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Accueil du site > Actualités > Politique > La révolution c’est maintenant, la dictature c’est demain (...)

La révolution c’est maintenant, la dictature c’est demain ?

Thucydide fut le premier à élaborer une histoire politique. La vie des sociétés est faite d’alternance entre des périodes de paix et de guerre. A l’ère moderne, l’alternance joue aussi, entre des périodes de développement économique et des crises qui, selon les lieux et les périodes, se traduisent par des guerres, ou alors des révolutions.

La démocratie est un mode de gouvernance acceptable et utile en temps de développement économique tandis que les sociétés sont réglées par le droit, les valeurs, les volontés bonnes. Par temps de crise, la démocratie fait douter les uns en étant conspuée par d’autres. Les peuples endormis semblent se réveiller. L’occasion d’élaborer un théorème ou une conjecture.

« En période stable et en démocratie, les citoyens élisent les représentants du peuple. En période de crise politique, les citoyens doivent déterminer qui sont les ennemis du peuple » (B. Dugué, propos sur la politique, non publié, 2013)

Les citoyens se trompent souvent sur la nature des ennemis. Les crises sont prétextes à désigner des prétendus responsables ou des boucs émissaires. Mais les vrais responsables ne sont pas tous désignés. Certains savent se travestir. La France de 2013 est dans la situation d’une crise politique, comme du reste l’Italie, l’Espagne ou les Etats-Unis. Les analystes peu rigoureux rendent François Hollande responsable de la crise politique. Sans voir qu’aux Etats-Unis, une crise politique est également présente avec un gars qu’on juge d’une autre trempe, Barack Obama. La crise politique en France est le fruit de trois décennies de mauvaise politique où les équipes gouvernementales ont laissé filer la dette, les déficits, se pliant aux revendications sectorielles, catégorielles. Une décentralisation raté, des réformes de l’éducation inutiles et délétères, un système de santé qui se tourne vers le profit, des élus locaux qui se comportent comme une mafia, favorisant les copains, annulant les PV, entretenant la spéculation foncière, amplifiant la crise immobilière qui au niveau national est aussi alimentée par les lois d’investissement défiscalisé ce qui favoriser les rentiers tout en asservissant les locataires. Sans oublier les épargnes retraite défiscalisées. François Hollande ne peut que gérer cette situation d’injustice sans disposer d’une marge de manœuvre. Il a des conseillers incompétents et des ministres sans envergure. Voilà la France, fragilisée, en colère, mais que de bêtise, à tous les niveaux. Un mal impossible à conjurer.

Le problème de la fiscalité, ce n’est pas son taux devenu insupportable dans l’absolu, c’est son montant qui est pour une partie de la population devenu insupportable. La lâcheté des gouvernements face aux contribuables plus ou moins aisés a laissé perdurer les niches fiscales qui sont contraires à l’esprit républicain de la fiscalité progressive. Du coup, les gouvernements ont opté pour la multiplication des taxes, ce qui représente une fiscalité injuste et lâche. Injuste car elle touche tout le monde de la même manière. L’écotaxe (destinée au recyclage) pour un écran télé est la même, que l’on achète un standard de 82 centimètres à 200 euros ou un écran géant à 2000 euros. L’écotaxe sur les transports va renchérir la plupart des biens de consommation et ce, de manière non proportionnelle, contrairement à la TVA qui l’est.

Le gouvernement actuel accumule nombre d’erreurs. Ne serait-ce que la réforme Peillon, bien inutile en cette période mais les politiciens sont obsédés par les traces qu’ils veulent laisser. La politique fiscale est presque désastreuse. La politique socialiste de Hollande reste dans l’esprit des précédentes. Qui et comment sacrifier sans faire trop de mécontents ni de dégâts. Le vrai problème, c’est l’esprit français traduit en terme de « mafia républicaine » qui arrange les uns, dérange les autres, soigne les uns, assomme les autres de taxes diverses. Les artisans qui forment le corps et la mémoire professionnelle de ce pays sont malmenés. Pendant ce temps, on observe le profit des petits malins qui s’y retrouvent dans les défiscalisations. La riposte citoyenne ne peut jaillir que dans un printemps du 4 août mais sans doute pas dans les urnes érigées en prétexte de comédie républicaine. Les signes d’une insurrection plurielle se succèdent mais une somme d’insurrections ne fait pas une révolution. Pas plus qu’un remaniement ministériel ne constitue une solution.

