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Accueil du site > Actualités > Politique > La science moderniste comme projet totalitaire

La science moderniste comme projet totalitaire

Parler de la science comme le ressort d’un système totalitaire ne va pas de soi. Sans doute faut-il livrer quelques éléments liminaires permettant de « situer » le totalitarisme à travers ses manifestions historiques ainsi que d’analyser les ressorts du totalitarisme. Dont les deux expressions majeures autant qu’emblématiques furent le nazisme et le soviétisme. Deux systèmes que l’on peut interpréter comme des expériences collectives et qui ne peuvent être réduites aux deux figures qui les incarnent, Hitler et Staline. Pour bien comprendre les ressorts, convenons que Hitler et Staline n’ont pas produit les totalitarismes mais ont été engendrés par des systèmes dont l’essence était d’avoir un leader, un « homme de main » au sommet en quelque sorte, pour « prendre en main » les populations encadrées par l’Etat. En démocratie, le besoin de leader est aussi un trait essentiel. Pour preuve, le régime présidentiel présent dans les deux « grandes démocraties » que sont les Etats-Unis et la France. Au Royaume-Uni, il y a un leader exécutif, le premier ministre, et un leader symbolique, la reine.

Mais à notre époque marquée par la vidéosphère de masse, les leaders modernes à l’ancienne ne semblent plus pouvoir émerger et d’ailleurs, c’est peut-être une bonne nouvelle. Qui comme dans la fameuse boutade accompagne une mauvaise nouvelle. La vidéosphère fait émerger des hommes factices mais célèbres et influents, tout aussi influents que les publicités les plus réussies. BHL, Attali, Onfray et nombres de politiciens de spectacles occupent la scène influente. Le système actuel ne fabrique plus des héros mais des acteurs de film historique. L’histoire récente n’infirme pas ce propos. L’ancien cow-boy de série B, Reagan, s’est fait élire à deux reprises. Vingt ans avant, Eisenhower gouvernait les Etats-Unis. Tony Blair est arrivé au pouvoir avec les méthodes d’un VRP et Barack Obama celles d’un prophète de péplum. Evitez je vous prie de voir dans ce propos ce qui n’y est pas. Je n’ai pas dit qu’avant c’était mieux mais qu’avant c’était différent. J’essaie de faire de la philosophie en laissant la morale de côté.

Qu’est-ce qui fut si différent il y a un siècle et qui permet de saisir comment nous sommes quelque part piégés par le système ? A partir de 1930, le totalitarisme était diffus dans les consciences mais il avait dans ses manifestations politiques des frontières car c’était un totalitarisme d’Etat, avec le régime nazi et le régime soviétique. Le premier est tombé en 1945 avec les armes. Le second s’est effondré car il n’était plus en phase avec le développement des sociétés. Il ne faut pas oublier qu’un système totalitaire repose sur une adhésion franche et massive de la population. A l’ère de la consommation et de la diffusion des modes culturels, les peuples du système soviétiques se sont lassés, le système ne procurant ni sens de l’existence, ni produits de consommation en quantité suffisante. Le soviétisme s’est effondré non pas par la guerre (qui fut froide) mais par la concurrence d’un autre système développé par l’Occident démocratique. Ce qu’il faut bien comprendre, c’est que le totalitarisme a été vaincu parce qu’il avait des frontières.

Ce qui nous amène au totalitarisme mou, liquide, diffus et apparemment apolitique bien qu’il soit cernable du point de vue idéologique. C’est le totalitarisme qui s’est mis en place depuis un demi-siècle avec une accélération notable après l’an 2000. L’homme est double, mondain et secret, public et privé, agissant et pensant, masqué et authentique. Le totalitarisme scientifique réduit la vision de l’homme à sa contrepartie matérielle agissante et communicante. C’est la dictature des effets mesurables, des apparences, des normes. Il met hors jeu le domaine de la liberté, du divin, de la transcendance, du Dieu caché en l’homme. Mais ce totalitarisme s’exerce dans un espace démocratique. Il est donc moins contraignant et dangereux que le soviétisme et le nazisme, même s’il en épouse les principes et conduit au même résultat, à savoir la production d’un homme du troupeau, robotisé, considéré comme moyen, matériau, pour les expériences conduites par les élites politiques, technocratique et scientifiques.

