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Accueil du site > Actualités > Politique > La valeur de l’exemple

La valeur de l’exemple

 

Aujourd’hui, près de 500 000 personnes en France détiennent un mandat électif.

Quelles devraient être les qualités requises pour être élu ? La compétence, l’altruisme, le désintéressement, le courage, la disponibilité, l’honnêteté... ce sont les réponses les plus fréquentes. Personnellement, je n’en citerai qu’une qui présuppose toutes les autres : l’exemplarité.

Exemplaires, la très grande majorité des élus le sont. Certains, par intérêt ou par ambition, ont trébuché ou failli. Ils ont été pris et condamnés, ou sont passés entre les mailles du filet de la Justice. Qu’importe, la vérité finit toujours par éclater au grand jour, et dans la vie publique encore plus rapidement qu’ailleurs. L’électorat, trompé dans ses choix, développe un sentiment de rejet d’ensemble de la classe politique et des structures démocratiques. L’élection au suffrage universel est un contrat de confiance entre l’électeur et son élu. La confiance est un sentiment fragile, je dirais "un sentiment à usage unique". Le citoyen, bafoué, vote avec dédain, pour un candidat de pis-aller. Il sait qu’il sera de nouveau trahi. Il ne s’en soucie plus. Il ne se sent plus représenté et finit par se détourner totalement de la vie politique.

On sait depuis longtemps que la corruption de certains élus pousse l’électorat dans les bras des extrémistes de tous bords. Au cours des dernières décennies, les scandales ont succédé aux affaires et sont devenus si courants qu’ils n’émeuvent plus guère l’opinion publique. Le populisme en a fait son fond de commerce et n’a jamais été aussi prospère. L’abstention progresse très régulièrement.

Tous les partis politiques ont leurs "brebis galeuses", mais bien peu ont trouvé le vaccin. Le pire est parfois venu d’en haut. Arnaud Montebourg a longtemps cherché à faire inculper le chef de l’Etat, en vain ; l’immunité présidentielle est retombée comme un rideau coupe-feu. Certaines carrières ont été brisées par la justice. D’autres ont réussi à rebondir et ont fait un très beau retour sur le devant de la scène. Au total, bien peu d’hommes politiques condamnés ont été exclus de leur parti et placés, de fait, dans une situation d’inéligibilité. L’association ANTICOR milite pour que les partis, qui font aussi partie des victimes, balayent devant leur porte et assainissent d’eux-mêmes la vie politique (http://anticor.wordpress.com/). Cette association, présidée par Séverine Teissier, regroupe une cinquantaine d’élus de droite comme de gauche. Séverine Teissier publie cette semaine un excellent article sur le blog national de Rénover Maintenant (http://www.renover-maintenant.org/blog/), intitulé "Alain Juppé, un choquant retour". L’ancien premier ministre est de retour de son exil au Canada. Après une peine de prison avec sursis assortie d’une période d’inéligibilité, il est très pressé de reprendre les rênes de sa mairie de Bordeaux. Il provoque donc la démission de tout le Conseil municipal pour organiser de nouvelles élections dont il compte bien sortir vainqueur. Cette opération destinée à "laver son honneur" est, bien entendue, réalisée aux frais du contribuable (350 000 €). Nicolas Sarkozy a déjà annoncé que, s’il gagnait les prochaines présidentielles, il ferait d’Alain Juppé le prochain président de l’Assemblée nationale. Que reste-t-il de l’exemplarité d’un tel personnage ? Qu’il ait purgé sa peine ne change rien à l’affaire. Certes, il est redevenu un citoyen à jour de ses dettes, mais quelles prétentions peut-il avoir encore à être représentant du peuple ? Tous ceux qui sont mis en examen (Jean-Paul Huchon, par exemple) ne devraient-ils pas être immédiatement suspendus de leurs fonctions le temps que la Justice ait tranché ? Les élus ne sont pas de simples citoyens. L’indulgence ne peut leur être accordée. En cas de condamnation, l’inéligibilité définitive doit être la "double peine" obligatoire qu’ils ont acceptée par contrat signé avec la République.

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43 réactions à cet article    


  • tmd (---.---.5.58) 22 septembre 2006 10:11

    J’ose le parallele entre les partis politiques a qui on demande qu’ils « balayent devant leur porte » et une equipe de coureurs cyclistes a qui on demande la meme chose concernant le dopage ...


