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Accueil du site > Actualités > Politique > La politique de la France se fait désormais à la corbeille !

La politique de la France se fait désormais à la corbeille !

Les réunions se succèdent dans les palais… mais surtout dans la foulée des évènements qui secouent la corbeille. La corbeille ! non, pas celle de fruits, ni celle de la mariée et pas non plus celle de Corbeille en Essonne… cher ministre de l'économie et des finances !

Quand nous parlons de corbeille en politique ou en économie, c'est celle des marchés financiers, bien sûr !
 
Marchés financiers, là où, avant l'informatisation des Bourses − la vitrine des marchés… primaires et secondaires réglementés −, en 1986 (Cf. : Big Bang des Bourses), l'offre et de la demande de capitaux se confortaient par l'intermédiaire de gestes et de cris provenant des commis d'agents de change, qui achetaient ou vendaient pour le compte de leurs clients ou le leur.
 
Aujourd'hui, gestes et cris sont remplacés par des clics, des écrans et… des logiciels informatiques dans les salles de marchés et chez les intermédiaires agréés qui permettent, in fine, une "Cotation Assistée en Continu" (d’où le CAC de 1988) d'actifs devenus sous-jacents (actions, obligations, matières premières, métaux, énergies, quotas, etc.), complétés d'une multitude de produits dérivés (contrats à terme, d'option ou de swap).
 
Corbeille, aujourd'hui totalement électronique et dématérialisée, là où les équilibres entre l'offre et de la demande déterminent les prix. Prix grâce auxquels les acteurs économiques entrepreneuriaux, non spéculateurs ou arbitragistes, obtiennent des financements directs à moyen ou long terme, désintermédiés sur le marché primaire, sous forme d'émissions d'actions ou d'emprunts obligataires, mais aussi de couvertures pour pallier des risques de cours ou de taux.
 
Bref, la dite corbeille semble avoir gagné la bataille que Charles De Gaulle, dans les années 60, refusait obstinément de lui accorder.
 
Alors, pourquoi aujourd'hui c'est elle qui décide, qui gouverne et mène même les politiques par le bout du nez ?
 
Le fait principal semble être qu'hier la Bourse était compréhensible par tout le monde, même par les politiques − c'est peu dire −, alors qu'aujourd'hui ce n'est plus le cas. Les cours ne sont plus fondés sur la valeur intrinsèque de leur sous-jacent, mais sur les anticipations que se font les marchés du moyen ou long terme, mais aussi et surtout du très, très court terme. Court terme, qui peut aujourd'hui être de l'ordre de la seconde, voire de la nanoseconde (Cf. : les robots-traders, les transactions hautes fréquences, notamment). Ainsi, sans que rien ne change dans une grande entreprise (telles : A&T, Exxon… Air Liquide, etc.), leur cours peut changer de plusieurs points en quelques instants, entraînant par effet mimétique toute une kyrielle de fluctuations identiques dans d'autres valeurs, plus ou moins chaînées de manière logicielle. Tout le monde a remarqué que les cours de Nyse-Euronext fluctuent, au-delà des rumeurs, au gré de l'ouverture de Tokyo, de Singapour, puis de Londres… en attendant, vers 15h30 (heure de Paris) quelle sera l'ouverture de New-York. Et cela, quelle que soit la qualité du sous-jacent !
 
Ainsi, les politiques, souvent moins compétents que le boursicoteur lambda − s'il existe encore − ne peuvent que suivre la corbeille de plusieurs heures, voire de plusieurs jours ou semaines. Mais, jamais l'anticiper !
 
De fait, c'est bien la Corbeille − désormais avec un grand "C" − qui influence la politique, alors que cela devrait, naturellement, être l'inverse. Par son inconsistance mêlée d'incrédibilité et d'incompétence économiques, le politique a redonné à une structure qui ne devait être que technique, un rôle éminemment souverain… car la nature a horreur du vide. De tous les vides, et surtout de celui au plus haut sommet de l'Etat qui, en France, a depuis juillet 2007 provoqué notre faillite.
 
La Corbeille restera maîtresse du jeu tant que les politiques n'auront comme courage que celui de se faire réélire. Comme nous l'a montré Sarkozy lors de ses annonces avec Merkel − ou plutôt de ses effets d'annonce − pour la mise en œuvre d'outils, mais pour dans 2 ou 3 trois ans. C'est-à-dire jamais. Déconcertant ! Inconcevable pour une personne qui prétend depuis 2007 gouverner une partie du monde, si ce n'est le monde entier !
 
Alors, pendant que le chat prépare sa réélection devant force médias et flots de parlottes, la Corbeille danse, spécule, arbitre, vole d'une Place boursière à une autre de manière totalement erratique.
 
