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Accueil du site > Actualités > Politique > La souveraineté du Québec, synonyme de marasme économique ?

La souveraineté du Québec, synonyme de marasme économique ?

À mon sens, le Québec se doit de se séparer de la fédération canadienne actuelle. Un Québec libéré de l’emprise du Canada et complètement indépendant serait à même de profiter d’une kyrielle d’avantages autant économiques que culturels ou environnementaux. Les exemples sont légion te j’en ferai d’ailleurs la démonstration dans les lignes qui suivent. Actuellement, dans le d cadre canadien, le Québec subit pléthore de blocages de tout à acabit et cela nous empêche d’avancer et de progresser en tant que société. C’est d’ailleurs principalement en vertu de ce qui précède que je crois qu’il faut faire l’indépendance à tout prix et au plus vite. Voici, sans plus tarder, quelques arguments en faveur de la souveraineté qui, j’ose croire, amèneront les sceptiques à résipiscence, en ce qui concerne le mouvement indépendantiste. 

Dans un premier temps, je traiterai du sujet de l’environnement. D’ailleurs, cette sphère politique ferait l’objet de plusieurs changements si le Québec devenait indépendant. Certes, Justin Trudeau semble être beaucoup plus préoccupé par l’environnement que Stephen Harper, mais la présence de Trudeau ne sera qu’éphémère et son futur remplaçant pourrait bien partager les idéaux de Stephen Harper. L’état canadien rejette 14,3 tonnes de dioxyde de carbone par habitant annuellement. Le taux du Québec est de 9,1.[1] Il faut également ajouter que la province du Québec contribue à descendre la moyenne canadienne. Imaginons si la moyenne du Québec n’était pas comptabilisée dans celle du Canada. Nous devons donc nous séparer du Canada si nous désirons redorer notre blason sur le plan environnemental et moral, par le fait même. Le fait de miser sur l’hydroélectricité plutôt que sur le pétrole constituerait aussi un atout de taille pour un Québec souverain. En effet, si nous misons sur l’énergie renouvelable qu’est l’hydroélectricité, nous sommes en très bonne position pour résister à l’après pétrole. Selon le McKinsey Global Institute[2], la plus grande entreprise de conseils auprès des multinationales, le prochain bouleversement économique se produira dans le domaine des voitures électriques. Ces dernières devraient, en principe, connaître un essor de tous les instants, au cours de la prochaine décennie. Il est donc évident que cela favoriserait la Belle Province. Si nous, Québécois, sommes bien positionnés à sur le plan énergétique dans le futur, il en va tout autrement du côté de l’Alberta. Au moment d’écrire ces lignes, le pétrole albertain se vendait à un prix moindre que celui provenant des États-Unis ou de la plupart des autres exportateurs de pétrole. Ce contraste de prix existe ; car la mobilité du pétrole canadien est réduite en raison du manque de pipelines. En vertu du prix démesurément faible du pétrole provenant d’ailleurs dans le monde, l’Alberta n’a pas d’autres choix que de vendre à perte. Aussi surprenant que cela puisse paraître, le gouvernement edmontonien planifie des pertes pour encore plusieurs années. Uniquement en 2016-2017, la province compte enregistrer un déficit de 10,4 milliards de dollars. Le retour de l’équilibre budgétaire n’est prévu que pour 2024, dans le meilleur des mondes. [3] L’industrie pétrolière de l’alberta est en déliquescence totale. À l’antipode, la société d’état qui forme la pierre angulaire de notre énergie, Hydro-Québec, réalise bon an mal an de profits de 2,5 milliards de dollars.[4] Qui plus est, cette société produit une énergie renouvelable. Il est donc totalement dystopique de croire que le Québec vivra aux crochets du pétrole albertain dans les années à venir. C’est sans compter qu’un Québec souverain serait en mesure d’investir et de développer ses propres énergies renouvelables, ce qui permettrait de ne plus dépendre des énergies polluantes et temporaires de l’Alberta. Il est indispensable pour le Québec de devenir indépendant, s’il souhaite prospérer à long terme et développer ses propres énergies. En récupérant 50% de nos impôts, nous ne serions plus obligés de nous soumettre aux intérêts énergétiques du Canada qui divergent grandement des nôtres. À tout prendre, le Québec est bien positionné énergétiquement parlant, autant à l’heure actuelle que dans l’avenir. Présentement, les profits sont considérables du côté d’Hydro-Québec alors que c’est tout le contraire du côté des sables bitumineux. En se séparant, nous serions donc gagnants dans le présent. Nous ne serions toutefois pas en reste dans le futur car il y aura fort probablement une pénurie de pétrole, à moyen ou long terme, tandis que l’hydroélectricité est une énergie renouvelable.

