Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Politique > Larry Summers, pompier-pyromane de l’Obama-économie ?

Larry Summers, pompier-pyromane de l’Obama-économie ?

Ça y est. Barack Obama est le 44e Président des USA. Si l’on ne se fie qu’au court terme, son élection et son entrée à la Maison Blanche mettent fin à huit ans de désastreuse ère Bush. Si l’on situe cet événement (ou avènement si l’on en croit les obamaniaques) dans un plus long terme et si l’on en croit les propos que tient dans Libération du 20/01/2009 Eric Foner, historien à la Columbia University de New-York, en fait “l’élection d’Obama met un terme à l’ère Reagan. Le reaganisme a dominé la politique américaine depuis 1980, même sous Bill Clinton, qui était un Reagan modéré. Aujourd’hui, c’est un nouveau commencement”. Ah bon ? Curieux “nouveau commencement” que celui-ci, venant de la part d’un président certes Noir (enfin, presque) et Démocrate, mais qui n’a jamais hésité à proclamer publiquement l’admiration éperdue qu’il éprouve pour le cow-boy d’opérette Ronald Reagan : “Le pays était prêt pour les changements apportés par Reagan. Il a changé la trajectoire de l’Amérique, d’une façon que ni Nixon ni Bill Clinton n’ont pu faire”, a ainsi déclaré Obama. Ah bon ? Cela voudrait-il dire que quand c’est fini, ça recommence pareil ? En tout cas, son choix de nommer le sulfureux Larry Summers à la présidence du National Economic Council, augure a priori mal du "new New Deal" qu’il prétend proposer à son pays.

“Les économistes sont plus intelligents que les “politistes” qui sont plus intelligents que les sociologues”

Ce Larry Summers, bien qu’étiqueté “Démocrate”, est très loin d’être un “libéral” (au sens étatsunien, c’est-à-dire le très lointain équivalent d’un social-démocrate en Europe) C’est même l’une des bêtes noires de l’aile gauche du Parti Démocrate. Et le simple fait qu’Obama ait propulsé un tel personnage au National Economic Council (l’équivalent US de notre ministère de l’Economie et des Finances) pour y gérer la terrible crise économique dans laquelle se débattent les USA augure très mal, si l’on en croit ses états de service, d’un quelconque “nouveau commencement”. Ce serait plutôt “on prend les mêmes et on recommence”, étant donné que ce type a tout du pompier pyromane.

L’économie - la citation qui sert d’intertitre à ce paragraphe est de lui, c’est dire s’il l’idolâtre au plus haut point - Larry Summers est tombé dedans tout petit, voire même dès sa naissance en 1954, vu qu’il est le fils de deux économistes et qu’il a pour oncles deux lauréats du prix Nobel d’économie, Paul Samuelson et Kenneth Arrow. De quoi subir dès l’enfance un sérieux lavage de cerveau qui l’incitera, après une brève tentative de poursuivre des études de physique, à bifurquer vers celles d’économie. Après de brillantes études au Massachusetts Institute of Technology et à Harvard, il devient à 28 ans l’un des plus jeunes professeurs de l’histoire de Harvard. Un parcours sans faute de bon élève.

Grâce à l’entremise d’un de ses professeurs d’économie de Harvard, Summers se retrouve en même temps membre du Conseil économique du président Reagan en 1982-1983 - donc responsable des désastreuses reaganomics (ou économie vaudou selon Bush père qui les a pourtant appliquées et dont Juan Cole fait la description suivante : “La révolution reaganienne défendait cette idée stupide selon laquelle on peut baisser les impôts, réduire le rôle de l’état à la portion congrue, supprimer les régulations de la finance et malgré tout avoir de la croissance. Ce que cette politique a produit, ce sont ces bulles dont ont profité pendant un certain temps les 3 millions d’américains les plus riches, mais dont tous les autres ont souffert. Durant cette période les 1% les plus riches ont multiplié plusieurs fois leur patrimoine. Ils perçoivent aujourd’hui 20% de l’ensemble des revenus et détiennent 45% de la richesse aux USA”).

