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Accueil du site > Actualités > Politique > La perspective du bipartisme

La perspective du bipartisme

« J’irai jusqu’au bout ! » et quelques mois plus tard, « j’ai décidé de faire alliance avec… » pour ne pas dire « de m’aligner derrière… ». Tout ceci se passe en France depuis des décennies et il est peut-être temps de tirer les choses au clair. On aurait sûrement gagné du temps et économisé l’argent du contribuable si on avait eu la lucidité de faire fi des  candidats éphémères dont les observateurs avaient prédit qu’ils rallieraient Nicolas Sarkozy malgré leur « détermination » affichée d’aller jusqu’au bout. Les ralliements de Jean-Louis Borloo (Parti radical de droite), de Christine Boutin (Mouvement chrétien démocrate) et d’Hervé Morin (Nouveau centre), après que tous les trois aient chacun juré qu’ils iraient « jusqu’au bout » donnent à la fois une image assez pathétique de la politique et l’aveu que la France doit se rendre à l’évidence : il faut organiser le bipartisme.

Et la valse des ralliements, appelés « alliances » pour rester élégants, ne fait que commencer. Des 13 candidats encore en lice, il y en a qui vont se casser la figure sur le parcours kafkaïen de la quête des parrainages, et, donc, rallier l’un ou l’autre des candidats majoritaires. Les autres iront jusqu’au premier tour en étant conscients qu’ils n’ont aucune chance de se qualifier pour le second tour, voire, de réunir un maximum de 5% des suffrages au premier tour pour espérer se faire rembourser les frais de campagne. On sait, à peu près, ce qu’ils diront dès la proclamation des résultats du premier tour : « nous appelons nos électeurs à porter leurs voix sur la candidature de… ». Ils ont négocié des postes ministériels et des investitures aux législatives, longtemps avant les deux tours.

Le PS pionnier

L’accord entre les Verts (EELV) et le Parti Socialiste, appelé « contrat de mandature », date du 15 novembre 2011. Tout est donc bouclé depuis cette date et il faut que quelqu’un donne une explication qui tienne la route pour justifier la présence de Madame Eva Joly dans la course à l’Elysée. Ses camarades ont la garantie de participer au gouvernement, si François Hollande l’emporte, et ont obtenu des circonscriptions électorales tout à fait gagnables. Et surtout, ils ont la certitude que Madame Joly, en dépit de tout le respect qu’inspire son parcours professionnel, ne sera pas le futur locataire de l’Elysée.

Le Front de Gauche, mené par Jean-Luc Mélenchon, socialiste durant trois décennies, a déjà fait entendre qu’il soutiendra François Hollande au second tour et participera « à un gouvernement de gauche », « sous certaines conditions », évidemment. Les « conditions » pour entrer au gouvernement, ou rallier « plus fort que soi », on sait ce que ça veut dire. En 2007, Jean-Louis Borloo avait posé des conditions pour rallier Nicolas Sarkozy. Il a fini dans le Gouvernement Fillon et, solidarité gouvernementale oblige, s’est associé à des choix aussi contestables que les cadeaux fiscaux ou le débat sur l’identité nationale. Bien entendu, il n’avait pas démissionné.

Jean-Luc Mélenchon, avec ou sans ses camarades, finira donc dans un gouvernement sous la présidence de François Hollande et devra se conformer à la solidarité gouvernementale avec les autres membres comme Manuel Valls dont on connaît le penchant à droite. Il ne démissionnera pas. La France, ce n’est pas l’Allemagne[1]. En France, les politiques s’accrochent et ne démissionnent presque jamais.

Quant à Philippe Poutou (NPA) et Nathalie Arthaud (LO), il est peut-être temps que s’arrête ce chemin de croix. Tournant autour de 0,5 et 1% dans les intentions de vote, ces deux formations politiques ne sont manifestement pas au rendez-vous de 2012. Mais leur détestation de Nicolas Sarkozy les « obligera » à appeler à voter François Hollande au second tour. Tout ça pour ça !

On aurait pu manœuvrer autrement en misant sur les Primaires citoyennes organisées à l’initiative du Parti Socialiste. Les Socialistes se sont sûrement montrés pionniers en laissant s’exprimer, comme les démocrates américains, plusieurs courant de pensées au sein du parti ; ce qui a permis à des personnalités comme Arnaud Montebourg ou Martine Aubry de faire entendre des idées qui font fureur au NPA ou au Front de Gauche durant les débats. Qui sait ce qu’aurait été l’issue des primaires à gauche si, en ce temps de rejet du capitalisme financier, des « guerriers » comme Jean-Luc Mélenchon ou Olivier Besancenot, avaient entrepris de se fondre dans les instances du Parti Socialiste, de ferrailler à l’intérieur pour prendre le contrôle de « l’appareil » et s’étaient présentés devant les millions d’électeurs de gauche pour l’investiture à la présidentielle ? On peut sérieusement être persuadé que le présidentiable corrézien aurait mordu la poussière aux Primaires citoyennes.

