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Accueil du site > Actualités > Politique > La République irrespirable des saprophytes

La République irrespirable des saprophytes

Philippe Meyer sur France Culture (septembre 2011) : « Un pays qui prend Bernard Tapie pour un entrepreneur, Bernard-Henri Lévy pour un philosophe, Jacques Attali pour un penseur, Claire Chazal pour une journaliste, Alain Minc pour un économiste, etc. ne peut s'étonner d'avoir Nicolas Sarkozy comme président de la République »

Si ces quelques lignes résument cyniquement l'état d'un peuple dont les minorités encore pensantes sont hélas contraintes de subir, suffrage universel oblige ou plutôt supercherie républicaine oblige, le joug d'une majorité qui, dénuée de discernement et dépourvue d'esprit critique, cautionne ces faux prophètes, ces tartufes, ces imposteurs, elle n'est pas sans rappeler le trait acerbe d'un certain... Joseph de Maistre, estimant déjà en 1816 – autres temps, autres mœurs dit-on : vraiment ? – que « toute nation a le gouvernement qu'elle mérite ».

Vaut-il mieux, dès lors, se résigner, ou faut-il à l'inverse se convaincre, afin de garder espoir, que les Français d'aujourd'hui ne doivent en réalité de « mériter » depuis trop longtemps cette « République irrespirable » prétendument irréprochable, qu'au simple fait d'être nés sous un régime politique s'ingéniant, dès les premières années scolaires, d'entretenir chez eux l'illusion de sa viabilité ainsi que le mensonge sur les circonstances de son avènement ?

Car la République, (in)digne fille de la Révolution dite Française, est bel et bien le véritable ennemi de la France et des Français eux-mêmes, qui boivent jusqu'à la lie ce poison démagogique. Ils ont oublié, ou plutôt on ne leur apprend pas que, jadis rayonnant, jadis respecté, jadis envié mais encore jadis convoité, notre pays devait cette prestigieuse condition à un système monarchique qui l'a non seulement forgé mais en a assuré, durant 1300 ans, l'intégrité, reposant notamment sur deux atouts dont il disposait et qu'une République jamais n'offrit ni n'offrira à la France :

1° La monarchie jouait le rôle de véritable rempart tenant éloignés les appétits financiers extérieurs. Aujourd'hui, le président de la République française, ne disposant d'aucune marge de manœuvre pour exercer les fonctions régaliennes nécessaires à la souveraineté de notre pays et indispensables à sa préservation, doit sans cesse composer avec les lobbies en place s'il veut se donner toutes les chances d'être réélu cinq ans plus tard et, quoi qu'il advienne, son action sera toujours limitée par une délétère démagogie à laquelle il doit se soumettre s'il veut sortir vainqueur d'échéances électorales se succédant à un rythme effréné ; à la différence d'un monarque dont le « poste » n'est pas tributaire de suffrages acquis à grand renfort de promesses non tenues, et qui n'a donc pas la plus infime once d'intérêt à sacrifier la France sur l'autel de calculs personnels et mercantiles. Au surplus, un monarque, véritable « père du peuple », incarnait la France qu'il transmettait à son héritier : spolier la France revenait à spolier sa propre famille.

2° La monarchie garantissait, quelles que soient les difficultés économiques ou sociales du moment, une pérennité du pouvoir, une stabilité avec une société non paralysée par des luttes intestines partisanes, un véritable poids diplomatique puisque nous affranchissant du ballet grotesque bouleversant la représentativité internationale de notre pays au gré des changements de gouvernement. En outre, le monarque était élevé et formé dès sa naissance dans le but précis d'assurer la lourde tâche d'administrer un Etat, sachant de surcroît que son entourage était lui-même issu d'une lignée rompue aux coulisses de la gouvernance d'un peuple. Imaginer trouver en quelque pitre républicain prétendant au poste suprême, le même bagage de compétences et de connaissances, relève, au mieux de l'utopie, au pire d'un exécrable boniment.

