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Accueil du site > Actualités > Politique > La révolution pour quoi faire ?

La révolution pour quoi faire ?

La question est là : à chaque grande crise succède une révolution, et le monde est en train de vivre une de ces crises. Il y aura donc une révolution. Ce n’est pas que je la souhaite, mais tout simplement qu’elle est inévitable.

Elle est inévitable pour la simple et bonne raison que lorsque les peuples ont trop faim, ils se révoltent. Les gouvernements, qui malgré leur apparente surprise face à cette crise, sont toujours en avance de quelques informations sur les peuples (et non des moindres), ne peuvent pas n’avoir pas vu venir les choses. Face à la catastrophe humanitaire qui guette notre planète, ils n’ont d’autre choix que de préparer la suite des évènements. Confirmant une fois de plus les propos lumineux de George Orwell, « on n’établit pas une dictature pour sauver une révolution, on fait une révolution pour établir une dictature », les patrons du monde sont en train de mettre en place les cadres légaux du monde après la révolution, qui serviront à l’établissement d’une nouvelle forme de pouvoir.

Ce nouveau système mis en place pour selon ces mêmes patrons « maintenir l’ordre social » sera en réalité un gouvernement totalitaire comme n’ont jamais osé le rêver les dictateurs du passé, la technologie actuelle permettant la pratique de moyens coercitifs pratiquement inattaquables.

On le voit à la précipitation dont font preuve tous les gouvernements, la mise en place de ces mesures provoque une accélération de la crise et risque d’avancer l’heure de la révolution. Pour eux c’est une course à la légalisation de toutes les mesures sécuritaires avant cette échéance.

D’un autre côté les opposants aux mesures successives qui suppriment leurs libertés se font de plus en plus nombreux, mais ne se regroupent pourtant pas en une opposition unique et solidaire. Certains appellent bien à une grève générale, d’autres même à la révolution, mais personne ne relaye ni ne rassemble réellement.

ceci est dû en partie à notre lâcheté, et aussi à l’incompétence (ou à la trahison ?) des chefs censés conduire l’opposition.

Mais la cause majeure est l’absence de propositions faites pour contrer le système critiqué. En définitive il se trouve un nombre toujours croissant d’opposants, de critiques (dont je fais partie), mais pas de solutions apportées à ce problème majeur : que faire face à cette crise, et que changer pour d’une part sauvegarder la viabilité de notre planète, et d’une autre améliorer le sort de l’humanité ?

Car c’est bien de cela qu’il s’agit : il va falloir se résigner à mourir libres ou vivre esclaves, à moins que de trouver une tierce voie, que nos gouvernements, malgré toute leur bonne volonté, n’ont pas réussi à trouver.

Alors voilà : avant que nos actes soient si surveillés que l’on ne puisse plus bouger sans être suivis, si punis que l’on ne puisse plus parler, il faut s’organiser sans plus tarder pour tout d’abord faire reculer les mesures les plus totalitaires, et réfléchir ensemble pour dégager cette troisième voie qui succèdera à la révolution.

Il faut que tous les hommes encore libres s’allient pour éviter le massacre organisé de l’être humain, et reprennent leurs rêves en main. La force du nombre est pour nous, les pauvres seront toujours plus nombreux que les riches.

Il nous faut utiliser les mêmes moyens que ceux qu’emploient les gouvernements pour nous asservir, cette fois-ci pour nous libérer. Nous en avons les compétences et encore le pouvoir.

Nous sommes ceux qui les nourrissent, qui leur construisons leurs maisons, leurs routes et même leurs armes. Tout peut nous appartenir, sans effusion de sang.

Il suffit d’être tous d’accord au même moment, partout. Comme le disait Marx, et avant lui Aristote, un système parfait ne peut exister que s’il est partout le même. Internet le permet.

Mais une révolution pour quoi faire, là est la question :

Pour que tous soient d’accord pour la faire, il nous faut plus qu’une vague idée d’un monde parfait impossible. Il nous faut un solide aperçu de ce qui sera instauré ensuite.

Car le monde qui nous attend pourrait être bien différent, et l’utilisation des nombreuses technologies dont l’homme dispose et qui permet certes de l’asservir, serait capable de le libérer.

