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Larry Summers, pompier-pyromane de l’Obama-économie ?

Ça y est. Barack Obama est le 44e Président des USA. Si l’on ne se fie qu’au court terme, son élection et son entrée à la Maison Blanche mettent fin à huit ans de désastreuse ère Bush. Si l’on situe cet événement (ou avènement si l’on en croit les obamaniaques) dans un plus long terme et si l’on en croit les propos que tient dans Libération du 20/01/2009 Eric Foner, historien à la Columbia University de New-York, en fait “l’élection d’Obama met un terme à l’ère Reagan. Le reaganisme a dominé la politique américaine depuis 1980, même sous Bill Clinton, qui était un Reagan modéré. Aujourd’hui, c’est un nouveau commencement”. Ah bon ? Curieux “nouveau commencement” que celui-ci, venant de la part d’un président certes Noir (enfin, presque) et Démocrate, mais qui n’a jamais hésité à proclamer publiquement l’admiration éperdue qu’il éprouve pour le cow-boy d’opérette Ronald Reagan : “Le pays était prêt pour les changements apportés par Reagan. Il a changé la trajectoire de l’Amérique, d’une façon que ni Nixon ni Bill Clinton n’ont pu faire”, a ainsi déclaré Obama. Ah bon ? Cela voudrait-il dire que quand c’est fini, ça recommence pareil ? En tout cas, son choix de nommer le sulfureux Larry Summers à la présidence du National Economic Council, augure a priori mal du "new New Deal" qu’il prétend proposer à son pays.

“Les économistes sont plus intelligents que les “politistes” qui sont plus intelligents que les sociologues”

Ce Larry Summers, bien qu’étiqueté “Démocrate”, est très loin d’être un “libéral” (au sens étatsunien, c’est-à-dire le très lointain équivalent d’un social-démocrate en Europe) C’est même l’une des bêtes noires de l’aile gauche du Parti Démocrate. Et le simple fait qu’Obama ait propulsé un tel personnage au National Economic Council (l’équivalent US de notre ministère de l’Economie et des Finances) pour y gérer la terrible crise économique dans laquelle se débattent les USA augure très mal, si l’on en croit ses états de service, d’un quelconque “nouveau commencement”. Ce serait plutôt “on prend les mêmes et on recommence”, étant donné que ce type a tout du pompier pyromane.

L’économie - la citation qui sert d’intertitre à ce paragraphe est de lui, c’est dire s’il l’idolâtre au plus haut point - Larry Summers est tombé dedans tout petit, voire même dès sa naissance en 1954, vu qu’il est le fils de deux économistes et qu’il a pour oncles deux lauréats du prix Nobel d’économie, Paul Samuelson et Kenneth Arrow. De quoi subir dès l’enfance un sérieux lavage de cerveau qui l’incitera, après une brève tentative de poursuivre des études de physique, à bifurquer vers celles d’économie. Après de brillantes études au Massachusetts Institute of Technology et à Harvard, il devient à 28 ans l’un des plus jeunes professeurs de l’histoire de Harvard. Un parcours sans faute de bon élève.

Grâce à l’entremise d’un de ses professeurs d’économie de Harvard, Summers se retrouve en même temps membre du Conseil économique du président Reagan en 1982-1983 - donc responsable des désastreuses reaganomics (ou économie vaudou selon Bush père qui les a pourtant appliquées et dont Juan Cole fait la description suivante : “La révolution reaganienne défendait cette idée stupide selon laquelle on peut baisser les impôts, réduire le rôle de l’état à la portion congrue, supprimer les régulations de la finance et malgré tout avoir de la croissance. Ce que cette politique a produit, ce sont ces bulles dont ont profité pendant un certain temps les 3 millions d’américains les plus riches, mais dont tous les autres ont souffert. Durant cette période les 1% les plus riches ont multiplié plusieurs fois leur patrimoine. Ils perçoivent aujourd’hui 20% de l’ensemble des revenus et détiennent 45% de la richesse aux USA”).