    • Sam (---.---.201.61) 22 septembre 2006 11:52

      C’est tout à fait légitime et ça montre combien les politiques ont organisés leur impunité, tant leurs magouilles, leur corruption qui ruine l’Etat, biaise les lois, renforce les classes et l’injustice sociale, ne sont pas ou à peine relevées par les journaux, et paraissent bien souvent appartenir à une sorte de fatalité anthropologique.

      N’empêche qu’on peut changer la composition des Assemblées, la durée des mandats, la nature des sanctions pour corruption.

      Ca serait mieux que de se lamenter sans espoir sur le Pouvoir et sa nature corruptrice ad infinitum.


    • argoul (---.---.109.179) 23 septembre 2006 14:15

      La France est un régime fondé sur la philosophie des Lumières : 1/ la peine, une fois purgée, est « lavée » (comme dans la confession catholique dont la gauche est l’héritière) ; 2/ le peuple est souverain : ce qui veut dire qu’il élit qui il veut ; s’il élit sciemment des « crapules », c’est qu’il considère qu’elles sont « utiles » (les Américains ont fait de même pour Bush junior2) ; 3/ l’exemple vient « d’en haut », mais ce haut n’est pas seulement composé de « politiques » (pas plus crapuleux qu’avant, voir les années 30 ou les années 50...) ; ce « haut » de la France est composé aussi de tous les grands patrons (certains honnêtes et certains sans scrupules), des grands professeurs, intellectuels et chercheurs (dont quelques histrions plus médiatiques que scientifiques), des journalistes de télé (dont bon nombre d’amuseurs, vulgaires, toujours dans le sens du vent et de la flatterie sexo-révolutionnaire - tout en étant très vigilants sur leurs propres rémunérations !), et j’en passe.

      Les « politiques » sont des boucs émissaires faciles, mon cher Jean-Pierre. Seulement, eux, ils se présentent régulièrement aux suffrages des électeurs. Pas les autres.

      Cela dit, qu’il y ait à réformer le système français, plus « monarchique » qu’aux contrepouvoirs équilibrés, j’en suis éminemment d’accord ! Mais ne confondons pas les hommes et le système : à l’éducation nationale, à la justice, dans les entreprises tout comme en politique.


    • Corwinhawk (---.---.101.8) 22 septembre 2006 10:32

      A propos des élus ayant été condamnés et continuant à exercer leur mandat, voici un cas scandaleux :

      http://www.avft.org/html/courdesses.html

      Un maire condamné pour agression sexuelle et harcèlement sexuel à l’encontre d’une salariée de la mairie.


      • Sam (---.---.201.61) 22 septembre 2006 11:48

        Et les derniers développement, c’est quoi ?

        Peut-être les élections sont passées par là et l’agressif harceleur sexuel s’est retrouvé sur le sable ?..

        En tous cas, il doit plus habiter à Puylaroque. Trop petit village pour ne pas être connu et reconnu par tout le monde...


      • cflorian 22 septembre 2006 10:51

        sarkozy soutient juppé, dont il trouvait la peine sévére, c’est bien le même qui parle de démission de la justice ? pourquoi les hommes politiques s’embéteraient à être exemplaire quand les électeurs les élisent malgré des condamnations ? j’admire le courage d’un dsk qui démissionne le temps de prouver son innocence quand d’autres se font élire juste pour avoir l’immunité.


        • Vendeta (---.---.102.24) 22 septembre 2006 11:02

          La seule solution serait d’inscrire dans la Constitution la révocabilité des élus, dès lors qu’il ne remplissent par leur mandat convenablement.. Cela était prévu dans les mouvements révolutionnaire de la Commune.

          Aujourd’hui, on vote pour un homme (ou une femme), qui sait qu’il sera en fonction pendant toutes la durée de son mandat, sauf si la justice le condamne (et encore).

          Il ne craint en aucun cas la décision du peuple, qui est muselé par cette barrière antidémocratique, en attendant la prochaine élection !

