi l’expression, le cul entre deux chaises.

            Le scrutin majoritaire a été mis en place pour permettre à une majorité d’appliquer à un programme sur un terme acceptable (plus d’un an).

            Dans ce cas de figure, la vie politique a tendance à se bipolariser comme vous le constatez.

            Dans ce cas de figure, il ne faut pas refuser la bipolarité mais au contraire l’amplifier et donner aux primaires l’importance qu’elles devraient avoir. D’abord un débat au sein du parti pour définir le projet puis un débat national pour choisir un projet parmi deux.

            C’est pas génial mais ça marche et ça n’empêche pas que se crée ponctuellement des majorités transversales sur des sujets précis.

            Il me parait évident que s’il n’y a plus que deux grands partis, il y aura immanquablement des courants forts qui se créeront à l’intérieur de ces deux partis pour représenter la diversité électorale.

            L’alternative, c’est le retour à la proportionnelle et à la multiplicité des partis représentés. L’exemple italien nous a rappelé récemment à quel point cela rend le gouvernement instable et donc condamné à gouverner sur le court terme (1 an d’espérance de vie en moyenne !).

            On reproche aux marchés financiers de ne regarder que le court terme, c’est pas la peine de l’encourager aussi en politique.

            Quant à la dernière alternative qui est l’interdiction pure et simple des partis politiques, c’est finalement empêcher toute possibilité de développer un projet pour la France.


          • Fred (---.---.20.123) 1er mars 2007 13:43

            @Zorgi J’espère que tu n’as pas l’age de voter... Il te manque visiblement quelques notions. De plus, les forums sont utiles pour les échanges d’idées mais aussi et surtout pour les échanges d’arguments.

            Il ne s’agit pas d’opposer des dogmes à d’autres dogmes.

            Les dogmes de la gauche ne sont pas très éloignés des dogmes de la droite.

            L’article se propose (à juste titre) de se questionner sur deux types de dogmes (ceux de gauche - ceux de droite) pour finallement arriver à la conclusion que la vérité doit être ailleurs.

            Le clivage gauche-droite est devenu ridicule, mais il est possible qu’il continue d’exister pour glisser dans le grotesque, à moins que :

            Il existe une troisième possibilité qui consiste à prendre le meilleur de l’un avec le meilleur de l’autre.

            C’est à dire au lieu de s’opposer sans cesse par principe, on arrive à faire travailler toute la France.


            • NACHIN (---.---.155.72) 1er mars 2007 15:00

              La différence gauche-droite s’est affaiblie en France depuis 1983 quand François Mitterand a estimé qu’il n’y avait pas d’autre voie pour le monde que le néolibéralisme (le livre fondamental sur ces questions est « le grand bond en arrière » de Halimi, Fayard). C’est une erreur tragique dont nous n’avons pas fini de payer les conséquences. Après Maastricht, le traité de Nice a aggravé les choses et le gouvernement Jospin a continué sur la voie de la privatisation du pool d’entreprises nationalisées au-delà du raisonnable. Pas étonnant après cela que les Français ne perçoivent plus comme avant la différence droite-gauche. Laurent Fabius est le dirigeant socialiste qui s’est aperçu le premier que le P.S. faisait fausse route. Le programme de Ségolène Royal, timide du point de vue économique, marque néanmoins un infléchissement à gauche vers un donnant-donnant entre les puissances économiques et la nation. Il marque aussi un appel neuf à la participation des citoyens dans les communes et les régions au lieu de les renvoyer chez eux après chaque élection. Mais même après les erreurs des vingt dernières années qui ont affaibli la gauche et nourri l’abstention et l’extrême-droite du désespoir, la France reste coupée à peu près en deux, d’où la modération dont doivent faire preuve les candidats possiblement éligibles. Il y a toujours une partition dans le pays et la gauche (même molle) garde un souci de liberté, d’égalité tendantielle et d’aspiration à la fraternité qui fait défaut à la droite qui, après la destruction progressive des services publics commerciaux (poste,...), s’attaque à l’éducation nationale, aux hôpitaux publics et à l’exception culturelle française en changeant discrètement les réglementations.


