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Accueil du site > Actualités > Politique > La résistible ascension du vote invérifiable

La résistible ascension du vote invérifiable

Ce 21 juillet, le Congrès réuni à Versailles se prononce sur la réforme des institutions, et cette décision est prise au moyen d’un système de vote électronique.

Comme ce vote s’annonce serré, M. Bernard Accoyer a cru bon de le doubler d’un décompte manuel des bulletins de vote « de façon à écarter toute contestation ». Cette précision confirme que le président de l’Assemblée sait que même un décompte informatique peut être sujet à erreur et, partant de là, que sa sincérité pourrait être questionnée.

Cette première indique que nos élus ont maintenant conscience qu’un vote électronique échappe par essence à toute observation, conclusion à laquelle sont déjà arrivés de nombreux électeurs « cobaye » dans les villes dotées d’ordinateurs de vote.

En revanche, M. Accoyer feint d’ignorer que le contrôle d’un vote électronique parlementaire ne repose pas sur son recompte manuel. Le vote électronique n’a rien d’exceptionnel au sein de l’Assemblée nationale, mais, contrairement aux votes des citoyens, le secret n’y existe pas : une liste nominative des votes effectués permet à chaque député de vérifier la prise en compte de son vote. La sincérité du scrutin ne dépend donc pas de l’informatique.

L’irruption au Congrès de cet inutile double décompte – informatique et humain – nous amène à cette alternative : soit ses organisateurs sont peu au fait de la façon dont se vérifie un vote électronique parlementaire, soit il s’agit d’une opération de communication à destination de nos députés et sénateurs, afin que ceux-ci quittent le Congrès avec l’impression qu’enfin a été trouvé le moyen de maîtriser un vote électronique. Nos représentants seront ainsi par la suite plus à même d’accepter une réforme du code électoral qui irait dans ce sens, réforme que prépare actuellement le Conseil d’État.

Malheureusement, Versailles n’est pas la France  : un double décompte, possible dans l’environnement exceptionnel de cet unique bureau de vote de 908 électeurs qu’est le Congrès, devient irréaliste dans le cadre d’une élection nationale avec ses milliers de bureaux de vote, ses millions d’électeurs et, surtout, un vote qui se déroule cette fois à bulletins secrets.

L’extension de ce principe de double décompte – informatique et humain - à un large électorat ne sera que fragmentaire : les résultats de certains bureaux de vote seront vérifiés tandis que d’autres ne le seront pas. De plus, en cas de désaccord entre le résultat informatique et le dépouillement manuel des urnes qu’on aura pris la peine de contrôler, il est probable que la sincérité des résultats restés non vérifiés ne sera pas juridiquement contestable.

Il arrive qu’un parlementaire fasse rectifier son vote postérieurement au scrutin, qu’il ait fait une erreur de manipulation ou que son vote ait été mal transmis. L’absence de secret du vote et l’autorité attachée à sa fonction lui donnent ce pouvoir. Il n’en sera rien pour le simple citoyen dépourvu de preuve face au juge de l’élection et de la capacité juridique d’exiger un décompte. Ainsi, bien que ce nouveau principe de vote électronique se prétende vérifiable, il échappera toujours, dans les faits, à une vérification complète, la seule qui puisse inspirer confiance aux électeurs comme aux parlementaires.


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34 réactions à cet article


  • Cug Cug 22 juillet 2008 11:16

    Je tiens à préciser qu’il faut absolument refuser de voter sur une machine.

    Je crois que tout bureau de vote en France se doit de mettre à disposition des bulletins de papier et l’envellope qui va avec.

    Ne vous laissez pas abuser éxigez le bulletin papier.

    Pour ceux qui ne sont au courrant, il existe un reportage US fort instuctif sur le sujet "hacking democracy" trouvable facilement sur la toile.


    • Onegus onegus 22 juillet 2008 21:01

      Les machines à voter sont un des éléments des fraudes électorales US de 2000 et 2004.
      Le film "Hacking democracy" évoqué par CUG et diffusé sur HBO est visible ici en VOSTF. Indispensable...


