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Accueil du site > Actualités > Politique > La politique et le citoyen

La politique et le citoyen

Dans le passé, l’homme politique était le porte-parole d’un courant de pensée, d’une identité sociale - la classe ouvrière, le monde paysan, la bourgeoisie catholique - auxquels il donnait une expression publique. Il incarnait plus qu’il n’était. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. Seul le lien personnel attache l’élu à ses électeurs.

Son image est précaire et limitée. Il est sur la défensive face aux demandes multiples qui surgissent de la société. Il donne de moins en moins la direction à suivre et se contente de jouer un rôle défensif d’arbitre. Il est contraint à la performance quotidienne et à l’écoute de citoyens qui ont acquis des niveaux de formation et d’information élevés. Face à cet état des lieux, le débat est devenu adulte, bien que peu d’hommes politiques en aient pris conscience.

Là se situe le fond du problème, entre la maturité du citoyen et la perception souvent exagérée de paternalisme, voire de démagogie du politique : des réponses sur la forme, alors qu’on en attend sur le fond. Que voit-on ? Des hommes politiques se sentant obligés de faire des promesses auxquelles plus personne ne croit et développent peu de véritables réflexions approfondies. D’où une déconnexion évidente entre les préoccupations du corps électoral et le débat politique. Ne nous y trompons pas, la politique, c’est assurer le fonctionnement de la collectivité, ce sont des choix, des contraintes, des priorités, des hiérarchisations, elle ne peut pas tout faire, ni satisfaire tout le monde. Mais les hommes politiques ne font que renvoyer une image déplaisante bien que fidèle : celle du refus du partage de la réflexion en amont. Pourtant, que ce soit au niveau local, régional ou national, les thèmes ne manquent pas : sécurité, emploi, émigration, nature, logement, justice, transport, circulation...Où est le débat, vaut-il mieux être présent sur les plateaux de variété que face à des journalistes qui posent les questions qui fâchent ? Ne doit-on pas initier une nouvelle manière de gérer la collectivité plus proche, plus participative ? Prenons un exemple de circonstance, le CPE. Une fois la crise passée, que reste-t-il du problème de fond de l’entrée dans la vie active de nos jeunes ? Il semble évident que les élus sont trop dépendants de conseillers énarques et de réunions ministérielles souvent stériles.

S’ils étaient, à l’inverse, plus présents indirectement, au travers d’écoutes de professionnels qui se débattent quotidiennement dans les facs, les ANPE, les associations, les entreprises - là où la vraie vie se passe - ils pourraient partager les vraies questions de société et proposer les vrais diagnostics aux citoyens. Et ça, Borloo et Royal l’ont très bien compris. « Forum participatif, démocratie participative, écouter pour mieux agir », constituent le credo de Ségolène Royal. Mais la démocratie panique et paralyse les élus.

Il y a d’un côté une volonté d’aller vers les citoyens, dont ils sont les représentants, mais d’un autre côté, une grande crainte de ne plus maîtriser la situation, et une inconnue face à la méthode. C’est plus simple de serrer des mains au club de boules que d’initier le débat au sein d’un quartier, d’une ville, d’un département, d’une région ou d’un pays. À des questions complexes, on choisit des réponses de principe, parce qu’elles sont consensuelles.

A Toulouse et à Paris, Jean Luc Moudenc (UMP) et Bertrand Delanoe (PS) sont deux exemples de maires qui n’hésitent pas à affronter, au cours de réunions régulières de comités de quartiers, les associations et les citoyens. Ces réunions sont parfois houleuses, mais elles montrent qu’un élu peut garder le contact et accepte le débat. Des exemples à suivre, à droite comme à gauche, pour réconcilier démocratie participative et démocratie représentative.


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21 réactions à cet article    


  • nono (---.---.94.25) 8 juin 2006 11:20

    Si les politiques jouer les animateurs plutot que l’unique precripteur du pouvoir en place...... c’est a dire proposez aux citoyens plusieurs projets sur un probleme en expliquant les conséquences et soumettre aux citoyens les projets comme c’est le cas en suisse ce serait nettement plus interessant et efficace...

    Pour l’instant on vote une fois tout les 5, 6 ans et on nous imposse une seule décission... c’est forcement plus pauvre comme démocratie... et c’est la politique du chéque en blanc...

    Rajoutez les tares de notre classe politique bhein vous avez le fiasco actuel... et on nous demande de signe enocre des cheques en blanc..

    Sur la flex security je serais pour un referundum ou l’on presente plusieurs projets aux citoyens par referudum plutot que de passer par les syndicats qui ne sont pas representatif des salariés puisqu’ils n’ont pas d’adherents. Je vois pas comment on va faire des reformes en france quand on voit le trompe l’=oeil que sont les pseudos representants des citoyens... moi je ne vois que la democratie directe pour contourner cette évidence de la faillite democratique : il faut de la démocratie directe.

    Le vote en france ce resume a j’aime ou jaime pas dans la mesure on nous laisse pas intervenir plus precisement sur les decisions et plus souvent.

    Ensuite avec internet y’aurait franchement les moyens de faire quelque chose de vraiment interessant... que ce systeme de mandat qui datte de la revolution industrielle et du début du chemin de fer ou il fallait 14 heures pour faire paris toulouse....