              • Nono Ladette Nono Ladette 1er mars 2007 15:39

                Autre proposition, si on simplifie les choses en disant : la droite c’est moins d’Etat, la gauche c’est plus d’Etat.

                Alors en considérant que le niveau d’intervention de l’Etat est globalement satisfaisant on peut dire que la solution est ailleurs : l’amélioration de nos conditions de vie dépend plutôt de la productivité, aussi bien dans le privé (plus de richesses) que dans le public (plus de services publics avec moins d’impôts), et dans le rétablissement d’une hiérarchie des priorités (par exemple 1 le chômage, 2 l’éducation, 3 la pollution...).

                Or ces améliorations ne dépendent ni d’idées de droite, ni de gauche.


                • Neos 1er mars 2007 16:16

                  Article intéressant. Je m’intercalle dans ce débat franco français afin d’y déposer une simple remarque.

                  Le bipartisme en France est une conséquence logique du mode de scrutin majoritaire aux élections (notamment) législatives. Bien souvent, le vainqueur par circonscription de ces élections est membre de l’un des 2 plus puissants partis : le PS ou l’UMP. Dans les circonscriptions, les 2 meilleurs candidats du 1er tour s’affrontent dans un 2e tour sans réelle surprise, bénéficiant du mode de scrutin et négociant entre-eux des alliances politiques.

                  Sur l’ensemble du territoire, les candidats du PS ou de l’UMP remportent souvent leurs élections et se positionnent en force lorsqu’il s’agit de faire le décompte du nombre de sièges qui leur est attribué à l’Assemblée nationale.

                  Ce qui me fait dire que tant que le scrutin majoritaire demeurera le mode de scrutin en vigueur dans les circonscriptions françaises, il y a fort à parier que les partis du PS et de l’UMP continueront à se partager allègrement l’hémicycle de l’Assemblée nationale.

                  L’élection du Président de la République est un événement électoral différent en ce qu’elle permet au peuple français de souscrire à un projet politique qui dépasse le clivage des partis ancré autour des élections législatives.

                  Si en mai 2007, avant les élections législatives du mois de juin, le Président nouvellement élu propose de sortir de cette logique bipartisane, les électeurs auront l’opportunité de valider son projet en le portant à l’Elysée. Il s’agira ensuite pour lui de mettre en oeuvre son projet, ce qu’il fera sans doute en injectant de la proportionnelle dans le mode de scrutin décrié par une partie de l’électorat.

                  La portée de ce ’contrat’ entre le peuple et son Président a une nature exclusive, ce qui donne toute son importance à ces élections présidentielles.


                  • Matozzy Matozzy 1er mars 2007 23:34

                    Merci pour votre commentaire. Il complète très bien l’analyse de la situation que j’ai assez peu développée. Le paradoxe de cette élection, c’est que c’est le mouvement centriste qui porte en lui le germe de la rupture du paysage politique français. Centre mou ? Peut être... mais aux conséquences, peut être, très importantes.


                  • Blablabla (---.---.101.209) 1er mars 2007 19:21

                    Attendez là !

                    J’ai même pas lu l’article : la carte de france m’a suffit !

                    Le FN, il est où ?

                    Une mise à jour s’impose...


                    • Gnole (---.---.192.187) 1er mars 2007 19:52

                      Le Fn est la ou il a toujours été, dans les marges, à moins de 20% que ce soit au premier ou au deuxième tour... insignifiant, tout juste bon à effrayer le bon électeur pour qu’il ne se disperse pas ailleurs que dans l’UMPS.

                      Et si ça marche pas au premier tour (2002), on le culpabilise à mort au second et on obtient une représentation nationale equi ne correspond pas du tout à ce qu’elle est sensé représentée.

                      Le vote FN n’est rien qu’un fair valoir pour l’UMP ou le PS, ça a toujours été le cas et ce sera toujours le cas...