Cinq ans plus tard, passant de droite à gauche, il donne ses conseils d’économiste au candidat démocrate Dukakis, qui sera battu par George Bush (le père du calamiteux Daubeulyou) lors de la campagne présidentielle de 1988 après quoi, en 1991, il abandonne le professorat pour devenir Chef économiste de la Banque mondiale. Deux ans plus tard, il est nommé sous-secrétaire pour les Affaires internationales du département du Trésor sous l’administration Clinton, puis secrétaire-adjoint au Trésor et enfin secrétaire au Trésor. Tout ça en huit ans !

Lorsque prend fin l’ère Clinton, en 2001, il retourne pantoufler à Harvard où il est presque immédiatement nommé président de cette université, poste dont il est obligé de démissionner pour cause d’arrogance intellectuelle insupportable, de mépris pour les Noirs, d’une sombre affaire de délits financiers commis par un ami qu’il avait cherché à protéger et enfin après avoir déclaré qu’il “n’y a pas de femmes dans les sciences dures à cause de leur inaptitude intrinsèque” (n’ayant pas terminé ses études de physique, il n’a peut-être jamais entendu parler de d’Irène Joliot-Curie).

Comme si ça ne suffisait pas, il avait aussi déclaré que “les pays sous-peuplés d’Afrique sont largement sous-pollués. La qualité de l’air y est d’un niveau inutilement élevé par rapport à Los Angeles ou Mexico [...] Il faut encourager une migration plus importante des industries polluantes vers les pays les moins avancés [...] et se préoccuper davantage d’un facteur aggravant les risques d’un cancer de la prostate dans un pays où les gens vivent assez vieux pour avoir cette maladie, que dans un autre pays où deux cents enfants sur mille meurent avant d’avoir l’âge de cinq ans. [.] Le calcul du coût d’une pollution dangereuse pour la santé dépend des profits absorbés par l’accroissement de la morbidité et de la mortalité. De ce point de vue, une certaine dose de pollution devrait exister dans les pays où ce coût est le plus faible, autrement dit où les salaires sont les plus bas. Je pense que la logique économique qui veut que des masses de déchets toxiques soient déversées là où les salaires sont les plus faibles est imparable” et qu’il “vaut mieux que les enfants asiatiques travaillent dans les usines textiles plutôt qu’ils se prostituent” pour légitimer la dérégulation du droit du travail, un de ses dadas de crâne d’œuf d’économiste reaganien. Mais ça, c’était quand il dirigeait la Banque Mondiale.

Son mandat de président de Harvard a été quatre fois plus court que ceux de la moyenne de ces prédécesseurs et unanimement considéré comme calamiteux. Et c’est ce personnage raciste, sexiste, ultralibéral, inhumain, anti-écolo qu’Obama a choisi pour diriger l’économie des USA. Et ce n’est pas tout : Larry Summers est encore pire que ça.

“Nous, Américains, nous voulions cet optimisme, ce dynamisme, cet esprit d’entreprise, qui manquaient, et que Reagan a apportés”

L’intertitre de ce paragraphe est cette fois une citation de Barack Obama, qui décidément en pince pour Ronald Reagan, l’ultralibéral sous la présidence duquel Larry Summers a commencé sa carrière politico-économiste il y a 28 ans. Oui, vous avez bien lu, ça fait 28 ans que ce type sévit sous des gouvernements Républicains et Démocrates, 28 ans qu’il contribue ardemment à la désastreuse politique économique ultralibérale étatsunienne et à ses catastrophiques métastases mondialisées et, de ce point de vue, Eric Foner a bien raison de considérer que Bill Clinton n’était en fait qu’un “Reagan modéré”.

“Yes, we can !” ! Oui, mais on peut quoi quand on confie de telles responsabilités à un apparatchik de l’ultralibéralisme, à un véritable pompier pyromane ? Car oui, Larry Summers est encore pire que l’idée que vous pouvez déjà vous en faire après avoir déjà lu ce que vous avez lu.