Aujourd’hui il est possible de nourrir toute la planète, de créer des énergies propres et de vivre dans une certaine opulence. Seules les règles du jeu empêchent tous les hommes d’accéder aux bienfaits de l’évolution technique, et ce sont ces règles qu’il faut changer.

Lorsque les gouvernants font des propositions de « moralisation » du capitalisme, ils se leurrent eux-mêmes sur cette supercherie. Le capitalisme est amoral et c’est bien lui qu’il faut révolutionner. L’humanité ne pourra plus très longtemps se contenter d’appliquer les mêmes solutions aux mêmes problèmes, et se doit, comme cela s’est produit tout au long de l’histoire, de prendre le risque de tenter de nouvelles manières d’appréhender les relations humaines. Il existe forcément d’autres solutions pour vivre mieux, et il ne tient qu’à nous de les trouver.

Après, nous pourrons faire la révolution.


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54 réactions à cet article    


  • foufouille foufouille 10 décembre 2008 13:45

    une revolution est obligatoirement sanglante
    le plus rapide est le coup d’etat

    les ploutocrates ne jouent pas sur une seule carte
    declencher et controler une revolution est presque impossible
    par contre, on peut allumer un petit feu et l’eteindre par la force.
    a chaque "petite" flambee de violence, on en profite pour supprimer des droits
    ce qui permet de glisser doucement vers la dictature

    au cas ou ca marcherait pas, il reste des options


    - la gueurre. par contre il faut un ennemi qui attaque. ou une "erreur" de tir
    vu nos armes, les riches risqueraient d’y rester.
    meme si il existe peut etre des grandes bases souterraines


    - le virus "accidentel".
    pour tuer beaucoup de monde, ca doit etre rapide. donc ce virus doit pouvoir muter rapidement ou etre tres efficace (serie tele jeremiah)
    meme si, ils ont des vaccins prets, le virus peut muter et les tuer.
    des porteurs sains ou resistants peuvent aussi survivre


    - la catastrophe "ecologique"
    la, ils possedent des stock de graines et d’embryon. mais ces stock pourraient etre detruit
    une montee des eaux permetrait de tuer aussi pas mal de monde, de permettre le rationement, et de creer des camps de refugies

    on doit pouvoir en trouver d’autre, mais celle la sont plus ou moins "prevu"


    • Oreille Oreille 11 décembre 2008 12:41

      oui et l’être humain a été créé par des extra-terrestres pour faire de ceux-ci une sorte de garde-manger, ou un réservoir d’enzymes nécessaires à leur survie.... vous soutenez là les idées malsaines avancées par les théoristes du ’complot illuminati’. C’est le propre de l’humain de se créer ses peurs (Pan, Minotaure, etc...), aujourd’hui c’est l’illuminati comploteur.

      Je pense pour ma part que seul le ’secret’ est malsain, qu’il est la cause de toutes les guerres, et même du capitalisme. La révolution d’internet, de l’accès à tout et rapidement, doit pouvoir arranger les choses. En mettant des webcams dans tous les cabinets de ministres, présidents, et autres élus, un peu comme à l’assemblée nationale, le peuple aurait tout loisir de surveiller et dénoncer les excès de pouvoir et les décisions infondées ou arbitraires, de surveiller les dirigeants et leurs fréquentations. S’ils ont un mandat de 5ans pour diriger un pays, le pouvoir absolu, eh bien ils doivent accepter en contre-partie le fait qu’on surveille le moindre de leurs agissements, c’est alors que seuls les gens de bonne volonté prentendraient au pouvoir.
      Car ce n’est pas le quidam qui veut la guerre, le peuple est bon, ce sont les gens imbus de pouvoir, les carrièristes politiques, qui ne vivent que pour un jour possèder ou approcher la malette nucléaire.
      On entend souvent dire par un politique "j’ai lu le dossier, je connais le dossier, j’ai les chiffres...", pourquoi ne pas rendre les dossiers publics ? les gens qui les montent ne sont-ils pas payés par les impots ? Nous pourrons alors juger de la pertinence de leurs solutions... Il ne faut pas donner le pouvoir à celui qui le demande et qui ne travaille que pour ça, mais plutôt à celui qui le prend avec la seule bonne volonté d’aider ses électeurs (pas ses amis).

