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Accueil du site > Actualités > Politique > La survie du « sans papiers »

La survie du « sans papiers »

Des militants réclament la régularisation de tous les sans papiers alors que d'autres exigent leur expulsion.

C'est de l'avenir et de l'existence même de personnes de chair et de sang dont il s'agit.

Ce sont des femmes , des hommes et des enfants qui ont leur vie, ici, en France.

Certains passent d'un squat à l'autre et beaucoup sont à la merci d'exploiteurs sans pitié et de marchands de sommeil.

L'un d'entre eux témoigne et se raconte dans un livre poignant et passionnant.

J'invite toutes celles et tous ceux qui ont une position tranchée à découvrir cette œuvre, source de réflexions.

« Moi, Mohamed, esclave moderne »

livre de Mohamed Kemigue

avec Djénane Kareh Tager

La vie quotidienne d'un sans papier

éditions Plon

janvier 2012

Autopsie sociale d'une société clandestine mais tellement humaine !

L'originalité et l'intérêt de ce livre-témoignage, c'est de nous faire découvrir un milieu peu connu, magnifié par certains et vilipendé par d'autres : celui des sans papiers...

Le « héros » vient de Côte d'Ivoire.

Comme d'autres il est venu en France, lui, pour répondre à la demande de sa mère. Il ignorait qu'il allait vivre ou plutôt survivre de très nombreuses années dans l'angoisse des lendemains et dans une complète précarité.

Il est en situation illégale comme des dizaines de milliers de personnes avec la peur au ventre- il peut être expulsé à tout moment- et la faim qui le tenaille.

Se prétendre « un esclave moderne » procède de l'exagération !?

L'esclave traditionnel vivait dans la sécurité alimentaire, le moderne « trime le ventre vide » :

« Le premier était battu s'il se rebellait, le deuxième crèvera comme un chien s'il refuse ce qui pourrait être son gagne-pain, mais qui ne l'est pas toujours. Il est obligé de jouer à la partie de poker menteur qui lui est imposée. Obligé, parce n'a pas le choix. »

L'auteur n'est pas dans le registre du complexe post colonial de l'européen mais dans le « dire vrai » : ceux et celles qui emploient et sur-exploitent les sans papiers sont assez souvent des africains qui eux sont nés en France ou régularisés depuis longtemps.

Le clandestin prend n'importe quel travail et s'il se plaint parce qu'il reçoit peu, « l'employeur » lui rappelle que sans papiers, il ne dispose d'aucune existence légale.

Prends si je te donne et de toutes façons, tais toi !

Le lecteur découvre les réseaux mafieux, parfois tolérés par les autorités françaises mais aussi les réseaux de solidarité et l'organisation sociale solidaire qui existe dans les squats.

Comme l'explique bien l'auteur, un pays a droit de réguler ses frontières, mais il n'a pas le droit de jouer avec des existences. Mohamed comme beaucoup d'autres immigrés « clandestins » a fait sa vie ici en France. Il a une compagne et des enfants. Ceux-ci sont aujourd'hui à l'école primaire et leur pays, c'est la France et pas la Côte d'Ivoire.

Combien sont-ils ces êtres transparents que l'on rencontre dans la rue ?

L'économie a besoin d'eux et comme le dit Mohamed avec une pointe d'ironie, s'ils n'étaient pas là, eux les « sans papiers », « Ils seraient bien démunis pour construire leurs campagnes électorales ! Alors on nous expulse, pour prouver aux électeurs qu'on a bien travaillé. Mais on ne nous expulse pas trop.... »


 

Jean-François Chalot 


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46 réactions à cet article    


  • scorpion scorpion 2 mars 2012 15:52

          Réflexion inutile et bien légère par rapport au sujet traité et ce n’est pas une citation passe partout qui enrichisse le débat.

     Merci Monsieur Chalot de parler de ces hommes qu’on exploite et qui sont bien traité en esclave et cela souvent par les même qui se plaignent de l’émigration dont ils profitent.


    • easy easy 2 mars 2012 16:55



      «  »«  » L’esclave traditionnel vivait dans la sécurité alimentaire, le moderne « trime le ventre vide » «  »« 

      Ca peut sembler paradoxal ou exagéré mais c’est bien le cas.