Non seulement il a activement participé, sous la présidence Reagan, au saccage et au démantèlement des programmes mis au point pendant le New Deal du président Roosevelt (dont Obama se réclame aussi, ce qui est un comble !), et sous la présidence Clinton, à l’abrogation de la loi Glass-Steagall, abrogation qui, mettant fin à toute régulation financière ou presque, est l’une des causes directes de la crise économique actuelle, mais aussi, après la chute de l’URSS, Summers a ensuite été embauché par le gouvernement lituanien pour guider la “transition démocratique” de ce pays ex-soviétique - entendez, y imposer l’ultralibéralisme. Résultat, selon l’hebdomadaire US The Nation du 10 novembre 2008 : “Les résultats étaient suicidaires au sens propre du terme. Quand Summers est arrivé, le taux de suicide était de 26,1 pour 100 000 Lituaniens et baissait. Cinq années après la mainmise de Summers sur l’économie lithuanienne, la vie est devenue tellement insupportable que le taux de suicide a presque doublé, passant à 45,6 pour 100 000 habitants, soit le plus taux le plus élevé au monde. Les choses ont tant empiré qu’après seulement deux ans de transition économique sous la direction de Summers, les Lituaniens, traumatisés, ont voté pour ramener les communistes au pouvoir. C’était le premier pays d’Europe de l’Est à le faire, même si deux ans auparavant les Lituaniens étaient morts dans la rue pour combattre le communisme !”.

Vu le nombre d’armes qui circulent aux USA (il y a en plus eu des ventes record depuis l’élection d’Obama), attendons-nous donc à une probable épidémie de suicides dans ce pays !

Mais Summers ne s’est pas contenté de pousser les Lituaniens au désespoir. Il s’est aussi activement occupé des privatisations en Russie. Voici comment l’ex-vice-président de la Banque mondiale, Joseph Stiglitz et prix Nobel d’économie, décrit l’action de Larry Summers dans les années 1990 : "Suite à la chute du Mur de Berlin, deux écoles de pensée ont émergé à propos de la transition de la Russie vers l’économie de marché. (…) L’une d’elles soulignait l’importance des infrastructures institutionnelles dans une économie de marché (…) et prônait une transition plus graduelle vers l’économie de marché. (…) La seconde école se composait de macro-économistes dont la foi dans le marché était totale. Ces économistes n’avaient aucune connaissance de l’histoire ou des détails de l’économie russe et ils ne croyaient pas en avoir besoin. La grande force, et la faiblesse ultime, des doctrines économiques auxquelles ils se reliaient réside dans le fait qu’elles étaient - ou étaient supposées être - universelles. (…) Et la vérité universelle est qu’une thérapie de choc fonctionne pour tous les pays en transition vers l’économie de marché : plus le médicament est fort (et plus douloureuse est la réaction), plus rapide est le changement. Telle est leur argumentation. (…) Ceux qui s’opposaient à ce cours ne furent pas consultés longtemps. (…) La privatisation rapide imposée à Moscou par le FMI et le Trésor US avait permis à un petit groupe d’oligarques d’obtenir le contrôle des actifs du pays. (…) Lorsque le gouvernement a commencé à manquer d’argent pour payer les pensions, les oligarques ont détourné les précieuses ressources nationales vers des comptes bancaires suisses ou chypriotes. Les Etats-Unis étaient impliqués dans ces affreux mécanismes. A la mi-1998, lorsque Larry Summers remplaça Robert Rubin au poste de secrétaire US aux Finances, il apparut aux côté de Anatoly Tchoubaïs, l’architecte en chef des privatisations russes. En agissant ainsi, les Etats-Unis semblaient s’allier aux forces responsables de l’appauvrissement en Russie. (…) Le Trésor US et le FMI continuaient d’insister sur le fait que le problème ne provenait pas de trop de thérapies, mais de trop peu de chocs. Mais au cours des années 90, l’économie russe continua à imploser. Alors que seuls 2% de la population vivait dans la pauvreté à la fin de la période soviétique, les ’réformes’ virent le taux de pauvreté grimper jusqu’à 50 %, avec plus de la moitié des enfants russes vivant sous le seuil de pauvreté. (…) Aujourd’hui, la Russie est rongée par d’énormes inégalités et la plupart des Russes ont perdu confiance dans l’économie de marché".

Et depuis l’apparition de la crise actuelle, c’est devenu encore pire, après une brève période où l’économie s’est un peu améliorée en Russie (mais pas la situation de la majorité des Russes). Merci Larry Summers, l’économiste-en-chef d’Obama-yes-we-can).

