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Accueil du site > Actualités > Politique > La révolte de Manuel Valls

La révolte de Manuel Valls

Martine Aubry sommait hier Manuel Valls de cesser immédiatement ses critiques envers le parti dont elle a la charge, ou bien de le quitter. Cet acte, a priori réfléchi (le courrier mit six jours à parvenir à l’intéressé), se voulait une démonstration publique d’autorité. Il s’avère aujourd’hui un peu téméraire : Manuel Valls a en effet répondu explicitement à sa Première secrétaire qu’il ne reconnaissait pas légitimité en la matière, et ne comptait donc pas obéir à ses ordres. Le PS a donc désormais le choix entre une surenchère disciplinaire ou une spirale délétère.

Si Martine Aubry prit son temps pour apostropher Manuel Valls, ce dernier n’eut pas besoin de plus de 24 heures pour répondre à sa Première secrétaire préférée : pensez-donc, ce n’est pas tous les jours qu’on vous présente sur un plateau une polémique bien montée, initiée par la socialiste en chef (excusez du peu), avec en plus le statut de victime qui va avec ! Un ascenseur direct vers la candidature aux présidentielles n’eut pas été aussi efficace.

Bien entendu, la missive vengeresse s’égara comme par enchantement vers les ordinateurs de l’AFP dès sa finalisation. C’était de bonne guerre, et le bouillant maire d’Evry avait beau jeu d’y dénoncer la "méthode" Aubry - qu’il ne se privait pas lui-même par ailleurs de mettre immédiatement en pratique :

"Je suis surpris, par contre, par la méthode. Pourquoi avoir transmis simultanément ta lettre à la rédaction du Parisien ? L’objectif affiché par ton courrier n’est-il pas de clore l’ensemble de nos débats à l’abri des huis clos ? L’urgence était-elle donc telle qu’il ait fallu reprendre la plume pour masquer le cuisant échec d’une récente initiative épistolaire à l’attention des autres partis de gauche ?"

La suite est une réponse point par point - et même un peu plus - au sermon éthique de Martine Aubry. Manuel Valls, trop heureux d’accéder à ce statut médiatique inespéré il y a encore quelques jours, ne boude pas son plaisir, et ébauche même un projet socialiste nouveau qui annonce un autre projet, présidentiel celui-là. Vient ensuite la tirade finale, définitive et farouche :

"A la lecture de ta lettre, je ne te cache pas ma profonde inquiétude sur ta conception très datée du parti. [...] «  Je me révolte donc nous sommes  » disait Albert Camus. Par cette formule, il établissait une dialectique originale entre l’individuel et le collectif. J’espère que tu pourras aussi y voir, comme moi, une source d’encouragement et d’espoir. Et puisque tu me sommes de donner une réponse claire à ton ultimatum, je t’informe que j’entends bien rester fidèle à mon poste, à ma famille politique et à mes valeurs."

Baoum. En érigeant la révolte comme un acte de militantisme assumé, Manuel Valls affiche non seulement sa détermination, mais aussi son sens du moment politique. Martine Aubry a fait une double erreur en le plaçant dans cette posture, il le sait, et il s’en sert. La Première secrétaire ne peut s’en prendre qu’à elle, et au-delà de leur différend, elle devient en ceci le meilleur allié de Valls.

Sa première erreur fut de donner à son ultimatum un tel impact médiatique : en publiant sa lettre dans le Parisien, et même s’il s’agissait de l’humilier, Martine Aubry a hissé Manuel Valls au statut de rival, donc d’égal. En politique, la seule vraie violence reste l’indifférence. Etre socialiste et n’avoir pas appris cela de François Mitterrand est de l’ordre de la faute lourde.