      Pendant la haute époque de l’esclavagisme en Amérique, Guyane et Antilles comprises, les esclaves étaient achetés et leurs propriétaires avaient naturellement intérêt à les garder en bon état.
      Là-dessus, sont arrivés les »36 mois« . Il s’agissait d’Européens libres mais sans le sou ou faillis qui acceptaient de s’offrir, depuis la France, à des maîtres ou financiers ou entreprises aux conditions suivantes :
      Traversée financée par le maître, puis 3 ans de service gratuit sur place, puis libération de toute dette et octroi d’une parcelle de terre.
      Ca semblait jouable et beaucoup ont signé.

      Une fois sur place, ils ont découvert que leur maître ou sponsor les traitait bien pire que ses esclaves. Car la stratégie face aux 36 mois consistait à en tirer le maximum pendant cette durée et de les vider de toute énergie afin qu’ils ne puissent profiter de l’octroi de la parcelle et faire alors concurrence.
      Ces 36 mois ont tellement souffert que très peu ont réussi le cursus prévu. Beaucoup sont morts, se sont évadés et ceux qui ont tenu jusqu’au terme des 3 ans ont le plus souvent demandé à rentrer en Europe tellement ils étaient dégoutés.


      Nietzsche, qui n’a jamais travaillé à suer, avait tôt fait de comparer le travail en usine à de l’esclavage. Poser l’esclavage antique en repoussoir absolu est une erreur du seul fait que celui qui en était le maître avait dû investir et qu’il avait tout intérêt à le faire durer. C’est du reste pour cela que ce principe a tenu pendant des millénaires

      C’est le fait de l’interchangeabilité des individus qui permet de les traiter en kleenex donc de les essorer selon une stratégie assez subtile qui tient compte des réserves d’énergie (physique et morale) originelle que comporte tout organisme prélevé depuis un milieu où il vivait sainement. On voit très bien cette exploitation des réserves individuelles jusqu’au dernier jus dans Les raisins de la colère.


      Les clubs de foot, de basket, achètent un individu prometteur. Ils calculent eux aussi selon une stratégie de citron. S’il le pressent trop, ils ne peuvent revendre cher une épave. Ils jouent donc de finesse pour en tirer le meilleur jus tout en ne l’épuisant pas afin de pouvoir le revendre encore plus cher car semblant encore très prometteur.
      Oui, les clubs sont des esclavagistes mais selon une formule très proche de l’Antique. Et comme ils paient leurs joueurs très chers, ça donne une allure très reluisante au tableau. On aurait envie d’être à la place de ces surdoués du ballon tant ils sont bien payés et couvés.


      Tous les Mohamed Kemigue qui acceptent de se faire transporter clandestinement contre 2000€ sont bernés. A leurs yeux, depuis leur Afrique, ils ont l’impression qu’on les achète cher »Ouh la la, ça représente 10 ans de salaire ! Mon maître fait un gros investissement, je lui serai précieux. Il va me garder"
      Une fois débarqués en Espagne, les malheureux découvrent que 2000€ sont très vite amortis et que leur maître n’a aucun intérêt à les faire durer (surtout qu’il prend des risques judiciaires).
      Un trafiquant pris en train d’employer un clandestin depuis seulement 3 mois sera moins sanctionné que s’il l’utilise depuis 3 ans. Il a donc intérêt à pratiquer un turn-over rapide.

      Je crois que les Mohamed Kemigue qui auront survécu à la stratégie très courtermiste de leur maître ont bien de la chance car la plupart ont très probablement été tués après quelques mois d’épuisement maximum.
      Pas de témoins, pas de corps, pas de papiers, pas de recherches, pas d’enquête, pas de sanctions.

      Par méconnaissance, ces travailleurs kleenex, qui ne sont pas des esclaves, sont victimes des pires crapules et sont exploités à mort.


      • FERAUD 2 mars 2012 17:12

        Cela me donne l’envie de commander ce livre, pas vous ?


        • nenecologue nenecologue 2 mars 2012 17:27

          Allez chiche , soyons 2 milliards en France. Euh ... Et après que fait on ?


