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Accueil du site > Actualités > Politique > La précarité comme outil de gestion des RH ?

La précarité comme outil de gestion des RH ?

A force de ne parler de la campagne présidentielle que comme l’évènement « people » de l’année 2007, les médias oublient (volontairement ou non) que les candidats « majeurs » ont déjà inscrit dans leurs programmes des mesures qui permettent aux électeurs de déterminer leur choix.

Peu sensibles à certains sujets, les Français le sont surtout sur celui de l’emploi. Or, s’il est un domaine où les candidats se sont prononcés de façon (il semble) durable, c’est bien celui de l’avenir du droit du travail français et notamment des contrats de travail.

Quelle est la situation actuelle ?

Une petite trentaine. C’est, au bas mot, le nombre de types de contrats de travail recensés en France. De quoi légitimer, pour beaucoup, la simplification de ce maquis contractuel. Au-delà du très gaulois «  contrat vendanges » qui apporte à la Bourgogne son lot de travailleurs saisonniers, les entreprises françaises sont en effet appelées à jongler avec les sigles. Aux traditionnels CDI et CDD se sont ajoutés, ces dernières années, pas moins de cinq nouveaux contrats (CNE, CDD seniors, CRP, CTP et contrat d’avenir).
Les formules sont à ce point « customisées » qu’elles compartimentent les travailleurs selon leur diplôme, leur âge et leur secteur d’activité.
Ceux en CDI restent, fort heureusement, majoritaires (87 %). Ils ont la chance de pouvoir cumuler la régularité du revenu, la certitude de l’emploi et l’assurance d’une retraite.
Les salariés précaires, en revanche, alternent souvent CDD et missions d’intérim. Ils ont rarement droit aux allocations chômage, et surtout pas d’accès à la formation, ce qui rend d’autant plus ténues leurs chances de décrocher un CDI. Ils n’ont, surtout, pas de garanties suffisantes pour obtenir un logement ou un prêt bancaire.
Source Les Echos

Quelle solutions proposent les candidats ?

Nicolas Sarkozy et François Bayrou, reprenant les écrits de Pierre Cahuc et Francis Kramarz, proposent la suppression du CDD et la création d’un contrat de travail unique à durée indéterminée dans lequel les droits des salariés relatifs à la protection de l’emploi et à l’indemnisation se renforceraient progressivement.
Le dispositif proposé par l’UMP est, en outre, plus flexible que le CDD, puisqu’il peut être rompu à tout moment. Et contrairement à ce dernier, il n’offre aucune prime de précarité en cas de rupture. Les entreprises se verraient également exonérées de leurs obligations de reclassement, transférées à l’ANPE moyennant une contribution patronale de 2 %.

Ségolène Royal annonce que le "CNE sera abrogé et le CDI deviendra la référence du contrat de travail". Qualifiant de "grave" la proposition de Nicolas Sarkozy d’un contrat de travail unique inspiré du CNE, elle estime que le candidat UMP s’apprête à démanteler le code du travail et à faire en sorte que désormais tous les Français pourraient être licenciés pendant deux ans sans justification et sans motif".

Qu’en pensent les syndicats de salariés ?
 
C’est l’exemple type de la fausse bonne idée. A priori, le principe d’un contrat de travail unique pour tous les salariés nous paraît très séduisant. La CGT s’était d’ailleurs opposée à la création du CDD. De là à défendre le rapport Camdessus, non ! Tel qu’il est présenté, le nouveau contrat de travail introduit la précarité du CDD dans le CDI, alors que c’est exactement l’inverse qu’il faut faire : donner à tous les garanties d’un CDI et une vraie « sécurité sociale professionnelle ».
Or ce nouveau contrat de travail unique rend caduque toute la législation sur les licenciements : pas de contestation possible du motif du licenciement, pas de consultation des représentants du personnel, pas de plan social ni d’obligation de reclassement pour les employeurs. Les licenciements seraient facilités et les entreprises, dédouanées de leurs responsabilités vis-à-vis des salariés et des bassins d’emploi. Maryse DUMAS - CGT

Et les organisations d’employeurs ?

