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Laisserons-nous au Front National le monopole de l’abrogation de la loi Rothschild-Pompidou-Giscard qui nous en…dette depuis le 3 janvier 1973 ?

Dans le précédent article sur l’instauration d’un étalon-travail pour la monnaie, était annoncée une suite concernant ce que nous pouvions faire électoralement afin de sortir du système qui nous endette, imposant aux États d’emprunter aux banques avec intérêts, et pour retrouver ainsi le monopole public de la création monétaire.

Le budget du « Remboursement de la dette » devient le premier en France, passant devant l'« Éducation nationale ». En fait, il s'agit depuis le 3 janvier 1973 d'une redistribution monétaire des pauvres vers les riches. Ceci explique l'augmentation des hyper-riches, la privatisation forcée des biens de l'État (les biens communs) et l'augmentation du chômage, car la monnaie devenant onéreuse n'a plus été aussi facilement accordée pour les entreprises qui peuvent avoir un intérêt général.

Telles que les ‘’informations’’ sont propagées, nous assistons à une mascarade. La plupart des médias taisent la supercherie de la création monétaire payante, et même sur les quelques radios (ni étatiques ni publicitaires) où on en parle (surtout Ici et Maintenant avec André-Jacques Holbecq, parfois Radio Courtoisie), on constate que la plupart des auditeurs qui interviennent, ou des invités et autres animateurs peinent à sortir du cadre imposé.

Le message dominant faux et mensonger qui se répand est le suivant : les États n’ont pas été raisonnables et ont emprunté plus de monnaie qu’ils ne pouvaient en rembourser.

En fait, nous sommes au niveau de ce que le philosophe Günther Anders appelait la supraliminarité : une informations qui est tellement énorme qu’elle est inassimilable [1], et qui rejoint ce que le propagandiste nazi Goebbels résumait ainsi : « Plus un mensonge est gros, plus il passe. ».

 

Ceux qui sortent du cadre

Dans un des rares médias d'expression libre (c'est-à-dire non inféodés ni à l'État, ni aux firmes), la radio Ici et Maintenant, un auditeur est intervenu dans la « Revue de presse » animée par Laurent Fendt, le mercredi 29 juin 2011, vers 15h, afin de reprocher à Pierre Jovanovic de faire du prosélytisme envers Marine Le Pen et le Front National. L’auditeur disait que le Front National nous trompe en s'affichant avec des idées sociales (ou socialistes, ou nationalistes socialistes), et que ce qui attire Pierre Jovanovic sur l'indépendance monétaire, la réappropriation de la création monétaire, n'est pas dans le programme du Front national ; ce que cet auditeur nous incitait à vérifier. Or la bonne organisation de leur site fait vite aboutir à « Nos idées », de là à « Le programme », « Économie et budget », et on trouve donc rapidement ce qui réfute le l’affirmation de cet auditeur ; car sur la page intitulée « Comment sortir de l’euro ? Les 12 étapes essentielles », la cinquième étape consiste à : « Abroger la loi du 3 janvier 1973 qui interdit à l’État d’emprunter à la Banque de France et qui l’oblige à se financer de façon onéreuse auprès des banques privées et des marchés financiers internationaux » (page 2). C'est très clair, totalement explicite.

Sur des sites des partis de l'"extrême"-gauche, d'abord le Parti de Gauche, n’apparaissent que des éditos, des articles, mais aucun programme. Avec le moteur de recherche interne, à « 1973 » il n’y a aucun résultat sur la loi scélérate de 1973.

Avec « création monétaire » apparait l'article « Résolution sur l’euro » du 28 mai 2011 signé Jacques Généreux, au paragraphe « 5. Les mesures nationales face à la crise de la zone euro », au sous-paragraphe : « Éliminer une part du stock de dette publique, 5.3. Rachat d’une partie de la dette publique par les banques publiques et la Banque centrale nationale (monétisation : financement des dettes par création monétaire). »

C'est moins clair, et surtout ça n'engage que Jacques Généreux, pas la générosité de tout le parti.

Il y a aussi un résumé anonyme du 18 septembre 2009, du film La Double face de la monnaie de Vincent Gaillard et Jérôme Polidor :

« - La création monétaire. Ce n'est pas le gouvernement qui crée l'argent : le gouvernement emprunte l'argent. Les banques centrales créent les pièces et billets, mais ce n'est pas l'essentiel de la création monétaire. (Voir annexe théorique).

- Le coup d'état monétaire de la loi du 3 janvier 1973, article 25. La banque de France ne peut plus accorder de crédits sans intérêts au Trésor public. L'État perd la capacité de s'autofinancer. Valery Giscard d'Estaing était ministre des Finances en 1973[Tiens, le moteur de recherche interne du site n'avait pas mis cette page parmi les résultats à "1973"]. Il a repris cette disposition dans son projet de TCE, On la retrouve également dans le Traité de Lisbonne.

- La Banque centrale européenne est totalement indépendante des pouvoirs politiques, en revanche, elle est totalement dépendante des marchés financiers. »

Mais ce n'est qu'un résumé de film daté de deux ans, donc rien d'officiel de la part du Parti de Gauche.

Plus récemment dans l'article Sortir du Traité de Lisbonne du 24 mai 2011, écrit par Guillaume Etievant et Julie Del Papa, on peut lire dans le paragraphe intitulé : « La monnaie unique, bouc émissaire du libéralisme » que « le Traité de Maastricht de 1992 avait pour principal objectif d’interdire toute possibilité monétaire de combattre le libéralisme ou de limiter ses dégâts. Mais il faut rappeler que la « loi Rothschild » du 3 janvier 1973 [Tiens, encore un article qui n'apparaissait pas comme résultat à la recherche de « 1973 »] interdisait déjà à la Banque de France de faire crédit à l’État à taux zéro, condamnant ainsi la France à s’endetter auprès des banques privées et à payer des intérêts très élevés. Notre pays n’a donc pas attendu l’euro pour se vendre à la finance et aux banquiers. Le Traité de Maastricht a entériné au niveau européen des orientations déjà imposées dans l’hexagone. Le problème n’est donc pas le fait d’avoir une monnaie unique mais plutôt les capitaux qui circulent à l’échelle planétaire sans contrainte, la soumission aux banquiers, les politiques ultralibérales de l’ensemble des gouvernements européens, l’absence d’harmonisation fiscale… D’ailleurs, le maintien d’une monnaie nationale au Royaume-Uni ne lui a pas du tout permis d’échapper à la crise. Bref, les problèmes d’aujourd’hui ne sont pas imputables à la monnaie unique mais à l’orientation idéologique des gouvernements nationaux et des traités. Sortir de l’euro n’est donc pas une solution. »

L'article enchaîne avec le paragraphe : « Le FN veut sortir de l’euro pas du libéralisme » :

« C’est d’ailleurs le tour de passe-passe du Front National. Logique : ce parti refuse de s’attaquer réellement aux privilèges du patronat et au libéralisme. La sortie de l’euro est donc un écran de fumée pour faire croire quand même aux classes populaires qu’il défend leurs intérêts. La stratégie monétaire choisie par Marine Le Pen déboucherait sur une concurrence accrue entre pays, via les dévaluations compétitives en chaîne des monnaies sorties de la zone euro. Cette guerre économique entre les pays ferait la joie du patronat car il se substituerait au rapport de force entre classes sociales. Même « nationale » le franc FN resterait un instrument au service du capital. Son programme de sortie de l’euro en douze points le prouve : la Banque de France resterait indépendante de l’État et il n’y aurait pas de contrôle des taux de change sur le long terme. La France serait donc la proie des spéculateurs, alors que l’euro a permis la disparition des taux de change intra-zone euro, ce qui a supprimé la spéculation sur les changes qui constituait le principal instrument de pression des marchés financiers sur les gouvernements. La proposition du FN est donc à l’image de ce parti : incohérente et entièrement tournée contre le peuple. A l’exact opposé, le Parti de Gauche considère qu’il est urgent de mettre la monnaie au service de l’intérêt général. ».