Sa seconde erreur fut de mettre un élu de son propre camp le dos au mur - alors même que les positions récentes de Valls, qu’elle dénonçait, étaient déjà symptomatiques d’une forme de désespoir militant, par définition incontrôlable donc. En lui intimant un ordre contraire à son intérêt et à ses ambitions, loin d’affirmer son autorité, elle s’expose par un refus (prévisible) à devoir affronter une situation de crise grave. Tout, de son élection à quelques voix près face à Ségolène Royal, jusqu’aux résultats des dernières élections, contribue à fragiliser son assise : comment dans ces conditions espérer gagner son bras de fer face à un jeune loup déterminé, dont la sanction ultime (l’exclusion du PS) ne contribuerait qu’à conforter sa crédibilité en tant qu’alternative à un PS alors perçu comme stalinien et censeur ?

Martine Aubry a donc désormais le choix entre le cyanure et l’arsenic. Son seul réconfort, dans les épreuves qui l’attendent désormais, résidera peut-être dans la réflexion suivante : en se propulsant au rang de premier opposant à la garde institutionnelle du parti socialiste, Manuel Valls s’apprête à en déchoir l’une de ses divas étonnement silencieuse, en la personne de Ségolène Royal. A moins bien sûr qu’il ne l’y rejoigne...

http://lapolitiqueetmoi.hautetfort.com/


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99 réactions à cet article    


  • jps jps 17 juillet 2009 10:31

    petite illustration :

    Manuel Valls était à la golden-party de l’Elysée


    • Alpo47 Alpo47 17 juillet 2009 12:51

      Question : Que changerait, dans notre vie de tous les jours, l’accession d’un de ces « socialistes » dont on parle actuellement au pouvoir supprème ? De ce parti au pouvoir ?
      En rapport au « hold up européen », à l ’ultra-libéralisme , à la mondialisation, à la casse des services publics, des acquis sociaux, des entreprises, l’effondrement du pouvoir d’achat des plus modestes, l’augmentation du chomage ....
      Réponse (personnelle) : RIEN.

      Alors, les « masturbations intellectuelles » à l’intérieur du PS ..... Pffffftttttttttt ....


    • Bernard Dugué Bernard Dugué 17 juillet 2009 13:44

      Sacré Valls,

      Pour être encore plus présent dans l’actualité, il s’est fait prendre en grippe par le PS

      Les laboratoires de Solférino travaillent pour créer le vaccin contre cette souche mutante et virulente qu’est le V1 S 1

      Autrement dit, la recombinaison de Valls avec la souche S.... qu’on trouve présente à l’Elysée


    • Emmanuel Goldstein Emmanuel Goldstein 17 juillet 2009 14:12

      Alpo47, vous vous trompez.

      Le PS, c’est un parti de gouvernement qui a beaucoup de talents en son sein, c’est un parti où le débat et la contradictions sont libres, et c’est une garantie de liberté pour les Français en cas d’alternance.

      Le PS dispose d’un programme, mais son accès médiatique est non seulement amoindri par le traitement des médias officiels à son sujet, mais en plus « piraté » par des personnes qui, en son sein, le torpillent de l’intérieur. C’est le cas de Manuel Valls mais aussi de Ségolène Royal, jusqu’il y a peu.

      Je vous renvoie à l’action menée en direction des plus fragiles, à Paris, à Lille, à Lyon, ou au travers des actions régionales. Plus de transports publics, Plus d’équipements publics (écoles, crèches, bibliothèques, hopitaux), un lien organique avec les associations qui oeuvrent à la création d’un tissu social fraternel. Les socialistes sont aux côtés des salariés, des ouvriers, des travailleurs, et on peut compter sur eux pour contrer le pouvoir tenu par un conglomérat d’intérêts privés.

      Cracher sur la seule force de gauche de gouvernement, alors que l’on veut battre la droite neo-conservatrice actuellement au pouvoir me parait revenir à se tirer une balle dans le pied.

      Toutes les forces de gauche devraient se rassembler afin de montrer la plus grande fermeté devant la remise en cause des acquis sociaux, des droits des travailleurs et des citoyens.

      Le PS, c’est aussi l’amour de la culture, sous toutes ses formes, intellectuelle, artistique, spirituelle.

      En bref, je lis des sermonts de haine à l’éagrd du PS alors que le militants de base se demande chaque jour « que faire pour améliorer la vie en France » ; « que faire pour recréer une cohésion sociale entre les Français ? » Que faire pour combiner la création de richesses et assurer la justice sociale, juridique, morale ?