La révolution est pour l’instant une idée, une parole, mais elle ne se traduira pas en acte car d’une part, la plupart des citoyens sont couchés et d’autre part, il n’y a pas de modèle alternatif, d’invention politique, comme avant 1789. Qu’on ne nous bassine pas avec ces abrutis de politicards qui veulent sortir de l’euro ou de l’Europe. La solution ne peut venir que du peuple français (allié aux peuples d’Europe), de sa capacité à s’instruire et se soucier se la république, autrement dit, une solution introuvable à l’époque de la jungle, des rats, des malins. La France crève de la bêtise de son peuple et rien n’y fera. La jeunesse est décomposée. Qu’elle accepte d’être esclave de la mafia républicaine et de jouer sa partie dans la règle de la jungle. Jeunesse déshumanisée qui n’arrive pas à se responsabiliser et penser l’avenir mais la jeunesse est le produit de ses éducateurs qui ont failli. Les Lumières sont éteintes. La crise politique va perdurer. La dictature s’amplifier et se pérenniser. A moins que d’imprévisibles sursauts de conscience ne se dessinent.

« Si les gens avaient un minimum d’intelligence et d’estime de soi, ils auraient fait la révolution depuis bien longtemps. Ce peuple soumis mais indocile ne mérite qu’une chose, la dictature. D’ailleurs, les gens sont prêts, ils sont devenus des petits tyrans démocratiques » (propos de bistrot, inventés de toutes pièces, 2013)


Pour résumer un peu la situation, un panorama des colères. Commençons par le sujet qui fâche, les sifflets lors de la commémoration du 11 novembre. Quelques dizaines d’extrémistes selon les autorités. Certes, mais d’autres voix se sont ajoutées et puis si ces gens sont passés à l’acte, c’est qu’il y a un fond social de révolte plus profond. Les socialistes qui se plaisent à contextualiser dans certains cas font l’inverse quand ça les arrange. C’est habituel maintenant. Le pouvoir politique pratique le déni de réalité, en langage philosophé. Il est autiste, en langage de bistrot.

Ensuite, les mécontents, qui le font savoir avec des cris, des colères ou des actes plus destructeurs. Les auto-entrepreneurs, les instituteurs, les parents d’élèves, les maires fondeurs, les Marseillais, les Bretons, les gens du Nord, les cathos, les petits entrepreneurs, les artisans, les commerçants, les contribuables, les chômeurs, les licenciés, les épargnants, les automobilistes flashés par les radars, les policiers fâchés avec leur hiérarchie, les radars cassés par les bonnets rouges, le bonnet d’âne adressé aux dirigeants politiques. Et bientôt les consommateurs. Avez-vous remarqué, il manque quelques figurants dans ce portait des gens en colère pouvant se lancer dans une révolution. Ce sont les étudiants et les lycéens. Une catégorie qui naguère savait se mobiliser et qui est devenue résignée et apathique. Mais à ces mécontentements s’ajoute l’idée d’une classe politique corrompue. Les déclarations de Charles Aznavour sont dans ce contexte une véritable bombe. S’arranger avec le fisc français en offrant une valise de billets à des responsables politiques. De quoi embrasser le pays si les Français entendent bien.

Retour sur le dernier mouvement social de grande ampleur. Les grèves de décembre 1996. Rien de commun avec le fond insurrectionnel de 2013. Le mouvement était parfaitement organisé, avec notamment des centrales syndicales et de plus, il était focalisé contre un dispositif. En 2013, la fronde n’est pas encadrée par des organisations. Elle vient de toutes les composantes du peuple. Elle vise un paquet de mesures gouvernementales parfois sans lien, comme les rythmes scolaires et l’écotaxe. Les corps intermédiaires comme l’Eglise, les partis politiques, les syndicats, les associations, sont débordés par le mouvement de colère.