Du point de vue anthropo-philosophique, on retrouve dans le totalitarisme scientifique et démocratique un classique, celui de l’homme géré comme un moyen par un ensemble d’individus oeuvrant au services de leurs intérêts propres en utilisant comme instrument global l’Etat démocratique et de plus en plus, les médias de masse qui germaient déjà en 1930. Le « brave peuple » est dressé pour aboyer contre le salaire des patron mais nul ne s’offusque des revenus colossaux d’un Dany Boon et de toutes ces célébrités parvenues au sommet du spectacle dont le show est d’une médiocrité affligeante mais les revenus conséquents et acquis grâce aux moyens médiatiques mis à leur disposition. La télé de masse se targue de diffuser des émissions culturelles et d’info alors qu’elle ne fait que diffuser de la publicité offerte aux vedettes de l’industrie culturelle. Chaque people qui passe chez Ruquier, Arthur, Sébastien et j’en passe se voit offert des minutes de publicité qui pour un industriel, seraient facturées au tarif de quelque cent mille euros et plus.

Le totalitarisme scientifique et moderniste est moins dangereux que le nazisme et le stalinisme sur le plan des libertés et de l’intégrité physique mais il recèle un caractère pernicieux, celui d’être diffus, non localisé, globalisé, et surtout interne aux sociétés. Le nazisme et le soviétisme ont été vaincus de l’extérieur par un groupement d’Etats, les alliés en 1945, les démocraties de marché en 1990. Il n’existe pas d’Etat censé lutter contre le totalitarisme scientifique. C’est ce qui rend le combat à la fois difficile mais aussi très intéressant sur le plan philosophique car ce combat est celui des citoyens et des hommes libres. C’est un combat qui engage les valeurs, la vertu (au sens des Anciens et de Machiavel), le courage, l’intelligence, bref, tous les traits de caractère et d’essence que l’on trouve chez l’homme aristocratique. Cette notion renvoie au sens antique. Les aristocrates sont les meilleurs, les hommes porteurs d’excellence. Dans cette conception ouverte, il n’y a pas d’aristocrate par le sang ni par la classe sociale. Tout homme a la possibilité de devenir aristocrate, à son propre niveau. Comme dirait Simone, on ne naît pas aristocrate, on le devient !

Mais comme il faut savoir être lucide, reconnaissons qu’il ne sera pas facile de sortir du totalitarisme contemporain qui repose sur les technologies, les technocrates, les médias de masse et un mode d’existence largement consenti car il procure souvent une sorte d’anesthésie existentielle. Quand on s’affaire dans la production et le divertissement, on ne pense pas. La science ne produit pas de salut sur terre mais conduit l’homme vers la perdition et l’aliénation à force de plonger les âmes dans une addiction aux matérialités artificielles. Un salut possible réside dans la philosophie ainsi que dans l’espérance pour ceux qui ont la foi. Peut-être aussi miser sur une alliance entre raison et gnose.

Mais la gnose est à double tranchant. Elle accentue parfois le côté sombre de l’humanité et d’ailleurs, il y a sept siècles, des gnostiques cathares et hérétiques avaient définitivement jugé le monde matériel et terrestre comme empire du mal. De nos jours, l’hérétique ne croit plus en un monde meilleur construit par les hommes et voit parfois un monde sombre où s’agite la multitude d’hommes aliénés par le système et ses productions médiocres. Un monde qui semble s’écarter de la lumière et se complaît dans l’existence artificielle procurée par les médias et les technologies avec une politique qui va dans le mur en construisant des cités et en ne jurant que par la technique. On ne peut pas sortir de ce totalitarisme et c’est ce qui rend brumeuse et désabusée la conscience gnostique. D’autant plus que la raison appuie le constat lucide d’un avenir quelque peu barré.

En effet. Le système scientifique moderniste fonctionne sur l’expérience et la mesure. De ce fait, il peut servir les intérêts démocratiques mais aussi et mieux encore les systèmes totalitaires. La vérité étant même pire que ce que l’on peut imaginer. La science moderniste est de nature à orienter les individus dans les dérives autoritaire, tyrannique et autoritaire. Elle fait du simple individu démocratique le petit tyran du peuple prophétisé par Tocqueville. Elle fait des élites les rouages d’un système organisé par des autocrates et des technocrates dont le cerveau se formate peu à peu « à la Eichmann ». A force de mesurer et calculer, l’homme devient une sorte de robot qui dirige d’autres robots. Mais comme nous sommes en démocratie, chaque robot humain possède le droit de vote. Les problèmes actuels ne sont dus ni au climat, à l’euro, à l’Europe, à la finance, au néolibéralisme. Les problèmes sont dus au fait que les hommes deviennent peu à peu des robots insérés dans le système totalitaire dont la genèse possède deux piliers, l’un d’eux étant la science moderniste.