Etonnamment, il semblerait que le MEDEF rejoigne les syndicats des salariés. Tous rejettent la proposition de Nicolas Sarkozy et de François Bayrou. Le Medef semble plébiciter la multiplication des contrats pour répondre aux différents besoin des enteprises. En fait, le MEDEF souhaiterait plutôt voir limiter dans le temps les procédures de licenciement et développer les transactions de gré à gré, quitte à indemniser plus les salariés sur le départ, d’où la célèbre phrase sur la séparabilité prononcée par Laurence Parisot.

En fin de compte, il faut beaucoup de naïveté pour croire qu’il suffit d’un assouplissement du droit du travail pour générer des embauches ou créations de postes. Tant décriée, la contribution DELALANDE qui pénalisait les entreprises licenciant des salariés de plus de 50 ans a été abrogée à la demande des employeurs qui nous expliquaient qu’elle était un frein à leur embauche. Depuis cette abrogation, le taux d’emploi des plus de 50 ans est toujours ... d’environ 37%.

Si les candidats évoquent une sécurité sociale professionnelle ou une "flex-sécurité" à la danoise, aucun n’indique qu’il consacrera 6 % du budget de la nation comme l’ont décidé les Danois.

Alors, des 35 heures qui devaient partager le travail , allon-nous connaître le contrat de travail unique qui partage le chômage ?

Les Français, au moins sur ce sujet, n’en doutons pas, trancheront

Crédit photo :
Le Grand Soir


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30 réactions à cet article    


  • Forest Ent Forest Ent 27 février 2007 12:04

    Il y a une tendance mondiale à la précarisation, à laquelle la France n’échappe pas. Le marché du travail en France est déjà très flexible, mais très inégalement.

    L’idée fausse au départ est que la flexibilité puisse apporter de l’emploi. C’est vrai marginalement, pour résorber quelques « viscosités » ddu marché. Mais le chômage de masse ne vient pas de là. Il vient des délocalisations et de la désindustrialisation.

    Il n’est pas difficile de lire en filigranne un déséquilibrage mondial de la relation capital/travail.


    • La mouche du coche La mouche du coche 27 février 2007 13:09

      Il ne faudrait pas parler de « précarité » mais de liberté de l’emploi. La liberté c’est la vie. Le contrat de travail change d’âge. Il passe à l’âge adulte. smiley


      • Reinette (---.---.221.104) 27 février 2007 17:41

        Un certain nombre d’espèces de MOUCHES pondent leur œufs sur de la viande en décomposition. Ce comportement intervient, selon les espèces, à des stades différents de décomposition...

        Quelques mouches peuvent transmettre des maladies comme, le choléra ou le typhus..., durant des périodes où la situation sanitaire d’une région est de mauvaise qualité (zone de guerre, régions atteintes par les tremblements de terre, les raz de marées, quartiers concentrant la pauvreté). D’autres mouches, une fois ingurgitées, peuvent provoquer des myases.


      • Reinette (---.---.221.104) 27 février 2007 17:49

        « Le travail, c’est l’émancipation. Le chômage, c’est l’aliénation. » Nicolas Sarkozy, sur TF1, 05/02/2007

        « L’essentiel est le sens de la vie. Le travail fait partie intégrante de l’équilibre de la condition humaine car il constitue la contribution de chacun à la vie en société. Le loisir n’existe que par rapport au travail. Aujourd’hui, alors que l’automatisation tend à éliminer les tâches pénibles et répétitives, le moment est venu de réhabiliter le travail. L’exemple à donner aux jeunes est simple : les gens les plus heureux sont ceux qui travaillent beaucoup et s’épanouissent dans leur travail. » Claude Allègre, L’Express, 25/10/2001

        « Certes, on peut comprendre que les salariés aspirent à travailler moins, mais n’oublions pas que l’objectif initial assigné aux 35 heures était la création d’emplois, pas l’avancée sociale et le nouveau mode de vie qu’elles sont devenues. » Guillaume Sarkozy, L’Express, 01/03/2001

        « À l’époque du travail de masse, des chants de masse, des plaisirs de masse, l’homme est plus seul que jamais. L’homme moderne ne s’implique dans rien de ce qu’il fait. Une part de lui-même, la plus profonde, reste toujours en alerte. Au siècle de l’action, l’homme s’épie. Le travail, unique dieu moderne, a cessé d’être créateur. Le travail sans fin correspond à la vie sans finalité de la société moderne. Et la solitude qu’il engendre, solitude surpeuplée des hôtels, bureaux, ateliers et cinés, n’est pas une épreuve qui aiguise l’âme, ni un nécessaire purgatoire. C’est une condamnation totale, miroir d’un monde sans issue. » Octavio Paz, Le labyrinthe de la solitude, 1950