      Enfin, toute personne venant au PS est libre de faire connaitre en son sein sa différence, sa contradiction argumentée. Après, taper dessus à longueur de journaux télés et radios pour se faire à moindre frais une communication, ce n’est plus acceptable et en ce sens, Martine Aubry me semble avoir fait le bon choix. Et si ça continue, la majorité du PS est prete à sanctionner lourdement ces comportements déloyaux.


    • Lapa Lapa 17 juillet 2009 14:45

      « Le PS, c’est aussi l’amour de la culture, sous toutes ses formes, intellectuelle, artistique, spirituelle. »

      ce qu’il faut pas lire parfois.


    • Alpo47 Alpo47 17 juillet 2009 14:55

      @ Goldstein,
      Dans le cas du PS, je ne mets pas les militants de base, ou locaux, dans « le même sac » que les dirigeants. Leur honnêteté intellectuelle ne fait pas de doute, tout comme celle des syndicalistes ...
      Mais il faut tout de même se poser la question de savoir ce que changerait l’élection d’un de ses dirigeants dans la vie des citoyens ? A aucun moment, je ne les ai entendus remettre en cause l’évolution de la construction européenne, l’économie de marché, voire même les privatisations. Dans le cas de la vente (aux amis) des autoroutes, de mémoire, il n’y a que Bayrou qui s’est opposé. On sait aujourd’hui que c’était une tromperie.
      UMPS, comme disent certains, ou blanc-bonnet, bonnet-blanc. Hélas ...

      Nous n’avons le choix que de choisir qui nous « plumera ».


    • Emmanuel Goldstein Emmanuel Goldstein 17 juillet 2009 15:15

      Le fait est, alpo47, que ce sont les militants de base qui tiennent l’issue de tout vote interne. Par conséquent, les « dirigeants » ne peuvent pas faire comme si nous n’existions pas. C’est arrivé que certains décideurs les méprisent, comme DSK, mais ça s’est toujours retourné contre eux.

      Enfin, pour ce que ça changerait, je vous renvoie au bilan économique de Lionel Jospin, qui est l’un des meilleurs des 50 dernières années. ce qui changerait par ailleurs, c’est aussi une situation des libertés bien différente que ce qu’elle a évolué ces 8 dernières années, depuis le coup d’Etat international du 11 septembre.

      D’ailleurs, je vous le dit tout net, si le PS gagne en 2012, tout un ensemble de loi sscélérates votées durant la mandature sarkozystes (de la loi hadopi, aux lois loppsi, en passant par le travail le dimanche ou encore les lois médias) seraient purement et simplement abolies. Et dans la bonne humeur en plus.


    • Emmanuel Goldstein Emmanuel Goldstein 17 juillet 2009 15:20

      A titre d’exemple, voilà le genre de choses que fait la gauche socialiste à Paris :

      Date de parution : 17.07.2009
      CLAIRE FOURNIER

      Louer son appartement à une famille qui a du mal à se loger, sans
      risque c’est possible, grâce à la location solidaire. L’année dernière plus de
      40 000 contrats à loyers modérés ont pu être signés. C’est une association qui
      sert d’intermédiaire et parfois comme c’est le cas à Paris, c’est la mairie qui
      s’engage, quand ça marche.

      JULIEN BALCHELRY
      Mireille est locataire depuis un an, avec sa fille d’une dizaine d’années,
      de cet appartement du 20éme arrondissement de Paris.
      Auparavant elle a du vivre pendant près de 8 ans, dans un hôtel meublé
      faute d’avoir des garanties suffisantes pour pouvoir louer un logement.

      MIREILLE
      Suivant les hôtels, on n’a pas le droit de cuisiner, donc avec un enfant,
      ce n’était pas évident, et donc là ma fille, elle est très ravie, plus
      d’épanouissement. Un rêve qui est devenu une réalité donc, c’est quelque
      chose.

