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Accueil du site > Actualités > Politique > La Suisse, communauté de l’être et société de l’avoir

La Suisse, communauté de l’être et société de l’avoir

1 Le lac des quatre cantons, « renaissance » d’une « communauté de l’être. »

 

La naissance d’un peuple ne se perçoit pas dans les livres et n’émerge pas des décrets authentiques ou faux. Voici au moins un plan de vie qui n’appartient pas à la finance, au fétichisme de la marchandise, pas plus qu’aux historiens de bibliothèque à mille mille du vrai dialogue avec la nature terrestre et humaine sacralisées.

Animés d’une soif de vie, sans doute un besoin de survie, en quête d’un nouveau monde chargé de celui de leurs ancêtres, des hommes venus du Nord, germains et scandinaves, entrèrent dans l’histoire de la sédentarité helvétique.

 

Devant eux un décors édénique, imposant et spectaculaire, le massif du Saint-Gothard, « château d'eau de l'Europe » Aujourd’hui comme hier atemporel pour l’entendement humain. Des patronymes furent donnés au fil du temps par le vécu de ces hommes en recherche et en osmose sacrale avec Gaïa. Ce Titan Gothard libère toujours de ses entrailles, les glaciers des alpes valaisannes, uranaises, tessinoises et grisonnes. De cette ligne de partage des eaux renaît la communauté organique, en même temps que se répandent en abondance au Nord le Rhin, au Sud le Rhône. Le passage du col deviendra alors celui des échanges à travers l’histoire, entre les civilisations celtes et germaniques, libres et communautaires, la mer du Nord et adriatique et la méditerranée hantée par le rayonnement créateur des civilisations gréco-romaines.

A l’instar du Nil pour l’Égypte ancienne, le Saint-Gothard connaîtra une sanctification « perpétuelle. » à l’image du pacte signé plus tard entre François 1er et les suisses de « Marignan 1515 », après la défaite relative de ces derniers. « Neutralité perpétuelle » formule hautement magique qui participera à la maturation progressive intériorisée de la Suisse ( David biblique ) à travers son histoire, et celle du Goliath européen aux empires protéiformes, disloqué, anéanti par ses guerres, ses révolutions, ses lumières falotes, ses tyrans religieux, royaux, républicains, et maintenant engagé dans un mensonge politique. Pour achever ce bilan contrasté, la « chose bricolée » vassalisée par un empire américain belliqueux, interventionniste et pourtant moribond. Le « grand machin », l’Europe, unique ennemi de l’oncle Sam qui s’emploie avec cynisme à lui régler son compte par la stratégie du chaos. Trivialité humaine que tout cela, quand on s’imprègne des évocations naturelles fondatrices de communautés organiques sans aliénation, le mouvement authentique du monde. L’humanité vraie.

 

2 Un village néolithique sur palafittes reconstitué sur le lac de Constance près de Unteruhldingen en Allemagne.

 

Revenons à la Suisse primitive en métamorphose dans ce chaos mondialisé ? De sa naissance à nos jours, son histoire chantée, jouée, contestée et revisitée à tort ou à raison par des historiens et des créateurs de tous les horizons, de l’époque romantique à nos jours. Cet îlot central prenait forme à proximité du massif du Saint-Gothard en un lieu paradisiaque mais rude, le lac des quatre cantons, au Nord du géant Gothard. Des helvètes, celtes, ostrogoths, conquérants, lacustres puis paysans, éleveurs, artisans, forestiers, les Waldstättens. Des hommes s’enracinèrent avec détermination. Au terme du XIIIe siècle, dans un savant mélange de mythes, de légendes et d’histoire véritables, (Guillaume Tell, Winkelried,) ils prirent vie avec la liberté, la sacralité et la ferveur néolithiques mais dans un contexte romanisé et christianisé c’est à dire asservi, la société de l’avoir. L’être et l’avoir en recherche d’harmonie. Une lutte des classes entre communaux de la paysannerie, n’en déplaise aux historiens qui répugnent à évoquer ces révoltes sporadiques et tenaces. Les jacqueries qui pourtant eurent lieu dans toute l’Europe sous des formes diverses entre 1300 et 1800. En France de 1793 à 1800 plus de 200.000 vendéens et républicains se massacrèrent. Grande infamie que la révolution bourgeoise et capitaliste de 1789.

 Pour la Suisse primitive naissante, les Waldstättens, Hommes des vieilles communautés de l’être contre l’état féodal et pontifical du saint empire romain germanique, en l’occurrence le duché autrichien de Brandbourg. Ce géant boulimique étendait alors sa puissance et englobait le David frondeur épris de liberté. Il se composait alors de trois cantons : Schwyz, Uri et Unterwald. L’âme de la Suisse naquit à ce moment là, l’histoire du pays l’atteste avec la chronologie et la précision horlogère. Métaphoriquement, le balancier du temps oscille entre l’être et l’avoir, sans jamais s’interrompre. Au fil du temps et des tourmentes, s’enroulèrent hélicoïdalement, autour du trio de guerriers forestiers, à la manière d’un gastéropode géographique, des cantons bouillonnant d’histoire, divers et différents. Des affrontements politiques et religieux, interactivement à l’Europe mutante involutive furent inéluctables. La différence, fut de taille, la Suisse s’édifia presque exclusivement sur un territoire médiéval circonscrit . Comme un homme en analyse qui accepte de se remettre en question au lieu de projeter et de condamner l’autre. A la folie coutumière humaine se lova patiemment une sagesse patiente. La géographie du pays facilita ce choix politique raisonnable. La Suisse, île compacte et montagneuse, comme engloutie par le géant brouillon et belliqueux européen. Néanmoins, on ne peut gommer que depuis Marignan, selon les exigences premières de François 1er, la Suisse protéique médita en profondeur avec bon sens, le traité de « neutralité perpétuelle » mais fit essaimer ses mercenaires à travers l’Europe, ce qui fut une source d’enrichissement pour le pays mais un basculement radical dans l’ère de l’économie et de la politique modernes qui procèdent du pouvoir de l’avoir, le grand capital. L’expression de la mondialisation avant l’heure. Elle se purgeât partiellement des travers bellicistes des éternels guerriers de vocation, ce qui laissa un peu de répit au peuple pacifique, femmes enfants et anciens qui aiment et aspirent tellement à la vie sacrale la plus authentique, naturellement ou culturellement. La sagesse de cette société naissante fut d’écouter les pacifistes et répondre aux deux pulsions qui nous habitent et nous taraudent tous, l’être et l’avoir. Naquirent progressivement et dans la douleur, communes, cantons et confédération indépendants aux pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire séparés. Cet espace politique de bon sens devint fédéral et centralisé. Est-ce en partie par un mode de développement communautaire ancestral, que la condition sociale des cantons primitifs de la Suisse, assurent depuis les temps les plus reculés aux populations qui en jouissent, la liberté, l’égalité, l’ordre, et une forme de bien être paisible. C’est vrai que l’on a conservé ici les anciennes institutions communales, y compris la propriété communale primitive. En France, la révolution de 1789 a commis la faute, de vouloir fonder la démocratie en brisant les institutions qui seules la rendent viables. L’interprétation et la mise en pratique d’idées révolutionnaires. Elle a posé l’homme abstrait, l’individu isolé, et lui a reconnu théoriquement tous les droits naturels, mais en même temps elle a anéanti tout ce qui le rattachait aux générations précédentes et à ses concitoyens actuels : la province avec ses libertés traditionnelles, la commune avec ses propriétés indivises, les métiers et les corporations qui reliaient par un lien fraternel les ouvriers du même métier.

