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Accueil du site > Actualités > Politique > La République 6.0

La République 6.0

Le régime politique actuel a-t-il besoin d’une sérieuse mise à jour ? Slogan symbolique, simple rééquilibrage des pouvoirs, ou révolution constitutionnelle : tous les candidats en appellent à la VIe République, mais leurs propositions divergent en réalité grandement.

"Quand les hommes ne peuvent changer les choses, ils changent les mots". Ou les chiffres, pourrait-on donc ajouter aujourd’hui à la citation de Jaurès, grand favori dans cette campagne, parmi les mânes invoquées lors des meetings de tous bords. Car pour ce cru 2007, tous les candidats (hors Nicolas Sarkozy) sont formels : il faut passer à la VIe République. Si l’on était habitué au slogan sur les affiches protestataires (vieille antienne lepéniste par exemple), les grands candidats, qui avaient une chance réelle d’accéder à l’Elysée, parlaient jusqu’ici de "réformes des institutions", de "modifier" le texte de 1958, ou encore de "donner plus de pouvoirs aux citoyens", sans proposer ce changement de numérotation, qui, loin parfois de relever de l’anecdotique, peut recouvrir une profonde réforme des institutions. Rappellons au passage que la France n’a jamais changé de République qu’à l’occasion de chocs violents : la seconde finit par un coup d’Etat en 1851, la IIIe meurt avec le régime de Vichy, la IVe se disloque dans la guerre d’Algérie. La crise de la représentation stigmatisée par le 21 avril 2002 suffit-elle à légitimer un changement de régime ?

Maladie hexagonale

Si les petits partis peuvent faire des propositions radicales (instauration du scrutin proportionnel intégral à un tour aux élections législatives, européennes, régionales, cantonales et municipales, ou encore suppression de la présidence de la République), les grands candidats entendent en réalité peu corriger en profondeur les déséquilibres qu’ils dénoncent. Pourquoi donc lâcher l’expression de VIe République ? Certainement, elle fleure bon le "réel changement", la rupture avec le système, un thème porteur si l’on en croit l’envolée jusqu’ici irrésistible de François Bayrou dans les sondages...

Ainsi, la candidate socialiste, qui parlait jusqu’alors de "République nouvelle", voulant réconcilier le national avec le local, ose aujourd’hui évoquer une VIe République, basée sur quatre piliers : démocratie parlementaire, sociale, participative et territoriale. François Bayrou s’est donc opportunément empressé de renchérir à la télévision en se déclarant également favorable à une "VIe République", agaçant au passage davantage le candidat de l’UMP, Nicolas Sarkozy, déplorant que c’est "une maladie française que de vouloir changer la Constitution tous les cinq matins. "C’est d’ailleurs une maladie française de penser que quand on vote une loi, on résout un problème", a par ailleurs ajouté Nicolas Sarkozy. "Nous avons de bonnes institutions, il y a quelques changements à faire, mais ce qu’il faut changer c’est le chômage, le plein-emploi, le pouvoir d’achat, l’immigration qu’il faut maîtriser. Ce ne sont pas les problèmes de VIe, de VIIe ou de VIIIe République."

Coup d’Etat permanent

Les trois grands candidats ont en réalité le même diagnostic, et veulent empêcher à l’avenir la concentration des pouvoirs entre les mains d’un seul, le président, qui passé l’élection, devient juridiquement et politiquement irresponsable. Aussi, les évolutions du régime pourraient certainement être progressives et ne pas conduire à un changement de République. Elles pourraient être le fruit d’un réaménagement du système semi-présidentiel actuel, avec un amenuisement des pouvoirs du Premier ministre, et un renforcement des prérogatives parlementaires. Le président, désormais plus contrôlé politiquement, pourrait s’impliquer davantage dans la gestion des affaires intérieures. Mais l’on peut rester dubitatif quand à penser que le contrôle du Président aille trop loin, ou sur la totale sincérité des candidats. Voudront-ils véritablement réduire leurs pouvoirs, une fois revêtus les habits de la fonction pour laquelle ils se sont tant battus  ? Souvenons-nous juste de la facilité avec laquelle François Mitterrand, virulent contempteur du caractère monarchique de la Ve avec son brillant pamphlet "Le Coup d’Etat permanent", s’était accommodé des ors du régime et de ses prérogatives, une fois élu...