      JULIEN BALCHELRY
      Une quarantaine de mètres carré en location solidaire, un dispositif qui
      permet à Mireille de se loger en payant son loyer d’un peu plus de 600 euros à
      une association et non pas à un propriétaire. Dans son cas c’est Habitat et
      Humanisme, l’une des treize associations partenaires de la Ville de Paris, les
      services sociaux de la ville choisissent des familles à réinsérer, l’association
      met à disposition son parc d’une cinquantaine d’appartements loués par ses
      soins. La famille y restera au maximum 18 mois avant d’intégrer durablement un
      HLM.

      FRANÇOIS ROBERT, DIRECTEUR GENERAL ASSOCIA TION HABITA T ET HUMANISME
      Le locataire, c’est donc l’association et l’hébergé est la personne sortant
      de l’hôtel meublé. Sachant qu’il y a comme dans n’importe quel gestion
      d’appartement un état des lieux à l’entrée qui est fait avec le propriétaire et un
      état des lieux à la sortie lorsque, pour vérifier que l’appartement n’a pas été
      endommagé par le locataire. Et si tel était le cas, la Ville de Paris accepte de
      défrayer le propriétaire du coût de la remise en état.

      JULIEN BALCHELRY
      A partir de 16 M2 tous les logements sont éligibles sur une démarche
      volontaire des propriétaires.

      FRANÇOIS ROBERT
      Il n’y a pas de normes precises, il s’agit simplement que le logement
      respecte les normes d’un logement décent, c’est-à-dire un minimum
      d’équipement sanitaire, de taille du logement, de hauteur sous plafond, mais qui
      sont très généralement remplis, pour le reste il est défrayé de toute difficulté
      technique, puisque ce sont nos chargés de gestion qui sont chargés d’instruire
      le dossier de chaque appartement.

      JULIEN BALCHELRY
      L’appartement est loué pour trois ou six ans à l’association pour un loyer
      moyen de 17 euros le M2, le propriétaire bénéficie d’une déduction fiscale de 30
      % pour une location de 6 ans et une garantie contre les risques d’impayés.
      Anne possède avec son mari un trois pièces qui fait partie de ce parc solidaire.
      Depuis 5 mois une famille de quatre personnes y vit. Elle craignait un peu au
      début les réactions du reste de l’immeuble face à ces nouveaux locataires.

      ANNE, PROPRIETAIRE
      Je ne voulais pas laisser quelque chose de compliqué alors j’ai quand
      même fait un petit travail avant, j’en ai parlé à quelqu’un du syndic, donc j’ai
      expliqué ce qui allait se passer. Les voisins quand ils ont vu les bénévoles venir,
      s’activer, eh bien ça les a tellement épaté, que du coup ils ont regardé tout ça
      d’un oeil un peu différent.

      JULIEN BALCHELRY
      Pourtant les propriétaires candidats sont encore rares, peut-être par
      simple méconnaissance de la location solidaire. Un an après sa mise en place,
      la Ville de Paris, instigatrice du projet reste confiante.

      JEAN- YvES MANO, ADJOINT AU MAIRE DE PARIS CHARGE DU LOGEMENT
      Aujourd’hui nous avoisinons les 200 logements sur le territoire parisien,
      notre objectif est d’en faire 1 000 sur la mandature. Je veux qu’on sache que les
      1 000 ne sont pas un flux permanent, mais un socle sur lequel avec la rotation
      que nous mettons dans ce parc là, permettront à 1 000 familles, de façon
      durable de sortir d’hôtel meublé pour passer par ce sasse là, je trouve que c’est
      un bon moyen d’accélérateur et d’ailleurs il faudrait que l’ensemble des
      collectivités locales et donc que l’Etat surtout, pour l’étendre sur la totalité du
      territoire, ça permettrait d’aller plus vite, de finir l’exploitation de la misère
      humaine, par ce que j’appelle parfois des marchands de sommeil, qui n’ont plus
      leur place sur le territoire parisien.