                    • Matozzy Matozzy 1er mars 2007 22:48

                      @ Blablabla

                      Vous auriez du le lire... vous auriez constaté que l’article dénonce précisément ce qui figure sur l’image...


                    • Blablabla (---.---.101.209) 1er mars 2007 19:24

                      @ l’auteur :

                      Cà continue dans l’absurde. je cite :

                      « Tout simplement parce qu’il commence à sembler possible qu’un candidat pourrait renverser le bipartisme établi en venant gagner l’élection présidentielle ».

                      Depuis 2 ans, on sait que les législatives se joueront après la présidentielle. rien de neuf à l’Ouest.

                      Encore un article cousu de fil blanc.


                      • Matozzy Matozzy 1er mars 2007 23:25

                        @ Blablabla

                        « Depuis 2 ans, on sait que les législatives se joueront après la présidentielle. rien de neuf à l’Ouest. »

                        Ah ben, vous l’avez lu finalement. Vous avez peut être mal saisi le fond de mon propos sur le sujet des législatives. Les législatives se joueront effectivement après la présidentielle, mais elles seront évidemment très largement influencées par le résultat de la présidentielle. C’est ici que prend forme la vrai menace pour les partis. Que l’UMP ou le PS l’emporte, ce n’est pas une menace réelle pour le camp perdant qui à même toute les chances de se retrouver dans l’effet de compensation des législatives. Le vrai danger, c’est un autre parti ou mouvance qui fait rompre l’équilibre de ces deux forces opposées. Les deux grands partis pourraient fort bien éclater dans le cas d’un tel scénario. Je pense que ça doit donner quelques migraines aux cadres de ces deux grand acteurs, qui sont pret à tout, sauf à perdre de leur influence et pouvoir.


                      • Blablabla (---.---.101.209) 2 mars 2007 06:48

                        @ l’auteur

                        Non ! Pour moi, c’est l’inverse :

                        C’est justement les législatives qui oriente le choix d’un nouveau président, car personne n’ignore plus que la france doit parler d’une seule voix AVEC l’Europe, et c’est pas gagné avec Bayrou d’ailleurs. Je le cite : « Depuis très longtemps, nous avons exprimé l’idée qu’il y a des problèmes impossibles à régler si nous n’avons pas une Union européenne vivante et capable de s’exprimer d’une seule voix ».

                        L’histoire a montré depuis que au contraire la voix du peuple est la voix la moins disciplinée.

                        Le choix des grands sages d’avoir placé la présidentielle avant les législatives montre non pas que le président passe avant dans la démocratie francaise, mais que la démocratie s’exprime mieux avec une campagne politique de partis...pour élire finalement un « président au-dessus des partis ». Car, encore une fois, la voix du peuple est la voix la moins disciplinée. Donc pluraliste.

                        D’ailleurs, à mon sens depuis le début de la campagne, on traite les sujets politiques comme des législatives. La meilleure preuve, c’est la majorité de thèmes débattus chers aux francais comme l’immigration, le niveau de vie, la sécu, etc... alors que les vrais débats concernant au premier chef un président en exercice, c’est justement le terrain abandonné de la diplomatie (qui ne se vote pas...), terrain miné de ségolène, no man’s land de Bayrou, servitude états-unienne avec sarko...Rien de bien français donc.

                        Les rodomontades de BAYROU, avec une france défigurée mais partisane quoiqu’il advienne, fixent le triste sort d’une présidentielle perdue pour les centristes.

                        Faut pas s’imaginer que parce qu’un troisième oeil sort de terre, on ne voit plus des deux autres !

                        Toute cette allégorie sur les 2 partis UMPS, qui perdraient leur crédit à propos de cette élection,ne sert finalement qu’à une seule chose : transcender les partis, c’est rassembler l’inconciliable.

                        Le Pen, au contraire, est un parti sans partis pris, une augure de stabilité vis-à-vis des deux champions !

                        Sa vision européenne bien française survivra.