Remarquons que les deux partis éludent une distinction, celle entre monnaie unique et monnaie commune. Or le traité de Maastricht, pour lequel a voté la majorité des électeurs français, ne contenait que la création d'une monnaie commune, mais pas unique...

Pierre Laurent, secrétaire national du Parti Communiste Français, Président du Parti de la Gauche Européenne, écrit le 16 août 2011 qu’il y a « un outil : la banque centrale européenne qui, au lieu de faire la leçon à l'Italie, devrait utiliser autrement son pouvoir de création monétaire.- Elle peut prêter à taux zéro aux États en difficulté et racheter des titres de dette publique – non pas pour payer les créanciers à court terme – mais pour financer l'expansion des services publics » http://www.pcf.fr/sujets/69

Bruno Bergman, le 28 novembre 2010 dans « Banques : le droit de création monétaire... » (http://lepcf.fr/Banques-le-droit-de-creation), rectifie « ce que les gens de la rue croient naïvement » : « que les crédits accordés par les banques à la vie économique, aux entreprises, aux particuliers, proviendraient des comptes des déposants. ». « Or ce qui caractérise et définit une banque c’est précisément le "droit du crédit", c’est à dire le "droit de création monétaire". Et l’argent que "prête" une banque est créé, tandis qu’il est détruit au moment du remboursement de l’emprunt. »

L’excellent article du Front Syndical de Classe de juin 2011 « La dette : un hold-up, un outil de domination ! » (http://lepcf.fr/La-dette-un-hold-up-un-outil-de, originairement http://www.frontsyndical-classe.org/pages/Dossier_du_FSC_sur_la_dette-5311301.html) aborde la loi de janvier 1973 : « Jusque là, depuis la période ouverte par les lendemains de la seconde guerre mondiale et sous la pression des besoins populaires et du rapport des forces du moment, l’emprunt d’État s’effectuait auprès de la Banque de France. L’État en étant propriétaire à 100 % depuis la nationalisation de 1945, les dividendes des emprunts effectués étaient en fait reversés à l’État. Cela revenait donc à emprunter à 0 %. Si bien qu’en 1973 la dette de la France était nulle ! […] Sous la Présidence de Pompidou et la gestion ministérielle de Giscard d’Estaing, rompant avec les traditions régaliennes et la politique de 1945 issue du programme du Conseil National de la Résistance (CNR), la loi du 4 janvier 1973 interdit à l’État d’emprunter auprès de la Banque de France. Cette décision inspirée par les monopoles bancaires fait donc obligation à la puissance publique pour faire face à ses obligations d’emprunter sur les marchés financiers ! […] Ce choix politique de mise sous dépendance des États sous le joug des marchés financiers sera conforté par les choix de l’UE et l’élaboration de ses traités, avec comme priorité la mise en place de l’Euro, monnaie unique au service des groupes bancaires et des économies dominantes de l’Europe de l’ouest, à commencer par l’Allemagne et ses groupes industriels : ».

D’autres articles intéressants sont sur le site du PCF, plus ou moins autocritiques : http://lepcf.fr/Anatomo-pathologie-de-la-Dette, http://lepcf.fr/Utiliser-autrement-l-Euro-ou, http://lepcf.fr/Programme-partage-du-FG-l-heritier.

Sur le site du Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), il y a l’excellent article « La dette publique ou comment organiser l'arnaque.... », signé par Guy Holstein et publié en avril 2010 dans la pertinemment nommée Revue Tout est à nous ! N° 9 (http://www.npa2009.org/content/la-dette-publique-ou-comment-organiser-larnaque), où la situation est bien expliquée et résumée ainsi :

« La dette n’est en fait qu’une arme idéologique propice à dissimuler une gigantesque arnaque qu’il faut dénoncer. »

Mais il s’agit d’un article individuel édité dans un journal proche du NPA, et en aucune façon un élément de programme politique officiel et explicite.

Ainsi, rien ne concerne la monnaie dans les « Statuts provisoires du Nouveau Parti Anticapitaliste adoptés par le congrès du NPA » (http://www.npa2009.org/content/statuts-provisoires-du-nouveau-parti-anticapitaliste-adopt%C3%A9s-par-le-congr%C3%A8s-du-npa).

Sur le site du parti trotskyste Lutte Ouvrière, on peut trouver dans un texte intitulé « La crise de l’économie capitaliste mondiale », daté du 29 novembre 1985, un exposé explicite du procédé dans l’annexe « Banques et création monétaire »

(http://www.lutte-ouvriere.org/documents/archives/cercle-leon-trotsky-62/article/la-crise-de-l-economie-capitaliste-6886#9.1), mais il n’y a aucune proposition programmatique sur la monnaie.

Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la République, est clairement souverainiste pour la monnaie : http://www.dailymotion.com/video/xgejug_dupont-aignan-se-prononce-pour-l-abolition-de-la-loi-de-1973_news. Son programme est explicite :

« Revenir sur la loi de 1973 qui dépossède l’État français de son droit multiséculaire de battre monnaie, et à nouveau permettre à la Banque de France de monétiser la dette publique, comme cela peut être fait aux États-Unis, en Grande-Bretagne ou dans les pays asiatiques » (http://www.debout-la-republique.fr/-Le-projet-politique-.html).

 

Ceux qui restent dans le cadre

A l’UMP, il n’en est pas question : on n’y fait que répéter la litanie d’ « efforts de maîtrise budgétaire pour couper dans les dépenses inutiles », de « baisse des dépenses » et de « faire davantage d’économies » (http://www.projet-ump.fr/thematique/participez/efficacite/), nous focalisant hypnotiquement dans un cadre étriqué et trompeur.

C’est la même chose avec Jean-Louis Borloo, président du Parti Radical (parti qui était d’extrême gauche comme son nom l’indique, pour aboutir à droite) : le problème est absent, et Borloo ne parle le plus classiquement possible que de généralisation de la règle d’or en Europe, de taxation des transactions financières et d’endettement (http://www.lefigaro.fr/politique/2011/08/07/01002-20110807ARTFIG00176-borloo-quatre-propositions-pour-sortir-de-la-crise.php).

Candidate d’Europe Écologie Les Verts, Eva Joly, a été spécialisée dans les affaires financières sans jamais s’informer sur la création monétaire ; et elle se défend pourtant d’être « naïve ». Elle espère une « mutualisation des dettes » et que les États pourront se refinancer à un « taux raisonnable », et avec pour effet que les peuples nationaux ne puissent plus agir, « un contrôle sur les budgets nationaux » par une Europe plus fédérale. Elle conclut : « J’incarne une forme d’écologie ancrée dans la réalité économique ». Quelle réalité ? Celle qu’on ne s’autorise pas à questionner et à changer, et qu’effectivement on ancre encore et encore ?

http://www.20minutes.fr/presidentielle/772704-crise-dette-si-eva-joly-presidente

Il en est de même pour le Parti Socialiste, qui fait penser que les deux partis précédents sont des satellites ramasse-poussière électorale de l’UMPS. On comprend que dans les partis qualifiés d’extrémistes par ceux qui dominent, on qualifie les deux partis qui sont considérés comme les seuls éligibles au pouvoir, l’UMP et le PS dans la contraction UMPS qui montre qu’il ne s’agit que du spectacle médiatique et électoral d’une fausse alternance qui occulte les alternatives profondes. En cela, la France rejoint les États-Unis avec la fausse alternance des partis Démocrate et Républicain[2].

Il s’agit pour ces deux partis (Socialiste et Républicain), d’une gauche très superficielle[3] qui ne remet pas en cause le système établi, et donc de partis conservateurs de fait, ce qui est à l’opposé de la définition de la gauche. La soi-disant gauche qui atteint le pouvoir est à la fois une gauche caviar et une gauche caviardée.

