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La Zone Euro bientôt Dead Zone ?

Le 11 septembre 2001 : Les tours jumelles du World Trade Center et la tour N°7 s'effondraient, suscitant un traumatisme profond dans l'esprit de millions de personnes à travers le monde en raison de l'intense couverture médiatique liée à cet événement. Nous étions mis devant un fait accompli.

Le 11 septembre 2011 : L'effondrement en cours de la Zone Euro, qualifiée de Dead Zone, dont les médias filtrent et atténuent la gravité n'est pourtant pas inéluctable. Nous pouvons encore agir.

Le 11 septembre 2001 marqua la fin d’un temps : celui de l’inconscience collective face aux propagandes médiatiques, machines à broyer les consciences et outils de lobotomisation programmés. Les discours officiels liés aux attentats ont ouvert une brèche dans des millions d’esprits : celle de la soif de la Vérité.

La recherche de La Vérité a animé tout homme depuis des siècles et elle n’est pas en passe de devenir lettre morte, bien au contraire. Elle est en train de redevenir l’essence même de la quête de sens qui habite tout homme en ce début de 21ème siècle.

Depuis les événements dramatiques du 11 septembre 2001, les discours politico-médiatiques (dont la sémantique révèle souvent un abîme de pauvreté abyssal), dupent de moins en moins les populations. Victimes consentantes ou passives face à la propagande, elles se posent les vraies questions et les armes de désinformations massives commencent sérieusement à s’émousser.

Les élites qui nous gouvernent doivent faire face à une nouvelle forme de terrorisme national et international : l’éveil des consciences !

Les crises systémiques récentes, tels des électrochocs, ont réanimé des consciences endormies qui remettent en cause les discours officiels conditionneurs de la pensée unique. Ces crises incitent les peuples à se reforger un esprit critique et analytique indépendant, hors du carcan des discours stéréotypés des médias officiels et des enseignements académiques dénaturés.

Nombre de nos concitoyens se demandent : « Où se trouve la Vérité dans ce magma d’information, de contre-information, de désinformation ? ».

11 septembre 2001 : effondrement du World Trade Center et de la tour N°7

Dans un récent sondage H.E.C. pour ReOpen911 : 58% des français doutent de la version officielle des attentats du 11-Septembre

http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/sondage-h-e-c-pour-reopen911-58-100388

Selon la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI, contre-espionnage) et les renseignements américains, une menace terroriste pèserait sur la France. Oussama Ben Laden aurait prévu de frapper d'outre-tombe par "des attentats de masse, spectaculaires et symboliques" à l'approche des élections présidentielles 2012 ! Cette "information" proviendrait de documents saisis par la CIA dans la résidence d'Abbotabad, au Pakistan, où Oussama ben Laden aurait été abattu par un commando américain le 2 mai dernier.

Problème : le spectre éculé de Ben Laden qui ressort ponctuellement tant outre manche qu'en Europe ne fait plus recette. Nos concitoyens croient massivement et à juste titre en un "inside job" concernant les attentats du 11 septembre 2001.

Revenons un instant au discours de Nicolas Sarkozy au cours de la cérémonie en mémoire des attentats ce vendredi 9 septembre à l’ambassade des Etats-Unis. Notre Président a déclaré : « Les barbares avaient choisi New York comme épicentre mais cela aurait pu être Paris. (Par le terme « Barbares », il désignait les terroristes comme les ennemis N°1 de la démocratie). Au soir du 11 Septembre, nous nous sentions Américains comme jamais (…), nous nous sentions à ce moment là, au même titre que vous (les américains), les cibles de ceux qui sont les ennemis de la démocratie (...). On ne combat pas les terroristes avec les méthodes des terroristes » ajouta t'il avant de confesser d’un ton grave et solennel : « J’ai un morceau de tour fondue dans mon bureau de l’Elysée offert par la présidente de l’Association des victimes du 11 septembre ».

Il poursuivit : « Je resterai très fier d'avoir été le président qui a fait revenir la France dans le commandement intégré de l'Otan. La France n'a pas peur d'être aux côtés de son grand allié. Non pas comme un vassal mais comme un ami. (…) Nous devons cette solidarité à tous ceux qui sont morts. Nous n'avons pas le droit de nous diviser en souvenir des morts du 11 septembre". Il conclut : « La plus belle réponse à ces terroristes, c'est la « libération » des peuples arabes ! ». 