                      • Matozzy Matozzy 2 mars 2007 09:15

                        @ Blablabla

                        — « la démocratie s’exprime mieux avec une campagne politique de partis...pour élire finalement un »président au-dessus des partis« . Car, encore une fois, la voix du peuple est la voix la moins disciplinée. Donc pluraliste. »—

                        Comme je le disais plus haut, je ne pense pas qu’on puisse associer la notion de démocratie et « efficacité des partis ». Dire qu’elle s’exprime mieux avec une campagne politique de parti, c’est se placer dans l’intérêt des partis. Ensuite, vous semblez regretter le pluralisme ? C’est d’autant plus surprenant puisque vous vous réclamer d’un courant minoritaire ? La démocratie, ce n’est pas la discipline. Si vous souhaitez la discipline, c’est dans la dictature que vous trouverez votre compte.

                        — « Faut pas s’imaginer que parce qu’un troisième oeil sort de terre, on ne voit plus des deux autres ! »—

                        Ne croyez pas que je l’ignore. J’émets simplement une hypothèse. Même improbable, elle se révèle possible et être intéressante à analyser en terme de conséquences. Pour le reste, vous entrez dans un débat partisan, qui (malgré ce que vous pensez) n’était pas mon objectif.


                      • Blablabla (---.---.225.84) 4 mars 2007 10:26

                        @ l’auteur, peut-être tardivement ?

                        Je vous cite « Je fais ici une différence entre Jean-Marie Le Pen et François Bayrou. Le premier a démontré sa capacité à être au deuxième tour mais son incapacité à le gagner. Le deuxième est dans le cas inverse. »

                        Et dans votre réponse à une de mes remarques, vous affirmez :« Pour le reste, vous entrez dans un débat partisan, qui (malgré ce que vous pensez) n’était pas mon objectif ».

                        Foutez-vous de ma gueule en plus. Si ! Justement ! VOTRE OBJECTIF était de parler de BAYROU d’une façon habile certes, mais déguisée, et c’est pour cela que vous répondez sur mes remarques que vous n’auriez même pas vues si elles ne vous avaient pas laissé une prise.

                        Chausse-trappe donc, et vous tombez dans le panneau.

                        BIEN SUR QUE VOTRE ARTICLE SERT LA CAUSE BAYROU


                      • Matozzy Matozzy 4 mars 2007 20:16

                        —« Je vous cite "... »—

                        Il n’y a aucun antagonisme. Au contraire. Le débat de valeur ou d’idée entre JM Le Pen et Bayrou n’est pas le sujet de mon article. Ici, je traite d’une situation que j’ai arbitrairement choisie. Je suis parti d’une hypothèse que vous avez parfaitement le droit de penser fausse ou irréelle. Mais... c’est mon droit de construire mon article là-dessus. J’ai en effet considéré que Bayrou avait une chance de devenir Président et que ce n’était pas le cas de Le Pen. Vous avez le droit de pensez le contraire, ça ne change rien à ce que je développe. Le problème n’est pas dans l’hypothèse, mais dans ce quelle engendre. Si cela ne vous convient pas, vous avez la liberté d’écrire un article sur d’éventuelles conséquences de l’élection de JM Le Pen.

                        — « Foutez-vous de ma gueule en plus »—

                        Du tout.

                        — « Si ! Justement ! VOTRE OBJECTIF était de parler de BAYROU d’une façon habile certes, mais déguisée, et c’est pour cela que vous répondez sur mes remarques que vous n’auriez même pas vues si elles ne vous avaient pas laissé une prise. »—

                        Vous vous trompez, mais c’est votre droit. Ensuite, si je vous répond c’est parce que c’est le principe même d’un blog. Je trouve normal d’être commenté et critiqué. Et je trouve tout aussi normal de vous répondre.

                        Je vais vous le dire encore une fois (vous le croirez si ça vous chante) : l’objectif d’un article est avant tout d’échanger des idées et des avis sur un sujet. L’objectif particulier de cet article était de dénoncer l’hégémonie des deux partis majoritaires et la crainte que pouvait leur insuffler une potentielle victoire d’un autre parti comme celui de l’UDF.