Un Québec indépendant pourrait également bénéficier qu’il aurait la chance de réinvestir ses impôts selon ses choix et ses valeurs avec un seul pallier gouvernemental. Dans le contexte actuel, le fédéral n’a pas égard aux priorités de la province francophone. Le gouvernement préfère plutôt prendre une vue d’ensemble de la situation des provinces et il fait des choix en conséquence. Or, si les priorités du Québec change drastiquement, le Canada ne le prendra presque pas en considération. Peut-être augmentera-t-il un tant soit peu ses versements, mais la plupart du temps ce ne sera dans le but que de démontrer un vernis de compassion. Un coup d’épée dans l’eau, en d’autres termes. En guise d’illustration, le taux de criminalité est en augmentation dans l’ensemble du Canada. Il est donc tout à fait légitime que le Canada bâtisse des prisons. Par contre, ce même taux diminue progressivement au Québec. Ce qui revient à dire que nous n’avons aucunement besoin de bâtir des prisons au Québec, mais que la situation dans le reste du pays n’est pas la même. À la lumière de ce qui vient d’être mentionné, le Québec ne devrait pas ouvrir de nouveaux établissements carcéraux. Nonobstant ces faits irréfutables, le fédéral oblige la province à bâtir des prisons, à l’instar des autres provinces. 

Il appert qu’un Québec indépendant investirait ces sommes dans des projets ou besoins qui lui sont propres. Dans la même veine, nous savons d’ores et déjà que la population est vieillissante au Québec en vertu du Baby-boom des années 1950-1965. Dans cette optique, il est clair que nos besoins en santé s’accroitront dans un futur rapproché. En conséquence, le budget que le fédéral nous accord en santé devrait logiquement augmenter. Toutefois, c’est tout le contraire qui se produira car les montants attribués sont déterminés selon la population de chaque province. Comme nous le savons, l’accroissement de la population québécoise est moins élevé qu’ailleurs au pays. De ce fait, la province verra son budget de santé diminuer à mesure que le temps avancera, en dépit du fait qu’il devrait en principe augmenter. Le déséquilibre fiscal générer par les transferts d’argent entre les deux paliers de gouvernement constitue une problématique d’envergure pour le Québec. Le gaspillage engendré par le chevauchement fédéral atteindrait, selon Stéphane Bédard du parti québécois, 7,5 milliards de dollars à chaque année, et ce rien que pour le Québec. C’est presque autant que les 9,5 milliards qu’on reçoit en péréquation.

 À titre d’exemple, cette somme représente quelque 950$ par québécois ou 3800$ pour une famille de quatre individus. Ce montant mirobolant reviendrait donc dans les coffres de l’état, et nous pourrions l’utiliser à bon escient. Voici quelques exemples concrets des coûts du chevauchement fédéral. Tel qu’il appert de l’étude qu’a réalisée Stéphane Bédard, notre province pourrait économiser 666 millions par année si elle n’avait pas à payer deux ministères du revenu. Advenant un tel cas, les résidents de la Belle Province n’auraient plus qu’une seule déclaration de revenus à produire. Cela permettrait d’employer moins de fonctionnaires pour vérifier ces déclarations ou pour effectuer d’autres tâches connexes. Il y a en tout 7 ministères qui offrent des services à la population en double dont celui de la santé (Santé Canada est un ministère de la santé en soi) et celui des finances. De surcroît, nous aurions beaucoup moins de députés à rémunérer, et les sénateurs n’existeraient peut-être plus. Le Québec se verrait également acquitté de payer un lieutenant-gouverneur (du moins celui du Canada, en ce qui a trait à celui du Québec, notre constitution le déterminerait).

Dans un autre ordre d’idées, le Québec pourrait économiser de l’argent à foison en devenant souverain. Dans l’ensemble du Canada, les principaux vecteurs de l’économie sont le nucléaire et, a fortiori, les sables bitumineux. Le fédéral investit donc dans ces domaines, autant que faire se peut. Malheureusement, cela désavantage le Québec sur le plan économique. Le Canada a attribué 24 milliards de dollars dans le nucléaire en Ontario, sur 40 ans. Le Québec y a contribué pour 6 milliards, mais n’en a rien retiré. Qui pis est, sur cette même période, l’ensemble du Canada a subventionné le pétrole pour 70 milliards de dollars. Or, comme le Québec paie 23% de la totalité des dépenses du fédéral, il a dû contribuer pour 14 milliards de dollars à même l’argent de ses contribuables. Certes, l’Alberta en tire avantage, car les hydrocarbures forment 72% du PIB total de la province. Cependant, les retombées économiques provenant du pétrole ne représentent qu’un mince total de 1% du PIB du Québec. En d’autres termes, nous n’en avons presque pas tiré profit. Ce ne sont que quelques exemples, mais tout le reste est à l’avenant.