Verdict des urnes

Faut-il penser que la crise de la démocratie, révélée par le séisme de 2002, est réellement si profonde ? Qu’elle ne peut être enrayée à l’avenir par d’autres moyens qu’un changement de Constitution ? A la différence notable de la dernière présidentielle, les Français semblent aujourd’hui se passionner pour cette campagne, comme en attestent les foules des meetings et les audiences télévisées record. Les adhésions des militants aux partis ont crû de manière importante (triplé pour l’UMP, plus que doublé pour le PS), tout comme les inscriptions sur les listes électorales. Le verdict viendra des urnes : chiffres de la participation, recul éventuel des votes protestataires, mais aussi propension des partis à faire vivre la démocratie hors périodes électorales...Car au-delà des textes et des institutions, le futur locataire de l’Elysée devra nécessairement solliciter davantage ceux qui l’ont fait "roi". Car pour en revenir à ce fameux Jaurès cher aux présidentiables, "sans la République, le peuple est impuissant, mais sans les citoyens, la République est vide".


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19 réactions à cet article    


  • tvargentine.com lerma 23 mars 2007 10:31

    Ce n’est pas « une nouvelle république » mais les hommes à changer dans cette république.

    Ils ont eu l’impunité devant la lois.

    Ils ont des avantages « acquis ».

    Ils ont des courtisans.

    Ils sont déconnecté de la réalité de la société française.

    Ils se sont bien enrichi,car en effet rare son ceux qui sont pauvres !

    Ce n’est pas en changeant le chiffre 5 par 6 que cela va changer

    Encore une idée populiste de ségolène de la Compassion sociale !


    • Gasty Gasty 23 mars 2007 10:46

      République Version 6.0 tout un programme a refaire. smiley


    • mcm (---.---.121.37) 23 mars 2007 10:52

      En 6.1 dolby digital surround ce sera parfait !


      • (---.---.140.254) 23 mars 2007 11:27

        Oui, pas de VI° avec les pouvoirs en place !

        Tout juste une V° bis...


        • (---.---.176.151) 23 mars 2007 11:38

          Une 5.1 :)


        • levoisin (---.---.84.10) 23 mars 2007 11:47

          Du calme, la VIe république proposée par Royal est une proposition toute récente, qui provient de la VIe république d’essence parlementaire envisagée par Montebourg depuis un ou deux ans déjà.

          La VIe république d’essence présidentielle proposée par Bayrou est déjà décrite dans les grandes lignes depuis un ou deux ans déjà.

          La réalité, c’est que l’UDF de Bayrou et le NPS de Montebourg ont entamé leur réflexion sur le renouvellement des instutions depuis 2002, réflexion qui ont abouti vers fin 2005 à deux propositions très différentes qui ont chacune leurs avantages et leurs inconvénients.

          Royal a sans doute obtenu le ralliement (surprise à l’époque) de Montebourg au prix de cette proposition de VIe république, qui n’intéresse pas le reste du PS (seul le NPS désire réellement ce changement des institutions). C’est pourquoi Royal n’en parle que si tardivement.

          Et comme toujours, tant que Bayrou était à 6%, aucun journaliste ne s’est fait le relais de ses propositions de VIe république. Jusqu’à ce que Bayrou soit à 20% et que Royal mette finalement ça sur le tapis. Dès lors, cela devient le sujet à la mode.

          Donc ce ne sont pas des surenchères de dernière minute, mais bel et bien des projets portés depuis le début par Bayrou et Montebourg.


