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Accueil du site > Actualités > Politique > La retraite expliquée aux nuls

La retraite expliquée aux nuls

Pour imposer aux Français une réforme de la retraite qu’ils ne veulent pas, Nicolas Sarközi utilise des arguments discutables, pour ne pas dire mensongers.

Tout d’abord, il faut évacuer rapidement les lieux communs du genre : « l’augmentation de la durée de cotisation va combler le déficit ».

Si on y regarde de plus près, on s’aperçoit qu’un français rentre dans le monde du travail à l’âge de 27 ans en moyenne.

Or en 2008, ce même français sort de l’emploi salarié à l’âge de 59 ans en moyenne.

Sur ces bases, ils ne seront donc qu’une minorité à pouvoir cotiser pendant 42 ans. lien

Autre bêtise remarquable : « l’allongement de la durée de la vie rend nécessaire l’allongement de la durée de cotisation ».

La cause du déficit et du fait qu’il va continuer à se creuser n’est pas l’allongement de la durée de vie, mais l’augmentation du chômage.

Pourquoi ne pas empêcher les délocalisations, et interdire les licenciements dans les entreprises non déficitaires ?

En effet, les cotisations retraite sont prélevées uniquement sur les salaires, d’où le problème. Si elles étaient prélevées sur les richesses, il n’y aurait plus de problème.

En 1950 il fallait 4 travailleurs pour payer la retraite d’un seul individu, et en 2010, il suffit d’1,75 cotisant pour le même résultat. lien

Franck Lepage et Gaël Tanguy le démontrent avec humour dans cette vidéo.

Contrairement à une idée reçue, les profits sont peu imposés en France.

C’est Christine Lagarde qui le dit :

« il existe en France un écart significatif entre le taux d’imposition facial des bénéfice des entreprises, qui est de 33,3, et le taux réel qui est de 22%. La première raison à cela est l’existence en France de nombreuses exonérations ou taux réduits dont les grands groupes savent tirer parti »

Le déficit des retraites se monte en 2010 à 39 Milliards, or l’ensemble des exonérations de charges sociales pour les entreprises se monte à 40 milliards.

La fraude dans ce domaine s’élève à 30 milliards d’euros. lien

Cherchez l’erreur ?

Un autre argument est avancé par le gouvernement : « dans les autres pays, l’âge de la retraite a été repoussé ».

Même si tous les autres pays faisaient çà (ce qui n’est pas le cas) çà ne signifierait pas pour autant qu’ils aient raison.

On nous affirme que l’âge de la retraite en Allemagne serait de 67 ans. ?!

Totalement faux, ce sera 67 ans (peut-être) en 2030, et d’ici là beaucoup de choses peuvent changer.

Il faut ajouter qu’en Allemagne, le nombre d’annuités à cotiser n’est pas de 40 ans (ce qui est le cas en France) mais de 35.

Avant de prendre une telle décision, il y a eu en Allemagne de réels débats, jamais de passage en force, comme en France. En Suède, l’arbitrage a duré 10 ans.

Ce power-point résume bien la situation tout comme cette vidéo

Les députés que nous avons élus avaient-ils le droit de voter contre ceux qui les ont élus ?

Espérons que les citoyens s’en souviendront en 2012, lors des législatives.

Mais qu’en est-il de la retraite de ces mêmes députés ?

Connaissez-vous l’histoire de l’amendement n° 249 ?

Quelques députés verts audacieux (Annie Poursinoff, Yves Cochet, Noel Mamère, et François De Rugy) avaient proposé de reconsidérer les avantages considérables qu’ils ont en matière de retraite : ils ne cotisent qu’à hauteur de 12%, le reste (52 millions d’euros annuels pour tous les députés) est payé par l’Etat, c’est-à-dire par nous.

Pour 1 € cotisé, ils reçoivent à leur retraite 6 euros, alors que nous ne recevons dans le meilleur des cas qu’1,50 € pour 1 € cotisé.

Le 9 septembre 2010, l’amendement a été rejeté. Regardez cette vidéo du débat.

Comme le dit Gérard Filoche, inspecteur du travail, 57% de nos concitoyens pensent qu’il ne faut pas toucher la retraite à 60 ans.

Libre à chacun de travailler jusqu’à la mort, mais on n’a pas le droit d’obliger une personne à travailler plus qu’il ne veut, ou qu’il ne peut.

Gérard Filoche, fait sur cette vidéo en deux parties de 20 petites minutes un très bon résumé de la situation.

Il épingle brillamment Sarközy, lequel prétend que nous avons gagné 40 ans d’espérance de vie. Filoche évoque des évidences :

A 55 ans, 2 maladies sur 5 sont liées au travail, et à 60 ans, 3 maladies sur 5 sont liées au travail.

L’ouvrier qui a passé sa vie derrière un marteau piqueur n’a pas la même espérance de vie que celle d’un fonctionnaire.

Allons-nous voir des infirmières de 62 ans continuer à s’occuper de leurs patients alors même qu’elles auraient besoin de souffler ? Devront-elles le faire en déambulateur ?

Mais au delà des pénibilités physiques, il évoque aussi les pénibilités mentales : un instituteur qui a passé 35 ans de sa vie à gérer des classes surchargées, et des enfants turbulents ne voit pas d’un œil très réjoui arriver l’obligation de travailler toujours plus tard. 