          Il faudrait imposer que lorsqu’un nombre conséquent (30 % par exemple) de personnes, inscrites sur les liste électorales bien sûr, conteste de façon officielle (signature sur un registre en Mairie) la légitimité d’un élu suite à des affaires ou des actions ou des propos, le Conseil de la ville (pour les Maires) ou le Conseil régionnale (Conseiller régionnaux), ou l’Assemblée nationnales (pour les députés et ministres) soit saisi et qu’un vote ’public’ (choix et nom des votants) soit organisé pour savoir si le personnage en faute est soutenu ou non par les autres élus du peuple, et si oui par qui ! Comme cela chacun serait devant ces responsabilités face aux électeurs, et au peuple ! Les électeurs ont apposé leur nom et signature, donc les élus doivent dévoiler leur choix ! Démocratie...

          Cette méthode aurait surement mis à la porte bon nombre de maries et élus véreux, violent, raciste...

          Qui oserait soutenir devant son peuple un violeur condamné... Qui oserait soutenir devant son peuple un homophobe condamné.... Qui oserait soutenir devant son peuple un raciste condamné... Qui oserait soutenir devant son peuple un détourneurs de fonds public condamné..

          pas grand monde, car chaque élu devra en répondre devant le peuple, aux élmections d’après !

          V.


          • cflorian 22 septembre 2006 11:16

            le probléme c’est que les électeurs se moquent de plus en plus de l’honneteté des élus. quand le député vanneste est condamné pour homophobie, son groupe politique le soutient et il se fera réélire à la prochaine législative, des maires sont revenus aprés avoir été condamnés. pasqua devient sénateur pour échapper à la justice, ça ne choque même plus. les citoyens sont devenus fatalistes ou imbéciles, au choix.


          • alberto (---.---.196.176) 22 septembre 2006 11:04

            Ouai, ouai, on peut rèver...

            Quel candidat(e) propose de limiter à UN le nombre de mandats électifs ?

            Quel candidat(e) propose de limiter à DEUX le renouvellement de son mandat ?

            Quel candidat(e), enfin, proposera la transparence de son patrimoine


            • Hakim I. (---.---.29.92) 22 septembre 2006 11:16

              Je pense effectivement que ces trois éléments sont la clé d’un renouveau politique en France.


            • Hakim I. (---.---.29.92) 22 septembre 2006 11:27

              Bonjour,

              Il est clair qu’on ne peut être qu’écoeuré en apprenant les affaires de corruptions dans le monde politique. Je ne vous dis pas l’effet produit lorsque ces affaires vous touchent directement.

              Mon lycée (dane le 92) était directement concerné par l’affaire du détournement de fonds publics destinés à la rénovation des lycées des Hauts de Seine. La fameuse affaire pour laquelle Guy DRUT a été gracié par la Chirac. J’ai passé toutes mes années lycée dans des préfabriqués, des laboratoires où nous subissions une fuite de gaz par mois en moyenne, et j’en passe.

              En passant, il faut savoir que l’école privée De Vinci, communément appelée la FAC PASQUA a été innaugurée dans le même laps de temps. Quel cynisme !

              Lorsqu’on y est confronté, et que la corruption des politiques marque dès l’adolescence, vous pouvez imaginer la génération d’abstentionnistes qui en résulte.


            • Marsupilami (---.---.224.81) 22 septembre 2006 12:57

              @ Hakim L

              Tout à fait d’accord avec toi. De ce point de vue, le chiraquisme aura eu des effets désastreux, encore pire que les errances sous Mitterrand.

              Vite fait : je t’ai répondu au sujet de Wrysia et de tes trois options sur l’autre fil.


            • alexis monjauze (---.---.125.152) 25 septembre 2006 14:00

              Corinne LEPAGE le propose exactement comme vous le décrivez... voir : www.cap21.net

              Alexis


            • La Taverne des Poètes 22 septembre 2006 11:26

              Tant que les moutons de Panurge suivront les brebis galeuses, elles permettront l’entrée du loup dans la bergerie.  smiley


              • La Taverne des Poètes 22 septembre 2006 11:30

                Pour Juppé, je vous trouve un peu dur. La justice est passée et il a purgé sa peine, ce qui est loin d’être le cas pour beaucoup d’élus dont certains ont commis des actes graves et répétés. De plus, on sait que Juppé a été un peu le fusible du Président...


              • Marsupilami (---.---.224.81) 22 septembre 2006 11:54

                Un fusible, certes, mais qui a (en-dehors de sa condamnation dans l’affaire des emplois fictifs) personnellement piqué dans la caisse quand même en s’octroyant et en octroyant à ses enfants des privilèges exhorbitants en matière de loyers.

