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Accueil du site > Actualités > Politique > La première épopée d’Hugo Chavez Frias

La première épopée d’Hugo Chavez Frias

Le journaliste Ignacio Ramonet qui avait déjà publié ses "Conversations" avec Fidel Castro récidive avec "Hugo Chavez : ma première vie", 700 pages accompagnées de 3 cahiers de photos.

Il a présenté son livre à la Maison de l'Amérique Latine à Paris le 5 mars 2015 jour de l'anniversaire de la mort du leader vénézuélien, premier plus jeune président du pays arrivé au pouvoir à 45 ans.

Ignacio Ramonet est un connaisseur du Vénézuela pour l'avoir parcouru dans les années 80. Mais c'est au moment du "Caracazo", l'insurrection populaire de février 89 qu'il découvre Chavez.Dans une ville, Caracas dévastée, traumatisée par les milliers de morts à la suite de l'insurrection. Dans une ville qui a lancé des "Viva Chavez". Deux minutes à la télévision on suffit à mettre Chavez en avant, alors qu'il enjoint ses camarades de la rebellion militaire à se rendre, annonçant franchement "notre mouvement n'a pu aboutir, nous ferons une nouvelle tentative". Dans cette 4ème République du Vénézuela, il assume sa responsabilité.

Ramonet fait un reportage pour "Le Monde diplomatique". Il veut montrer qu'il n'y a pas eu de tentative de coup d'état militaire mais une rébellion d'un "groupe d'officiers nasseriens"" face à un gouvernement dirigé par un leader social-démocrate, vice-président de l'Internationale socialiste, dans une Amérique Latine de dictatures militaires.

Il a d'ailleurs du mal à faire accepter par les intellectuels de l'époque, y compris latino-américains, l'idée d'un Chavez progressiste. L'article sera lu en prison par Chavez lui-même.

Lorsqu'en 1999 Chavez est élu à la présidence et s'installe au pouvoir, Ramonet le rencontre (la photo de couverture du livre a été prise par lui à ce moment).

Il le trouve séducteur, le classe parmi les néo-progressistes de gauche. Alors que pour certains c'est un véritable Hitler. La gauche l'attaque, le journal "El Païs" aussi.

En 2008, Ramonet lui propose de faire un livre sur "la fabrique de Chavez" c'est à dire sur le Chavez d'avant Chavez. Ce dernier a lu le livre de conversations avec Castro, il l'a apprécié. Il s'agit donc de faire la même chose mais avec un homme cinquantenaire, qui est en pleine possession du pouvoir.

Chavez accepte, lui qui aime bien émailler ses discours d' anecdotes sur son enfance.

Le travail pour la confection du livre durera 3 ans 2008, 2009, 2010. Avec un Chavez très ordonné (au contraire de Castro qui avait discuté à bâtons rompus), qui arrivait aux entretiens journaliers avec des documents bien préparés.

Au contraire de l'image d'un homme issu de la classe moyenne provinciale (son père directeur d'école) apparait un enfant paysan vivant avec une grand-mère pleine de bon sens, d'une grande influence sur lui, travaillant avec elle dans son "verger-potager", plantant maîs et pommes de terre. Un "super pauvre" aux yeux de Ramonet. On retrouvera dans la même lignée un Lula vendeur ambulant, un Evo Morales "petit paysan de l'Altiplano".

Après cette enfance et une vie de très bon élève, d'excellent lycéen, Chavez rejoint l'Académie militaire, ascenseur social indispensable pour un pays où toute progression sociale est bloquée. L'Académie sans distinction de couleur de peau, sans tenir compte de l'origine sociale, recrute et permet aux jeunes de sortir de leur condition de départ.Chavez sera l'un des meilleurs cadets de sa génération.

Chavez va s'imprégner de l'action des grands ancêtres sud-américains que sont Bolivar, militaire comme lui (le "matriciel bolivarien" si important pour lui), de Miranda qui a combattu à Valmy, de Rodriguez, tous penseurs de l'indépendance de l'Amérique latine et militaires révolutionnaires. Des débats auront lieu avec les marxistes (Marx fut très méprisant avec Bolivar), sur ces théories de l'indépendance de l'Amérique du sud inspirées par la Révolution française et les révolutions européennes.Chavez lira trés tardivement et sans insister, Marx et Lénine.