La possibilité d’une révolution reste néanmoins bien éloignée car si les citoyens ne veulent plus de ce gouvernement, ils ne savent pas pour autant par quoi ou qui le remplacer et pour conduire quelle politique. Il n’y a pas de controverses philosophiques majeures comme pendant les décennies ayant précédé le 18ème siècle. Ou même les années ayant précédé les révoltes étudiantes des sixties. La philosophie actuelle ne conçoit plus, elle gémit, elle rumine ou elle fustige. Les intellectuels médiatiques plaident pour des réformes, afin que tout change pour que rien ne change... pour les privilèges des nantis. La colère généralisée n’a pas de traduction politique. Néanmoins, il existe une configuration sociale capable de mener une révolution. Qui reposera sur une scission de la France car une partie des Français s’en sort correctement et n’a aucun avantage à tirer d’un changement de société. Et peut-être à y perdre. Alors qu’une majorité peut tirer quelque progrès dans sa situation, y compris des avancées morales et éthiques liées à l’avènement d’un monde plus juste.

Encore faudrait-il que ces choses soient prouvées, argumentées, publiées et discutées publiquement. Un modèle alternatif de société suppose une adhésion massive à quelques fondamentaux concernant les priorités existentielles comme la santé, la consommation, la culture, la justice, l’art de vivre sans excès et avec une certaine intelligence. Apparemment, nous sommes loin du compte. Alors on peut anticiper une crise sociale et politique qui perdurera pendant une ou deux décennies et qui sera contenue par l’Etat policier.

Honnêtement, la cause du marasme actuel est diffuse et partagée entre les différentes composantes de la société. Si une révolution doit avoir lieu, elle doit commencer par une révolution intérieure et un changement du regard. Les solutions pour un autre monde existent. Elles ne peuvent pas être discutée parce que les gens sont bornés et verrouillés par les faiseurs d’opinion. Ce qui n’empêche pas pour l’instant les gouvernants de gérer plus intelligemment la société, notamment avec une fiscalité plus juste.

 


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30 réactions à cet article    


  • Tall 14 novembre 2013 10:23

    La révolution est pour l’instant une idée, une parole, mais elle ne se traduira pas en acte car d’une part, la plupart des citoyens sont couchés et d’autre part, il n’y a pas de modèle alternatif

    Je suggère à l’auteur de retourner à sa métaphysique ontologique, car là au moins, son incompétence n’est pas démontrable.

    • Bernard Dugué Bernard Dugué 14 novembre 2013 10:40

      Je suggère à Tall de retourner dans son bac à sable car là au moins, sa compétence est démontrable


    • Tall 14 novembre 2013 10:58

      Quand il y a des brevets en jeu on ne publie rien.

      Ma vraie réponse, tu l’auras dans le réel.

    • Tall 14 novembre 2013 16:31

      En ce qui concerne l’article >

      En 2013, la fronde n’est pas encadrée par des organisations. Elle vient de toutes les composantes du peuple. .../... Les corps intermédiaires comme l’Eglise, les partis politiques, les syndicats, les associations, sont débordés par le mouvement de colère.

      > c’est exactement ça une Révolution : c’est une colère généralisée qui explose.


      La possibilité d’une révolution reste néanmoins bien éloignée car si les citoyens ne veulent plus de ce gouvernement, ils ne savent pas pour autant par quoi ou qui le remplacer et pour conduire quelle politique.

      Non ... car la colère n’est pas rationnelle. Elle élimine d’abord sa cible. Et puis après on verra ... 


    • Alpo47 Alpo47 14 novembre 2013 10:50

      Il n ’y a pas, encore, de modèle de substitution, c’est vrai et c’est notre plus grand problème. Alors, changeons celui ci.
      Notre système repose sur un certain nombre de piliers qui visent à maintenir l’ordre établi. Considérons les et « attaquons les » un à un.
      En premier le système de la représentation politique. Nos élus sont corruptibles, ou au moins influençables. Imposons une capacité de révocation des élus qui ne respecteraient pas ce sur quoi ils ont été élus ou la volonté de leurs électeurs sur un sujet précis.

      Devenus « incorruptibles » nos élus devront alors répondre au désir de la majorité et non plus défendre les intérêts d’un tout petit nombre.