        « Il faut réhabiliter la valeur travail. » Jean-Pierre Raffarin, Premier ministre, 06/11/2004

        « La motivation au travail et l’efficacité économique exigent des salariés bien formés et bien payés, respectés et protégés, assurés de la dignité de leur métier et de la sécurité de leur revenu, et certainement pas l’inverse ! C’est cela défendre la valeur travail. » Ségolène Royal,fête de la rose de Frangy en Bresse, 21/08/2006

        « Travailler plus pour gagner plus. » Slogan publicitaire du candidat Sarkozy, hiver 2006/2007

        « Et vice versa. » Fabien Lesueur, technicien intérimaire en maintenance informatique, 09/02/2007

        « Le travail, c’est le ciment ultime de la société. » Claude Allègre,L’Express, 09/08/2004

        Moins tu en fais, plus tu l’espères, Plus ta santé déjà précaire Te libère de ses tourments. Gagner ta vie ne vaut pas l’coup, Attendu que tu l’as déjà. Le boulot y en a pas beaucoup, Faut le laisser à ceux qu’aiment ça. Coluche, « Sois fainéant »


      • wired (---.---.92.11) 27 février 2007 13:44

        LIberté de l’emploi mais il n’y en a pas...On se poserais même pas ce genre de question de contrat dans une société de pleine emploi..


        • wired (---.---.92.11) 27 février 2007 13:46

          On est dans une société qui pousse les uns pour laisser la place aux autres..Quid de la campagne de pub des +50 ans mais oui ca changera rien au fond du problème...


        • JC BENARD (---.---.92.11) 27 février 2007 14:26

          @Wired,

          Si tout était simple comme des mots !!! Le CNPF devenu MEDEF a toujours expliqué que si on allégeait les charges ... ou les conditions de licenciement ...

          La réalité est toute autre et vous le savez, puisque ces allègements n’ont rien changé sur le fond.

          Le contrat de travail n’est pas l’ennemi des entreprises (du moins des bonnes) mais une excuse idéologique pour ne pas assumer sa responsabilité sociale.

          Maintenant si votre idéal est le nouveau capitalisme asiatique, c’est votre choix.

          En ce qui me concerne je pense que le futur appartient aux chefs d’entreprises qui sauront mettre la responsabilité sociale en tête de leurs préoccupations.


        • coprolithe (---.---.30.95) 27 février 2007 15:21

          M. Besnard,

          je crois qu’il ne faut pas tout mélanger, le MEDEF n’agit que dans l’intéret des entreprises qu’il représente, soit les plus grandes ! les plus petites n’ont jamais été pour les aides mais pour une plus grande liberté d’action (donc moins de paperasseries inutiles), la dimension sociale existe bien dans nos petites entreprises seulement, à cause de l’idéologie bureaucratique de nos dirigeants, il existe un malthusianisme économique important, un artisan préfèrera travailler seul avec l’aide d’extras occasionnels payés au noir, plutôt que de perdre 30% de son temps pour justifier ses démarches- il faut être professionnel dans son emploi mais aussi dans l’administration complexe : pourquoi ne pas demander au patron de petite boîte un simple chèque recouvrant toutes les taxes sur les salaires (au centimes pret) plutôt que d’en faire une bonne quinzaine aux différents organismes, de perdre un temps fou et de trembler de peur de se tromper (toutes les structures n’ont pas les moyens d’avoir un comptable à temps plein !)

          les niches contractuelles ne sont faites que pour les entreprises qui ont les moyens d’avoir un administratif à temps plein pour les gérer et surtout les faire dans les règles, idem pour les aides publiques — tout ceci ne bénéficie qu’aux plus gros poissons qui n’en n’ont pas réellement besoin ! c’est tout de même incroyable que l’on demande exactement la même chose du point de vue administratif à une entreprise individuelle qu’à une grosse entreprise de plusieurs dizaines de salariés !!