Pour conclure, "nos" politiques doivent savoir qu'une économie porteuse d'avenir est une économie de marché dans laquelle les agents économiques ont de la visibilité pour planifier ne serait-ce que leur développement… donc leur création emplois, ou bien malheureusement leur destruction.
 
La Corbeille doit rapidement redevenir la vitrine d'un marché primaire où les entreprises doivent pouvoir financer leur croissance sans craindre qu'une fois sur le marché secondaire − celui des titres d'occasion −, la volatilité des cours soit telle, qu'elle empêche les investisseurs de retrouver de la liquidité, sans perdre en capital.
 
La stabilité à la Corbeille est donc essentielle, car source de visibilité stratégique, propice à toute croissance économique.
 
Les politiques nationaux ont donc à savoir que leur rôle n'est pas uniquement de se faire réélire… S'ils devaient persister dans une telle voie, la Corbeille saura, tôt ou tard, se passer définitivement d'eux. Et cela a déjà commencé !
 
Photo : corbeille du Palais Brongniart (ex-Bourse de Paris).

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48 réactions à cet article    


  • Le taulier Le taulier 19 août 2011 10:13

    Bonjour Aimé et bienvenu sur notre planète !

    Cela fait un bail que la politique économique des pays de la planète Terre se décide sous l’influence de la « finance ». Sinon la Corbeille c’est le terme Cobeille qui désignait un endroit spécial de la bourse de Paris, capitale de la France (Pays situé dans l’hémisphère nord et bordé par l’océan Atlantique et la mer Méditerranée). Non seulement la Corbeille n’existe plus mais en plus la finance s’est tellement internationalisée que même la bourse de Paris ne pèse pas grand chose face au reste du monde.

    J’espère que tu apprécieras ton séjour chez nous.


    • Taverne Taverne 19 août 2011 10:13

      Jouez le chant funèbre : l’Europe est dans le corbeillard..


      • Daniel Roux Daniel Roux 19 août 2011 10:32

        Les hommes politiques ne sont pas si ignorants des marchés financiers lorsqu’il s’agit de favoriser tel ou tel. La règle reste « nationaliser les pertes et privatiser les profits ».

        Rappelons nous la loi inspirée par Balladur favorisant les détenteurs de Stocks Options alors que lui-même en possédait un beau paquet qu’il n’a pas tardé à vendre.

        Des exemples comme celui ci sont très nombreux.

        Et que penser de la fameuse et coûteuse niche Copé, non pas l’avocat d’affaire enrichissant ses clients privés mais le chef du groupe UMP à l’Assemblée nationale, qui ruine la France en permettant aux entreprises de réaliser des plus values juteuses sans payer d’impôts, et par conséquent enrichissant davantage encore les riches actionnaires. Et ce type prétend devenir Président de la République ? Quel mépris pour les citoyens.

        Les paradis fiscaux ne sont pas faits pour les chiens. Où croyez vous que vont les fruits de la corruption ? Il en est de même pour les rétro commissions, des dessous de table pour des lois obligeant par exemple les millions de co propriétaires à des milliards d’euros de travaux pour moderniser excessivement les ascenseurs. Il est remarquable de constater que, parmi les pays européens du nord, la France est la seule à n’avoir pas enquêter sur les ententes illicites entre les ascensoristes.

        Et qui gère les fonds déposés dans les paradis fiscaux par ces fripouilles qui n’ont que le mot austérité à la bouche ? Les Hedges Funds, ces sociétés basées justement dans les paradis fiscaux échappent ainsi à tout contrôle aussi bien sur leurs spéculations que sur leurs clients.

        Le scandale de la banque Clearstream n’est pas celui que l’on nous sert dans la presse mais l’absence de poursuite contre les banques lessiveuses et les détenteurs clandestins de comptes secrets dans les paradis fiscaux et à l’étranger qui doivent bien en rapatrier un peu de temps en temps.

        Maintenant on reparle de nationaliser les banques en difficulté. Pourquoi ne pas l’avoir fait plutôt que d’obliger le trésor à racheter leurs actifs pourris creusant ainsi les déficits que les contribuables citoyens devront rembourser. Les banques ont soi disant remboursés les prêts, quelques milliards, à grand renfort de publicité mais elles n’ont jamais racheter leurs actifs pourris, quelques dizaines de milliards et personne n’en parle.

        Comme quoi, les hommes au pouvoir ne sont pas si ignorants lorsqu’il s’agit de s’enrichir.


        • titi 19 août 2011 17:36

          « La règle reste »nationaliser les pertes et privatiser les profits"

          Je vous rappelle que l’origine de cette crise c’est la dette publique détenue par des créanciers privés.
          Autrement dit exactement l’inverse de votre maxime. (Qui au passage ne veut rien dire)


        • Eolien 20 août 2011 00:10

          @titi


          « 

          Je vous rappelle que l’origine de cette crise c’est la dette publique détenue par des créanciers privés.