    • Patator 23 juillet 2008 00:33

      La meilleur solution est le vote électronique ou après vote l’électeur obtient un imprimé de son choix (il faut aussi qu’il puisse corriger après éventuelle erreur). Ce papier est ensuite déposé dans une urne comme un vote normal....

      Ainsi le décompte est plus rapide, et moins couteux, sauf s’il y a contestation, dans ce cas on compte a la main comme avant...

      Le vote purement électronique est la source de future manipulation électorales, et il ne fait pas de doute qu’un jour ou l’autre, même en France un "dictateur" (espérons pas un nain) va tricher...


    • Pierre Muller Pierre Muller 23 juillet 2008 01:20

      @Patator : C’est une fausse bonne idée. Mon propos est justement d’alerter contre le risque de sa prochaine mise en oeuvre.

      Le vote purement électronique a pris tellement de plomb dans l’aile en 2007 que le ministère de l’Intérieur a interdit cette année à toute nouvelle commune de s’en équiper. L’étape suivante - car les promoteurs du vote électronique ne vont pas se décourager - sera cet illusoire double décompte informatique et humain, tel que l’a pratiqué le Congrès (illusoire parce qu’inutile), et tel que vous le décrivez (illusoire parce que le décompte humain sera exceptionnel).

      Demandez-vous qui décidera si votre contestation est recevable, et à partir de quels éléments tangibles...


    • Patator 23 juillet 2008 04:11

      C’est bien là qu’est le problème...

      En effet il y a des choses qui ne sont pas délégables...


    • vaab 23 juillet 2008 12:23

      Je trouve fort dommageable de simplifier les raisons du rejet du vote machine pour en faire un rejet du vote SUR machine dans sa généralité. Ceci ne construit qu’à une réaction épidermique pavlovienne de plus, comme on en voie trop souvent à propos de trop de sujet.

      NON, tout vote sur machine n’est pas irrévocablement mauvais (du moins cela n’a pour l’instant jamais été démontré). J’ajouterais qu’il est même fort souhaitable, a mon sens, que l’on trouve au plus vite une machine à voter qui offre les mêmes garanties qu’un vote papier. Notamment via internet, le vote machine, me semble une étape essentielle de l’évolution de nos sociétés.

      En effet : l’évolution permise par nos récentes technologies à permis la disparition progressive des intermédiaires (producteur musicaux, presse) tout simplement parce qu’ils sont obsolètes : c’est à dire que le service qu’il rendent (production, promotion, tri de l’info...) n’a plus de sens : leur rôle d’intermédiaire est courcircuité.

      S’il est un endroit ou il existe encore un intermédiaire, c’est bien le choix politique, et le député représente cet intermédiaire. A l’origine, c’est celui qui porte nos voix, pour des raisons géographique, matérielle, et de disponibilité. Ces 3 raisons n’ont plus d’existence sur internet, et rendent la possibilité d’une expression publique instantanée de chacun.

      Ainsi, le vote électronique (dans les garanties que le vote papier) me semble une évolution nécessaire et inévitable de nos sociétés.

      Pour ce qu’il s’agit de sa possibilité d’existence : Existe-t-il un moyen de garantir le vote éléctronique ? Pour répondre a cette question il est essentiel de se dégager justement de ces réaction épidermiques qui tendent à préjugé que "vote machine" == "arnaque". Ce préjugé est d’autant plus encré que la disparition du support (le papier de vote) engage a une méfiance naturelle. Pourtant, aujourd’hui, bien plus important que le papier de vote, le billet vert a depuis bien longtemp subi sa virtualisation sans gros dommage. J’imagine qu’a l’apparition du billet, du cheque ou de la monnaie symbolique, à la place de l’once de matière palpable (métal, épices ...) il y a eu des méfiances et levées de boucliers.