          Moi je m’en fout je suis propriétaire alors à chaque vague d’immigration qui arrive mon logement prends de la valeur : C’est mathématique ...

          • CHALOT CHALOT 2 mars 2012 17:45

            Nenecologue ! J’aurais peur à votre place qu’un immigré vous prenne votre logement  !?
            Je vais être sérieux :
            la question n’est pas dans l’ouverture tout azimuth de nos frontières, ce qui serait une erreur et un danger :
            - pour les africains eux mêmes ce qui nuirait au développement de leur pays et les vouerait à l’impasse
            - pour tous avec des fements de division et le règne du libéralisme sauvage
            Ce qui n’est pas acceptable c’est qu’une personne résidanr en France depuis plusieurs années puisse vivre dans une précarité complète, puisse être soumis à la loi de la jungle
            et puisse être renvoyé dans un pays qui n’est plus le sien : il a sa compagne ou son compagnon ici et même des enfants....


            • nenecologue nenecologue 2 mars 2012 18:05

              Merci de me répondre.

              Nous sommes bien d’accord qu’une personne qui travaille en France depuis plusieurs année devrait avoir le droit de demander la nationalité française.
              Le problème c’est qu’a chaque fois que l’on régularise un sans papier c’est un appel d’air pour l’arrivée d’un autre ...
              Il y a donc bien un moment ou l’on va devoir dire stop.
              Toute la question est de définir à quel moment on juge que la population vivant en France est suffisante ! 

            • Yohan Yohan 2 mars 2012 18:27

              Bien sûr, prenez cet immigré, discutez deux minutes avec lui, c’est un gars probablement attachant, vous avez envie de l’aider, vous trouvez injuste la situation bancale et précaire dans laquelle il vit. Mais, comme vous ditez Chalot, c’est sa mère qui lui a demandé de venir.... Il ignorait qu’il allait vivre l’enfer, soit !. C’est bien le problème, nos immigrés installés n’osent pas dire au pays que la France n’est plus cet eldorado qui peut tout faire pour l’Afrique. Quand ils retournent au pays, ils sortent le grand jeu et cachent leur propre précarité à leurs proches. On continue d’entretenir le rêve inutilement et dangereusement. Et les associations, hein, qu’est-ce qu’elles font, sinon d’enfoncer le clou en tentant de faire régulariser massivement tous ceux qui viennent sur notre sol sans y avoir été invités. Alors moi, face à lui, je ferai comme bien d’autres, tenter de l’aider puisqu’il est là si c’est encore possible. Mais pour autant, je continue de dire qu’il faut arrêter ces filières au plus vite, pour notre bien et pour le leur, car nous sommes un pays en déclin qui n’a plus de jobs à offrir, sinon des jobs de misère, qui entretiennent la misère et la haine.


              • Yohan Yohan 2 mars 2012 19:07

                C’est bien la preuve qu’il faut une extrème fermeté chez nos gouvernants pour faire comprendre que l’eldorado n’est plus chez nous et que les clandestins ont tout à perdre de tenter le diable, souvent au péril de sa vie quand on sait l’horreur des filières d’immigration. Il faudrait faire un grand film là dessus et le projeter gratuitement partout en Afrique. Pour autant, cela ne suffira pas à endiguer la vague à venir. Quoiqu’on dise quoi qu’on fasse, il veulent venir. Des familles sont prêtes à tout, à se sacrifier pour payer l’avion avec un visa chèrement négocié sur place, pour envoyer leur « esclave » en europe, qui n’aura comme sort que de trimer pour faire vivre ses proches, à coup de transferts d’argent. Ces gens, j’en vois tous les mois, dans mon job. C’est un pitié de voir ces gars s’user sur les chantiers, vivre avec trois francs six sous dans leur foyer SONACOTRA et attendre la mort, qui viendra plus rapidement pour eux, on le sait, ils le savent...
                La seule solution, c’est que l’Afrique s’émancipe économiquement, ce que leurs gouvernants et les nôtres ne veulent pas vraiment.
                Alors mieux vaut se montrer intransigeant face à l’immigration clandestine et même légale qui procède d’ailleurs de petits arrangements entre pays (tu me prends mes gars, je te donne mes richesses minières). Cela ne fera pas que des heureux certes, mais c’est mieux que de laisser faire, comme on le fait chez nous, avec des indignations à la con.