Chez aucun des six candidats aux élections primaires du Parti Socialiste (http://www.segoleneroyal2012.fr/blog/ http://www.martineaubry.fr/, http://francoishollande.fr/, http://www.valls.fr/), il n’apparait de référence à la création monétaire, même pas chez Arnaud Montebourg (qui axe pourtant sa campagne le plus à gauche, sur la démondialisation), puisqu’il affirme classiquement :

« La vérité, c'est que la France est en situation de surendettement à cause des années de gouvernements irresponsables de droite qui ont porté atteinte a une situation saine. Alors que le gouvernement Jospin est le dernier gouvernement à avoir désendetté le pays. » (http://www.arnaudmontebourg2012.fr/content/la-regle-dor-est-une-negation-du-choix-politique). Il élude que ce gouvernement est celui qui a le plus privatisé de biens publics.

Il poursuit quand même de façon plus judicieuse mais peu radicale (au sens d’aller aux racines) :

« Il est désormais impérieux de protéger le pays de marchés erratiques, volatiles, irresponsables, qui détiennent sa dette. Il faut renationaliser celle-ci, parce qu'elle est dans la main de créanciers étrangers à nos intérêts nationaux. Un pays endetté a le devoir de s'organiser pour se protéger des pressions extérieures. La dette du Japon dépasse 120 % de son PIB, mais il s'agit d'une dette domestique, détenue par des Japonais qui ont confiance dans leur État. »

Pourquoi le Japon lui-même devrait-il être endetté vis-à-vis des Japonais les plus riches ? Il semble qu’on ne puisse pas encore attendre entendre mieux d’un candidat Socialiste.

En particulier, le candidat favori François Hollande , lors d’une réunion publique à Gentilly le 31 janvier 2011, a dit :

« Aujourd’hui, quand un État a un déficit, il se finance en empruntant aux banques. Les banques facturent sur un taux d’intérêt » finit-il en bafouillant comme si cette facturation n’était guère justifiable (17’’).

Il concède qu’il vaudrait mieux que les États ne paient pas d’intérêts :

« Est-ce que ce ne serait pas mieux que les banques centrales prêtent directement aux États sans intérêt ? Sans doute que ce serait mieux ; mais comme vous le savez, il y a une banque centrale européenne. Donc nous ne pouvons pas décider seul de l’usage qu’elle fait de ses crédits. » (1mn20)

Mais il écarte cette meilleure perspective, en se soumettant aux règles instaurées de paiements d’intérêts par les États, pour approfondir ce statut au niveau de l’Europe, comme Eva Joly :

« Ce qu’il faut en revanche, c’est ça la bonne proposition, il faut permettre à l’Europe d’emprunter elle-même sur les marchés financiers. Si l’Europe emprunte elle-même, à ce moment-là, elle peut avoir des taux d’intérêt faibles pour tous les pays qui en sont membres. » (2mn30)

Comme il le dit, et bien plus qu’il le dit, il est « normal », c’est-à-dire normalisé en chien de garde par les maîtres du système d’enrichissement des plus riches.

Pour plaisanter, c'est en Hollande qu'a commencé au dix-septième siècle la création monétaire immatérielle par les banques privées très au-delà de la quantité monétaire matérielle (Maurice Allais, L'Impôt sur le Capital et la réforme monétaire, Hermann, 1977, p. 178-179), mais ce n'est pas avec Hollande qu'elle finira.

Le plus normalisé des six candidats est Manuel Valls, qui se croit réaliste et prétend dire la vérité en étant aveugle à ce qui se passe loin de ses lanternes : en toute droitisation au bénéfice de la ploutocratie, il prône la rigueur, la croissance, la règle d’or, une augmentation de la TVA, etc. (http://www.lepoint.fr/politique/election-presidentielle-2012/primaire-PS/manuel-valls-je-veux-incarner-une-gauche-qui-dit-la-verite-15-09-2011-1373759_325.php).

Le lundi 19 septembre sur Ici et Maintenant, l’économiste Jacques-André Holbecq, à la pointe de la dénonciation du système artificiel des États, auteur de  La Dette publique, une affaire rentable, a fait des conclusions similaires d’après son visionnage du débat télévisé des six candidats Socialistes le jeudi 15 septembre, insistant sur sa préférence envers Arnaud Montebourg.

 

Conclusions

S’il y a une règle d’or à inclure dans la Constitution Française, c’est celle du monopole public de la création monétaire, pas celle verrouillant le système d’endettement envers les financiers privés.

Il faudrait faire comme ce qu'avait fait Nicolas Hulot pour les candidats de 2007 avec son pacte écologiste : demander aux candidats s'ils s'engagent à abroger la loi du 3 janvier 1973 et à dégager la France de ses équivalents européens. C’est ce qu’on peut déjà trouver ici : http://engagement2012.wordpress.com/. L’impact sera probablement moindre car si le peuple était conscient d’un péril environnemental, et si les politiciens du bipartisme dominant craignaient le score électoral d’un intrus populaire comme Nicolas Hulot, il n’y a rien de tel concernant la souveraineté de la création monétaire.

De tous les partis qui sont défavorables à l’abrogation des lois interdisant aux États la création monétaire, le Front National est à la fois le plus explicite et celui auquel l’histoire et les sondages donnent le plus grand électorat.

Ce qui peut confirmer que le Front National est le parti français que la ploutocratie craint le plus depuis l’essor de Marine Le Pen, c’est qu’avec sa co-autrice la conseillère en stratégie Rose Lapresle, la patronne du patronat, Laurence Parisot, qui veut faire croire qu’elle défend les petites entreprises (celles qui doivent s’endetter, pas celles qui appartiennent au cartel qui crée le crédit), dans Un piège bleu Marine, agite les vieilles ficelles de l’épouvantail d’’’extrême-droite’’ à diaboliser, le Front National, désormais premier parti ouvrier de France, afin de redorer à peu de frais idéologiques, le blason terni d’une oligarchie bien plus diabolique, avec le bouc-émissaire éventé, en voulant assimiler la fille au père.

En 2002, un électeur m’avait dit avoir hésité entre trois candidats : son préféré Jean-Pierre Chevènement, Bruno Mégret et Jean-Marie Le Pen, et avoir finalement voté pour ce dernier car c’est celui qui avait le plus de probabilité de parvenir au second tour. Il y a quelques semaines, un autre électeur, conscient de l’importance de la création monétaire dans le programme politique, m’a dit que, quoiqu’écologiste et adhérent (et même candidat à une élection législative) des Verts, envisager de voter pour Marine Le Pen afin que le scandale de la création monétaire monopolisée par les financiers privés surgisse enfin au premier plan du débat national.

Ce serait passionnant s’il y avait un duel des candidats du Parti Socialiste et du Front National, mais c’est un calcul difficile, car aujourd’hui, le candidat éligible au second tour qui a le plus d’intérêt à se retrouver face à une candidate du FN comme Marine Le Pen est Nicolas Sarkozy. Lui et son gang, menacés par de graves affaires judiciaires à propos de scandales sur les origines de leur « trésor de guerre », peuvent être tentés de se faire réélire coûte que coûte afin de ne pas payer leur dette judiciaire, l’accusation mensongère de l’habituel épouvantail Al Qaïda par le juge aux ordres Jean-Louis Bruguière dans l’attentat de Karachi étant éventée.

Par des témoignages et des écoutes, nous venons d’apprendre la volonté forcenée du camp Sarkozy de se faire réélire car sinon, « ils sont morts » (juridiquement). Le clan aux abois est prêt à tout, en particulier à être « réélu à sang pour sang », comme l’a écrit Olivier Cabanel sur Agoravox, des émeutes amenant Marine Le Pen et Nicolas Sarkozy au second tour et donc Sarkozy réélu, avec la prolongation du contrôle de l’État et de l’immunité juridique (répétant le scénario Chirac restant de 2002 sur un arrière-plan d’insécurité plutôt que le scénario sortant Giscard, président aussi jeune, moderne, dynamique, iconoclaste, puis empêtré dans des scandales autrement moins diffusés en 1981). Il suffira qu’une version policière mensongère soit médiatiquement défendue pour déclencher des émeutes comme en France en 2005 ou en Angleterre en 2011 et faire monter à la fois les votes du peuple terrorisé pour le candidat sortant et le candidat du Front National. A moins que comme d’autres personnes avisées le pronostiquent, il se croit suffisamment protégé judiciairement, et pas assez motivé par la présidence par rapport à la liberté et à l’enrichissement permis par une vie d’ex-président, il ne renonce pour laisser probablement perdre son Premier ministre François Fillon en bon petit soldat obéissant.