          Autrement dit exactement l’inverse de votre maxime. (Qui au passage ne veut rien dire) »

          Je vous rappelle que les intérêts cumulés depuis 1973, date à laquelle l’Etat ne pu plus emprunter à taux 0 auprès du Trésor mais avec intérêts auprès des marchés, sont de 1200 Mds €. Ce qui est à rapproché des 2200 Mds € de la dette souveraine française.

          Donc, vous semblez, vous aussi, socialiser vos pertes (de mémoire).


        • Daniel Roux Daniel Roux 20 août 2011 11:22

          @ titi

          J’évite en général toute polémique avec des idéologues et des trolls mais peut-être n’êtes vous simplement qu’un ignorant utile.

          Que vous ne compreniez pas une phrase aussi claire que celle citée m’incline à vous situer dans la dernière catégorie.

          Les dettes publiques sont obligatoirement détenues par des prêteurs privés depuis que la loi, respectée celle ci, interdit à la banque de France de prêter à l’Etat français. Ce que vous écrivez n’est donc qu’une évidence.

          Enfin, Sarkozy a « sauvé » les banques en obligeant aux rachats par l’état des actifs pourris constitués majoritairement par des spéculations aventureuses sans demander aucune contrepartie en terme de contrôle des activités risquées, ni cession d’actions. Il a ainsi augmenté le déficit, et donc la dette de l’état, de 50 milliards d’euros. Ajoutez y les généreuses subventions, les niches fiscales à la Copé, l’absurde sur armement, et le deuxième poste du budget, le service de la dette c’est à dire ses intérêts, et vous obtenez le déficit global de l’état français.

          Ce que les citoyens doivent comprendre est que l’ultra droite tendance Reagan/Bush/Thatcher des années 80 à trouver son représentant français en la personne de Sarkozy. Surendetter le pays est à la fois un moyen d’enrichir d’avantage les plus riches qui les sponsorisent mais aussi, idéologiquement, pour priver de toute marge de manoeuvre à des successeurs plus humanistes.


        • titi 21 août 2011 18:16

          Ne mélangez pas tout.

          Comme vous le soulignez la dette est désormais détenue pas les banques. Donc le privé. Il s’agit bien d’une privatisation du déficit.

          Pour ce qui est des intérêts, rien n’obligeaient les différents gouvernements à emprunter n’importe comment comme ils l’ont fait jusqu’à présent.

          Faut pas se tromper de coupable.


        • Yvance77 19 août 2011 10:45

          Salut,

          Un chiffre révélé par M. Michel Santi m’avait choqué et interpellé. Plus de 50 % des transactions financières sont désormais hors de contrôle du champ humain. Ils sont l’apanage de logiciels conçus à cet effet, ou ce sont leurs algorithmes qui s’occupent de tout.

          C’est assez incroyable ce qu’est devenu cet outil qui à la base devait valoriser les espoirs futurs d’une entreprise (au sens noble).

          Le mieux à faire puisqu’elle ne sert plus l’intérêt collectif est de supprimer purement et simplement ce casino. Mais contrairement aux jeux de hasard, le casino de la finance lui distribue toujours les as, jokers, rois et dames aux mêmes voraces.

          Détail amusant, depuis un gros mois l’on a assisté à un « crash ou krach » retentissant. Et rien aux infos, on parle pudiquement de pertes de confiance des investisseurs, de chutes, de fortes baisses etc... mais rien sur ce doux nom de « krach » alors que c’est aussi violent qu’auparavant.

          En deux jours, le CAC est désormais en dessous des 3000 points (gageons que bientôt il se retrouvera à 2600 comme à son ouverture).
          Des milliards virtuels sont partis dans la nature ouf on est sauf ce ne sont pas des vrais...

          Par contre, ce qui l’est c’est que ce sont toujours les mêmes qui trinquent.


          • Le taulier Le taulier 19 août 2011 11:36

            50%  ! Chiffre bidon.


          • Yvance77 19 août 2011 13:07

            @ Le taulier,

            Bidon mais quoi encore ?

            M. Santi au moins lui, lorsqu’il a annoncé ce chiffre l’a fait avec un argumentaire...

            Bye


          • JL JL 19 août 2011 11:17

            bonjour,

            vous posez la question : « la corbeille semble avoir gagné la bataille que Charles De Gaulle, dans les années 60, refusait obstinément de lui accorder. Alors, pourquoi aujourd’hui c’est elle qui décide, qui gouverne et mène même les politiques par le bout du nez ? »

            Je sais que vous y répondez, mais permettez moi de vous donner une autre réponse aussi pertinente : Sarkozy n’est pas De Gaulle, il en est même exactement le négatif. Pour nous en convaincre Thierry Meyssan a écrit : "

            Opération Sarkozy : comment la CIA a placé un de ses agents à la présidence de la République française

            "Nicolas Sarkozy doit être jugé à son action et non pas d’après sa personnalité.