La République, issue d'une Révolution dite française n'ayant jamais été faite par le peuple et encore moins pour lui, n'a au fond permis qu'aux moins méritants et aux moins scrupuleux – état de fait dont il est assez « cocasse » de voir qu'il contrevient d'ailleurs à la fameuse Déclaration des droits de l'Homme et du Citoyen de 1789 fixant que les citoyens « sont également admissibles à toutes dignités, places et emplois publics, selon leur capacité, et sans autre distinction que celle de leurs vertus et de leurs talents » – de spolier et de duper les Français. Car ne nous y trompons pas, la Révolution a été menée par une bourgeoisie financière vorace voyant en le pouvoir monarchique un obstacle à son désir de s'installer au sommet de l'Etat. Et la France de 1789, par sa puissance économique, par sa souveraineté, par son rayonnement intellectuel, représentait alors LE pays ayant depuis 1300 ans résisté à toutes les convoitises extérieures, donc LE pays à abattre aux yeux de cette caste affairiste, pour mener à bien ses projets d'extension.

Car qui sont les descendants de cette bourgeoisie financière, sinon l'oligarchie financière et mondialiste, dont un nombre croissant de nos concitoyens dénonce désormais les pratiques ? Ce sont ces mêmes marionnettistes qui, agitant les classes dirigeantes républicaines corrompues et devenues de simples marionnettes entre leurs mains, obtiennent d'elles : qu'elles sacrifient, au nom du peuple français, la souveraineté de notre pays ; qu'elles abandonnent, au nom du peuple français, son privilège de battre monnaie ; qu'elles imposent, envers et contre le peuple français, un traité de Lisbonne auxquels nos concitoyens avaient clairement exprimé leur veto référendaire lorsque l'on avait voulu leur vendre affublé du nom de Constitution européenne ; qu'elles asphyxient nos concitoyens, au nom du peuple français, en nourrissant des établissements financiers privés par le biais du creusement d'une dette publique mettant en péril notre pays ; qu'elles privatisent à l'envi, encore et toujours au nom du peuple français, des services publics financés des décennies durant par les contribuables (service postal, autoroutes, chemins de fer, énergies...) pour en octroyer désormais les juteux bénéfices à des groupes privés.

En réalité, la République jamais ne s'opposera aux instigateurs d'une gouvernance mondiale dont les contours se dessinent chaque jour un peu plus ; et pour une simple raison : cette République, et ses pseudo-dirigeants, véritables saprophytes vivant à ses crochets et donc au crochet du peuple, à l'instar de nombre de « démocraties » occidentales vérolées, est depuis belle lurette le plus sûr complice de l'oligarchie financière : sous des dehors vertueux, entretenant à souhait une démagogie lui permettant de se maintenir vaille que vaille en place, elle spolie jour après jour les Français et leur donne l'illusion d'être en mesure de peser d'un quelconque poids lors d'élections se résumant au sempiternel clivage trompeur et suranné gauche/droite.

Aujourd'hui, les marionnettes de ce triste spectacle, personnalités inconsistantes appartenant aux sphères médiatique, financière et politique, sont à ce point sures de leur fait qu'elles jouent pleinement leur rôle et à visage découvert. Cette roguerie marquerait-elle un tournant décisif ? Des démocraties qui s'émiettent, des économies qui s'effondrent, des sociétés qui mugissent, sont autant de facettes d'un « chaos contrôlé » visant à la mise en place d'une monnaie et d'une gouvernance mondiales uniques, non seulement que les dirigeants occidentaux, vendus à quelques marionnettistes, ne cessent d'appeler de leurs vœux, mais encore à laquelle nos concitoyens ne pourront que « naturellement » aspirer lorsque l'atmosphère planétaire deviendra, tout comme cette fichue République, irrespirable...

H.B.


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23 réactions à cet article    


  • frugeky 29 septembre 2011 11:20

    Y’en a encore qui préfèrent respirer l’encens et les pets talqués ou les perruques poudrées.
    N’en suis pas.
    Vive la république ! (pas la ripoublique)


    • Gabriel Gabriel 29 septembre 2011 16:01

      Absolument d’accord avec vous. Encore un qui peut s’asseoir sur un petit suisse sans le déformer !..


