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Accueil du site > Actualités > Politique > La « sainte » alliance contre l’école publique

La « sainte » alliance contre l’école publique

L'Education Nationale, garante du vivre ensemble par la laïcité est plus que malmenée.

Aujourd'hui l'Etat et les collectivités territoriales financent à tour de bras une école privée à caractère propre qui concurrence l'école de la République, ouverte à tous.

"L'école est l'enjeu d'un débat entre une conception républicaine de l'égalité des citoyens par la voie de l'universalité laïque et une conception marchande issue de l'idéologie de la concurrence économique."

Comme le montrent et le démontrent ces deux auteurs, le principe : A école publique, fonds privés ;à école privées, fonds privés" sont d'une actualité brûlante. 

« La République

contre son École »

d'Eddy Khaldi et de Muriel Fitousi

Éditions Demopolis

310 pages

novembre 2011

21 €

La « sainte » alliance contre l'école publique !

Quand certains entendent le mot « République », ils sortent leurs revolvers...

Il est vrai que les « libéraux » et la hiérarchie catholique ne rêvent que de briser les bases de la République pour pouvoir régner en maîtres sur les finances et les âmes.

Comme l'expliquent avec humour Eddy Khaldi et Muriel Fitoussi :

« A vouloir recruter ainsi massivement et bien au-delà d'une demande « naturelle »liée à la foi, il y a pour l'enseignement catholique, une sorte de péché « lucratif », en forme de publicité mensongère peu compatible avec une mission éducative qui prétend s'inspirer des Évangiles » !?

Les deux auteurs de « Main basse sur l'école publique », ouvrage de référence pour les chercheurs et les militants laïques récidivent en nous livrant un diagnostic actuel sur le dé tricotage méticuleux

opéré par l’Église et ses alliés, de l’Éducation Nationale et de son école publique, accessible à tous.

Les officines réactionnaires sont dans les couloirs du pouvoir, qu'il s'agisse de « SOS Éducation », de « Créer son école » , d' « Enseignement et Liberté » ou de « Famille, école, éducation »pour tenir un discours catastrophiste et éhonté sur la situation de l'école publique

Elles demandent qu'enfin il n'y ait plus que des écoles concurrentes, l'école publique n'étant qu'une entité parmi d'autres.

Les deux auteurs nous montrent comment la loi Debré instaurant une relation entre l’État et chacune des écoles privées avait été elle même contournée et dénaturée.

L’État entretient des relations privilégiées avec l'enseignement catholique et la hiérarchie catholique a instauré une administration bis.

Chacun a son rêve éducatif, la hiérarchie catholique et les libéraux constituant une « cohorte catholico-libérale : « Pour les uns, l'école est appelée à renouer avec son rôle missionnaire d'instrument d'évangélisation, pour conforter une visibilité et une empreinte sociales visant à contourner la séparation des Eglises et de l'Etat. Pour les autres, l'école doit devenir une marchandise. »

Les objectifs visés et les jeux d'alliance sont mis à jour.

C'est ainsi que sont dévoilés les projets et opérations menées avec force par l'Eglise catholique et ses relais pour récupérer « des parts de marché » dans le secteur petite enfance.

Le président de la CNAF, Jean-Louis Deroussen, ancien président de la Fédération CFTC de l'enseignement privé entretient ainsi une »neutralité » bienveillante à l'égard de l'enseignement confessionnel à qui il propose de s'ouvrir aux jardins d'éveil.

Le message est reçu cinq sur cinq par une hiérarchie qui compte ainsi à la fois sur une manne financière et à la fois sur la possibilité d'avoir sous sa main quelques centaines de milliers de jeunes âmes disponibles dès la toute petite enfance...Quant aux obstacles comme cette obligation de passer par un canal associatif pour disposer de subventions publiques, ils sont vite contournés : il suffit de fonder des associations et de les doter de règlements intérieurs stipulant le caractère religieux du projet éducatif...Comme seuls les statuts doivent être adressés aux Préfectures, il n'y a rien à craindre !

Aujourd'hui de nouveaux marchés s'ouvrent pour l'église comme celui de la formation des enseignants du public...La suppression des IUFM libère un grand boulevard...