            Mais lorsque son action surprend jusqu’à ses propres électeurs, il est légitime de se pencher en détail sur sa biographie et de s’interroger sur les alliances qui l’ont conduit au pouvoir. Thierry Meyssan a décidé d’écrire la vérité sur les origines du président de la République française. Toutes les informations contenues dans cet article sont vérifiables, à l’exception de deux imputations, signalées par l’auteur qui en assume seul la responsabilité."


            • Antoine Diederick 19 août 2011 22:19

              a JL

              Moi je crois que Meyssian ferait mieux d’écrire des romans policiers....non ?

              Je sens que je vais abandonner.... smiley smiley


            • sisyphe sisyphe 19 août 2011 14:08

              « Désormais », vous dites ? 


              Mais il y a presque 40 ans que les représentants des banques et des mafias financières aux commandes des pays (Nixon, Thatcher, Reagan, Pompidou,Balladur, Sarkozy...) ont livré les clefs à leurs employeurs. 
              Tout ce qui se passe aujourd’hui n’en est que la suite ; indubitable et logique. 

              Vous vous réveillez ? 
              C’est bien ; peut-être serez vous (enfin) de ceux qui mettent le feu à la corbeille ? 
              Bienvenue. 

              • sparte sparte 19 août 2011 14:13

                Pendant combien d’années encore de Gaulle continuera t il a abuser ?

                HENRI DE KÉRILLIS : DE GAULLE DICTATEUR

                UN DOCUMENT CAPITAL SUR LES ORIGINES DU CONTENTIEUX FRANCO-AMÉRICAIN Considéré en 1944 comme un pamphlet au vitriol contre “le libérateur”, ce livre avait été édité au Canada et avait circulé sous le manteau.

                Il retrace pourtant de manière documentaire et factuelle l’intégralité des rapports conflictuels entre De Gaulle et les Alliés.

                L’auteur était un grand journaliste et un patriote. En 1940, il est un des premiers à refuser d’accepter la défaite. En 1945 pourtant, se trouvant aux Etats-Unis, il ne pourra jamais r etourner dans son pays par ordre du chef du gouvernement provisoire. Il mourra à New York, à la veille du retour au pouvoir de son implacable ennemi. Le changement d’époque permettra-t-il de faire connaître à un public nouveau cet aspect de la collusion gaullo collectiviste ?


                • Axel de Saint Mauxe Axel de Saint Mauxe 19 août 2011 21:16

                  J’ai toujours pensé que l’on devait à De Gaulle non pas le fait d’avoir été libéré des allemands, mais le fait, au moins en apparence, d’avoir échappé à une occupation et une administration américaine.


                • sparte sparte 19 août 2011 21:44

                  Par Axel de Saint Mauxe (xxx.xxx.xxx.4) 19 août 21:16

                  J’ai toujours pensé que l’on devait à De Gaulle non pas le fait d’avoir été libéré des allemands, mais le fait, au moins en apparence, d’avoir échappé à une occupation et une administration américaine.

                  *****************

                  S : Hélas, les EUA auraient au moins empêché les cocos de se saisir du pouvoir en France dès 1945 ! On en paient les pôts cassés : ordonnances des URSSAF faisant un hold up sur les systèmes privés de santé et de retraite, nationalisations etc. puis opposition au rpjet de la C.E.D. - avec de Gaulle ! )

                  c’est aussi cela le « miracle économique allemand »l’interdiction d’un parti communiste on l’oublie trop souvent ( à l’ouest bien sûr ... pauvre allemagne de l’est : ils eurent comme en France un régime socialiste, plus les vopos et la stazi ... )

                  N B : le colonel de gaulle n’est pour rien dans le départ des allemands ... ( je dis colonel car il fut nommé général à titre temporaire, à partir du 1er juin 40 et le 16, il se barra en Angleterre sur invitation de Churchill, et non sur ordre de son commandement : donc il a été général pendant 15 jours ! ) 


                • gébé gébé 20 août 2011 09:38

                  le rapport avec le sujet ??


                • easy easy 19 août 2011 15:39

                  La corbeille.

                  Il y a bien entendu les accélérations dues aux robots.

                  Mais tout avait commencé vers 95, avec le Net et donc l’accès au jeu de la bourse par n’importe qui et à un moment, coïncidence, oeuf ou poule, où on a proposé des souscriptions d’actions sur des entreprises du Net.

                  Pour une part en raison de réussites réelles (Microsoft, Apple...) Pour une part en raison de l’évidence que l’informatique allait s’imposer et surclasser les lourdeurs industrielles classiques de type Alstom Atlantique. Pour une part en raison du transfert des activités de ce pôle industriel au pôle informatique et virtuel. Pour une autre part en raison d’un marketing nouveau concernant l’informatique (entraînant des orientations scolaires nouvelles) tous ceux qui ont eu accès au net, se sont mis à jouer à ce jeu très excitant et incroyablement bullish du coup. 