    • impertinent3 impertinent3 29 septembre 2011 11:32

      Incroyable : on en fait encore des comme l’auteur !

      Moi qui pensait que cela n’existait que dans les romans de gare.


      • lesdiguières lesdiguières 29 septembre 2011 11:38

        La révolution populaire et républicaine est la seule solution salvatrice pour détrôner les élites corrompus du pouvoir. Aux Armes ....


        • UNE PETITE LISTE DE SAPROFITEURS :

          -’l ’élysée...ses conseilllers ses sondages...ses avions...SES MARCHANDS D ’ARMES...SES DESPOTES AFRICAINS AMIS...SES MALLES OU TAMBOURS DE BILLETS..

          - le sénat et l ’assemblée nationale...membres de pius de clubs d influence...hippocrate
          prométhée...domus...oeconomia (affaire médiaror...viox...lexomil...myolastan...les membres de la commission médiator...étaient aussi appointés par le club hippocrate...servier...gsk...la générale. santé..médéric.malakoff....)...

          -le mille feuilles administratif....comparé a d’autres pays comme les usa...la FRANCE a 90% DE TROP DE POLITIQUES....CELA COUTE TRES CHER..

          -ses banquiers et avocats d’affaires...marchands de bien...gerants de sci...proches du pouvoir..
          -ses labos pharmaceutiques qui vendent les generiques a 90 % du prix de l’originelllET JUSQU A 200 FOIS LE PRIXDE REVIENT DU MEDICAMENT..
          les francais consomment 4 fois plus de anti depresseurs..anxyolotiques..opîacés...anti.inflamaroires...ect....que les autres européens...et se rerouvent avec l’alzheimer précoce...BRAVO LES LABOS ET LEURS CLUBS D INFLUENCE FINANCES PAR....EUX


          TOUT CELA COULE ...LA FRANCE


        • oncle archibald 29 septembre 2011 11:50

          La république et ses institutions sont très satisfaisantes, le suffrage universel reste malgré ses défauts de loin le meilleur système pour que la population puisse choisir ceux auxquels elle délègue « le pouvoir du peuple » et qui doivent s’exprimer « au nom du peuple Français ».

          Ce ne sont pas les institutions qu’il faut changer mais les hommes et c’est un fait qu’aujourd’hui par la main mise sur les médias, les deux partis dominants faussent totalement le jeu de l’offre politique.

          Quant au roi, mon attachement au respect de toute vie me fait regretter que cet infortuné Louis XVI ait été guillotiné, mais je pense que son élimination était nécessaire pour tourner la page avec une monarchie qui n’a pas su évoluer à temps et qui a su se faire haïr par les privilèges exorbitants accordés à une poignée de favorisés et la misère entretenue de la plupart des autres ...

          Le jour ou nous saurons nous choisir un personnel politique ayant le sens de l’état et le désir de se mettre à notre service, et non pas l’inverse, tout ira pour le mieux dans la meilleure des démocraties possibles pour parodier Candide.


          • interlibre 29 septembre 2011 12:26

            « Ce ne sont pas les institutions qu’il faut changer mais les hommes »


            Permettez moi mais je ne suis pas d’accord. Les hommes pris séparément sont faibles et ce depuis toujours. Je ne vois pas bien comment on peux changer les hommes. Nous avons besoin d’institutions faites pour protéger la majorité et créées par la majorité dans l’intérêt général. Je refuse de penser que la 5eme république est ce qu’on peux faire de mieux. 

          • oncle archibald 29 septembre 2011 14:24

            La 5eme république a été fondée par Charles dse Gaulle, elle devait permettre à un homme choisi par le peuple au suffrage universel direct de gouverner le pays sur la base des grandes orientations qu’il avait présentées dans son programme .. Cette légitimité venue du peuple, il la remettait en question au cours du mandat en présentant au peuple des mesures à approuver par référendum, en précisant bien que si le peuple n’approuvait pas la mesure présentée il en tirerait pour conséquence que le peuple ne voulant plus de la politique qu’il propose, il démissionnerait immédiatement puisque n’étant plus légitime.