Si les associations laïques n'avaient pas décidé de monter au créneau y compris devant les juridictions compétentes , les accords Krouchner-Vatican auraient donné aux « universités » catholiques le droit de délivrer des diplômes d'enseignement ( histoire, biologie, sciences de la vie)

Ce n'est que partie remise, diraient certains....

Ce livre est aussi un appel à la mobilisation des laïques pour la défense de la seule école du vivre ensemble... La complaisance électoraliste ou le manque de courage ne peut que profiter à ceux qui sans complexe veulent que la puissance publique continue à «  organiser et à financer la concurrence privée avec sa propre école publique  »puis à aligner le public sur le privé.

Cet abandon du combat laïque ne peut que conduire à mettre à bas une institution de la République qu'on appelle encore aujourd'hui l’Éducation nationale...Mais pour combien de temps encore !?
 

Jean-François Chalot


Moyenne des avis sur cet article :  4.03/5   (33 votes)




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39 réactions à cet article    


  • Robert GIL ROBERT GIL 1er décembre 2011 10:41

    Que se serait-il passé si Nicolas Sarkozy avait déclaré que la parole d’un imam ou d’un rabbin était supérieure à celle de l’instituteur ? Mais comme il s’agissait de la parole d’un prêtre, cela n’a donné lieu qu’à des protestations de circonstance...


  • CHALOT CHALOT 1er décembre 2011 10:14

    Lisez ce livre et vous verrez aussi comment le Front National s’oppose à l’école publique, défend le caractère propre des établissements privés et le chèque éducation.
    Le FN n’est pas laïque, il déceloppe une campagne xénophobe contre les immigrés et contre l’islam et par contre soutient toute l’offensive des intégristes chrétiens.


    • salut chalot

      l’AGCS A PREVU AVEC UN COMMISSAIRE PS PASCAL LAMY de privatiser l’école...les lycées et les facs (ordre de l OMC...°)

      IL N Y A QUE 8% DES GOSSES D’ OUVRIERS OU D EMPLOYES A SCIENCES PO OU DANS LE 3 EME CYCLE

      AVEC LA PRIVATISATION IL Y EN AURA 0.8%.....VIVE L UM...PS
      la santé...l’education...les transports..la sECu...la retraite...la prevoyance...TOUT SERA PRIVATISE

      AVEC LE NOUVEL ORDRE MONDIAL LE ROI FRIC...ET DES SES LARBINS DU FMI..BCE...CEE..MER...KO..DRAGHI.....BARRORRRRSOSO..VAN RAMPUY...LA BARONNE ASHTON
      TOUS AUX ORDRES DE ROCKFELLER.......


    • CHALOT CHALOT 1er décembre 2011 10:44

      Je ne suis en aucune façon le camarade d’un ami de Le Pen et de ses fachos...Il y a chez Le Pen fille la capation et l’acceptation de tout un héritage anti sémite, xénophobe et ultraréactionnaire


    • Furax Furax 1er décembre 2011 19:35

      Chalot,
      Un chose me gêne dans tout ça.
      Ton discours est celui de madame Parisot...
      Madame La Pen a tort de stigmatiser les musulmans, c’est certain. Nous aurons bien besoin des jeunes des cités, motivés et combatifs, dans la période qui s’annonce. L’ennemi n’est pas le musulman. Ni le catholique. Ce sont les i% de salopards qui détiennet la richesse du monde et qui rêve de nous mettre en esclavage. Les patrons. Pour ce combat là, tout ce qui nous divise est nuisible.
      Pour le reste...
      http://www.agoravox.tv/actualites/politique/article/michel-onfray-marine-le-pen-a-32409
      C’est ni un facho, ni une grenouille de bénitier. La gauche est en dessous de tout (je ne parle pas de toi mais avant que tu sois majoritaire...)


    • va donc lui lecher le cul..a ta martine

      ET LAISSE LA REPUNBLIQUE LAIQUE EN PAIX

      @TI POL


    • Robert GIL ROBERT GIL 1er décembre 2011 10:37

      On peut constater que le choix du gouvernement est clair, il s’agit de détruire le service public de l’éducation, d’adapter la formation des jeunes aux besoins immédiats du patronat, de formater les jeunes et diminuer le coût de la main d’œuvre. Rapidement certains établissement seront laissés à l’abandon et des écoles privés subventionnées par l’État accueilleront certaine couches sociales plus aisées, accentuant un système inégalitaire qui se retrouvera ensuite dans la vie professionnelle...