                  Observez les volumes qui se jouent chaque jour depuis 50 ans et vous verrez la folie ou l’enthousiasme pour ne pas être péjoratif, des parieurs (joueurs, spéculateurs, peu importe le nom plus ou moins péjorant) 

                  Ce volume traduisait deux choses
                  D’une part un véritable investissement au sens de Long terme (par exemple à la manière de Buffet) 
                  Mais aussi, pour une autre part, des innombrables aller-retour qu’effectuaient les nerveux de la souris ou les day traders depuis leur appartement. Ainsi, alors qu’il se joue réellement 1 F, ce même Franc est comptabilisé plusieurs fois par jour en vert (pour les achats) et en rouge (pour les ventes)
                  Il y a eu un réel surplus d’injection d’argent dans la bourse mais il y a surtout eu des va-et-vient qui ont donné des impressions de volumes énormes.
                  Oui, un Kerviel pouvait engager 1 milliard à 10h et les ressortir à 10h10 avec quelque gain au passage. 

                  Comme dans tous les magazines et bureaux du Monde, chacun ne parlait plus que des plus-values extraordinaires qu’il avait faites, tout le monde s’y est mis et le Loto a eu du mal à s’installer au départ (alors qu’il existait en Italie) 

                  Il y avait eu les loteries sous Néron, il y avait eu les loteries des Gueules cassées, tout ça représentait peu de chose. Il y avait eu les casinos (numérus clausus et peu populaires). Il y avait eu le tiercé mais il se mourrait car on ne voulait plus de chevaux dans la ville, et voilà que soudain est apparu, en même temps que l’immense territoire du Net et de l’informatique, la possibilité de jouer en bourse depuis chez soi.
                  Passionnant.

                  Les amplitudes, les volatilités d’antan était , je vous l’assure, raisonnables et intéressantes en termes de gain mais il fallait rester investi assez longtemps.
                  Or, avec cette folie de 1998 1999 2000, en trois ans, et surtout sur le Nouveau Marché, on se retrouvait avec un capital x par 1000 en deux ans. Aucun autre jeu ne permettait à autant de gens de s’enrichir en même temps. Alors qu’au loto il n’y a qu’une poignée de gagnants et beaucoup de perdants, les millions de personnes qui ont joué la folie de 1999 2000 sur le NM et le Nasdaq ont gagné. Aucun perdant.

                  Reste qu’il fallait valider les gains donc revendre ces actions devenues très chères. Et comme arrivaient des premiers bilans de dotcom qui s’avéraient désastreux, il y a eu un froid, un manque de renchérisseurs et pouf, tout est retombé en un an. (Beaucoup des riches virtuels n’ont pas eu le temps de vendre et se sont retrouvés dépités)

                  Depuis l’an 2000, il y a certes deux rebonds techniques mais globalement, tout se dégonfle et va probablement finir sur le très vieux support qui tourne vers les 2000 points sur le CAC

                  Je ne dis pas qu’il ne s’est rien passé d’autre, sur le plan économique, industriel et financier que ce phénomène de jeu boursier très excitant et aliénant, mais il aura, à lui seul, complètement faussé les principes classiques du placement boursier donc des investissements et capitalisations boursières.

                  Et c’est parce qu’on a tous compris qu’il fallait, une fois la Plus Value inscrite sur le papier, vendre très vite, ultra vite pour encaisser réellement le bénéfice.

                  On parle de re-séparer les activités bancaires. Certes.
                  Mais tant qu’on permettra à n’importe quel gosse de jouer à la bourse sur le capital de confiance des entreprises qui font le sang de notre activité économique, on sera à côté de la plaque.

                  Les entreprise ne doivent pas servir directement, hyper directement, de support à un jeu d’argent aussi rapide.
                  Rien qu’en interdisant une revente avant 6 mois on changerait largement la donne.
                  Mais continuer de permettre à un quidam de crier ’vive Coca’ à 12h et ’mort à Coca’ à 13h c’est folie.

                  Changer la donne ? 
                  C’est bien difficile.
                  Car depuis 12 ans, les banques ont fondé leurs revenus sur ce jeu. Une même banque crie « vive Coca » à 12h et « Mort à Coca » à 12h 01 et ça lui procure des bénéfices.
                  Interdire aux banques comme aux petits porteurs de revendre avant un certain délai serait casser les banques.


                  C’est pas compliqué. S’il n’y avait pas eu quelques Zinzins pour conserver leurs positions sur plusieurs années, à la manière de Buffet donc, tout se serait déjà cassé la gueule pour de bon dix ans plus tôt.