Cinq ans plus tard, passant de droite à gauche, il donne ses conseils d’économiste au candidat démocrate Dukakis, qui sera battu par George Bush (le père du calamiteux Daubeulyou) lors de la campagne présidentielle de 1988 après quoi, en 1991, il abandonne le professorat pour devenir Chef économiste de la Banque mondiale. Deux ans plus tard, il est nommé sous-secrétaire pour les Affaires internationales du département du Trésor sous l’administration Clinton, puis secrétaire-adjoint au Trésor et enfin secrétaire au Trésor. Tout ça en huit ans !

Lorsque prend fin l’ère Clinton, en 2001, il retourne pantoufler à Harvard où il est presque immédiatement nommé président de cette université, poste dont il est obligé de démissionner pour cause d’arrogance intellectuelle insupportable, de mépris pour les Noirs, d’une sombre affaire de délits financiers commis par un ami qu’il avait cherché à protéger et enfin après avoir déclaré qu’il “n’y a pas de femmes dans les sciences dures à cause de leur inaptitude intrinsèque” (n’ayant pas terminé ses études de physique, il n’a peut-être jamais entendu parler de d’Irène Joliot-Curie).

Comme si ça ne suffisait pas, il avait aussi déclaré que “les pays sous-peuplés d’Afrique sont largement sous-pollués. La qualité de l’air y est d’un niveau inutilement élevé par rapport à Los Angeles ou Mexico [...] Il faut encourager une migration plus importante des industries polluantes vers les pays les moins avancés [...] et se préoccuper davantage d’un facteur aggravant les risques d’un cancer de la prostate dans un pays où les gens vivent assez vieux pour avoir cette maladie, que dans un autre pays où deux cents enfants sur mille meurent avant d’avoir l’âge de cinq ans. [.] Le calcul du coût d’une pollution dangereuse pour la santé dépend des profits absorbés par l’accroissement de la morbidité et de la mortalité. De ce point de vue, une certaine dose de pollution devrait exister dans les pays où ce coût est le plus faible, autrement dit où les salaires sont les plus bas. Je pense que la logique économique qui veut que des masses de déchets toxiques soient déversées là où les salaires sont les plus faibles est imparable” et qu’il “vaut mieux que les enfants asiatiques travaillent dans les usines textiles plutôt qu’ils se prostituent” pour légitimer la dérégulation du droit du travail, un de ses dadas de crâne d’œuf d’économiste reaganien. Mais ça, c’était quand il dirigeait la Banque Mondiale.

Son mandat de président de Harvard a été quatre fois plus court que ceux de la moyenne de ces prédécesseurs et unanimement considéré comme calamiteux. Et c’est ce personnage raciste, sexiste, ultralibéral, inhumain, anti-écolo qu’Obama a choisi pour diriger l’économie des USA. Et ce n’est pas tout : Larry Summers est encore pire que ça.

“Nous, Américains, nous voulions cet optimisme, ce dynamisme, cet esprit d’entreprise, qui manquaient, et que Reagan a apportés”

L’intertitre de ce paragraphe est cette fois une citation de Barack Obama, qui décidément en pince pour Ronald Reagan, l’ultralibéral sous la présidence duquel Larry Summers a commencé sa carrière politico-économiste il y a 28 ans. Oui, vous avez bien lu, ça fait 28 ans que ce type sévit sous des gouvernements Républicains et Démocrates, 28 ans qu’il contribue ardemment à la désastreuse politique économique ultralibérale étatsunienne et à ses catastrophiques métastases mondialisées et, de ce point de vue, Eric Foner a bien raison de considérer que Bill Clinton n’était en fait qu’un “Reagan modéré”.

“Yes, we can !” ! Oui, mais on peut quoi quand on confie de telles responsabilités à un apparatchik de l’ultralibéralisme, à un véritable pompier pyromane ? Car oui, Larry Summers est encore pire que l’idée que vous pouvez déjà vous en faire après avoir déjà lu ce que vous avez lu.