          Pour ce qui est des contrats de travail, croyez vous vraiment que cela changera réellement les choses ? il y aura toujours des protégés (qui n’auront pas la crainte du chômage, de la précarité, de l’accès au travail etc...) et des exposés (à qui personne ne veut donner sa chance — car beaucoup trop risqué financièrement, un patron ne peut se tromper sur son recrutement donc il se base sur ce qu’il connait pour embaucher : la grande école cotée ou le piston—euh le bouche à oreille)

          Pour résumer, je pense que le problème n’est pas une question d’être sensible aux besoins sociaux de notre société mais simplement une méconnaissance totale, de la part de nos dirigeants, du monde de la petite entreprise (celle qui créé le plus d’emploi en france).


        • mj357 (---.---.227.99) 27 février 2007 16:10

          Absolument d’accord avec votre commentaire. Les PME sont une source de création d’emploi énorme. Mais rien ai fait pour faciliter le fait qu’elle puisse embaucher.


        • LaEr (---.---.126.214) 27 février 2007 17:58

          Tout à fait d’accord... Mais je ne pense pas que cela signifie une quelconque perte de droits pour l’employé, mais un allègement administratif pour l’employeur. Plutôt que diminuer le nombre de fonctionnaire, pourquoi ne pas les employer à aider les PME dans leurs démarches ? Après tout, si l’Etat rajoute de la compléxité, à elle d’en assurer le surcoût... Peut-être arrivera-t’on un jour à un fonctionnariat pro-actif qui viendrait en aide aux entreprises ?


        • gem gem 27 février 2007 20:55

          @Laer

          Si l’état créer de la complexité ET paye un fonctionnaire pour la gérer, c’est exactement comme s’il payait le sapeur Camenbert à boucher le trou qu’il vient de creuser. Par très malin et detoute façon à la charge de la collectivité, donc des entreprises (au moins pour partie, les ménages pouvant en supporter une autre part)

          C’est plus simple et moins couteux de ... faire simple dès le départ... non ?


        • LaEr (---.---.126.214) 28 février 2007 11:31

          @Gem, Oki, mais parfois la compléxité est indispensable... Là, je dois admettre que je ne suis pas assez qualifié pour juger, mais ne serait-ce pas encore plus complexe de faire 1 contrat de travail qui reprendrait toutes les spécificités du monde du travail, et cela sans renier les droits acquis ?


        • La mouche du coche La mouche du coche 27 février 2007 14:29

          « le futur appartient aux chefs d’entreprises qui sauront mettre la responsabilité sociale en tête de leurs préoccupations. »

          j’ai cru que la phrase de JC serait plutôt :

          « le futur appartient aux chefs d’entreprises qui sauront mettre la responsabilité sociale DANS LES MAINS DE LEURS SALARIES »

          Je me suis trompé. smiley


          • JC BENARD (---.---.92.11) 27 février 2007 14:48

            @ mouche du coche,

            Les deux citations se complètent. Il n’en reste pas moins que nous avons une nouvelle génération d’entreprises et de salariés à créer.

            Cette nouvelle génération passe par l’accroissement d’entreprises choisissant le statut coopératif (scop) Car, nous le savons tous, ce n’est pas le profit qui est choquant mais sa répartition injuste.


          • coprolithe (---.---.30.95) 27 février 2007 15:24

            la répartition des profits ne peut se faire que selon le risque encourru ! sinon on retoune directement à l’égalitarisme marxiste qui comme chacun sais à fait ses preuves partout où il a été installé !!


          • Cosmic Dancer (---.---.174.251) 27 février 2007 15:42

            @ Coprolithe :

            « La répartition des profits ne peut se faire qu’en fonction du risque encouru »... Faute de quoi, ce pauvre monde flingué par le libéralisme fou deviendrait un univers carcéral marxiste ! Etes-vous conscient de ce que vous écrivez ? Est-ce pour rémunérer le risque qu’ils ont pris que les actionnaires ont bénéficié de 40 % des profits réalisés en 2006 et que les salaires stagnent - quand salaire il y a - au point que sept millions de Français vivent dans la pauvreté ? Quels risquent encourent les familles englouties, mal logées, mal nourries, mal soignées, parce que les conditions d’emploi et de rémunération ne leur permettent pas de s’élever à imaginer même faire partie de ce système en roue libre où les petits porteurs trucident leurs homologues sans en avoir conscience ? Misère...