                Mais comme tu dis, tant que les électeurs continueront d’élire ou réélire des escrocs manifestes, rien ne changera.


              • Hakim I. (---.---.29.92) 22 septembre 2006 11:28

                Bonjour,

                Il est clair qu’on ne peut être qu’écoeuré en apprenant les affaires de corruptions dans le monde politique. Je ne vous dis pas l’effet produit lorsque ces affaires vous touchent directement.

                Mon lycée (dane le 92) était directement concerné par l’affaire du détournement de fonds publics destinés à la rénovation des lycées des Hauts de Seine. La fameuse affaire pour laquelle Guy DRUT a été gracié par la Chirac. J’ai passé toutes mes années lycée dans des préfabriqués, des laboratoires où nous subissions une fuite de gaz par mois en moyenne, et j’en passe.

                En passant, il faut savoir que l’école privée De Vinci, communément appelée la FAC PASQUA a été innaugurée dans le même laps de temps. Quel cynisme !

                Lorsqu’on y est confronté, et que la corruption des politiques marque dès l’adolescence, vous pouvez imaginer la génération d’abstentionnistes qui en résulte.


                • Hakim I. (---.---.29.92) 22 septembre 2006 11:29

                  Désolé pour la répétition, je dois avoir une panne de navigateur...


                • Torre ben (---.---.117.178) 22 septembre 2006 11:28

                  Absolument ! la limitation des mandats dans leur nombre et leur durée. Voilà la clef d’un changement qui ferait de la France une vraie démocratie. Marre de ces élus qu’on voit du berceau à la tombe qui nous prennent pour des gogos !


                  • La Taverne des Poètes 22 septembre 2006 11:31

                    Nos élus confondent mandat avec profession et carrière.


                  • cflorian 22 septembre 2006 11:46

                    mais nos élus sont élus justement, c’est nous qui les mettons en place et les y maintenons. ils en font une carriére car nous le voulons bien. certains critiquent même le manque d’expérience de ségoléne royal ; on peut l’attaquer sur beaucoup de sujets, mais là je trouve ça vraiment triste.


                  • Becran (---.---.55.59) 22 septembre 2006 14:58

                    @cflorian

                    « mais nos élus sont élus justement, c’est nous qui les mettons en place et les y maintenons. ils en font une carriére car nous le voulons bien. certains critiquent même le manque d’expérience de ségoléne royal ; on peut l’attaquer sur beaucoup de sujets, mais là je trouve ça vraiment triste. »

                    Ils sont élus oui, mais est ce que l’on nous donne l’opportunité d’en élire d’autres ? Non, parcequ’on nous présente toujours les mêmes... Le système des partis est perverti...


                  • Basique (---.---.114.139) 22 septembre 2006 15:04

                    Je vote blanc..Je vote, je me sens concernée par la France mais pas parcequ’on me propose..Et mon vote part à la poubelle..de quel droit ? Alors après effectivement c’est toujours les mêmes têtes par défaut qu’on nous inflige smiley


                  • Sam (---.---.201.61) 22 septembre 2006 11:42

                    En cas de condamnation, l’inéligibilité définitive doit être la « double peine » obligatoire qu’ils ont acceptée par contrat signé avec la République.

                    Je l’affinerais bien cette inéligibilité, si tu permets.

                    1 inéligibité partielle pour ceux qui ont, par exemple, pris de l’argent pour leur parti, sans en profiter eux-mêmes. Le fautif serait autorisé à être élu à l’échelon local, uniquement et définitivement.

                    2 inéligibilité totale pour les élus convaincus de s’être servis. Et définitive.

                    Ca devient un problème massif, cette corruption triomphante. Exemples :

                    Carignon à Grenoble, que les UMP remette allègrement en selle.

                    Pasqua qui va de procès en procés, avec sa famille d’ailleurs, casé comme Sage, sénateur.

                    Juppé condamné ne repasse même pas par la case « élections » pour reprendre sa représentation auplus haut niveau.

                    Cambadelis, condamné DEUX fois pour des magouilles, toujours en poste au plus haut niveau.

                    Emmanuelli a payé, mais il est toujours en poste.

                    Sans oublier les légitimes suspicions de corruptions...