      Et cela change tout.


      • Bernard Dugué Bernard Dugué 14 novembre 2013 11:01

        En fait, comme vous le dites, et je le pense aussi, il pourrait exister des réformes utiles permettant d’améliorer la société. C’est la voie du petit véhicule

        le grand véhicule consisterait à changer le modèle de société. En finir avec le tout technologie, le culte de la science, le culte de l’argent, la compétition. Faire des lois simples et claires. Supprimer les mélanges entre l’activité privée et l’Etat. On voit bien comment les élus se débrouillent, par exemple Heuliez subventionné en pure perte. L’argent public devrait aller ailleurs


      • gogoRat gogoRat 14 novembre 2013 14:06

        En finir avec le tout technologie, le culte de la science, le culte de l’argent, la compétition. ?

         En finir d’abord avec le simplisme d’une transcription trop systématiquement dichotomique de toutes les questions qui se présentent  ! Ordre/Révolution  ; Gauche/Droite ; Corruption/Sainteté ; Science/Art ; Compétition/Bénévolat ... Esprit de géométrie/Esprit de finesse ...

         Dénoncer et éviter les excès, oui ! ... mais sans aller jusqu’à jeter le bébé avec l’eau du bain !

        Ce mot de Claude Bernard :
          « L’art c’est moi, la science c’est nous »
         laisse bien entendre tout le potentiel d’humanité désintéressée que nous pourrions tirer d’un effort qui serait plus tourné sur les bienfaits de la ’discipline’ que devraient susciter science et technologie, plutôt que tourné sur des convoitises matérielles ...
         
         N’envisager la possibilité d’un changement d’horizons que par la perspective d’une révolution serait rester enfermés dans un piège de débutants :
         il suffit pour s’en convaincre de revenir à l’étymologie du mot - revenir en arrère, recomencer !

         Alors à quoi appliquer constructivement nos efforts, notre discipline intellectuelle ?

         Je suggère (en remarquant que nous utilisons tous l’informatique ) le lancement d’un brainstorming, puis d’un cahier des charges ... et enfin d’un vaste chantier ouvert à tous
        pour l’invention d’une mouture, modernisée et adaptée, de cahiers des charges officiels et permanents sur lesquels chaque citoyen pourrait exercer le même pouvoir d’intervention.


      • Pepe de Bienvenida (alternatif) 14 novembre 2013 23:56

        "Imposons une capacité de révocation des élus qui ne respecteraient pas ce sur quoi ils ont été élus ou la volonté de leurs électeurs sur un sujet précis."
        Ce principe existe : c’est le mandat impératif. Refusé par tous nos législateurs, vous pensez bien !
        (L’UE a même pondu des rapports pour expliquer que le mandatement impératif, c’est pô bien !)


      • claude-michel claude-michel 14 novembre 2013 13:56

        L’histoire est un éternel recommencement...Bien sur les époques changent..évolues..se modernisent...mais le fond reste le même.. !

        Toutes les révolutions sont des attrapes nigauds...Elles finissent toujours entre les mains des bourgeois et du grand capital.. !
        L’argent mène le monde comme les révolutions....ou les dictatures.. !

        • fcpgismo fcpgismo 14 novembre 2013 15:22

          Bien vu article constructif.

          Se plaindre de payer trop d impôts et détruire pour plus de Cinq millions d’euros qui devront être payé par l’impôt.
          On perçoit bien la bêtise ambiante,l’indigence de la pensée de ces mouvements.

          • Pepe de Bienvenida (alternatif) 15 novembre 2013 00:02

            Il faut être très bas du front en effet. Mais ça devait faire longtemps que l’alcootest des casseurs avait viré. Faire cramer une banque qui vous a ruiné, comme l’avait fait très tranquillement un espagnol (qui a attendu tout aussi tranquillement la maréchaussée), ça c’est du panache ! Et une source d’inspiration pour le futur.


          • Taverne Taverne 14 novembre 2013 16:53

            La société française tourne en rond parce qu’elle est passée d’une pensée linéaire des choses à une pensée circulaire. Les révolutions naissent quand les choses tournent en rond. Je pense donc que nous sommes dans une situation favorable à une révolution.