      JULIEN BALCHELRY
      L’immobilier social est un enjeu particulier pour Paris car ici c’est plus de
      35 000 personnes qui sont en situation de mal logement. (NDLR avec un objectif de 40 000 logement sociaux d’ici 2014)


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 17 juillet 2009 21:35

      Je trouve cet article bien pensé et bien écrit. Quant au PS, son problème est d’être ennuyeux et sa structure exaspérante. Il est bien téméraire de vouloir résoudre une situation extraordinaire par des mesures ordinaires et je ne puis m’Imaginer le PS en innovateur pas plus que Madame Aubry en novatrice. Imaginez un tsunami sur la Provence et un million de morts. Je n’aime pas tant Sarko, mais j’aimerais encore mieux que ce soit lui plutôt qu’elles aux commandes. 


      Nous n’aurons pas un tsunami, mais peut être 12 à 15% % de chomeurs et une devise qui ne vaut rien. Il faut changer les gouvernants, peut-être la gouvernance, Est-ce que le PS de Aubry est une alternative crédible ?

      Pierre JC Allard




    • Emmanuel Goldstein Emmanuel Goldstein 17 juillet 2009 22:59

      Le PS de Martine Aubry, peut-être pas, mais la gauche et la majorité de Bertrand Delanoé, surement !


    • Reinette Reinette 17 juillet 2009 23:16


      ah ! la fameuse location solidaire à Paris ! 

      que du blabla !

      mais à qui profite encore cette magouille ?




       


    • tylhdar tylhdar 18 juillet 2009 09:54

      Nous n’aurons pas un tsunami, mais peut être 12 à 15% % de chomeurs et une devise qui ne vaut rien.

      Quel intérêt d’avoir un euro fort, si on en a pas un seul en poche ?
      aucun.


    • Emmanuel Goldstein Emmanuel Goldstein 18 juillet 2009 17:11

      Oui, et en plus, plutôt que d’avoir un euro fort, mieux vaut avoir un euro « compétitif », c’est à dire plus faible, afin que ce soit un euro d’exportation.

      Mais la politique de la BCE, affidée à la politique américaine et à ce que les USA ont imposé à l’Europe, continue à auto-détruire l’économie d’exportation européenne, et a favorisé une inflation invisible fondée sur l’arrondissement aux unités supérieure. Tout coute beaucoup plus cher qu’en Francs !


    • Montagnais Montagnais 18 juillet 2009 20:48

      En la circonstance, il s’agit plutôt, ici, de l’amour de la culture.. du Moi !


    • leypanou 19 juillet 2009 12:56

      Ce n’est pas qu’ils n’ont pas remis en cause les privatisations, ils les ont accélérées. De même pour la réforme des retraites, les décisions mises en place du temps de Balladur n’ont pas été supprimées. Il y a même Michel Rocard qui pense que cela allait dans la bonne direction avec les conséquences actuelles sur la prétendue incapacité actuelle du système de retraites à assurer une pension valable à tout le monde et qu’il faut encore augmenter la durée de cotisations.


    • Jiache 17 juillet 2009 10:35

      C’est aussi une bonne méthode pour faire parler de soi. La méthode Sarkozy a fait école et c’est de bonne guerre.


      • bernard29 bernard29 17 juillet 2009 10:45

        Depuis quelque temps, tout ce beau monde, depuis la déculottée de Bayrou, travaille en fait pour Ségolène. 

        Peut être qu’ils ne s’en rendent pas compte. 


        • pruliere pruliere 17 juillet 2009 10:49

          Il n’est pas besoin d’être grand clerc pour voir en M. Valls l’un des prochains ministres d’ouverture d’un gouvernement « Fillon III », en compagnie sans doute de « Djack » Lang et Gérard Collomb, sans doute. Son virage à droite, même s’il n’est pas sur l’aile, est perceptible depuis de nombreuses années déjà. Il reste au PS car il voit les horizons présidentiaux bouchés pour lui de l’autre côté, tant les postulants sont nombreux. Mais le PS n’est pour lui ni plus ni moins qu’un trampoline vers l’Elysée....
          Sachant que la moindre critique du PS par ses membres est reprise, amplifiée, chantée sur tous les tons par la presse à la botte de la Sarkosie, un peu de discrétion me semble une stratégie responsable pour sortir de l’impasse. Les membres du PS devraient comprendre que dans la guerre de la com, leur situation est plus que largement compromise, l’autre camp ayant la quasi-totalité des armes et des munitions. En ce sens, je ne comprends vraiment pas l’envoi de cette lettre au parisien. Si Martine Aubry avait choisi de régler le problème Valls en tête à tête, alors je l’aurais soutenue dans sa démarche.