              • CHALOT CHALOT 2 mars 2012 18:41

                Nenecologue !

                Il faut et là je reprends les propositions de Yohan que l’on mettre fin à la loi su silence. C’est vrai et d’ailleurs l’auteur du livre l’explique parfaitement que les africains qui communiquent avec ceux de leur famille restés en Afrique n’osent pas avouer leur triste sort.
                Il faut faire la chasse et cela impitoyablement aux réseaux mafieux et leurs complices qui font venir en France d’ailleurs dans des conditions inhumaines des immigrés.
                Voici deux propositions parmi d’autres.
                La régularisation des sans papiers doit se faire dans la transparence donc en fonction de critères objectifs, ce ne sont pas tous les sans papiers qui pourraent arriver mais ceux qui sont installés, qui ont fondé une famille.... etc
                Ai-je répondu ?


                • nenecologue nenecologue 2 mars 2012 18:57

                  En fait le merci de me répondre était déjà pour votre premières réponse , alors merci encore ...


                • Mais dans quel monde vit-on ? 2 mars 2012 18:52

                  Régulariser ce type et sa famille, c’est s’incliner devant le fait accompli. Or, il faut tout de même voir l’incroyable insouciance dont il a fait preuve en fondant une famille dans les conditions de précarité qui sont les siennes.

                  Et à cette inconscience, nous mesurons combien ces gens sont éloignés de notre conception de la vie et des responsabilités dont elle est assortie.

                  Mais, soyez rassuré, Flamby régularisera tout ça et, ce faisant, il contribuera à préparer le terrain pour la droite nationale en 2017


                  • CHALOT CHALOT 2 mars 2012 18:53

                    Je n’ai rien effacé et je n’ai pas replié de message


                    • RECULER ?JAMAIS ! 2 mars 2012 19:53

                      La loi est la loi, elle est valable pour tous !!!

                      TOUS les clandestins doivent être expulsé, tous les légaux doivent être traités comme des Français qui respect la loi, ni plus ni moins !!!

                      Le travail clandestin devrait être inscrit dans la loi comme un crime contre l’humanité et imprescriptible.

                      Tous les employeurs de travailleurs clandestins devraient risqué perpétuités et vous verriez leurs nombres passer à 0.

                      Mais comme la plupart des clandestins travaillent dans les restos 3 étoiles où l’umps va bouffer midi et soir, ou dans les entreprises du batiment qui les finances, jamais un parlementaires ne proposera une telle loi.


                      • SNOOP 2 mars 2012 19:54

                        je pense que par humanisme il faut renvoyer mohamed parmi les siens, ici il souffrirait trop
                        discrimination, stigmatisation...
                        non, mohamed doit évoluer au sein de sa civilisation
                        nous n’avons pas le droit de lui faire subir nos lois
                        mahomed est sans doute de civilisation musulmane, il doit pouvoir vivre sa foi en harmonie avec la charia
                        vous n’étes pas un humaniste Chalot, vous me decevez beaucoup smiley 


                        • Massaliote 2 mars 2012 20:02
                          Immigration : une retraite garantie pour les étrangers n’ayant jamais travaillé en FranceAh, la France terre d’esclavage et de déni des droits-de-l’homme. smiley

                          Salauds de Français ! Et d’après vos candidats préférés il n’y en a pas assez des étrangers. Nous avons les moyens n’est ce pas ? La crise ? Pour les « sous-chiens » à rééduquer selon la Bouteldja.


                          • SNOOP 2 mars 2012 20:40

                            oui, comme le dit bouteldja les souchiens Fr ne sont que des colonisateurs, des racistes et des xénophobes...on ne peut pas Chalot faire ça à mahomet...non on ne peut pas...cotisons nous pour lui offrir le billet retour.
                            je veux bien payer des impôts pour amorcer ce mouvement de retour aux pays de tous ceux qui subissent le courroux des Fr...et non pas pour alimenter les pompes aspirantes (allocs, bourses, cmu, ame...) utilisées par le medef et la gauche (hollande-mélenchon) pour exploiter les immigrés.
                            SALOPS ! smiley 


                          • jamjam 2 mars 2012 23:16

                            D’un point de vue humain, on voudrait tous les aider.