      Une fois ces méfiances lié à l’abstraction du support dégagée, le débat devra se tenir autour des avancées techniques en terme d’authentification, de cryptage. Le probléme le plus important étant selon moi la nécessité de pouvoir vérifier à volonté que son vote à bien été comptabilisé. L’émission d’un vote, son anonymisation, son cryptage, sont déjà maitrisé et couramment utilisés dans les échanges bancaires par exemple.

      Enfin, aujourd’hui, dans la facon dont il est proposé et pratiqué, le vote a beaucoup moins d’impact sur nos société que l’argent. On reste pourtant aujourd’hui bien plus exigeant et passionné (et aveuglé) sur le sujet du vote, et cela est a mon sens aussi dangereux que d’accepter une mauvaise numérisation des vote telle qu’elle est décrite dans le message originel.



    • Halman Halman 28 juillet 2008 10:34

      Oui Vaab vous avez mis le doigt sur le vrai problème.

      On a voulu inventer un nouveau système de vote , des machines et des entreprises fournisseurs de ces machines à voter. Hors à aucun niveau cela ne s’est bien passé.

      Et puis, tout le monde sait bien que dans le milieu informatique, le client demande un logiciel vert à trois roues, et les programmeurs de vous pondre une chose noire à mille pattes limite inutilisable.

      Alors on crie au loup pavloviennement contre les machines à voter.

      Alors que le principe est bon mais la mise en oeuvre catastrophique et délirante.

      A trop vouloir compliquer les choses...

      Compliquez un système et vous le rendrez d’autant plus propice aux pannes et magouilles. Sans compter les blocages du système lui même par trop de contrôles.


      Pourquoi ne pas faire comme à l’époque de l’Univac dans les années 1950 :

      "L’UNIVAC I (UNIVersal Automatic Computer I) est le premier ordinateur commercial réalisé aux États-Unis. Il a été créé par J. Presper Eckert et John Mauchly, déjà à l’origine de l’ENIAC. Avant que d’autres machines ne sortent dans la même série, l’UNIVAC I était tout simplement appelé UNIVAC.

      Le premier ordinateur est livré à l’United States Census Bureau le 30 mars 1951 et mis en service le 14 juin. Le cinquième (construit pour l’Atomic Energy Commission) a été utilisé par CBS pour prédire l’issue de l’élection présidentielle de 1952. A partir d’un échantillon d’un pour cent des votants il prédit qu’Eisenhower aurait été élu président, chose que personne n’aurait pu croire, mais UNIVAC avait vu juste.

      Les ordinateurs étaient fabriqués par Univac, une filiale de Remington Rand."

      Wikipedia.


      Résolvons le problème en faisant voter un ordinateur à partir d’un échantillon de 1% des votants. On limite les erreurs, les tricheries au maximum.

      Non ?

      Ah oui, il faut bien que le bon peuple ait l’impression d’avoir son destin en main en votant lui même, même si le bon peuple sait très bien que ses votes sont soumis à tricheries et magouilles, erreurs à tous les niveaux.

      Cherchez l’erreur.



    • alberto alberto 22 juillet 2008 11:42

      Oui, il faut absolument boycotter ce mode de scrutin, cf : les magouilles constatées aux US.
      Bien à vous.


      • Lisa SION 2 Lisa SION 22 juillet 2008 11:45

         

        Vous touchez là à un problème essentiel.
        Pourquoi l’Autorité ne met-elle pas à notre profit cette informatique instantanée que pratiqueront bientôt toutes les générations ?
        Non seulement nous devrions déjà voter par carte d’identité magnétique dans un distributeur en mairie, voire même de chez soi pour les malades et handicapés, mais en plus nous pourrions sanctionner en direct un élu suite à une parole déplacée ou une idée, soutenue sur un média quelconque, et jugée maladroite.
        Cet outil fantastique fonctionne parfaitement bien dans le domaine bancaire, et plus particulièrement dans les jeux télévisés ridicules où le participant vote pour éliminer un chanteur tout en payant un million de fois soixante quinze centimes d’euros pour que l’un d’eux en gagne mille.
        L’internautique immédiate et instantanée serait le meilleur outil au service de la réelle Démocratie, et c’est bien parce que l’Autorité l’a compris qu’elle ne s’empresse pas de la mettre à l’oeuvre.
        Ceci ne pourrait arriver avec un simple ordinateur portable scellé dont l’écran tactile lit votre empreinte digitale . Deux candidats se partagent l’écran, l’écran tactile vous permet de choisir celui qui remporte votre suffrage et en posant votre doigt sur la partie concernée, un ticket correspondant apparait au nom de votre candidat. Dans la minute qui suit, vous remettez ce bon dans l’urne sous enveloppe.