La rédemption de Larry Summers ?

Mon précédent article était consacré à l’hypothétique rédemption de Mikhaïl Khodorkovski, l’un de ces oligarques russes que la politique menée par Larry Summers avait contribué à enrichir et que le régime de Poutine avait envoyé en prison après s’être emparé de son empire très mal acquis. Peut-être même que Larry Summers et lui se sont rencontrés durant le tumultueux et sanglant passage de la Russie à l’économie de marché ultralibérale ? Probable, même (après tout, Khodorkovski était l’oligarque n° 1), mais je n’ai retrouvé aucun témoignage de cette rencontre. Peu importe. Dans ce dernier article était évoquée la “rédemption” de cet oligarque, sa “conversion” au “néosocialisme” après avoir été un acteur et prédateur décisif de l’ultralibéralisme russe post-soviétique.

L’ultralibéral Summers aurait-il aussi subi ce genre de métamorphose idéologique, de conversion ? Et si c’est le cas, serait-ce la raison pour laquelle Obama lui a quand même accordé sa confiance en dépit de ses désastreux états de service ? Le pyromane serait-il devenu un authentique et vertueux pompier ? On peut en douter (il s’est toujours comporté comme un sale type et un suppôt sans scrupules de l’hypercapitalisme actionnarial financier et mondialisé) mais accordons-lui, ne serait-ce que par principe, le bénéfice du doute.

L’affreux Summers aurait-il “changé”  ? En tout cas, après avoir été viré de la présidence de Harvard, il a été engagé comme directeur exécutif au sein du fonds d’investissement D.E. Shaw & Co (ce qui n’est pas bon signe) mais aussi, en 2006, il est devenu billetiste au Financial Times, et dans son premier article, il a fait part des inquiétudes que suscitaient en lui les inégalités sociales vertigineuses qu’il avait ardemment contribué à créer lorsqu’il était aux affaires, allant même jusqu’à écrire, dans un sursaut de lucidité qui anéantissait tout ce qu’il avait fait jusqu’alors, qu’il "y a des raisons de penser que les succès économiques à l’étranger seront à l’avenir problématiques pour les travailleurs américains". Ça alors !

Du coup, il s’est fait traiter de protectionniste, une insulte absolue pour les ultralibéraux. Ce qui ne l’a pas empêché, avant même que la crise économique n’éclate (à l’instar de Khodorkovski donc…), d’écrire une tribune intitulée "Une stratégie pour promouvoir une mondialisation saine", où il recommandait une coordination fiscale internationale sur l’imposition des sociétés et les paradis fiscaux, une fiscalité progressive et l’instauration de normes sociales plus généreuses. Bref il a mangé son chapeau… ou fait semblant de le faire, sentant la crise venir (après tout, il en a été l’un des principaux instigateurs) et voulant s’y tailler une part de gâteau en revenant aux affaires gouvernementales.

Cette part de gâteau, Obama la lui a offerte sur un plateau.

Alors, vraie ou fausse la “rédemption” de Larry Summers ? L’oligarque russe Khororkovski passé de l’ultralibéralisme au néosocialisme est en taule, que sa rédemption soit sincère ou feinte : il ne peut plus nuire tant qu’il est sous les verrous. Summers, lui, est libre et aux affaires. On va vite voir s’il est sincère dans son revirement. C’est assez peu probable, mais sait-on jamais, en ces temps où toutes les certitudes s’écroulent, où tous les repères vacillent et où, projetés dans l’inconnu nombreux sont prêts à brûler ce qu’ils ont adoré ? Ainsi, au temps du gouvernement Clinton et en évoquant le regain de l’économie US de ces années-là , gonflé par le surendettement et le crédit à tout-va (It’s the economy, stupid !), Summers affirmait doctement que “Lorsque la marée revient, tous les bateaux du port montent”, ce qui voulait dire que tout le monde en profitait, les riches comme les pauvres. La réalité lui a démontré qu’il avait “tout faux”. De ce fait, en 2007, le même Summers, corrigeait sans vergogne sa formule : “lorsque la marée revient, maintenant seuls les yachts montent”. Serait-ce le début d’un commencement de lucidité ?