Finalement, il n’y a pas trop de différences dans les ressorts entre le nazisme, le stalinisme et le totalitarisme contemporain. Dans les formes, oui, beaucoup de différences. L’individu du système est partie prenante de la domination et collabore mais pas de la même manière. Celui qui offre ses données sur Internet ou se prête aux expériences technique participe au système, au même titre que l’Allemand moyen qui donnait ses objets métalliques pour qu’ils soient fondus et servent de matériau pour les armes du régime. Que dire de plus ? Que le système a aussi ses réfractaires et que de l’intérieur, il n’est pas facile de saisir à quel point on est aliéné et asservi par le système.

Tous ces points énoncés mériteraient des développements qui n’ont pas de place ici sur cette tribune dédiée aux gens avertis mais aussi et surtout aux gens pressés. Je n’ai aucune chance pour être édité. Je n’apporte pas le scandale comme Onfray mais la subversion et la conversion, ce qui est bien plus dangereux pour le système. Un système dans lequel la science moderniste est un pilier déterminant. Vous pouvez retourner dans votre niche, le système s’occupe de vous. Mais rien ne vous empêche de sortir de la niche et d’aboyer, ou mieux encore, de construire des cathédrales.


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35 réactions à cet article    


  • cathy30 cathy30 7 octobre 2015 09:21

    C’est vraiment ce genre de bouillie que l’on vous fait avaler dans la maçonnerie ? 

    Un petit retour en arrière : 


    • JL JL 7 octobre 2015 09:28

      Une fois de plus, Bernard Dugué, vous semblez commettre l’erreur fondamentale d’attribution : si’il y a un problème, ce n’est pas la science (moderniste ?) qui est en cause, mais bien ceux qui tiennent les cordons de la bourse. 


      En effet, la science est aujourd’hui et depuis belle lurette, une arme, et le pognon est le nerf de la guerre.

      Sauf erreur de ma part, votre domaine de prédilection qui relève apparemment de la recherche fondamentale, ne s’inscrit pas dans cette science là, et par le fait, il n’est pas budgétivore : les expériences de pensée sont gratuites, et les découvertes qui en relèvent sont aussi essentielles que nombreuses.

      C’est pourquoi je vous pose la question : qu’appelez vous exactement la science moderniste ?

      • Abou Antoun Abou Antoun 7 octobre 2015 11:18

        @JL
        C’est pourquoi je vous pose la question : qu’appelez vous exactement la science moderniste ?
        Oui, tout exposé doit commencer par la définition des concepts utilisés. Juste pour savoir de quoi on parle. Nous vivons une dictature ’molle’ (pour le moment) nous la savons tous bien, au moins sur AV. Je ne vois pas ce que la science (moderniste ou non) a à voir la dedans. La technologie fournit au pouvoir des outils nouveaux pour asseoir sa domination, mais cela n’a rien de bien nouveau. Actuellement on ne fait qu’utiliser les vieilles recettes de Goebbels à une échelle plus grande encore.


      • JL JL 7 octobre 2015 12:39

        @Abou Antoun et geo63,

         
         le problème avec Bernard Dugué, c’est que lorsque vous lui posez une question qui le dérange, il vous traite d’imbécile.



      • rocla+ rocla+ 7 octobre 2015 13:00

        @JL


        Peut-être il vous connait ... smiley

      • JL JL 7 octobre 2015 13:16

        @rocla+
         

        Dugué est l’idiot utile de cette oligarchie dévoyée qui n’a rien à craindre de lui, bien au contraire :

        si ses travaux ne sont pas exploitables du point de vue du profit, en revanche ses récriminations valent bien celles des trolls comme vous, et c’est pourquoi, vous le reconnaissez comme l’un des vôtres.


      • bourrico 7 7 octobre 2015 09:50

        Tiens, voici la complainte publicitaire du jour.


        Ah et quelle belle illustration, on devine que la suite est de haute volée.... en même temps j’ai pas envie le lire un Caliméro qui pète plus haut que son fion, puis qui nous ponds toujours la même chose... rrrzzzzzzzzzzzzz



        • geo63 7 octobre 2015 09:51
          @ JL

          excellente question. Cette énorme croix gammée verte fait vraiment froid dans le dos, qui est la cible exactement ?

          • Sozenz 7 octobre 2015 12:10

            @geo63
            http://heraldie.blogspot.fr/2012/05/la-croix-en-heraldique.html
            voir croix cramponnée et croix repotencée


          • Dom66 Dom66 7 octobre 2015 12:39

            @geo63
            Surtout qu’elle est à l’envers cette merde


          • lermontov lermontov 7 octobre 2015 09:57

            Très bon, Dugué, excellente synthèse, constat lumineux, concis, sans appel.

            Dès que tu te mets à poil - je veux dire que tu arrêtes avec le Moi poisseux, ça s’élève. Tu n’es pas à l’abri d’une rechute, j’ai vu que t’étais allé chouiner chez la Julie.

