Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Politique > La téléréalité de l’extrême droite belge compte des nouveaux (...)

La téléréalité de l’extrême droite belge compte des nouveaux acteurs

Le mouvement RWR (Right Wing Resistance) a fait son apparition en Belgique. Il s’agit d’un mouvement d’inspiration néo-nazie, fondé en Nouvelle Zélande, et qui milite pour le White Power, autrement dit la suprématie de la race blanche. Répandu en Europe grâce à Internet, notamment Facebook. 

L’objectif de cet article est de mettre en lumière les liens entre un mouvement néonazi suprématiste comme le RWR, et les nationalistes belges et français, afin de souligner le potentiel de violence de ces groupuscules sans aucun objectif électoraliste, sans raison d’être politique, sans fondement idéologique, ne fut que la haine, la brutalité, l’obscurantisme qu’ils reprochent aux autres.

Pour aller plus loin dans la présentation rapide du mouvement : fondé par Kyle Chapman, un skin exalté connu par la police NZ depuis son adolescence, le mouvement s’est déjà remarqué par l’organisation des milices privées dans les quartiers chauds, des manifestations contre l’immigration asiatique en terre néozélandaise, par des explosions et autres florilèges. Ancien mormon, il a abandonné femme et cinq enfants pour se dédier aux activités néofascistes, ce qui prouve encore que le combat dépasse le discours sur les valeurs familiales.

Quels liens avec les nationalistes belges ?
Malgré les négations du secrétaire général Nation, mouvement nationaliste francophone, Jean-Paul Demol, qui prétendait ne rien connaître, des représentants du RWR Belgium étaient à Malonne, lors de la manifestation anti-Michelle Martin. La même fausse ignorance de la part du fondateur Nation, le sous-officier Hervé Van Laethem, qui s’est préservé soigneusement de répondre à toute question gênante sur les liens Nation avec le RWR. Non pas parce qu’il n’y se retrouve pas dans cette idéologie, embrassée jadis au Vlaamse Militanten Orde (VMO), le VMO-Bruxelles, le groupe L'Assaut, le comité Bruxelles-Identité-Sécurité (BIS), le Front nouveau de Belgique (FNB)...

Mais surtout parce qu’il sait qu’ils ont de plus en plus de mal à retenir les jeunes JN déçus des résultats des dernières élections communales, une vraie apocalypse pour les nationalistes francophones. Les chefs nationalistes veulent donc faire croire que ces résultats sont plutôt encourageants, afin que les jeunes ne quittent pas le bateau avant 2014. Ils élaborent des pseudo analyses politiques qui veulent faire passer les résultats pour une grande réussite, afin de tempérer les jeunes (et les moins jeunes) qui affichent ouvertement la croix gammée sur l’ante bras et le White Power en lettres gothiques et brûlent d'impatience.

Puisqu’on a expliqué brièvement le contexte, voyons un peu les actions RWR au niveau européen et belge implicitement. Certes, la surveillance sur le territoire européen les empêche d’agir comme dans les grands espaces de la NZ. Pas de feu d’artifice de grand calibre, pas encore de milices privées et des patrouilles dans les quartiers. Mais les rêves d’action de ce mouvement calqué sur le Blood and Honour ne sont pas moindres : une manifestation est prévue le 10 novembre à Londres, contre la construction d’une grande mosquée près du stade Quoi d’autres ? Difficile d’innover quand on est nationaliste, mais quand même. L’immigration, la suprématie de la race blanche, presque des lieux communs, mais certains y croient dur comme fer. Les axes d’action sont à peu près les mêmes. Forcément, les personnes le sont aussi.

La troisième voie mène à Ayoub
On ne pouvait pas finir ce précis de décomposition nationaliste sans signaler aussi la présence de Serge Ayoub, directeur du sprl Troisième Voie, dans ce milieu suprématiste. C’est presque normal, le mot Voie renvoie (pas fait exprès) à la Voie Lactée, qui, tout le monde le sait, est Blanche. Surement plus connu que tous les nationalistes précédents réunis, Ayoub s’est fait un nom comme skinhead dans les années 80. Un peu comme Kyle Chapman, le fondateur RWR. Ayoub, précédé par sa réputation, s’est fait aussi ami avec quelques RWR-istes belges. On ne sait jamais quand une petite récupération des nationalistes est possible.

Cet article se propose de souligner le danger de ces mouvances, dont le combat raciste et extrémiste s’internationalise et se radicalise en même temps.


Moyenne des avis sur cet article :  3.09/5   (23 votes)




Réagissez à l'article

3 réactions à cet article    


  • chuppa 29 octobre 2012 16:05

    @l’auteur : . Merci pour l’information, et votre attention à ce phénomène. mais svp vos sources (ou du moins autre chose que vos affirmations) D’autre part, quelle est la taille de ce groupuscule dont vous semblez bien connaître les structures. Car comment ne pas douter ,il s’agit de votre premier article, et votre CV est aussi blanc que la neige tombée hier. Dites nous en plus svp


    • L'enfoiré L’enfoiré 30 octobre 2012 08:30

      Comme chuppa. 

      Bruxellois, je n’ai vu aucune tendance dans ce sens. Donc, il faut faire sortir le lapin du chapeau et en dire un peu plus sur vous.

    • OMAR 29 octobre 2012 16:36

      Omar 33

      Bonjour Malika.

      Des groupuscules néo-nazis, racistes, antisémites ou anti-islamistes, naissent quotidiennement.
      Ceci est lié à la conjoncture économique mondiale très négative, ainsi qu’à des stratégies élaborées par certains tenants du pouvoir politique et/ou financier qui gèrent le monde à leur guise.

      C’est bien d’en informer l’opinion, de l’avertir des dangers qu’ils comportent.
      Mais c’est mieux aussi de s’en prémunir par des paroles et actes responsables,t pacifiques et diamétralement opposés aux leurs.

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON

Auteur de l'article

Malika NN


Voir ses articles






Les thématiques de l'article


Palmarès