Cette forme de démocratie radicale existe depuis mille ans dans la Suisse primitive. Elle nous renvoie aux cantons fondateurs du pacte contesté du Grutli 1291. Dans tous les cas de figure, c’est une réalité spirituelle, n’en déplaise aux historiens matérialistes qui semblent ignorer la puissance de l’inconscient collectif des peuples et surtout l’irrationalité qui habite la nature humaine. Dans les cantons d’Uri, de Schwytz, de Glaris, dans les deux Appenzells, et Unterwalden, le peuple se gouverne lui-même, directement, sans l’intermédiaire d’aucun corps représentatif. Au printemps, les citoyens majeurs se réunissent en une assemblée unique, en plein air, pour voter les lois et nommer les fonctionnaires chargés d’en assurer l’exécution. Il s’agit là de coutumes germaniques médiévales. Ces assemblées se nomment landesgemeinde, c’est-à-dire « commune du pays, » « commune nationale, » tout le pays devient une seule commune.

La société suisse bénéficie d’un régime fédéral centralisé. Entre communes, cantons et fédération, les trois pouvoirs séparés. Chaque état où canton se distingue par ses conceptions de la démocratie, ses politiques égalitaires et son degré élevé de confiance. Les individus sont solidaires, mais ils tiennent aussi les institutions de l’État en haute estime. La police, la justice, l’armée et même le fisc bénéficient d’une solide légitimité. Conséquence logique aux droits de codécision dont ils usent fréquemment. Au droit de vote et d’éligibilité les citoyens suisses participent à l’activité de l’état dont ils jouissent à tous les niveaux. Ils peuvent notamment déposer une initiative, demander un référendum ou lancer une pétition quand ils se sentent en désaccord avec leur gouvernement. Depuis un demi-siècle passé à leur côté, je retrouve chez eux toujours le même goût pour arborer le drapeau rouge à croix blanche en permanence à proximité de leur lieu de vie et la même fierté discrète à affirmer leur citoyenneté helvétique.

Au crépuscule du divin néolithique, les communautés de l’être organiques, contre l’argent et contre l’état, soumises graduellement aux sociétés de l’avoir instaurées par les grecs puis les romains légalistes, mais aussi les juifs et les chrétiens romains rodés au décalogue. Le divin demeure de toute éternité, dans un paysage grandiose, le lac des quatre cantons, rappel du fjord ancestral, lieu de vie, de jouir et de pêche. Entouré des forêts épaisses et denses pour l’habitat confortable, giboyeuses et nourrissantes. Le Gothard majestueux dans sa divinité. Mais c’est du Saint-Gothard, déjà sanctifié donc asservi que s’engouffra la tornade mutante de la « société de l’avoir » par cette voie ouverte aux trocs, aux commerces, aux affaires, aux objets devenus précieux, à l’argent, au conflit, à la guerre sans raisons véritables. La culture du fétichisme de la marchandise et le mensonge se répandirent.

Le défi fut immense, mais le système fédéral centralisé, modernisé depuis 1848, sut adapter efficacement, avec souplesse, une organisation politique à la mesure de la mentalité des citoyens helvétiques. Le peuple suisse est pragmatique, responsable, raisonnable, vigilent et respectable parce que respecté. Peut-être que son énergie lui vient de l'aube de l'humanité, au temps ou ses ancêtres vivaient dans la concorde, c'est à dire dans l'unité sacrale du cosmique originel. Et cela, paradoxalement dans une simplicité et un naturel déconcertants.

 

C.G.Jung. Réflexions sur l’inconscient collectif, mythes, légendes et archétypes, pourraient éclairer un historien sur le caractère irrationnel et difficilement contrôlable de l’histoire, malgré la stratégie diabolique de la société de l’avoir.

L. Szondi, « Diagnostic expérimental des pulsions » l’hérédité, les ancêtres, le creuset de l’humanité. Complémentaire à Jung.

Francis Cousin, éminent maïeuticien, dans son ouvrage « l’être contre l’avoir », il éclaire le travail de Karl Marx sous l’angle originel, débarrassé des monstruosités léninistes et staliniennes aussi grotesques que mortifères.

Morin Edgar « Le paradigme perdu » La nature humaine, ed. du seuil 1973.

Origines de la confédération suisse, Charles Gilliard, université de Lausanne.

Charles Gilliard, Université de Lausanne, « Origines de la confédération suisse.

Roger Sablonier, Historien médiéviste dans une exigence rationnelle, un peu limitante mais utilement critique et déconstructrice.

 


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84 réactions à cet article    


  • Jo.Di Jo.Di 23 juillet 16:18

    « Lire Marx » de Robert Kurz, plus précis que Cousin sur le marxisme ontologique
     
     
    Mais un jour le Capital arrivera à grand remplacer ses salôôô de suisses fascistes qui ne veulent pas de minaret ....
     