      • Unghmar Gunnarson Unghmar Gunnarson 1er décembre 2011 14:56

        C’est tout à fait ça. D’ailleurs quand on prend le pouls du service public et en particulier à l’éducation nationale puisque c’est le sujet, ce n’est pas très brillant.


      • mouais 1er décembre 2011 11:48

        Mon camarade Jean-François a écrit :
        " Si les associations laïques n’avaient pas décidé de monter au créneau y compris devant les juridictions compétentes , les accords Kouchner-Vatican auraient donné aux « universités » catholiques le droit de délivrer des diplômes d’enseignement ( histoire, biologie, sciences de la vie)"
        Erreur  : quoique les associations laïques (certaines) aient déposé un recours, celui-ci a été rejeté. Donc l’emploi du conditionnel dans la phrase de JFC est erroné.
        Mais peu importe, et le Conseil d’Etat (dont les membres en général connaissent le droit) savait que peu importait sa décision, parce que le mal était fait avant, et Khaldi-Fitoussi semblent l’ignorer, voir plutôt pour information plus sûre http://www.cdafal77.fr/LVK.html (le site dont se réclame mon camarade Jean-François). Les universités quelconques sont donc fondées par la grâce des Jospin-Lang-Allègre depuis 2002 à délivrer des diplômes.

        Et surtout, hélas, ce n’est pas, ce n’est plus le lieu de délivrance du diplôme qui garantirait sa qualité. HELAS. Pour des raisons détaillées dans l’article LVK.

        Ce en quoi je suis d’accord avec Robert Gil.
        Mais lisez donc en détail les projets sur l’éducation des différents candidats présidentiels déclarés : il n’y en a AUCUN qui donne les moyens en argent et surtout en textes réglementaires pour arrêter le désastre, la plupart l’accentuent.


        • CHALOT CHALOT 1er décembre 2011 11:58

          C’est plus compliqué que cela Mouais :
          le Conseil d’Etat a validé le décret de transcription des accords Vatican-Kouchner, tout en invalidant ses dispositions


          • mouais 1er décembre 2011 12:57

            J’ai bien dit que la décision du Conseil d’Etat n’a aucune importance, puisque la vraie et grave décision était intervenue avant, en 2002 ; et la suite est intervenue après sous la forme de la directive Mac Creevy. Tu as vu les socialistes monter au créneau contre Mac Creevy ? moi, pas.
            J’aimerais bien que tu n’imites pas les erreurs des auteurs que tu rapportes, qui évitent la vraie question, posée par de nombreux intervenants ici : l’école publique va mal (la plupart des boîtes privées ne sont pas mieux, voire sont pires), et ce n’est pas seulement à cause des suppressions de postes, c’est essentiellement à cause des programmes, de la malformation des enseignants depuis environ 20 ans, et des modifications de rapports hiérarchiques. Et franchement par expérience je ne crois pas que l’inspiration catholique y soit pour beaucoup, du moins directement.
            Quant à l’inspiration catholique indirecte, elle oui, via Philippe Meirieu entre autres, la notion de caractère propre des établissements, c’est le trait idéologique le plus important de la loi Jospin de 1989, reprise, revendiquée par la loi Fillon de 2005. Il est certain que cette idée, qui cadre très bien avec celle de concurrence des établissements, arrange beaucoup la droite.
            Et ne risque pas d’être remise en cause par Terra Nova, think tank des socialistes, qui ont décidé d’abandonner les intérêts des pauvres. Et tu le sais, ô mon camarade.
            Ce devrait être de ça que parlent Khaldi-Fitoussi. Seulement il leur faudrait renoncer à pas mal de choses.