                    Sarkozy, jamais inculpé ni condamné, mais comment touche t-il une telle masse de pognon pour sa campagne ?..Quelles promesses a t-il pu faire qui foulent son indépendance d’élu, quels contrats a t-il promis et peut-être signés en secret ? Qu’a t-il peut-être touché lui-même en secret ? Comment peut-il sans aucun contrôle, continuer à être le troisième personnage de l’Etat, alors qu’il est au coeur d’une procédure impliquant la banque des Banques et une possible manip des services secrets ? On peut, d’ailleurs poser cette question pour tous les élus acteur de cette affaire, me semble-t-il.

                    On pourrait allonger la liste des coincés triomphants. On pourrait sans doute étirer celle des élus en position d’être corrompus. Sans parler de ceux qui n’ont jamais été coincés, faute de preuves ou faute de témoins possibles (cf Méry).

                    On pourrait surtout faire appliquer la transparence.

                    Combien d’élus ont complètement rempli (salaires ET patrimoines mobilier comme immobilier) leur déclaration de bien obligatoire à l’Assemblée ?..Combien l’ont publié sur leur site ?

                    On pourrait surtout aménager les STRUCTURES DU POUVOIR.

                    Un mandat = deux ans, à tous les échelons. Pas le temps de s’intaller dans la corruption.

                    Privlèges ramenés au raisonnable. Fini les palais et les chateaux, les meubles grands-styles, les Safrane et les frais illimités. Fini les retraites cossues. Fini les prêts à taux ridicules.

                    RECOMPENSES CITOYENNES pour revitaliser la Démocratie.

                    En bénéficieraient les élus qui font le plus de réalisations donnant la parole, la décision au vrai Pouvoir, le peuple. Je parle de référendums, d’enquêtes d’utilité publique, d’associations de quartiers, d’inclusion de citoyens lambdas dans la réflexion et la gestion de sommes et de moyens pour des projets bien identifiés.

                    Aujourd’hui la plupart de nos élus ne sont plus nos REPRESENTANTS.

                    On ne peut se dire représentants de la République, du Peuple quand on vit comme un petit Roi.

                    On ne peut pas se dire garant de l’intérêt général, quand la corruption est si endémique qu’on est obligé de se voter une loi d’amnistie générale.

                    On ne peut pas demander au Peuple le pouvoir, la confiance et les sacrifices, quand on s’en exonère soi-même sans fin et sans jamais reconnaître qu’on est un privilégié, un menteur ou un corrompu.


                    • ohnil (---.---.218.193) 22 septembre 2006 11:49

                      La sanction devrait être calquée sur celle qui est appliquée aux fonctionnaire de l’Etat :

                      La révocation sans possibilité de retour.

                      Ca eviterait d’avoir des Juppé, Drut, Donnedieu de Vabre (j’en oublie tellement la liste est longue) aux commandes de l’Etat alors qu’ils ont été condamnés pénalement.


                      • l’ami fritz (---.---.93.173) 22 septembre 2006 13:22

                        « Quelle époque terrible où des borgnes guident des aveugles ».

                        Shakespeare (Hamlet)

                        Belle métaphore de valeur de l’exemple en démocratie, je trouve...


                        • Becran (---.---.55.59) 22 septembre 2006 14:17

                          On en revient toujours au même problème, les partis et les hommes, malheureusement toujours les mêmes. Personne n’est choqué que l’on accepte de valider une élection alors que pratiquement la moitié des personnes en droit de voter s’abstient. Personne ne relève le fait que notre Président actuel n’est le choix que de 10% des gens en droit de voter. Tout va bien, le bateau coule normalement... Le suffrage universel est une vaste fumisterie tel qu’il est exercé actuellement !

                          A quand posera t’on des conditions sur la validation où non d’une élection par le respect de critères simples, par exemple en rendant le vote obligatoire et en comptabilisant le vote blanc, dit vote contestataire. Ou bien, sans rendre le vote obligatoire, en conditionnant la validation d’une élection à un taux de participation minimum et en comptabilisant le vote blanc. Qu’attend t’on pour soumettre aux parlementaires des questions qu’une énorme majorité de Français se pose et que les politiques, par intérêt, évitent soigneusement de mettre sur la table (un seul exemple, les OGM). Quand presque la moitié du peuple se détourne du système actuel de désignation de leurs « représentants », n’est il pas temps de changer de système, ou tout au moins de l’améliorer ?