          • Lawsonite 17 juillet 2009 12:04

            Tout à fait d’accord sur la position à droite de Valls et jiack Lang.
            D’accord sur la façon de régler l’éjection de cet arriviste.
            Néanmoins je soutiens Aubry car cela fait un moment que tous ces sous-marins du sarkozisme auraient dû être jetés du parti


          • Lapa Lapa 17 juillet 2009 10:52

            Pour virer à droite faudrait il encore que le PS soit à gauche...


            • pruliere pruliere 17 juillet 2009 10:54

              @ lapa

              assez juste ! ;)


            • Philou017 Philou017 17 juillet 2009 10:58

              Dans un vrai parti socialiste, ca fait longtemps que le bobo libéral M Valls aurait été viré.
              Un petit florilège de ses déclarations :

              Martelant qu’ « on ne peut être progressiste sans être libéral », Manuel Valls multiplie les propositions iconoclastes, qui ressemblent à s’y méprendre à celles d’Alternative Libérale : liberté des universités, retraites à la carte, régularisation des travailleurs clandestins, dénonciation de l’idéologie écologiste…

              "Sur des sujets tels que les OGM et le nucléaire, je suis très sceptique concernant une forme de dictature intellectuelle de l’idéologie écologiste. [...] on n’alimentera pas la planète en nourriture et en énergie avec de l’agriculture bio et des éoliennes.« 

               »J’admire profondément les Etats-Unis, il faut toujours être attentif à ce que pensent les intellectuels et les responsables politiques américains.« 

               »Le renouveau de la gauche française sera très difficile car il passe par des analyses qui nous conduisent souvent à faire le même diagnostic que la droite sur l’état de notre pays et sur les réformes dont il a besoin. Mais il faut passer par un constat lucide du monde dans lequel nous sommes, pour ensuite inventer de nouveaux concepts." (1)

              Le député-maire d’Evry qui se livre depuis hier à une guerre des nerfs avec la première secrétaire du PS expliquera pourquoi, selon lui, il est faux de dire que Nicolas Sarkozy applique une politique « libérale ».

              Selon lui, la société de marché, le travail, la lutte contre l’insécurité, la refonte de la loi de 1905 sur la laïcité ne doivent plus être des questions taboues à gauche.

              Ce tartarin veut même changer le nom du PS. Le mot socialisme le gêne. Ceci dit, il n’a pas tort sur ce point. Ca fait longtemps que le PS n’a plus rien de socialiste.

              C’est le fond de commerce de ces tartuffes de se présenter comme étant de gauche. Ce qu’ils n’ont jamais été.

              Et bien entendu, Manuel Valls a participé au dernier Bilderberg (2008), en compagnie de Christophe Margerie, PDG de Total, Henri de Castries, président du directoire du groupe AXA, Bertrand Collomb, président du Conseil d’administration du groupe Lafarge, David Rockfeller et autres Chtistine ockrent...


              • Capone13000 Capone13000 17 juillet 2009 11:47

                par ailleurs ce Monsieur sécurité est ’ami d’enfance de Mr Alain Bauer, conseiller en sécurité de Sarkozy.

                Ce même Alain Bauer était directeur europe de la SAIC.
                La SAIC est aujourd’hui considérée comme la « vitrine des services spéciaux américains » dont elle sous-traite l’ensemble des besoins industriels. En 1995, la SAIC a absorbé Network Solutions Inc., la principale société qui gère les noms de domaines sur l’Internet. En 1997, la SAIC a racheté l’opérateur de télécommunications Telcordia. En 2000, lors d’une offre publique d’échange, la SAIC a diminué sa participation dans Network Solutions pour acquérir des parts de VeriSign.