            La pensée linéaire programme, anticipe, corrige, va de l’avant. La conception linéaire du temps est occidentale.

            La pensée circulaire se contente de voir au jour le jour, d’attendre le retour des cycles (le retour de la croissance, l’inversion de la courbe du chômage, les prochaines élections, les vacances ou les fêtes de fin d’année qui feront que les mouvements de mécontentement s’essoufleront...). Pas de dialogue soutenu, pas de réforme de fond ni pérenne. Juste des sparadraps et des remèdes provisoires La conception circulaire du temps est propre aux sociétés primitives.

            Les Français voient bien que le gouvernement tourne en rond. On revient sans cesse au point de départ, prisonniers d’un cercle vicieux sans fin. Le serpent de mer de la réforme des retraites : on dit que l’on fait une « grande réforme pour longtemps » et hop quelques années après on annonce une nouvelle grande réforme définitive, et ainsi de suite, sans fin. Pareil pour les taxes, c’est sans fin.

            Quand le pouvoir ne parvient plus à donner une marque linéaire à son action, les peuples se révoltent pour sortir de ces cercles infernaux. Il leur faut respirer !


            • c’est pas grave 14 novembre 2013 19:35

              «  La société française tourne en rond parce qu’elle est passée d’une pensée linéaire des choses à une pensée circulaire. Les révolutions naissent quand les choses tournent en rond. . »



              quand le jeu sur les mots donne tout leur sens aux mots ...

            • alinea Alinea 14 novembre 2013 18:05

              J’aimerais qu’on réfléchisse à ce que donnerait : plus d’argent public au privé !
              En tenant compte évidemment qu’il n’y aurait plus d’assistanat, plus de bourses, plus d’allocations quelconques mais une société où les services publics seraient aux petits oignons et où chacun pourrait trouver sa place,etc..


              • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 14 novembre 2013 19:03

                « Ces abrutis de politicards qui veulent sortir de l’ UE et de l’euro »...

                Vous, faut surtout pas vous sortir de vos bouquins scientifiques, sinon vous êtes pommé !

                Vous pourriez peut-être vous pencher sur la question de la monnaie, sur laquelle visiblement vous ne savez rien du tout :

                « La tragédie de l’euro »

                Une monnaie commune appliquée à 28 pays qui ont des économies, des compétences et des intérêts différents, au lieu d’aller vers une convergence, amène de plus en plus de divergences.

                « L’Europe se dirige lentement vers l’implosion ». Site Atlantico

                C’est aussi ce qu’expliquent Olivier Berruyer et Philippe Murer dans cette table ronde :

                « Y-a-t-il une vie dans l’euro ? Et une vie après l’euro ? »

                * Sortir de l’ UE et de l’euro, retour au franc + 25 % de dévaluation.
                * Cela règle les différences de compétitivité avec l’ Allemagne, sans toucher aux salaires, ni aux CDI, ni au code du travail, ni au SMIG.
                * Crée entre 1 et 2 millions d’emplois
                * Des rentrées fiscales, plus besoin de pressurer les contribuables
                * Règle une grande partie du déficit de la Sécu et des retraites.
                 etc, etc

                Ceux qui font pression sur Hollande en ce moment, ce sont évidemment les salariés des 1000 entreprises en liquidation, mais aussi la Droite qui veut que Hollande applique les Lois Hartz, de baisse de tous les salaires, comme cela a été fait en Allemagne, par son compère Schroder..

                Comme l’euro ne peut être dévalué, tout ce qu’il est possible de faire « c’est une dévaluation interne », une contraction de la masse salariale, une baisse des salaires.

                « Compétitivité, l’OCDE accable la France » Le SMIG est soit-disant bien trop élevé.

                Les abrutis vous saluent bien !


                • Tall 14 novembre 2013 19:20

                  Ben oui Fifi ...

                  Monsieur le philosophe voudrait guider la Révolution de son phare supra-lumineux. Mais il n’a pas dit un mot sur l’UE et sa politique d’austérité suicidaire qui est pourtant la vraie cause de tout.

                  C’est pour ça que je ne me suis pas fatigué à répondre de manière sérieuse et argumentée.