Les droites finissent avec l’UMP

A droite, Dominique de Villepin (République Solidaire) joue gagnant-gagnant quel que soit le nombre de ses électeurs. En se retirant de la course, il a la possibilité de négocier un bon « steak », sur l’exemple d’Alain Juppé qui a littéralement vendu ses ambitions présidentielles en échange du fauteuil prestigieux du Quai d’Orsay. Il peut difficilement rester en dehors de l’UMP, surtout en cas de défaite de Nicolas Sarkozy qui se traduirait par la redistribution des cartes à droite et assurerait son retour dans les instances du Mouvement.

Nicolas Dupont-Aignan (Debout la République), ancien membre de l’UMP, appellera, de toute façon, à voter Sarkozy au second tour. Il l’a déjà fait en 2007.

François Bayrou (MODEM) a beau résister ; il n’a pas de troupes assez « fidèles », et tout le monde le sait. Les quelques « poids lourds » de droite qui s’affichent à ses côtés (Philippe Douste-Blazy, Alain Lambert…) sont des habitués du pouvoir[2] et pourront difficilement résister aux propositions alléchantes de Nicolas Sarkozy, comme avant eux, Hervé Morin, André Santini, Christian Blanc, François Sauvadet,… Voire carrément le trésorier du Modem, Michel Mercier, débauché sur le tard et nommé Garde des Sceaux. Par ailleurs, dans les assemblées locales et au parlement européen, les élus MODEM et/ou Centristes votent, presque systématiquement, avec les élus UMP. Dans une élection qui risque d’être serrée, les électeurs de droite n’ont pas intérêt à s’embarrasser des gens qui finissent, de toute façon, dans l’alliance avec l’UMP. Autant voter UMP tout de suite.

L’obstacle Front National

Un seul obstacle, et non le moindre, se pose sur le chantier du bipartisme. Il s’appelle Front National. Le parti a bâti sa légitimité auprès des électeurs et sa longévité sur la dénonciation et le refus d’intégrer le « système ». Mais ses électeurs sont assez fatigués de devoir voter, depuis des décennies, « pour rien » ou presque.

Marine Le Pen l’a compris et a entrepris un difficile, mais honnête, travail de dédiabolisation du Front National. En tout cas, depuis de nombreux mois, de moins en moins de gens regardent ce parti comme un repoussoir, et les attaques de Jean-Luc Mélenchon semblent n’avoir aucune prise sur la « vague bleue Marine ». Mais que fera Marine Le Pen de ses millions d’électeurs ? Va-t-elle les « stocker » quelque part dans le vote protestataire en attendant le prochain scrutin ? Il semble que l’impatience commence à gagner les rangs de l’Extrême droite et qu’on ne se résignera pas toujours à des votes uniquement protestataires. D’autant plus qu’ailleurs en Europe, comme au Pays Bas, les mouvements aux idées comparables sont déjà entrés dans les institutions (gouvernements et assemblées à tous les niveaux) pour pouvoir « transformer le système de l’intérieur »  ; sans perdre ni leurs électeurs ni leur identité.

A l’UMP, on semble préparer le terrain depuis l’émergence d’un courant appelé « droite populaire » en janvier 2011. L’alliance d’un Front National, dont on dit qu’il n’est plus ni raciste, ni xénophobe, ni antisémite, avec l’UMP, pourrait passer comme une lettre à la poste. Le ralliement à Nicolas Sarkozy de Philipe de Villiers (MPF), en été 2009, a été assez vite digéré pour que son propre bras droit Guillaume Peltier se retrouve aujourd’hui secrétaire national de l'UMP chargé des études d'opinion et des sondages. Il y a donc, aujourd’hui, une porte ouverte sur l’extrême droite à l’UMP et un éventuel ralliement du Front National ne déclencherait aucun séisme.

On aurait ainsi achevé le chantier du bipartisme dont la France a tellement besoin pour se conformer aux exigences de clarté, d’économie et de réalisme.