            Bon, il faut appeler les choses par leur nom : nous sommes dans une aliénation et elle n’est en rien différente des aliénations passées, présentes (celle religieuse, par ex). Même ressorts, même destin, même cheminement, même issue. Le décor du manège change mais c’est le même manège. Cercle vicieux.

            Tu prends ici le concept science dans un sens premier, générique (l’esprit scientifique) ; cela peut amener à confusion dans tes écrits car d’autres fois tu parles de science (au sens réduit d’activité scientifique). Il serait préférable de parler d’äge du Vrai, me semble-t’il ; notre temps a placé la Vérité comme valeur suprême au-dessus de sa tête (ce qui ne signifie pas que le faux ou le mensonger n’existent pas ; une chose que l’Exigence, autre chose que sa réalisation).

            Je relève une contradiction. Aristocratisme ; je t’ai reproché l’autre fois ton démocratisme indécrottable. Penses-tu vraiment que la vertu, la force de caractère, la virilité d’âme peut être répandue, commune et même la règle ? Penses-tu que ce qui est rare peut devenir la norme ? Par quel mystère prodigieux, je me demande déjà. Mais c’est tout à fait impossible, antinaturel au possible. Puis ça me semble inconsidéré de songer à la masse comme autre chose qu’un truc mouvant, larvaire, informe. N’est-ce pas cette masse que l’on distingue derrière Hitler ou autre ? La masse n’est rien d’autre que le substrat sur lequel s’élève des fleurs, toutes chatoyantes, mais parfois vénéneuses, parfumées ou même carnivores (sinon carnassières).


            • astus astus 7 octobre 2015 10:54

              Moi j’aime bien cet article qui montre comment nous sommes passés d’un totalitarisme « dur » avec une violence idéologique d’état qui piège les hommes de façon pyramidale en leur imposant par la force une représentation du monde unilatérale qu’ils ne peuvent contester qu’au péril de leur vie (goulag) à un totalitarisme « mou » qui s’est infiltré dans la pensée de chaque individu de façon insidieuse par identification de masse à des objectifs purement fonctionnels et consommatoires.


              Comme s’il s’était opéré un passage progressif entre une représentation de l’homme comme loup pour l’homme (Hobbes), ou celle de son contraire : tous les hommes sont rigoureusement égaux, à une autre, actuelle, dans laquelle l’homme est un outil ou un robot pour l’homme, à l’image des objets technologiques que nous manipulons (téléphone, ordinateurs). 

              Cela accrédite au passage l’idée stupide d’un homme prétendument augmenté, et d’autant plus qu’il pourrait considérer ses semblables non comme des alter ego doués de sensibilité et parfois de raison mais comme de simples choses fonctionnelles à manipuler, notamment par les médias de masse, car finalement confondues au techno système mondial idéalisant et totalitaire qui l’entoure. Le problème c’est que l’immense majorité des gens en redemande et que cette religion là est à l’image des autres, qu’elle accompagne parfois. 

              • Sozenz 7 octobre 2015 10:59

                Le totalitarisme scientifique et moderniste est moins dangereux que le nazisme et le stalinisme sur le plan des libertés et de l’intégrité physique
                ah, non ...
                Le totalitarisme scientifique et moderniste est moins dangereux que le nazisme et le stalinisme sur le plan des libertés et de l’intégrité physique
                ah ?
                Le totalitarisme scientifique et moderniste est moins dangereux que le nazisme et le stalinisme sur le plan des libertés et de l’intégrité physique
                euh
                Le totalitarisme scientifique et moderniste est moins dangereux que le nazisme et le stalinisme sur le plan des libertés et de l’intégrité physique
                peut etre
                Le totalitarisme scientifique et moderniste est moins dangereux que le nazisme et le stalinisme sur le plan des libertés et de l’intégrité physique
                oui
                Le totalitarisme scientifique et moderniste est moins dangereux que le nazisme et le stalinisme sur le plan des libertés et de l’intégrité physique
                c est sure 


                • howahkan howahkan Hotah 7 octobre 2015 11:06

                  Salut Bernard, j’ai bien aimé le propos général...

                  tu dis : Les problèmes sont dus au fait que les hommes deviennent peu à peu des robots insérés dans le système totalitaire dont la genèse possède deux piliers, l’un d’eux étant la science moderniste..