          • CHALOT CHALOT 1er décembre 2011 13:52

            Le sujet du livre et le sujet de mon article sont précis. Il s’agit de traiter de la laïcité et non des programmes...Sur ces questions et d’autres je suis d’accord avec toi comme sur ton analyse du PS
            Ils sont très peu nombreux les dirigeants syndicaux qui mènent la bataille sur les principes.
            La FSU a abandonné le combat laïque depuis sa création, SUD Education est pour le voile sur les accompagnatrices, l’UNSA fait attention à ne pas froisser la Ligue de l’Enseignement, alors quand un dirigeant syndical mousse sa chemise dans le combat laïque, j’applaudis.


            •  C BARRATIER C BARRATIER 1er décembre 2011 14:06

              Bon article qui aborde tous les aspects de la situation : Pour répondre à un participant au débat, j’ai réagi au discours de LATRAN en créant un site ! 

              Site Retraités dans la République, et discours de LATRAN http://chessy2008.free.fr/news/news.php?id=2

              Je sais, car je travaille sur le terrain, que les parents restent attachés au caractère laïque de l’école. Des outrances des musulmans ont accompagné les outrances catholiques quant à exiger que leur enseignement de la religion catholique soit classé en « défense de la République »...car pour eux, avec Marine LE PEN et Nicolas SARKOZY, la République est catholique. Alors que la République a été créée avec une forte opposition de dirigeants de l’église catholique. Les musulmans, les protestants, les juifs, ne se sont pas opposés à la mise en place de la République. Notre République laïque n’est ni catholique ni anti catholique, elle est celle de la liberté de pensée


              Je siège dans un conseil municipal où un conseiller parent d’élèves de l’école catholique a déclaré que son école était celle de la République ! Alors que dans ma commune la seule Ecole de la République, l’école communale reçoit plus de 200 élèves contre moins de 40 à l’école privée ! Mon village est républicain, catholiques compris ! 

              J’ai cloué le bec à ces parents d’élèves qui dans les réunions du Conseil où ils siégent n’interviennent guère en dehors de leur perpétuelle demande d’argent public pour leur école. 

              Voir "Elus votant pour leurs intérêts, omerta à lever, action en justice "

                   http://chessy2008.free.fr/news/news.php?id=199

              Mais je ne suis pas sûr que ma plainte aille au bout : Le maire a fait du forcing et obtenu une majorité à minima dans le conseil pour annuler l’une des deux subventions et pour l’intégrer au forfait communal, (c’est à dire pour la payer par un autre chemin), ce qui fait que mon recours sur ce point là reste dans le vide ! L’école privée avait suggéré par écrit cette pirouette sous la forme d’un recours gracieux juridiquement irrecevable car il prêtait à la délibération sur cette subvention des attendus qui n’existent pas : déjà un vice de forme qui suffit à rendre irrecevable un recours soutenu cependant des deux mains par le maire !

              Il lui reste à annuler la seconde délibération et c’est même en route je pense....

              Pour en revenir à ce bon article voici des détails qui abondent ce qui est écrit et qui montrent qu’au delà de l’attaque de l’école, c’est la République qui est menacée :

              République : Résister à la pieuvre libérale et intégriste http://chessy2008.free.fr/news/news.php?id=204


              • CHALOT CHALOT 1er décembre 2011 14:16

                Le livre « La République contre son école » est un document important et très travaillé.
                J’ai repris ici un aspect que j’ai développé
                 

                L’argent public coule à flot dans les caisses du privé !

                Le nouvel ouvrage d’Eddy Khaldi et de Muriel Fitoussi est à la fois accessible à tout public intéressé par la question traitée et à la fois complet et dense.

                Aucun aspect n’est oublié et les documents de référence sur lesquels s’appuient les deux auteurs ne laissent aucun doute.

                La Droite permet à l’Église catholique qui structure son réseau parallèle à siphonner les caisses de l’État et des collectivités territoriales, parfois en toute illégalité.

                Quant à la Gauche, elle continue, au nom de la paix scolaire à faire des concessions à une école privée qui, elle, n’a jamais enterré la hache de guerre.

                Il lui faut toujours plus et tout de suite !

                La loi Carle votée par la majorité parlementaire aux ordres contraint les communes à financer les écoles privées des communes environnantes...Les municipalités sont ainsi obligées à financer directement une école concurrente à celle publique qu’elles ont fait ouvrir et qu’elles entretiennent !