Les militaires progressistes le passionnent, le président Cardenas au Mexique, et surtout Velasco Alvarado au Pérou qui lui offre à lui "cadet vénézuelien" , parmi les cadets péruviens, panaméens, chiliens invités à une grande commémoration , "le petit livre bleu" plastifié, de son action, dont il reprendra la présentation, le format, l'allure générale pour l'impression de la constitution nouvelle dont il dotera le Vénézuela. Il s'inspirera de lui, qui redoutait un gouvernement exclusivement composé de militaires qui pouvait conduire à la dictature. Il lui préférait une association, militaires, partis politiques et civils associés. Ce que Douglas Bravo compagnon de Che Guevara théorisera en prônant un accord militaires-civils.

Très éclectique, Chavez lira Teilhard de Chardin, Marc Bloch, livres acquis auprès des bouquinistes à petits prix car il manque d'argent. Il se passionne pour les arts (dès le lycée il s'inscrit à une académie de... peinture), il peint, écrit des poèmes, des scènes de théâtre. Cette volonté créative l'amènera à une "politique inventive". C'est lui qui inventera l'ALBA, la CELAC, l'UNASUR. C'est pour cela qu'il s'entend si bien avec Castro" qui fait autre chose que les autres".

A sa sortie de prison en 1994 (après l'échec d'un nouveau coup d'état en 1992 il avait été incarcéré) Chavez très populaire sait depuis longtemps que le régime n'est pas réformable et que l'alternance droite - social-démocratie a fini son temps. Le président qui l'a libéré Caldera, démocrate-chrétien a été élu en combattant les réformes voulues par le FMI ; il va gouverner avec le PC, le MAS, le MIR, et les anti-libéraux .Mais pour quel résultat ?

Chavez qui ne fait plus partie de l'armée,est sans parti. Face aux divisions de la gauche il sait qu'il ira seul à la rebellion. Il parcourt le pays avec Nicolas Maduro notamment.Une vieille voiture prêtée et" tant qu'il y a de l'essence on roule".Il harangue la foule sur des tréteaux de fortune et prône l'abstention.Le système croule de l'intérieur et il faudra une 5ème république.Pour Ramonet "Chavez c'est DeGaulle + le Front populaire". Le De Gaulle de la souveraineté nationale. Chavez parle aussi beaucoup du Jésus du sermon de la montagne, du Jésus socialiste.

Des sondages sont effectués et il apparait que Chavez doit être candidat en 1998.

Au congrès du parti qu'il a créé Chavez passe alors de l'idée de l'abstention à la présence à l'élection présidentielle.Il est alors exclu de son parti et c'est "la difficulté de déconvaincre" ceux qui s'étaient rangé à l'idée de l'abstention. Au bout de quelques semaines les partisans reviennent et Chavez est élu au premier tour avec 56% des voix. Le leader est donc nécessaire même si les vénézueliens ne veulent plus de partis traditionnels.Chavez propose d'identifier les mouvements sociaux et de les articuler en un ensemble pour pouvoir changer la société par le haut et par le bas (au contraire du sous-commandant Marcos qui parle de changer la société par la base uniquement).

Ainsi Chavez, pour Ignacio Ramonet a effectué "une transformation copernicienne" de son pays.Il y a un avant-Chavez et un après-Chavez. JPEG Avant le pays était un état pétrolier,"veule, paresseux, à la remorque du capitalisme, le larbin des Etats-Unis". Chavez a réussi "une libération de l'humiliation inconsciente", formule de Ramonet audacieuse et toute personnelle.

 La rhétorique chaviste avec un Chavez grand orateur ( enfant il se colletait la vente ambulante), avec un Chavez d'une énorme sociabilité a marqué la population.

"L'émotion et la raison" font le charisme de l'homme politique. L'analyse politique,économique et sociale, au scalpel va de pair avec la culture populaire de Chavez au travers des chansons, de la religion, des superstitions, de la filmographie hollywoodienne ou mexicaine.

Charisme de Chavez que Ignacio Ramonet lyrique et dithyrambique célèbre encore et toujours, premier admiratif parmi les chavistes convaincus. Sera-t-il aussi louangeur pour son successeur Nicolas Maduro qui fait face à une crise politique, économique et sociale profonde dans le Vénézuela de 2015, 2 ans après la mort d'el Comandante.

 


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13 réactions à cet article    


  • doctorix doctorix 6 mars 2015 15:28

    Je suis fan de Chavez.

    Mon discours préféré : 
    Il me semble que sur cette base on peut reconstruire le monde.