                Parmi les réalisations de la SAIC : la cartographie numérique des Etats-Unis et le système de veille informatique des données environnementales ; la sécurisation du système informatique du Département de la Défense ; l’installation informatique des centres de décision et de transmission de groupes pétroliers comme BP Amoco ; le système de commandement de la Maison-Blanche pour faire face au bug de l’an 2000 ; l’informatisation du système de mobilisation des réservistes de l’armée des Etats-Unis ; la conception et l’installation des systèmes de transmission entre les états-majors et les combattants (Defense Information Systems Network) ; la conception des centres de commandement C4I de guerre navale et spatiale ; la modernisation du système de cartographie depuis l’espace de la National Imagery and Mapping Agency ; la surveillance de l’exécution des traités de non-prolifération nucléaire ; la conception des matériels d’entraînement et de simulation pour les pilotes de F-15 et F-16 ; la conception de capteurs et de matériels d’observation par satellite pour la NASA ; la création de la plus importante banque de données criminelles pour le FBI (38 millions de suspects fichés) ; etc.

                Ne serait il pas en train de faire la meme chose en france ???
                Ca sert la fraternité


              • Philou017 Philou017 17 juillet 2009 12:08

                C’est une stratégie des organismes d’influence Etats-Uniens, de faire émerger des figures qui leur parraissent favorables, ou qui vont saboter des mouvements que les officines Américaines veulent affaiblir.

                Le programme Young Leaders de la French American Foundation en est un bon exemple. De nombreuses figures de la Gauche y sont passées, notammment celles qui gangrènent le PS.

                La nébuleuse d’influence Américaine est beaucoup plus active qu’on ne le croit. Englobant des fondations, clubs, think-thank et même des OMG, elle va de l’émergence de « leaders » adoubés en Europe à la fomentation de coups d’états dans nombre de pays.


              • HELIOS HELIOS 17 juillet 2009 12:22

                Surtout quand on sait la relation qu’entretien M Valls avec le groupe Bilderberg... vous savez, ceux qui veulent diriger le monde !

                B Kouchner, en est un, aussi... juste pour dire.

                Le PS même s’il est plein de defauts, merdique dirions nous en ce moment, ne peut etre laissé a cette bande.. il ne faut pas que Valls prenne plus d’importance que ce qu’il a maintenant. il ne faut pas qu’il soit candidat aquoi que ce soit, il faudrait l’eliminer du payasage politique, qu’il retourne a sa mairie, c’est déjà beaucoup.


              • Senatus populusque (Courouve) Courouve 17 juillet 2009 15:03

                La gauche, c’est le coma dépassé.


              • Yohan Yohan 17 juillet 2009 15:36

                @philou

                Doit-on comprendre que dans « un vrai parti socialiste » on se la ferme où on démissionne. Belle conception de la démocratie en politique. Tout ça me rappelle un autre genre de socialisme


              • sisyphe sisyphe 17 juillet 2009 15:54

                Par Philou017 (xxx.xxx.xxx.72) 17 juillet 10:58

                Dans un vrai parti socialiste, ca fait longtemps que le bobo libéral M Valls aurait été viré.

                Pas mieux. 

                Ce qui est symptomatique de l’état déliquescent du PS....


              • Loup 17 juillet 2009 15:59

                La ligne du parti...
                Qui la dépasse doit partir.
                Les discuteurs d’ordres sont juste bons à aller grossir les rangs des déçus du socialisme (voire ceux de l’UMP !)


              • sisyphe sisyphe 17 juillet 2009 16:00

                Par Courouve (xxx.xxx.xxx.224) 17 juillet 15:03

                La gauche, c’est le coma dépassé.

                Certains semblent s’en réjouir.

                Pourtant, ce n’est pas pour autant que ça va ressusciter l’extrême-droite, et que ça va renforcer la démocratie, n’est-ce pas, monsieur Courouve  ? 