    • Roland (---.---.107.124) 8 juin 2006 13:42

      Oui ça c’est la politique à l’américaine. les hommes politiques (qui de toutes façons maintenant ne peuvent plus représenter des interêts ou des choix politiques différent : ils sont tous financés par la même classe sociale, représentent tous une seule et même classe sociale, et une seule et même idéologie ! devinez laquelle !) sont devenus des faire-valoirs, des représentants de commerce, des marques, des « image »s comme pour les publicité, et pour cause ils sont produit comme des publicités, et pour les mêmes clients. Ca fait longtemps déjà qu’on a fait remarquer qu’aux Etats-Unis, ce n’est pas le président qui gouverne (d’ailleurs il ne rédige même pas ses discours lui même ! contrairement à Hugo Chavez, qui les improvise à partir d’un plan et qq documents sur sa table) c’est le « think tank » qui le « coache, lui il est là pour , eh bien justement SE FAIRE ELIRE, c’es le produit d’appel comme dans les campagne de promotion commerciale, donc il faut qu’il présente »une image« aux électuers/gogos qu’on va faire voter pour le »think tank" de derrière sous le nom du pantin de devant.


      • bernard29 candidat 007 8 juin 2006 13:57

        Votre analyse est bonne. Mais j’ai l’impression que vous voulez faire l’éloge de la démocratie participative.

        Or, je déteste la « démocratie participative ».

        « Démocratie participative », « développement durable », sont des slogans utilisés par les spécialistes du marketting politique pour éviter de traiter les questions par le droit et la science administrative.

        Je ne crois pas à la démocratie participative, je crois à la démocratie représentative et à la démocratie directe.

        Les comités de quartier.

        les comités de quartier sont comme les commissions extra-municipales de l’ancien temps.Il n’y a rien de nouveau. En général, ce sont les gens au pouvoir qui créent ces assemblées participatives, et qui les président soit eux mêmes soit par un sbire. Ce qui est formidable c’est que de nombreuses communes françaises se sont agrandies en agglomérant des petites communes adjacentes dans lesquelles il y avait un conseil municipal. Maintenant dans les agglomérations on recrée des comités de quartier participatifs sur le territoire de ces anciennes communes. Je ne vois pas l’avancée démocratique. C’est juste une remarque en passant. De toutes façons, il y aura toujours le moment de la décision et là comment on prend une décision participative ?

        L’écoute des gens.

        Si la démocratie participative, c’est écouter les gens, c’est pas la peine de prendre un terme si pompeux. Au lieu de parler de démocratie participative on ferait mieux de retravailler dans un sens plus démocratique les procédures des commissions d’enquête publique et d’avoir des élus qui remplissent un seul mandat aux compétences claires. Parce que le problème c’est que l’on choisit toujours les personnes avec qui on veut parler. Il y a toujours des filtres, même sur les sites internet. (modération à priori etc..) qui est le Chef ?

        Le droit à la pétition.

        Il ne sert à rien de légiférer pour un droit à la pétition. Demander une permission pour faire un pétition est totalement incongru. Intrinsèquement la pétition se voulant une réponse à un abus de droit, faire une pétition est un droit naturel. à Elles vont généralement au panier . Elles peuvent être un moyen de pression, mais seulement au niveau local, quand elle est un élément parmi d’autres, (réunions d’information sur un projet, rencontres, participation à une enquête publique, ), quand elle a un objet précis (sur un projet local). Au niveau national, c’est un leurre et une perte d’énergie.

        Dans le projet 2007 du PS, il y aurait un droit de faire une pétition pour demander aux élus de lancer une procédure législatitve. Ah bon, pourquoi ne pas être clair et proposer l’inscription du Référendum d’initiaive citoyenne dans la constitution ? . La différence , c’est qu’une pétition sans le RIC, veut dire ; « on vous a écouté quand à vous entendre, on verra plus tard » . La pétititon finit au panier.

        Je crois à la démocratie représentative et aux méthodes de démocratie directe comme le référendum. Le référendum d’initiative populaire dans les domaines législatif ou constituant , oui ce sera un vrai droit démocratiique. Et bien sûr les référendum locaux et régionaux.


        • Adolphos (---.---.59.170) 8 juin 2006 14:13

          « Il est contraint à la performance quotidienne et à l’écoute de citoyens qui ont acquis des niveaux de formation et d’information élevés. Face à cet état des lieux, le débat est devenu adulte, bien que peu d’hommes politiques en aient pris conscience. »

          Vous êtes sur ? Quand je vois que le PS met dans son programme 2007 une renationalisation d’EDF, c’est bien parce qu’il sait que l’electeur est complétement con et sous informé, non ?

          « Prenons un exemple de circonstance, le CPE. Une fois la crise passée, que reste-t-il du problème de fond de l’entrée dans la vie active de nos jeunes ? »

          Rien, les jeunes ont obtenu ce pour quoi ils se sont battu, le statu quo.

          « C’est plus simple de serrer des mains au club de boules que d’initier le débat au sein d’un quartier, d’une ville, d’un département, d’une région ou d’un pays. »

          Oui, surtout la truc participative, c’est pour ceux qui ont le temps, et ca risque de faire croire à ceux qui y participent qu’ils sont majoritaire, sans compter les énorme risque de démagogie. Je ne suis pas favorable à ces histoires. Quand je vois que les salarié de la sogerma sont supris de sa faillite, alors qu’elle à 300 millions d’Euro de dette (!), comment voulez vous que ca carbure plus avec 1200 Milliards de dette ?

          « Bertrand Delanoe (PS) sont deux exemples de maires qui n’hésitent pas à affronter, au cours de réunions régulières de comités de quartiers, les associations et les citoyens. »

          Jamais entendu parler de ca. Ca doit être reservé au bobos..