                          A quand le mandat unique ? Et j’entends par unique le non cumul des fonctions. Etre maire d’une ville de ne serait ce que 20 000 habitants ne requière t’il pas de s’en occuper à plein temps ? Peut on être Maire, député, j’en passe et des meilleures !!!

                          Cette liste de disfonctionnements n’est pas exhaustive, trop c’est trop !


                          • Becran (---.---.55.59) 1er octobre 2006 12:36

                            J’y reviens un peu tard...

                            Que peut on faire à un député (Français ou Europpéen) qui n’assiste pas aux séances ?

                            En tous cas je sais ce que fera mon patron si je ne vais pas au boulot tous les jours à l’heure...


                          • vigie (---.---.63.203) 22 septembre 2006 16:12

                            Comme a chaque rendez-vous électoral, ressurgit le spectre des qualités morales de nos hommes politiques. C’est un lieu commun de dire que nous voudrions des hommes politiques, intègre, courageux, compétent, exemplaire, et au moment de mettre notre bulletin dans l’urne, nul doute que chacun de nous a dans l’esprit le minimum d’exigence que représente pour lui son candidat, on réagit en fonction de valeurs qui nous semblent essentielles pour la France.

                            Il se trouve que le système des partis est complètement verrouillé dans ce pays et l’émergence d’hommes neuf qui semblerait incarner un renouveau est à mettre au placard des oubliettes. Dans ceux qui restent il a pléthore de cas qui posent conscience tant le nombres d’affaires en constante augmentation, jette le discrédit sur les hommes qui nous gouvernent.

                            Ils sont le miroir d’une société désabusé, qui se rend compte chaque jour un peu plus que ceux qu’ils portent au pouvoir, malgré les nombreux avantages que leur accorde la république les pillent indûment, il organise leur évasion fiscale, entretiennent une cour de laquais obséquieux, au détriment de la république.

                            Aussi a coups d’assaut répétées de scandales en tous genres le devoir d’exigence morale se fait jour, l’image que leur renvoi ces politiques qui a longueur de discours s’érigent en défenseur des valeurs de la société, pourfendeur des injustices, ne sont plus crédibles, et une société qui n’a plus de devoirs, d’exemples, de références ne peut que basculer dans la violence et l’incompréhension.

                            L’incapacité législative a résoudre ses problèmes conduit les individus au vote blanc, voire aux extrêmes. Il faut que nos politiques prennent garde, car quand un peuple perd, sa confiance et ses idéaux, il s’ensuit forcément des périodes de troubles.

                            Malheureusement je ne vois pas qui peut incarner ce devoir d’exigence tant ils sont tous plus préoccupé par leurs petites phrases assassines que par l’avenir du pays, tant il est plus facile d’être grandiloquent que de s’atteler aux réformes structurelles de la nation.


                            • Rincevent (---.---.140.80) 22 septembre 2006 16:35

                              Bonjour.

                              Je voulais simplement, en tant que citoyen lambda, attirer l’attention sur l’Europe.

                              Voici un compte rendu de ce qui se passe actuellement, derrière notre dos, dans les instances européennes, trouvé sur le cite de l’URFIG, ( parmi d’autres textes intéressants) :

                              LE PARLEMENT EUROPEEN, LE DROIT ET LA DEMOCRATIE (23 juin 2006)

                              « ...le Parlement européen : une assemblée, qui prétend créer du droit pour toute l’Europe... : un exemple avec le vote d’une résolution, soumis le 14 juin 2006, « sur les étapes futures de la période de réflexion et d’analyse sur l’avenir de l’Europe ».

                              Un amendement au texte proposé contenait deux parties (l’ensemble du texte est disponible sur le site) :

                              La première rappelait que :

                              ...« pour pouvoir être appliqué, le »Traité établissant une Constitution pour l’Europe« signé à Rome le 29 octobre 2004, doit être unanimement ratifié. »...

                              Non seulement, cette exigence d’unanimité se trouve inscrite dans le projet de traité lui-même en son article 447, § 2, mais il s’agit pas moins que d’un principe majeur de droit international que rappelait, il y a peu, Hubert Védrine (« en droit international des pays, quel que soit leur nombre, ne peuvent imposer un traité à un pays qui l’a rejeté » - Le Monde 9 juin 2005).