        Pour les élections, il suffirait d’afficher les votes électroniques avant de compter les votes papiers,


         

        c’est à dire, mettre les deux formes de suffrage en parallèle. Et les soirs d’émissions politiques voire de débat entre les présidentiables, afficher en direct les votes des propriétaires d’ordinateurs personnels et les votes par portables à deux centimes l’appel, ce qui permettrait de financer l’équipement, voire gratuit et assumé par l’impôt.
         


        • Yifu66 22 juillet 2008 13:36

          Ce que vous écrivez étant de la prose et non de la poésie, merci d’avoir la politesse de cadrer vos messages à gauche, comme il se doit.


        • suaudeau suaudeau 22 juillet 2008 13:41

          Un vote des citoyens n’est pas comparable à une opération banquaire. En effet une opération banquaire est vérifiée individuellement (vous avez la bonne somme, votre ticket l’indique et votre décompte mensuel aussi), tandis qu’un vote de citoyen est annonyme. Il n’y a aucun moyen de savoir si 1 voix sur 10 du candidat A est passée au candidat B car on ne doit pas briser le secret du vote (fort heureusement).

          Le vote électronique anonyme est par constitution invérifiable. Il n’est donc pas question d’en laisser l’organisation aux candidats.

          Quand au vote par SMS, nous ne sommes pas à la Star Ac’, ce vote est invérifiable mais en plus l’annonymat du vote n’est pas garanti. Donc on oublie.


        • Lapa Lapa 22 juillet 2008 16:07

          Vous oubliez un problème essentiel du droit !

          le vote doit être libre et sans contrainte. le vote à distance ne permet pas de vérifier que la personne qui vote n’est pas contrainte. Sans parler des problèmes de confidentialité et de pertes de transmissions...


        • Lisa SION 2 Lisa SION 22 juillet 2008 17:32

          Vous ne m’avez pas bien compris.

          La Vème République est à l’agonie, et vu les dérapages de celle-çi avec NS au volant, il n’est pas illusoire de penser dès maintenant à la suivante, et particulièrement en ce moment, en anticipant pour être prêt dans quatre ans...Vous voyez cz que je veux dire ?. Cette VIème République sera numérique, c’est inéluctable, et vous mêmes, internautes réguliers, parfaitement adaptés. Pour l’instant, vous ne le voulez pas, c’est clair !. il vaut mieux pourtant anticiper sur sa venue et entreprendre le système par lequel nous, citoyens, pourrions être sûrs de sa transparance afin de ne pas, une nouvelle fois, nous faire asseoir comme on peut l’être tous les jours, depuis un an...
           

          Ou vous renoncez, ou vous vous chargez d’en déterminer les clauses, comme j’essaie de faire, ou c’est l’administration Bush et la CIA qui s’en charge...Vous me suivez !. La VIème République pourrait fonctionner comme le site AvX. Ceux qui proposent, ceux qui commentent, se voient confier des responsabilités en fonction des votes qu’ils méritent et se donnent rendez vous toutes les semaines avec de nouveaux plans et projets à soumettre et immédiatement sanctionnables par informatique. Votre président fait un discours à la télé, avec propositions et discours avec son homologue étranger, vous SMSez vers le serveur de votre mairie le fruit de votre réflexion et le la semaine suivante, pour ne pas engorger les serveurs, il sait exactement l’avis de TOUS les français . Cela ne vous tente pas ? C’est quelquechose comme ça...ou une machine à laver rafistolée en photocopieuse et trafiquable en cinq minutes pour le prix en euros d’une voiture...
          Si vous laissez NS se charger du vote électronique de demain, vous ètes électro-niqués à jamais .