    «  Les fauves urbains de l’économie souterraine qui brûlent rituellement des voitures ne sont pas des enfants d’ouvriers en révolte qui se battent par haine de la marchandise, mais des paumés incultes adorateurs du fric, de ses modes insanes et de toutes ses grossières insipidités. Bien loin d’être des persécutés en rupture, ce sont les enfants chéris du système de la discrimination positive de l’anti-subversif, les talismans médiatiques de l’ordre capitaliste à révérer ».

    Francis Cousin dé&crit le garde chiuorme du bas, « l’intouchable » cher au Capital ....
     
    « La gôôôche et l’extrême gauche du Capital en tant qu’avant-garde du progrès de la raison mercantile, sont là les meilleurs serviteurs du melting-pot mondialiste qui aspire à créer cet homme hors-terre, hébété, nomade et vagabond qui n’a plus pour seul repère que les grandes surfaces spectaculaires de la possession, là où l’existence se mesure exclusivement à l’aune des calculs du fétichisme marchand, de l’errance narcissique et du coloriage stupide de la vie fausse. »

    Francis Cousin explique le melting-potage des Seigneurs Capitalistes et le rôôôle de la P de Gôôôche

     


    • Xenozoid Xenozoid 23 juillet 16:29

      @Jo.Di


      plus précis que Cousin sur le marxisme ontologique

      lol, et le pouvoir ontologist fashismo liberale bo bo vert de rouge grisenthême

      tiens un pannekoek tu veut du sirop d’érable avec ?


      The common struggle against capital will unite the proletarian masses of the whole world. And when finally, at the end of the arduous struggle, the European workers, deeply exhausted, stand in the clear morning light of freedom, they will greet the liberated peoples of Asia in the East and shake hands in Moscow, the capital of the new humanity.



    • jack mandon jack mandon 23 juillet 18:08

      @Jo.Di

      Bonjour et merci pour l’information sur Robert Kurz.

      Le problème majeur pour moi est la langue, certes superbe dans sa musicalité poétique...la limite du français moyen.

      Débarrassé des prédateurs staliniens et léninistes, je découvre à travers Cousin, une dialectique tout à fait surprenante, la pensée marxiste qui nous montre l’horreur d’un mode de fonctionnement qui échappe à la communauté de l’être et bascule dangereusement dans la société de l’avoir. Si l’on peut éviter d’entendre Georges Marchais, en toile de fond, au demeurant sympathique pour ses qualités d’acteur.

      Sale temps pour les politiques de gauche de droite et d’ailleurs et ces médias pourries dont la valeur morale et l’éthique, s’identifient à celles des canailles paumées et incultes des banlieues utilisées pour leurs sales besognes terroristes et leur culture de la peur entretenue. C’EST LA FIN D’UN MONDE.


    • Jo.Di Jo.Di 23 juillet 23:13

      @Xenozoid
       
      j’imagine que pour un colon islamo-négroïde (au vu de l’avatar) ânonner la langue du colonisateur fait plus « in », « fashion », mondain, snob, bobo ...
       
      Comme disaient Bergé où BHL, nous sommes des citoyens du monde pas des bouseux souchiens ....
       


    • Jo.Di Jo.Di 23 juillet 23:58

      @jack mandon
       
      La société de l’avoir consommé est ds Baudrillard « la société de consommation » une référence à lire.
       
      C’est surtout la fin du holisme par la fin de « la projection dans l’avenir » qui fait cette modernité. Barbu participe juste au purinement et à l’atomisation en ajoutant à l’individualisme la méfiance.
       
      Dans son bouquin « L’Être contre l’Avoir », Cousin montre très bien (lettre à Vera Zassoulitch) que Marx cherchait la communauté « archaïque » de l’Être, réinventé dans la société moderne et il fait le lien immigration/capitalisme et libéral-libertaire de Michéa. Parle des écolo etc ... (voir sur Kontre Kulture)
       
      Le coté ravages psychologiques de la modernité (féminisation, baisse de la natalité etc ...) Lasch « la culture du narcissisme »
       
      l’ingénierie sociale « marqueting » historique (tournant 19e-20e, les torch of freedom des cigarettiers, les débuts de la pub, etc...), Stuart Owen « la société de l’indécence » (K&K)
       
      Pour l’origine de cette lutte Aristote-Hegel-Marx contre « l’idéologie anglaise » (empirsime, posivisme, libéralisme Bacon, Hobbes, Locke) la série de Cornforth Ed. Delga. Y a aussi le seul bouquin traduit de Preve « Eloge du communautarisme » (de la communauté) Ed Krisis il me semble. En beaucoup plus dur à lire y a la série de Lukacs « La destruction de la raison » (Le Nietzsche est encore abordable)
       
      Clouscard reprend un peu tt ça, son bouquin grand public marrant « le capitalisme de la séduction », et un bouquin général « fascisme et idéologie du désir »


    • jack mandon jack mandon 24 juillet 07:36

      @Jo.Di

      Vous venez de déverser dans mon bureau une tonne de bouquin, vue d’ensemble, il répondent tous à mes attentes et il me faut prendre du temps.

      Jean Baudrillard, ce n’est pas rien. Le contexte, l’auteur et ses chroniques à la radio...il y a 60 ans. Je veux dire qu’il me faut écarter momentanément la part affective et mes souvenirs d’enfance, la présence de mon père, pour pénétrer dans l’essence de votre information. Une époque proche et lointaine et une question intelligemment soulevée à l’époque où pourtant nous n’avions pas basculé dans le n’importe quoi. Le grand Charles n’avait même pas repris le pouvoir, lui qui passe aujourd’hui pour un dinosaure. Compte tenue de l’insignifiance de nos hommes politiques, il est de loin préférable d’appartenir à un moment important des grandes mutations terrestres.
      Dans un premier temps, laissez moi organiser l’abondance de vos informations dont je vous remercie.