Bon, pour tout vous dire, je n’y crois pas trop, à la rédemption de Larry Summers. Ce type est encore pire qu’un oligarque. Il n’a jamais pris de risques. Obama, lui, en a pris un gros en servant la soupe à un type pareil.


Moyenne des avis sur cet article :  3.8/5   (50 votes)




Réagissez à l'article

87 réactions à cet article    


  • Pierre R. Chantelois Pierre R. Chantelois 21 janvier 2009 11:36

    Marsupilami

    Article intéressant et fort bien documenté.

    Pour ceux ou celles qui désireraient en connaître davantage sur les idées et la conception de l’économiste, je recommande la lecture de cette entrevue (en anglais) que donnait Larry Summers à Lloyd Grove de Portfolio. Comme l’indique Marsupilami, on peut y lire l’étrange conversion de l’individu. Eloi Laurent est économiste à l’OFCE et enseignant à Sciences po et Stanford University. Il dresse de Larry Summers un portrait tout aussi dévastateur dans une opinion publiée en décembre par La Tribune. Déjà en 2006, Eloi Laurent dressait un portrait peu flatteur de Larry Summers dans le quotidien Le Monde, édition du premier mars. Il faudra voir si Barack Obama a raison de voir en Larry Summers un architecte essentiel de la politique qui a généré la plus longue expansion économique de l’histoire américaine (Le Monde). 

    Pierre R. Chantelois


    • Marsupilami Marsupilami 21 janvier 2009 11:54

      @ Pierre

      Ravi de te voir de retour sur Agoravox et merci pour ces liens très pertinents. Le portrait que fait Eloi Laurent est effectivement très peu flatteur, mais il se termine quand même sur une interrogation… très dubitative il est vrai… sur le "changement" possible de Summers. On ne va pas tarder à pouvoir juger sur pièces !


    • morice morice 21 janvier 2009 11:48

       "L’oligarque russe Khororkovski passé de l’ultralibéralisme au néosocialisme "

      ....décidément, vous ne connaissez pas grand chose à l’histoire : vous avez écrit ailleurs que si le monde allait si mal, c’était la faute au néo-communistes et aux islamistes. Vous ne digérez ni l’un ni l’autre, et êtes surtout marqué par une pensée d’un anti communisme tout ce qu’il y a de primaire... bref, vous n’avez toujours pas assimilé ce qu’est être de gauche : vous vous en réclamez, pourtant, mais vous n’avez rien à y faire. Vos vieux démons libéraux transparaissent dans chacun de vos écrits. Chez vous, on est toujours néo quelque chose. On va finir par croire que vous faites partie des neo-cons.

      Extrait de votre lumineuse pensée de "gauche" : 

      Marre de la gôche caviardée ou rougeoyante qui a trouvé ses ultimes damnés de la Terre en soutenant l’insoutenable islamique. Marre de se faire traiter de raciste et de xénophobe quand on ne fait que défendre la liberté et la démocratie contre le fascisme vert. Marre que seule l’extrême-droite soit la seule à défendre la laïcité et à dénoncer les dangers de l’Islam alors que ce devrait être fait par la vraie gauche, dont je fais partie. Marre de la bien-pensance islamophile qui n’est qu’une version paléomarxiste d’un tiersmondisme décérébré.

      On est "néo" ou "paléo", chez vous, obligatoirement. Et vous, vous êtes le phare éclairant le peuple, sans doute... le tiers-mondisme ne vous salue pas, Marsupilami... vous ne pouvez vous en prendre à Summers après avoir écrit "tiers mondisme décérébré"... !!!


      • Marsupilami Marsupilami 21 janvier 2009 11:55

        @ Morice

        Va troller ailleurs.


      • civis1 civis1 21 janvier 2009 12:46

        Merci pour cet article .
        Alors on peut pas dire que çà commence bien si nous retrouvons au chevet de l’économie américaine malade un Larry Summers qui croit encore au profit comme moteur possible d’un développement durable.
        Mais... qui est mieux renseignés sur les faiblesses d’une mécanique que ceux qui l’on construite ? 

        Le bâteau est en cale sèche. Obama a-t-il missionné Lary Summers pour superviser une réparation pérène ou pour colmater les brèches en catastrophe qui ne ferait que retarder la catastrophe finale ?