                Aujourd’hui, alors que la loi Debré ne reconnaissait que les relations entre l’État et les établissements scolaires privés sous contrat, l’État et ceci depuis les accords Lang – Cloupet (1992-1993) arrive à négocier directement avec la hiérarchie catholique...Merci à Lang qui depuis se prend pour un chantre de la laïcité !

                Le 4 août 2011, la Fondation pour l’école, officine cléricale, classée d’utilité publique obtient du ministère de l’intérieur, la capacité d’abriter des fondations en son sein.

                C’est une provocation contre la République que de choisir la date anniversaire de l’abolition des privilèges ( nuit du 4 août 1789) pour attribuer à l’Église et à sa hiérarchie un privilège exorbitant !?

                « La Fondation pour l’école devient une des rares fondations françaises capables de proposer aux grands bienfaiteurs (particuliers et entreprises) de créer une fondation sous égide dans le domaine de l’éducation. »

                Les intégristes comme « les Chrétiens de la Cité » ne se sont pas laissés prier, ils ont appelé sur leur site, les « chrétiens » à échapper à l’ISF en indiquant l’adresse des troncs ...Oh pardon des fondations, à remplir !?

                La défiscalisation des dons s’élève à 75% des assujettis à l’ISF jusqu’à 50 000 € par an....

                La reconnaissance d’utilité publique est illégale mais la droite n’en a cure !?

                Rappelons pour mémoire la loi :

                « L’établissement sollicitant sa reconnaissance d’utilité publique doit poursuivre un but d’intérêt général, non contraire à la loi et n’empiétant pas sur les compétences normalement dévolues à la puissance publique »....

                Cette défiscalisation constitue une subvention publique de plus, en marge de la loi.

                Ce livre donne des clés pour comprendre les enjeux de l’offensive cléricale et appelle explicitement à une mobilisation pour la défense de l’école laïque, celle , seule qui est garante du vivre ensemble dès le plus jeune âge.

                Le principe simple et fondamental : « A école publique, fonds publics ; à école privée, fonds privés » est d’une actualité brûlante.

                Jean-François Chalot


                • ffi ffi 1er décembre 2011 14:54

                  Cela dit une grande part des fonds publics sont issus des familles catholiques et celles-ci n’ont pas particulièrement envies de financer une éducation fondée sur des principes maçonniques, ni d’y placer leurs mômes.

                  Il n’est, d’autre part, par prouvé que l’éducation maçonnique parvienne à garantir le vivre ensemble. Pire, c’est manifestement la guerre civile qui se pointe à l’horizon.


                  • Jean J. MOUROT Jean J. MOUROT 1er décembre 2011 16:51

                    Lisez le n° de Marianne de cette semaine, vous verrez que les Francs-maçons n’ont plus l’influence d’autrefois. Quant à l’école publique, aussi mauvaise fût-elle devenue, elle n’est pas l’école des maçons mais l’école de tous les Français, catholiques, musulmans, boudhistes, juifs ou athées. Ce n’est pas en filant le fric de la République à la concurrence qu’on pourra l’améliorer.


                    A part cela, il y a trente ans, l’ami Chalot avait pour slogan : « Une seule école, l’école publique ; nationalisation sans indemnité ni rachat ». (Le slogan sur la répartition des fonds était celui des trotskiste de l’OCI-Parti des Travailleurs). On en est loin maintenant.

                    Pour finir, il ne me semble pas que la pensée pédagogique de Meirieu s’inspire de l’évangile. Quand il a été aux commandes, le 1er ministre était le protestant Jospin.

                  • ffi ffi 1er décembre 2011 19:39

                    Pour vivre ensemble, il faut une norme commune.

                    La norme ne peut être l’absence de normes, et encore moins un syncrétisme de normes divergentes.

                    Le jour où les gens devront choisir, ça va péter. Personne ne sera d’accord. Et ça commence déjà.


                  • CHALOT CHALOT 1er décembre 2011 20:19

                    Non Jean :
                    c’était expropriation sans indemnité ni rachat !
                    c’est un mot d’ordre juste mais très atemporel ou propagandiste.
                    Je n’ai pas changé de position mais celle au minima de tous les laiques c’est :
                    à fonds publics école publique, à fonds privés écoles privées !