      Cette révolution viendrait donc de la "star-accadémisation", la "loftisation" du monde politique !  smiley


    • dago 10 décembre 2008 13:50

      " Il existe forcément d’autres solutions pour vivre mieux, et il ne tient qu’à nous de les trouver."

      tout est dit ....

      merci pour l’article

      au sujet du dessin pouvez vous me dire ou je peux me le procurer en haute résolution, je viens de faire un T-shirt avec mais la def n’est pas très belle (trop de pixel)

      ( je remercie au passage le travaille de l’artiste ! c’est drole d’avoir choisi la croix de néron )



      • caleb irri 10 décembre 2008 13:59

        merci pour vos compliments mais l’image n’est pas de mon fait.... mais c est vrai qu’elle est sympa.


        • Candide 10 décembre 2008 14:58

          Quelle vaine grandiloquence ! ! !

          Pas une seule proposition...


          • caleb irri 10 décembre 2008 22:27

            pas d’impatience, les propositions viendront !



          • Nycolas 11 décembre 2008 10:38

            Justement, l’article met bien le doigt sur le fait que jusqu’à présent aucune idéologie de remplacement n’est parvenue à surgir. Et je pense que c’est ça, la crise la plus grave à lquelle nous avons à faire : une crise idologique, un manque de visionnaire, une absence de solution pour sortir de ce système et entrer dans un autre, plus humain, et surtout plus viable.

            On peut se demander si cela n’est pas orchestré, si le système en place ne se défend pas contre le changement, si tout ce qui pourrait apparaitre comme alternatif n’est pas combattu ardemment, et à y regarder de près, on dirait bien que la réponse est dans le questionnement lui-même.

            Le système actuel, qui mène l’humanité (au moins une partie) dans le mur, se défend corps et âmes et cherche à exterminer toute proposition idéologique contrevenant aux dogmes actuels...

            Alors faire des propositions, pour paraître pragmatique et efficace, c’est bien beau, mais avant même de trouver des propositions, il faudrait avoir trouvé l’ouverture, la faille dans le système, qui permettrait de rendre seulement possibles des alternatives... Se précipiter à faire des propositions qui seront inappicables est tout simplement inepte, et simpliste.

            Pour ma part, je pense que la faille est clairement médiatique... Puisque ce sont les médias qui nous servent la propagande du système, c’est par eux qu’il faudrait faire passer des idéologies alternatives.

            Actuellement, le bras de fer qui existe entre les médias traditionnels et les médais alternatifs, notamment le net, est instructif à ce sujet. S’il faut créer un rapport de force afin d’inverser la poussée, n’hésitons pas à le faire... Un combat sur le terrain des idées peut au moins amoindrir les violences qui risquent d’avoir lieu dans les rues, dans les années qui viennent.

            En ce qui me concerne, je vais commencer par reprendre mon blog... un petit pas, plus un petit pas, plus un petit pas... peuvent aussi générer de grandes révolutions, sans trop de violence... même si celle-ci parait souvent inévitable...


          • nounoue david samadhi 10 décembre 2008 15:14

            et incerer un logicel traceur dans le reseau informatique des paradis fiscaux et des banques afin d’appliquer enfin la loi de al redistribution des richesses ! vous trouvez pas qu’il y en a assez de cette escroquerie j’en reviens pas rien ne change ... au moins la jeunesse grec, elle se revolte pour quelquechose, je me demande parfois si les emeutes enfrance n’ont pas été programmer ? bien à vous
             smiley


            • faxtronic faxtronic 10 décembre 2008 17:14

              Une revolution, vous voulez dire 1 tour complet. C est a dire changer les gens au pouvoirs, ou changer la societe. Mais changer pour quelle type de societe ?


              • faxtronic faxtronic 10 décembre 2008 17:16

                Je ne suis pas contre une revolution, mais il s agit de se battre pour quelque chose de precis, et pas contre quelque chose. Sinon cel s appelle une jcquerie, et cela se termine jamais bien pour le impetrants.