                  Il serait tout à fait possible de créer un espace de jeu de bourse, toujours aussi speed et excitant et toujours sur des valeurs d’entreprise par exemple mais sans réelle connexion avec elles. Un peu comme si entre potes on organisait un pari sur un coin de table concernant les cours d’Air France. 
                  Ca n’enlèverait rien aux risques, aux gains, au plaisir et aux larmes mais le capital des entreprises resterait préservé et ne serait accessible qu’aux placements de Moyen et Long terme.


                  • gébé gébé 20 août 2011 09:45

                    il y a juste une chose que vous ne soulignez pas :

                    c’est que ce « jeu » concerne en fait des millions d’autres hommes qui, eux, ne jouent pas mais travaillent justement dans les dites entreprises concernées..

                    Et sont donc à la merci du bon vouloir des joueurs.

                    Particulièrement cynique et finalement odieux...


                  • easy easy 20 août 2011 12:34

                    @ Gébé,

                    J’ai expliqué la passion du jeu d’une part, et sans la diaboliser
                    D’autre part, j’ai conclu que c’était folie d’asseoir ce jeu tellement puissant directement sur le capital et la réputation ou la confiance des entreprises.
                     (Et donc forcément sur leurs acteurs et salariés)


                    Je suis même allé à proposer, ce que personne n’a jamais fait, de fonder un jeu de bourse sur un système détaché des entreprises.
                    Il s’agirait donc d’un système dans lequel nous ferions des paris sur n’importe quoi, la météo, le passage de cigognes ou les bénéfices des entreprises et cela sur une masse d’argent complètement indépendante de celle qu’utilisent les entreprises.


                    J’ai suggéré que seuls ceux qui acceptent la contrainte de non revente avant un délai à définir soient autorisés en jouer sur le vrai capital des entreprises.

                    En ce cas, les entreprises se plaindront probablement qu’une énorme masse de liquidités soient affectées à un jeu et non à elles, mais c’est ça ou la situation délirante actuelle.



                  • lemouton lemouton 19 août 2011 15:39

                    Curieux comme les médias veulent m’impliquer, veulent que je m’interésse à cette baisse des cours boursiers...
                    Auraient ils dans l’idée de me faire croire que cela me concerne ??  smiley

                    Pourtant lorsqu’il y avait hausse des cours, ils ne m’ont pas dit que cela pouvait me concerner...
                    Auraient ils eu peur que je demande un morceau de gateau ??  smiley


                    • millesime 19 août 2011 17:09

                      Il est bien difficile de comprendre pourquoi nos leaders politiques s’acharnent à vouloir pérenniser un système qui se délite sous nos yeux .

                      Que ce soit le droite ou la gauche ; L’UMP ou le PS , ils ne proposent que des solutions qui ont pour seul but de répondre au mieux aux souhaits du système.

                      Et le système n’est là que pour faire le bonheur de quelques uns, ceux qui ont déjà tout.

                      Quand se décideront-ils à séparer les banques d’affaires (à laisser sombrer, si elles sont en perte), des banques commerciales ?

                      Quand notre président appliquera-t-il enfin son discours de TOULON ?

                      http://millesime.over-blog.com


                      • titi 19 août 2011 21:18

                        « Il est bien difficile de comprendre pourquoi nos leaders politiques s’acharnent à vouloir pérenniser un système qui se délite sous nos yeux . »

                         

                        Bah c’est tout simple...
                        Dans les plus grosses gamelles boursières de la journée d’hier il y a Dexia.
                        Si Dexia disparait, dès octobre, les collectivités locales ne paieront plus leurs fonctionnaires : plus de cantine, plus crèche, plus de voirie, plus de poubelle...


                      • Antoine Diederick 19 août 2011 21:36

                        titi

                        Alors voilà, Titi, Dexia.....bien mis le doigt sur l’affaire ....bien vu....

                        Depuis que la folie des grandeurs s’est emparée de nos grandeurs, d’une banque qui finançait très bien les collectivités locales, la voici métamorphosée en petit poucet en chaussettes trouées....

                        Sans cailloux.

                        Bien vu les mecs....surtout qu’on y avait mis les pur produits de ces écoles de management à la mode anglo-saxonne....

                        C’est beau, non , bien vu les mecs....génial....


                      • Antoine Diederick 19 août 2011 21:56

                        Quand notre président appliquera-t-il enfin son discours de TOULON ?

                        Il ne fera rien du tout, c’est un mec qui vend des fleurs....comme bien d’autres


                      • Antoine Diederick 19 août 2011 21:57

                        bien je retourne à ma belgitude et vous salue tous .


                      • Jason Jason 19 août 2011 17:40

                        La bourse, nouveau bouc émissaire qui sert à mettre en première page le sacro-saint marché. Quels marchés ?