Non seulement il a activement participé, sous la présidence Reagan, au saccage et au démantèlement des programmes mis au point pendant le New Deal du président Roosevelt (dont Obama se réclame aussi, ce qui est un comble !), et sous la présidence Clinton, à l’abrogation de la loi Glass-Steagall, abrogation qui, mettant fin à toute régulation financière ou presque, est l’une des causes directes de la crise économique actuelle, mais aussi, après la chute de l’URSS, Summers a ensuite été embauché par le gouvernement lituanien pour guider la “transition démocratique” de ce pays ex-soviétique - entendez, y imposer l’ultralibéralisme. Résultat, selon l’hebdomadaire US The Nation du 10 novembre 2008 : “Les résultats étaient suicidaires au sens propre du terme. Quand Summers est arrivé, le taux de suicide était de 26,1 pour 100 000 Lituaniens et baissait. Cinq années après la mainmise de Summers sur l’économie lithuanienne, la vie est devenue tellement insupportable que le taux de suicide a presque doublé, passant à 45,6 pour 100 000 habitants, soit le plus taux le plus élevé au monde. Les choses ont tant empiré qu’après seulement deux ans de transition économique sous la direction de Summers, les Lituaniens, traumatisés, ont voté pour ramener les communistes au pouvoir. C’était le premier pays d’Europe de l’Est à le faire, même si deux ans auparavant les Lituaniens étaient morts dans la rue pour combattre le communisme !”.

Vu le nombre d’armes qui circulent aux USA (il y a en plus eu des ventes record depuis l’élection d’Obama), attendons-nous donc à une probable épidémie de suicides dans ce pays !

Mais Summers ne s’est pas contenté de pousser les Lituaniens au désespoir. Il s’est aussi activement occupé des privatisations en Russie. Voici comment l’ex-vice-président de la Banque mondiale, Joseph Stiglitz et prix Nobel d’économie, décrit l’action de Larry Summers dans les années 1990 : "Suite à la chute du Mur de Berlin, deux écoles de pensée ont émergé à propos de la transition de la Russie vers l’économie de marché. (…) L’une d’elles soulignait l’importance des infrastructures institutionnelles dans une économie de marché (…) et prônait une transition plus graduelle vers l’économie de marché. (…) La seconde école se composait de macro-économistes dont la foi dans le marché était totale. Ces économistes n’avaient aucune connaissance de l’histoire ou des détails de l’économie russe et ils ne croyaient pas en avoir besoin. La grande force, et la faiblesse ultime, des doctrines économiques auxquelles ils se reliaient réside dans le fait qu’elles étaient - ou étaient supposées être - universelles. (…) Et la vérité universelle est qu’une thérapie de choc fonctionne pour tous les pays en transition vers l’économie de marché : plus le médicament est fort (et plus douloureuse est la réaction), plus rapide est le changement. Telle est leur argumentation. (…) Ceux qui s’opposaient à ce cours ne furent pas consultés longtemps. (…) La privatisation rapide imposée à Moscou par le FMI et le Trésor US avait permis à un petit groupe d’oligarques d’obtenir le contrôle des actifs du pays. (…) Lorsque le gouvernement a commencé à manquer d’argent pour payer les pensions, les oligarques ont détourné les précieuses ressources nationales vers des comptes bancaires suisses ou chypriotes. Les Etats-Unis étaient impliqués dans ces affreux mécanismes. A la mi-1998, lorsque Larry Summers remplaça Robert Rubin au poste de secrétaire US aux Finances, il apparut aux côté de Anatoly Tchoubaïs, l’architecte en chef des privatisations russes. En agissant ainsi, les Etats-Unis semblaient s’allier aux forces responsables de l’appauvrissement en Russie. (…) Le Trésor US et le FMI continuaient d’insister sur le fait que le problème ne provenait pas de trop de thérapies, mais de trop peu de chocs. Mais au cours des années 90, l’économie russe continua à imploser. Alors que seuls 2% de la population vivait dans la pauvreté à la fin de la période soviétique, les ’réformes’ virent le taux de pauvreté grimper jusqu’à 50 %, avec plus de la moitié des enfants russes vivant sous le seuil de pauvreté. (…) Aujourd’hui, la Russie est rongée par d’énormes inégalités et la plupart des Russes ont perdu confiance dans l’économie de marché".