Il y a en France 180 000 accidents cardio-vasculaires annuels dont la moitié est liée à l’activité professionnelle.

Gérard Filoche raconte le décès d’un homme, qui après 15 heures de travail, sortant de son bureau, est mort brutalement sur le trottoir.

Cet accident cardio-vasculaire n’a pas été comptabilisé comme « accident du travail », puisqu’il s’est produit dans la rue…

Et que dire des cancers liés au travail : ils ne sont pas comptabilisés, mais ils existent malgré tout.

Et Filoche de faire un constat cruel : travaillez plus longtemps, vous mourrez plus tôt.

Il se base pour justifier cette affirmation sur une information indéniable :

Les assurances sur la vie, pour lesquelles nous sommes régulièrement sollicités, se basent pour leurs calculs sur une « table de mortalité ».

Or, ces tables disent que si nous travaillons 2 ans de plus, nous vivrons 1 an de moins.

Gérard Filoche se bat aussi pour la terminologie des mots :

« Il n’y a pas de charges sociales en France, il n’y a que des cotisations, qui sont prélevées sur nos salaires, mise dans un pot commun et qui sont redistribuées à chacun suivant ses besoins. Ce ne sont pas des prélèvements obligatoires, ce sont des prélèvements volontaires, et nos ainés se sont battus pour çà ».

Il épingle aussi Christine Lagarde, critiquée pour avoir obligé les chômeurs de 57 ans à continuer d’aller « pointer au chômage ». lien

Elle a commis une bourde terrible en lâchant :

« Quand on a 57 ans, on n’est pas fichu », mais alors, répond Gérard Filoche : « c’est quand on est fichus qu’on a droit à la retraite ? ».

L’INSEE calcule l’espérance de vie en bonne santé : 63 ans pour les hommes et 64 ans pour les femmes, et 59 ans pour les ouvriers.

Il conclut par cette évidence :

Les plus belles années de la retraite, c’est entre 60 et 65 ans, et les plus dures années de vie au travail, c’est entre 60 et 65 ans.

Les 500 premières familles les plus riches de France pèsent 194 milliards d’euros.

Il y a 378 000 millionnaires en euros en France.

Face aux 8 millions de français qui vivent dans la pauvreté (moins de 950 € par mois), la France arrive en troisième place au nombre des millionnaires. lien

La France n’est pas pauvre, les richesses sont seulement moins bien partagées.

Le gouvernement a exonéré (charges sociales) les entreprises à hauteur de 45 milliards, après avoir affirmé qu’ils avaient de la peine à trouver 400 millions d’euros pour les chômeurs en fin de droit, qu’ils qualifient aimablement d’assistés.

Mais, comme le dit Gérard Filoche, les assistés, ce sont les patrons.

Les niches fiscales les plus importantes, celles consenties aux plus nantis, représentent 72 milliards d’euros.

Si on additionne tous ces milliards, on voit qu’il y a donc largement de quoi payer les retraites.

Il y a donc aujourd’hui l’évidente volonté de l’état de casser le système actuel, afin de favoriser les sociétés d’assurances, lesquelles vont bientôt pouvoir nous proposer des « retraites à la carte ».

Médiapart l’affirme le 14 octobre 2010 : 

« La réforme va conduire à l’asphyxie financière des grands régimes par répartition et sera donc propice à l’éclosion de ces grands fonds de pension qui n’étaient pas encore parvenus à s’acclimater en France ».

(Ceux-ci sont responsables aux USA des faillites que l’on sait, alors que le peuple américain était globalement hostile à la retraite par répartition. Bernard Madoff qui s’occupait des placements en bourse de ces fonds de pension, est l’un des principaux artisans de cette faillite).

Parmi les opérateurs privés qui vont opérer en France, on trouve le groupe Malakoff Médéric, dont le délégué général n’est autre que le frère du Président : Guillaume Sarkozy. lien

La boucle est donc bouclée, car comme dit mon vieil ami africain :

« Un acacias ne tombe pas à la volonté d’une chèvre maigre qui convoite ses fruits ».

L’image illustrant l’article vient de « internaute.com »


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265 réactions à cet article    


  • iris 25 octobre 2010 11:48

    et puis la motivation et l’enthousiasme à partir d’un certain age .....
    quid de la dynamique de sentreprises...
    boycott boycott.....


    • olivier cabanel olivier cabanel 25 octobre 2010 13:00

      iris,
      la motivation et l’enthousiasme sont fonction du métier exercé
      je pense qu’un compositeur peut travailler jusqu’à sa mort évidement,
      mais celui qui est derrière un marteau piqueur depuis des dizaines d’années risque très tot de manquer de motivation,
      il faut peut-etre boycotter la consommation, pour montrer que nous ne sommes pas dupes du message envoyé par le gouvernement,
      consommer moins, et mieux.
      merci de votre commentaire, et amitiés a toute la famille.
       smiley


    • JL JL 25 octobre 2010 12:02

      Bel inventaire d’idées reçues et de vérités sur ce sujet tant galvausé mais si important, le plus important LA REFORME LIBERALE du siècle si l’on en crout Frédéric Lordon.


      Le but de cette « réforme » n’est pas seulement de faire un pont d’or aux gérants des fonds de pension, il est aussi de, je cite et je souligne Frédéric Lordon, pousser l’implication financière du salariat à son comble et, par là même, lier objectivement les intérêts des salariés aux bonnes fortunes de la finance… laquelle prospère précisément de les opprimer.