Mais même s’il est important d’anticiper sur ce lointain quatrième tour, pour la première fois, nous avons préalablement deux tours supplémentaires, ceux des élections primaires Socialistes, et il serait dommage de ne pas en profiter en donnant sa voix au candidat qui décadre le plus le Parti Socialiste, aussi le seul à proposer une sixième République, à savoir Arnaud Montebourg, afin de lui donner le plus d’influence.



[1] Et si je suis désespéré, que voulez-vous que j’y fasse ?, entretien avec Mathias Greffath en 1977, édité par Allia en 2007, p. 71-73.

[2] Il est même notable que les deux derniers présidents « Démocrates » aient choisi comme Secrétaire d’État, c’est-à-dire comme ministres de l’armée, deux Républicains : William Cohen et Robert Gates.

[3] Il n’y a qu’à penser au spectacle de la peau sombre pour Barack Obama (précédé par ceux de Colin Powell et Condoleezza Rice) pour montrer qu’il ne s’agit que d’une distraction démagogique, qui ne change fondamentalement rien à une politique qui maintient le camp de concentration de Guantanamo et comme secrétaire d’État celui de George W. Bush. Il y a de nombreuses décennies, Louis Even évoquait cette manipulation d’une superficielle opposition politique dans un cadre restreint par des médias possédés par les banquiers dans sa fable sur la monnaie, chapitre 15 de L’Ile des Naufragés.


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44 réactions à cet article    


  • De la hauteur 7 octobre 2011 14:50

    Tien donc, vous êtes tellement propres pour vous donnez plient pouvoir ?


    • De la hauteur 7 octobre 2011 15:16

       < De tous les partis qui sont défavorables à l’abrogation des lois interdisant aux États la création monétaire, le Front National est à la fois le plus explicite et celui auquel l’histoire et les sondages donnent le plus grand électorat.>

      Le comble de la mauvaise foi, vous attribuez un idée qui ne vous appartiens pas, le seul qui à le dit avec toute les conséquences logique c’est l’UPR.

       


    • Lucadeparis Lucadeparis 7 octobre 2011 15:17

      Je répondrais volontiers si je comprenais votre message.


    • Lucadeparis Lucadeparis 7 octobre 2011 15:47

      J’ai répondu à votre premier message court et peu grammatical avant que votre explicitation soit publiée.

      Il n’y a aucune mauvaise-foi, car l’UPR, créée en 2007 par François Asselineau, que vous défendez ici depuis la dizaine de jours où vous êtes apparu, n’a aucunement la primauté de cette idée. Je vous le prouve en invoquant Solidarité et Progrès de Jacques Cheminade, qui s’était réellement présenté aux élections présidentielles françaises de 1995 (avec 0,27% des votes).

      Mais j’ai choisi de ne pas parler de tous les partis (en fait associations loi 1901) qui selon moi n’avaient aucune chance d’avoir un candidat ni même une couverture médiatique importante. Sinon, je n’en aurais pas fini, avec Politique de Vie de Christian Cotten, etc. etc.

      Et relisez-mieux l’affirmation que j’ai faite et que vous citez :

       < De tous les partis qui sont défavorables à l’abrogation des lois interdisant aux États la création monétaire, le Front National est à la fois le plus explicite et celui auquel l’histoire et les sondages donnent le plus grand électorat.>.

      Or il n’y a bien aucun parti plus populaire que le FN qui dénonce la loi du 3 janvier 1973 (les deux partis français plus populaires que le FN étant le PS et l’UMP, qui occultent ce thème).


    • Kalki Kalki 7 octobre 2011 16:22

      Si vous croyez qu’un parti de droite ou d’extreme droite agira pour la population, et la classe moyenne vous avez un sérieux probleme mental

      si vous croyez que la droite ou l’extreme droite vous donnerons quelque chose à l’avenir ... et si vous croyez y appartenir... vous ne voulez pas un os à la place ?

      Mangez des pommes et bougez vos culs, au lieu d’essayer de vendre consciemment ou non soi et ses congènères

      50 euro de matériel pour produire votre nourriture


    • De la hauteur 7 octobre 2011 16:38

      FN au sénatorial 2%, le FN entre 15 à 18% depuis qu’il existe, résultat nul.

      Te toute façon la France n’en veux pas, et je ne sais si vous arrivé à convaincre tellement que se partie est opportuniste.

      Car vous ne pouvez pas sortir de l’euro si en même temps vous faites allégeance à l’Union Européenne.

       Nous ne remarquez même pas comment vous êtes contradictoire.
      Depuis le temps je crois en France, les français se sont fait une juste opinions de vos valeurs, qui sont nul et non avenue.


    • De la hauteur 7 octobre 2011 16:55
      Votre crédibilité en prend une claque.
      Les faux sondages Le Pen : Washington pris la main dans le sachttp://www.agoravox.fr/actualites/medias/article/les-faux-sondages-le-pen-90565

    • Lucadeparis Lucadeparis 7 octobre 2011 17:57

      Je voudrais signaler le paradoxe suivant : si j’ai affirmé que le FN était le 3e parti le plus populaire de France (par le nombre de votes, et l’un des trois seuls a être parvenu au second tour des élections présidentielles françaises), il est aussi le parti français le plus impopulaire, en partie pour des raisons historiques, en étant stigmatisé :

      - comme vichyssois, pétainiste, fasciste, nazi... (alors que Le Pen a voulu s’engager à 16 ans dans les FFI, et que le collaborationniste condamné Maurice Papon était préfet de De Gaulle et ministre de Giscard),

      - comme colonialiste (pourtant Michel Debré était Premier Ministre de de De Gaulle, et les Socialistes Guy Mollet et François Mitterrand ont précipité vers la mort des indépendantistes algériens),

      - comme xénophobe (Jacques Chirac fustigeait les immigrés pour les « bruits et odeurs dans la cage d’escalier »).

      - comme sexiste (le même abracabrandesque Jacques Chirac disait en 1978 : « Pour moi, la femme idéale, c’est la femme corrézienne, celle de l’ancien temps, dure à la peine, qui sert les hommes à table, ne s’assied jamais avec eux et ne parle pas. », et, Premier ministre de Giscard, était réticent au droit à l’avortement).

      - pour une personnalité bouffone facile à diaboliser (Jean-Marie le Pen est un provocateur que son camarade d’études Chabrol qualifiait de « un fout-la-merde magnifique », prompt à se faire remarquer en public).

      Ces raisons disparaissent avec la génération de Marine Le Pen (comme avec les jeunes du PS et de l’UMP). Reste la plus profonde derrière le spectacle de diabolisation : la lutte contre l’oligarchie ploutocratique. La stimulation de l’immigration par le patronat n’a été qu’une trappe à bas salaires et à chômage, en augmentant l’offre d’employés et ainsi baisser la demande en salaire. Le véritable altruisme consisterait à favoriser l’économie des pays pauvres,

      - en n’exploitant pas affreusement leurs ressources en pétrole, uranium ou coltan,

      - en ne détruisant pas leurs cultures vivrières,

      - en n’intervenant pas en néocolonialistes de la Françafrique dans la composition violente de leurs gouvernements qui remercient les partis au pouvoir avec des valises de billets de banque.

      L’émigration n’est qu’un pis-aller pour les miséreux dont la plupart préféreraient rester proches de leurs proches pour les faire vivre dignement.