    • Xenozoid Xenozoid 6 mars 2015 15:35

      @doctorix
      manque plus que les autre belges,et l’affaire est chocolat cigar,des canadiens et les mines seront enfin « productive », et la banque che deviendra centrale de toute façons castro is dead


    • Xenozoid Xenozoid 6 mars 2015 17:32

      @Xenozoid
      j’ai comme l’impression que l’humour est plein de rêgles aussi


    • Michel Maugis Michel Maugis 7 mars 2015 14:59

      @doctorix


      «  Allez au diable, yankees de merde ! »

      Je suis d’ accord avec vous ! C’ est effectivement un bon point de départ, je dirais même le fondamental sans lequel on ne peut rien faire.

      Essayez de convaincre les asterix... Oui je sais, c’ est très très très difficile.. ces gens cachent leurs nombrils égoïstes et se donnent des allures de démocrates

    • Xenozoid Xenozoid 7 mars 2015 17:04

      @Michel Maugis
      surtout que les,yankees sont flamands
       Jan en Kees ,Yankees
       les gringos c’est une autre histoire


    • Michel Maugis Michel Maugis 7 mars 2015 17:54

      @Xenozoid

      « surtout que les,yankees sont flamands »

      Cela ne change rien.

      Vous voulez dire, que les premiers colons étaient d’ origine hollandaise
      Mais c’est bien aux USA qu’il ont acquis ce terme, plutôt péjoratif, comme ne l’ est pas chez nous le terme « gaulois » pour désigner les français.

      Chavez utilise (ait) le terme piti yankee pour désigner les « opposants » au changement révolutionnaire, qui comme Asterix, ne rêvent qu’ à une intervention US au Venezuela, pour restaurer la démocratie à la US, souhaitée par les Asterix de tous bords, qui haïssent Fidel, car ils savent que FIDEL est le très grand responsable du maintien au pouvoir de Chavez et Maduro... mais que Asterix ne peut comprendre, pour des raisons de dogmes et préjugés.

      Sans Cuba, il n’ y aurait pas eu de République Boliivarienne du Venezuela

    • Xenozoid Xenozoid 13 mars 2015 16:40

      @Michel Maugis
      Sans Cuba, il n’ y aurait pas eu de République Boliivarienne du Venezuela

      non
      sans bolivar l’amérique du sud, serait sous inquisition,bolivar n’est pas un socialist,mais bon il,fait parti de ces révolutions bourgeoises,a cette époque


      • asterix asterix 7 mars 2015 07:27

        Chavez fut un grand Président pour avoir tenté par la voie démocratique de défaire son pays de la tutelle des USA. Je n’en comprends que moins son amitié avec Fidel Castro qui n’a jamais demandé l’avis de son peuple ...et dont le frère ( la dynastie familiale ) s’apprête aujourd’hui à pactiser avec l’ennemi, non pas pour sauver le peu d’acquis du peuple ( beaucoup d’images sans rien derrière), mais pour assurer la seule main-mise de sa caste sur le pouvoir.


        • Michel Maugis Michel Maugis 7 mars 2015 14:54

          @asterix


          Si vous ne comprenez pas, essayez de comprendre en remettant en cause vos préjugés, vos dogmes.

          Moi je comprends DONC J’AI MA BASE INTELLECTUELLE MEILLEURE QUE LA VÔTRE.

          Fidel n’ a pas eu à demander l’avis du peuple. LE PEUPLE LUI A DONNÉ LE POUVOIR.

          De plus Fidel, comme Raoul SONT ÉLUS par le peuple qui choisit ses représentants.

          Il n’ y a pas de milliardaires dans le parlement cubain, comme ce n’ est pas le cas aux USA et dans ceux d’ Europe, je veux dire l’ Otanazie. 
          vous approuvez toutes les guerres et massacres de ces pays tyranniques, puisque vous insistez à les appeler Démocraties.

          Ces guerres vous les comprenez, ces massacres aussi, les assassinat sélectifs du criminel de la maison blanche aussi ( Fidel et Chavez sont contre, vous êtes pour)

          Assez d’ hypocrisie. Moi je vous comprends ! vous êtes tout simplement INCULTE.