                              Par 432 voix contre 145 et 5 abstentions, le Parlement européen a rejeté cette première partie de l’amendement. Parmi les Français qui ont voté contre, on trouve :

                              - les UMP Audy, Bachelot, Daul, Descamps, De Veyrac, Fontaine, Gaubert, Gauzès, Grossetête, Guellec, Lamassoure, Mathieu, Saïfi, Toubon et Vlasto ;
                              - les UDF Beaupuy, Cornillet, De Sarnez, Fourtou, Gibault, Laprerrouze et Lehideux ;
                              - les socialistes Arif, Bono, Bourzai, Carlotti, Castex, Desir, Guy-Quint, Hamon, Hazan, Laignel, Patrie, Peillon, Poignant, Rocard, Savary, Trautmann, Vaugrenard, Vergnaud, Weber ;
                              - les Verts Bennahmias et Onesta.

                              La deuxième partie :

                              ...« exprime solennellement son respect pour le choix démocratique opéré par la France et les Pays-Bas quand ces pays ont voté »non« à 54,7% et 61,6% respectivement. »...

                              Elle a également été rejetée par 453 voix contre 127 et 26 abstentions.

                              Les Français qui se sont opposés à ce texte demandant le respect du vote des Français...

                              ... les mêmes votants auxquels il faut ajouter les UDF Cavada et Griesbek et les socialistes Le Foll et Roure qui n’avaient pas participé au vote sur la première partie de l’amendement. Le Vert Lipietz qui avait soutenu la première partie a voté contre la seconde....

                              ...Ainsi donc, des élus français, socialistes inclus, ont rejeté à la fois le respect d’une règle de droit et le respect du choix du peuple français tel qu’il s’est exprimé le 29 mai 2005.

                              Quant à la résolution elle-même, elle a été approuvée par 347 voix contre 212 et 70 abstentions.

                              Ce texte rappelle une précédente résolution (19 janvier 2006) demandant l’application du traité inchangé en 2009 au plus tard et « réaffirme son soutien au TCE ». Il « met en garde contre toute tentative de détricoter le compromis global » et « réaffirme son opposition à la mise en oeuvre fragmentée de parties de l’accord constitutionnel global ». La résolution demande au Conseil européen d’élaborer dans le courant du second semestre de 2007 des propositions qui « conduisent à une solution avant les prochaines élections européennes » (2009). »

                              Unité de Recherche, de Formation et d’Information sur la Globalisation.(URFIG) Raoul Marc JENNAR. (URFIG.org)

                              Avez-vous encore confiance en ‘ces gens là’, comme disait Brel ?


                              • Alfred (---.---.66.110) 22 septembre 2006 23:48

                                Tout cela est proprement scandaleux,un politique condamné devrait être inéligible à vie c’est sûr.A Grenoble un type comme Carignon qui s’en ait mis plein les poches se représente à la mairie la main sur le coeur.La France est un pays de maffias ou les politiques mènent la danse,ils se font piquer la main dans le sac et s’en sortent sans problème.Si vous ou moi en font le centième on passent des années au trou.Il y a des salauds du style Messmer qui coule des vieux jours dans le luxe et le confort alors qu’il a commis des génocides en Afrique,pourquoi une telle injustice ?Va-t-on supporter ça encore longtemps ?


                                • Céline Ertalif Céline Ertalif 22 septembre 2006 23:50

                                  Le titre et la première phrase apparaissent véritablement comme une double ânerie au regard du contenu de l’article dans son ensemble : « la valeur d’exemple » et « Aujourd’hui, près de 500 000 personnes en France détiennent un mandat électif », drôle d’introduction pour nous parler de la corruption des élus.

                                  C’est une ânerie parce que sur 500 000 élus, il y en a tout de suite 400 000 qui n’ont aucun rapport réel avec le pouvoir politique (30 000 communes de moins de 1500 habitants x 13 élus en moyenne = environ 400 000). Ce chiffre de 500 000, c’est du bidonnage idiot. En réalité, il y a 10 à 20 000 qui ont un pouvoir que l’on peut qualifier de politique.

                                  Deuxième ânerie, la valeur de l’exemple. Mais qu’est-ce que c’est que cela veut dire ? Pendant longtemps, l’élection au Conseil municipal était le signe d’une réussite sociale, d’une reconnaissance publique dans le village, c’était un tableau d’honneur. Cela existe encore, il y a toujours des notables satisfaits de leur notoriété.