                • PtitLudo PtitLudo 10 décembre 2008 17:23

                  le virus "accidentel".
                  pour tuer beaucoup de monde, ca doit etre rapide. donc ce virus doit pouvoir muter rapidement ou etre tres efficace (serie tele jeremiah)
                  meme si, ils ont des vaccins prets, le virus peut muter et les tuer.
                  des porteurs sains ou resistants peuvent aussi survivre


                  J’avais aussi pensé à cet éventualité avec le virus de la grippe aviaire, ce qui est arrivé jusque là n’étant que quelques "expérimentations" à fins d’étudier le virus en réel. Couplé aux différents plan de secours et de continuité d’activité qui sont mis en place dans les sociétés, c’est une éventualité plus que probable si des fois la situation venait à échapper aux puissants de ce monde. Peut-être de la paranoïa mais après tout n’ont-ils pas hésité par le passé à envoyer des hommes se faire tuer par centaines de milliers ?


                  • foufouille foufouille 10 décembre 2008 18:32

                    je pensais plutot a la grippe espagnole modifie pour cibler une "race"


                  • 4strO 10 décembre 2008 17:44

                    Yop,
                    Moi j’ai des pistes de réflexion pour un monde meilleur :

                    Trouver un système mondiale qui permet à chaque être humain d’être nourrit. Par exemple en instaurant une sorte de "service civile mondiale" qui fournirai la main d’œuvre nécessaire à la production et à la distribution de la nourriture.
                    Chaque être humain devrait donner un peu de son temps de vie (comme anciennement le service militaire français) pour produire / distribuer la nourriture nécessaire.
                    Avec la technologie actuelle (informatique et internet) il devrait être possible de gérer un projet d’une telle envergure (regardez ce que google est capable de faire à un niveau national). Les principaux objectifs étant d’estimer les besoins en nourriture, en travail nécessaire, en espace requis.

                    Élargissez l’idée à la santé, et à l’éducation, ainsi qu’à l’énergie et vous aurez un monde avec une sorte de rmi mondial ou l’on ne touche pas de l’argent comptant mais ou l’on accède à tout ce qui est indispensable à la survie.
                    Pour le reste, loisirs, luxe, et autres domaines, le système capitaliste semble être un bon moteur :p


                    • faxtronic faxtronic 10 décembre 2008 18:12

                      Euh, la main d ouevre, il y a deja, et meme de trop. Ton systeme est un systeme communiste matine de capitaliste : bonjour le marche noir et la sous production. C est la corruption et la mafia generalise que tu propose a mon avis
                      Il faut prendre en compte 1 chose : les gens sont tous mauvais et tous egoistes. A partir seulement de cal on peut construire un monde. rendre meilleur les gens. 


                    • 4strO 10 décembre 2008 19:04

                      Ben en fait tu rejoins mon idée (sans le vouloir) :)
                      Quand je parle de main d’oeuvre, je parle de toute la population terrienne. Ainsi, si tout le monde mettait la main à la pâte (les bottes dans la boue ;) pour produire de la nourriture, cela serait une forme d’éducation qui amènerai peut-être les gens à être moins égoïste (quand je bosse dans un champs pour produire de la nourriture, je produits bien plus que ce dont j’ai besoin mais lorsque je n’y travaille plus, je continue à bénéficier du travail des autres —> partage pour mon bien)

                      Pour ce qui est du communisme, je n’aime pas trop employer ce terme (même si l’idée que j’avance s’approche de l’idéologie) car comme tu le montres si bien, il y a un certain nombres de raccourcis associés que tout le monde fait (comme la corruption qui en découle et autres ...). De plus on ne peut pas parler de communisme dans le sens ou je ne parle pas d’un modèle de société mais plutôt d’un modèle de gestion d’un élément (ou de quelques éléments) de l’économie.


                    • faxtronic faxtronic 10 décembre 2008 19:12

                      Education par la campagne : base du maoisme, du polpotisme. Deja on commence bien. Car evidemment ce serait obligatoire, car sinon personne n irait. Et puis tout le monde sait que cultiver des legumes est al portee de n importe qui.T a jamais etet jardinier, il faut des annes et des annes pour faire un bon paysan. Donc tu nous propose un deportatation d au moins 3 ou 4 ans dans les campagnes, pour aller emmerder les gens qui y sont deja... 

                      La corruption est un fait universelle et etrenelle. Chaque systeme est corrompu. La corruption du communisme arrive des quele capitalisme y a quelques droits (CF RUSSIE, CHINE et AUTRE)

                      Donc donc systeme existe c est du maoisme.