                        Rien n’oblige les entreprises à aller se financer grâce à l’épargne publique. La Bourse, contrairement aux banques, ne prend pas d’intérêts pour l’argent que les acheteurs fournissent. La Bourse n’est finalement que de l’argent jetable. Et c’est souvent ce qui se passe.

                        La Bourse, comme disaiit Keynes, c’est ce que untel croit qu’untel croit qu’un troisième pense que les actions valent.

                        Arrêtons de sacraliser ce temple du gâchis et ce casino que l’on croît incontournable.


                        • platon613 19 août 2011 17:49

                          Le monde se crashe

                          La fin est-elle proche ? Rarement dans l’histoire de la bourse, des actions ont perdu autant en si peu de temps et ce, dans le monde entier. Le prix ​​de l’or continue d’exploser. - Peut-on espérer une réaction technique de la bourse ? Ce crash d’août 2011, revêt d’ores et déjà la même symbolique que celle de 1929...

                          http://www.news-26.com/econmie/946-le-monde-se-crashe.html


                          • Peachy Carnehan Peachy Carnehan 19 août 2011 18:00

                            « Les banques, je les ferme. Les banquiers, je les enferme ! »

                            Vincent Auriol, Ministre des Finances, 1936.


                            • Antoine Diederick 19 août 2011 21:07

                              les banquiers sous tutelle....

                              rapidement les sortir de la cote....c’est un massacre.

                              et les assureurs sont aussi pénalisés.


                            • bigglop bigglop 19 août 2011 18:19

                              Je vous adresse le lien de l’appel européen contre la dictature financière de Médiapart

                              http://www.europe-infos.fr/le-site-mediapart-lance-un-appel-europeen-contre-la-dictature-financiere-3-4-110.html


                              • Antoine Diederick 19 août 2011 21:22

                                lisez, la taxe boursière, oubliez....c’est pratiquement irréalisable et contre productif....c’est ignorer la complexité du monde financier mondialisé....ok

                                c’est le petit ajustement qui plait aux braves gens, c’est démagogique....quand la bulle boursière s’est produite Jospinet s’agitait dans tous les sens :« Fô taxer, fô tâxer... » . Maintenant, que c’est ds les patates, :« Fô taxer, fô taxer..... ».

                                Faut voir la logique....si les français avaient un peu plus de culture économique, ils auraient vite compris que c’est plus complexe....aux grands maux les grands moyens.....

                                A moins que vous ayez l’intention de demander à BHL , de sauver la planète finance....vous me suivez...non / oui ?

                                C’est de la destruction de capital....vous voyez un peu de quoi il s’agit....

                                Alors demandez plus....parce que ce capital c’est ce qui fait vivre un pays florissant.

                                Et donc ....


                              • Marc Bruxman 19 août 2011 18:25

                                Sauf qu’il n’y a plus de corbeille en France depuis 1993. Et le palais Brognart est également vide et sans intérêt (si c’est en train de devenir une salle de conférence / expositions / soirées).

                                Ce sont désormais un réseau d’ordinateur qui gérent la bourse et les traders travaillent dans un bureau comme vous et moi !


                                • lagabe 19 août 2011 18:41

                                  vous oubliez , un montant qui est bien supérieur a ce qui se traite en bourse, qui est le marché de gré à gré (style CDS)


                                  • Pierre-Joseph Proudhon Pierre-Joseph Proudhon 19 août 2011 18:46

                                    De toutes façons, ça fait bien longtemps que les politiciens ne se soucient plus dues intérêts de leurs électeurs.

                                    Leur seule préoccupation est de se faire ré-élire pour pouvoir préserver leurs privilèges : Immunité (parlementaire), rémunérations, avantages en nature, retraites (quand on voit comment ils ont laminé les nôtres !!!)...

                                    Leur seul regret est de devoir tous les 5 ans aller « caresser le cul » des électeurs pour leur voler le droit de choisir leur destinée.

                                    La démocratie est morte, place à la ploutocratie. Et si un élu est déchu par ses électeurs, il lui reste la possibilité d’être sauvé et de se faire élire par ses pairs au Sénat...

                                    Finalement, hormis la forme, nous nous retrouvons à peu de choses près dans la même situation que celle d’avant 1789...

                                    Les conditions d’éligibilité sont telles que le « pékin lambda » n’a aucune chance de parvenir au moindre mandat important (hormis maire dans un village de 200 habitants, ça compte pour des prunes)...

                                    Tout comme la noblesse qui détenait le pouvoir dans l’ancien régime, mais qui appliquant la politique des financiers qui les « tenaient par les couilles », la « caste » politique actuelle répète les mêmes schémas pervers.

                                    L’histoire se répète incessamment depuis que les hommes ont créé les premières sociétés organisées.
                                    Le pouvoir du peuple est littéralement volé, violé, foulé par une caste qui s’arroge tous les privilèges au détriment de la collectivité.