    • jack mandon jack mandon 24 juillet 12:38

      @Jo.Di

      «  Les fauves urbains de l’économie souterraine qui brûlent rituellement des voitures ne sont pas des enfants d’ouvriers en révolte qui se battent par haine de la marchandise, mais des paumés incultes adorateurs du fric, de ses modes insanes et de toutes ses grossières insipidités. Bien loin d’être des persécutés en rupture, ce sont les enfants chéris du système de la discrimination positive de l’anti-subversif, les talismans médiatiques de l’ordre capitaliste à révérer ».

      Francis Cousin dé&crit le garde chiuorme du bas, « l’intouchable » cher au Capital ....

      J’ajoute que je pense la même chose de l’équipe gouvernementale qui dissimule sa brutalité sous l’apparence du savoir être.
       


    • Taverne Taverne 23 juillet 17:35

      « Francis Cousin, éminent maïeuticien, dans son ouvrage « l’être contre l’avoir »... »

      Ma défiance envers cette nouvelle forme de dualité antagoniste est la même que j’ai envers les religions. C’est sur le terreau des dualités que les religions prospèrent en désignant une dimension comme étant le mal et en voulant nous convaincre que la dimension opposée est le mal. C’est pourquoi, mon idée est toute faite et ne changera plus : je préfère vivre en trois dimensions. Non seulement, c’est une voie plus riche, mais cela évite les oppositions stériles et par cette voie on peut transcender les antagonismes quand, malgré tout, ils subsistent.


      • jack mandon jack mandon 23 juillet 21:51

        @Taverne
        Ma défiance envers cette nouvelle forme de dualité antagoniste

        Ce n’est pas nouveau, est-ce une dualité ?

        Je trouve au contraire très révélateur de souligner que la communauté de l’être est le tout de l’être. C’est la vision pré-socratique de Parménide, Héraclite, Anaximandre, celle des amérindiens Sioux, des anciens germains, c’est à dire avant que le monde soit politisé, étatisé, régenté par l’argent et le pouvoir.
        Période qui s’est installée avec Socrate, Platon, Aristote, ce dernier eut pour élève un génial prétentieux, tyrannique et sans scrupule : Alexandre le Grand...la monstruosité était lancée.


        est la même que j’ai envers les religions. C’est sur le terreau des dualités que les religions prospèrent en désignant une dimension comme étant le mal et en voulant nous convaincre que la dimension opposée est le mal.

        Même au niveau psychologique, quand on fait un bilan pulsionnel, on constate bien entendu que l’être et l’avoir sont une composante de la personnalité, mais il est manifeste que l’aspiration à l’être n’a pas sur les interactions humaines le même impact que le besoin d’avoir. Jésus qui n’a hélas que très peu influencé les chrétiens, Paul, le roi de l’épître, et Pierre l’analphabète ont fondé Rome.
        Jésus dans ses évangiles qui font l’admiration des bons psychanalystes et des philosophes, nous révèle l’âme humaine, sans complaisance. La plupart des prêtres et des pasteurs n’en décèlent que des platitudes moralisatrices, alors que l’évangile est amorale.

        Jésus nous invite à faire la différence entre l’amour et Mammon,
        c’est à dire l’argent. Il n’y a pas dualité, le premier est sacral, le second engendre pouvoir, domination et violence.

         C’est pourquoi, mon idée est toute faite et ne changera plus

        Si j’osais...c’est une attitude sectaire ?

        je préfère vivre en trois dimensions.

        Que voulez vous dire ? trois dimensions.

        Non seulement, c’est une voie plus riche, mais cela évite les oppositions stériles et par cette voie on peut transcender les antagonismes quand, malgré tout, ils subsistent.

        Je ne vois pas d’antagonisme, mais deux voies distinctes

        Bonne soirée Taverne


      • Taverne Taverne 23 juillet 22:46

        @jack mandon

        J’ai écrit « nouveau » parce jadis on ne s’exprimait pas ainsi, on ne disant pas l’Etre et l’Avoir. Le fait de transformer des verbes en substantifs est d’ailleurs très contemporain.

        Par ailleurs, la conception de l’Etre et de l’Avoir est une dualité puisque nous en faisons une dualité.

        La dimension tridimensionnelle : je m’en suis expliqué sous votre commentaire (sous mon article de ce jour). Il faut dépasser les dimensions duales et frontales qui sont plutôt stériles pour dessiner nos dimensions dans lesquelles nous pourrons croître plus harmonieusement.

        L’Avoir est aussi créateur de valeurs. L’argent, en revanche, détruit les valeurs par son aspect illimité : on en possède de plus en plus comme on cherche à faire le plus gros score. Le ombre étant sans fin, cette tendance est sans fin.


      • soi même 23 juillet 21:35

        Franchement c’est vraiment dérangeant de lire des gâteux qui savent rien d’autre écrire dans un bon français des niaiseries sociétales, comme si y avait passer leurs vie dans un bocal de malossol.

        Je n’es rien contre les malossols , par contre les gâteux , j’en es mare de les souper dans leurs niaiseries congénitales.


        • jack mandon jack mandon 23 juillet 22:31

          Toi même,

          Si vos talents de lecteur égalent vos dispositions d’écrivain je me fais du souci pour vos capacités cognitives.

          J’ai beaucoup de mal avec les phénix de votre espèce, car malgré les renaissances successives, je ne vois pas d’amélioration.

          Drôle d’oiseau, que cet oiseau de feu qui ne semble pas apprendre de ses défaites pour ne pas reproduire ses erreurs.


          • soi même 24 juillet 02:10

            A part jouer au nombrilisme , avez vous de si important à dire ?


          • jack mandon jack mandon 24 juillet 06:59

            @soi même

            La dialectique de l’intelligence abolit les enfermements.

            Vous n’êtes pas dans l’échange mais le dénigrement et ne semblez pas admettre que le besoin sincère de communiquer existe.

            C’est tout ce que j’ai a vous dire, pas de temps à perdre.


          • soi même 24 juillet 23:29

            Au faites est que le doutes vous traverse ?


          • jack mandon jack mandon 26 juillet 02:03

            @soi même

            Intéressant ce que vous dites.


            Le doute est une question philosophique, personne n’y échappe.

            Les religieux au sens des religions légalistes, juives, chrétiennes, musulmanes, pèchent par trop de confiance. Le projet de ces religions est pour moi, comme celui des états, parfaitement asservissant, c’est à dire compatible avec la société de l’avoir. Dialectique marxienne auquel je souscris.