      A lire dans cet incontournable article pour qui veut comprendre l’énormité de la forfaiture et de la catastrophe à retardement qui se prépare pour les salariés et que la clique des dirigeants européens est en train de mettre en oeuvre :

      « Il y a pire que la perspective de la déconfiture annoncée de la (future) retraite capitalisée. Car la captation par les marchés des retraites n’a pas seulement pour conséquence leur fragilisation financière mais, bien plus profondément, un effet structurel de verrouillage définitif de la libéralisation financière. Par les masses d’épargne qu’elle concerne, la retraite capitalisée pousse l’implication financière du salariat à son comble et, par là même, lie objectivement les intérêts des salariés aux bonnes fortunes de la finance… laquelle prospère précisément de les opprimer. Un sophiste libéral qui passerait par là objecterait sans doute que si les salariés souffrent un peu, les pensionnés qu’ils seront plus tard en profiteront. On lui répondrait d’abord que les appels à la patience pour 40 ans sont bien le propre des nantis d’aujourd’hui (qui font miroiter aux autres leur improbable nantissement de demain). Mais on l’enverra surtout paître en lui faisant observer, expériences désormais suffisamment nombreuses à l’appui, que les fonds de pension DC font et les salariés exploités et les retraités miséreux tout simplement parce que les très nombreux intermédiaires de la division du travail financier se payent sur la bête en prélevant d’effarantes commissions. S’ils allaient y voir de plus près, les pauvres pensionnés britanniques en auraient les yeux qui dégringolent des orbites à découvrir les proportions phénoménales dans lesquelles se sucrent les principaux gestionnaires de leurs fonds, le pompon revenant à HSBC qui pour 40 années de versements mensuels de 200£, soit un total de 120.000£ (96.000£ plus les avantages fiscaux) se sert sans mollir une commission de… 99.900£, soit un modeste 80%. » (Frédéric Lordon, Le point de fusion des retraites, 23/10/10)


      Cpmplément :

      Pas question d’augmenter les cotisations patronales pour financer le régime des retraites. Cela handicaperait la compétitivité des entreprises, dixit la patronne du Medef, Laurence Parisot. Les grandes entreprises cotées en bourse ne se privent pourtant pas de provisionner des dizaines de millions d’euros pour financer de faramineuses retraites complémentaires à leurs dirigeants, ces « retraites chapeaux » qui défraient régulièrement la chronique


       


      • olivier cabanel olivier cabanel 25 octobre 2010 13:02

        merci JL d’apporter des preuves supplémentaires, s’il en fallait, que cette réforme voulue et imposée sans débat réel est une erreur qu’il va falloir faire payer aux députés, et au petit nicolas, et le plus vite possible, sans attendre 2012.
         smiley


      • K K 25 octobre 2010 12:04

        Vous faites une petite erreur concernant votre homme qui a travaillé 15 H et qui est mort dans la rue en rentrant du travail. Un accident de trajet (donc entre le travail et le lieu d’habitation) est un accident du travail et est comptabilisé comme tel. En tout cas, ça l’était lorsque j’étais membre d’un CHSCT il y a quelques années.


        Pour les reste, on ne peut nier qu’une réforme est indispensable. Mais quelle réforme ? Si celle ci est injuste, c’est parce que le gouvernement a appliqué celle demandée par le Medef : on ne touche pas aux cotisations. Une réforme intelligente et plus juste aurait été de touche aux dites cotisations.
        Le chomage est la raison principale du problème ... Le chômage est lié à une automatisation à outrance. Or, les industriels ne respectent même pas les préconisations des concepteurs d’automatismes en ce qui concerne le nombre de personne devant piloter les installations. Il existe des chaudières industrielles prévues pour être commandées par 3 personnes où il n’y a qu’une personne en poste.
        Un autre problème est la faiblesse de l’assiette de cotisation, entre autre les exemptions de cotisations. Celles ci se font uniquement pour des salaires bas... Donc c’est contre productif : on n’embauche que des personnes qui ne cotisent pas ou très peu et qui sont une charge pour la société (mais une ressource pour l’employeur). supprimons ces cadeaux.....
        Et pour élargir l’assiette de cotisation, faisons cotiser les machines (ordinateurs, automates etc etc). 
        Mais je maintiens que la volonté d’affaiblir les systèmes sociaux est calculée et inspirée par les compagnies d’assurance et les banques. LEs hommes politiques ne sont que les complices et les hommes de mains.
        Une autre tare du système actuel est la plaie pour le pays que sont les hommes politiques « à vie ». La politique ne doit pas être une carrière, mais une parenthèse. On devrait limiter le nombre de mandats à tous les étages. Terminé ces professionnels de la politique qui ne savent que se faire élire mais ignorent tout de la vie réelle.


        • olivier cabanel olivier cabanel 25 octobre 2010 13:04

          K
          je ne sais pas si l’erreur que vous signalez en est une ?
          en tout cas, Gérard Filoche qui semble avoir quelques compétences en la matière, l’affirme.
          je vous encourage a prendre contact avec lui pour en faire naitre une évidence.
          pour le reste, je partage votre commentaire, et vous en remercie.
           smiley


        • Defrance Defrance 25 octobre 2010 17:47

          Dans le délai imparti (souvent une heure) personnellement il m’est arrivé de m’arrêter pour me reposer un moment (pour éviter l’accident) avant de rentrer après de TRÈS longues journées , dans ce cas , j’étais hors délai, don
          c pas indemnisé ?