          • Marie Pierre (---.---.217.51) 27 février 2007 15:55

            Cosmic, vous démarrez au quart de tour. Lisez ce que Cophryte a écrit plus haut. Il ne parle pas d’actionnaires de grandes boîtes qui empochent 40 %. Il est donc normal que dans une petite entreprise, celui qui prend tous les risques (y compris financiers en cas de pépin), qui met la main au porte feuille pour monter sa boîte reçoive une meilleure part que les salariés. Et je sais que dans de très nombreuses entreprises, le patron n’est pas toujours le mieux payé.


          • (---.---.30.95) 27 février 2007 16:22

            merci Marie-Pierre, je crois que ce n’est pas l’apanage de nos dirigeants de méconnaître la petite entreprise, il me semble que beaucoup oublient que la majorité de l’emploi est créé par de toutes petites boîtes avec pour 50% d’entre elles 1 salarié ou moins ! le Boulanger ou l’épicier du coin sont loin du patron du CAC 40 au niveau rémunération et risque pris !

            ensuite pour Cosmic dancer je crois que vous oubliez bien vite la réalité des choses, les grandes boîtes du CAC 40 font l’immense majorité de leurs bénéfices en dehors de la France, je me demande d’ailleurs pourquoi, objectivement, elles persistent à rester en France. Total avec ses énormes bénéfice pourrait très bien s’installer en Irlande ce qui lui ferait une économie de plusieurs milliards d’euros par an (et uniquement avec l’impôt sur les sociétés !). On peut être en désaccord avec ce principe du profit à tous prix-ce qui est mon cas- mais on ne peut pas nier le cynisme du système. Les aides et avantages que nous proposent les candidats à l’élection suprême sont loin (et c’est peu dire) de la réalité économique d’un pays, ce n’est pas parce que airbus licencie 2000 personnes en France que cela change quoi que ce soit aux chiffres du chômage, cela représente un très faible pourcentage ! mais personne ne s’indigne de voir des centaines de coiffeurs, de vendeurs etc.. se faire licencier tous les jours (sans plan de reclassement, ni de prime etc...) et surtout sans possibilité de retrouver un emploi ! mais on préfère surprotéger les uns au détriment des plus faibles et en plus c’est par soucis d’égalitarisme !


          • Cosmic Dancer (---.---.174.251) 27 février 2007 16:05

            @ Marie-Pierre :

            Non, je répondais à son commentaire, qui précisément répondait à celui de JC Bernard, au-dessus. Une généralité sur la répartition des profits et l’ombre du monstre « marxiste » à laquelle je souhaitais répondre. Pour celui qui concerne la méconnaissance des politiques relatives aux toutes petites entreprises, j’ai voté positif. Quoique plutôt que d’une méconnaissance, j’aurais tendance à penser que c’est d’indifférence qu’il sagit.


            • coprolithe (---.---.30.95) 27 février 2007 16:33

              juste quelques questions : combien d’entreprises sont cotées en France et ont donc des actionnaires ? combien d’entreprises individuelles en France ? Combien d’entreprises coopératives (qui est une bonne idée si tous s’investissent de la même manière dans l’entreprise- en temps et en argent) ?

              quelle est la part des grandes entreprises côtées dans l’emploi en France ?


            • Marie Pierre (---.---.217.51) 27 février 2007 16:43

              Cosmic,

              J’ai oublié de dire qu’une petite entreprise ne cherche pas systématiquement des employés précaires, en tout cas bien moins que les grandes et surtout bien moins que la Fonction Publique (qui est le premier bénéficiaire des aides à l’emploi attribuées, ce qui est rarement relevé). J’ajoute qu’une petite entreprise est souvent elle-même précaire. Elle ne peut donc pas garantir un emploi à vie.


            • JC BENARD (---.---.92.11) 27 février 2007 17:12

              @ Marie Pierre

              Vous écrivez :« J’ai oublié de dire qu’une petite entreprise ne cherche pas systématiquement des employés précaires, en tout cas bien moins que les grandes.. »

              Je suis obligé de m’inscrire en faux. J’ai passé toute ma carrière dans des entreprises de moins de 30 personnes et je vous garanti que ce n’est pas la taille de l’entreprise qui fait le social.


            • Reinette (---.---.221.104) 27 février 2007 17:51

              Les Ifop, CSA, Sofres ou Louis-Harris ne se contentent pas de mettre l’opinion en barres : ils formatent leurs propres effectifs aux normes de la flexibilité. Plus de 20 000 précaires travaillent « en rue » ou au téléphone dans des conditions sauvages.