          En réalité, les hommes politique d’un certain niveau, Gauche comme Droite, savent parfaitement ce qu’il faut faire et ce qui ne va pas. Seulement voila, les français refusent totalement toutes réformes. En 95, la majorité de la population s’est soulevé contre le gouvernement, et donc pour conserver le devoir de toucher moins de retraite pour que ceux de la SNCF en conserve une plus importante ! Bref, le Peuple s’est magnifiquement tirré une balle dans le pied. Et ce n’est pas un cas rare. Louis XVI aussi à voulu faire passer des réformes, les même, en gros, que plus tard la Constituante ; Et bien le Peuple s’est soulevé contre lui !

          Bref, la politique c’est de la gestion. Si on n’y connait rien, si on ne connait même pas la situation réelle du pays et de ses finances, surtout l’état du monde et de ses rapports de forces, on parle dans le vide. Or, c’est ce que fait la majorité des electeurs.. Pour l’electeur de base, la politique semble surtout être une sorte de syndicalisme, ou on cherche à piquet des avantage sur le dos du voisin.. C’est bien triste, mais c’est comme cela.


          • parkway (---.---.18.161) 9 juin 2006 13:59

            à candidat 007

            On voit d’ailleurs bien le résultat du référendum du 29/7/2005 que nos dirigeants ignorent complètement avec toute la peur au ventre que l’on peut imaginer !


          • parkway (---.---.18.161) 9 juin 2006 14:04

            adolphos, ne prend ,svp, pas ton cas pour une généralité.

            des gens sont morts pour, et d’autres passent leur vie à, défendre le droit des autres.

            et s’ils ne sont pas une majorité, il en sont d’autant plus respectables.


          • who_cares (---.---.159.75) 8 juin 2006 15:38

            J’ai récemment suivi une émission au sujet du cumule des mandats. La prestation d’un certain monsieurs Yves Jégo m’a paru avoir du bon sens : il était plutôt favorable au cumul des mandats (lui même en cumule) il disait par exemple que être député permet parfois d’être plus efficace dans son mandat de maire et ce par rapport à l’organisation actuel du système et des différentes administrations.

            L’idée qu’il a défendue était par contre de de limiter les mandat dans le temps et d’en mettre une limite maximum afin d’assurer le renouvellement des hommes politique et de faire voler en éclat leur tendance à mettre de la super glu sur les fauteuils confortable de l’assemblée nationnale par exemple, ou la moyenne d’âge est de 50 ans sans parler du sénat où l’on atteint des sommets, moyenne d’âge 60 ans. En effet il partait du principe sain qu’un Homme ne devrait pas pouvoir vivre de politique, ou alors, uniquement pendant une durée déterminée et bien évidement pas trop longue.

            Ces pensées m’ont paru saines et pleine de bon sens et si des mesures devaient être prises dans ce sens, cela assurerait le renouvellement de la classe politique et limiterait donc la perversion et la corruption qui découle de trop nombreuses années passées au pouvoir par les mêmes personnes.


            • bernard29 candidat 007 9 juin 2006 12:47

              « monsieur Yves Jégo m’a paru avoir du bon sens : il était plutôt favorable au cumul des mandats (lui même en cumule) il disait par exemple que être député permet parfois d’être plus efficace dans son mandat de maire et ce par rapport à l’organisation actuel du système et des différentes administrations. »

              c’est naturel en somme,

              qu’un cumulard défende le cumul.

              mais s’il fallait que les députés, soient maires pour être efficace, on n’a pas fini.et puis on ne se fait pas élire député, pour faire son travail de maire !!!!...Il ne sait peut être pas quel est rôle de député ?

              Et s’il était simplement conseiller municipal, bénévole, il ne serait pas non plus détaché du terrain, comme ils le disent aussi, et il pourrait utilement donner des conseils à son maire.

              Il n’y a aucune justification au cumul, sauf empêcher d’autres, éventuellement de son parti à accéder à des mandats, et craindre pour ses « pourvoirs ».

              Si c’est à cause de l’organisation du système, il ferait mieux de réflechir, en tant que député, à la manière de faire évoluer le système. C’est son rôle et son mandat.


            • Olivier (---.---.123.236) 8 juin 2006 16:54

              Le problème est qu’on élit un député sur des questions de placement d’abri-bus ou d’ouverture de crèche alors qu’il devra voter sur des textes de politique générale qui vont façonner notre avenir. Ce sont deux sujets qui n’ont rien à voir du tout.

              Quel est le député qui s’est présenté en disant qu’il allait vous mettre en concurrence libre et non faussée avec des gens qui gagnent 50 euros pas mois ? aucun, pas un seul ni de prés ni de loin. C’est pourtant ce qu’ils ont tous voté et on se retrouve au chômage et dans la misère.

              Il faut hiérarchiser les responsabilités. Je pense que nous avons un tas de hauts fonctionnaires forts compétents (les préfets par exemples) auxquels il faut laisser la responsabilité de gérer le quotidien. S’ils se trompent, les conséquences sont en général limitées. Par exemple les lignes de tram apparaissent et disparaissent au même endroit au cours du temps sans que cela ébranle les fondements de notre société.

              Notre système politique se rapproche du peuple pour les questions insignifiantes et s’en éloigne sur l’important. La réforme du code de la nationalité, l’entrée de la Turquie dans la communauté européenne et la signature des accords de l’OMC n’ont jamais été discutés dans les campagnes électorales et ne font l’objet d’aucune consultation populaire. Pourtant ils impactent notre futur de manière beaucoup plus conséquente que le placement d’un abri-bus.