                  • ffi ffi 1er décembre 2011 22:09

                    Ce n’est pas parce que l’Etat réalise la transsubstantiation des fonds privés saisis sur les particuliers en fonds publics, que ces fonds publics ne doivent pas servir à l’aspiration de certains particuliers d’avoir des écoles chrétiennes...

                    Surtout que l’instruction du pays a été assurée par l’église pendant plusieurs siècles... de manière gratuite.

                    Il serait fort étrange de mener à la ruine des établissements d’enseignement, qui préexistent (et de beaucoup pour certains !) aux établissements d’enseignement public, sous couvert d’améliorer l’éducation... A moins que vous vouliez ouvrir des prisons ?


                  • Jean J. MOUROT Jean J. MOUROT 1er décembre 2011 16:53

                    Vous n’auriez pas pu vous relire avant de balancer votre texte bourré de coquilles (j’ose penser que ce ne sont pas des fautes d’orthographe) ?


                  • Abou Antoun Abou Antoun 1er décembre 2011 22:00

                    On eu beau passé par l’école,
                    Pas suffisamment en apparence !!!
                    C’est quoi ce charabia ?


                  • Polo 1er décembre 2011 17:06

                    Cet article, c’est n’importe quoi !
                    Il y a des fanatiques maintenant qui écrivent sur Agoravox ?


                    • Jean J. MOUROT Jean J. MOUROT 1er décembre 2011 17:45

                      Ah bon. C’est être fanatique que de dénoncer le financement de l’école concurrente de celle de la République par l’argent public ?

                      Curieuse conception du fanatisme !

                    • Eddy KHALDI Eddy KHALDI 1er décembre 2011 21:10
                      « On n’enseigne pas la liberté, et en premier lieu la liberté de conscience, quand l’enseignement repose sur un dogme prétendant détenir à lui seul la vérité absolue. Et on n’enseigne pas l’égalité quand c’est l’argent qui fait la différence de l’accueil au service des élites et des gens fortunés. »  

                    • Abou Antoun Abou Antoun 1er décembre 2011 21:57

                      Ce n’est pas seulement l’École Publique qui est menacée.
                      C’est l’État entier et ses prérogatives qui disparaissent. La Police Nationale est menacée de disparition progressive avec la multiplication des polices ’municipales’ qui ne sont que des milices à la solde du maire.
                      La disparition de la gendarmerie est également programmée.
                      Privatisation de la Poste, de la SNCF, de EDF/GDF, des régies, des banques ex-nationalisées, vente du patrimoine (autoroutes, immeubles, etc.)
                      On veut se débarrasser de l’Éducation nationale, comme de la Santé (par l’introduction de lits privés au sein de l’Hopital Public), comme un jour de la Défense en faisant appel à des sociétés genre ’Milice Blackwater’.
                      Les attaques sont incessantes, y compris de la part de Monsieur Propre (Bayrou) contre la loi Falloux quand il était ministre.
                      Que restera-t-il alors de l’État ?
                      Quelques milliers de parasites indignes (mais pas indignés), dégénérés, élus de la démocratie représentative, qui comme c’est déjà le cas continueront à se goberger aux frais de la collectivité.
                      Il est temps de réagir et pas de façon sectorielle. La France, les nations, doivent elles disparaître ? Au profit de qui et de quoi ?


                      • PATRICE T PATRICE T 2 décembre 2011 10:09

                        Je suis tout à fait d’accord avec vous Abou Antoun, le service public est sabordé de toute part, et c’est l’ensemble de la population qui est et sera impactée, et plus particulièrement les plus démunis et les salaires moyens.
                        Si l’Education Nationale devient ce qu’est devenue LA POSTE on va droit à la catastrophe.
                        Jules FERRY doit bouillir ....
                        Un bureau de Poste ferme = c’est le commerçant du coin qui est en charge de « faire le point POSTE » ou alors c’est la commune qui paie. Certes LA POSTE « indemnise » mais ce sont de clopinettes par rapport aux bénéfices engrangés par celle-ci.
                        A quand la classe de CP chez le buraliste, le charcutier-traiteur, ou dans la salle du conseil municipal ?
                        Et là encore un fois, merci à celui qui a permit la privatisation de LA POSTE aujourd’hui, en commençant par France Télécom : Lionel JOSPIN.
                        C’est peut-être n’importe quoi ma réponse, mais le parrallèle s’impose.