          Et mes excuses pour la mise en page foireuse...


        • finael finael 22 juillet 2008 18:05

           Eh bien justement ! j’ai pu constater il y a à peine quelques jours sur AV que mes votes arrivaient en sens contraire "+" au lieu de "-" et vice-versa, parfois même mes votes étaient comptés doubles dans le sens contraire à ceux que j’avais émis.

           Et c’est bien là le problème.

           Vous nous évoquez une idylle numérique, mais oubliez les irrégularités constatées, l’impossibilité de vérifier, ainsi que la possibiliter de contrôler si quelqu’un a "bien" voté. L’anonymat informatique, quelle plaisanterie !

           


        • Lisa SION 2 Lisa SION 22 juillet 2008 18:25

          Erreur,
          entre le moment où tu ouvres la page et le moment ou tu vote après lecture, trois, deux ,ou un autre a voté. En conséquence, ton affichage enregistre tous les résultats d’un coup. Mais, c’est bien d’y avoir pensé.


        • finael finael 22 juillet 2008 22:18

          @ Lisa SION

          Parce que vous ne me croyez pas capable de compter le nombre de réaction avant et après ?

          Comment 4 personnes voteraient-elles simultanément (en moins de 5 secondes) sur le même article ?


        • vaab 23 juillet 2008 12:45

          "Le vote électronique anonyme est par constitution invérifiable"

          Ah bon ? Avec au départ une connexion cryptée qui assure

           que vous transmettez votre vote au bon ordinateur chargé des comptes

           que le message ne pourra pas être intercepté entre vous et cette machine

           que c’est bien vous qui votez (et ne pourrez pas voter 2 fois)
          Vous avez déjà assuré une bonne partie. Or tout ceci est directement issus des technologie courantes utilisé par exemple par les banques.

          Le point crucial pour assurer la "vérification" du décompte, et de retrouver son vote dans la liste des vote comptabilisé et cela sans pouvoir accéder à l’identité des autres votants.

          Cela se règle simplement au moment du vote : il s’agit de vous donner une clef numérique générée aléatoirement et certifiée unique par l’ordinateur de comptabilisation.

          Cette clef identifie votre bulletin de vote electronique. Vous pourrez donc simplement voire la liste de tous les bulletin (suite de clefs aléatoire), et vérifier que votre vote est bien comptabilisé en validant la présence de votre clefs dans la liste des votes comptabilisé.

          Il est vraiment nécessaire d’arrêter de surfer sur des préjugés, des méfiances, et d’hurler au loup pour n’importe quoi, le vote éléctronique à beaucoup de chose a apporter a conditions qu’il soit bien pensé et qu’on soit sur qu’il amène les même garanties qu’un vote papier.

          Je conviens qu’il n’est pas aujourd’hui implémenté de facon correcte. Plusieurs indices importants sont a exiger : un protocole publique et accessible (bref, open-source), et la possibilité d’installer chez soi et soi-même un bureau de vote (c’est a dire que c’est le protocole garanti un vote fiable, et non une boite noire possédée par une Industrie quelconque).


        • Halman Halman 28 juillet 2008 10:40

          Vous avez parfaitement raison Lisa.

          Mais les médias leur ont tellement monté la cervelle contre un vote électronique mal foutu dès le départ que cela les empèche d’en voir le côté positif. Par exemple pouvoir faire voter les handicapés sans qu’ils aient à se farcir des démarches de vote par procuration ou par correspondance.

          Que voulez vous, les gens sont comme ça, donnez leur un os à ronger et comme le chien pavlovien, ils en oublient tout le reste.



        • Halman Halman 28 juillet 2008 10:43

          Yifu on s’en fout.