        Si le programme est comme il semble l’avoir écrit :
        une coordination fiscale internationale sur l’imposition des sociétés et les paradis fiscaux, une fiscalité progressive et l’instauration de normes sociales plus généreuses.
        on attend de voir ce qu’il entend par normes sociales plus généreuses .
        Les américains vont devoir retrousser les manches mais payés à quel prix ? Celui de l’ouvrier chinois ?
        il est sûr que la mise au point d’outils techniques qui viseraient à payer le travail à sa juste valeur aurait une connotation plus rassurante car le vrai moteur d’une économie est là ... On peut rêver non ?


        • Marsupilami Marsupilami 21 janvier 2009 15:13

          @ Civis1

          Dans le meilleur des cas, il semblerait qu’Obama ait missionné Summers pour faire le petit protectionniste pour sauver les USA sans trop changer le système. Et évidemment, ça ne marchera pas. Bon, vu que l’ultralibéral Gordon Brown a osé carrément nationaliser les banques en Angleterre, tout est possible !


        • John Lloyds John Lloyds 21 janvier 2009 14:09

          Rien d’anormal dans cette nomination, puisque cette crise, préméditée, doit être délibéremment gérée au plus mal pour se hâter vers l’effondrement prévu cette année, ce que font actuellement les états-unis en injectant les liquidités issues des planches à billets directement dans des trou noirs. "Le Dollar US n’est plus qu’une fiction d’unité de mesure monétaire mondiale dont nombre d’Etats tentent de se dégager au plus vite", quoi de mieux pour passer l’abyssale dette à la trappe, au travers d’une crise majeure ?


          • ZEN ZEN 21 janvier 2009 14:29

            @ John
            Merci pour le lien
            D’autant plus intéressant que le GEAB s’est peu trompé jusqu’ici dans ses anticipations...


          • Marsupilami Marsupilami 21 janvier 2009 14:35

            @ John Lloyds

            Obama aurait quand même pu choisir un faux-nez plus réussi. Mais c’est vrai que sans virer dans la parano complotiste intégrale, l’élection d’Obama est assez curieuse : comment un tel outsider, Noir de surcroît, a-t-il pu bénéficier des plus colossaux financements de l’Histoire US pour sa campagne électorale ? Il est fort possible, sinon probable, que les milieux financiers et le complexe militaro-industriel, ayant observé ce talentueux leader, aient décidé de tout miser sur lui pour que ce soit un Noir qui aie à gérer la catastrophe et l’insolvabilité future des USA. Je ne crois pas qu’Obama soit lui-même complice, mais qui sait ?


          • Le péripate Le péripate 21 janvier 2009 21:00

            Quant on ne comprends rien à rien, le complot est l’explication qui convient : il faut bien trouver une cohérence ! Et, un tour dans l’esprit magique, mélange de Seigneurs des Anneaux, Harry Potter, et X-Files et autres 24 Heures ! On s’amuse bien chez les antilibéraux et anticapitalistes.... smiley


          • Dudule 22 janvier 2009 00:02

            Et un type qui reste libéral au 21 janvier 2009, il comprend quoi à quoi ?

            Vous vous en tirez toujours en vous proclamant plus intelligent que les autres, lançant à droite et à gauche des "vous pouvez pas comprendre". Pourtant, les faits ont tranché : vous avez eu tord, et vous continuez à avoir tord. Les idées que vous défendées avec autant d’arrogance ont lamentablement échouées.

            Même Larry Summers en tire les conséquences et essaye au moins de faire croire qu’il a changé (et j’avoue que connaissant déjà le personnage, ça m’a stupéfié... c’est comme si le Pape se retirait dans une Madrassa !), mais le Péripate reste bouché à l’émeri....


          • Le péripate Le péripate 22 janvier 2009 00:16

             Au contraire, je vois bien que les antilibéraux comprennent tout. Tout, sans exception, les-grandes-forces-qui-dirigent-le-monde, les déterminismes les plus complexes, les secrets des cabinets, les manipulations secrètes... Tant de savoir est pour moi la source d’une perplexité sans cesse renouvelée devant tant d’inventivité. 
            C’est moi qui ne peut pas comprendre. D’ailleurs, ce sont les étatistes qui veulent commander à la vie : ils sont si savants. smiley


          • Marsupilami Marsupilami 22 janvier 2009 00:33

             @ Péripate

            Tu sors ça exprès ou bien c’est à l’insu de ton plein gré ? Tu connais l’almanach Vermot ? C’est pas mal aussi... En tout cas c’est de ton niveau depuis que tu as versé du côté nunuche de la Force !