              - Bonjour, j’appelle au sujet de l’annonce...
              - Eh bien, il s’agit d’un travail d’enquêteur.
              - Et c’est quel type de contrat ?
              - Vacataire.
              - Et le salaire ?
              - Vous serez payée au questionnaire, je ne peux pas vous donner d’ordre d’idée pour la rémunération.
              - Ah... C’est embêtant. C’est un contrat de combien de temps ?
              - Je ne peux pas vous dire : on vous appelle, on vous propose de travailler du tant au tant. Vous devrez trouver telle cible et faire tant de questionnaires.
              - Mais pour la rémunération, vous pouvez me donner un ordre d’idée ?
              - Non. »

              Voilà la conversation éclairante qu’on peut avoir avec l’Ifop quand on cherche à s’engager dans les légions de précaires que brassent les instituts de marketing et d’opinion.


              • michel lerma (---.---.70.213) 27 février 2007 19:09

                Il faut supprimer les DRH dans les entreprises car cela ne peut que générer de la discrimination par incompétence dans le besoin recherché dans un service (technique,informatique.....) au sein de l’entreprise

                Au USA,rare sont les DRH

                Ici ,les DRH,ont faient de la selection à la star académy depuis des années sans parler de la sous-traitance par des médiums ou des cabinets de recrutements très douteux !

                Oui j’ai connu cela voici quelques années !

                Ensuite il faut supprimer TOUTES les aides à l’emploi car un ETAT n’a pas à subventionner une entreprise privée qui devra créér un emploi si elle créé de la richesse ,car plus (+) elle devient riche ,plus elle devra embaucher

                Ensuite,créér un contrat de travail unique pour tous

                Réformer la formation professionnelle qui constitue en France une vrai vache à fric pour tous les escrocs ou des entreprises malhonnetes qui tapent des aides de notre Etat incapables de réformer pour évoluer

                Supprimer l’ANPE dans son fonctionnement actuellement mais donner le pouvoir aux agences d’intérim,car plus près de la réalité quotidienne du monde du travail

                Voila les réformes que j’attend dans mon pays pour les prochains mois


                • coprolithe (---.---.30.51) 27 février 2007 19:32

                  "Il faut supprimer les DRH dans les entreprises car cela ne peut que générer de la discrimination par incompétence dans le besoin recherché dans un service (technique,informatique.....) au sein de l’entreprise Au USA,rare sont les DRH"

                  ce n’est pas en supprimant les DRH que cela résoudra le problème de la sur-administration

                  « Ici ,les DRH,ont fait de la selection à la star académy depuis des années sans parler de la sous-traitance par des médiums ou des cabinets de recrutements très douteux ! »

                  c’est le cas partout, l’incompétence des chasseurs de têtes dans le recrutement est une chose acquise par l’immense majorité des entreprises (et on ne parle pas de graphologie, d’astrologie ou de la taille du sexe !)

                  « Ensuite il faut supprimer TOUTES les aides à l’emploi car un ETAT n’a pas à subventionner une entreprise privée qui devra créér un emploi si elle créé de la richesse ,car plus (+) elle devient riche ,plus elle devra embaucher »

                  là je suis plutôt d’accord mais il faut pour cela donner plus de liberté aux entreprises (faciliter les démarches pour recruter et licencier, un seul interlocuteur fiscal et social...)

                  « Ensuite,créér un contrat de travail unique pour tous »

                  là il faut argumenter parce que moi je ne vois pas trop l’apport réel de cette mesure

                  « Réformer la formation professionnelle qui constitue en France une vrai vache à fric pour tous les escrocs ou des entreprises malhonnetes qui tapent des aides de notre Etat incapables de réformer pour évoluer »

                  oui et 100 fois oui, en donnant plus de moyens aux universités et surtout en intégrant des formations diplômantes au sein de ces dernières pour les salariés ou les demandeurs d’emploi, accessible facilement

                  « Supprimer l’ANPE dans son fonctionnement actuellement mais donner le pouvoir aux agences d’intérim,car plus près de la réalité quotidienne du monde du travail »

                  non les fonctions sont totalement divergentes, une boîte interim n’a pas intéret à faire recruter un intérimaire (ils perdent les % qui les font vivre !), il faut réformer l’ANPE en donnant une prime à l’embauche réussie par exemple, et plus généralement en favorisant l’efficacité des agents (histoire qu’ils mettent un peu plus du leur dans leur travail— pourquoi une entreprise privée arrive à de meilleurs résultats dans tous les essais réalisés ? il faut évidemment s’inspirer des méthodes de ces entreprises privées)

                  « Voila les réformes que j’attend dans mon pays pour les prochains mois »

                  là je crois que vous rêvez ou que vous êtes encore bien naïfs....