              Cela fait longtemps qu’il faudrait un référendum sur l’immigration car cela touche à l’existence même du peuple français. Sur des questions comme celle-là les français n’ont jamais leur mot à dire.

              En résumé, je suis contre la démocratie participative sur les questions quotidiennes mais je pense que les partis politiques (représentant plus de 10% de l’électorat) devraient pouvoir déclencher un référendum sur les questions importantes.


              • Adolphos (---.---.59.170) 8 juin 2006 16:58

                « Quel est le député qui s’est présenté en disant qu’il allait vous mettre en concurrence libre et non faussée avec des gens qui gagnent 50 euros pas mois ? aucun, pas un seul ni de prés ni de loin. C’est pourtant ce qu’ils ont tous voté et on se retrouve au chômage et dans la misère. »

                Aucun rapport avec ton chomage. D’ailleur pour l’instant il n’y a pas vraiment concurence avec ces gens là.


              • Olivier (---.---.73.64) 8 juin 2006 17:41

                Il ne se passe pas une semaine sans qu’une entreprise ferme ses portes ou délocalise. Quand on autorise les entreprises implantées dans le tiers-monde à concourrir librement sur le marché européen avec les entreprises européennes c’est à dire sans payer de taxes, ou qu’on autorise les grands marchands internationaux à acheter des baskets à 3 euros pièce à Hong-Kong pour les revendre en France juste en dessous du prix français, on légalise la concurrence déloyale. On met sciemment en faillite les entreprises européennes desquelles on exige cependant qu’elles payent les salaires au niveau européen et les charges sociales européennes.

                La loi de l’OMC acceptée par la Commission Eurpéenne et votée par nos députés nous tue. Elle est responsable de la destruction des emplois industriels en France.


              • Adolphos (---.---.59.170) 8 juin 2006 20:11

                « Il ne se passe pas une semaine sans qu’une entreprise ferme ses portes ou délocalise. »

                Un vague rapport avec le fait que la France à le taux d’imposition le plus haut du monde ??

                « Quand on autorise les entreprises implantées dans le tiers-monde à concourrir librement sur le marché européen avec les entreprises européennes c’est à dire sans payer de taxes, ou qu’on autorise les grands marchands internationaux à acheter des baskets à 3 euros pièce à Hong-Kong pour les revendre en France juste en dessous du prix français, on légalise la concurrence déloyale. »

                Je ne vois pas en quoi c’est déloyale. Suprimez le SMIC, puis voila. De toute façon, les chosse change, le marché important ce n’est plus l’Europe, mais la Chine et les USA.

                « La loi de l’OMC acceptée par la Commission Eurpéenne et votée par nos députés nous tue. Elle est responsable de la destruction des emplois industriels en France. »

                Et pas les fonctionnaires qui accaparent 40% de l’économie ?


              • éric (---.---.172.178) 8 juin 2006 17:00

                Les hommes politiques ne pilotent plus rien. Le fond du problème est là. Ils ont abandonné leur pouvoir aux décideurs économiques :

                Les outils principaux permettant d’influencer sur l’économie d’un pays ont été abandonnés en Europe. Il s’agit de la politique budgétaire et de la politique monétaire (taux d’intérêts, création de monnaie). Depuis le pacte de stabilité de Maastricht les États européens ne peuvent dépasser un certain niveau de déficit public (3% de déficit / au P.I.B), ils ne peuvent donc faire du déficit public un outil de relance de la consommation, de la demande. Et depuis l’instauration de la monnaie unique (l’euro), ils ne peuvent plus « battre » monnaie. Les méthodes de dévaluation leurs sont donc impossibles. Troisièmement, les taux d’intérêts sont fixés par la Banque Centrale Européenne. Depuis 1992, les États européens ont fait le choix d’une politique de désinflation compétitive, fondée sur l’offre .Les actifs patrimoniaux durs (immobiliers par exemple) ne doivent surtout pas se dévaluer et parallèlement, la monnaie doit être forte pour préserver les actifs financiers. Les politiques ont donc les mains liées par des choix économiques dictés par des catégories qui en sont les bénéficiaires, à savoir les détenteurs des capitaux. Ces derniers, les plus puissants au moins, ignorent les frontières et en jouent même (paradis fiscaux). Présents sur l’ensemble de la planète ce sont eux qui ont intérêt à ce que les règles de l’ultra-néo-libéralisme soient les mêmes partout. Ils vont donc influencer les politiques qui eux ont le pouvoir de légiférer dans leurs États respectifs et hors de leurs États à travers les accords et traités internationaux.

                En effet,aujourd’hui l’économie est au cœur du débat, le droit s’ajuste pour la servir et le politique tente de justifier à posteriori. Inversons le schéma : le politique décide, le droit fixe les règles nécessaires au fonctionnement d’une économie qui devient l’outil et non plus le sujet.