        • benoitb 25 octobre 2010 12:05

          Quand tu parles d’argument discutable du gouvernement, tu en sert pour ta part qui sont non seulement discutable mais en plus démagogiques smiley

          Pourquoi ne pas empêcher les délocalisations, et interdire les licenciements dans les entreprises non déficitaires ?

          Les délocalisations : A quoi sa sert d’interdire les délocalisations si ce n’est d’encourager les entreprises à se délocaliser elle même ? Tu veux construire un pays exploité par des entreprises étrangères. C’est une manie en France d’auto-flageller ses entreprises, comme on le voit avec cette idée et aussi les grèves actuelles.

          Interdire les licenciements dans les entreprises non déficitaires : quelle grande idée la encore, toi tu t’interdit de faire le ménage dans tes dépenses tant que tu n’est pas à découvert ? C’est très logique et surtout ca montre que les francais ne comprennent pas grand chose à l’économie.
          Une entreprise doit anticiper son évolution sur 5 ans voir plus pour être compétitive, et donc ajuster ses effectifs à la hausse comme à la baisse indépendamment de ses résultats à court terme. On ne gère pas une entreprise au jour le jour, il faut savoir anticiper, c’est du bon sens.


          • Cogno2 25 octobre 2010 12:41

            Tout à fait, parler d’humanité en cours d’économie est totalement hors sujet ! smiley


          • Gasty Gasty 25 octobre 2010 12:52

            Une entreprise doit anticiper son évolution sur 5 ans voir plus pour être compétitive

            Et une société doit s’anticiper non pas pour être compétitive ( à quoi d’ailleurs) mais survivre à son évolution. Seulement, il faut toujours qu’une minorité évolue sur des périodes de cinq ans.


          • olivier cabanel olivier cabanel 25 octobre 2010 13:10

            benoitb
            la logique de la délocalisation a une limite.
            bien sur, dans un délai assez court, l’entreprise va augmenter ses profits, puisque la part des salaires va baisser, mais en même temps, à une échéance plus longue, elle va faire baisser ses ventes.
            ce n’est ni le turc, ni le chinois, (ce ne sont que des exemples) qui vont acheter les produits qu’ils ont fabriqués, mais les français privés de moyens (puisqu’au chomage) ne pourront acheter les produits proposés.
            à long terme (on commence à découvrir çà en Chine) les travailleurs vont réclamer des salaires plus élevés, et l’intéret de délocaliser sera moindre, voire négatif,
            mais ce sera trop tard,
            l’entreprise aura peut etre fait faillite.
            c’est peut-etre aussi çà l’anticipation.
             smiley
            d’où la question posée de pénaliser les entreprises qui délocalisent, et celle de punir les entreprises, qui , malgré les bénéfices en augmentation, vont virer leur personnel.
            élémentaire, non ?


          • olivier cabanel olivier cabanel 25 octobre 2010 13:41

            cogno
            soyez sympa, dites nous quand il est permis de parler d’humanité, et d’humanisme.
             smiley


          • benoitb 25 octobre 2010 14:13

            ce n’est ni le turc, ni le chinois, (ce ne sont que des exemples) qui vont acheter les produits qu’ils ont fabriqués

            Prenons un cas concret : Peugeot « délocalise » une usine en Chine pour construire des véhicule à destination du marché Chinois entre autres. Les premiers consommateurs seront donc bien les chinois.

            La vrai question n’est pas d’interdire ca ou ca mais plutôt de se demander pourquoi la France n’est pas compétitive sur ces emplois ?
            Est ce parce que ce sont des emplois à faible valeur ajouté ?
            Est parce que la fiscalité du pays n’est pas avantageuse ?

            De manière générale je pense qu’on se trompe de débat sur les délocalisations : je pense que cela représente plus une opportunité qu’un problème.

            Une opportunité pour basculer vers des métiers a plus forte valeur ajoutée et plus porteur d’avenir : recherche et développement, services, nouvelles technologies, etc...

            Cela suit l’évolution des pays industrialisé : secteur primaire > secteur secondaire > secteur tertiaire.

            Les états unis l’ont fait et leur niveau de vie n’est pas à plaindre comparé au notre.


          • Cogno2 25 octobre 2010 14:42

            soyez sympa, dites nous quand il est permis de parler d’humanité, et d’humanisme.

            Pendant un bon gueuleton ? :->

            Ces deux domaines sont réservés à de doux rêveurs déconnectés des réalités de leur temps.
            Le mieux en fait, serait de ne jamais en parler, voir de reléguer ces deux mots à de dangereuses élucubrations de révolutionnaires gauchistes.


          • olivier cabanel olivier cabanel 25 octobre 2010 16:07

            mussima,
            merci de votre commentaire, et de votre aide,
            merci aussi de votre témoignage, qui confirme bien la situation telle qu’elle se présente.
            j’ai l’impression, au vu de la réaction de quelques uns, (un petit nombre) d’avoir donné un grand coup de pieds dans une fourmilière.
            en bref que çà les dérange un petit peu.
             smiley
            cordialement
             smiley


          • olivier cabanel olivier cabanel 25 octobre 2010 16:22

            benoitb,
            je ne suis pas sur que les américains soient franchement heureux de leur système de couverture sociale.
            jusqu’à présent, seuls ceux qui en ont les moyens peuvent se soigner,
            il semble qu’Obama veuille changer çà,
            alors voyez vous, le « modèle américain » a du plomb dans l’aile,
            auriez vous oublié d’ou vient la crise dans laquelle nous sommes plongés ?
            relisez bien la fin de mon article, car il semble que çà vous ait échappé.
            pour les Chinois, qui viennent de prendre la tête du monde économique, avec je crois plus de 3000 milliards, rassurez vous, bientot, ils achèteront leurs ordis et leurs portables, et le reste,
            c’est déjà le cas pour nombre d’entre eux.


