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La rigueur, oui, mais à géométrie variable

Le premier Ministre Français annonce, le regard grave, les trémolos dans la voix, le fameux plan de rigueur.

Loin de moi de penser qu'il ne faille réfléchir à la nécessaire bonne gestion des deniers de l'état. Mais encore une fois, ce gouvernement tente d'agiter les peurs, en arguant que ce plan est courageux à quelques mois d'une élection majeure nationale, jouant ainsi la partition du volontariste face à son devoir.

A grand renfort de communication, les tenants de cette majorité vantent l'équilibre de ce plan, tant dans les orientations que par toutes celles et ceux qui seront touchés par ces mesures iniques.

Les retraités verront dorénavant leur pension revalorisée non plus par rapport à l'inflation, et donc le cout de la vie, mais au taux de croissance. Quand nous connaissons les prédictions pour les prochaines années, la croissance sera en berne alors que l'inflation risque de galoper. L'effet mécanique inéluctable est la baisse du pouvoir d'achat.

La TVA à 5,5% qui passe à 7%. A écouter une certaine presse, il ne s'agit là que d'une revalorisation de cette taxe qui ne concernerait que les secteurs du bâtiment et de la restauration. N'oubliez pas, mesdames et messieurs, que l'ensemble des produits de premiere nécéssité vous augmenter de façon mécanique, sans oublier que les manias de la grande distribution, toujours prét à augmenter leur prix auront là une justification toute trouvée pour oeuvrer.

 La réforme des retraites mise en oeuvre dès 2017 voire 2016 : Une réforme qui reste à faire, qui est à ce jour une coquille vide, assisie sur une reflexion d'abord dogmatique avant d'étre philosophique va se voir instituée. Les premiers touchés : la france d'en bas.

Sécurité sociale : Il s'agit là d'augmenter le nombre de médicaments et prestations qui seront partiellement ou définitivement sortis de tous remboursements.

Pour faire passer la pilulle, et parce que le symbole anime ce gouvernement, il s'accepte de geler ses remunérations alors que l'emble de ces mesures vont peser lourdement sur les ménages les plus fragiles qui aujourd'hui vont évoluer dans la misère.

Pourquoi cette feuille de route ?

Simplement pour rassurer les marchés et les agences de notation avant cette echeance nationale ou l'interet personnel de ce gouvernement passe avant l interet général. Sauvegarder coute que coute le triple A dans le déni du pacte républicain, et le mépris des francais qui souffrent et se battent pour la réussite des 10% de nantis. Hatiser les peurs, culpabiliser, opposer les hommes, les toucher dans leur dignité, revient à faire jouer un enfant de 10 ans avec une boite d'allumettes dans une poudrière.

L'espoir doit permettre de mettre du sens à sa vie. C'est le rôle de la Société dont l'Etat devrait étre le porte parole.


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2 réactions à cet article    


  • Alpo47 Alpo47 9 novembre 2011 09:23

    Et le pire viendra après les élections.

    Le plus « extraordinaire », selon moi, est de constater que les dirigeants actuels s’entêtent à ne pas toucher aux avantages et niches fiscales, comme la niche Copé, les heures supp... qui de l’avis de tout le monde ... ne servent à rien. 10-15 milliards et plus d’économies faciles et indolores pour l’économie. Non ... on n’y touche pas ... Irréel ! Ou juste de l’autisme.
    C’est bien un comportement qui achève de démontrer si besoin était encore, que ce gouvernement est au service d’une toute petite élite et non de la communauté.

    La gauche en parle, le fera t-elle ? Rien n’est moins sur, tellement elle nous a habitué à toutes les trahisons et retournements.


    • eric 9 novembre 2011 11:01

      Non, ce n’est pas exclusivement pour rassurer les marchés, c’est aussi pour avoir un espoir de gagner les élections.
      Avec un État qui a prit 11% de PIB aux ménages depuis les années 80, il est vrai que la solution des question de dettes et de notation devrait passer plus par des économies sur la dépense publique que par des augmentations d’impôts.
      Manque de bol, les contribuables ne sont pas aussi organisés que les syndicats.
      Fort du précédent de 97, quel gouvernement aurait le courage de risquer de les avoir à nouveau dans la rue pendant toute la campagne électorale avec leur éternel exigence de ne pas participer aux efforts collectifs ?
      Être courageux ne veut pas dire être suicidaire.....

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