                      • lige4935 lige4935 2 décembre 2011 20:34

                        a "par de la hauteur .Je voudrais réagir à ses propos concernant l’usage obligatoire du français à l’école.Il me semble évident que celle ci fut nécessaire pour cimenter tous les particularismes locaux et régionaux qui étaient autant d’entraves à la construction de la France.D’ailleurs c’est François 1er qui,par l’ordonnance de villers cotteret en 1539 a rendu le français obligatoire pour la rédaction des textes officiels.Pour ce qui concerne l’analyse de Abou Antoun je suis totalement d’accord avec ses dires et même plus.A force de privatiser ces banksters vont finir par se priver de tout puisqu’il n’y aura plus la valetaille pour les servir.Je les imagine déjeunant d’un lingot d’or dur dur et d’une salade de billets de 500euros.Pourvu qu’ils ne nous privatisent pas la Seine ou la Loire.


                      • Abou Antoun Abou Antoun 2 décembre 2011 23:42

                        Monsieur De la Hauteur
                        Faire des ’copier- coller’ sans citer ses sources c’est vraiment « au ras des pâquerettes »
                        Philippe Alexandre


                      • Ornithorynque Ornithorynque 1er décembre 2011 22:02

                        Cher Chalot,

                        J’apprécie votre zèle .

                        C’est dommage qu’il se brise sr la réalité : l’école publique uktra centralisée voulue par les syndicats et l’état depuis 50 ans n’a besoin de personne pour se détruire : elle le fait très bien elle même.

                        Et comme je vous écoute avec attention, j’en ai sorti mon fils pour le mettre dans une école « Hors contrat » :
                        - Zéro subvention de l’état (je dis bien zéro.
                        - Les professeurs sont payés par les parents. (pas par l’éducation nationale.) Avec un salaire pas top, mais correct.
                        - PAs de cantine : on amène son manger le matin et les parents se relaient (une sorte de scop !) pour surveiller le repas !
                        - Et en plus, dans sa classe de 26 élèves (2 niveaux) il y a un musulman dont les parents préfèrent le voir au milieu des cathos plutot qu’ailleurs. Et un caractériel. Juste poyur vous préciser qu’il n’y a pas de sélection au faciès ou à l’élitisme...)

                        Et cela coûte 2800 € par an.

                        Et je me dis : comment l’école publique peut elle réclamer des moyens supplémentaires...Elle qui réclame plus de 13000€ par enfant et par an !

                        Comment peut on demander 13 000 € pour un service que l’on pourrait avoir pour 2800 ?

                        Voilà le vrai scandale : où passent les 10 000 € par enfant que vole l’education nationale à l’état, et aux enfants ?


                        • CHALOT CHALOT 1er décembre 2011 22:44

                          Ornitho.... choisit et peut se payer une école privée hors contrai, c’est son droit...J’aimerais que toutes les écoles privées soient hors contrat...Quant au musulman dont il parle, c’est comme le noir du film « Neuilly ta mère » rencontrée dans sa nouvelle école par le héros : c’est un fils de diplomate !
                          Ceci étant dit le chiffre de 13 000 € par élève dans le public est sujet à caution...Je connais ce mode de calcul qui prend en compte toutes les dépenses du ministère ....


                          • Ornithorynque Ornithorynque 1er décembre 2011 23:02

                            C’est vrai Chalot, je reconnais que je ne peux généraliser à partir de mon cas, et que j’ai de la chance. ... et que pour le jeune musulman en école catho, c’est comme les poissons volants : ça existe, mais cela ne caractérise pas l’espèce !

                            Ce que je veux dire c’est que je pense que le problème majeur de l’éducation nationale n’est pas l’idéologie, le syndicalisme, ou autre... c’est la taille.