          • olivier cabanel olivier cabanel 25 octobre 2010 16:44

            Cogno,
            je n’ai jamais refusé un bon gueuleton,
             smiley


          • benoitb 25 octobre 2010 17:02

            Oui ca me dérange mais rassure toi ce n’est pas de ton fait. Tu ne fait que remettre sur le tapis ce que j’entends depuis bien longtemps.

            Je le dis sans détour la mentalité de ce pays me dérange. Les Français veulent la démocratie mais ils refusent le libre échange.

            L’un ne va pas sans l’autre et aucun des 2 n’est parfait.

            Les Francais veulent un état omniprésent avec des services public pour tout et n’importe quoi mais ne cessent de taper sur l’état tel des enfants gâtés pour en avoir toujours plus.

            Quand un pays est sur le déclin (comme c’est le cas de la France) il faut se serrer la ceinture et se retrousser les manches.
            Certains pays l’ont bien compris : Angleterre, Allemagne, les plans d’austérité vont bon train dans ces pays et pourtant ils en ont moins besoin que la France. Cherchez l’erreur !

            Mais non les Français, préfère eux remettre en cause l’ordre mondial et fustiger ceux qu’ils ont élus. Quel courage !

            Moi j’appelle ca fuir ses responsabilité.

            A bon entendeur. On en reparle dans 20 ans. smiley


          • olivier cabanel olivier cabanel 25 octobre 2010 17:14

            benoitb
            il semble que vous n’ayez pas encore compris l’imposture de sarkozy
            d’ailleurs d’aucuns le surnomme le nain posteur
            plus sérieusement,
            vous avez la mémoire courte : quand vous dites que les français n’ont pas le droit de fustiger ceux qu’ils ont élu, vous oubliez que ceux ci, je pense d’abord à celui qui est à leur tete, avait promis de ne pas toucher aux retraites.
            c’était dans son programme,
            vous devriez pouvoir le retrouver facilement,
            alors oui, je crois que nous avons le droit, et même le devoir de fustiger ceux qui n’ont pas de parole
            ceux qui ont plongé notre pays dans un merdier incommensurable en détruisant le tissus social, en rognant les avantages, en gaspillant des fortunes pour des conneries,
            si vous voulez j’en ai la liste, et elle est incomplète.
            çà commence a bien faire cette bande de maffieux qui trichent, détournent, se paye leur cigares avec nos sous, placent leur progéniture dans des endroits qu’ils ne méritent pas,
            çà suffit,
            et si le peuple est dans la rue, c’est pas uniquement pour les retraites,
            mais manifestement vous ne l’avez pas compris.
             smiley


          • benoitb 25 octobre 2010 17:57

            Ok

            Admettons que Sarko et sa bande soit des mafieux imposteurs. Ça me surprendrais mais je suis ouvert à toute possibilité.

            Ce qui m’intéresse ce sont les résultats de ce gouvernent que nous pourrons mesurer avant 5 à 10 ans. C’est un peu tôt pour juger aujourd’hui.

            Par contre on peut très bien faire une étude comparative. Eh oui on vit une époque formidable, l’information circule librement grâce à internet. Cet article le prouve même s’il est très partisan.

            Regardons donc autour de nous et on peut voir que la plupart des pays dans une situation proche de la notre (je répète Allemagne, Angleterre, ...) mettent en place des plans de rigueur sans commune mesure avec les mesurettes prises en France.
            Et je suis surpris de voir que les peuples dans ces pays ne font pas grève et acceptent ces changements smiley

            Comment le justifiez vous ?

            Ils serait fous et nous serions les seuls à avoir raison ?

            Les français serait plus malin ?

            Votre avis m’intéresse.


          • olivier cabanel olivier cabanel 25 octobre 2010 18:14

            benoitb
            pour lever définitivement vos doutes sur la bande de gougnafiers qui tentent de diriger le pays, voila un article paru récemment sur AV.
            il a du vous échapper.
            il énumère 32 casseroles touchant la plupart des membres du gouvernement,
            tous les liens y sont associés prouvant qu’il ne s’agit pas d’une vue de l’esprit
            bonne lecture.
            http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/sarko-verdose-82873
            la liste est à la fin de l’article,
             smiley
            accrochez vous, çà secoue.
             smiley


          • olivier cabanel olivier cabanel 25 octobre 2010 18:15

            Defrance,
            d’ici que les Chinois délocalisent en France il y a une marge,
            mais çà pourrait bien arriver un jour ou l’autre,
            au fait j’ai lu votre article, et je l’ai bien apprécié.
            à+


          • K K 25 octobre 2010 20:40

            Les chinois s’apprêtent à investir massivement à Chateauroux et la chambre de commerce leur ouvre grand les portes.



          • benoitb 25 octobre 2010 20:48

            Ok ok je vous croit sur parole.