                                  Mais c’est tout de même un peu inquiétant d’avoir pour seule analyse de la vie publique le cours de morale des instituteurs de la IIIème république. Voilà le manichéïsme triomphant pour tout horizon d’un âge mental de 13 ans ! Quelques autres questions existent cependant en politique. J’en suggère quelques-unes : les élus présentent-ils une compréhension des affaires publiques ? quelles solutions proposent-ils ? sont-ils capables de mettre en oeuvre des moyens en rapport avec les fins qu’ils affichent ?

                                  La morale ne vaut pas forcément mieux que la peopolisation de la vie politique, c’est même sa cousine. L’aspect le plus réaliste de cet article, ce sont les beaux seins de Marianne, le genre de fantasme qui doit éveiller l’attention des hommes de plus de 13 ans qui s’intéressent à la politique.


                                  • Jean Pierre Repiquet Jean Pierre Repiquet 23 septembre 2006 11:36

                                    Je serais heureux de n’avoir que 13 ans... La façon dont tu maitrises tes nerfs me laisse penser que tu ne dois pas être bien vieille non plus. Pourquoi tant de haine ? Ta réaction épidermique contre le rejet de la corruption aurait elle une cause précise ? Tu me sembles bien vive à donner des leçons mais ton premier article, actuellement en ligne n’est pas absolument transcendant et à défaut d’âneries, j’y ai trouvé pas mal de lieux communs et de banalités...

                                    A bientot Céline...


                                  • roumi (---.---.74.206) 24 septembre 2006 22:02

                                    euh la faut pas deconner .

                                    on est en septembre ; et l’autobronzant vas fonctionner a fond .

                                    question d’iconnographie .

                                    la jeune femme illustree a du nager dans l’eau froide .

                                    mais est ce reducteur !

                                    roumi


                                  • alexis monjauze (---.---.125.152) 25 septembre 2006 14:14

                                    Céline : quelle douceur ! Et quelle ouverture d’esprit. On sent une démocrate en germes !!! lol


                                  • le fouineur (---.---.21.162) 25 septembre 2006 18:54

                                    (...)« le but affiché est l’égalité dans l’édition. La meute va se déchaîner, avec des internautes hurlants, des commentateurs méchants et des concurrents avides de reconnaissance. »(...) Tiré de : « le journalisme citoyen, émoi et moi » de Céline ertsalif


                                  • (---.---.144.242) 23 septembre 2006 01:30

                                    Un état en décomposition avancée, ne peut enterrer ses propres fossoyeurs.

                                    Chirac passe, Elkabach efface, Montaldo trépasse.

                                    Une synthèse radiophonique en lien.


                                    • Philgri (---.---.140.238) 23 septembre 2006 08:53

                                      Biensure qu’ils nous donnent le bon exemple nos élus !

                                      D’ailleurs tout le monde fait pareil maintenant ! Non ?

                                      Qui se soucis des paradis fiscaux, des nébuleuses clearstream, des dessous de table, des arrangements bancaires, des assurances véreuses, d’une justice sclérosée, d’un contre-pouvoir inexistant, des blanchiments d’États, des petits arrangements à l’amiable, des innocents coupables et des coupables innocentés ?

                                      Qui ? Vous ? Non ! bon, vous voyez que les poly tiques nous donnent l’exemple et que vos enfants ne seront pas pigeons très longtemps...

                                      C’est pour ça que notre économie va de moins en moins bien ! Ils manquent trop de pigeons ! Nous sommes obligés de les importer !

                                      Heureusement, nous avons inventé le virtuel !

                                      La guerre virtuelle, la monnaie virtuelle, les électeurs virtuels, le chômage virtuel, la délocalisation virtuelle,...,

                                      Il ne nous reste plus qu’a inventé un président virtuel !

                                      Pas beau la vie virtuel ?

                                      Philgri


                                      • alexis monjauze (---.---.125.152) 25 septembre 2006 13:55

                                        Avez vous cherché les chiffres du coût pour la république de ces 500.000 mandats ? Ce serait intéressant de mettre cela en rapprt avec la multitide de collectivités : on parle souvent de réduire leur nombre pour rendre leur action plus lisible, mais il y aurait aussi des économies structurelles importantes...

                                        Qu’en dîtes vous ?

                                        Alexis

                                        http://cap21-auvergne.over-blog.com/

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