            Insurrectionnel, sensibilisé par la communauté de l’être, mon doute pèche par trop de défiance. Dans les deux cas de figure, par l’expérience de l’erreur, la vérité se manifeste à nous. Quand on peut reconnaître que l’on se trompe, c’est l’indice d’un savoir incontestable. La vérité se manifeste, chaque fois que l’on dénonce son erreur comme telle, ce qui nous conduit à dépasser le désespoir.


          • Jo.Di Jo.Di 24 juillet 00:27

            Si vous voulez lire le meilleur livre de Clouscard, qui parle de Tristan et Iseult comme illustration de la phénoménologie par l’amour au moyen-âge, « Traité de l’Amour fou » (Kontre Kulture)
             
            C’est pas l’amour courtois, mais l’amour de classe féodale ... un super bouquin.
             

             


            • Jo.Di Jo.Di 24 juillet 00:35

              Mais bon, je crois que j’aurais mieux fait de lire des stoïciens, épicuriens, où naturalistes ... avec une pratique intensive du free-branling (consommation de la nature : parapente, ski, montagne etc ...) pour ne pas ruminer.
               
              La voie de l’homme nouveau rend fou.
               


            • Jean Keim Jean Keim 24 juillet 08:11

              Je ne peux m’empêcher de voir la Suisse comme un pays où règne l’hypocrisie et l’égoïsme.


              Elle est intégrée dans l’Europe par des accords mais avec sa perpétuelle neutralité, elle veut sa part des avantages marchands mais sans avoir l’inconvénient des contraintes (on ne saurait leur donner tort), finalement elle est à la botte de la finance (internationale) qui la tolère tant que les règles ne sont pas bafouées et le cas échéant elle se fait rappeler à l’ordre pas les États-Unis.

              Il règne dans ce pays une propreté immaculée et un respect de l’environnement réglementaires qui peut laisser penser que ce n’est qu’une couche de vernis, ce qui n’empêche pas ses habitants hors leurs frontières de se comporter comme des sagouins tant du point de vue du code de la route que du partage de leurs ordures, comme de vider le cendrier de leur voiture quand ils sont arrêtés à un feu rouge, en pleine ville avec un total mépris pour les gens choqués qui les regardent.

              La Suisse est très soucieuse de la santé de son helvétique mère nature mais elle possède des entreprises (à l’instar d’autres pays) qui ont dans le monde entier des activités prédatrices dévastatrices.

              Comme un corps sain au mental paranoïaque, la Suisse risque de succomber à un cancer, un AVC, ou encore à une névrose psychotique.

              • jack mandon jack mandon 24 juillet 11:19

                @Jean Keim

                Bonjour Jean Kein,

                Je ne peux m’empêcher de voir la Suisse comme un pays où règne l’hypocrisie et l’égoïsme

                De ce point de vue, c’est tout à fait identique au reste du monde qui se vautre dans la société de l’avoir, même causes, même effets.


                Elle est intégrée dans l’Europe par des accords mais avec sa perpétuelle neutralité, elle veut sa part des avantages marchands mais sans avoir l’inconvénient des contraintes (on ne saurait leur donner tort), finalement elle est à la botte de la finance (internationale) qui la tolère tant que les règles ne sont pas bafouées et le cas échéant elle se fait rappeler à l’ordre pas les États-Unis.

                Elle a fait une avancée vers l’Europe, c’est la première chose que je lui reproche. Le grand machin est une grosse merde, une saloperie de l’impérialisme américain, qui lui en matière de paranoïa écrase le reste de l’humanité, malgré les saloperies des autres. La neutralité suisse vaut mieux que l’interventionnisme français que l’on pratique avec la brassée de salopards, toutes politiques confondues, qui, contrairement à Charles de Gaulle, se déshonorent humainement. Les vrais criminels sont au pouvoir.
                Pour le reste, et mon article le soulève sous l’angle de la parodie, la Suisse, comme tous les autres est entrée dans la monstruosité du capitalisme et du fétichisme de la marchandise. Quelle soit rappelé à l’ordre par les boutes-feux US ne manque pas de saveur
                c’est un peu comme si un piètre professeur punissait un cancre. C’est d’ailleurs un mode comportemental trivial et fréquent.
                Il est manifeste que la géographie du pays à fait naître un comportement politique particulier à la mesure des enjeux et des peurs qui naissaient de l’encerclement géographique.


                Il règne dans ce pays une propreté immaculée et un respect de l’environnement réglementaires qui peut laisser penser que ce n’est qu’une couche de vernis, ce qui n’empêche pas ses habitants hors leurs frontières de se comporter comme des sagouins tant du point de vue du code de la route que du partage de leurs ordures, comme de vider le cendrier de leur voiture quand ils sont arrêtés à un feu rouge, en pleine ville avec un total mépris pour les gens choqués qui les regardent.

                Tout à fait. En matière de nature, on aime dans la sacralité. La réglementation et la loi, ne gomment pas les travers de l’être, celui ci se défoule hors frontière. C’est un travers humain en prise directe avec la société de consommation, celle de l’avoir. De ce point de vue, c’est l’humaine condition.

                La Suisse est très soucieuse de la santé de son helvétique mère nature mais elle possède des entreprises (à l’instar d’autres pays) qui ont dans le monde entier des activités prédatrices dévastatrices.

                Tout à fait identique aux autres pays industrialisés qui n’ont cure des effets dévastateurs de ces comportement au vouloir financier. Tout cela est désespérant.

                Comme un corps sain au mental paranoïaque, la Suisse risque de succomber à un cancer, un AVC, ou encore à une névrose psychotique.

                Bien entendu, tout cela est lamentable, et de plus généralisé sur toute la surface de la terre.