                Il faudrait plutôt songer à s’inquiéter de l’absence d’alternative crédible à une politique délétère, pour la démocratie...

                De 60% d’abstention à des élections, par exemple...


              • Philou017 Philou017 17 juillet 2009 20:29

                Yohan : "Doit-on comprendre que dans « un vrai parti socialiste » on se la ferme où on démissionne. Belle conception de la démocratie en politique. Tout ça me rappelle un autre genre de socialisme"

                Ca n’a rien à voir avec la démocratie, mais avec les idées. Valls a une vision de la société qui est purement de droite. Du reste, on ne peut pas être socialiste si on prend le libéralisme comme modèle, car c’est le système le plus anti-social qui soit.

                Valls ne s’en cache même plus. De ce point de vue il n’a rien à faire dans un parti dénommé socialiste. Il serait infiniment plus à sa place à l’Ump.

                Est-ce qu’on imagine un souverainiste auto-gestionnaire à l’UMP ?

                Du reste, c’est pas Valls qui faudrait virer, mais toute la clique bobo dirigeante du parti dénommé PS, car elle n’a plus rien de socialiste, ni dans ses attitudes, ni dans ses choix.

                Quand on dit que le PS n’a pas de programme, ca n’a rien d’étonnant vu que ses dirigeants n’ont aucune vision progressiste de la société. Ils n’arrivent même plus à concocter un programe qui ait simplement l’air différent de celui de l’UMP.

                Le parti a été noyauté par des arrivistes qui n’arrivent même plus à donner le change. Il est temps que cette farce tragique se termine.


              • Olivier Perriet Olivier Perriet 17 juillet 2009 21:11

                Si c’est « un ami d’enfance », alors on tient la preuve ultime


              • leon 19 juillet 2009 16:56

                tout a fait d’accord avec vous. mais il ne faut pas oublier que le ps au parlement européen vote avec l’ump et les écolos liberal pro sarko je veux dire cohn bendit


              • morice morice 17 juillet 2009 11:42

                lui, un révolté ?? pfffff.. un calculateur, oui.. déjà président dans sa tête... d’arriviste.


                • le3615charly 19 juillet 2009 11:54

                  Le parti socialiste est mort, « tant mieux » !!!!!


                • Loup 17 juillet 2009 11:50

                  Amusant,

                  à lire certains, on crorait que la politique n’est pas affaire de coups-fourrés, d’ambition, de jeux malsains.

                  A lire Morice, on pourrait croire qu’il ne faut pas non plus profiter de chaque occasion pour briller ou se démarquer.

                  Les plus brillants politiciens sont précisément ceux qui parviennent à cacher tout ça derrière le masque de l’intérêt général et de la grandeur de la France. Les autres sont soit des idéologues sans avenir, soit de piètres joueurs à un jeu de dupes.


                  • ZEN ZEN 17 juillet 2009 11:55

                    On a connu le Congrès de Rennes,etc...
                    C’était autre chose !
                    Le PS ne survit que de ses contradictions entretenues et de ses guerres de chefs
                    Rien à attendre de Sarkovalls !
                    Eric Dupin avait raison, le PS est devenu un bateau ivre et un alibi depuis qu’il a épousé les thèses de l’Europe libérale, la foi au Grand Marché


                      • le3615charly 19 juillet 2009 11:55

                        surtout pas !


                      • cathy30 cathy30 17 juillet 2009 11:58

                        Incroyable ce que je viens de lire, cela ne m’étonne pas que vous preniez des déculottées successives.
                        Les socialistes sont vraiment coupés des électeurs, vous devriez avoir honte de poster un tel article. Les français ne veulent plus vous voir, ni plus rien entendre de vos magouilles politiciennes.
                        Plutôt que d’apprendre le mépris pardon l’indifférence de Mitterand, achetez vous le guide du socialiste pour les nuls, cela vous rapprochera peut etre un peu des valeurs de la gauche.
                        Votre seule faute lourde s’est d’avoir les fesses entre deux chaises, celle de voter des lois libérales avec l’ump et ensuite de crier au scandale.

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