                    • 4strO 10 décembre 2008 19:50

                      Oula, je ne voyais pas les choses de façon si militaire (même si il y a une notion d’obligation derriere), j’imaginais quelque chose se rapprochant plus des hippies des années 70, mais remarque c’était peut-être aussi des maoiste :)


                    • 4strO 10 décembre 2008 20:45

                       Et pour ce qui est de produire / acheminer de la nourriture, faut pas exagerer, pas besoin "des annes et des annes" pour être utile à quelque chose.
                      "deportatation d au moins 3 ou 4 ans dans les campagnes" tu y vas un peu fort tout de même. Pour la durée faudrait déjà essayer d’estimer, mais avec tout l’equipement dont on dispose aujourd’hui, un homme peut fournir une enorme quantité de travail (imagine la surface moissonée par une moissoneuse-batteuse en 1 journée). Du coup la durée pourrait être bien moins longue. Ensuite il y a des manieres de proceder. On pourrai par exemple imaginer devoir faire 1 ans entre 18 et 50 ans en ayant la possibilité de faire 1 mois une année, 3 la suivante, etc ..
                      De plus, si on imagine que cela se realise de facon mondiale, cela permettrai de voyager un peu ;)
                      Enfin bref, je ne voyais pas les choses de maniere aussi extremiste que ca ...


                    • bob 10 décembre 2008 20:22

                      Monsieur,

                      Pour que naisse une revolution, il faut que, soit les gens au pouvoir soient desargentes et que les personnes argentees le desirent. (revolution anglaise et francaise), soit une aide exterieure utilisee pour destabiliser le pays ( URSS, Chine )

                      En l’absence de tout ou parti de ces facteurs, la revolution au sens ou vous l’entendez apparait comme peu probable. En effet qui a interet a destabiliser la France ( Un exemple parmi tant d’autres). Les personnes fortunees peuvent influencer le pouvoir quand elles ne le dominent pas. Les personnes influentes sont remunerees pour aller dans le bon sens ( corruption ?) et ce quel que soit le parti politique ou le groupement d’idees. Du pain et des jeux sont distribues a la populace pour les calmer. Maintenant qui va vouloir faire la revolution ? non pas celle du canape bavard et du zapping lorsque les premiers signes de faiblesses apparaissent mais celle qui consiste a aller dans la rue et dans les lieux de pouvoir pour imposer un changement radical ?
                      En ce qui concerne la seconde solution, quel etat risquerait d’amplifier la crise pour un avantage incertain ?
                      Si vous voulez un reel changement, sachez pour qui voter au bon moment mais mesurez bien les consequences de vos actes.


                      • caleb irri 10 décembre 2008 22:33

                        qui a intérêt à déstabiliser la France ?

                        pour faire accepter des mesures sécuritaires, ou pire un état d’urgence, il faut que certains se révoltent.

                        alors qui ?

                        ...


                      • bob 10 décembre 2008 20:25

                        Si vraiment vous voulez faire quelque chose de revolutionnaire, imposez aux delinquants ( tout CSP confondus) de respecter la loi. Ainsi, pourra-t-on partir sur de bonnes bases.
                        ooops, encore de la provoc’. moinssez-moi.


                        • nounoue david samadhi 10 décembre 2008 21:45

                          deja si il y avait pas les paradis fiscaux et les chambres de compensations sans parler du super reseaux informatiques bancaire, deja je penses que sa irait mieux ;

                          tien smr borlo vient de découvrir qu’il existe des sociétés qui place l’argent dans les paradis fiscaux !
                          mais qu’elles bandes d’hypocrites ...
                          et les marges arrierent etc etc


                          • tieum tieum 11 décembre 2008 02:55

                            Merci à l’auteur pour cet article qui, à défaut de proposer des solutions, soulève de bonnes questions. Voila mes idées, peut-être un peu naïves mais pas complètement stupides...

                            >@ david samadhi
                            C’est une bonne idée le coup de la redistribution des grosses transactions... il suffit juste de demander aux hackers de se transformer en robin des bois ! Le seul problème c’est que les plus pauvre n’ont pas de comptes en banque. smiley

                            >@ faxtronic
                            Réflexions très judicieuses quoiqu’un peu extrèmes.