            Ca marchait fort bien. Puis vint Georges Pompidou qui suivit à peu près la même voie : de grands principes (pour lui c’était simplement de reprendre ceux qu’avaient mis en place son prédécesseur.

            Puis vint Valery Giscard d’Estaing déjà beaucoup plus manoeuvrier et moins clair dans ses « grands principes directeurs ». la ou les choses se sont vraiment gâtées ce fut avec François Mitterand qui faisant fi de l’envoi au gouvernement par les électeurs d’une chambre des députés hostiles, inventa la « cohabitation » et s’accrocha au pouvoir comme un morpion.

            Dès lors la cinquiéme fut le théatre de luttes politiques sans autre enjeu que la possession du pouvoir non pas pour faire exécuter un programme mais juste pour la jouissance du pouvoir avec son cortège de saloperies et de coups fourrés nécessaires pour se faire élire ou réélire sans avoir de vision à long terme sur l’avenir du pays ..

            Des preuves allez vous demander .. Et bien par exemple qui pouvait ignorer qu’il était catastrophique d’emprunter pour payer l’emprunt précédent, puis d’emprunter pour payer les interets des emprunts, pour arriver là ou nous en sommes aujourd’hui à passer la moitié du budget de l’état à payer des intérêts d’emprunts sans rembourser un seul centime des sommes dues .. 

            Qui a refusé ces budgets ?? Qui les a dénoncés ? Ils n’ont même pas été sérieusement critiqués et ceux qui veulent nous gouverner demain n’envisagent pas de mesures drastiques pour rétablir une situation plus saine, certains envisagent même d’augmenter les dépenses et assurent qu’ils peuvent le faire sans augmenter les impôts ... ... Seul François BAYROU a osé annoncer clairement qu’une augmentation de deux points du taux de TVA serait incontournable, quel que soit le parti qui sera au pouvoir en 2012.

            Ce sont donc bien les hommes au pouvoir qui se foutent de nous et pas les institutions qui sont prises en défaut ..

          • HugoBremont HugoBremont 7 octobre 2011 12:19

            Il est toujours politiquement correct d’encenser le général de Gaulle et de ne pas dénoncer les points curieux issus de son « règne ». Pourtant, on peut légitimement s’interroger sur le fait qu’un homme aussi lucide et pragmatique n’ait pas su entrevoir les dérives du suffrage universel, lequel est par essence une absurdité puisque reposant sur la tyrannique loi du nombre : iriez-vous confier l’entretien de votre véhicule à un boucher ? Iriez-vous confier votre santé à un peintre en bâtiment ? Assurément les personnes vous voyant commettre un tel acte vous prendraient, avec logique, pour un fou. Or qu’est-ce que suffrage universel sinon l’utopie délétère de concevoir que de l’expression de l’ensemble d’un peuple peut émerger l’homme qui saura le mieux endosser la fonction de chef d’Etat ? Rien... C’est plus sûrement l’absurdité portée à son paroxysme.

             

            En réalité, il est des fonctions d’Etat dites régaliennes qui doivent être assurées de façon forte, pérenne, continue, et auxquelles n’entendent pas grand nombre de nos concitoyens, pour la simple et bonne raison qu’ils n’ont ni les connaissances ni les compétences nécessaires pour en mesurer les enjeux. Il n’y a aucun mépris dans mes propos : toute activité, quelle qu’elle soit, pour être exercée, exige un savoir-faire, un apprentissage, un « diplôme ». Le seul examen que passe un futur chef d’Etat est le plébiscite donné par des concitoyens n’ayant pas toutes les cartes en main et abreuvés d’une bonne dose de démagogie, non plus seulement les quelques mois précédant les élections présidentielles, mais désormais tout au long du quinquennat... Voilà pourquoi une monarchie, impliquant à sa tête une personne rompue aux tâches régaliennes et indépendante des lobbies qui lacèrent notre pays, apparaît comme réfléchi et judicieux.