Il est toutefois possible que le Front National continue de cultiver sa différence tout en intégrant progressivement les institutions grâce à la proportionnelle dont l’idée s’installe comme une évidence dans les esprits. L’échiquier politique français ressemblerait alors, toutes proportions gardées, à celui du Royaume-Uni avec trois partis influents que sont les Travaillistes, les Conservateurs et les Démocrates Libéraux. Même dans ce scénario, on aura gagné en clarté pour tourner définitivement la page à la pagaille des micro-partis sans lendemain électoral.

   Boniface MUSAVULI


[1] Le Président allemand, Christian Wulff, a dû démissionner le 17 février pour une affaire de prévarication ; une broutille à côté d’énormes scandales politico-financiers auxquels la France s’est habituée (ELF, Clearstream, Karachi, Woerth-Bettencourt, fadette,…) et qui n’ont affecté la carrière politique des protagonistes qu’à la marge.

[2] Fin 2011 et début 2012, François Bayrou reçoit le soutien de plusieurs anciens ministres chiraquiens comme Alain Lambert, Anne-Marie Idrac, Philippe Douste-Blazy. Mais aussi le sénateur Yves Pozzo di Borgo et le sarkozyste Arnaud Dassier, ancien responsable de la campagne web de Nicolas Sarkozy en 2007.


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18 réactions à cet article    


  • Guy Liguili Guy Liguili 21 février 2012 14:34

    Tissu de mensonges. Mélenchon a maints et maintes fois précisé qu’il ne serait ministre que d’un Gouvernement Front de Gauche et ne participerait pas à un quelconque gouvernement Socialiste.
    Quand à appeler à voter François Hollande, je pense que, dans l’hypothèse où il ne serait pas présent au second tour, il ferait jouer la jurisprudence républicaine en appelant à battre la Droite, tout en sachant que ses électeurs, moi le premier, ne voteront jamais pour Hollande.


    • @l’auteur


      dire « pagaille de petits partis » c’est etre antirepublicain....MONSIEUR

      NOUS NE SOMMES PAS TOUS A LA SOLDE DES GROS PARTIS DONT L ’UN SE DISQUALIFIE
      EN REPRESENTANT UN BOUFFON INCAPABLE CONSEILLE PAR 2 DEBILES D EXTREME DROITE....BUISSON-GOEBBELS ET GUAINO....


    • non667 21 février 2012 16:11

      à guyliguili
      mélanchon : des contradictions à démêler ! 

       dans son avant -dernier meeting il a aboyé que son ennemi était principalement le FN (pas le N.O.M. ? umpsmodemeelv ?, ???????????????? )

       il est depuis 3 générations mondialiste-franc mac

       il a été violemment contre le nationaliste Soljenitsyne opposé au mondialo-communisme ! !!

       il est pour la régularisation des SANS PAPIERS =clandestins donc bien au delà de la régularisation légale du regroupement familial !!!

      alors que les européens limitent leurs naissance pour assurer un meilleur avenir à leur enfants il accepte la venue de la surpopulation (par rapport a leurs ressources ) des autres pays ! cela s’appelle de la substitution de population (les serbes au kosovo != les parisiens étrangers en ile de france !))avec le droit de votes pour que ça aille plus vite !

      il feint d’ignorer qu’un clandestin régularisé devient automatiquement un chomeur éligible au rsa . il faut le payer au smig + les charges sociales et ça les employeurs n’en veulent pas, qui font appel à d’autres clandestins !

      en vertu du dal et du regroupement familial il faut leur fournir un logement ou l’hôtel dans lequel il accueilleront provisoirement de nouveaux clandestin (des cousins ) ! 

      tout cela a la charge de nos enfants puisque nous sommes grandement endetté et à l’avantage des banques du N.O.M.qui nous prêtent tarif aa- !

       il veut socialiser l’U.E. (27 pays )en restant à l’intérieur alors qu’il n’a pu socialiser le ps et a du le quitter !

      faute de mobilisation suffisante et précoce le MES passera et sauf à sortir unilatéralement de l’U.E. (ce qu’il ne veut pas ) ce sera irréversible !

       d’accord pour que sarko bombarde la Libye au profit du N.O.M.et la Syrie ,et l’iran ! 

       lui au pouvoir ce grand démocrate façon trotskiste interdirait le fn (il l’a réclamé plusieurs fois ) le fn qui respecte le suffrage depuis 40 ans bien que le scrutin magouillitaire et les fronts ripoublicains lui soient défavorables .

       dans son débat avec marine il a clairement déclaré qu’en cas de duel ps (mondialiste ) /marine (nationaliste ) ça serait toujours à gauche !( il sera en tête du front RIPOUBLICAIN que guy appelle jurisprudence républicaine ?comme si le fn après 40ans de respect du vote et des institutions n’était pas républicain ???????? )

      en disant cela il a rassuré le système comme hollande au gardian !

      même en prônant l’abstention le seul risque qu’il prend c’est de faire mourir de rire le système

      il feint de découvrir maintenant que le ps chie sur le pc et fait des courbette a la finance mondialiste (en angleterre )

       est -ce un traitre pour capter les déçus de gauche et les rabattre pour le ps et le N.O.M. ???