                J’ai voulu, dans mon article, souligner que les premiers conquérants, anciens germains et scandinaves avaient dans leur culture païenne, une autre vision du monde ou la nature pure et rude représentait un Eden absolu. Dans le haut moyen âge, et surtout au coeur de leurs montagnes infranchissables, ils avaient l’assurance de ne pas rencontrer une initiative d’urbanisation. Les romains avaient fait le choix des régions carrossables et facilement constructibles. Ces conquérants hirsutes avaient tenté de reconstituer leur univers ancestral. Le christianisme les avait déjà touché, mais dans sa forme un peu flottante, celui-ci se fondait encore dans leur croyances divines généralisées.
                De toute façon, la vision christique évangélique est tout à fait compatible avec la sacralité du tout dans l’être. Rien à voir avec Paul le légaliste et tous ces évêques guerriers qui ont anéanti le sens du message originel de Jésus qui lui est insurrectionnel.

                Les religions officielles, comme toutes les politiques étatisées portent en elles l’intention d’asservir, ce qui répond, sans doute encore pour longtemps au besoin de l’humanité grouillante.
                Hollande peut encore rire de son air stupide, il pourra même se représenter, la France compte dans son cheptel des veaux en recherche de sécurité et de nourriture. Charles de Gaulle l’a exprimé dans une autre circonstance.


              • howahkan howahkan Hotah 24 juillet 11:37

                @jack mandon

                et salut Jean..

                intéressant dialogue ma fois, « on » en redemande....

                salutations..


              • Jo.Di Jo.Di 24 juillet 23:16

                La surface d’un stade de foot bétonné par jour en Helvétie .... explosion démographique par l’invasion de millionnaires ....
                 
                L’auteur est un colon du mondialisme ! smiley
                 
                « Chez nous l’opposition c’est le peuple » Oskar Freysinger UDC
                 
                « Nous voulons que chaque citoyen porte une responsabilité politique et refusons que quelques rares fonctionnaires politiques ou diplomates décident du sort de la grande majorité des citoyens. La foi dans la toute-puissance de l’État a malheureusement une longue tradition et continue à marquer de son sceau la pensée de politiciens européens, chez les socialistes de tous les partis. C’est pourquoi nous souhaitons ne pas nous intégrer à l’UE et à ses instances, quelles que soient les sympathies que nous puissions avoir pour ces pays et les habitants de ce continent. L’idée d’une UE organisée de manière centralisée et bureaucratique « du haut vers le bas » plaît aux socialistes et socio-démocrates. Le mot magique dangereux est en l’occurrence « l’harmonisation ». Les socialistes souhaitent que la politique et l’administration décident de tout à un niveau le plus élevé possible et qu’ils décident par conséquent partout de la même façon. Ils souhaitent adhérer au plus vite à l’UE. Nous souhaitons en revanche que les décisions soient prises à un niveau le plus bas possible. C’est pourquoi nous nous battons pour une Suisse qui reste fidèle à elle-même et à ses valeurs que sont la liberté, l’indépendance, la démocratie directe et le fédéralisme. »

                 — Christoph Blocher UDC


              • Fergus Fergus 24 juillet 08:39

                Bonjour, Jack

                La Suisse est très exactement ce que pourrait (devait) être l’Union Européenne : une nation où, malgré les différences de langue et de culture, les habitants des pays membres (à l’instar de ceux des cantons) pourraient être fiers de leur double appartenance et arborer dans le jardin les deux drapeaux côte à côte. 


                • Jo.Di Jo.Di 24 juillet 09:41

                  @Fergus
                   
                  Les suisses ne sont pas des colons du mondialism
                  e .... leurs différences sont HISTORIQUES
                   
                  Leur cohésion (infrastructure marxiste) comme le dit Hegel plonge dans cette histoire, ce passé, leurs moeurs (Sitten), leurs souvenirs de peuple ....
                   
                  Moi souchien grand remplacé je n’ai pas d’histoire « solidaire » avec burqa, barbu en djellaba où boubou (les suisses ont commencé en commun une lutte contre le saint empire)
                  Avec barbu je n’ai que souvenirs de haine
                   
                  C’est des benêts bobo béats sans-frontièristes comme vous qui ont servi la soupe au Capital.
                   


                • Fergus Fergus 24 juillet 11:42

                  Bonjour, Jo.Di

                  Qui a parlé d’« histoire solidaire avec burqa, barbu en djellaba » ? Le « grand remplacement » relève encore assez largement du fantasme.

                  D’accord avec vous sur l’unité de la Suisse (un pays que je connais plutôt bien) qui plonge ses racines dans une histoire très ancienne. Précisément, j’en profite pour dire aux eurosceptiques à propos de l’UE - une entité encore jeune - que la France elle-même s’est constituée dans sa forme actuelle très lentement et avec des apports de territoires datant pour les derniers de... 1860 (Savoie et Comté de Nice). Or, au début du 19e siècle, les cultures provinciales et les langues parlées par la grande majorité des habitants étaient très différentes de la Flandre à l’Occitanie et au pays catalan, ou de l’Alsace au Pays Basque en passant par la Bretagne. 


                • jack mandon jack mandon 24 juillet 12:23

                  @Fergus

                  Tout à fait d’accord Fergus et d’ailleurs pour cette raison, j’ai fait le choix de devenir suisse, un plaisir de fin de vie.
                  Les conquérants scandinaves et germains y sont pour quelque chose, mon père était un peu grizzli et ma mère sioux.

                  J’ai tout de même peur de ne pas être accepté car peu laconique dans un pays d’une rare discrétion.

                  Bien amicalement Fergus.


                • jack mandon jack mandon 24 juillet 12:53

                  @ jo.Di

                  Leur cohésion (infrastructure marxiste) comme le dit Hegel plonge dans cette histoire, ce passé, leurs moeurs (Sitten), leurs souvenirs de peuple ...

                  Tout à fait d’accord, j’ai mis 50 ans pour comprendre, simplement si je leurs confie sans explication, je me ferai lourder.

                  Le propre de la société de l’avoir est la culture du mensonge.
                  Donc évoquer Marx nous renvoie à Staline, Lénine et Mao.
                  Des tristes malades qui ont été adulés par les grands intellectuels de la politique. Vous pouvez faire confiance à ces malheureux qui somnolent paisiblement à la chambre des députés et au sénat.

                  Triste France.


                • Jo.Di Jo.Di 24 juillet 19:29

                  @Fergus
                  Chez la pute médiatique et le bobo soumis qui ne veut pas s’avouer qu’il se fait enculer par le capital en ne couinant même pas, le grand remplacement est oui un fantasme ....
                   