Et depuis l’apparition de la crise actuelle, c’est devenu encore pire, après une brève période où l’économie s’est un peu améliorée en Russie (mais pas la situation de la majorité des Russes). Merci Larry Summers, l’économiste-en-chef d’Obama-yes-we-can).

La rédemption de Larry Summers ?

Mon précédent article était consacré à l’hypothétique rédemption de Mikhaïl Khodorkovski, l’un de ces oligarques russes que la politique menée par Larry Summers avait contribué à enrichir et que le régime de Poutine avait envoyé en prison après s’être emparé de son empire très mal acquis. Peut-être même que Larry Summers et lui se sont rencontrés durant le tumultueux et sanglant passage de la Russie à l’économie de marché ultralibérale ? Probable, même (après tout, Khodorkovski était l’oligarque n° 1), mais je n’ai retrouvé aucun témoignage de cette rencontre. Peu importe. Dans ce dernier article était évoquée la “rédemption” de cet oligarque, sa “conversion” au “néosocialisme” après avoir été un acteur et prédateur décisif de l’ultralibéralisme russe post-soviétique.

L’ultralibéral Summers aurait-il aussi subi ce genre de métamorphose idéologique, de conversion ? Et si c’est le cas, serait-ce la raison pour laquelle Obama lui a quand même accordé sa confiance en dépit de ses désastreux états de service ? Le pyromane serait-il devenu un authentique et vertueux pompier ? On peut en douter (il s’est toujours comporté comme un sale type et un suppôt sans scrupules de l’hypercapitalisme actionnarial financier et mondialisé) mais accordons-lui, ne serait-ce que par principe, le bénéfice du doute.

L’affreux Summers aurait-il “changé”  ? En tout cas, après avoir été viré de la présidence de Harvard, il a été engagé comme directeur exécutif au sein du fonds d’investissement D.E. Shaw & Co (ce qui n’est pas bon signe) mais aussi, en 2006, il est devenu billetiste au Financial Times, et dans son premier article, il a fait part des inquiétudes que suscitaient en lui les inégalités sociales vertigineuses qu’il avait ardemment contribué à créer lorsqu’il était aux affaires, allant même jusqu’à écrire, dans un sursaut de lucidité qui anéantissait tout ce qu’il avait fait jusqu’alors, qu’il "y a des raisons de penser que les succès économiques à l’étranger seront à l’avenir problématiques pour les travailleurs américains". Ça alors !

Du coup, il s’est fait traiter de protectionniste, une insulte absolue pour les ultralibéraux. Ce qui ne l’a pas empêché, avant même que la crise économique n’éclate (à l’instar de Khodorkovski donc…), d’écrire une tribune intitulée "Une stratégie pour promouvoir une mondialisation saine", où il recommandait une coordination fiscale internationale sur l’imposition des sociétés et les paradis fiscaux, une fiscalité progressive et l’instauration de normes sociales plus généreuses. Bref il a mangé son chapeau… ou fait semblant de le faire, sentant la crise venir (après tout, il en a été l’un des principaux instigateurs) et voulant s’y tailler une part de gâteau en revenant aux affaires gouvernementales.

Cette part de gâteau, Obama la lui a offerte sur un plateau.