                  Je dirais différemment, la pensée est une machine analytique et donc est déjà un robot qui a une conduite de robot et fait des robots ..

                  elle est très aléatoires, auto centrée , etc se mettant à fonctionner entre autre grâce à ce que on appelle désirs qui sont en anglais des « incentives » ou « conflicting priorities » ,et oui je préfère l’anglais sur ces sujets..crime de lèse majesté bien sur smiley

                  le conflit commence là en chacun et va s’étendre à toute la planète..

                  je sais cela non pas intellectuellement comme une supposition mais par expérience directe et lâchons le mot qui fâche presque tout le monde par révélations instantanées et direct, puissante,bien plus que « puissante » et éveillée que ce que la pensée peut générer

                   ce programme aléatoire basé sur des désirs contradictoires de la pensée se révèle de temps en temps...par « insights » ..ceci se passe depuis que j’ai deviné sous la pression de ma propre douleur mentale qu’il était impératif d’arrêter d’y résister....

                  c’est une clé vitale pour chacun....sujet propriété de personne ,avec accès à tous potentiellement..

                  les aspects pratiques ont leur juste place, la pensée aussi, mais tout ceci n’est encore que moyen.....quand au sens il ne peut etre inventé,cherché etc....

                  que faire ? rien.............la pensée ne sait pas faire cela...elle doit apprendre..cela n’est pas un hasard si on souffre, je dis que c’est un processus....

                  etc..sujet qui n’a aucune fin...

                  merci de cet article


                  • julius 1ER 8 octobre 2015 09:28

                    @howahkan Hotah


                    des phrases, des phrases, des phrases mais on rompt comment avec ce système totalitaire !!!

                    si ce n’est en rendant le pouvoir au citoyens, et pour ce faire déjà rompre avec le Capitalisme oligarchique et omnipotent, essence même du totalitarisme ... 

                    il faut rappeler aux « béotiens » que le Capitalisme se porte encore mieux dans les régimes autoritaires ou totalitaires car en finançant de petites minorités sans vergogne et autocratiques il est assuré de poursuivre l’aliénation et l’exploitation......
                     
                    il faudrait peut-être commencer par là si l’on ne veut pas que les discours ne soient que des voeux pieux !!!!!!!!!!!!!!!!

                  • howahkan howahkan Hotah 8 octobre 2015 10:41

                    @julius 1ER

                    ah salut Julius..ça faisait un moment...

                    rompre avec le système totalitaire....impossible sans se débarrasser réellement de la competition qui n’existe que dans nos cerveaux malades, je ne peux développer ici car trop long et +, de la société hiérarchique, ou chacun marche sur l’autre , des mythes donc de la competition et du meilleur, du chef, du guru, du prêtre, de celui qui sait etc etc mais cela est superficiel et de l’origine de tout cela en soi meme rien n’est perçu car c’est un non sujet absolu, nous on est concerné par l’extérieur, on pense donc que l’extérieur existe par lui meme,ce qui est totalement faux...il est la résultante de ce que l’on est globalement..

                    impossible si je met le personnel avant le collectif dans les domaines de la survie , et si je met le collectif avant le personnel dans les sujets profonds en moi meme, ce que l’on fait, on a inversé ce qu’il faut faire.. !! le désastre est alors inévitable...

                    et là encore , moi je n’y suis pour rien se disent 7 milliards d’humains,changeons donc la société et tout ira...sans réalisé que la société est notre création à tous .....donc l’origine du désastre humain reste...le désastre aussi ...

                    bien sur c’est pénible d’entendre cela, a supposer que cela soit juste. Je pensais etre peinard en ne changeant rien en moi, et changer l’extérieur et là je dis que je dois changer avant toute chose ..oui mais pourquoi, quoi ? comment ? etc etc etc

                    ce discours que je tiens est pénible et tuant...car il remets en cause chaque personne en profondeur, mais il n’y a ps que mon discours sinon ce serait du pipi de chat, il y a la réalité sur la planète qui remets notre etre en cause en profondeur...
                    le maître nous a sournoisement persuadé que l’humain est ainsi fait...alors comme d’hab , on le croit sans rien savoir, on est encore en religion, croire sans savoir...

                    , , entre autre démarche qui donc ramène chacun avant tout en lui meme, ce qui n’est pas fait., JAMAIS..ce qui se passe depuis 4000 ans va continuer avec des mouvements de balancier ,selon que l’on se trouve en phase vol destruction ou en phase reconstruction...selon la clarté de celui qui dirige ..de ceux qui dirigent en fait...