                  Chez les démographes tt le monde le sait que c’est une réalité.
                   
                  Comme disait De Gaulle (à propos de l’Algérie française) un savoyard est un catholique qui a la même histoire européenne ; pas celle du Califat
                   
                  Votre réponse convenue logorrhée béate et sirupeuse de la pute du Capital me laisserait pantois si je n’avais déjà compris que la démonstration de la connerie du bobo ne se fera ad hominem.

                  Mais déjà on constate Fin du peuple, fin du contrat social.

                  Tt ce qui reste a bobo comme vous, la chiure finale de son Histoire, c’est le Caddie .... Priez le !
                   

                  nb de naissances /an : 850000 (dont 37% déjà d’origine africaine-arabe)
                  Immigration : 280000 / an à natalité double à 2,5x feront autant d’enfants que 650000 « souchiens »
                  Dans 15 ans 50% de naissances d’origine arabo-africaine
                  Fin du siècle, 1/4 de caucasien en UE occidentale,
                   
                  2006 déjà 25% (C dans l’air)

                   
                  http://www.youtube.com/watch?v=cbTW_kz4iKo

                  Carte :
                   

                  http://i.imgur.com/Si0yyX2.jpg


                • Jo.Di Jo.Di 24 juillet 19:38

                  @Fergus
                   
                  D’ailleurs Le Prince Eugène de Savoie est célèbre pour avoir arrêter les islamistes devant Vienne ....
                   
                  Et les teutons donnaient à un de leurs cuirassés son nom ...
                   
                  L’histoire UE n’existera pas pour les souchiens car l’ONU a elle même dit : fin du siècel 1/4 de blanc (et le Vatican sait que l’UE deviendra musulmane)
                   
                  Votre seul commun ça sera un supermarché, car des 14 siècles de l’Histoire de France ne restera rien, il n’y a jamais eu un Mohamed ds l’Histoire de France .... et petit souchien du futur le verra s’il ouvre un livre (d’ailleurs pute sexialiste supprime l’Histoire pour l’arabe ds les école ...)
                   


                • Jo.Di Jo.Di 24 juillet 19:44

                  @jack mandon
                   
                  Si vous connaissez des helvètes qui font de l’héliski (où de la rando) chez l’infâme Poutine ... ;
                   
                  Maintenant ça me fait chier de payer de la tva, ttip, csg,crds, impôts au fan traite .... je préfèrerai dépenser du pognon chez les suisses pas encore soumis et chez le tsar ....
                   
                  D’ailleurs pour cette raison j’ai arrêté de bosser ...


                • Taverne Taverne 24 juillet 11:08

                  Jack, dans quelle catégorie rangeriez-vous le Paraître ? Dans celle de l’être ou celle de l’avoir ?


                  • jack mandon jack mandon 24 juillet 12:04

                    @Taverne

                    Dans les deux mais sous des formes différentes. Compte-tenue de la complexité de notre nature.

                    Cependant, prenons l’exemple d’une action sportive, la tendance à l’avoir est compétitive, le plus vite, le plus loin, le plus grand etc...
                    Effet finalement culturel trivial.
                    Dans le cas de l’être, le plaisir, le jouir dans une optique plus naturelle, moins sujette aux risques de dépassement qui entraînent des complications physiques. Plus à l’écoute du tempérament et de ses besoins authentiques. Le plaisir d’être est au fond plus subtil et plus respectueux des lois naturelles, de plus, il ne dérange personne, il est donc un facteur de paix et de partage amical. C’est la concorde primitive, notre nid originel, mais comme des oiseaux fragiles, nous avons la sensation d’avoir été balancé hors du nid. Impression plus ou moins nébuleuse qu’il nous manque quelque chose.

                    Vous voyez bien que les humains marchent sur la tête, dans les plus petites choses de la vie...ça commence à l’école avec des enseignants embrigadés dans le système, donc sans pédagogie vraie. Les systèmes fabriquent la vie, ils ne la vivent pas.

                    Dans cet élan de lucidité, l’amour humain est très imprégné de l’avoir. Je t’aime signifie je m’aime chez toi.
                    Exemple, un mari se montre courtois et poète avec son épouse, dans un mot, un acte, il obtient dans l’immédiateté un regard amoureux suivi peut être du je t’aime de son épouse.
                    Dans la tête de la compagne...je suis belle à tes yeux, comme je m’aime à travers toi...pirouette inconsciente, je t’aime. C’est l’amour humain, c’est bien sûr préférable aux injures et aux coups.
                    Mais l’amitié est d’essence de l’être, ce qui veut dire aussi que la révolution néolithique avec sa cohorte de conséquences troubles
                    et déshumanisantes n’a pas tué la nature humaine dans son intégralité. C’est à mon sens bien encourageant.

                    On pourrait comme cela développer à l’infini.

                    Bon Dimanche Taverne


                  • Taverne Taverne 24 juillet 12:46

                    @jack mandon

                    « La tendance à l’avoir est compétitive ». Je le pense aussi. Mais la compétition relève des deux dimensions : de l’être et de l’avoir. Avec un ami, nous disputions sur le caractère inné ou social de l’esprit de compétition. Pour lui, c’est une tendance naturelle, pour moi une tendance acquise en société. Car la seule compétition que l’on voit dans la nature répond aux besoins vitaux et donc est passagère : rivalité pour un même partenaire sexuel, bagarre pour la nourriture ou le territoire (défense). A ma connaissance, il n’y pas de compétition « gratuite » chez les bêtes. Ni bien sûr pas la gloire et les honneurs. Mais la question demeure ouverte pour l’inné et l’acquis.


                  • Jo.Di Jo.Di 24 juillet 20:01

                    @jack mandon
                     
                    Exact, le « sportif » free-branling est dans une compétition de paraitre capitaliste, de hiérarchie du « Code » qui s’établit via la consommation ....
                     
                    ça rentre ds le loisir et l’obligation de « jouir » en consommant nature, aventure, jeux etc ....
                     
                    la nature n’est réelle que pour le berger
                    .... pas pour le free-rider, le free-tourer etc (sémiologie free = la consommation rend libre) alors la nature est simulacre, décor, et le free-branler un guignol se la société du spectacle (bio, bobo nature) Les ours bardés de GPS ....
                     