      Surtout, le FN propose la sortie de la délocalisation de la politique monétaire, avec cet euro décidé par une Banque Centrale Européenne qu’on a vanté comme indépendante, mais indépendante de quoi ? des Etats, c’est-à-dire des gouvernements, c’est-à-dire des peuples, c’est-à-dire de la démocratie. Imagine-t-on une armée indépendante ? Georges Clémenceau disait que  « La guerre ! C’est une chose trop grave pour la confier à des militaires. ». Il en est de même de la politique monétaire, trop grave pour la confier aux banquiers. La BCE est une banque indépendante des peuples, mais dépendante des banques. Selon l’adage, elle ne prête qu’aux riches ; elle leur est même vendue.

      Les ouvriers ne s’y trompent pas : délaissés par un PC compromis avec un PS boboïsé, ils font du FN le premier parti ouvrier de France.

      Je conclurai comme Lionel Jospin venant d’être éliminé pour le second tour de l’élection présidentielle, dans Le monde du mercredi 24 avril 2002, p.7 (article intitulé « Jospin refuse de donner une consigne sur le « choix difficile du second tour » ») : « Le choix est difficile. Je ne veux pas peser dans un sens ou dans l’autre. Réfléchissez-y bien. Essayez d’être dans la réalité, pas dans les mythes. ».


    • Lucadeparis Lucadeparis 7 octobre 2011 18:08

      A Kalki :

      Non, un parti de droite et encore plus d’extrême-droite, par définition et histoire (la défense du royalisme et du monarchisme), agit pour la conservation de l’ordre et des injustices sociales en place. Le problème, c’est que le PS est de fait de droite, en s’arrêtant devant le « mur d’argent » comme Edouard Herriot en 1924, mais de façon bien pire depuis 1983. Mais nous savons que François Mitterrand n’a que fort peu été de gauche.
      La proposition autonomiste et écologiste à la fin de votre message m’intéresse beaucoup.

    • Lucadeparis Lucadeparis 7 octobre 2011 18:16

      A « De la hauteur » :

      Si le FN (et l’extrême-gauche) a si peu de sénateurs, c’est bien que le Sénat n’est guère démocratique et représentatif du peuple.

      En fait, je suis contre le système pipé des partis et soutient de plus en plus la démocratie par tirage au sort comme Etienne Chouard.

      On peut faire partie de l’Union européenne en sortant de l’euro (qui pourrait d’ailleurs être une monnaie commune mais pas unique d’ailleurs). Le problème est plus l’indépendance des banques centrales.

      Quelle contradiction voyez-vous ?


    • De la hauteur 7 octobre 2011 18:18

      Le Pen et la torture : l’enquête du « Monde » validée par le tribunal

      http://www.algeria-watch.org/fr/article/hist/1954-1962/lepen_torture.htm

      La guerre d’Algérie ou le spectre de la torture

      Réélu député en 1958, Jean-Marie Le Pen devient rapporteur du budget de la Guerre à l’Assemblée nationale. Un poste stratégique alors que la guerre d’Algérie continue. Le jeune élu en profite pour marquer son indépendance vis-à-vis du gaullisme et défend l’Algérie française. Geste fort, il quitte, au cours de son mandat, les bancs de l’Hémicycle pour se porter volontaire en Algérie. Ayant été officier de renseignement, il a avoué, le 9 novembre 1962 dans la revue Combat, "avoir torturé parce qu’il fallait le faire« . Au lendemain de cette déclaration fracassante, il est revenu sur ses propos, évoquant des »méthodes de contraintes" plutôt que de tortures. Malgré cela, Jean-Marie Le Pen est décoré de la Croix de la valeur militaire. Dans les années 80-90, plusieurs personnalités –Michel Rocard, Pierre Vidal-Naquet ou le général Aussaresses– l’accuseront d’avoir pratiqué la torture en Algérie. Dans un livre, Torturés par Le Pen (2000), l’historien Hamid Bousselham émet des accusations particulièrement détaillées et précises.

      Reuters

      http://www.lejdd.fr/Politique/Images/Jean-Marie-Le-Pen-une-carriere-en-marge/Jean-Marie-Le-Pen-La-guerre-d-Algerie-ou-le-spectre-de-la-torture-254529/

      il faut que les Français sachent qui est Le Pen, cet homme qui a la prétention de diriger notre pays

      http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article1997

      Rivarol vs Marine Le Pen

      Le doyen de la presse nationaliste est bien en guerre avec Marine le Pen et son clan, qui viennent de se lancer dans une attaque judiciaire.

      On le voit, si jamais par malheur Marine LePen l’emporte début 2011, tout ce qui est un peu radical, un peu trop nationaliste, un peu trop ouvertement catholique, un peu trop antirégimiste, un tantinet révisionniste sera impitoyablement pourchassé et persécuté. Elle est une ennemie du camp national et la pire qui soit, une ennemie de l’intérieur. C’est pourquoi elle est tant promue par les media du Système et par la communauté. Pour nous, les choses sont très claires.

      Si vous ne voulez pas n’avoir que vos yeux pour pleurer le 16janvier au soir, adhérez au Front avant le 3décembre et votez Gollnisch. Tant qu’il en est encore temps !

      http://www.contre-info.com/rivarol-vs-marine-le-pen

      Marine le pen en photo avec des néo nazis

      Grégoire et Anthony les étranges amis de marine ?

      Les déclarations des responsables du FN à propos de l’ « affaire Gabriac« 
      « S’il s’avère que cette photographie ne soit pas, comme l’affirme M. Gabriac, un montage, celui-ci
      sera immédiatement exclu du Front National » [...]« Il faut que chacun sache que le Front national
      n’admettra pas en son sein ce type de comportement inadmissible porteur d’une idéologie
      répugnante »- Marine Le Pen dans un communiqué officiel du Front National.
      « C’est allé beaucoup trop loin. On ne veut pas de gens comme ça au FN. On n’a autre chose à
      faire que de s’occuper de crétin pareil », a dit le secrétaire général du FN Steeve Briois au site
      internet Le Post.

      http://11sept2010.wordpress.com/2011/04/01/marine-le-pen-en-photo-avec-des-neo-nazis/

      il y a pas de doute vous êtes un partie bien sympathique ?


    • Lucadeparis Lucadeparis 7 octobre 2011 18:32

      A « De la hauteur » (7octobre 16:55).
      Etes-vous
      fan exclusif d’Asselineau, militant lobbyste de son parti/association loi de 1901 ?
      En plus, cet article complotiste date légèrement (15 mars 2011), puisqu’Asselineau y parle d’une manipulation afin de favoriser la candidature de DSK.. Du sperme a coulé sous les fions depuis....
      Dans l’article, les intentions de vote pour Marine Le Pen sont ramenées de 23 à 16%. Est-ce que ça fait qu’un autre candidat contre la loi du 3 janvier 1973 lui passerait devant ?
      J’aimerais bien, mais ce n’est pas le cas.
      Pourtant, c’est bien une gauche authentique qui devrait s’opposer à cette loi rothschildo-pompidolo-giscardienne.


    • De la hauteur 7 octobre 2011 18:40

      tu chipotes, c’est normale sa fait partie de votre jeux, regardé la réalité est une autre affaire, les sénatoriale sont lamentables, comme votre représentation national. au fait combien d’élus aujourd’hui ?


    • Lucadeparis Lucadeparis 7 octobre 2011 15:22

      Bonne nouvelle. France Inter, grâce à sa fenêtre sur rue Là-Bas si j’y suis, consacre cette semaine des émissions sur la politique non démocratique de la Banque Centrale Européenne, à l’instant mais surtout celle d’avant-hier mercredi 5 octobre 2011 sur la création monétaire, : http://www.franceinter.fr/emission-la-bas-si-j-y-suis-francfort-capitale-du-capital-ii.