             

            Mais il semble également indispensable dans le même temps, ceci n’étant pas contradictoire avec une monarchie forte, d’opérer en France une réelle décentralisation, en mettant en œuvre une véritable démocratie de proximité, chaque terroir, chaque province, ayant une histoire, une configuration, des exigences qui peuvent être différentes d’un territoire à l’autre et que les personnes y vivant au quotidien peuvent apprécier à leur juste mesure.

             

            Le système actuel est une véritable hérésie : la République est un monstre de centralisation outrancière s’immisçant, jusque dans les détails les plus absurdes, au sein de la vie quotidienne des Français, et qui s’avère dans le même temps incapable d’assurer à l’extérieur la souveraineté économique de notre pays ; l’inverse de la monarchie qui, elle, accordait une grande liberté aux différentes provinces et corps de métiers dans la façon de « mener leur barque », tandis que dans le même temps elle préservait la France des appétits extérieurs en affichant une souveraineté sans faille.


            Voilà l’escroquerie républicaine : donner à croire aux Français qu’ils sont maîtres de leur destin grâce à un suffrage universel qui n’est que poudre aux yeux, cependant qu’il s’agit, dans les faits, d’un régime jacobin et parfaitement anti-démocratique puisque ne tenant jamais compte des attentes territoriales spécifiques. Or les Français continuent, par un vote dont ils attendent de façon illusoire un quelconque changement, de plébisciter, de cautionner, de légitimer un système qui les tue. Joli tour de force...

             

            J’ajoute, s’agissant du général de Gaulle, qu’il est à l’origine de la carrière de Pompidou, et que ce même Pompidou a gravé dans le marbre en 1973 l’impossibilité pour la France d’emprunter auprès de la Banque de France pour financer ses infrastructures, condamnant notre pays à le faire auprès de marchés privés, donc orchestrant l’accroissement inéluctable d’une dette publique dont bénéficient les seuls grands financiers internationaux. On peut là encore s’interroger sur les motivations d’un de Gaulle qui ne pouvait ignorer, au vu du pedigree de Pompidou, ce qui résulterait de la montée d’un tel homme dans le paysage politique français, et quelles conséquences funestes aurait son élection à la tête d’un pays jusque-là souverain comme la France...


          • jef88 jef88 29 septembre 2011 12:15

            La différence entre l’aristocratie et la caste des bourgeois enarques au pouvoir ? .NEANT
            « rempart tenant éloignés les appétits financiers extérieurs »...............NEANT.
            souvenez vous de LAW vers 1730...
            La monarchie garantissait, quelles que soient les difficultés économiques ou sociales du moment, une pérennité du pouvoir, une stabilité avec une société non paralysée par des luttes intestines partisanes, ........EXACT
            C’est une paralysie totale ou le peuple n’a aucune chance


            VIVE LA REPUBLIQUE
            (pas ripoublique)


            • sleeping-zombie 29 septembre 2011 13:02

              C’pas possible... c’est une parodie non ?

              @l’auteur : si jamais c’est pas une parodie, et qu’un jour, par miracle, la monarchie est rétablie (et ce sera bien un miracle puisque la monarchie est de droit divin), tu te vois parmi les nobles ou parmi les gueux ?


              • BABAYAYA BABAYAYA 29 septembre 2011 14:59

                salut mon tit jaune, 


                non non, pas poubelle, juste intéressant parce que ça prouve que des comme l’auteur il en existe encore !!! si si, la preuve !!!

                moi en tout cas je me suis bien marré...

                aller, à la tienne mon chef !!! surtout par ce beau temps !

              • HugoBremont HugoBremont 1er octobre 2011 18:50

                Tout est dit, et merci à vous.


              • cevennevive cevennevive 29 septembre 2011 17:39

                ... « Le bon roi Dagobert, a mis sa culotte à l’envers »...