                    Et la femme moderne consomme de la « féminité » ; du « bien ds sa peau », du « je le veau bien », c.a.d une hiérarchie de « valeur d’échange corps », pas un plaisir pour soi classique recherche de féminité et de beauté. Le corps est devenu objet, objet de consommation pour, d’« investissement » pour la « hiérarchie de valeur d’’change » (et c’est aussi valable pour le cadre sup homme ...)
                     
                    « Pour pouvoir être produite et consommée, la relation - comme les biens matériels [le bébé gpa acheté], comme la force de travail [la traite négrière Soros-Krupp] et selon la même logique [libérale-libertaire] - doit être ‘libérée’, ‘émancipée’ [torch of freedom : nom donné aux cigarettes pour libérer la consommation féminine].
                    C’est à dire qu’elle doit se dégager de toutes les conventions [par Purinement Sociétal des valeurs] et rituels sociaux traditionnels. C’est la fin de la politesse et de l’étiquette, lesquels sont incompatibles avec les relations fonctionnelles généralisées [du Marché, remplacées par la pornographie, la mode, et les rapports de force capitalistes, Sade l’avait prévu...]
                    La tolérance dans ce contexte n’est plus un trait psychologique où une vertu : c’est une MODALITÉ du système lui-même [un lubrifiant hypocrite gôôôchiste de l’enculage capitaliste]. La tolérance morale n’est pas plus grande qu’avant, on a changé de système, et on est passé à la compatibilité fonctionnelle [burqa où ras la touffe, neutres pour ce qui concerne leurs valeurs d’échange. Et le Capital industrialise le relationnel, fesses-boucs, meetic, pour en faire son langage] »

                    ‘La société de consommation’ Baudrillard


                  • gimo 25 juillet 17:50

                    @Taverne
                     Pour faire court sinon c’est 2 heures l’inné c’est l’imagination  !!!! l’acquis c’est la connaissance

                    la compétition c’est la vanité

                     l’imagination  est plus importante que la connaissance et la compétition

                  • gimo 26 juillet 17:39

                    @Jo.Di
                      bien vu ....

                     Deux malades ils se regardent  .... et l’un dit a l’autre et vice versa nous sommes en bonne !!!! santé !!!!

                  • jack mandon jack mandon 24 juillet 14:56

                    Taverne,

                    Dans le tout de l’être se love la complétude sereine.
                    La communauté de l’être, c’est l’être en la communauté.
                    Quant au sens communautaire, il s’expliquait par un besoin vital.
                    Le partage s’inscrivait dans un monde où la nature sacrale présentait aussi un divin aussi puissant qu’imprévisible.
                    Le partage devenait sécurité au sein de la communauté.
                    L’autre, avant la lettre était l’alter égo, le miroir réfléchissant notre image. L’amitié se tramait plus naturellement dans la concorde.
                    A l’image de la nature environnante, les rythmes humains emboîtaient les cycles cosmiques instinctivement.
                    C’est à dire que l’on peut spéculer à l’infini, d’autant que le chemin parcouru est par certains aspects assez peu satisfaisant quant au fond.


                    • Jo.Di Jo.Di 24 juillet 20:22

                      Sur l’infrastructure marxiste (un article que je voulais publier mais je suis grillé chez les putes de la gôôôche du Capital de tte façon) ; sur le philosophe vietnamien Trần Đức Thảo :
                      Marx dans son Introduction à la Critique de l’Économie politique.

                      " Jamais la mythologie égyptienne n’aurait pu fournir un terrain favorable à l’éclosion de l’art grec. Mais il faut en tout cas une mythologie." 

                      Pour Marx, comme l’art grecque prend sa source dans la mythologie, la phénoménologie qui découle des proto-communismes européens, celtiques, germains, et des communautés chrétiennes, est la genèse historique de l’aspiration communisme. 

                      L’article de Trần Đức Thảo explicite cette phénoménolgie du marxisme, histoire, volonté, et rapports économiques :

                      http://www.contretemps.eu/lectures/marxisme-ph%C3%A9nom%C3%A9nologie

                       

                      (il a écrit un bouquin sur la phénoménologie et le marxisme)


                      • jack mandon jack mandon 24 juillet 22:23

                        @Jo.Di

                        Pour Marx, comme l’art grecque prend sa source dans la mythologie, la phénoménologie qui découle des proto-communismes européens, celtiques, germains, et des communautés chrétiennes, est la genèse historique de l’aspiration communisme.

                        Toujours dans l’effervescence intellectuelle,ça vous arrive de souffler de temps en temps ?
                        Vos liens et informations ont passé la frontière, merci.

                        Par delà vos expressions lyriques à l’emporte pièce, vous apparaissez comme une espèce de croisé, un présocratique entre matérialité et spiritualité. Le texte que vous produisez au-dessus en porte témoignage. Néanmoins votre attitude et guerrière.
                        Il y a beaucoup de jeunesse dans vos propos qui jaillissent comme des feux d’artifice. Je vous remercie pour votre intervention si peu conventionnelle mais tout à fait enrichissante...j’ai besoin de digérer tout ça, je crois que nous n’avons pas le même estomac.

                        J’en étais resté au « in hoc signo vinces » en souvenir de la croix de mélèze qui trône au sommet du Grammont au-dessus de ma tête, « par ce signe tu vaincras ». Le tau christique enfoncé dans le sol, comme une épée en terre, un symbole de paix.

                        En attendant bonne soirée et bonne nuit.


                      • Jo.Di Jo.Di 24 juillet 23:33

                        @jack mandon
                         
                        Nietzsche est un présocratique, Hegel est un socratique.
                         
                        Le premier croit à la nécessaire immanence de l’Être pour la vie dans l’instinct dionysiaque, le 2nd à la rationalité pour réifier l’Être générique en apollinien archaïque,
                         
                        Puis vint la forge génétique du Cyborg boiteux.
                         
                        Yavait un christique comme vous à une époque sur Agoravox ... grand lecteur de Mircea. Mais le boboïsme de gôôôche qui y sévit l’a lassé ....
                         
                        http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/socialisme-clouscardien-contre-170978
                         

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