                            Plusieurs choses me paraissent essentielles à cette "révolution" personnelle (car je crois qu’une révolution des personnes apporterait bien plus qu’une révolution d’un système).
                            1) le respect de la nature : pour cela je mets ce lien traitant de l’obscurcissement planétaire qui pourrait faire l’objet d’un article dans naturavox.
                            2) le respect de l’être humain : cette fois je joins ce lien
                            3) savoir reconnaître ses erreurs et se remettre en question : ça aide à se poser une question primordial "est ce que ça me rend heureux ? Est ce que ça va à l’encontre de mes valeurs ? Si ça ne me rend pas heureux qu’est ce que je peux faire pour changer ça ?
                            4) ne pas avoir peur du changement et essayer de trouver des solutions constructives plutôt que de chercher la petite bête.

                            voila, c’est peut-être très naïf (mettez ça sur le compte de la jeunesse) et quelqu’un va surement venir pour prendre le contre pied de tout ça pour trouver la faille -histoire de me remettre en question smiley- mais ça me semble des bases importantes pour le bon fonctionnement d’une société. J’en ai d’ailleurs la preuve par l’exemple où je vis en ce moment : en Finlande.
                            Évidemment, tout n’est pas parfait et ça n’a peut-être rien à voir mais les gens me paraissent beaucoup plus confiants envers leurs politiciens. Peut-être y -t-il un lien avec le fait que la Finlande est considérée comme l’un des pays les moins corrompus du monde...
                            Tout ce que je vois c’est que quand les gens sont respectueux de leur environnement (nature ET êtres humains) il est plus facile de discuter et de faire des choses constructives (les grèves -droit nécessaire dans une société de notre type- sont assez rares et non institutionnalisées comme en France).

                            Pour expliquer mon premier point, le fait de ne pas prendre soin de la planète est pour moi un acte ouvert de mépris envers la planète et, faisant partie de cette planète, de l’ensemble des êtres qui y vivent. Sachant que tout homme, aussi mauvais et égoiste qu’il soit, a besoin un tant soit peu de reconnaissant de la part d’autrui, je ne comprends pas comment quelqu’un (qui a du pouvoir ou non) peut mépriser à ce point tout le monde (et lui-même), attendre de la reconnaissance des autres et en même temps être fier de lui. C’est une attitude qui me dépasse.

                            Enfin pour terminer d’épancher ce tumulte d’idées désordonnées, je tiens à répondre au commentaire de faxtronic " les gens sont tous mauvais et tous egoistes" :
                            surement, mais le principal c’est qu’il y en ait qui veulent changer ! Reste plus qu’à essayer de changer vers quelque chose de meilleur...


                            • chmoll chmoll 11 décembre 2008 08:29

                              ceux qui veulent faire la révolution, faite un pas en avant

                              j’répète faite un pas en avant : soit qu’vous ètes sourds,ou vous faites semblant d’avoir rien entendu

                              bon d’accord, c comme la chanson ,j’étais devant et derrière en mème temps


                              • PascalR 11 décembre 2008 08:52

                                Je trouve intéressant de poser ce type de problématique. La révolution ?
                                Déjà, le terme en soi interpelle. Re évolution ou un cycle infernal qui sous-entend que le serpent finit toujours par se mordre la queue.
                                Les révolutions qui jalonnent l’Histoire ont toujours plus ou moins fini par générer une autre forme de perversité. Alors, au fond, l’Humain est-il capable de faire la révolution ? Oui, sans conteste, il l’a déjà fait. Mais est-il capable de rebâtir les fondements "biologiques" de ses comportements les plus inconscients, les plus "génétiquement ancrés en lui" ? Assurément non.
                                Ce serait la seule porte de sortie vers un Autre Monde, meilleur. A croire que l’Humain, dans sa lutte pour la survie qui constitue avant toute chose son pain quotidien, à quelque niveau que ce soit, ne parvient pas à outrepasser ses propres structures internes bâties sur le conflit, le stress.
                                Avant de travailler sur les idées, les comportements révolutionnaires, ne faudra-t-il pas repositionner la nature même de l’Humain au sein de son environnement. Qui nous sommes-nous vraiment ? Qu’est-ce qui a fait que nous sommes si différents des autres espèces animales, au point de suicider notre planète qui nous héberge et nous nourrit ? Comme toujours, la révolution ne sera qu’un plâtre sur une jambe de bois, à moins de trouver la source de notre nature perturbée, perverse et destructrice.
                                La véritable révolution sera quand l’Humain cessera de se leurrer et de leurrer ses propres congénères, cessera de manipuler l’Histoire et sa propre nature. Mais sans doute que s’il le fait, de grandes et terribles souffrances sont à camoufler.
                                Et si la source était la peur, la frayeur de vivre et de mourir ?
                                L’un dans l’autre ces deux extrêmes ne font qu’un.
                                La véritable révolution ne serait-elle pas de n’avoir que la Vie comme Dieu et non pas des chimères sans queue ni tête.
                                Depuis longtemps les Humains se sont arrêtés de Vivre, c’est à dire d’être des êtres vivants, et se sont complètement déconnectés du Vivant.