                            Mais que se passe-t-il une fois « intégrés » à la société française ? On le voit, et même, on le dit ouvertement de plus en plus, avec les africains et les musulmans ça se passe ensuite très mal. Ils ne se sentent pas bien chez nous et veulent remettre en question notre façon de vivre, en nous proposant en gros ce qu’ils fuient en quittant leurs pays.

                            C’est fou quand on y pense. Des malheureux qui fuient un monde pourri qu’ils voudraient recréer ici, comme si leur seule mécanisme mental était de reproduire à l’infini ce qui les rend malheureux.

                            Je suis descendant d’immigrés européens, 3e génération, et tous ceux que je connais sont parfaitement intégrés. Avec les africains on dirait qu’au contraire, ça va de mal en pis à chaque génération.

                            Leur ouvrir plus la porte est un leurre et nous conduira un jour à des guerres balkaniques.


                            • Denis Rezler 3 mars 2012 08:56

                              Sans doute Jamjam veut t’il parler de balkanisation de la France. Cela vous aura probablement échappé.


                            • non667 2 mars 2012 23:35

                              à chalot
                              vous régularisez un clandestin qui travaille son patron le vire aussitôt car il faudrait le payer au smig + charges sociales soit 1500 € ! aucun intérêt
                              il prend un autre clandestin
                               le régularisé a droit au rsa fait venir grâce au regoupement familial toute sa smala qui aura droit grace au dal et a chalot a un logement social . qui pourra accueillir provisoirement ses cousins venu lui dire bonjour et qui oublieront de repartir ! surtout ceux qui sont malades et ne peuvent se soigner au pays !
                               le mazochisme existe j’ai rencontré chalot  ! smiley smiley smiley


                              • Yohan Yohan 2 mars 2012 23:54

                                Le pire c’est que non667 a 100% raison.

                                 Dans les sociétés de sécurité, c’est malheureusement un cas d’école. On embauche un immigré sans papier, non déclaré bien sûr, qui peut le cas échéant présenter des faux papiers en cas de contrôle inopiné pas trop tâtillon. 5 ans plus, tard, le gars finit par obtenir sa carte de séjour avec autorisation de travailler. Boum, il est illico mis à la porte, car l’employeur ne peut prendre le risque d’admettre qu’il l’a fait travailler au black. De plus, reprendre le gars légalement, que nenni, la boite de sécurité vit de ce système. L’immigré échoue rapidement à Popaul emploi et tout est à recommencer et le gars finit vite au RSA et va inévitablement solliciter l’assistance pour le loger lui, sa femme et ses enfants qui viennent d’arriver. L’immigré légalisé est aussitôt remplacé par un nouveau clandestin et la machine folle continue de tourner au plus grand bénéfice des patrons voyou. 

                                • Mais dans quel monde vit-on ? 3 mars 2012 09:19

                                  « Le pire c’est que non667 a 100% raison. »

                                  Et le pire du pire, c’est qu’il y a des désaxés qui trouvent cela très bien


                                • Jean J. MOUROT Jean J. MOUROT 3 mars 2012 09:10

                                  Cette discussion de « Café du Commerce » est redondante... 

                                  On devrait reparler de la question après avoir lu le livre !

                                  • Mais dans quel monde vit-on ? 3 mars 2012 09:38

                                    « On devrait reparler de la question après avoir lu le livre ! »

                                    De mon point de vue, c’est inutile, parce que la question restera posée du début à la fin de ce qui est vrai et de ce qui est « littéraire »...

                                    Parce que, quand je lis des formules comme « angoisse du lendemain » ou « peur au ventre », je me dis que ces états psychologiques ne sont pas vraiment compatibles avec la fondation d’une famille, la mise au monde d’enfants et tous les risques de détection qui en découlent.