      • pastori 7 octobre 2011 19:32

        « Si le FN (et l’extrême-gauche) a si peu de sénateurs, c’est bien que le Sénat n’est guère démocratique et représentatif du peuple^ ».


        curieuse façon d’analyser les institutions ! le fn n’a pas plus de sénateurs que de députés, de conseillers, de maires.... pourquoi ? la faute aux salauds d’électeurs ? seraient-ils contraints ?

        qui empêche le fn de présenter des candidats aux municipales, aux cantonales , aux législatives ? 
        et si le fn le fait, qui empêche les électeurs de les élire ? 

        faudrait-il obliger les électeurs à voter fn selon vous pour rendre meilleures nos institutions ?

        si personne ne veut voter pour ses candidats c’est qu’il y a des raisons !! surtout si certains d’entre eux se pavanent sur le net en faisant le salut nazi !

        les habitants de Vitrolles qui ont tâté des élus fn ne sont pas près de recommencer !

        • Lucadeparis Lucadeparis 7 octobre 2011 21:39

          Les règles électorales sont faites par les partis qui ont le pouvoir, à leur avantage.
          Une assemblée législative représentative devrait être proportionnelle.
          Si le FN n’a eu de députés qu’entre 1986 et 1988, c’est parce que le système électoral était plus proportionnel à ce moment-là, sur la décision du pouvoir Socialiste qui voulait limiter la casse.
          Croyez-vous que les institutions tombent du ciel comme les Tables de la Loi de Moïse ?
          Vous avez cité ma phrase mais avez totalement éludé que j’y mentionnais l’extrême-gauche, qui devrait être représentée dans l’assemblée législative, par conséquence d’un principe démocratique.


        • pastori 7 octobre 2011 21:56

          vos explications ne me conviennent pas. 

          je répète : qui empêche de présenter des candidats et qui empêchent les électeurs de voter pour ?

          il y a eu des candidats fn aux cantonales : aucun élu ! les électeurs seraient contraints de ne pas voter pour ? 
          pourquoi ont-ils voté pour d’autres partis ? sont-ils obligés ?
          la répônse est simple : les français ne veulent pas les partis extrémistes de gauche et de droite ! .

          pourquoi le PCF a plein d’élus avec peu de poids ? les règles sont les mêmes pour lui aussi ! parce que leurs élus sont reconnus pour leur dévouement, leurs compétences, leurs engagement au coté des petits !

          que le fn en fasse autant. on les a vu à l’oeuvre à  Vitrolles qui a tâté des élus fn !!

          quand on est nul on n’en rejette pas la faute sur les institutions. elles sont les mêmes pour tous.



        • Lucadeparis Lucadeparis 7 octobre 2011 22:25
          Qui vous dit que le FN, LO ou la LCR ne présentent pas de candidats ?

          Ah ! Vous considérez que le PCF n’est pas un parti extrémiste, mais que la LCR  et LO le sont ?

          Si le PCF et Les Verts ont des élus aux scrutins majoritaires, c’est surtout parce qu’ils ont des alliances avec le PS ; sinon, ils seraient dans la situation du FN, de LO et de la LCR.

          Ce n’est pas parce que les institutions sont les mêmes pour tous qu’elles sont justes. La loi du plus fort est aussi la même pour tous.


        • GLANDU 7 octobre 2011 22:37

          magouille et compagnie pour torcher les électeurs qui eux sont honnêtes et se voient trahir par des alliances pour des places et du fric.
          PITOYABLE !
          le PCF qui suit mélenchon...c’est fort non ?
          ben non...l’histoire continue avec les traitres à la tête du pcf


        • LE CHAT LE CHAT 7 octobre 2011 23:19

          @pastori

          Verts et cocos ont des élus grâce à leur compromission avec le PS , le FN en est privé à cause des « fronts ripoublicains » umps refusant de laisser une vraie opposition à leur système exister !
          ça ne durera pas , vu les scores obtenus au second tour aux cantonales autour de 40% là où le FN était présent au second tour , tu verras qu’aux législatives le FN aura des élus !


        • zany 7 octobre 2011 21:07

          A titre personnel je suis pour la france, peu importe le parti et les colibais

          L’upr oui c’est bien, mais monsieur asselineau se trompe quand il dis que le fn a toujours été pour l’europe (j’ai 27 ans et il l’a toujours dégueulé)

          Après la loi de 73 a été le moyen d’endetter les états pour mieux les forcé à l’europe fédérale

          Attali (maudit parmi les maudits) dis qu’ils savais que sa ne fonctionnerais pas et pour résoudre tous les problèmes il faut une Europe fédérale ...

          Faut juste regarder sont CV professionnel !

          http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Attali

          Ou comment ont s’est foutu de notre gueule pendant 20 ans, c’est un coup d’état financier !

          Je ne voterais pas pour des menteurs et des traitres, et si le diable fn qui fait si peur à Parisot et umps tremble, c’est tant mieux .


          • Kevorkian 7 octobre 2011 23:02

            Le FN est très loin de « dégueuler » l’UE puisque M. et Mme Le Pen sont grassement payés au parlement et (18 000/mois) à part quelques petits discours inoffensifs histoire d’assurer le spectacle, ils ne sont pas près de mettre à mal le système. Pour comparer Nigel Farage rue plus dans les brancards. Et encore une fois, on ne peut sortir de l’euro sans sortir de l’UE, Attali l’a quasi avoué devant un parterre de socialistes hilares : http://www.agoravox.tv/actualites/politique/article/attali-a-propos-du-traite-de-31762


          • zany 8 octobre 2011 00:32

            Pas d’accord avec vous sur la durée au sujet de l’europe, par contre pour prendre le chèque oui, je serais de mauvaise foi si je disais le contraire.

            Et les différentes intervention au parlement européen du fn sont très instructive, très (bon le complet sur l’immigration) mais le reste est vraiment pas mal, je ne savais pas que lors de la guerre d’irak, le fn fut extrêmement objectif dans la dénonciation des mensonge des us, de l’ue, c’est peu de le dire

            http://www.dailymotion.com/video/x33moi_fn-irak-gollnisch-s-enerve-4_news

            et il yen as d’autres, je ne prend que le discours et non l’étiquette donner...

            J’avais mal juger ce parti.


          • Unjean 8 octobre 2011 03:42

            Bonjour lucas, je vous est moinssé sur tout, car oui vous avez un beau discourt et une certaine analyse, sauf que malgré les apparences vous cherchez a tromper, finalement on doit conclure et penser de continué a subir le système, « n’y croyez plus braves gens, vous n’avez aucune chance ! »

            vous exposé habilement des vérités, tout en jetant des calomnies envers un seul je dit bien un seul mouvement, en snobant ou en diabolisant sous le terme lobbie, mais qui êtes vous l’intellectuelle des renards des prairies ! ce serait pas vous le lobbyste par hasard ?

            vous tournez de manière a pousser des citoyens éveillés a finalement voter par desfau au moins pire, pourtant vous semblez en savoir mais préférez là lâcheté, proférant subtilement que l’alternative est perdant, vous êtes une girouette dans vos propos, vous êtes dangereux et conteur pour bonne nuit les petits, mais vous les ramasserez vos dents un jour ou l’autre, les allemands eux impriment déjà de nouveaux le marks selon « Pipa » Malmgem et Hans olaf Henkel. a verifier certe mais bon.

            je vous aurais bien cru si certains détail révélé par votre omission et votre accusation sans forme, ne m’indique pas de sérieux doute dans votre intention, allez que l’ouragan vous emporte et je ne vous salut pas.


            • Lucadeparis Lucadeparis 8 octobre 2011 11:34

              Bonjour Unjean.
              Il y a trop d’éléments inexplicités dans votre propos pour que je le comprenne et y réponde :

              - "en jetant des calomnies envers un seul je dit bien un seul mouvement" : lequel ? et démontrez-le plutôt que de jeter de vagues opprobres.

              - « accusation sans forme » : de qui ? de quoi ?

              Je ne suis pas un lobbyiste car je n’agis pas dans les coulisses (étymologie de lobby) mais publiquement, sans dissimuler quelque appartenance.
              Je vous salue cordialement et suis ouvert au débat dans l’attente de vos arguments .