                        Après... si vous croyez vraiment qu’un article ici, ou des commentaires vont influencer les lecteurs et les faire voter Bayrou... et que cela puisse avoir la moindre incidence sur le résultat de la présidentielle... je dirais que vous m’accorder bien trop de crédit et que cela frise la paranoïa maladive... smiley


                      • Blablabla (---.---.101.209) 1er mars 2007 19:27

                        @ l’auteur encore :

                        Je cite : « Si jamais le scénario d’un Bayrou président se concrétisait, il y’aurait peut être un véritable séisme politique dans la particratie française ».

                        Et pis quoi encore ? N’importe quoi !

                        Vivement Le Pen ! Pour enfoncer le clou.


                        • Blablabla (---.---.101.209) 1er mars 2007 19:31

                          @ l’auteur :

                          Une dernière fois, après je m’en vais.

                          Je cite : « Je veux préciser que je ne cautionne en rien le candidat Bayrou. »

                          L’article pose la question suivante : de quelle couleur est le cheval blanc d’Henri IV ? Et l’autre, y croit qu’il est vert ou peut-être bleu !


                        • jjr (---.---.24.67) 1er mars 2007 22:27

                          Article extrêmement intéressant.

                          Bayrou, qui est le candidat le plus populaire, risque de ne pas être au 2e tour à cause des réflexes de parti qui vont diviser les électeurs en trois parts à peu près égales Sarko-Royal-Bayrou (puisque Sarko a plus ou moins phagocyté le FN).

                          Royal a d’ailleurs un nom assez comique, car son comportement en tant que citoyenne montre bien qu’elle est de droite, comme Mitterrand l’était en fait, et comme Chirac était de gauche « opportuniste » - avec la bénédiction du Canard enculé.

                          Ce qui explique bien que Sarko maintient soigneusement Royal sous perfusion, comme le font plus mollement les éléphants roses, pour éviter si possible la présence de Bayrou au 2e tour. Et entre le premier et le 2e tour, Sarko fait son affaire facile à Royal. Donc Sarko ménage Royal, provisoirement.

                          Pour contrer cette stratégie, Bayrou laisse entendre qu’il aura un premier ministre PS, afin d’avoir une chance d’être au deuxième tour. Et si c’est le cas, Sarko est cuit. Et là Bayrou fait un gouvernement de centre-gauche, en intégrant si possible quelques personnalités politiques de droite. Une social-démocratie raisonnable. En fait d’une manière ou d’une autre c’est la seule voie d’union nationale raisonnable en Europe, consistant à gouverner au centre, en prenant le meilleur de la droite modérée et de la gauche lucide, pour sortit des réflexes claniques et des promesses démagogiques ruineuses.

                          Au vu de sa prestation sur TF1, Bayrou semble avoir une personnalité suffisamment forte pour jouer cette carte. Il est loin d’être dépourvu de charisme. Et il est tout à fait possible que cette voie s’impose d’elle-même au fil de la campagne : descente progressive de Royal, à l’évidence la moins capable (sauf pour les troglodytes du Connard enculé), montée en puissance progressive de Bayrou, qui passe devant et se retrouve au 2e tour contre Sarko. Les carottes sont cuites.

                          Et Sarko payerait cher le terme outrancier de « racaille », qui risque bien de l’avoir carbonisé, car quand on prétend diriger une nation, on n’a pas le droit d’insulter les personnes défavorisées. Il est d’ailleurs très possible que Sarko s’en rende compte, car c’est un homme intelligent, et qu’il présente ses excuses. Si c’est le cas, il aurait peut-être encore une chance - car l’erreur est humaine.


                          • machinchose machinchose 2 mars 2007 00:17

                            ça devient ahurissant. Il y a 15 article à la gloire de Bayrou (de manière plus ou moins détournée) pour 1 article sur autre chose en ce moment sur Agoravox.


                            • cyp (---.---.192.245) 2 mars 2007 02:27

                              Que la nuit vous soit douce !

                              Étant un inutile, je ne voterai pas. Faut être logique, non ?

                              Amitiés

                              Cyp en ligne et à l’oeil

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