                ... « Il y a peu de chance qu’on
                 détrône le roi des Cons »...

                Mais au fait, nous en avons eu un de roi dans les années 80, non ? Sa Majesté Mitterand, qui nous a laissé une partie de sa descendance dont on passerait volontiers...

                « A la lanterne » tous ces rois, roitelets, couronnés d’or, d’argent ou de pétro-dollars. Dès qu’ils ont un trône, ils se sentent les rois du monde. Mais ils ont une grosse tête et des pieds d’argile.

                Signé : une descendante des sans-culottes et des huguenots opprimés sous ce pourri de Louis XIV.


                • cevennevive cevennevive 29 septembre 2011 17:44

                  J’oubliais : j’ajoute pour Colignon (dommage, coligny eut été plus sympa...) que je suis contre la peine de mort. Je ne veux tuer personne, ni roi, ni pourri, ni tortionnaires...

                  En ce qui concerne les rois (dont nous avons raccourci le moins nocif), ce sont des hommes comme les autres. Il suffit de s’en affranchir.


                • cevennevive cevennevive 29 septembre 2011 17:48

                  Et, Hugo ! Nous avons déjà Christopher Links, Bonapartiste chevronné, pour nous enluminer l’histoire de France à sa façon, Alors...


                • wilson89 wilson89 29 septembre 2011 18:08

                  Le seul intérêt de cet article réside dans la citation de Philippe Meyer , car la République qui élève grossièrement, au rang de stars, une série d’individus qui sont au moins, de rares incompétents, sinon de fieffés imposteurs, rend un très mauvais service à notre démocratie et n’absout en rien le régime monarchique de son archaïsme dépensier pour le pouvoir d’une caste au détriment du peuple. Nous en avons la preuve aujourd’hui, grâce à Sarkozy-le-Petit, qui n’a eu de cesse, depuis son sinistre avènement, que de « monarchiser » son pouvoir présidentiel et l’on voit bien, entre autres, où cela nous a menés ... !


                  • Jean Eymard-Descons 29 septembre 2011 20:53

                    J’avais raté cette chronique du toutologue : merci pour le rattrapage !


                    • babaro babaro 29 septembre 2011 21:39

                      @à l’auteur,

                      intéressant votre article car il rappelle en fait que la monarchie, exempte des pressions et des lobbies de tous ordres pouvait, si le Monarque était « de qualité », (ce qui n’était hélas pas toujours le cas) se consacrer utilement à son pays et à son peuple.

                      je pense que ceux qui ont accueilli avec dérision votre article, ne font pas l’effort de considérer une monarchie moderne, contemporaine, débarrassée de tous les oripeaux caricaturaux de la cour, avec une noblesse de plus en plus indigne qui a fini par exaspérer, à juste titre, les mieux intentionnés des sujets et laisser le champ libre aux sociétés secrètes et à la cupidité des marchands.


                      • yann 29 septembre 2011 22:35

                        Pourquoi pas une gouvernance mondiale, et sans monnaie, pour une humanité apaisée qui aurait rompu avec ces vieux démons de domination et d’accumulation ?

                        Une fraternité internationale, un cadre de sobriété et de solidarité pour une égale dignité de tous les êtres humains.

                        Reste à amorcer, et à ne pas entraver la route vers cela.

                        A moins qu’il se soit trop tard
                         « lorsque l’atmosphère planétaire deviendra ..irrespirable »

                        mais il n’est pas nécessaire d’espérer pour entreprendre dans une voie plus harmonieuse


                        • bigglop bigglop 30 septembre 2011 01:42

                          Bonjour,

                          Et si nous retournions aux fondamentaux :
                          Constitution de l’AN I, du 24 juin 1793 qui stipulait :

                          "Quand le gouvernement viole les lois du Peuple, l’insurrection est, pour le Peuple et pour chaque portion du Peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs."

                          C’est ca la Révolution !

                          http://www.aidh.org/Biblio/Text_fondat/FR_04.htm


                          • JL JL 30 septembre 2011 08:21

                            Bah ! pas la peine de s’énerver : l’auteur a balancé son pavé dans la mare et d’est tiré !