                • Yves (---.---.66.227) 8 juin 2006 17:20

                  Bonjour ,

                  - Ce qui ne serait pas mal non plus , ce serait de supprimer les privilèges des fonctionnaires qui constituent la majorité des membres du Parlement et qui , en cas de revers électoral , réintègrent tranquillement leurs administrations respectives en y retrouvant leurs fauteuils avec leur avancement automatique ... , et qui peuvent ensuite cumuler leurs retraites de fonctionnaires avec celles de politicards ...
                  - pour rappel : un député qui ne fait qu’un seul mandat ( 5 ans , à raison de quelques 12.200 € / mois ) peut faire valoir , dès l’âge de 55 ans , une retraite nette de quelques 1400 € ... , retraite par capitalisation qui n’est soumise à aucun risque ... puisque le Parlement se vote en priorité ce dont il a besoin , chaque année , lors de l’adoption du budget de l’Etat ...
                  - Ceci étant , sur la phrase lue plus haut ... « la politique , c’est de la gestion » ... laissez moi rigoler !!!
                  - Vous avez vu la gestion de SARKOZY pour la fabrication du passeport électronique ... , violation des lois françaises et européenennes , sanctions du Tribunal administratif de Paris puis du Conseil d’Etat ... , impossibilité pour les citoyens français voulant se rendre aux U.S.A. de se procurer le nouveau passeport exigé , préjudice financier de quelques 450 millions d’€ pour les voyagistes et compagnies aériennes du fait des annulations ...
                  - Vous avez vu la gestion du désamiantage du Clémenceau ( et son coût final pour la Collectivité ... ) , le Gouvernement et l’Administration n’ayant même pas pensé à consulter préalablement les plans du navire .... , pour localiser l’amiante et calculer sa quantité ....
                  - Toujours sur la gestion ... , vous avez « la République des machins » tel que constaté par la Cour des comptes ... ( dont les rapports sont systématiquement ignorés ... ) , c’est à dire les centaines de commissions , observatoires et autres instituts ... , que chaque Gouvernement est incapable de répertorier jusqu’aujourd’hui ... en raison de ce qu’on ne cesse d’en créer de nouveaux sans supprimer les anciens ... , et qui pompent l’argent public par centaines de millions d’euros ...
                  - Depuis 10 ans , on ne cesse d’essayer de recenser ces centaines de machins ( plus de 600 paraît-il ... ) , RAFFARIN a ainsi créé un « ... Conseil d’orientation de la simplification administrative ... » , en remplacement de la « ...Commission pour les simplifications adminisitratives ... » créée auparavant par JOSPIN ...
                  - Et , souvent , des machins fantaisistes créés pour recaser les copains politicards ... , tel le « ... Conseil d’analyse de la société ... » spécialement créé pour Luc FERRY ( qui perçoit à ce titre 1800 € nets / mois ... en sus des 2700 € nets / mois qu’il palpe comme membre du Conseil economique et social ... organisme destiné à recycler les amis du Pouvoir ...
                  - Quelques exemples du coût budgétaire annuel de ces machins inutiles et nuisibles à notre Pays en faillite :
                  - 35.500.000 € pour le Conseil économique et social ... ,
                  - 11.025.000 € pour le Centre d’analyse stratégique ... ,
                  - 10.700.000 € pour la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité ... ,
                  - 3.645.000 € pour le Centre d’études prospectives et d’information internationale ... ,
                  - 3.238.000 € pour l’Institut de recherches économiques et sociales ... ,
                  - 1.555.000 € pour le Conseil d’orientation des retraites ... ,
                  - 1.520.000 € pour l’Institut français des relations internationales ............ etc..........

                  - Et lorsque l’association Contribuables Associés ( visitez son site internet , ça vaut le coup ... ) , qui travaille exclusivement à étudier tous les gaspillages et malversations financés par les impôts ... , demande à pouvoir participer au nouveau Conseil des impôts ... : fin de non recevoir ... !!!
                  - C’est vrai quoi ... , il ne manquerait plus que les citoyens prétendent avoir un droit de regard sur la façon dont est utilisé l’argent public résultant de l’Impôt ... — FUCK la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen ... !!!


                  • axion (---.---.174.250) 9 juin 2006 07:35

                    Nous les français, nous sommes sous-éduqués en matière d’économie. Qui connait Adam Smith, par exemple, pour citer un vieux précurseur. Qui connait les théories modernes de l’économie en France ? Pas le citoyen lambda, en tout cas.

                    Et que nous disent les manuels scolaires ? Ils orientent tous leur discours sur un état centralisateur qui doit modérer les méchantes entreprises privées qui exploitent les salariés.

                    Cette vision du monde de l’économie (et de la vie en générale) est totalement obsolète et improductive.

                    Les écosystèmes naturels ne possèdent pas de « régulateur centralisés » et se débrouillent très bien, puisque via l’évolution des espèces ils nous ont engendrés.

                    Nous les français, nous croyons trop souvent à de jolis concepts universels, et nous avons un égo démesuré, celui de croire que, même individuellement, nous avons raison. Nous croyons même que chaque opinion est intéressante. Nous sommes dans une grande illusion.

                    Nos pauvres énarques, comme nos représentants syndicaux, sont aussi dans un autre monde.

                    Les hommes politiques font donc du théâtre jusqu’à leur retraite, en s’en mettant plein la poche. Que peuvent-ils faire d’autre ? Les français n’acceptent pas que le monde change autour d’eux. Ils disent que tout est à cause de l’OMC. Ou que tout est à cause des syndicats. Mais en fait, tout vient du changement qui a lieu de tout temps dan sle monde. Ce changement nous affecte aujourd’hui.

                    Il est parfaitement inutile de décréter que le changement n’est pas acceptable. Des espèces vivantes entières ont disparues pour ne pas avoir su s’adapter.

                    La SEULE te UNIQUE solution consiste à accepter le changemeent, et à savoir comment s’y adapter.

                    Si nous résistons, comme nous le faisons aujourd’hui de toutes nos forces, nous nous briserons comme le chêne au milieu de la tempête, en croyant probablement jusqu’au bout que nous avons raison, et que tous les autres sont des cons.