            • Ariane Walter Ariane Walter 8 octobre 2011 06:25

              je voudrais dire simplement que votre article est une parfaite étude d’un point essentiel : Oui, l’acte n°1 du futur président de la république doit être l’abrogation de cette loi.
              J’ajoute autre chose : la dette des pays Européens est une dette scélérate qui doit être renégociée.

              Quant à l’appartenance du PS à l’establishment mondialiste, il me donne la nausée.


              • Lucadeparis Lucadeparis 8 octobre 2011 11:46

                Bonjour Ariane !
                Je vous remercie de votre commentaire qui me fait d’autant plus plaisir que j’apprécie beaucoup vos écrits.
                J’ai beaucoup ri par votre hilarante fiction d’un dialogue avec le chien de garde Laurent Joffrin sur le 11 Septembre dont je recommande chaudement la lecture : http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/joffrin-est-complotiste-100688.
                Je signale d’ailleurs que ce dimanche 9 octobre, il y a une exposition sur le 11 Septembre sur la place Michelet (au coin sud-ouest du Centre Pompidou), de 15 à 20h. J’y serai vers 16h (après avoir voté pour Montebourg...) : http://forum.reopen911.info/p265607-aujourd-hui-21-56-30.html.


              • Lucadeparis Lucadeparis 8 octobre 2011 13:24

                A Soulmanfred,

                Je crois que c’est l’immigration qui est un miroir aux alouettes, en étant promue par le patronat et défendue par les crétins utiles d’extrême-gauche (et je dis ça en me considérant d’extrême-gauche).
                Les pseudo-débats sociétaux sur des évidences morales politiquement correctes (luttes anti-racistes, anti-sexistes, anti-agistes, anti-homophobes) sont des miroirs aux alouettes médiatiques pour l’oligarchie qui contrôle les médias, désignant des vilains boucs-émissaires contre lesquels il est très confortable de s’unir.
                La Banque de France a été nationalisée en 1945 grâce au Conseil National de la Résistance ; et jusqu’en 1973, ça a été un progrès contre l’oligarchie jusqu’à la haute trahison de Pompidou, Mesmer et Giscard. Sans cette trahison, il n’y aura pas cette dette avec laquelle on nous manipule (il n’y avait ainsi pas de dette de l’Etat français jusqu’en 1973, puis cette escroquerie de l’emprunt Giscard 1973 indexé sur l’or : 6,5 milliards de francs empruntés, 92 remboursés).

              • Lucadeparis Lucadeparis 8 octobre 2011 19:10
                L’histoire du FN ? Le PS (ex-SFIO) était colonialiste et pro-Algérie française avec Guy Mollet, et François Mitterrand qui faisait fusiller des indépendantistes, même innocents.
                Je suis contre la fermeture inégalitaire des frontières qui existe actuellement avec une Union Européenne qui empêche les pauvres de rentrer, mais je suis pour une lutte contre l’immigration économique à la racine, en
                enrichissant et en autonomisant les pays pauvres.

              • DSKprésident 9 octobre 2011 19:26

                L’immigration profite au MEDEF (droite) pour faire pression à la baisse sur les salaires
                - l’immigration est le cheval de la gauche pour masquer qu’en 1983, elle a abandonné le peuple, et s’est trouvée une « nouvelle religion facile et propre », du « prêt-à-penser » pour occuper l’esprit des idiots-utiles.
                - l’immigration est l’arme des SIONSITES pour affaiblir la gaule et les gaulois, pour introduire un élément propice à jouer la division (comme au Liban en 1975).

                Une vidéo pour mieux comprendre :
                http://www.youtube.com/watch?v=KGR7Lnmcc28&feature=related

                Le Pen Nationaliste est pour une immigration raisonnée (comme dans la plupart des pays du monde !)


              • COVADONGA722 COVADONGA722 8 octobre 2011 07:18

                bonjour , cette abrogation , la renaissance de la nation française la reconstruction d’un état
                que des rois des empereurs des présidents ont mis des siecles à construire et
                 detruit en trente
                ans par les banksters les apparatchiks cooptés de bruxelles et par nos éminences consanguines umps,NE PASSERA PAS PAR LES URNES ! c’est du vent de croire cela .Seule une immense jacquerie populaire seul un bon 1793 élagant la sanie de cette représentation de la démocrasouille pourrait sauver ce pays !Mais il est tard bien tard l’épitaphe des peuples d’europe à défaut d’étre déja gravée à déja été prononcée par les banksters interloppes et leur
                larbin politicarts
                Delanda europa est !


                • Lucadeparis Lucadeparis 8 octobre 2011 12:18

                  Je suis assez d’accord : il n’y a guère de chance d’une solution électorale (la preuve en sera l’élection du conservateur François Hollande). Et la violence va augmenter.


                • Lucadeparis Lucadeparis 8 octobre 2011 18:56

                  Je suis curieux de vos arguments qui fondent votre croyance qui sont à l’opposé des sondages. Nous serons dans huit jours pour votre première croyance.


                • Catherine Segurane Catherine Segurane 8 octobre 2011 11:09

                  L’auteur ne veut pas laisser au Front National le monopole de l’abrogation de la loi de 1973, qui privatise l’émission de monnaie et oblige l’Etat à emprunter cette même monnaie, avec intérêts, à des banques qu’il a autorisées à l’émettre à sa place à partir de rien.


                  Si d’autres que Marine Le Pen la rejoignent pour penser avec elle qu’il faut abroger cette loi inique, je m’en réjouirai, mais je maintiens qu’elle est la seule à en proposer l’abrogation de façon crédible.

                  En effet, la loi de 1973 a été reprise dans le traité de Lisbonne.

                  L’Etat ne peut donc retrouver son pouvoir régalien d’émettre de la monnaie qu’en sortant de l’Europe, ou en menaçant de sortir avec une crédibilité suffisante dans la menace pour que les traités européens soient refondus en profondeur.

                  Seule, Marine propose cela.

                  Faute d’un retour à l’Europe des nations, les critiques de la loi de 1973 ne sont que paroles verbales.


                  • Lucadeparis Lucadeparis 8 octobre 2011 12:03

                    Je ne suis pas convaincu que la solution soit une Europe des nations. Je ne sais pas bien ce que cela implique, et suis plutôt internationaliste.
                    Par contre, je suis d’accord qu’il faut une Europe des peuples, c’est-à-dire réellement démocratique contre cette ploutocratie qui domine la politique européenne confisquée et délocalisée.
                    Selon moi, il est primordial de retrouver la souveraineté populaire sur la monnaie, et s’il faut menacer de sortir de l’Union Européenne, ou en sortir, ça vaut le coût.
                    Sauf que c’est ce contre quoi les oligarches vont lutter le plus âprement, avec toute la désinformation possible, voire la plus grande violence (bastonades ou tirs contre des manifestants, attentats, guerres).


                  • ffi ffi 9 octobre 2011 00:45

                    Cher Lucadeparis,
                    vous prêchez dans le désert. J’ai déjà évoqué au plus au niveau du PS cette loi 73-7. Ca ne leur parle pas. Ce n’est pas au programme. Pourquoi ? Mystère. C’est incompréhensible que ceux qui affichent la vocation d’aider le bas-peuple, désirent maintenir le racket financier institutionnalisé actuel. Mais cela ne changera pas. C’est Ainsi

                    Maintenant, vous prônez une « Europe des peuples ». Enfin bon, disons que le problème des élections, c’est que cela coûte très cher. Il faut des gros soutiens, argentés de préférence. Se présenter à 55 millions de personnes n’est pas à la portée du premier venu, alors vous imaginez à 250 millions, plus à devoir traduire dans 27 langues différentes ?

                    Que, dans ce système, ce soit les plus influents et les plus riches qui imposent leurs vues, n’a vraiment rien d’étonnant. Le peuple est totalement balayé à la base, car il n’a pas les moyens de lutter. Il doit se vouer complètement à des partis, corporations concourant aux enchères publiques électorales, donc en demande d’investisseurs et donc faciles à orienter pour ceux qui possèdent médias, argent et puissance.