                                  • Yohan Yohan 3 mars 2012 13:40

                                    Pas besoin de lire le livre pour comprendre et savoir. Sortez un peu de vos quartiers bobos, allez faire un tour du côté des puces de Montreuil et aux alentours, vous verrez que l’on a recréé là une société qui ressemble en tout point à ce qu’ils ont quitté et qui montre l’ineptie des théories de l’intégration


                                  • Lamouet 3 mars 2012 11:22

                                    @l’auteur : vous écrivez « l’esclave moderne (le sans-papiers) vit la peur au ventre » pour ensuite faire la comparaison avec « l’esclave »traditionnel« qui vivait »dans la sécurité alimentaire« . 
                                    Un peu d’honnêteté s’il vous plaît : l’esclavage traditionnel était, dans les civilisations
                                    antiques, une institution reconnue (ex : Mésopotamie, Inde, Chine, Egyptiens, Hébreux, Aztèques, Incas, Mayas et Celtes) dans des buts économiques ou militaires. Ces civilisations partaient du principe qu’un maître ayant un esclave pouvait lui aussi devenir esclave s’il était fait prisonnier lors d’une guerre notamment.
                                    Aujourd’hui, le clandestin arrive de lui-même en France !!! Personne n’est allé le chercher !
                                    Et vous prétendez que, puisque sans papiers, il vit  »la peur au ventre« , dans l’exploitation et l’esclavage. Qu’il se hâte de rentrer dans son pays d’origine et de retrouver la liberté !!!! 
                                    Vous demandez la régularisation systématique des sans papiers, ce qui créerait un formidable »appel" notamment des pays africains. Accueillons donc le dixième de la population africaine, soit 100 millions de personnes et accordons leur la nationalité française ! Avez-vous le sens des réalités Chalot ? Bref, êtes-vous Responsable ?


                                    • Massaliote 3 mars 2012 15:24

                                       « la peur au ventre » smiley smiley smiley J’en ai moi-même entendu se présenter dans une administration en clamant haut et fort à la cantonade : Je suis sans papiers et je voudrais...etc...


                                    • barbapapa barbapapa 3 mars 2012 12:22

                                      Et la responsabilité de sa mère ?


                                      Faire venir sa famille sans perspective de futur. 
                                      Le problème est aussi de ceux qui sont arrivés ici et qui se vantent au pays d’origine d’avoir découvert l’eldorado. 

                                      Son pays est a construire. Le notre l’est et on a du mal a préserver. La solution est de le renvoyer dignement. L’expulsion n’est pas immorale, l’immoralité c’est de lui faire croire qu’il y a du travail pour lui bien payé. Y’en a dela pas pour ceux qui vivent ici.



                                      • gordon71 gordon71 3 mars 2012 12:30

                                        belle démonstration que les promoteurs et les défenseurs de l’immigration sont avant tout les exploiteurs et les nouveaux esclavagistes 


                                        les clandestins sont encore plus intéressants pour les grand capital que les réguliers




                                        si vous avez compris celà Chalot on a fait un grand pas en avant, peut être cela devrait il vous donner envie de réfléchir avant de piailler avec les « antiracistes » et les promoteurs de la régularisation massive, véritable fabrique de miséreux de noyés, et d’exclus 

                                        • posteurfou posteurfou 3 mars 2012 13:20

                                          Si ils restaient chez eux , ils ne seraient pas exploités !

                                          il faut les renvoyer ou ils veulent en leur expliquant bien que ici il n’y a rien pour eux ,

                                          que nous meme sommes dans la M****E et que notre société ne peut pas assumer et vous verrez qu’ils ne viendront plus , il faut arreter de se voiler la face (sans rire) et de leur laisser croire que l’eldorado est ici ...pensons a nos enfants et à notre famille ..

                                           

                                          CRDT ...


                                          • lulupipistrelle 3 mars 2012 13:47

                                            Esclave moderne ou servitude volontaire ? 


                                            Les sans papiers sont les complices objectifs du patronat, et il faudrait leur filer une prime ? 