                    Nous sommes immatures, et nos conceptions sont absurdes. Ce qui nous rend totalement ingouvernable, quelque soit la forme de démocratie employée, ou quelque soit la forme du gouvernement.

                    En démocratie, il ne sert à rien de rejeter la faute sur les autres. C’est l’OMC (que nous pouvons signer ou pas). C’est les méchants patrons (qui sont aussi des français, et rarement plus méchant ou moins citoyen que la moyenne). C’est les syndicats (encore des français). C’est l’incompétence des hommes politiques (que nous élisons).

                    Le responsable de nos malheurs, c’est nous-mêmes. Nous ne comprenons pas le monde, mais nous croyons tous le comprendre. Nous n’écoutons pas ceux qui le comprennent, et nous croyons mieux le comprendre qu’eux (voire nous les soupçonnons de nous rouler dans la farine). Nous nous croyons tellement fort !

                    Nous sommes simplement pitoyables, ainsi que les commentaires étrangers ne manquent pas de le montrer.

                    Les chinois ont réussi à sortir d’un siècle d’occupation occidentale (grâce à Mao), et commencent maintenant à retrouver le chemin du développement. Sont-ils méchants pour autant ? Non. Ils existent, ils sont dans le même monde que nous. Nous devons juste apprendre à vivre ensemble. Que nous le voulions ou non, ils existent. Et c’est à nous de nous adapter à cet état de fait. Ce n’est pas aux chinois à faire en sorte que notre société dorée aux acquis colossaux perdure. Si notre société n’est pas adaptée au monde qui l’entoure, elle doit s’adpater. Ou elle disparaîtra. C’est une loi éternelle et fondamentale de l’univers :

                    Tout Change, car le monde Change perpétuellement. Ce qui ne change pas disparait donc naturellement.

                    Autrement dit, quoique nous en pensions, nos acquis, nos salaires, nos trentecinq heures, notre système de retraite : tous ces éléments vont changer ou disparaître. Il ne sert à rien de croire qu’ils sont éternels.

                    Ce n’est qu’en prenant conscience de ce fait universel que nous pourrons agir. Et agir dans des directions qui nous sont favorables. Aujourd’hui nous ne comprenons rien. Nous ne réagissons que dans l’urgence avec des ensembles de patchs. Et tout en étantconvaincu que « quelquechose » ne tourne pas rond, nous ne modifions pas notre comportement, mais continuons de chercher des boucs émissaires.


                    • parkway (---.---.18.161) 9 juin 2006 14:17

                      axion lave plus blanc !

                      Bien évidemment, la mondialisation, c’est naturel, ca vient de Gaia ! c’est la terre qui a créé tout cela !

                      les hommes politiques pourris, c’est naturel, ne changeons rien !

                      Acceptons tout ! mieux, résignons nous pour que continuent de vivre les copains de Bush et la chine qui vend les foies de ses prisonniers pour survivre !!!!

                      T’es un bon, toi ! ou j’ai rien compris ?


                    • Patrick (---.---.63.192) 9 juin 2006 10:09

                      Le système d’élections mis en place par les partis pour élire les maires dans les communes de plus de 3500 habitants, favorise cette grave dérive. En effet, le système ancien des listes où on pouvait biffer ou ajouter des noms permettait de mettre en place un conseil municipal mixte !

                      Je connais un maire qui s’est retrouvé ainsi élu alors qu il ne demandait rien ! Ses concitoyens l estimaient, le trouvait intelligent et honnête, et pendant 30 ans on a eu un maire remarquable que tout le monde estimait et connaissait, qui connaissait chacun et le pays, et que tout le monde revoit avec grand plaisir.

                      Ce système des listes a été instauré pour favoriser les partis les parachutages avec les tristes résultats que nous connaissons ! Ce système actuel favorise l’éludation des responsabilités aux profits de service obscurs et couteux de fonctionnaires à 35 heures qui font carrière plutot que de « servir » la République. Voilà comment on assassine de jours en jour la République !

                      Quel soi-disant "Politique aura le courage d’abolir ce système ??? Patrick


                      • parkway (---.---.18.161) 9 juin 2006 14:22

                        cher patrick, tu devrais citer le nom ce maire magnifique que le monde entier nous envie !

                        On va finir par le savoir que« les fonctionnaires » st tous des nantis, que les arabes st tous des voleurs et que les patricks st tous des cons !


                      • Yves (---.---.64.76) 10 juin 2006 16:09

                        Bonjour ,

                        - Ras le bol de la branlette intello / intox ... !!!

                        - Appliquer des mesures financières drastiques pour éliminer tout ce qui est inutile pour la Collectivité , supprimer tous les privilèges d’un autre âge , donner suite disciplinaire ou judiciaire systématique à tous les gaspillages et malversations constatés et consignés par la Cour des comptes ... , imposer des sanctions exemplaires aux gestionnaires fautifs ( en rapport avec leurs responsabilités , qu’ils ont voulues ... , et ce qu’ils coûtent ce faisant à la Collectivité ... ) , ça serait déjà pas mal pour enrayer la faillite et trouver du pognon pour financer les choses utiles et nécessaires ...

                        - Le CANADA qui était en faillite il y a 20 ans ( dette publique de 68% du P.I.B. , comme la FRANCE ... ) a bien redressé la barre avec une gestion rigoureuse ... et est maintenant en pleine santé ...
                        - Pourquoi ne pourrait on faire quelque chose d’approchant en FRANCE ... ???

