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Accueil du site > Actualités > Politique > La solitude d’élus municipaux ....

La solitude d’élus municipaux ....

Autrefois les militants communistes avaient des réseaux puissans dans les quartiers avec de nombreuses associations, des pionniers de France à l’Union des vieux de France.
Les socialistes n’ont pas été en reste avec les associations de consommateurs ou les clubs léo Lagrange....
Tout ceci est du passé....
Malheureusement.
Ne risque t-on pas d’avoir des élus complètement coupés de la base ?
La vie des élus n’est pas une sinécure et pourquoi s’usent...Ne devraient-ils pas se ressourcer en continuant à militer au local, avec les gens....

En milieu urbain, les équipes municipales sont construites autour des partis politiques, qu’il s’agisse de l’émanation des partis, de la construction voulue par la tête de liste ou d’un panachage entre les deux.

Les élus sont parfois issus du milieu associatif et très souvent, une fois installés dans leur fonction, ils se consacrent totalement à leur mandat municipal, abandonnant leur engagement antérieur....

Alors qu’avant la fin des 30 glorieuses,si les élus n’avaient plus d’implication sociale et associative, les partis de gauche étaient, eux, bien enserrés dans le tissu local, au sein des associations de parents d’élèves, de consommateurs ou de locataires ou dans les centres sociaux ou culturels de la ville.

Aujourd’hui tout cela est terminé ou presque, les militants encartés se contentent généralement de participer plus ou moins régulièrement à leurs réunions de section.

Je plains la solitude de nombreux élus municipaux et je pense qu’ils devraient, par principe et pour participer pleinement à la vie de leur cité, avoir un engagement associatif …

Ils éviteraient le découragement et la coupure avec la population.

Des municipalités sont tombées dans l’escarcelle de la droite parce que le lien avec la population était distendu....

Je me rappellerai toujours de la conversation animée que j’ai eue avec Jean Lion, Maire de Meaux trois ans avant l’élection municipale de 1995.

Je lui prédisais un échec au scrutin...

Pour moi, l’absence de la gauche municipale sur les marchés et dans les quartiers et la faiblesse de son implication dans les associations risquaient d’être fatal (s)....

J’avais le droit au sourire moqueur parce que je militais avec les « petits vieux » dans la Confédération Nationale du Logement sur Meaux....

J’aurais voulu avoir tort....

Copé du RPR-UMP s’est installé sur Meaux et, si la défaite de Jean Lion est du à une conjonction de circonstances, la désertification associative a été un des vecteurs de l’échec de la gauche.

Je pense de plus en plus que la politique ne se fait pas exclusivement dans les états majors mais en relation avec la population et ses forces vives.

L’expérience d’Arcueil pourrait inspirer d’autres équipes.


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8 réactions à cet article    


  • Yvance77 30 novembre 2010 10:20

    Salut,

    On vous sent convaincu et ému dans un même temps. En fait, les associations ont permis pendant de nombreuses années d’acheter la paix sociable, via des aides et contributions de l’État en échange d’une tranquillité surtout pour les banlieues sans le sou et, dans un chômage grimpant inéluctablement.

    Avec la droite, un peu avant les élections de Pipole 1er l’on a bien senti que cela aller saigner, et saignées il y a eu dans les restrictions budgétaires. Pour eux cela n’apporte rien que des emmerdes, et ça coute.

    Le tournant et là, et depuis il y a un poil plus de répression. La prochaine étape à droite, il y a fort à parier que cela concernera les organismes de formation. Là aussi, ce n’est pas le champagne qui va être sabré, mais les mannes de l’état. Remarque celles-ci ont été reportées vers les régions (socialistes) qui se trouvent de plus en plus asphyxiées, et ce n’est pas pour déplaire aux gens du château.

    A peluche


    • CHALOT CHALOT 30 novembre 2010 10:33

      D’abord : il y a une faute de frappe dans mon texte, il manque un t à puissants

      Ensuite pour répondre à Yvance 77

      Les associations auxquelles je pense et dans lesquelles je milite relèvent de l’éducation populaire donc ne font pas de la réparation sociale.
      Je suis adhérent à 15 associations et suis militant actif dans sept d’entre elles et celle qui me prend le plus de temps est une association familiale laïque qui organise des actions de solidarité, certes mais qui se positionne clairement
      http://www.familles-laiques-de-vaux-le-penil.fr/


      • Voltaire Voltaire 30 novembre 2010 10:43

        Il convient tout d’abord de ne pas discriminer entre élus de droite ou de gauche, au niveau local, la grande majorité des élus a les mains dans le cambouis (petite exception, le sud-Est de la France, avec des pratiques un peu différentes).