                  De toute façon, personne n’attendra l’avis des « intellectuels » pour secouer le cocotier.

                  Les « intellectuels » regarderont les événements, et comprendront ( peut-être ) ce qui s’est vraiment passé quand tout sera fini.


                • Bernard Dugué Bernard Dugué 14 novembre 2013 21:19

                  Je pense honnêtement que vous racontez n’importe quoi et que vous êtes pris dans une sorte de déni de réalité.

                  Il y a les politiques dans le déni de réalité qui n’est pas le même que le déni de réalité des citoyens

                  les journalistes ne font guère mieux, se comportant comme ces Romains contemplant les combats des gladiateurs

                  Vous posez la différence de compétitivité en France et Allemagne comme un enjeu décisif. Mais franchement, je me permets de vous dire que vous êtes une pauvre conne. Parfois, je ne supporte plus les imbéciles qui m’accusent d’être paumé et qui écrivent dix conneries en un seul commentaire


                • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 15 novembre 2013 07:53

                  Bernard Dugué,

                  A part insulter les gens, vous avez quels arguments ?

                  La compétitivité de l’économie française est au centre de toutes les préoccupations, sauf de la vôtre.

                  « Zone euro, la crise acte III » sur le site de la Tribune

                  Je vous remets le lien du rapport de l’ OCDE , sur le site du Figaro

                  « Compétitivité, l’ OCDE accable la France » 

                  La Tribune et le Figaro sont peut-être des journaux anarchistes ?

                  Montebourg voudrait bien une dévaluation de l’euro pour créer des milliers d’emplois, hélas,

                  « Dévaluer l’euro ? Facile à dire, quasiment impossible à faire »


                • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 14 novembre 2013 19:48

                  Tall,

                  Faut prendre le temps d’expliquer. L’austérité, c’est fait pour sauver l’UE et l’euro, au prix maximum pour les populations, et l’euro nous mène à la faillite.

                  On nous raconte sur l’ Europe tellement de mensonges depuis des dizaines d’années...., la prospérité, plus d’emplois, plus de débouchés, plus de protection sociale... Rêve !

                  La confusion règne, ce qui ne doit pas être perdu pour tout le monde....

                  Ce n’est pas pour Dugué que j’écris, il n’a même pas fait l’effort de justifier par des liens ses affirmations, c’est pour ceux qui lisent les commentaires, et qui cherchent à comprendre ce qui se passe.

                  Tiens, je rajoute un lien : « Pourquoi l’Europe est comme elle est ? »

                  Bonne soirée Tall !


                  • Tall 14 novembre 2013 20:20

                    Oui merci ... je fais de mon mieux avec le temps dont je dispose.

                    Mais je ne suis un pro de la com’ ni même un militant politique

                    Juste un citoyen révolté par le cynisme du politico-banksterisme actuel avec ses apparatchiks européens pour lesquels la corruption est carrément devenue une norme qu’on appelle maintenant « lobbying »

                    a +

                  • Pepe de Bienvenida (alternatif) 15 novembre 2013 00:18

                    Quand j’étais plus jeune, « lobbying » était péjoratif. Aujourd’hui le lobbying est officiel et même défendu (par les élus, tiens tiens, je rêve ou vous avez les pattes grasses ?). O tempora...


                  • HELIOS HELIOS 15 novembre 2013 02:37


                    ... vous parlez tous de revolution, mais personne ne reflechi pour savoir ce que c’est :

                    - la revolution c’est soit du sang, des meutres, de la violence, bref du malheur pour s’en sortir et comme c’est dit plus haut ce sont les plus riches qui en profiteront

                    - soit la revolution administrative, la vraie... celle qui reprend notre organisation, la remet a plat SOUVERAINEMENT et redonne au pays une nouvelle impulsion !

                    Cette derniere option s’appelle, helas, je dis helas parce que l’idéee etait bonne, sa realisation lamentable... c’est sortir au plus vite de l’UE telle qu’elle est, tres probablement de l’Euro, mais pas obligatoirement, et de la plupart des traités et autres institutions comme l’OMC, L’OTAN et pourquoi pas l’ONU.
                    Ce dernier point me parait un peut delicat, la France n’ayant plus les moyen d’assurer sa propre defense du moins la defense de ses territoires lointains. 