          • MyHyene (---.---.214.63) 23 mars 2007 13:54

            avec une république 6.0 fournie par le PS , nous auront besoins de plusieurs centaines de giga de correctifs...et encore ...

            si sa 6eme république ne marche pas Démago(lène) nous fustigera ( ce sera forcément de notre faute, ça l’est toujours avec la gauche)


          • (---.---.3.187) 23 mars 2007 11:49

            Tous ca ce sont des conneries : des dizaines de millions de français vote pour le président, pas pour un député ; Le président tient son parti, il a donc la majorité, le Président à donc tous les pouvoir, le Peuple l’a voulu, et c’est normal d’ailleur, comme dans tous les pays démocratique, cf la GB.


            • candidat 007 (---.---.41.75) 23 mars 2007 12:00

              « Faut-il penser que la crise de la démocratie, révélée par le séisme de 2002, est réellement si profonde ? Qu’elle ne peut être enrayée à l’avenir par d’autres moyens qu’un changement de Constitution ? »

              Il ne faut pas oublier les révélateurs de la démocratie, que sont les abstentions grandissantes aux élections, et le rejet des élites politiques (élus et partis) lors du référendum sur le TCE.

              Pour revenir au sujet de votre article. Je crois en effet que juridiquement il n’est pas besoin de changer de numéro pour la république pour réaliser des évolutions démocratiques. (on peut changer « la république sans changer de république » titre de mon article du 6 mai 2006 : http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=9828 ) .

              Mais la question est différente. Puisqu’il y a méfiance (pour être poli) généralisée vis a vis des politiques, il est clair qu’on ne peut compter sur eux, et leurs partis, pour réaliser ne serait-ce que des évolutions légéres. Les citoyens savent trés bien que les promesses de rénovation seraient édulcorées, affadies, et que bien sûr rien de primordial ne changera.

              C’est là qu’intervient la raison du changement du nouveau numéro. Parce que s’engager, et 10 candidats sur 12 l’ont inscrit dans leur programme, a proposer la VI éme république est important non pas pour changer le numéro mais surtout parce qu’ils doivent en plus expliciter les modalités de réalisation de leurs évolutions démocratiques. Et, en s’engageant sur une VI république, ces candidats s’obligent a proposer quelque chose de construit. Sinon, le bilan du mandat serait catastrophique car mesurable . Où est votre VI république promise ?

              Ainsi Ségolène Royal prévoit un comité constituant et un référendum institutionnel avant la fin 2007.

              Bayrou c’est moins clair, parce qu’il n’a pas fixé de date et de délais. (durant le mandat présidentiel), mais du pouint de vue engagement c’est la même chose.

              Et cela, c’est une réponse à la crise démocratique. Il y a crise de la démocratie et bien ! : je vous propose de demander aux citoyens ce qu’ils en pensent lors d’un référendum.

              Sarkosi , avec son même diagnostic partagé, ne peut que promettre des réformes qui seront réalisées en cercle fermé, au Parlement . Et ça , on connaît . merci bien.


              • Stephane Klein (---.---.19.227) 23 mars 2007 14:03

                Le president, tous les pouvoirs, c’est uen blague ? Durant la cohabitation, qui a les pouvoirs, le presiedent ou le gouvernement.

                La realite est que cette histoire de 6e republique est nee a l’UDF de l’episode du CPE ou Villepin a voulu passer en force sans entendre l’avis du parlement.

                Alors je suis pour un renforcement du controle du parlement et de son pouvoir de sanction, y compris avec des commissions presidees et a majorite de memebres issus de l’opposition, exactement ce que propose Sarko.

                Mais je suis totalement contre cette 6e rep. qui n’est que le retour a la 4e, la valse des partis, les gouvernement de 1 jour et l’impuissance instituee.

                La 6e n’est rien d’autre qu’un hochet invente par les nouveaux caciques du PS et de l’UDF en mal de programme. C’est les 35h du moment : une proposition fantaisiste mais dangereuse tiree du chapeau.


                • karl (---.---.36.152) 23 mars 2007 15:39

                  J’verrais bien Sarko dans Pirates des Caraibes 4, avec ses tics et ses mouvements de tête, il serait un compagnon idéal de Johnny Deep !


                  • Rdlm (---.---.114.107) 23 mars 2007 18:32

                    Je suis pour une assemblé élue à la proportionnelle intégrale à un tour (en suprimant quand même les partis qui font moins de 1, 2 ou 3%) ! De cette manière, on ne pourra pas dire qu’une loi a été votée par un parti qui ne représente en fait que 25% des voix mais a 51% des députés !