            Mais vous ne répondez pas à ma question :

            Regardons donc autour de nous et on peut voir que la plupart des pays dans une situation proche de la notre (je répète Allemagne, Angleterre, ...) mettent en place des plans de rigueur sans commune mesure avec les mesurettes prises en France.
            Et je suis surpris de voir que les peuples dans ces pays ne font pas grève et acceptent ces changements 

            Comment le justifiez vous ?

            Ils serait fous et nous serions les seuls à avoir raison ?

            Les français serait plus malin ?


          • La Botte secrète 27 octobre 2010 12:06

            Bonjour,

            J’appuie votre propos sur plusieurs points, mais dans une optique totalement différente.

            -Une part du différentiel de compétitivité entre secteur privé et secteur public est la concurrence des salariés et leur mise sous pression par la possibilité d’être licenciés. Dans ce sens, interdire les licenciements rendraient les entreprises moins compétitives et donc en danger.

            -D’autre part, il est intelligent de souligner l’impossibilité voire l’absurdité d’interdire la délocalisation de sociétés. Cela entraînerait d’assez grave répercussion sur la liberté d’entreprendre.

            Car le but numéro un de toute entreprise privé est de faire du profit. L’inconvénient de ce système est que dès lors elle est prêt à tout pour le faire. D’où l’intérêt national de ne pas confier des secteurs d’intérêts stratégiques ou non concurrentiels (car sans concurrence le privé sera toujours plus cher que le public) au privé (distribution d’eau, EDF/GDF, la santé, etc...).

            Quant au secteur public, son but est d’œuvrer dans l’intérêt général, à ce titre, sa compétitivité est moindre mais il ne se risquera pas dans les excès du privé, qui souvent, lorsque la régulation est inexistante, ruine une partie de l’intérêt général au profit de l’intérêt individuel.

            Cependant, j’entre en complet désaccord avec vous sur les orientations que devraient prendre l’économie française pour le profit de tous. Je suis absolument d’accord sur la plupart des points soulignés par l’auteur de l’article sans pourtant partager ses convictions sur les solutions à apporter.

            1. Comment empêcher les délocalisations ?

            C’est une évidence que la richesse n’est pas produite par les employés des banques et des conseillers en gestion de patrimoine (dont j’en suis) . A ce titre la tertiarisation totale de l’économie française voulue par certains (Alain Madelin) et à laquelle vous soucrivez est une illusion dangereuse, pour deux raisons.

            a) D’une part notre capacité à l’auto-suffisance, dont tout État devrait avoir le soucis, serait menacée.

            b) D’autre part, la vraie richesse d’une nation provient des produits industriels et agricoles comme le prouve les 200 dernières années d’histoire, ainsi que le déclin à marche forcée des pays occidentaux qui ont fait le choix de la tertiarisation croissante de leurs économies.

            Partant de ce constat, même si je respecte profondément les opinions exprimées ici par l’auteur, parce qu’elles partent de hautes qualités morales, je pense que la solution à ce problème ne réside pas en une interdiction des délocalisations et des licenciements.
            En effet, ces mesures seraient techniquement difficiles à mettre en place, et engendreraient des abus sur le plan micro-économique (abus des salariés) ainsi que macro-économique (les entreprises étrangères hésiteraient à investir dans notre pays). De ce fait, je doute de l’efficacité de telles mesures.

            A mon sens, la solution du problème du chômage et de la délocalisation réside dans la résolution du processus de suppression des barrières douanières et réglementaires.
            A ce titre le rétablissement de la souveraineté de la France par une sortie de l’UE permettrait de mettre en place des politiques protectionnistes et monétaires (dont je ne ferai pas le détail ici) visant à sauvegarder notre industrie et ainsi résoudre le problème des délocalisations et donc du chômage.
            Régler le problème du chômage permettrait alors de remettre le marché de l’emploi en équilibre, c’est à dire un chômage structurel autour de 5% (réels, pas au sens pôle emploi). Et permettrait ainsi aux salariés de retrouver un pouvoir de pression semblable à celui des patrons pour que celui-ci fonctionne de manière compétitive et dans l’intérêt de l’ensemble des acteurs économiques.
            Bien entendu ces réformes ne se ferait pas du jour au lendemain, il s’agit d’un processus qu’il faudra bien remettre en marche, car celui en place actuellement nous paupérise à petit feu.

            Pour conclure, je dirais que votre analyse ne tient compte que de concepts micro-économique sans tenir compte des grands enjeux internationaux.

            Sincères salutations,


          • olivier cabanel olivier cabanel 27 octobre 2010 13:31

            la botte...
            au nom de quoi il serait illusoire d’empecher la délocalisation des entreprises ?
            si l’entreprise fait des bénéfices, il est moralement inacceptable de l’autoriser à se délocaliser, et les moyens pour se faire sont nombreux.
            bien évidemment, le capitalisme et la morale ne font pas bon ménage, voire même sont incompatibles, mais de plus, il se tire une balle dans le pied, car en délocalisant, il augmente bien sur ses bénéfices, mais prive les ouvriers qu’il a laissé au bord de la route, de lui acheter ses produits, même s’ils sont moins chers.
            pas besoin d’être un économiste distingué pour s’en apercevoir.
            et quand bien même, ces français oubliés sur le marché du travail pourraient acheter des produits fabriqués par d’autres, çà n’aura qu’un temps,
            pour l’instant, la stratégie de notre pays est claire :
            ils ont vu le mur qui était tout au bout de l’autoroute, mais tant qu’ils n’y sont pas arrivés, ils appuient sur le champignon.
            étrange concept.
            merci de votre commentaire.
             smiley


          • La Botte secrète 27 octobre 2010 16:40

            Pour plus de clarté j’ajoute que mon commentaire précédent s’adressait avant tout à benoitb.
            Ainsi qu’à l’auteur de l’article quand je mentionnais celui-ci, excusez moi de cette imprécision.