          Vous ne seriez pas du genre a refuser de vous servir d’une machine à voter parce que le bouton là il devrait être vert au lieu de rouge ?


        • Pierre Muller Pierre Muller 31 juillet 2008 02:24

          @ vaab

          Vous dites :
          « Cette clef identifie votre bulletin de vote electronique. Vous pourrez donc simplement voire la liste de tous les bulletin (suite de clefs aléatoire), et vérifier que votre vote est bien comptabilisé en validant la présence de votre clefs dans la liste des votes comptabilisé. »

          Et si vous constatez un problème, vous faites quoi avec votre clef ? Soit elle permet de retrouver le sens de votre vote, et vous pourriez être soumis à des pressions, soit elle ne le permet pas : vous allez alors vous plaindre au juge de l’élection « j’ai voté pour A et on a compté mon vote pour B » sans aucune preuve.

          A votre avis, à qui aura-t-on tendance à imputer l’erreur : à vous ou à l’ordinateur ?

          Vous dites également :
          « Plusieurs indices importants sont a exiger : un protocole publique et accessible (bref, open-source) ». Sur le peu d’intêret de l’open source, voir la position de l’APRIL.


        • Pierre Muller Pierre Muller 22 juillet 2008 12:28

          Comme cette liste est publiée (ici dans le cas présent), il est possible de vérifier le décompte.


        • HELIOS HELIOS 22 juillet 2008 16:33

          petit détail egalement... car si on veut se proteger de la tricherie c’est qu’il y a des tricheurs... partout.

          Donc imaginez, chère Lisa que vous choisissiez entre deux candidats un designé par S et l’autre par N (comme en Espagne, SI y NO)...
          Donc, faisant fi des objections exprimées plus haut, comme le vote sous contrainte, imaginez que vous votiez "S".... le tricheur informatique enregistre "N" mais vous laisse votre ticket "S". comme le vote est secret, vous ne savez pas ce qu’on voté les autres donc tout decompte est strictement impossible. sauf a apairer votre vote (numero d’electeur, par exemple) avec sa valeur dans la machine ( S ou N).. et cela, pour une simple petite question de confidentialité nous dit-on, n’est pas implémenté dans les machines electronique à voter.

          La seule verification possible est donc la centralisation des tickets de vote pour recompter donc cela veut dire que tout le monde est au même endroit pour voter... pas de vote a distance possible. ensuite, cette conservation des ticket, portant votre identification et la valeur du vote permet de connaitre votre opinion ce qui transforme le vote electroniqueen un vote public et non pas a bulletin secret !

          Vous voyez que ce n’est pas simple.....


          Revenons a la bonne methode du bulletin dans l’enveloppe déposée par l’electeur dans l’urne. Le decompte est facile, la securité est assurée.


        • vaab 23 juillet 2008 12:53

          et si on vous générez un numéro aléatoire pour chaque bulletin ?
          Ceci constitue une marque que vous seul êtes capable de reconnaitre.

          Le décompte, vous pouvez le faire vous-même (en prenant la liste des clefs des bulletin de vote pour chaque question, et ... en les comptants ! avec un programme informatique de VOTRE cru si vous le souhaitez).
          Vous pouvez de même vérifier la présence de VOTRE bulletin de vote VOUS-MEME
          Et vous ne pouvez pas savoir qui a voté les autres bulletin.

          Au lieu de dire "c’est impossible". Pourquoi ne pas y réfléchir. Une très grande partie des réactions a ces sujets sont épidermique, préjugés, souvent réchauffés. Combien d’entre vous ont simplement resservi une discution qu’ils avaient entendu ?

          A mon avis le vote éléctronique fera partie de notre société de demain. Il importe que ses détracteurs agissent intelligemment pour qu’il se fasse dans le bon sens.


        • Avatar 22 juillet 2008 13:54

          Si le vote électronique fonctionne aussi bien que le système absurde de notation de ce site, il y a vraiment bcp d’inquiétudes à avoir smiley

          En démocratie, ce sont les citoyens qui controlent par leur présence la régularité du vote.