                            Un énorme truc dans lequel trop de petits malins se nourrissent au chaud pendant que des professeurs avec une vraie vocation se retrouvent désarmés et sans moyens.

                            Mais vous vous rendez compte, si tout le public était géré comme ma petite école privée ? On aurait résolu le problème de l’échec scolaire depuis longtemps !


                          • ZEN ZEN 2 décembre 2011 13:33

                            On aurait résolu le problème de l’échec scolaire depuis longtemps !

                            Ah bon ! Pas d’échec scolaire dans le privé ?
                            Je connais une école privée voisine qui envoie ses échoués et ses cancres dans le lycée public de ma ville...
                            Une sélection qui ne dit pas son nom


                          • CHALOT CHALOT 1er décembre 2011 23:14

                            C’est un raisonnement absurde :
                            une école publique de campagne avec deux classes ne coûte pas plus que votre école privée
                            si on ne prend en compte que les frais de personnel et d’entretien et si les deux enseignants sont au bas de l’échelle


                            • Liline 2 décembre 2011 08:02

                              Il paraît que l’Etat doit faire des économies. Alors, pourquoi continue t-il à payer le salaire des enseignants des écoles privées sous contrat ?


                              • docdory docdory 2 décembre 2011 12:59

                                @ Chalot

                                D’accord avec la plupart de ton article. Personnellement, je suis partisan du principe « à école publique, fonds publics, à école privée, fonds privés.
                                Evidemment , ça ne peut pas se faire en une journée. Je pense qu’il faudrait que chaque année, l’Etat diminue de 10% le fric qu’il envoie à l’enseignement privé, et qu’il nationalise celles des écoles privées qui feraient faillite dans l’opération.
                                Là ou je ne suis pas d’accord avec ton diagnostic, c’est que tu sembles réfuter l’existence d’une dégradation de l’enseignement.
                                Or celle -ci est évidente aux yeux de tous.
                                Petite expérience personnelle : j’ai convaincu ma fille , qui est en 3ème , de jouer avec moi à » jeux géographiques.fr ". Je me suis aperçu avec effroi qu’à part la Bretagne et la Normandie, elle était dans l’incapacité totale de trouver la localisation des régions françaises : elle mettait la Franche compté dans les Pyrénées, le Poitou en Bourgogne et la Bourgogne dans le Languedoc !
                                Je me souviens qu’en fin de CM 2 , à mon époque, nous étions censés connaître, pour passer en 6 ème, la totalité des départements, leur préfecture et leur localisation, ainsi que les fleuves de France et leurs affluents.
                                En français, les connaissances grammaticales de 3ème actuellement sont très inférieures à celles qui étaient exigées pour entrer en 6 ème à mon époque ( j’étais en CM 2 en 1967 ).
                                En maths, le niveau d’abstraction requis en première ( classe de mon fils ) est très bas, il n’y a pas d’apprentissage de la démonstration, et les mathématiques sont réduites à des recettes de cuisine utilitaire ( aucun apprentissage des fondements de la logique, des ensembles, de l’algèbre de Booole etc ... )
                                Le seul progrès me semble en biologie et en physique-chimie , ou les cours sont d’un très bon niveau par rapport à mon, époque.
                                Si l’éducation nationale veut rester attrayante , il faut en tous cas relever fortement le niveau en ce qui concerne la grammaire, les maths et l’histoire géo, car là c’est la catastrophe totale !

                                • docdory docdory 2 décembre 2011 13:01

                                  Oups , coquille ! Je voulais évidemment écrire la Franche-Comté !!


                                • docdory docdory 2 décembre 2011 13:22

                                  @ Chalot

                                  J’ajoute que ma fille est l’une des meilleures de sa classe , je n’ose même pas imaginer le niveau géographique de celles qui ont de mauvaises notes en géo !

                                • CHALOT CHALOT 2 décembre 2011 13:30

                                  Doctory ! Je suis d’accord avec toi sur le fond mais quand j’écris un article j’essaye de cerner une problématique et ne pas pas m’étendre sur les autres questions sous jacentes afin de ne pas être hors sujet.
                                  Mouais a fait la même remarque que toi et je lui fais la même réponse qu’à toi

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