          Astérix, il est caractéristique que du peuple, vous vous en foutez éperdument, à faire croire que l’ important est « la démocratie à la sauce bourgeoise » alors que vous savez très bien QUE CE N’EST PAS UNE DEMOCRATIE.

          les USA sont une merde terroriste qui massacre, ET VOUS LES SOUTENEZ 

        • philippe913 7 mars 2015 14:58

          @Michel Maugis
          pète un coup ça ira mieux après.


        • Allexandre 7 mars 2015 12:14

          Merci pour cet article sur H. Chavez. Cet homme tant décrié, diabolisé par les médias occidentaux qui savent si bien le faire, a eu le courage et la force de s’opposer aux forces capitalistes les plus réactionnaires. Il est évident qu’aucun homme n’est parfait. Chavez ne pouvait pas réformer son pays sans accrocs. La corruption est un mal tellement répandu, qu’un seul homme ne peut lutter contre. De là la condamnation de dictateur, de populiste, dont l’Occident l’a gratifié. Mais ceux-là même qui l’ont accusé étaient les plus grands bandits de la planète, osant se présenter comme défenseurs de la démocratie. Sans tomber dans le culte de la personnalité, il est des Hommes, qui par leur charisme, peuvent incarner les espoirs de tout une nation. Ce fut le cas de Chavez. Les puissances d’argent et le pouvoir étatsunien ont tout fait pour le discréditer et l’éliminer. Peut-être y sont-ils arrivés. Mais le souffle du changement ne peut être détruit. Chavez avait compris où était l’ « axe du mal ». Hommage lui soit rendu, en espérant que la voie ouverte puisse connaître une longue vie et la victoire finale sur les forces malhonnêtes de l’argent pourri et du pouvoir torsionnaire.


          • Michel Maugis Michel Maugis 7 mars 2015 14:38


            L’ auteur veut se présenter comme un analyste, voire un historien imparcial, mais glisse des déformations de la réalité pour dénigrer Chavez, en douce, par les autres, pour que ses calomnies subtiles apparaissent comme des vérités historiques prononcées par d’ autres. Pas par lui, il est objectif.. 


            Cela se voit qu’ il connait très peu Chavez, et en général très peu ce que signifie la lutte pour le progrès, et l’histoire du Venezuela. Sa sympathie va vers les tortionnaires des peuples, et il n’ hésite pas à construire des phrases vicieuses pour déglinguer l’ image de Chavez et celle de Ignacio Ramonet, un des rares journalistes de stature internationale qui parle du Venezuela sans chercher à faire plaisir aux crapules.

            .

            “le journaliste Ignacio Ramonet qui avait déjà publié ses “conversations” avec Fidel Castro récidive avec Hugo Chavez : ma première vie.


            Récidive = refaire la même infraction. Ce n’ est évidemment pas ironique chez Roumestand.

            ses conversations. Non, Ignacio Ramonet a publié : Fidel Castro Biographia a dos voces en espagnol, 


            L’ auteur commence donc très mal avec un jugement indirect sur Ramonet, Fidel et Chavez. Ramonet refait l’ infraction de parler d’ un dictateur, comme il l’ avait fait avec Castro.


            L’ auteur présente le “Caracazo” comme l’ insurrection populaire de février 1989, sans dire la raison d’une telle insurrection qui fit plus de 3.000 morts ; les mesures neoliberales de Carlos Andres Perez.


            L’ auteur enchaîne avec des “ dans une ville qui a lancé des “viva Chavez”, et “deux minutes à la télévision on suffit à mettre Chavez en avant alors qu’ il enjoint ses camarades à se rendre, annonçant franchement “notre mouvement n’ a pu aboutir, nous ferons une nouvelle tentative”.


            Le lecteur, non avertit devra comprendre que le Caracazo de février 1989 est à l’ origine de la célébrité de Chavez, et que Chavez lui même est la cause des 3.000 morts du Caracazo, inaperçu par Le Monde, pourtant toujours à l’ affut des atteintes aux “droits de l’ Homme” .


             Chavez était un parfait inconnu en février 1989. Le Caracazo n’était pas une tentative de coup d´état, mais bel et bien une révolte populaire, dont la féroce répression à fait naître la conscience révolutionnaire chez Chavez.


            La rebellion civilo-militaire du 4 février 1992, 3 ans plus tard :


            Les mots de Chavez furent prononcés le 4 février 1992, lorsque capturé il convainquit ses camarades militaires à se rendre à la suite d’une rebellion civilo-militaire , 3 ans après le fameux Caracas.