          Le citoyen peut rester de l’ouverture du bureau jusqu’à sa fermeture et observer .

          Il peut même participer au décompte final. Cela limite les ptites fraudes "à la chaussette" comme on a pu le constater dernièrement. smiley

          Le vote électronique est beaucoup plus obscur et incontrolable par le citoyen. De nombreux problèmes en Irlande et en Floride ont d’ailleurs fait la Une de s journaux et montrés la faillabilité du système.

          L’électricité et la mémoire en silicium n’ont pas être indispensables au vote en démocratie.

          La comparaison avec l’achat sur internet est trompeuse. Car ni l’achat, ni la transaction ne sont secrets.

          Ils sont justes cryptés. Difficilement décryptables d’accord ; mais pas impossible dans l’absolu...

          Soyons donc vigilants et restons tous garants de la régularité des élections par notre présence humaine dans les bureaux de votes.


          • Lapa Lapa 22 juillet 2008 16:09

            n’oubliez pas non plus la contrainte ! le vote à distance ne permet pas de vérifier le consentement de la personne qui vote.


          • Avatar 22 juillet 2008 16:31

            Très juste ...


          • kotodeuxmikoto kotodeuxmikoto 22 juillet 2008 17:35

            n’empeches que pour certain c’est bien pratique...et,comme dirait lerma,la démocratie a bon dos.


          • Avatar 22 juillet 2008 19:25

            Kotodeuxmikoto,

            Je ne sais pas si elle a "bon dos" ; mais elle se doit d’être par le peuple et pour le peuple .


          • Grasyop 22 juillet 2008 18:45

            Donnons ici le lien vers la pétition pour le maintien du vote papier.


            • Marc Bruxman 22 juillet 2008 20:48

              Sujet intéressant, merci à Mr Accoyer d’avoir fait respecter la démocratie et d’avoir imposé le recomptage papier.

              Je suis un ardent défenseur de la technologie dans tous les domaines, mais dans le cas du vote électronique vs vote papier, il faut comprendre que l’avantage du vote papier c’est que tout le monde quel que soit son niveau d’étude peut auditer le processus et vérifier qu’il n’y a pas eu triche. Avec un vote électronique le citoyen lambda doit avoir confiance dans les experts. Rien que cela fait que cela ne peut pas marcher.

              Un scrutin électoral ca doit rester vierge de tout doute. Dans le cas contraire autant ne pas faire d’élections. (Et c’est un défenseur des OGM et du Nucléaire qui vous dit ca ! )


              • funkynachou funkynachou 23 juillet 2008 10:31

                Je crois que les citoyens vont devoir réaliser que l’informatique faisant appel à des technologies qui rendent les données inmaitrisables du fait d’une technologie sur laquelle il n’y a pas de prise (données distantes, réseaux sécurisés) contrairement à l’écriture qui requiert papier et stylo (technologie à laquelle nous sommes formés à l’école), ils vont devoir se montrer vigilant.
                A quand un mouvement de vigilance et de protestation sur ce point ?


                • Chantal Enguehard Chantal Enguehard 25 juillet 2008 13:50

                  Ce mouvement existe, c’est Ethique Citoyenne.


                • morice morice 27 juillet 2008 12:13

                   par vaab (IP:xxx.x67.242.187) le 23 juillet 2008 à 12H23 

                   
                  Je trouve fort dommageable de simplifier les raisons du rejet du vote machine pour en faire un rejet du vote SUR machine dans sa généralité. Ceci ne construit qu’à une réaction épidermique pavlovienne de plus, comme on en voie trop souvent à propos de trop de sujet. 

                  ce n’est pas ça, le problème, le problème c’est la machine et qui fournit le soft qui la gère.


                  • Allain Jules Allain Jules 28 juillet 2008 09:23

                    Avec le vote électronique, nous sommes mal barré pour encore 8 ans, avec la réélection probable de Nicolas Sarkozy.

                    http://allainjulesblog.blogspot.com/

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