                    Sauter sur des solutions sans rien savoir du problème profond ne mène pas loin..ceci est un fait.

                    le capitalisme c’est nous tous, ce que l’on est en ce moment..rien n’empêche de voir en soi meme ce qui ne va pas, ceci n’est pas un sujet......le voleur qui dirige la planète a assez subtilement mais aussi avec violence réussi a nous faire croire que vivre c’est gagner, alors que vivre c’est....vivre et mourir !!! ...cela touche une partie de ce qui nous reste de cerveau que de croire que je vais gagner au monopoly ou à la bourse ou au casino....le jeu de monopoly étrangement décrit parfaitement notre monde...

                    jouer c’est une excellente drogue pour essayer de s’oublier soi meme....oublier quoi ?????

                    a ce jours il n’y a pas de solutions radicales sauf à la poutine, disons, ce qui est déjà ça.. car la masse citoyenne comme tu dis prise comme nombre elle veut toujours pour le moment la meme chose que ceux qui sont en haut...gagner le + possible si possible..

                    etre collectif ne se décrète pas par la pensée...jusqu’à un certain point « on » peut forcer les choses si la masse est un peu unie, ce qu’elle n’est pas du tout en France et en Europe en général, occupée qu’elle est soit a gagner donc a écraser soit a survivre...n’ayant aucune énergie profonde pour dire...fini la competition on veut coopérer et partager...EGALITAIREMENT..ce que les trolls de l’empire ici mettent en avant comme une aberration, et le bon peuple suit...sauf exceptions, le nombre d’exceptions est clairement le point de basculement qui doit se produire , il y a donc une question de masse critique a atteindre, on n’y est pas encore, cela peut arriver...

                    or cette question du partage je la pose depuis 40 ans au hasard....trop peu personne encore n’en veut...sauf exceptions qui n’ont pas besoin de moi bien sur pour savoir cela par eux meme...comment ont ils fait ? ils se sont intéressés à leur vie, en eux meme , quand nous on la fuit sans le savoir car entre autre on refuse la fin..

                    alors ce qui se passe est la logique de tout cela...

                    avant tout je dois changer,mais avant cela je dois comprendre, le changement lui se fait en fait tout seul, par la compréhension profondes des problemes qui nous sont indiqués par le symptôme d’une sorte de souffrance + ou - profonde, qui est aussi un catalyseur a laissé etre lui meme , il va alors agir..les solutions ne viennent plus de la pensée..mais alors d’où ?? à une époque ou le matérialisme des pseudo lumieres est la seule option, ce que je dis ne peut venir que d’un esprit forcément malade....cela dit je ne parle que de vécu ici sur ce post ,...le chemin en soi est la seule issue ,même quand tout s’écroule ...je ne changerais peut etre pas le monde bien sur , un je général ici, mais peu importe c’est le juste chemin je trouve....

                    tout ce qui fait mal psychologiquement indique le mauvais chemin....
                    j’ai découvert cela pour moi meme...je le dis juste...

                    ce qui se passe en extérieur vient de notre cerveau qui ne marche plus bien, a chacun de s’en occuper...

                    notre conditionnement est si lourd sans etre perçu, surtout sur la competition par exemple, c’est un modèle d’hypnose collective parfait,  que tout ce que je dis qui en fait est assez simple et encore superficiel n’est plus perçu....c’est le travail principal du maître que de s’occuper de cela...maintenir le mouton aveugle donc docile..

                    sauf que le mouton n’a jamais eu besoin de maître , c’est le maître qui a besoin du mouton..

                    salutations....

                    Long sujet...


                  • Gollum Gollum 7 octobre 2015 12:12

                    Bien d’accord en gros avec ce texte. Bon je l’aurai pas dit comme ça, aurai pris mes références vous savez où, etc… m’enfin la direction est la bonne.


                    Bien sûr ceux qui n’aiment pas sont ceux qui sont encore piégés par le paradigme dominant mis en place à partir de la Renaissance puis des Lumières, puis du Capitalisme, et que l’on peut résumer d’un mot : Matérialisme. Avec les deux sœurs jumelles : Rationalisme et Mécanisme..

                    Et dont les conséquences sont un esclavage toujours plus évident.

                    • San-antonio San-antonio 7 octobre 2015 13:06

                      «  Mais ce totalitarisme s’exerce dans un espace démocratique. Il est donc moins contraignant et dangereux que le soviétisme et le nazisme »


                       ??!???!?

                      • julius 1ER 8 octobre 2015 09:32

                        @San-antonio
                        « 
                        espace démocratique qui est resté »formel « ....alors que la Démocratie pour vivre et prospérer doit s’approfondir et le problème que nous vivons actuellement est que il n’y a pas »trop" de Démocratie
                        mais pas assez ... 

                      • San-antonio San-antonio 8 octobre 2015 16:35

                        @julius 1ER
                        Mouaip,

                        dans ce cas-la on ecrit « mais ce totalitarisme a besoin d’un espace democratique pour exister » puis on developpe sur l’existence ou non d ;une democratie et des raisons pour lesquelles on imagine que celle sous laquelle nous vivons est trop faible..
                        Bref, ca ressemble un peu a un raccrochage aux branches, mais bon, evitons les proces d’intention smiley

                      • Hervé Hum Hervé Hum 7 octobre 2015 13:23

                        Les problèmes actuels ne sont dus ni au climat, à l’euro, à l’Europe, à la finance, au néolibéralisme. Les problèmes sont dus au fait que les hommes deviennent peu à peu des robots insérés dans le système totalitaire dont la genèse possède deux piliers, l’un d’eux étant la science moderniste.