Une courte analyse objective met en exergue les points suivants :

L’assimilation entre terroristes présumés (et jamais jugés) et ennemis de la démocratie n’aura eu pour finalité qu’une confusion des genres laissant la porte ouverte à toutes les déviances militaro-industrielles possibles et à la défense des intérêts de la coalition. Après l’Afghanistan et l’Irak, force est de constater que les intérêts économiques et financiers prédominent en Lybie sous couvert de « libération » du peuple à des fins démocratiques.

Selon Gérard longuet ministre de affaires étrangères, la guerre en lybie aurait coutée 320 M d’€ (version officielle) à la France.

http://www.lemonde.fr/lybie/article/2011/09/06/la-guerre-en-libye-coutera-320-millions-d-euros-selon-longuet_1568543_1496980.html7

Face à un tel investissement, nul besoin d’analyses plus poussées pour comprendre les enjeux politico-économiques de cette guerre. accord secret entre les rebelles libyens et la France - Le Figaro

« On ne combat pas les terroristes avec les méthodes des terroristes » assène Nicolas Sarkozy. Cela est vrai. Certes, le bras armé de l’OTAN n’est que trop visible et critiquable mais les armes conventionnelles ont depuis longtemps fait place à des armes non conventionnelles. La vraie guerre est invisible et idéologique. Les manipulations de masse via le contrôle ou l’infiltration des réseaux d’information n’ont pour but ultime qu’un asservissement de la pensée des nations et ce à des fins d’hégémonie planétaire.

A l’heure actuelle, la vraie question devrait être : « quels sont les véritables terroristes et vivons-nous encore en démocratie ? »

Dans le discours de Nicolas Sarkozy, que de raccourcis éhontés sous couvert d’instaurer une « démocratie » au nom de la libération des peuples arabes en faisant abstraction du droit international des nations à disposer d’elles-mêmes. Rares sont les discours politiques qui auront fait autant d’amalgame entre le terrorisme, les USA, la politique étrangère de la France et la « libération » des peuples arabes afin de justifier de l’ingérence de l’OTAN avec ses guerres néocolonialistes en Afghanistan, en Irak et en Lybie.

Ces guerres visibles ont des incidences géopolitiques, militaires et économiques qui s’inscrivent parfaitement dans la veine d’une stratégie planétaire visant à l'instauration d'un Nouvel Ordre Mondial dont l’intérêt n’est certainement pas celui des nations démocratiques mais plutôt celui d’une théocratie totalitaire au service d’une élite financière.

Nous vivons dans une ère pro-fasciste et nous allons vers une dictature fasciste sous couvert d’un habillage démocratique.

11 septembre 2011 : effondrement en cours de la zone Euro : la dead Zone ! 

Ne faut-il pas voir des similitudes entre l’effondrement des tours jumelles et de la tour N°7 et celle actuelle de la zone Euro à dix années d’intervalle ?

Nous assistons depuis le mois d’août 2011 à un dévissage en chaîne des marchés boursiers mondiaux et à la déroute des instances financières européennes attaquées par la spéculation des « marchés mondiaux », les US en tête. Le nouveau visage du terrorisme financier aurait changé de camps dirait-on. 

Après la crise des subprimes de 2008, voici la crise de la dette « celle des dettes souveraines européennes et de la Grèce en tête ». Prémice d’un jeu de dominos sans précédent, la faillite des états du sud de l’union Européenne n'est que le début de l'effondrement du château de carte de la construction Européenne. 

Madame Lagarde a beau réitérer son énième appel à la recapitalisation des banques européennes, elle devra avoir l’aval des plus hautes instances financières dont la FED et la BCE sont la partie émergente et dont le FMI et les gouvernements sont de simples porte-paroles. Le FMI estime en effet que les banques d'Europe risquent d'être confrontées à un déficit en fonds propres de l'ordre de 200 milliards d'euros au bas mot.

Recapitalisation des banques européennes : une facture à 200 ...