                    C’est d’ailleurs bien la raison de la loi 73-7, servir les patrons, en guise de remerciement pour l’aide à l’élection.

                    Maintenant, quand vous parlez des peuples, vous parlez également des nations, car un peuple, c’est une nation. Sinon vous devriez parler du peuple européen (ce qui a mon sens n’existe pas), mais du coup vous ne pourriez plus parler d’internationalisme : il faut plusieurs nations pour qu’il existe quelque chose entre elles.


                  • Lucadeparis Lucadeparis 9 octobre 2011 02:23

                    Agoravox n’est pas encore désertique et de plus en plus de gens sont conscients de cette supercherie monétaire, comme moi depuis seulement trois ans lors d’une recherche sur internet afin de préparer une discussion causée par la crise de l’automne 2008.

                    Au plus haut niveau du PS, il y a eu durant onze ans François Hollande qui semble lucide sur cette loi, puisqu’il a dit à ka réunion publique à Gentilly le 31 janvier 2011 :

                    « Est-ce que ce ne serait pas mieux que les banques centrales prêtent directement aux États sans intérêt ? Sans doute que ce serait mieux ; mais comme vous le savez, il y a une Banque Centrale Européenne. Donc nous ne pouvons pas décider seul de l’usage qu’elle fait de ses crédits. »

                    Le conservatisme de « ceux qui affichent la vocation d’aider le bas-peuple, désirent maintenir le racket financier institutionnalisé actuel » n’est ni « mystérieux » ni « incompréhensible » : ce sont des vendus, des ambitieux, qui font partie de l’oligarchie qui maintient les ploutocrates qui les form(at)ent et déforment leurs poches avec des billets de leurs banques. C’est pourquoi Hollande (dont le nom, lorsqu’on connait l’histoire de la banque au 17e siècle, est tout un symbole, comme l’est celui de Jean-Claude Trichet) est leur candidat favori.

                    Effectivement, il n’y a pas guère à espérer de cette « démocratie » délégative qui ne permet qu’une plus grande efficacité de l’oligarchie. C’est pourquoi une réelle démocratie ne pourrait être faite, pour les travaux qui prennent du temps, que de représentants éphémères tirés au sort dans une liste illimitée de candidats, afin d’éviter démagogie et corruption, et surtout de référendums.

                    C’est le système actuel, habilement centré autour d’élections d’un personnel de politiciens formatés et étriqués, qui est très coûteux (je ne parle pas que de prix, mais plus généralement de souffrance).

                    Par « Europe des peuples », je voulais insister sur une Europe faite démo-cratiquement. Les frontières légales ne m’importent guère. Je crois que les plus importantes frontières sont langagières (beaucoup de Belges n’ont même plus de langage commun). La nation, c’est-à-dire la naissance, n’est pas pour moi primordiale, par rapport à la culture.

                    Les votes devraient se faire à l’échelle pertinente (alors que maintenant les référendums municipaux sont illégaux en France...).


                  • ffi ffi 9 octobre 2011 22:16

                    Sinon, la nation « naissance », est évidemment fortement reliée à la langue, puisqu’un des premiers apprentissage, et le plus important, est la langue maternelle. Cela dit, il y a des peuples qui peuvent s’allier tout en se respectant, comme la Suisse le montre.

                    Personnellement, je suis pour le système du Liechtenstein.
                    Un Roi, pour la stabilité de l’institution (et la lutte contre la corruption)
                    Un parlement, pour les affaires courantes au niveau national.
                    Démocratie directe pour les choix de sociétés.


                  • Lucadeparis Lucadeparis 9 octobre 2011 23:29

                    Et comment serait désigné le roi ?
                     Je ne vois pas l’utilité du roi, que j’imagine venant d’une eugénocratie, et donc d’une désignation injustifiée, arbitraire, à la fois sacrificielle (une personne qui ne choisit pas son métier) et privilégiante (une personne avec des pouvoirs supérieurs sans le mériter).
                     L’institution, la constitution se feraient démocratiquement, par référendum, et pourraient avoir une stabilité par une majorité d’au moins deux tiers (ou trois quarts) pour son évolution.
                     La démocratie directe et par tirage au sort empêchent aussi bien voire mieux la corruption.
                     En plus, le Liechtenstein n’est pas un modèle d’honnêteté : comme la plupart des micro-Etats, c’est un paradis fiscal promu par la ploutocratie qui fait payer les impôts par les peuples des grands Etats.
                     


                    • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 10 octobre 2011 12:31

                      @ Luca

                      Tout à fait d’accord avec ton article et sa conclusion.

                      Je le répète aussi à l’envi là où je peux : pour le moment le FN est le seul parti à pouvoir porter plausiblement la question du retour à la souveraineté populaire sur la création monétaire au 2eme tour des présidentielles. C’est sûr que voter Asselineau ou Montebourg, ça fait plus respectable mais est-ce respectable de se donner bonne conscience en hurlant au loup pour mieux rester dans le troupeau bêlant qui va se jeter du haut de la falaise des dettes souveraines ? Pour ma part, je ne le crois.

                      Bravo pour les fines analyses. C’est dingue de penser que Sarko pourrait susciter le trouble pour favoriser Marine et se faire élire, mais c’est la loi du genre. Tout est permis en politique. Ce qui serait sympa, c’est que finalement cette machination lui pète à la g... !

                      Bravo pour la citation de Jospin post avril 2002. Il fallait prêter l’oreille en effet. Il y a beaucoup de mythes ici.
                      Il y a beaucoup de réalité aussi. Il ne faut pas nier la brutalité des actes, des propos et des positions passés de Jean-Marie Le Pen.

                      Mais on peut voir que Marine joue une toute autre musique et même si l’appareil FN est encore affreusement poujadiste, je dirais que ce n’est pas un problème pour moi car l’objectif n’est pas d’a voir cet appareil au pouvoir.

                      L’objectif, c’est seulement de permettre à Marine de porter haut la question de la souveraineté monétaire et même si elle devient présidente, je dis OK car elle aura un énorme pouvoir de nuisance sur l’« establishment » (comme disait son père) même si elle n’a pas de majorité pour gouverner (ce qui est non seulement probable mais quasi certain).

                      Dans une telle éventualité, elle serait en position de faire prendre au FN un nouveau virage (en reléguant les vieux fascites aux antiquités) ou même mieux, de fonder un nouveau parti populaire qui sache s’accorder aux consensus populaires du moment, en particulier concernant le 11 septembre 2001 vis-à-vis duquel son père a été un des rares politiciens français à tenir des propos « intelligents » qui ne prennent pas les citoyens pour des cons.

                      Par ailleurs, je voudrais saluer ta zénitude vis-à-vis des commentaires véhéments, voire agressifs que tu as reçu. Quand on les lit on mesure à quel point la propagande de l’Empire marche bien et on se dit que celui qui ne voit pas que la violence inouïe de ce monde, c’est celle qui se réalise en col blanc à Wall Street et à Londres, n’a malheureusement rien compris au film.

                      Il me semble que 3 présidents zuniens ont été assassinés pour s’y être attaqués. Si Marine devait réussir sur la question de la souveraineté monétaire, elle pourrait le payer cher, cad, de sa vie. Mais la propagande de l’Empire mettrait ça sur le dos des musulmans et les zombies n’en croiraient que davantage au choc des civilisations !

                      Pour finir, je voudrais ajouter cette pensée qui me trouble beaucoup : si Hollande soutenait le retour à la souveraineté monétaire pour le peuple français, il est clair que je voterais pour lui. Mais, précisément, je sais qu’il ne le fera pas. Autrement dit, avec Hollande (autant que Sarkosy), le pire est sûr.

                      Alors qu’avec Marine le Pen, quoi qu’en disent ses contempteurs, le pire n’est pas sûr, tout au contraire, il reste un espoir, aussi mince soit-il.

                      Et donc, tant que personne ne me prouve que je me trompe, moi je dis « banco » !

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