                        Les hommes deviendraient peu à peu des robots ?! C’est oublier que l’esclavage est fondé sur le principe de robotisation de l’humain et même la servitude. Sans compter les militaires qui doivent d’abord renoncer à leur propre conscience pour obéir aveuglément aux ordre données. Donc, comment peut on devenir une chose qui existe depuis quelques milliers d’années ? La forme peut certes changer, mais le fond, lui, reste le même.

                        De la même manière, les problèmes actuels ont tous la même source, la propriété de l’espace commun et la propriété du temps de vie de la majorité par une petite minorité via la monnaie.

                        En dehors de l’exception, toutes les guerres passés et présentes, toutes les injustices et violences trouvent leur origine dans cette propriété de laquelle découle toute la logique sociale, politique et économique. Le totalitarisme n’en est que sa conséquence logique et il commence là aussi avec le monarchisme (oublions le spiritualisme).

                        Bref, c’est bien d’aboyer, mais à condition qu’il aboie contre les voleurs, pas contre les simples passants !


                        • lermontov lermontov 7 octobre 2015 13:44

                          @ Hervé Hum

                          « A force de mesurer et calculer, l’homme devient une sorte de robot qui dirige d’autres robots ».

                          Et le reste rengaine. On devine ce que tu vas dire, à la virgule près, dès que tu rappliques. T’as eu ta période où tu mettais le mot ’tautologie’ dans chaque post ; là la lubie de ce temps c’est ’propriété’. Robot, vous avez dit robot.

                          Le mieux, c’est comme elle vient, ne plus mesurer, calculer, fin des simagrées boutiquières épicières. Je te dédicace celle-là :

                          https://www.youtube.com/watch?v=E5eXntcH3ZE

                          ’Tu la vois la belle bleue
                          Des feux de l’artifice
                          Et tu la sens même un peu mieux
                          A la faveur d’une éclipse
                          On voit du jour au lendemain
                          Que ça ne s’invente pas
                          Instantanément comme ça
                          Reprendre de volée d’aussi loin’


                        • Hervé Hum Hervé Hum 7 octobre 2015 14:07

                          @lermontov

                          Comme la mouche du coche, tu t’agite beaucoup autour de moi !

                          Tu me donne beaucoup d’importance, c’est fort gentil et je suis désolé de ne pas t’en accorder autant en retour, mais que veux tu, une mouche n’’est qu’une mouche. Quand elle s’agite de trop, on a bien envie de l’écraser, mais bon, il en arrive toujours une autre aussitôt, la seule chose qu’on arrive, c’est de se salir les mains !

                          Mais je me demande quand même d’où tu sort les citations que tu recopie ??? 


                        • lermontov lermontov 7 octobre 2015 14:17

                          @ Hervé Hum

                          ’Je’, ’je’, ’je’. De plus, tu ne réponds pas à mon objection. Par mesurer et calculer, Dugué entend ’depuis que l’homme est devenu matérialiste’ comme l’a bien compris Gollum.

                          Je suis fan de noir dez dans le cas présent ; mais j’ai copié-collé depuis la page youtube pour aller plus vite. De façon générale, je cite de tête, parfois de façon non littérale. Je peux écrire une réponse de 15 lignes avec 20 allusions à Nietzsche, par exemple ; je l’ai fait avec Dugué, il n’a rien percuté.


                        • julius 1ER 8 octobre 2015 09:18
                          Les hommes deviendraient peu à peu des robots ?! C’est oublier que l’esclavage est fondé sur le principe de robotisation de l’humain et même la servitude. Sans compter les militaires qui doivent d’abord renoncer à leur propre conscience pour obéir aveuglément aux ordre données. Donc, comment peut on devenir une chose qui existe depuis quelques milliers d’années ? La forme peut certes changer, mais le fond, lui, reste le même.

                          @Hervé Hum
                          c’est juste mais pour sortir de cette spirale infernale il faut plus de Démocratie directe à tous les étages de la fusée .... et pour plus de démocratie directe, former davantage les citoyens à l’école et leur redonner le pouvoir à tous les niveaux de la société et surtout dans l’entreprise mais là au vu de ce qui se passe ces jours (voir Air-France) on n’est pas rendu ........

                        • Hervé Hum Hervé Hum 8 octobre 2015 14:21

                          @julius 1ER

                          C’est certain, tautologique même !