                                Néanmoins, il existe encore, sur notre planète écorchée, des peuples, survivants, qui détiennent les solutions des révolutions, ces peuples dits sauvages ou primitifs, et qui sont nos racines.
                                Non, le monde moderne ne fera jamais sa révolution quand il exporte sa perversité jusqu’à éliminer ces peuples.
                                Un arbre sans racines meurt ...

                                Les Humains parlent de bonheur et d’amour mais ne font rien pour les attraper, ni même marcher vers eux.
                                Des mots, des discours, des philosophies, certes, mais jamais d’actes.

                                Avant de prétendre à la révolution, cherchons d’abord à savoir pourquoi nous sommes si malades. Ce sera déjà un premier pas.


                                • Bois-Guisbert 11 décembre 2008 11:02

                                  Néanmoins, il existe encore, sur notre planète écorchée, des peuples, survivants, qui détiennent les solutions des révolutions, ces peuples dits sauvages ou primitifs, et qui sont nos racines.

                                  ...et dont l’espérance de vie est de l’ordre de 35-37 ans !!!

                                  Il faut arrêter les délires ! Et tout de suite !!!


                                • tieum tieum 11 décembre 2008 11:22

                                  @ Bois-Guisbert
                                  Je ne pense pas ça soit le style de vie (et l’espérance qui va avec) que voulait souligner Pascal R mais plutôt une sorte de remise en question de chaque individu. Une sorte de révolution personnelle sans actes de violence sinon celui de la prise de conscience douloureuse de voir que la course au matériel et à la consommation n’est peut-être pas ce qui te rend heureux, épanoui.

                                  Effectivement "révolution" possède une trop forte connotation à la violence et "évolution" me parait le plus propice. "Révolution" est trop souvent synonyme de violent coup de pied dans un balancier : faire partir le système vers un extrême pour mieux le faire basculer dans un autre...


                                • foufouille foufouille 11 décembre 2008 11:38

                                  fais toi soigner bois truc
                                  les hunzas vivaient a l’ancienne et aussi longtemps que nous
                                  c’est pas un bon exemple pour toi (ils sont pas blancs et musulman), car tu as pas evolue depuis 2000 000 d’annees


                                • Rune Rune 11 décembre 2008 12:48

                                  Ces structures soit disant primitives sont basées sur des réseaux sociaux et familiaux très solides. Cela n’est possible que de par leur nombre au sein d’un réseau, car chaque individu peutt voir les conséquences de ses actes et donc conserver un comportement responsable. 

                                  Or justement, un des problèmes de notre société semble être la non-responsabilisation des individus. Un peu comme pendant les guerres, chacun réagit par un superbe "si c’était que moi... mais bon, j’ai pas le choix". Peut être est-ce cela que nous devons modifier.



                                • Liberty 11 décembre 2008 09:37

                                  Pour relancer l’économie il faut de la consommation .
                                  Le souci c’est que nous avons déjà tout .

                                  La meilleure solution est une révolution destructrice.
                                  Nous devrions reconstruire, ça produirait de l’emploi voire du plein emploi, nous retournerions vers la croissance etc...

                                  Il n’y a pas de travail pour tous : CASSONS TOUT et il y en aura pour tout le monde !


                                  • 4strO 11 décembre 2008 10:38

                                    "Pour relancer l’économie il faut de la consommation" —> est il necessaire de relancer l’economie, et (sur-)consommer est-il le seul moyen d’y parvenir ?

                                    Les phrases de ces politiciens/economistes me font de plus en plus penser à de saintes paroles. Il y a comme une sorte de fatalité en elles.