            Afin de répondre à des compléments d’information apportés par les commentateurs, je me permets de souligner ceci :

            Si les États-Unis demeurent un pays riche, c’est avant tout grâce à l’avantage-dollar et au pillage d’une partie des ressources planétaires. A ce titre elle est une économie vampire qui ne produit plus grand chose. Afin de nuancer mon propos, j’ajouterais simplement que les entrepreneurs existent toujours et existeront toujours aux USA, mais ne croyez pas que la richesse provienne du secteur tertiaire. Il a été prouvé qu’il est au contraire parasitaire en grande partie (en ce qui concerne notamment la finance).

            Si la Chine investit en France, c’est avant tout pour se débarrasser de ses devises en dollar, qui ne valent potentiellement plus rien et dont elle a du mal à se servir pour racheter l’Amérique qui est très protectionniste lorsqu’il s’agit de ses intérêts nationaux. Les européens quant à eux se laissent acheter leurs fleurons, leurs ports etc... Avec une monnaie qui ne vaut plus rien. Voilà la raison première des investissements chinois en occident.

            @Benoit, la différence de coût du travail est de 1 à 20. Même si vous réduisiez le SMIC de 50% et que vous abolissiez les charges patronales, les délocalisations auront toujours lieu en Chine. L’offre en main-d’œuvre de l’Asie est tout simplement non concurrençable en termes de coûts salariaux à l’heure actuelle.

            @Olivier CABANEL : En termes d’efficacité productive, et donc de part du gâteau à se partager. Il est plus efficace de prendre des mesures au niveau national dans le but de réindustrialiser plutôt que de prendre des mesures limitant la marge de manœuvre des entreprises, qui certes limiteraient pendant un certain temps l’hémorragie de pertes d’emplois industriels, mais qui sur le long terme ruineraient la confiance des investisseurs.
            J’ajoute que pour remplacer la dictature de la finance il ne faut pas une dictature du prolétariat. Les meilleurs systèmes sont ceux ou l’équilibre entre l’influence du patronat et celle du salariat est raisonnable. Le seul moyen d’y parvenir dans une économie de marché étant la baisse du taux de chômage par des actions gouvernementales fortement interventionnistes dans le but de prévenir les activités de production nationale.

            A propos de la stratégie économique, je suis ravi que vous abordiez la question.

            Dans les faits on assiste à une orientation rentière.

            -Immigration massive (dont le but est à la fois de renforcer le contingent des chômeurs, 40% d’entre eux l’étant, beaucoup travaillent au noir, et ils acceptent plus facilement des emplois moins rémunérés).
            -Explosion programmé des systèmes de redistribution sociale par le pourrissement de la situation financière du pays.
            -Mise à contribution massive des travailleurs par l’augmentation des cadences et du temps de travail, et mise au ban de la société des chômeurs, demeurant une classe d’assistés ayant vocation à faire pression sur la classe moyenne, effrayée du déclassement.
            -Déréglementation de toutes nos barrières protectionnistes, ce qui tue notre industrie, mais favorise (du moins sur le court terme) les rentiers (qui ne gagnent pas leurs revenus sur le travail).
            -Monnaie forte.

            Ce qui contribue à un chômage de masse favorisant les rentiers d’autant plus que les nouvelles mesures gouvernementales les courtisent (excepté l’apparente volonté de supprimer certaines niches fiscales).

            Merci à vous pour cet article fort intéressant, Monsieur CABANEL.


          • benoitb 29 octobre 2010 10:07

            La botte vous avez des arguments intéressants.

            Par contre vous dites :

            A mon sens, la solution du problème du chômage et de la délocalisation réside dans la résolution du processus de suppression des barrières douanières et réglementaires.
            A ce titre le rétablissement de la souveraineté de la France par une sortie de l’UE permettrait de mettre en place des politiques protectionnistes et monétaires (dont je ne ferai pas le détail ici) visant à sauvegarder notre industrie et ainsi résoudre le problème des délocalisations et donc du chômage.
            Régler le problème du chômage permettrait alors de remettre le marché de l’emploi en équilibre, c’est à dire un chômage structurel autour de 5% (réels, pas au sens pôle emploi). Et permettrait ainsi aux salariés de retrouver un pouvoir de pression semblable à celui des patrons pour que celui-ci fonctionne de manière compétitive et dans l’intérêt de l’ensemble des acteurs économiques.

            Et sur ces points je ne suis pas d’accord avec vous.
            Sortir de l’UE renforcerais la France à court terme mais pas sur le long terme. D’autre part elle nous mettrais dans une situation périlleuse vis à vis des autres pays de l’UE et pourrais donner naissance à des conflits dont la construction de l’Europe nous a épargné depuis 1945.

            A mon sens il faut au contraire renforcer la gouvernance de l’Europe, seul moyen de peser sur la scène internationale. La constitution Européenne que les Français ont rejeté étais un moyen d’y arriver. Il n’est pas trop tard.