                • Marie Pierre (---.---.40.23) 27 février 2007 23:13

                  Bonsoir JC Bernard,

                  Je vois votre réponse dans les commentaires colonne de droite, mais pas sur votre fil.


                  • JC BENARD (---.---.92.11) 28 février 2007 17:29

                    @ Marie Pierre,

                    Désolé, il s’agit des mystères de la technique


                  • Reinette (---.---.217.93) 28 février 2007 16:31

                    Réforme

                    Peter Hartz, ancien DRH de Volkswagen et initiateur de la loi « Hartz 4 » qui a taillé en pièces les droits des chômeurs allemands, a des ennuis avec la justice.

                    Pourtant, cet austère gestionnaire semblait au-dessus de tout soupçon : grâce à lui, l’enfant d’un sans-emploi ne dispose plus que de 2,62 euros par jour pour manger.

                    Mais le 16 novembre dernier, ce visionnaire de la « réforme » a été mis en examen pour abus de confiance. Il aurait escamoté des millions d’euros pour se payer du bon temps, à lui et puis à ses copains de Volkswagen.

                    Parmi les 44 chefs d’inculpation, une régalade de 780 000 euros offerte à des membres du conseil d’entreprise pour financer leurs frasques dans des bordels lors de voyages internationaux.

                    La réforme, ça ne consiste pas seulement à inciter les pauvres à se serrer la ceinture : ça permet aussi aux riches de desserrer la leur.


                    • Reinette (---.---.217.93) 28 février 2007 16:38

                      LE 27 DÉCEMBRE 2006, le collectif « Les autres chiffres du chômage » (ACDC) rendait public ce qu’il présente comme le nombre réel de chômeurs directement tiré des sources du ministère de l’Emploi et de l’Insee.

                      En septembre 2006, le gouvernement avait triomphalement annoncé une baisse du chômage portant à 2 172 000 le nombre de chômeurs. ACDC rectifie : « Le nombre total de personnes recensées par l’Anpe en tant que demandeurs d’emplois [s’élève] à 4 450 000 personnes. »

                      Les chiffres officiels ne comptabilisent pas 2 276 000 chômeurs, parmi lesquels ceux des départements d’outre-mer, un grand nombre de chômeurs âgés, ceux qui sont dispensés d’une recherche d’emploi et ceux qui ont travaillé plus de 78 heures dans le mois.

                      Sujet embarrassant et tordu pour la pérennité des personnels politiques, la question du nombre de chômeurs ne peut se traiter publiquement qu’à coup de magouilles statistiques et d’acrobaties avec les critères.

                      Car si journalistes et politiciens mettent en scène des courbes descendantes proportionnelles à celles ascendantes de leurs carrières, dans les bureaux d’affaires et les instances internationales, comme l’OCDE et l’OMC, on s’active froidement à appliquer les orientations de l’économie de marché et ses exigences de discipline sociale.

                      ACDC compte renouveler l’opération chaque mois avant la publication des chiffres officiels. Et cela pendant toute la durée de la campagne électorale, même si Jean-Pierre Guenanten, délégué national du Mouvement national des chômeurs et précaires, précise que depuis 25 ans tous les gouvernements se livrent à ces mensonges statistiques.

                      Quant à Borloo, il n’a pu s’empêcher de déclarer à propos de ces 25 ans de baratin étatique : « Si on change le thermomètre tous les jours, c’est difficile de mesurer l’évolution de la température. »

                      En attendant, on sait qui continue à l’avoir là où on le met !

                      [1] Association composante de ACDC avec le Réseau alerte sur les inégalités, AC !, le SNU-Anpe, Sud Anpe et la CGT Insee


                    • sabrina 20 octobre 2008 11:26

                      Pour informer les personnes sensibles aux problématiques des DRH, managers, directeurs de PME....
                      il faut se rendre sur ce site qui est complet, innovant et chaleureux.
                      Bonne lecture...

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