                                  • 4strO 11 décembre 2008 10:55

                                    Genre, il apparait indispensable d’avoir du travail, même si il n’y a rien à faire ... vous ne savez donc rien faire d’autre ?

                                    Tout casser pour tout reconstruire (avec des defauts volontaire, histoire de fournir du travail sur une plus longue periode) ... histoire d’avoir quelquechose à faire ...


                                  • Liberty 11 décembre 2008 11:20

                                    OK c’est de la provocation voulue, pas à prendre aupied de la lettre.
                                    Histoire de prouver qu’un système économique ne reposantque sur une consommation croissante est absurde .

                                    Tôt ou tard, il y aura une facture sociale à payer, j’en suis convaincu ....


                                  • 4strO 11 décembre 2008 11:38

                                    Je crois que la payement a deja commencé, vu qu’apparement on (le contribuable) va rembourser les mauvais investissements pourris de nos chers banquiers (entre autres) ...


                                  • plume plume 11 décembre 2008 10:21

                                    vous avez un vision romantique de la révolution , c’est beau !!!!
                                    mais une révolution tué détruit déchire des vies et des corps

                                    étés vous sur que vous passeriez à travers les mailles ? êtes vous prés à voir vos petit confort disparaître ?
                                    étés vous prés à sacrifier vos familles, vos bien pour vos idées ? et pour quelle liberté ??

                                    je pense que non , en France nous avons bien compris que ailleurs c’est pas mieux et que les révolutions c’est bien quand c’est les autres qui la fond

                                    alors vous montrez les dents ,en serrant les fesses pour que ça n’arrive pas



                                    • 4strO 11 décembre 2008 10:50

                                      Perso, j’ai pas tellement de confort :p
                                      Quand à ma famille je pense que je n’aurai pas à la sacrifier, elle le fera d’elle même ...

                                      Le seul probleme c’est qu’il est dur de trouver un mouvement dans lequel s’investire.


                                    • Bois-Guisbert 11 décembre 2008 11:15

                                      A 4strO qui écrit : "Trouver un système mondiale qui permet à chaque être humain d’être nourrit. Par exemple en instaurant une sorte de "service civile mondiale" qui fournirai la main d’œuvre nécessaire à la production et à la distribution de la nourriture."
                                       
                                      ... je voudrais dire, au nom de quelques centaines de millions d’Européens, que je n’en ai rien à foutre d’un système mondial qui permettrait à chaque être humain d’être nourri.

                                      Donc, son service civil, il peut se le mettre où je pense, parce que j’en ai marre de cette forme d’échanges Nord-Sud en vertu de laquelle le Nord fourni la bouffe et le Sud les tubes digestifs.

                                      Que ces gens se démerdent ! Ils ont des richesses ? Qu’ils les exploitent ! On les leur vole ? Qu’ils lynchent les voleurs ! Leurs dirigeants sont corrompus ? Qu’ils les fusillent et qu’ils en élisent d’intègres !

                                      Je ne comprends même pas pourquoi c’est moi qui dois leur indiquer la marche à suivre ? Ni pourquoi ils sont aussi incapables de trouver ça tout seuls ?


                                      • tieum tieum 11 décembre 2008 11:25

                                        peut-être qu’il est plus facile de réfléchir dans un fauteuil plutôt que le ventre creux... enfin j’dis ça j’dis rien smiley
                                        Bref, toujours cette même question de pas en avant


                                      • 4strO 11 décembre 2008 11:31

                                        "j’en ai marre de cette forme d’échanges Nord-Sud en vertu de laquelle le Nord fourni la bouffe et le Sud les tubes digestifs."
                                        Pas besoin d’aller dans le Sud pour trouver des "creves la faim".
                                        Je me disais juste qu’on reflechie mieux le ventre plein. Et puis, certes si on mettait en place un tel systeme, les pays affamés le seraient un peu moins. Mais d’un autre coté, on nous ("quelques centaines de millions d’Européens") servirait moins de produits genetiquement modifiés sous pretexte que ca ameliore les profits ...



                                      • Oreille Oreille 11 décembre 2008 11:48

                                        @4str0 : Le STO (Service du Travail Obligatoire), c’est bien à ça que tu penses ?

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