            Un fois que cela sera fait, l’Europe pourra militer pour la mise en place d’une gouvernance économique mondiale avec une monnaie de référence contrallée par une banque centrale mondiale.
            Aujourd’hui c’est la FED et le dollar qui joue ce rôle par effet de bord, mais le problème est que la FED ne se préoccupe que de la situation économique américaine, normal me direz vous c’est son job. Sauf que sa politique monétaire par ses répercussions internationale a généré la dernière crise économique et prépare la prochaine.

            Concernant le problème du chômage en France le problème vient selon moi de la pression fiscale sur le travail et la rigidité du code du travail caractéristique de notre beau pays.
            Flexibiliser le marché du travail et limiter les charges permettrais de fluidifier le marché du travail et diminuer le chômage. Pour info ce sont en substance les conclusions des lauréats du dernier prix nobel d’économie.


          • BA 25 octobre 2010 12:10

            Des policiers en civil infiltrent les manifs, lancent des pierres, brisent les vitrines, ... puis capturent des jeunes manifestants.

            Ensuite, les policiers les amènent au commissariat, et au commissariat, ... surprise !

            Les caméras sont là pour filmer les jeunes manifestants capturés !

            La police et les médias pro-gouvernementaux sont bien coordonnés !

            C’est une coordination entre :

            1- Les policiers en civil qui provoquent, qui créent des incidents pendant les manifs, qui tendent des pièges,

            2- et les médias pro-gouvernementaux.

            Les médias pro-gouvernementaux sont prévenus par la police, pour venir filmer les bonnes images, au bon moment, au bon endroit.

            Ces images serviront à la propagande gouvernementale sur TF1, LCI, BFM TV, i-Télé, etc.

            Un témoignage extraordinaire :


            http://www.lanouvellerepublique.fr/ACTUALITE/People/Manifs-pris-au-piege-de-la-guerre-des-images


            • olivier cabanel olivier cabanel 25 octobre 2010 13:13

              BA
              l’inflitration de policiers « spéciaux » dans les manifs n’est pas une nouveauté,
              c’est le 68-art que je suis qui l’affirme,
              c’est un truc vieux comme le monde,
              mais aujourd’hui, comme vous le dites, grace a la technologie mobiles et internet, on en a des preuves,
              celles que j’ai proposées, et le lien que vous donnez en fin de commentaire,
              merci de l’avoir fait.
              Jeudi, il faudra être nombreux dans les villes du pays pour montrer que nous ne sommes pas dupes.
              merci de votre commentaire.
               smiley


            • Peachy Carnehan Peachy Carnehan 25 octobre 2010 12:32

              Bonjour Olivier Cabanel. Pour faire passer sa loi inique Sarkozy mène une guerre de désinformation. Il faut diffuser cet article au maximum.


              • olivier cabanel olivier cabanel 25 octobre 2010 13:17

                Peachy
                bonjour et merci évidemment de diffuser cet article,
                mon égo n’en sera pas affecté, d’autant que j’ai largement été aidé pour le peaufiner par de nombreux-euses internautes,
                Lydia, Gilles, Salsa, Cathy, Fanny...et je suis sur d’en oublier espérant qu’ils/elles ne m’en veulent pas.
                 smiley


              • FrenchGreg 25 octobre 2010 20:04

                Parce que c’est article c’est de l’information ? 


                Vous me décevez monsieur du Nordenstar.

                J’ai bien mis les accents cette fois pour que vous ne perdriez pas de temps à me répondre.

              • olivier cabanel olivier cabanel 25 octobre 2010 20:08

                frenchgreg
                c’est un peu confus ?
                de qui parlez vous ?
                quelle langue utilisez vous ?
                qui est ce Nordenstar ?
                 ?
                dubitatif je suis.
                 smiley


              • Peachy Carnehan Peachy Carnehan 26 octobre 2010 01:53

                Bonsoir Olivier.

                FrenchGreg évoque un site d’information satirique dont j’ai suis le co-fondateur en 2005 et l’un des chroniqueurs actuel. http://www.nordenstar.com/

                @ FrenchGreg. La démonstration de Olivier Cabanel a le mérite d’alimenter le débat et j’ai la faiblesse de croire qu’elle est plus juste et plus vraie que la version du gouvernement. La presque totalité des Français se trompe peut-être avec nous mais, à la différence de Sarkozy, nous ne prétendons pas « ne jamais mentir, ne jamais trahir ».


              • Eric la Blanche la Blanche 26 octobre 2010 12:05

                L’argent pour payer les retraites et combler tous les (pseudo) déficits est sous notre nez : un article drôle et informatif : j’ai retrouvé l’argent des retraites


              • olivier cabanel olivier cabanel 26 octobre 2010 13:11

                La Blanche,
                c’est un plaisir de vous découvrir,
                nous avons plusieurs chemins à faire ensemble
                à+
                 smiley


              • Anonymous Republic Punisher Rigel 25 octobre 2010 12:35

                Très très bon article et résumé ! je partage sur facebook !


                • olivier cabanel olivier cabanel 25 octobre 2010 13:19

                  merci Rigel,
                  oui, il faut le diffuser sur facebook le plus largement possible, car je suis sur que nombreux sont encore ceux qui ont mordu à l’appât proposé par sarko et les autres,
                  merci d’avance.

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