                                    Et ne vous trompez pas, ce sont toujours les mêmes...
                                    Seuls les titres changent : « Comte » devient « Député », « Marquis » devient « Sénateur », « Baron » devient « conseiller Général », « Roi » ou « Empereur » devient « Président », etc...

                                    Tant qu’existeront les mandats renouvelables, cumulables, non révocables, tant que les diverses assemblées ne seront pas constituées de pourcentages réels de membres issus des diverses classes sociales, les peuples resteront sous le joug de ploutocrates uniquement intéressés par leur propre intérêt et par la préservation de leurs propres privilèges et de ceux des lobbies qui les financent.

                                    Avec des mandats uniques, révocables et non-renouvelables.

                                    Et des articles constitutionnels qui criminalisent les conflits d’intérêts, le lobbying et toutes les « magouilles » faites au détriment des peuples. Assortis de peines suffisamment sévères pour éviter toute tentation, bien sûr.


                                    • Robert GIL ROBERT GIL 19 août 2011 19:30

                                      La valeur des actions est complètement fictive et ne reposent pas sur la santé de l’entreprise. Le matin la valeur des actions de l’entreprise « Tartantoc » grimpe de 5%, à midi elle baisse de 10% pour remonter de 15% en soirée. Est-ce que les salariés ont fait grève le temps de midi, est-ce que les produits fabriqués pendant la pause déjeuné étaient de moins bonne qualité, et le soir tout le monde s’est retroussé les manches pour produire deux fois plus ? Lire :

                                      http://2ccr.unblog.fr/2011/04/18/la-fin-des-bourses/


                                      • titi 19 août 2011 21:53

                                        « La valeur des actions est complètement fictive et ne reposent pas sur la santé de l’entreprise »

                                        Bien heureux de vous l’entrendre dire.
                                        Mais alors pourquoi ces valeurs « fictives » sont elles comptabilisées dans les actifs des entreprises, ou dans le patrimoine des particuliers ?
                                        Pour de pures raisons fiscales ma bonne dame...


                                      • Antoine Diederick 19 août 2011 20:24

                                        hi Sirs,

                                        refaire un petit historique vaut la peine....

                                        il y a 15-20 ans, nos chers et tendres ainsi qu’éclairés politiques se disaient :« Ce serait bien qu’on aurait une bonne petite place financière européenne sur le continent, histoire de mettre ensemble nos places financières respectives au service du projet européen...par exemple à Amsterdam »

                                        Paris / Bxls / Italy / Spain / Portugal / etc....et Allemagne ....

                                        Pas de bol , Londres voulait pas, mauvaise concurrence pour un pays qui ne vit plus que de cela....et ne vibre plus que pour la City.

                                        Donc, on n’a pas insisté. Puis, vint l’informatique, et de grandes réformes se sont pointées, le cadre juridique modifié etc....fallait moderniser, fini la bourse de papa.

                                        Alors, ce fut Euronext....tout le monde s’y est mis....puis Euronext NYSE...là cela devenait coquin et affriolant, on allait voir ce qu’on allait voir. Explosion de la création de produits boursiers... ;en avant...

                                        Pendant ce temps, nos amis germains, bien moins imprudents, moins boursicoteurs restaient dans leur coin. Ils ont plusieurs places boursières et ne voulaient pas bouger....

                                        Et vous savez quoi ? C’est la Deutsche Boerse qui rachète Euronext Nyse....

                                        Vous avez vu le parcours....pas mal hein...

                                        Qui, pourquoi a soutenu ce projet....

                                        Quand Ugeux se demande ce que va devenir la place financière de Paris....je rigole doucement.

                                        Dans le fond, puisqu’il a un blog, il pourrait répondre ici , non ?

                                        Allez , les amis....bonne soirée.

                                        Remarquez, à Londres, cela va toujours... smiley (je suis méchant, dieu , quechuisméchant).


                                        • Antoine Diederick 19 août 2011 20:32

                                          Donc, que faire......

                                          Ben créer une place financière parallèle qui aurait la vocation que Monsieur Fay propose....ou créer un fond souverain non « public » non côté qui aurait cette même vocation de substitution pour financer.

                                          (private=non coté / public = en bourse)

                                          une sorte de de Caisse dépôts et consignations intelligence (attention sont chatouilleux) , je rectifie... ;

                                          une sorte de Caisse et dépôts &cons. aussi intelligente que la précitée....

                                          Avec un peu de créativité, il est possible de faire plein de trucs intéressants


                                          • Antoine Diederick 19 août 2011 20:48

                                            A l’auteur,

                                            On dirait bien que la corbeille électronique a gagné.

                                            Dans la culture française, l’agiotage n’a jamais plu, on n’aime pas cela....mais là nous sommes servis....nous ne parlons plus que de cela.

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