                        - De quel droit les politicards , hauts fonctionnaires , et leurs amis affairistes nous disent-ils : « ... françaises , français , la situation est grave , il faut se serrer la ceinture ... » , alors qu’eux continuent de s’empiffrer comme des chancres ... ???

                        - Même Ségolène ROYAL reste totalement silencieuse sur le financement de ses projets ... et sur l’assainissement des finances publiques ...
                        - « il faut reconnaître les bienfaits de la mondialisation » ... , vient elle de déclarer ...

                        - Pourquoi vos enfants devraient ils servir d’esclaves à cette oligarchie prévaricatrice ... ( de la même façon que le Peuple russe s’est vu voler ses richesses par une jeune oligarchie qui a magouillé pour ce faire avec les politicards corrompus ... au lendemain de la chute de l’U.R.S.S. )

                        - La règle d’or est , que pour être crédible et respecté , il faut montrer l’exemple ... or , jusqu’ aujourd’hui , la règle de ceux qui se partagent alternativement le Pouvoir , c’est : « faites ce que je dis , pas ce que je fais  »

                        - Rappelez vous que le respect n’est pas dû , il se mérite !!!

                        - Je termine par un exemple qui fait réfléchir et qui force le respect , un exemple indien qu’il faut apprécier dans son contexte ...
                        - Sur FRANCE 5 , a été diffusé un reportage sur le groupe TATA ... , devenu un véritable empire industriel ( 93 sociétés , 215.000 employés ) , leader en INDE et l’un des groupes les plus performants de la Planète , dont les actionnaires sont très satisfaits de leurs dividendes ...
                        - Créé à la fin du 19ème siècle dans la région la plus pauvre de l’INDE - Jamshedpur - autour d’une mine de fer , par Jamsetji TATA ... , qui instaura la journée de 8 heures et les congés payés dans son entreprise dès 1912 ...
                        - Le groupe TATA , certes paternaliste , a érigé les principes parsis en règle d’or : justice et vertu et interdiction absolue de toute corruption ... , faisant que 66 % des bénéfices annuels du Groupe sont utilisés , via différents organismes , pour le développement du Pays .
                        - Dans la ville de Jamshedpur , toutes les infrastructures sont financées par le groupe ( éducation , formation , santé etc. )
                        - Notamment , des médecins formés par le Groupe visitent les villages pour vacciner , soigner et conduire un planing familial ...
                        - Son P.D.G. actuel déclare : « ... Les industries prennent à la Communauté de multiples façons , et je pense que nous devons lui rendre quelque chose ... »
                        - Sont dernier projet : créer un véhicule solide et très bon marché permettant aux habitants roulant jusqu’aujourd’hui en vélo ou scooter , de se déplacer en sécurité à l’abri des intempéries ...


                        • dav (---.---.103.159) 15 juin 2006 14:04

                          Un an après la large victoire du non au référendum sur le Traité constitutionnel européen, l’Europe est en panne. Ce ne fut pas la tempête annoncée par les tenants du oui, ni le grand soir rêvé par beaucoup de tenants du non ; mais, ce qui est sûr, en tout cas, c’est que le fameux « plan B » se fait attendre !

                          Ce repos forcé du processus d’intégration européenne nous fournit une bonne occasion pour prendre le temps de réfléchir à ce que nous voulons vraiment pour l’Europe et pour notre pays. Question apparemment saugrenue, mais dont la campagne de l’an dernier a largement montré qu’elle était décisive. Nous avons, en effet, assisté à cette occasion à d’impayables dialogues de sourds : - L’Europe veut anéantir le modèle social français. - Oui, mais elle nous a apporté la paix ! Ou encore : - Regardez à quelle vitesse s’est modernisée l’agriculture française grâce à Bruxelles. - Certes, mais Javier Solana est un valet des États-Unis et Bruxelles le 51e état de l’Union... On n’en finirait pas de faire la liste d’arguments, dont certains étaient recevables, mais presque toujours utilisés à contre-emploi.

                          Revenons donc aux « fondamentaux » : voulons-nous un marché unique de mieux en mieux intégré - avec ce que cela suppose d’harmonisation fiscale, budgétaire, sociale, juridique... - ou voulons-nous créer un État fédéral ? Les deux se justifient, mais il est évident que les conséquences sur le « plan B » seront singulièrement différentes : dans le premier cas, il n’y a aucune difficulté à accueillir à terme la Turquie ; dans le second, c’est presque impossible. Dans le deuxième cas, il faudra songer à fermer les représentations diplomatiques nationales ; dans le premier, ce sont les représentations diplomatiques de la Commission qui sont superflues, voire nuisibles...

                          Bref, une fois de plus, il faut avoir le courage de faire un choix politique : le point de départ n’est pas technique (comment aboutir à telle situation économique, politique ou sociale ?), mais politique (quel est le modèle européen dont nous rêvons pour 2050 ?)

                          Or, précisément, l’un des grands risques de l’aventure européenne, c’est que son haut degré de technicité conduit peu à peu à une dépolitisation du débat.

                          Pour revenir aux débats cruciaux, rien ne vaut la lecture d’un remarquable petit ouvrage du philosophe Pierre Manent : « La raison des nations - Réflexions sur la démocratie en Europe ».

                          Pierre Manent est l’un des meilleurs connaisseurs de la pensée politique libérale, un disciple de Raymond Aron. Et surtout un remarquable philosophe, au sens où il ne se lasse jamais de questionner les plus élémentaires « évidences » du temps, à la façon de Socrate.