                          Cela dit, reste que pour aller vers la démocratie directe il y a une condition que manifestement la majorité des personnes se refusent à considérer. Le fait que la démocratie (rajouter directe est un pléonasme) se fonde sur la responsabilité de chacun vis à vis d’autrui et donc est contraire à la propriété de l’espace commun (moyens de productions) et du temps de vie d’autrui (via la monnaie).

                          Comme je ne cesse de le rabâcher, la propriété n’exige pas la responsabilité, cette dernière est en option et surtout, contraire à la raison d’être de la propriété qui est de faire du profit indépendamment de toute autre considérations.

                          Tant que la propriété (sur les biens communs) est placé devant la responsabilité, la démocratie est impossible, puisque la propriété n’a de sens que par l’exploitation d’autrui, alors même que le principe de la démocratie consiste à interdire l’exploitation des uns par les autres.

                          Tout cela relève de la tautologie, mais voilà, les gens aiment surtout les totologies !

                           


                        • soi même 7 octobre 2015 13:57

                          Bernard l’ouvreur du Lido scientifique, bon elle sont belle les filles, au faites c’est les fesses où les mémsé qui te fais être portier du Lido de la science ?

                           


                          • soi même 8 octobre 2015 02:18

                            j’ai eu une larme émue à ton article du café Flore , (Chronique de ma mort prochaine et réflexion sur le système assassin ) bof à réfléchir tu es le Seguala de la science et de la philosophie , « Si, à 50 ans, on n’a pas une Rolex, on a quand même raté sa vie. ».
                            Il suffit de voir sa tronche pour être fixé que c’est un mort vivant......... !


                          • antyreac 7 octobre 2015 14:26

                            @l’auteur

                            La svastika est mal orienté celle que vous représentez est d’origine hindou
                            la svastika fasciste est orienté dans le sens des aiguilles d’une montre

                            • Parrhesia Parrhesia 7 octobre 2015 16:06

                              >>> ...avec le régime nazi et le régime soviétique. Le premier est tombé en 1945 avec les armes. Le second s’est effondré car il n’était plus en phase avec le développement des sociétés. <<<

                              Exact en ce qui concerne le premier, le régime nazi.

                              Mais en ce qui concerne le second, le régime soviétique, que l’on pourrait aussi qualifier de « mondialisme communiste », il semble bien qu’il soit aussi tombé parce que le « mondialisme » des capitalistes exclusivement financiers lui a introduit des termites dans sa charpente.

                              Nuance qui n’est pas anodine si l’on admet que le mondialisme capitaliste s’inspire très largement des méthodes du mondialisme communiste.

                              Or, chacun des deux n’a jamais manqué (et ne manque jamais) une occasion de triturer la science au jour le jour dans le sens qui l’arrangeait (ou qui l’arrange) !!!


                              • Pyrathome Pyrathome 7 octobre 2015 17:03

                                Soviétisme, nazisme, capitalisme, libéralisme sont les mêmes idéologismes......
                                Le « scientisme » ayant remplacé les anciens inquisiteurs du catholicisme....


                                • JC_Lavau JC_Lavau 7 octobre 2015 18:59

                                  24 réactions, difficile d’en trouver une qui soit intelligente. Si, la 2e, la 3e et la 4e, de JL et Abou Antoun.

                                  Il est vrai qu’avec un tel article comme prétexte...


                                  • lermontov lermontov 7 octobre 2015 21:17

                                    @JC_Lavau

                                    C’est sûr qu’avec la tienne on est au sommet. Je ne t’ai jamais demandé mais JC Lavau, c’est pur Jésus-Christ Lavau ? ’Maman, papa, la bonne et moi’, peut-être ?


                                  • julius 1ER 8 octobre 2015 09:11

                                    Le « brave peuple » est dressé pour aboyer contre le salaire des patron mais nul ne s’offusque des revenus colossaux d’un Dany Boon et de toutes ces célébrités parvenues au sommet du spectacle dont le show est d’une médiocrité affligeante mais les revenus conséquents et acquis grâce aux moyens médiatiques mis à leur disposition

                                    @Dugué,
                                    affirmation péremptoire car on pourrait parler aussi des revenus des sportifs et surtout de ceux qui les vendent.....

                                    mais si l’on demande un retour à une échelle de revenus de 1 à 10 pour faire court, on va se faire traiter de sale coco ..... et jusqu’à présent M Dugué je n’ai guère vu dans vos articles des propos dénonçant l’appropriation des richesses par une clique d’oligarques !!!

                                    • JC_Lavau JC_Lavau 11 octobre 2015 15:40

                                      L’adjectif « moderniste » a toujours fait partie de l’argumentation duguéenne, mais n’a jamais été défini.

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