                                            Il y a aussi une complicité des pouvoirs publics, criminelle selon moi : depuis l’arrivée des 20 000 tunisiens, après que Ben Ali ait été chassé... on voit de jeunes types qui zonent autour de la gare, de jour et de nuit.. la police les ignore ostensiblement. 

                                            Le chantage aux mômes est écoeurant. 


                                            Plus théoriquement : il n’ y a pas de contrat social passé entre nous et des gens qui s’infiltrent et qui nous forcent la main. La loi du plus faible, a pour corollaire la montée de la xénophobie. 

                                            « Qui veut faire l’ange, fait la bête ». 

                                            • gordon71 gordon71 3 mars 2012 14:17

                                              Bien vu, je n’aurais pas dit mieux, le chantage aux bons sentiments fait des morts et des esclaves, et contribue à la montée du racisme 


                                            • CHALOT CHALOT 3 mars 2012 15:28

                                              Julius 32  !

                                              Deux différences entre vous et moi :
                                              - je ne me cache pas misérablement derrière un pseudo
                                              - je préfère exprimer de l’humanité plutôt que d’être comme voius un xénophobe qui confond
                                              prise de position et chantage dit émotionnel !


                                              • gordon71 gordon71 4 mars 2012 09:04

                                                je ne me cache pas derrière un pseudo


                                                un peu de pitié et de compassion pour vos proches Chalot....

                                                prenez un pseudo

                                              • socrates144 socrates144 3 mars 2012 15:50

                                                En fait la solution du problème de l’immigration (en partant bien sur du principe qu’il y’a vraiment problème ..) ne tiens pas tant à l’action des politiques français tous bords confondu , mais à celles des futurs (ceux actuels n’y comptez pas trop) gouvernants africains 


                                                pourquoi ?

                                                c’est simple ce qui motive l’immigration légale (ceux qui ont les moyens) et illégales (ceux qui ne l’ont pas) c’est tout simplement le manque d’espoir 

                                                j’ai bien dit le manque d’espoir , pas la pauvreté , car on peut être pauvre mais avoir l’espoir que le lendemain sera meilleur , mais si c’est espoir disparaît , alors les gens partent s’établir ailleurs

                                                le problème ici c’est que le déficit d’espoir prends sa source dans des problèmes géographiques , historiques et surtout géopolitiques

                                                pour faire simples beaucoup d’élites occidentales et africaines sont pour le statut quo , et en plus ont peut facilement les utiliser de manière démagogique sur place pour se faire élire car après tout ils ne votent pas ..

                                                n’ayez pas trop d’illusions avec le Pen , si jamais elle prends le pouvoir , elle se rendra compte de l’immense bénéfice qu’obtient l’occident avec le système actuel , et ne fera rien de significatif .

                                                une note d’espoir quand même : rien n’est éternel après tout les barbares repoussés loin du limes on fini par conquerir le monde .. ^^

                                                • CHALOT CHALOT 4 mars 2012 08:56

                                                  Julius 32 ! vous ne faites même pas l’effort de lire les articles. Il s’agit là dans le livre, non nde demander la régularisation de tous les sans papiers mais d’expliquer la situation de ceux qui ont fait leur vie ici et comment ils l’ont fait


                                                  • gordon71 gordon71 4 mars 2012 09:12

                                                     Ils seraient bien démunis pour construire leurs campagnes électorales 



                                                    c’est vrai que les clandestins servent plusieurs fois :

                                                    à enrichir le passeur
                                                    à enrichir les trafiquants
                                                    (en vendant parfois de la drogue pour payer les passeurs) 

                                                    à enrichir le patron qui le paie en dessous du smic sans payer les charges

                                                    à faire gagner les élections tant au partis de gauche « immigrationnistes », qu’aux partis de droite anti


                                                    • Massaliote 4 mars 2012 17:35

                                                      Ils servent aussi de réservoir de chair fraîche pour tous ces pathétiques frustrés gauchouillards qui deviennent « d’honorables accueillant(e)s ».


                                                      • CHALOT CHALOT 4 mars 2012 17:47

                                                        Pauvre Massaliote  ! pas de courage et en plus incapable même sous son pseudo de développer une idée originale ou construite.
                                                        Les xénophobes sont bien faibles de nos jours.

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