        En réalité, le travail des élus municipaux est très variable, suivant qu’il s’agit de petites ou grandes communes, de conseillers municipaux de base ou de maires-adjoints.

        Dans les petites communes, le maire et ses quelques adjoints sont en contact permanent avec la population. Le plus souvent, ils sont sans étiquette, et travaillent pour trois fois rien dans des conditions complexes, tant les règles de fonctionnement administratives sont devenues compliquées. A cela s’ajoute en général une intercommunalité, qui permet d’avoir des moyens pour agir et des fonctionnaires pour faire un peu le travail, mais qui nécessite beaucoup de doigté pour équilibrer les intérêts des diverses communes.

        Dans les plus grands communes, le travail des maires et maires-adjoints requiert un temps considérable, et surtout une technicité qui les coupe progressivement des liens avec la population, malgré l’apport des fonctionnaires. Les conseillers mpunicipaux « de base » sont eux plus souvent membres de conseils de quartiers, qui jouent un rôle important dans le lien direct avec les concitoyens. Néanmoins, il faut souligner le risque de conflit d’intérêt entre demeurer à un poste de responsabilité associative et être élu, surtout si l’association reçoit, et c’est souvent le cas, des subsides de la communes. En règle général, les élus ne doivent donc pas être en même temps responsables, voire membre, d’associations locales.

        Avant tout, un mandat local est chronophage, et assumer normalement ses responsabilités locales, en plus de sa vie de famille et de son travail, ne permet plus guère (sauf pour les retraités) de demeurer en contact étroit avec la population, mais les occcasions d’échanges sont néanmoins nombreuses. S’il fait son travail correctement, un maire ne perd pas sa commune, sauf cas particulier (évolution sociologique importante de la population, ou équilibre droite-gauche précaire, qui peut basculer en raison de circonstances exérieures), sauf dans les grandes villes où l’élection est plus politique.


        • LE CHAT LE CHAT 30 novembre 2010 11:43

          @voltaire

          des élus a les mains dans le cambouis (petite exception, le sud-Est de la France, avec des pratiques un peu différentes).

          oui , par ici , ils ont surtout les mains dans la boite à biscuits ! aux dernières nouvelles , c’est pas triste sur Marseille !


        • kéké02360 30 novembre 2010 13:06
          Suis pas certain que l’association citoyenne ait quelque chose à gagner en fricotant avec la politique et les élus encartés mais bon !!!!

          Le postulat du système biparti droite gauche me parait vraiment très réducteur comme celui de classer le PS à gauche très manipulateur smiley


          Encore faut-il que les élus ne méprisent pas les associations ......

          En attendant agissons !!!!!! smiley 

          http://www.cyberacteurs.org/forum/viewtopic.php ?f=19&t=10073


          à partager avec votre carnet d’adresse :

          • kéké02360 30 novembre 2010 14:31

            Faudrait pas croire que les politiques soient prêts à laisser un peu de pouvoir participatif aux citoyens, fusses par le biais d’associations , d’ONG (organisation non gouvernementale )
            la preuve :

            http://infos.lagazettedescommunes.com/49779/une-petition-pour-soutenir-linitiative-citoyenne/


            • Michel DROUET Michel DROUET 1er décembre 2010 09:19

              En fait, le système que vous décrivez relève de la construction d’un réseau de relais d’opinion si utile en période électorale.
              Que devient ce réseau pendant les mandats ? La question mérite d’être posée.
              On constate bien souvent un désintérêt pour eux de la part des élus une fois installés.
              Les élus se contentent bien souvent d’une petite réunion conviviale annuelle au moment de la galette des rois et construisent leur action au sein de leur majorité : pas ou peu de place pour le citoyen dans ce cadre. Il ne faut pas se leurrer !


              • CHALOT CHALOT 1er décembre 2010 09:29

                Calmos !

                Pour papa Joseph ! , je vous laisse la responsabilité de vos propos : pour moi Joseph et les siens sont des fossoyeurs de la transformation sociale et non mes amis.

                Michel ! c’est plus qu’un relais d’opinion. Pour moi, mais c’est personnel, le militantisme associatif est premier c’est ce qui me permet de participer à la construction d’un projet partagé par de nombreuses personnes.

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