                    Cependant pour ne pas oublier la province il faudrait une deuxième assemblée à la place du sénat mettant à égalité chaque département en nombre d’élus (2 ou 3) quelque soit le nombre d’habitants pour équilibrer le fait que les 50% de la population concentrés dans les grandes villes imposent des lois à la con aux habitants des petites villes et de la campagne !


                    • moebius empereur de toute les galaxies (---.---.218.116) 23 mars 2007 23:49

                      @ karl. Meilleur dans Nosfératu le vampire, plutot Carpate que Caraibe.


                      • (---.---.79.50) 24 mars 2007 00:26

                        Plutôt que de nous bassiner avec sa version 6.0 sur fond de Marseillaise, le PS ferait mieux de corriger les très nombreux buggs de son propre système. Remarquez, peut-être ont-ils égarés les sources !!

                        Dans ce cas : format PS :/all -include:eleph* ;*


                        • PIE 3,14 (---.---.33.137) 24 mars 2007 01:51

                          la cinquième République est un « costume » crée pour De Gaulle. Sarkozy n’est plus qu’un trés lointain héritier du gaullisme et aucun candidat, à l’exception de Le Pen, n’a débuté sa carrière sous De Gaulle.

                          Il n’est donc plus « hérétique » pour cette génération de politiciens d’évoquer un changement de constitution et pourquoi pas ?

                          Changer de constitution sans passer par une crise, serait peut-être un signe de maturité démocratique.


                          • Blablabla (---.---.221.113) 24 mars 2007 09:21

                            @ l’auteur

                            Attendez là !

                            Pourquoi vendre une nouvelle république comme on vend un logiciel PC ?

                            A l’inverse du courant européaniste qui demande d’abord le respect des différents traités pour pouvoir mieux simplifier après, la plupart des candidats à la présidence française tapent (en apparence) sur la forme des institutions pour (partager) compliquer le pouvoir !

                            C’est étrange, pour ne pas dire suspect, en effet de vouloir modifier la constitution française alors que le conseil européen cherche à passer en force sur le projet de traité.

                            D’ailleurs, c’est FB qui a le plus de propositions à faire sur les institutions et la réforme de l’Etat ! Très significatif ! Et voir lesquelles : « suppression du domaine réservé du chef de l’Etat en matière de politique étrangère ». Ce qui revient à dire : un président français pour quelques millions européens.

                            JMLP ne numérote pas la république, il parle juste d’une république référendaire, avec bien sûr le principe de préférence nationale à inscrire dans la constitution, ce qui semble légitime.

                            Ce qui est rien de moins que de mettre de l’anti-spam dans le logiciel français de l’environnement européen. Et la version sera gratuite.


                            • FranceA9 (---.---.253.117) 24 mars 2007 19:52

                              Décidément votre site et les sites adjacents sont plus démagos que nos journaux quotidiens et télévisuels : vous avez été à bonne école semble-t-il, pour commencer un métier on commence par imiter et la posture du journaliste cynique et désabusé, c’est ce qui se porte le mieux en ce moment, donc vous êtes « tendance ». Sauf que quand vous dites au sujet du projet de VIe république proposé par S. Royal « le président, qui passé l’élection, devient juridiquement et politiquement irresponsable », c’est faux, puisqu’il est prévu (voir le programme du PS) de remettre plus de démocratie dans cette nouvelle république (ne pas oublier que de Gaulle c’était le pouvoir personnel, l’article 16 et les ordonnances !). Un exemple, la réelle séparation des pouvoirs, fondement d’une vraie démocratie est inexistante avec la 5e concernant la justice notamment (mais aussi les nominations au sommet de l’Etat). Actuellement,le président est en effet « garant de l’indépendance de la justice » qui n’est d’ailleurs pas un pouvoir, mais une autorité « judiciaire »... On explique à Sc. po que c’est mettre un loup dans une bergerie ! C’est vous dire comme les juges sont libres et c’est pourquoi on peut voir aujourd’hui un juge UMP (le juge Bruguière) se présenter aux élections législatives et une autre juge qui se déclare pro SRoyal menacée de licenciement par son ministère ... Deux poids deux mesures ! La proportionnelle a été votée par la gauche en 1988 puis démolie par la droite en 94 ou 95 à vérifier... Continuez votre boulot de sape de l’information en racontant des bobards comme la « grande presse » et nous nous retrouverons avec les plus démagos des démagos, Marine Le Pen et Besancenot, en 2012 et Sarkozy bientôt ! Ah, j’oubliais, c’est Raffarin qui a abrogé le décret sur le contrôle des aides aux entreprises en 2004, et ça a été voté par Bayrou... Il ne faut pas lire que les journaux, mais les textes officiels et les débats des assemblées ! Signé : un canard sauvage !!!