Au sein de la zone Euro, les gouvernements sont explicites quant à leurs doutes profonds sur la viabilité de l’Euro à court terme.

Jürgen Stark démissionne de la BCE, le CAC 40 et l'euro chutent

La BCE se déchire sur la stratégie pour sauver l'euro

Ces effets d’annonce ne sont qu’un leurre. Ils masquent la marche forcée vers un hégémonisme mondial qui n’est cependant pas inélucable. Tout hégémonisme a son talon d’Achille : la volonté des peuples à disposer d'eux-mêmes.

Lors d'un Think Tank organisé par l'Institut Montaigne le 5 septembre dernier sur le thème "trois ans après la chute de Lehman Brothers", le président de la Banque centrale européenne, Jean-Claude Trichet, et son successeur désigné Mario Draghi, gouverneur de la banque centrale d’Italie et président du Conseil de stabilité financière européen, ont parlé d’une même voix pour exhorter les chefs d’Etat et de gouvernement de la zone euro à s’engager au plus vite vers davantage d’intégration et la mise en place d'une vraie gouvernance européenne.

Selon l’actuel Président de la BCE "Il n'y a plus l'ombre d'une ambiguïté sur le fait que la crise a clairement révélé que la gouvernance au sein de la zone euro était absolument essentielle". Mario Draghi, ancien responsable de la Goldman Sachs, lui a emboité le pas en clamant que « la monnaie unique est un bateau non terminé qui affronte prématurément une tempête".

Et de rappeler que l’on ne peut pas être à la fois en faveur de la règle d’or et contre le principe des sanctions (sic !). 

Jean-Claude Trichet s’est donc prononcé en faveur d’un gouvernement confédéral, avec un ministre des Finances confédéral qui pourrait assurer l'ensemble de la gouvernance au sein de la zone euro et imposer telle ou telle décision. Un pouvoir de surveillance qui selon eux pourrait même être étendu aux réformes structurelles jugées indispensables. 

Mr Barroso, président de la commission Européenne, a insisté lui aussi sur la nécessité de promouvoir les (mêmes) consolidations budgétaires et réformes structurelles qui sont indispensables selon lui à la survie de la Zone Euro. Nul doute que Mr Von Rompuy, Président du conseil Européen, accrédite ses homonymes au sujet de l'Euro si l'on en juge leur communiqué conjoint au sujet du 11 septembre 2001.

Herman Van Rompuy et José Manuel Barroso ont publié un communiqué ...

Il resterait donc à convaincre les politiques et les opinions publiques de sacrifier une partie de leur souveraineté nationale au profit de l’Europe. Une nouvelle fois ? De quels sacrifices s’agit-il ? N’avons-nous pas déjà sacrifié nos nations et nos droits au profit de la construction Européenne vis-à-vis de laquelle les Français se sont opposés à près de 55 % lors du référendum de 2005 sur la constitution Européenne  ? Et pour quels résultats ? Une paupérisation accrue, une désindustrialisation accélérée, des délocalisations en masse, une monnaie euro qui implose sous le joug des diktats des banques privées via les spéculations boursières orchestrées de main de maître ? 

Bref, la tour de Pise Européenne penche dangereusement mais, telle son modèle la tour de Babel, elle a des fondements infiniment fragiles qui menacent de s'effondrer à tout instant. Toute volonté hégémonique a des failles : l'arrogance des bâtisseurs et la négation du pouvoir des peuples, l’histoire nous l’a mainte fois démontré.

Si la zone Euro devait imploser à court terme suite à la faillite programmée de la Grèce suivie de celle de l'Espagne et de l'Italie puis au décrochage de l’Allemagne, seul maillon fort et faible à la fois de l’Union Européenne, saurons-nous alors trouver des solutions alternatives en urgence ? Analysons lucidement cette nouvelle crise majeure et agissons en conséquence tant qu'il est encore temps avant les élections de 2012.

Sortir de l’Euro, tout en restant pleinement dans l’Europe des nations, n’est pas une utopie. Quitter l’Euro ne veut pas dire quitter l’Europe. 




par Criseuro lundi 12 septembre 2011 - 46 réactions
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