          • Marsupilami Marsupilami 22 janvier 2009 00:47

            @ Péripate

            Toujours pas au lit avec une bonne tisane ? Bon, camarade, je suis pas complotiste pour un sou mais faut pas pousser mémère dans les orties quand même. Mais j’aime bien tes rêves de converti sur le tard. Ils me font rêver. Le jour, et quelques secondes seulement. La nuit, je préfère rêver en dormant, et pas debout. T’es mignon comme tout avec tes rêveries de vieux gamin. T’as bien le droit, comme tous les vieux enfants. Allez, gros bisou, on borde le petit et au dodo !


          • Le péripate Le péripate 22 janvier 2009 00:49

             C’est relativement incontrôlable. J’aimerai pourtant jouer dans la cour des grands démagogues, et dire-du-mal-des-méchants- qui-contrôle-le-monde. Mais la concurrence y est trop dure, et comme on ne peut faire plaisir à tout le monde en simplement additionnant les monuments de conneries keynesiennes et marxistes où tout a déjà été dit, pour cause d’incohérence, je me contente de ma petite musique libérale, qui a bien du mal à se faire entendre derrière la fanfare anticapitaliste. Mais ce n’est pas grave : le monde tourne bien sans moi.


          • Dudule 22 janvier 2009 00:53

            1) Vous n’avez pas répondu.

            2) Le refu de l"étatisme" cache souvent un refu de la souveraineté populaire, bref, de la démocratie et de l’intérrêt général, et proclame en opposition la défense des intérêts particuliers qui profiteraient finalement à tous (c’est là qu’est le tour de passe passe idéologique). C’est tellement pratique pour certains (very convenient, comme disent les espagnols)... jamais prouvé mais ressacé ad nauseam pendant trente ans.

            3) Que certains ne comprennent pas comment des idées aussi stupides et néfastes ont pu exercer pendant trente ans un tel monopol idéologique que toute personne qui osait les contester, dans un média ou une conversation privé, se voyait immédiatement sommée de s’expliquer ("Comment, quoi, mais qu’est-ce que vous proposez ?.. ne soyez pas stupide, vous savez qu’in ne peut pas faire autrement" etc), et recherchent le comment du pourquoi de quelque chose d’aussi bizarre, quoi de plus naturel ? Même si beaucoup de ces explications sont un peu parano, le fait que l’on se pose la question me semble plutôt sain. Il nous faudra des réponses, de toute façon.

            4) Croire qu’en l’absence d’état (sous fort contrôle démocratique celà va sans dire) une main invisible régit au mieux l’intérêt commun tient de la plus haute rationnalité, vous en conviendrez.

            5) Un pays sans état existe bel et bien. C’est la Somalie. Il fait bon vivre en Somalie, pas vrai ? Et la main invisible y oeuvre sans relache, des seigneurs de la guerre s’y partageant les marchés de l’eau, des téléphones cellulaires, des conections internets, etc, le tout entre deux razias (ce n’est pas une boutade, c’est tout à fait réel).


          • Le péripate Le péripate 22 janvier 2009 00:54

             Une tisane, c’est bien. Mais est-ce que ça répondra à mon interrogation existentielle : suis-je ultralibéral ? Et qu’est-ce qu’un ultralibéral ? Et est-ce que c’est grave ?


          • Marsupilami Marsupilami 22 janvier 2009 01:05

            @ Péripate

            Je tiens à te rassurer : tu es toi-même, quoi qu’il arrive, si tant est que le concept de "moi" ait quelque sens que ce soit. Maintenant, au dodo avec une bonne tisane et tout ira mieux (c’est une injonction étatiste vu l’état où tu es !). Moi c’est ce que je vais faire, et sans tisane. Et je vais pas lire de l’économisme à la noix, mais un bon roman.