Alors, vraie ou fausse la “rédemption” de Larry Summers ? L’oligarque russe Khororkovski passé de l’ultralibéralisme au néosocialisme est en taule, que sa rédemption soit sincère ou feinte : il ne peut plus nuire tant qu’il est sous les verrous. Summers, lui, est libre et aux affaires. On va vite voir s’il est sincère dans son revirement. C’est assez peu probable, mais sait-on jamais, en ces temps où toutes les certitudes s’écroulent, où tous les repères vacillent et où, projetés dans l’inconnu nombreux sont prêts à brûler ce qu’ils ont adoré ? Ainsi, au temps du gouvernement Clinton et en évoquant le regain de l’économie US de ces années-là , gonflé par le surendettement et le crédit à tout-va (It’s the economy, stupid !), Summers affirmait doctement que “Lorsque la marée revient, tous les bateaux du port montent”, ce qui voulait dire que tout le monde en profitait, les riches comme les pauvres. La réalité lui a démontré qu’il avait “tout faux”. De ce fait, en 2007, le même Summers, corrigeait sans vergogne sa formule : “lorsque la marée revient, maintenant seuls les yachts montent”. Serait-ce le début d’un commencement de lucidité ?

Bon, pour tout vous dire, je n’y crois pas trop, à la rédemption de Larry Summers. Ce type est encore pire qu’un oligarque. Il n’a jamais pris de risques. Obama, lui, en a pris un gros en servant la soupe à un type pareil.

par Marsupilami mercredi 21 janvier 2009 - 87 réactions
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  • Par John Lloyds (xxx.xxx.xxx.7) 21 janvier 2009 14:09
    John Lloyds

    Rien d’anormal dans cette nomination, puisque cette crise, préméditée, doit être délibéremment gérée au plus mal pour se hâter vers l’effondrement prévu cette année, ce que font actuellement les états-unis en injectant les liquidités issues des planches à billets directement dans des trou noirs. "Le Dollar US n’est plus qu’une fiction d’unité de mesure monétaire mondiale dont nombre d’Etats tentent de se dégager au plus vite", quoi de mieux pour passer l’abyssale dette à la trappe, au travers d’une crise majeure ?

  • Par ZEN (xxx.xxx.xxx.247) 21 janvier 2009 14:29
    ZEN

    @ John
    Merci pour le lien
    D’autant plus intéressant que le GEAB s’est peu trompé jusqu’ici dans ses anticipations...

  • Par Dudule (xxx.xxx.xxx.85) 22 janvier 2009 00:53

    1) Vous n’avez pas répondu.

    2) Le refu de l"étatisme" cache souvent un refu de la souveraineté populaire, bref, de la démocratie et de l’intérrêt général, et proclame en opposition la défense des intérêts particuliers qui profiteraient finalement à tous (c’est là qu’est le tour de passe passe idéologique). C’est tellement pratique pour certains (very convenient, comme disent les espagnols)... jamais prouvé mais ressacé ad nauseam pendant trente ans.

    3) Que certains ne comprennent pas comment des idées aussi stupides et néfastes ont pu exercer pendant trente ans un tel monopol idéologique que toute personne qui osait les contester, dans un média ou une conversation privé, se voyait immédiatement sommée de s’expliquer ("Comment, quoi, mais qu’est-ce que vous proposez ?.. ne soyez pas stupide, vous savez qu’in ne peut pas faire autrement" etc), et recherchent le comment du pourquoi de quelque chose d’aussi bizarre, quoi de plus naturel ? Même si beaucoup de ces explications sont un peu parano, le fait que l’on se pose la question me semble plutôt sain. Il nous faudra des réponses, de toute façon.

    4) Croire qu’en l’absence d’état (sous fort contrôle démocratique celà va sans dire) une main invisible régit au mieux l’intérêt commun tient de la plus haute rationnalité, vous en conviendrez.

    5) Un pays sans état existe bel et bien. C’est la Somalie. Il fait bon vivre en Somalie, pas vrai ? Et la main invisible y oeuvre sans relache, des seigneurs de la guerre s’y partageant les marchés de l’eau, des téléphones cellulaires, des conections internets, etc, le tout entre deux razias (ce n’est pas une boutade, c’est tout à fait réel).

  • Par fonzibrain (xxx.xxx.xxx.176) 21 janvier 2009 19:50
    fonzibrain

    L’équipe rapprochée d’Obama, le nouveau président des USA, compte 4 personnes : Joe Bidden, Rahm Emmanuel, David Axelrod et Robert Gibbs.