       


      • QUELLE EST L ENTREPRISE DE FRANCE .LA PLUS IMPORTANTE.ET LA PLUS DEFICITAIRE : EN FRANCE LES POLITIQUES..

        650000 ELUS QUI NOUS REVIENNENT A 80 milliards an.........

        avant POLE EMPLOI.....BEAUCOUP DEVANT...surtout pour le cout...et leurs résultats de plus en plus négatifs

        625000 MAUVAIS LOBBYSTES...jouant perso RESULTAT....LA FRANCE EST MORTE au plan européen et mondial..
        ILS EN FOUTENT leurs "avantages personnels sont sauvegardés...secu...retraite...indemnités non justifiées )LEURS AMIS BANKSTERS ET AVOCATS D AFFAIRES ONT DES AFFAIRES RESPLENDISSANTES et les commissionnent
        généreusement..avions gratis...vacances...et grosses indemnités


      • epicure 21 février 2012 17:33

        Quel est le meilleur moyen de tuer une démocratie ?
        en instaurant un bipartisme.
        un coup à toi, un coup à moi, mais surtout ne changeons rien d’important.


        • MUSAVULI MUSAVULI 21 février 2012 18:22

          La démocratie américaine ne se porte pas plus mal avec le bipartisme. Il faut juste que les « grands partis » se laissent irriguer par la diversité des courants de pensées.


        • Ollisters Ollisters 21 février 2012 22:16

          @Musavuli


          Quelle democratie americaine ? c’est pas ce pays ou étaient organiser « la chasse aux sorcieres » (communistes) pendant la guerre froide ?

          Pour parler de démocratie il faut que tout les courants de pensées aient le droit d’expressions, en ca la France est beaucoup plus proche de la démocratie que l’Amerique qui n’a de démocratie que le nom, ca ressemble a une monarchie ou règne le roi « pognon », car les candidats a l’investiture des deux parti, pour faire campagne ont besoin de soutient financiers et c’est la que commence la corruption.

          malheureusement, je ne crois pas qu’une réelle démocratie existe a ce jour dans le monde.
          En tous les cas si on veut se rapprocher d’une véritable démocratie, c’est pas sur Amerique qu’il faut prendre exemple, je croit qu’on est plus avancer qu’eux a ce niveau.

        • MUSAVULI MUSAVULI 22 février 2012 04:42

          Bonjour Ollisters !

          La question du « flot » de « pognon » dans la démocratie américaine est récurrente et les Américains prennent progressivement conscience du risque auquel leur démocratie est exposée si rien n’est fait. Au sujet du concept « démocratie », dans l’absolu, je suis à peu près de votre avis qu’il n’y a pas de « réelle démocratie » au monde. Mais il y a toujours moyen de situer les pays, pris au hasard, sur une échelle de comparaison et de placer sur différents points, les USA, la Suisse, la Norvège, la Corée du Nord, la Syrie, le Zimbabwé... Churchill disait que la démocratie était le pire système politique à l’exception de tous les autres.
          Salut !

        • les USA FUSIONNENT BIEN NAZIS DU KLU KLUX KLAN ET BANQUES JUIVES...DE WALL STREET

          s’il faut arriver a ces extremes il vaut encore mieux voter HOLLANDE s’il nomme des ministres de la VRAIE GAUCHE FG PCF..................


        • L’ @AUTEUR

          COMPLEMENT A MON COMMENTAIRE
          c’est mettre en concurrence l’or et le feu..
          BIPARTISME 2 FOIS PLUS DE CHANCES POUR LES CITOYENS DE SE FAIRE AVOIR

          625000 ELUS...DEPENSE 80 MILLIARDS AN
          LE BIPARTISME NOUS COUTERAIT LE DOUBLE EN CADEAUX FISCAUX ENTRE AMIS OU CAMARADES DE PROMOS DE L ENA OU DE SCIENCES PO aidés par les avocats d’affaires et BANKSTERS


        • daryn daryn 21 février 2012 17:47

          Il y a dans cette présidentielle 3 candidats, et seulement 3, susceptibles d’être élus : Sarkozy, Hollande, et Bayrou. Si vous voulez du pluralisme Bayrou est votre seule chance, et c’est le seul vote utile.