                            • HugoBremont HugoBremont 1er octobre 2011 19:35

                              Celles et ceux croyant encore – et on les comprend au vu du formatage des esprits mené tambour battant par l’Education nationale depuis 200 ans – à la fable de la Révolution dite française ayant délivré le peuple du joug et de la tyrannie de l’Ancien Régime, devraient au moins se donner la peine d’ouvrir de bons livres d’Histoire pour ne pas se couvrir de ridicule : ils y apprendraient, utilement, qu’il s’agit d’un mythe décrypté dès le début du XIXe siècle par nombre d’historiens.

                               

                              La ligne de conduite de l’Education nationale, celle-là même qui contraint nos professeurs à enseigner contre leur gré l’Histoire de façon décousue et mensongère est limpide : colporter, de génération en génération, le mensonge au sujet des véritables instigateurs et des buts inavoués d’une Révolution qui n’a été faite ni par, ni pour le peuple, mais sans son consentement et à ses dépens. Il ne s’agit « que » du coup d’Etat de la bourgeoisie financière ; rien d’autre. Nombre de Français l’ignorent, estimant avoir troqué tyrannie en 1789 contre liberté. Grossière supercherie, avec le résultat que l’on connaît aujourd’hui : la démocratie d’apparence, gangrenée par les oligarchies financières. La liberté de façade en somme.

                               

                              Pour mémoire, Camille Desmoulins, figure ô combien emblématique de la Révolution française, confiera en 1793 dans son « Histoire des Brissotins » : « Nous n’étions peut-être pas à Paris dix républicains le 12 juillet 1789 ». Plus proche de nous, l’historien Jean Sévillia (2003) : « L’élan de 1789 a certes véhiculé des aspirations profondément légitimes. L’égalité devant la loi, l’égalité devant l’impôt, l’égalité devant la justice, l’abolition d’archaïsmes injustifiés, toutes ces réformes que la monarchie n’avait pas su mener à bien, les Français les attendaient. Il n’empêche que (...) dès 1789, ce sont des minorités qui s’emparent du pouvoir et se le disputent. Si bien que le moment fondateur de la République française porte en lui une inavouable contradiction. Conduite au nom du peuple, la Révolution s’est effectuée sans le consentement du peuple, et souvent même contre le peuple. »

                               

                              Réduire l’idée royaliste, qui n’est ni de droite ni de gauche, à l’expression supposée d’une nostalgie de l’Ancien Régime relève d’une profonde méconnaissance des motivations de celles et ceux qui, en nombre croissant, ont désormais pris conscience du gouffre séparant des institutions républicaines qui en 200 ans ont disloqué notre pays, d’institutions monarchiques qui, elles, ont démontré leur efficacité durant 1300 ans. N’en déplaise aux défenseurs acharnés de la République, parce refusant d’analyser les fondements de la Révolution, le système qu’ils continuent de nous vanter en braves petits soldats éduqués à le faire, est essoufflé et vit ses derniers instants, car les Français découvrent peu à peu que le président de la République française n’est depuis trop longtemps que le fondé de pouvoir de la grande bourgeoisie. Il convient donc d’attaquer le mal à la racine.

                               

                              De surcroît, la facilité avec laquelle la République se laisse aujourd’hui malmener devrait au demeurant leur mettre la puce à l’oreille : un peu comme si les vrais tenants du pouvoir économique avaient parfaitement conscience de l’inéluctable fin de cette République. J’irais même jusqu’à dire que moquer par méconnaissance et/ou par mimétisme le régime monarchique semble illusoire à écouter l’inénarrable Attali, chantre de cette gouvernance mondiale que l’on veut nous imposer, et qui d’ores et déjà a évoqué l’idée d’un retour de la monarchie en France (vidéo http://goo.gl/oMfAV). Evidemment, une monarchie « attalienne », vidée de son contenu aux yeux de cet oligarque patenté... Cependant, lui-même sait combien la République est condamnée.

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