                    Sans vouloir defendre ceux que vous accusez et qui souhaitent faire sortir la france de L’UE, ce sont eux qui sont porteurs d’une revolution autre que celle du sang, donc une revolution intelligente et civiliséee, bref humaine.
                     Vous pouvez les accuser de tout ce que vous voulez, ils ont raison.

                    Allez, c’est tard, bonne fin de nuit, ici le decalage horaire est de 4 heures


                  • Tall 15 novembre 2013 10:28

                    Helios

                    Une révolution peut réussir avec peu de sang versé. Tout dépend du degré de crapulerie du pouvoir en place, puisque c’est lui qui a les armes.

                    Mais je ne crois pas à un grand bain de sang en France ...en 68, il y a eu peu de sang versé ... pourtant De gaulle s’était enfui en Allemagne un moment .. c’est dire.

                    L’avantage d’une révolution c’est d’accélérer vivement des changements importants nécessaires. Ce qui mettrait des années de palabres jésuitiques, une révolution peut le faire en 24h.

                    Et il faut sortir de l’UE vite ... car l’austérité va s’amplifier.

                  • c’est pas grave 14 novembre 2013 19:49

                    «  Mais il n’a pas dit un mot sur l’UE et sa politique d’austérité suicidaire qui est pourtant la vraie cause de tout. »


                    notez toutefois que de moins en moins parlent de « réformer » l’Europe 
                    on avance !

                    et qui l’eût cru ?  
                    on avance même, petit à petit , vers cette idée absolument extravagante et pourtant simple selon laquelle , lorsqu’on a les pieds dans une merde sans fond , le mieux est souvent de s’en extraire 


                    • BA 14 novembre 2013 20:43

                      François Morin est agrégé, puis docteur d’Etat en sciences économiques. Il est professeur émérite de sciences économiques à l’université Toulouse 1.

                       

                      Il a été membre du Conseil général de la Banque de France, consultant international auprès de l’Organisation des Nations Unies, censeur de l’Institut régional du développement industriel, membre du Comité national des universités, administrateur d’Aérospatiale, membre du Conseil d’Analyse Economique.

                       

                      Le 6 septembre 2006, il avait publié un livre qui annonçait la crise des subprime : « Le nouveau mur de l’argent ; essai sur la finance globalisée ». Mais en septembre 2006, tout le monde s’en foutait. La presse n’en avait pas parlé.

                       

                      Sept ans plus tard, le 3 octobre 2013, il publie un livre qui annonce un énorme cataclysme financier : « La grande saignée ; contre le cataclysme financier à venir ».

                       

                      Dans ce livre, il écrit que les défauts de paiement des Etats européens vont provoquer la faillite des sociétés d’assurance et la faillite des banques européennes.

                       

                      Mais là encore, tout le monde s’en fout.

                       

                      François Morin : « Je pense que cette crise sera épouvantable. Elle va tout déstabiliser, avec les conséquences dramatiques que l’on peut imaginer. Il peut en sortir Roosevelt ou Hitler. C’est pour cela que mon dernier livre appelle à lutter « contre le cataclysme financier à venir ». Dans cet univers dévasté, la nationalisation des banques sera le seul trait de lumière et permettra d’effacer une grande partie des dettes. Et, entre autres, d’envisager sérieusement le financement à long terme de la transition énergétique. »

                       

                      http://www.marianne.net/La-crise-qui-vient-sera-epouvantable_a233567.html



                      • Bernard Dugué Bernard Dugué 14 novembre 2013 21:21

                        Je jette l’éponge, la coupe est pleine de conneries

                        Restez dans votre délire, mais si ça vous amuse, communiquez votre délire ici, ça vous fera un peu de compagnie, c’est dur de délirer en solo !


                      • Pepe de Bienvenida (alternatif) 15 novembre 2013 00:11

                        « La France crève de la bêtise de son peuple et rien n’y fera. [...] jouer sa partie dans la règle de la jungle »
                        Je suis assez d’accord. Le pays est en train de se transformer en république des kapos.