                          Dans ce petit ouvrage, c’est au tour de l’expérience politique européenne de se retrouver sur la sellette et cela semble singulièrement salubre pour une Europe encalminée depuis un an !

                          On lira, en particulier, avec grand intérêt les pages concernant l’évolution de la démocratie au cours des dernières décennies. Comment se fait-il, s’interroge l’auteur, que la démocratie ne supporte plus aujourd’hui la différence ? Car tout se passe comme si la démocratie était devenue un modèle de société uniforme, où les nations, les races, les langues..., sont des survivances archaïques qu’il faut s’attacher à extraire progressivement. Or, la démocratie s’est jadis fort bien accommodée de l’existence de la nation ou de la cité. Mieux même, elle n’envisageait pas la possibilité d’une sorte de démocratie universelle et ne croyait qu’à l’application limitée des règles du gouvernement démocratique sur un territoire donné et pour un ensemble d’actions humaines données (la démocratie dans l’entreprise, dans l’école ou dans l’armée n’avait alors pas plus de sens que la démocratie internationale).

                          On lira également avec intérêt les réflexions sur la religion, et tout particulièrement sur l’islam. Pierre Manent en profite pour « mettre les pieds dans le plat » en s’interrogeant sur le bien-fondé de l’entrée de la Turquie en Europe. Il rappelle à cette occasion que l’islam n’a pas encore trouvé de forme politique adaptée : il récuse la nation et rêve du califat, mais ce dernier n’est pas une forme politique, seulement (et encore !) une forme de rapports entre politique et religion. En prenant conscience de cette indétermination politique de l’islam, on mesure mieux le danger qu’il y aurait à accueillir la Turquie dans l’Union européenne qui, elle-même, peine à choisir son modèle politique, entre marché économique apolitique, union d’États souverains ou État fédéral...


                          • behanzin (---.---.68.192) 13 octobre 2006 13:08

                            LABORATOIRE VODOUN

                            CONSULTANT AU CULTE DIVILATOIR AFRICAINE

                            LE « FA » L’HOMME DU MIRACLE INTERNATIONAL ENTRE DAHOMEY ET COTE D’IVOIRE

                            Apres trois ans passe dans une foret sacrée , j’ai eu a m’entretenir avec des esprits , c’est pour cela depuis ces 3 ans , DIEU m’a transmis des pouvoirs surnaturels que je met a la portée des humains . c’est a dire , je regles tous vos problemes ( maladies , problemes de famille, de couples , retrouver son poste de travaille , succession d’un pôste a un autre ,regles toutes affaires qui ne marchent pas ; etc .... )

                            n’ayez pas peur Messieurs et Dames , ouvrez moi vos coeurs selon vos problemes nous les reglerrons. PASTEURS , n’hesitez pas non plus a nous contacter , nous vous aiderrons aussi a faire vos miracles ( mettre un infime sur peid , soigne les maladies menthaux ect .... )

                            CONTACTE

                            REPRESENTANT BENIN / PORTO NOVO ANGLETERRE / LONDRE patrick ABASS karim YAO +229 979818847 +44 70 31 96 53 32

                            DOCTEUR PRINCIPAL

                            COTE D’IVOIRE / ABIDJAN

                            DR .MOUSTAPHA AGBOLI AGBO BEHANZIN +225 08397119 +225 08829851

                            NUMERO PERSONNEL +225 01121999

                            LIEU DE TRAVAIL BUREAU

                            ABIDJAN BENIN GONZAGVILLE PORTO NOVO

                            _CONSULTATION GENERAL AU CULTE DIVILATOIR AFRICAINE

                            _PROTECTION CONTRE LA SORCELLERIE ET LES MAUVAIS ESPRITS

                            _SOIGNE LA STELERITE FEMININE ET MASCULINE

                            _GUERRIR LA ZONATE ET PLAIE INGUERRISSABLE

                            _POUR SE FAIRE AIMER PAS TOUS ( election generale )

                            _L’UNION D’UN HOMME A UNE FEMME

                            _CONTRE ACCIDENT ( c’est a dire la DISPARITION )

                            _AVOIR LE POUVOIR D’INVISIBILITE EN CAS DE DANGER

                            _RECONQUERIR UN (e) EX MARI(e) OU UNE PERSONNE QUE VOUS AVEZ AIMES

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                            _AUGMENTE LA CLIENTELE DE VOTRES RESTAURANTS , MAQUIS , BOITES DE NUITS , LES ENTREPRISES (societe) , MAGASINS DE TOUTES SORTES , LES SOCIETES DE TRANSPORTS COMMUNS

                            _SOIGNE LES MALADIES SEXUELLEMENTS TRANSMISIBLES meme le ( S.I.D.A ) _MALADIES MENTHALES

                            _ANTI_BALLE MISTHYQUE

                            _LE SUCCES ET LA GLOIRE

                            NOUS REGLERRONS TOUS VOS PROBLEMES SANS HESITER ALORS NOUS VOUS ATTENDONS .

                            faites votre choix et nous realiserons votre souhait

                            BEAUCOUP DE CHANCE A CEUX QUI NOUS CONTACTERONS

                            NB / NOUS TRAVAILLONS PAR CHRONOPOSTE

                            JE SUIS A VOTRE DISPOSITION

                            MR.MOUSTAPHA TEL / +225 01121999 AGBOLI +225 08397119 AGBO +225 08829851 BEHANZIN +229 979818847 +44 70 31 96 53 32 ABIDJAN / BENIN / LONDRE

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