            Chavez n’ a jamais dit qu’ il “fera une nouvelle tentative” :  Il a dit que la tentative de rébellion a échoué “POR AHORA” ( pour maintenant).« Compañeros : lamentablemente, por ahora, los objetivos que nos planteamos no fueron logrados en la ciudad capital ; es decir, nosotros aquí en Caracas no logramos controlar el poder ». Camarade : Malheureusement, pour maintenant, les objectifs que nous nous sommes donnés no furent obtenus dans la capitale ; je veux dire, nous, à Caracas, nous n’ avons pas réussi à contrôler le pouvoir. 


            Plus tard, effectivement, il arriva au pouvoir, mais par la voie légale, c’ est donc une infamie de laisser à penser qu’ il arriva pas une nouvelle tentative ( la troisième donc) de coup d’ État, mots que Chavez n’ a jamais prononcés pour qualifier le mouvement du 4 février 1992.


            L’auteur continue ses fourberies, qu’il place chez les autres… lui est objectif, c’ est un historien.


            “Il a d’ailleurs du mal à faire accepter par les intellectuels de l’époque, y compris latino-américains, l’idée d’un Chavez progressiste. L’article sera lu en prison par Chavez lui-même.”


            Qu’ est ce que cela prouve ? Les intellectuels, comme l’ on sait, ont la très grande habitude de reconnaître illico des hommes d’ actions progressistes. Que veut dire Roumestand ? De quels intellectuels parle t´il. L’ auteur veut dire que Chavez n’ est pas un progressiste…que les intellectuels n’ ont jamais reconnu en ces moments.. Et maintenant ? L’ auteur ne le dit pas, mais on devine sa pensée, neutre assurément.


            Je me souviens très bien de ce moment, et je peux vous dire que j’ ai immédiatement repéré le personnage, comme très intéressant pour l’ avenir du Venezuela. Mais je ne suis pas un intellectuel, seuls habilités, eux, à repérer un progressiste. Le peuple, NON !. Pour Roumestand , c’ est l’opinion des “intellectuels” qui compte.


            Fidel Castro aussi, qui l’ invita quelque temps plus tard, après sa libération, pour faire une conférence, et qui l’ accueilli en grande pompe, au pied de l’ avion à la La Havane, avant qu’ il soit candidat à la présidence. Mais, pour Roumestand, Fidel n’ est pas un intellectuel de renom. 


            “il le trouve séducteur, le classe parmi les néo-progressistes de gauche, Alors que pour certains, c’ est un véritable Hitler. La gauche l’ attaque, le journal “el Païs” aussi.”


            Comment donc Ramonet ose t’il présenter Chavez comme un progressiste, alors que pour certains c’ est un véritable Hitler. Qu’ en pense Roumestand ?

            L’ auteur ne met pas ses mots entre guillemets, on ne sait donc comment ils rapportés du Monde Diplomatique.


            “un super pauvre aux yeux de Ramonet. On retrouvera dans la même lignée un Lula vendeur ambulant, un Evo Morales “petit paysan de l’ Altiplano”


            De quelle lignée exactement ? Roumestand veut faire entendre que Ramonet insiste sur le côté “pauvre” pour attendrir le lecteur et donc qu’ il s’ agit d’ une lignée démagogique.


            Rien sur la stature du personnage d’ action en faveur des pauvres et des misérables, qui pourrait avoir attiré l’ intérêt des “intellectuels” de la gauche selon Roumestand, et de “el Païs”, journal à caractère fasciste d’ Espagne. Ce que Roumestand ne dit pas. El Païs n’ informe pas, il déforme à longueur de pages sur le venezuela, et sur tout les mouvements progressistes d’ Amériques latines et d’ ailleurs.


            L’ auteur a voulu faire croire que le Caracazo de 1989 avait été un coup d’ Etat à l’ issu duquel Chavez avait dit qu’ il refera une nouvelle Tentative !


            Et bien nous y voilà, l’ auteur informe incidemment : “ A sa sortie de prison en 1994 ( après l’ échec d’ un nouveau coup d’ état en 1992, il avait été incarcéré)…


            Voilà donc ce fameux deuxième coup d´état, selon Roumestand, à l’ issu duel Chavez est devenu Célèbre pour avoir assumé sa défaîte “pour maintenant” ( por Ahora).


            Comme historien, il y a beaucoup mieux.


            Je doute fortement que cet article soit un résumé objectif du livre de Ignacio Ramonet sur Chavez.


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