                        • HELIOS HELIOS 15 novembre 2013 02:58

                          Sans etre un oiseau de mauvais augure, je souhaite que les peuples d’Europe et les français soient suffisament sages et fort pour que ne se reproduisent pas ce qu’il s’est passe il y a 200 ans de l’autre coté de l’atlantique.

                          Quelle va etre l’excuse, quel va etre le motif de notre « guerre de secession » a nous qui va soulever une moitié des pays d’Europe contre les autres,instaurant ensuite une hegemonie continentale amenant a la constitution d’une etat proteiforme et implacable tel que l’est celui de Washington a ce jour ?

                          Quels sont ceux qui dans l’ombre sont en train de fomenter les etapes de cette catastrophe qui pourrait prendre comme excuse la sortie prematurée d’un pays de l’UE, ou son changement de gouvernement et d’orientation (election de souverainistes, par exemple).

                          Quels sont les pays qui seront leader dans la grande fusion ? l’Allemagne ? le Royaume uni ? Quelles alliances, quels regroupement... ceux du sud contre le nord, les ex communistes contre les etats de l’ouest, les pro-americains contre les pro-latin ???

                          Quels seront les puissances exterieures appelées en renfort et quelle excuses prendront elles pour intervenir ? les USA viendront-ils, armés en Europe defendre un traité de libre commerce qui ne repond plus a leur hegemonie ?

                          Ces questions à et beaucoup d’autres me font penser que l’histoire bagaye souvent. L’Europe est devant les deux portes, celles du paradis et celle de l’enfer. laquelle va s’ouvrir en premier, sauront nous detourner les forces d’oppression cachées derriere le mot « liberté » et ses avatars dont le liberalisme en est un ?

                          De mon point de vue, il est urgent, vraiment urgent de basculer dans l’un ou l’autre des camps, mais je crois sans etre retrograde que notre avenir, s’il est europeen, n’est pas dans la fusion des etats. Affirmons le tout de suite avant que la « guerre de secession » ne soit possible !

                          Je crois que notre souverainisme est notre garantie, il faut l’elever tout de suite au rang de priorité, c’est quasiment une question de vie ou de mort de notre structure sociale, de notre modele d’humanité, de notre culture et j’ose le dire de notre civilisation car notre chute a nous, entrainera de par le monde la chute de tous ceux qui resistent pour une independance cherement payée.


                          • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 15 novembre 2013 08:09

                            Hélios,
                            Les USA seront de moins en moins en capacité de jouer les Moloch qui veulent dévorer le monde... Depuis la reculade d’Obama, et de ses vassaux, en Syrie, les rapports de force commencent à se modifier.

                            Obama fait de la calinothérapie à l’Iran, chose impensable il y a seulement quelques mois...

                            1ere raison, les Russes ont mis au point des armes défensives qui neutralisent l’armada US :

                            «  Echec et Obamat en Syrie »

                            2e raison, les Chinois en ont ras le pompom des USA, de leurs dollars qui ne valent pas un kopeck et de leurs guerres, ils commencent à taper sur la table.

                            « La naissance du monde dés-américanisé »

                            Les rapports de force ne sont plus ceux de la guerre froide, où De Gaulle était coincé entre l’URSS et les USA.

                            La reconquête de la souveraineté a plutôt à contrer tous les européistes « de l’intérieur », qui ont de moins en moins d’arguments pour sauver le Titanic européen, mais qui refusent de le quitter...


                            • @lbireo @lbireo 16 novembre 2013 02:32

                              un théorie existe.

                              si l’on plonge un grenouille dans de l’eau bouillante, elle cherchera à sauter hors de la marmite.

                              si on la plonge dans de l’eau froide et que l’on monte progressivement la température, elle ne s’affole pas, ne bouge pas, et les amateurs seront ravis de pouvoir déguster un mets de choix, les cuisses de grenouille !

                              pitié ne laissons pas les anglais nous enfermer dans leurs clichés alors qu’ils ont mangés des grenouilles bien avant nous !

                              instaurer une dictature en France ? je serai en première ligne dans les manifs !
                              et si jamais ça arrive, « viva la revolución » !
                              (désolé si l’accent n’est pas dans le bon sens, mon espagnol est un peu rouillé)

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