La population québécoise a été contrainte de payer 6,4 milliards pour les navires en Nouvelle-Écosse et elle a dû débourser deux milliards, pour aider l’industrie automobile de l’Ontario. Par souci de transparence, je me dois de mentionner que le fédéral a aidé le Québec à développer l’hydroélectricité, mais dans une bien moindre mesure. En tout, ce sont quelque 464 millions de dollars qui ont été débloqués sur quatre décennies par le fédéral pour développer les énergies québécoises. Comble de l’ironie ! Tout pris en compte, nous avons payé 28,4 milliards de dollars dans le but d’aider les économies de l’Alberta, de l’Ontario et de la Nouvelle-Écosse. Autrement, nous aurions pu stimuler notre propre économie au profit des québécois. C’est tout simplement déconcertant.

Une kyrielle d’autres exemples peuvent également être évoqués. Dans le département militaire, le Québec verse, comme il est coutume dans les autres secteurs, 23% du budget total canadien. Malgré tout, notre province ne reçoit que 14% des retombées économiques liées à ces dépenses. C’est sans compter les milliards dépensé dans l’achat d’avions qu’Harper a effectué. Il est tout de même un peu lugubre de constater que le Québec a payé des milliards pour des avions. Les cas de la fonction publique et des autochtones sont du même acabit. Dans le cas des autochtones, le Québec ne recense qu’un dixième de ces derniers sur son territoire .Par contre, il paie encore la somme de 23% des dépenses. Le même constat s’impose en ce qui concerne la fonction publique. Grosso modo, un sixième des quelque 138 000 fonctionnaires qui sont employés présentement à Ottawa pourraient élire domicile dans la ville de Québec, étant donné que celle-ci serait fort probablement la capitale de notre pays. L’agglomération de Québec, dans un Québec séparé du Canada, deviendrait l’hôte d’ambassades d’une multitude de pays et d’entreprises. Il va donc sans dire que cela viendrait grandement en aide à l’économie de la ville, et du Québec de surcroît. En outre, un Québec souverain permettrait à Montréal de redevenir la grande ville internationale qu’elle constituait jadis, avant que Toronto la relègue au second plan. Ce faisant, l’économie de la métropole serait stimulée par l’établissement de sièges sociaux de multinationales. En résumé, les deux principales villes de la province pourraient de concert remettre l’économie de la province sur pied. En somme, c’est toujours la même litanie, le Québec est victime d’injustices de la part du fédérale ici et là. Je crois donc que nous devons faire de nécessité vertu et se séparer du Canada, même si ce sera une lourde tâche dans les premières années. 

 

Je passe ici sous silence les avantages en ce qui a trait à la culture et la langue car le seul moyen de convaincre, c’est de parler d’argent.

 

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5 réactions à cet article    


  • colere48 colere48 28 avril 2016 15:45

    Vive le Québec libre !!

    Charles reviens , tu nous manques !!!!


    • Alren Alren 28 avril 2016 19:37

      Un Québec indépendant se donnerait aussitôt une image internationale propre, sans commune mesure avec celle qu’il a comme province canadienne et cela ne pourrait que lui apporter des avantages supplémentaires.


      • mac 28 avril 2016 21:22

        @Alren

        Oui mais les anglo-américains feraient tout pour plomber le Québec à la méthode Cuba car sans eux point de salut. Même la grande France de de Gaulle (puissance nucléaire, spatiale, aéronautique..., pouvant être considérée en 70 comme la troisième puissance du monde) est devenue une puissance lilliputienne sans envergure et inféodée à eux et à l’Allemagne, leur chef de région en Europe (c’est un comble !) .

        Vive le Québec tout de même...


      • Je Me Souviens Je Me Souviens 28 avril 2016 23:43

        Avec les politiciens corrompus qu’on a ici,le Québec souverain serait une république bananière.
        Avez vous regardé la commission Charbonneau,ou la commission Ghomery ?Mettriez vous vraiment le destin de vos enfants entre les mains de ces crevures ?


        • sls0 sls0 29 avril 2016 04:21

          @Je Me Souviens
          On vous les a imposé vos politiciens ou il y a le droit de vote chez vous ?

          Chez moi, une république post bananière ou presque c’est une période préélectorale, c’est un peut la mascarade mais les gens voteront c’est déjà ça.

          Je ne connaissais pas la commission Charbonneau, à priori contrairement à la France il y a enquête et recommandations, la commission Gomery c’est du même cru à voir.

          Bon en France on sait rapidement si Hollande fait du scooter, pour le reste quand on sait c’est jamais en enquête interne, souvent c’est parce que ça sort à l’étranger et ça tendance à s’étouffer.

          En période de croissance l’expansion territoriale c’est pas mal, en décroissance il faut réduire la voile et viser un peut l’autarcie. Si le Québec est auto suffisant c’est pas idiot.

          Je ne connais pas l’économie du Québec donc je n’ai pas d’avis.

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