    Sur les 4 personnes précédemment citées, 3 ont des liens très forts avec Israël et/ou la communauté juive. Une rapide recherche sur Internet permet facilement de retrouver des éléments concrets et des déclarations sur ces relations.

    Joe Bidden (source Jpost) : Vice Président

    L’intérêt de Biden pour Israël est né bien avant que son fils n’épouse une jeune femme juive. Il s’est révélé lors de sa rencontre avec Golda Meïr, quelques mois avant la guerre de Kippour, alors qu’il effectuait sa première visite en Israël en tant que sénateur américain.

    “Il existe un lien inextricable entre la culture, la religion, l’ethnicité – que la plupart des peuples ne comprennent pas – et qui est unique par sa puissance parmi les Juifs du monde entier”, a expliqué Biden lors d’une interview sur Shalom TV l’année dernière, lors du lancement de sa campagne.

    Il a ajouté : “Lorsque j’étais un jeune sénateur, je répétais souvent : “Si j’étais Juif, je serais sioniste”. Je suis Sioniste. Il n’est pas nécessaire d’être Juif pour être Sioniste.”
    Biden s’est tout de même fréquemment confronté aux lobbys pro-israéliens, notamment sur la question des implantations.

    Rahm Emmanuel (Wikipedia) : Chef de cabinet de la Maison Blanche

    Rahm Emmanuel est né à Chicago, Illinois. Son prénom, Rahm, signifie « élevé » en hébreu. Son nom de famille, Emmanuel, signifie quant à lui « Dieu est avec nous ».

    Son père, Benjamin M. Emmanuel, né à Jérusalem, est un pédiatre et ancien membre de l’Irgoun, un groupe ultra-nationaliste sioniste actif entre 1931 et 1948. Il a émigré avec sa famille aux États-Unis dans les années 1960.

    Sa mère, Martha Smulevitz, était la fille d’un dirigeant syndicat local. Elle a travaillé en tant que manipulatrice radio et possédait également un club musical à Chicago. Elle est également devenue une militante pour le respect des Droits de l’Homme. Les deux se sont rencontrés dans les années 1950 à Chicago. Son frère aîné, Ezekiel, est cancérologue. Emmanuel a également une sœur cadette adoptée, prénommée Shoshanna.

    Lorsque sa famille vivait à Chicago, Rahm Emmanuel a fréquenté l’école juive Bernard Zell Anshe Emet Day. Après un déménagement à Wilmette, il étudia à l’école publique, dans les lycées Romona puis New Trier. Il a obtenu son diplôme au Sarah Lawrence College en 1981, et a reçu son master en Discours et Communication de l’Université de Northwestern en 1985.

    Alors qu’il n’était pas encore diplômé, il a rejoint la campagne du politique David Robinson à Chicago.

    Lors de la première Guerre du Golfe en 1991, Emmanuel est volontaire dans l’armée israélienne. Il est mécanicien, auprès d’un bureau de recrutement de Tsahal et répare les blindés près de la frontière libanaise.

    David Axelrod (le Figaro) : Conseiller Principal du Président

    David Axelrod est né il y a 52 ans à New York, dans une famille juive de gauche. À 5 ans, juché sur une boîte aux lettres, il assistait à un meeting de John F. Kennedy.

    Rappelons également que le rabbin Capers C. Funnye, premier Afro-Américain du Comité des Rabbins de Chicago qui officie au sein de la communauté Beth Shalom B’nai Zaken Ethiopian Hebrew, à Chicago, est le cousin de la femme d’Obama !

    Le grand-père paternel de Michelle Obama et la mère du rabbin sont frère et soeur. « C’est au nom du respect de leur vie privée et de leurs familles qu’ils n’avaient pas évoqué ce lien pendant la campagne, qui n’était connu qu’au sein de la communauté juive de Chicago », expliquait alors la porte-parole de Michelle Obama, Katie McCormick Lelyveld.—

    Mickael Finkelstein

    http://www.israelvalley.com/news/20...

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