                              • jack Mandon (---.---.122.239) 30 mars 2007 11:03

                                Mon article peut sembler un peu décalé, mais je ne le crois pas quand au fond. Les sondages à la distribution savante, CSA, SOFRES etc...Ceux pratiqués en ligne par les internautes, sont tous intéressants, ils ont des intentions louables, mais demandent toujours un savant travail d’interprétation. Prévoir, prédire, envisager demain, c’est le grand rêve de tous. Dans ce cas précis on interroge un grand monstre, le monstre de tous les temps « le peuple » Ce grand monstre est doté d’une intelligence collective, à multiples têtes. C’est l’état crépusculaire schizophrénique dans lequel règne la confusion parfaite. L’adhésion sans mesure, la nuit inintelligible du chaos. Dans l’antiquité grecque, le berceau du savoir et de la connaissance, ce monstre se nommait la chimère. La chimère n’est pas une réalité matérielle, les êtres vivants monstrueux ne survivent pas. Cependant, la chimère existe psychologiquement et la nation en est une. La destinée d’une nation peut connaître au négatif des situations confuses et embrouillées, des espérances insensées. Au positif, l’adhésion, la foi à un courant social, la communion avec une force collective est une véritable révélation spirituelle. Les grands hommes politiques se coltinent avec deux types de chimères, le peuple et les partis politiques. Charles de gaule et François Mitterand ont bataillé toute leur vie avec ces deux chimères. Aujourd’hui, un des dilemmes important de la campagne électorale est entre autre chose, de choisir entre deux chimères. Le peuple ou les partis. Pour cette raison, 50% des personnes interrogées par les instituts de sondage ne se sont pas déterminées. Personnellement, je fais un choix idéaliste mais aussi réaliste, car je ne suis pas plus satisfait du bilan de la « gauche » que de la « droite ». Je choisis de voter pour un président de la république qui fait passer l’intelligence du peuple avant l’intelligence des partis. Pour cette raison, 50% des votants se demandent si l’intelligence du peuple est plus crédible que celle des partis politiques. Voici peut être le dilemme. François Bayrou pense que le peuple est plus crédible que les partis politiques. Voici une vision qui dérange beaucoup de monde, les politiciens qui vont perdre leur boulot s’ils ne composent pas, et tous les votants qui ont besoin d’être paternés et maternés. François Bayrou fait appel à la maturité des votants et des hommes politiques, je partage son opinion car j’ai envie de grandir et de m’affranchir des donneurs d’ordres et de conseil.


                                • Juste pour dire (---.---.197.186) 31 mars 2007 09:53

                                  La VIe République ne serait-elle tout simplement pas une fiction et une façon pour Royal, entre autre, de faire croire à un réel dynamisme ? Les français ont clairement besoin de changement, ce n’est pas en annonçant le contraire qu’on sera élu...

                                  Ségolène Royal, en réalité, ne compte pas vraiment bousculer les institutions et l’expression de VIe République n’est qu’un coup marketing.

                                  Je vous invite à lire l’analyse juridique de Frédéric Rolin ou encore d’Amphi-Duguit sur le sujet. Elles me paraissent apporter un réel plus à ce débat car elles sont justement et juridiquement argumentées.

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