          • Richard Schneider Richard Schneider 21 février 2012 18:42

            L’auteur de l’article fait une analyse assez juste : la présidentielle française et surtout les législatives poussent le système vers le bi-partisme. On peut le regretter. 

            Aux USA, par ex., « on » a tué la démocratie réelle : combien d’électeurs inscrits votent dans ce pays lors de la Présidentielle - 45 à 60% ! On peut trouver que c’est peu. Mais, personne aux États-Unis ne pense remettre le système en question ; mieux avec la désignation des Grands Électeurs, ce n’est pas même pas au nombre des suffrages des citoyens que le Président est élu, alors qu’en France c’est la rencontre entre une personnalité et le peuple, dont chaque voix est comptabilisée au soir de décompte des suffrages. 
            Dans le bi-partisme, seuls les partis ayant les moyens peuvent prétendre à décrocher le pouvoir. La démocratie, « le pire des systèmes, mais il n’y en a pas d’autre », avantage outrageusement les partis « riches » ... D’où, la pénible impression que se dégage des élections dans nos grandes démocraties une sorte d’oligarchie (de gauche ou de droite).
            L’analyse de l’auteur est correcte - mais il ne paraît pas le regretter - : tout est élaboré pour que seules deux grandes formations, d’accord sur l’essentiel, se partagent le Pouvoir.
            En France, seule l’introduction d’une forte dose de proportionnelle pourrait inverser la tendance - mais là les grands partis ne semblent évidemment pas d’accord !

            • Agor&Acri Agor&Acri 22 février 2012 14:17

              @ Richard Schneider

              « D’où, la pénible impression que se dégage des élections dans nos grandes démocraties une sorte d’oligarchie (de gauche ou de droite). »

              D’accord avec vous, mais j’irais un peu plus loin :

              c’est plus qu’une « impression qui se dégage »

              et c’est plus qu’une « sorte d’oligarchie... »

              Je me permet de copier un message que je viens d’écrire sous l’article

              « MES : Incohérence malhonnête »

              ___________________________________

              la liste nominale des votes des députés a été publiée hier soir sur
              Cliquez : LE SILENCE DES LOUPS (Décryptage d’un monde interdit aux moins de 16 dents)

              En rapport direct avec ce que révèle l’abstention du PS,
              équivalant à un OUI puisque permettant l’adoption du projet de loi,
              (UMP/PS = bonnet blanc et blanc bonnet),

              il y a aussi ce message du 20/02 :
              ____________________________
              il aurait été dommage de passer à côté de ce petit bijou

              en 1944, Tommy Douglas, ancien premier ministre d’une province du Canada (la Saskatchewan) de 1944-1961,
              nous livre une analyse parfaitement d’actualité.

              sa métaphore s’applique à l’ensemble des prétendues démocraties qui ont imposé le règne de l’alternance bipartiste à leurs citoyens.

              pour la France, remplacez les chats noirs par l’UMP et les chats blancs par le PS,
              et savourez ces 5 minutes de cruelles vérités

              Lien : ici
              ________________________________

              Difficile de comprendre que certains ne perçoivent toujours pas quel est le vrai visage du PS (et de l’UMP)
              et l’absolue arnaque du bipartisme
              qui nous est imposé à travers un lavage de cerveau permanent venant de l’ensemble des grands médias.


            • onetwo onetwo 21 février 2012 21:45

              Mensonge. Mélenchon n’entrera dans aucun gouvernement socialiste.

              Comment vouloir convaincre les français quand on commence par leur mentir ?


              • Scual 22 février 2012 09:23

                Le bipartisme est la version capitaliste du parti unique...


                • Acid World Acid World 22 février 2012 11:13

                  Je ne suis une consigne de vote que si cela me plaît. Et Mélanchon ne doit pas selon moi trop se rapprocher du PS, qui est maintenant dans le camp des néo libéraux. C’est pour cette unique raison que j’aurais du mal à soutenir EELV, bien que (tentant) de changer mes habitudes écolo avec conviction.


                  • l'Omnivore Sobriquet l’Omnivore Sobriquet 22 février 2012 16:56

                    Le bipartisme est un fléau.

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