          • Le péripate Le péripate 22 janvier 2009 01:05

             Hola Dudule, c’est beaucoup de pages, ça ! C’est que j’ai ma tisane à prendre.
            Mais la Somalie, c’est pas du libéralisme. C’est du "warlordisme", ou proto-fascisme, la "loi" du plus fort. Faut vraiment être décérébré pour comparer ça avec un régime de liberté et de droit. Je crains qu’il n’y ait trop de travail sur ton cas, tu es perdu pour le libéralisme. smiley. Mais on recrute chez les étatistes, tu devrais être une bonne recrue. Good luck !


          • phil2nim phil2nim 23 janvier 2009 11:06

            Ca dépend, s’il est très riche, il a raison ; s’il est middle class endetté et/ou fauché, c’est une victime et un con.


          • ZEN ZEN 21 janvier 2009 14:19

            Salut Marsu,
            Intéressant
            L’équipe d’Obama m’inquiète. Il semble déjà avoir les mains liées
            Pas de conversion à attendre de ce type, c’est comme si on demandait au pape d’ahérer à Riposte LaÏque
            Il faut regarder la situation réelle , par delà les paroles , les symboleset les fons- flons et l’absence de volonté de changer les règles de la finance
            On colmate le Titanic, c’est tout, mais l’eau entre de partout
            Paul Krugman en parle mieux que moi


            L’élection de Barack Obama : ’change’ ou donner le change ?

            Sous l’intronisation d’Obama, la crise s’approfondit

            Paul Krugman : le plan de relance d’Obama est loin du compte

            M. Obama devant les décombres


            • Marsupilami Marsupilami 21 janvier 2009 14:42

              @ Zen

              Je n’ai jamais eu aucune illusion sur Obama. Il est beau, il est intelligent, il cause bien, mais après tout c’est quand même un Démocrate de Chicago. Et il est évident que dès le début il s’est très mal entouré. C’est probablement juste un nouveau logo pour la trademark USA.inc. Enfin, on verra, les circonstances exceptionnelles accouchent souvent d’hommes capables d’ahurissantes métamorphoses...


            • LE CHAT LE CHAT 21 janvier 2009 14:19

              salut marsu ,
              je ne me faisais aucune illusion sur le nouveau gouvernement ploutocratique américain , le changement dans la continuité ! un ramassis de trilatérale , de bilderberger et CFR
              http://www.alterinfo.net/Les-dessous-tres-chics-du-top-model-Obama-_a25786.html


              • Marsupilami Marsupilami 21 janvier 2009 14:45

                @ Le Chat

                Le seul avantage certain de l’élection d’Obama, c’est qu’on ne verra plus la sale tronche et qu’on entendra plus la voix de plouc texan de Daubeulyou. Au moins le nouveau président est beau et a une belle voix. C’est toujours ça en attendant le pire, qu’il évoquera avec éloquence...


              • ZEN ZEN 21 janvier 2009 14:46

                La logique d’emprunt sans fin (après l’échec du premier plan Paulson) risque de mener droit à la faillite du dollar


                • alberto alberto 21 janvier 2009 14:57

                  Salut Marsu,

                  Un beau bémol au milieu des dithyrambes obamanesques !

                  Et je je crois bien que tu as raison ! Je m’étais aussi interrogé sur ce "choix" fait par Obama : mais est-ce bien un choix ? Est ce que ça ne serait pas une "concession" acceptée de qui pourrait lui faire des emmerdes ?

                  En tout cas à surveiller de près : qu’en disent nos amis de MouveOn ?

                  Bien à toi.


                  • Marsupilami Marsupilami 21 janvier 2009 15:08

                    @ Alberto

                    Faut espérer que les gens de Moveon sauront être hyper-critiques avec Obama après l’avoir intensigement soutenu. C’est pas sûr.


                  • FR-ank FR-ank 21 janvier 2009 14:58

                    Bon article reference, merci...
                    yes, we can...worse.
                    redemption possible, certes mais c’est quand meme mettre le renart en garde du poulailler non !

                    Moi aussi, j’ai ete tres surpris des futurs nominations de L.SUMMERS, T.GEITHNERS et P.VOLCKER ( ainsi que cet odieux P.WOLFOWITZ comme conseiller ) sans parler des pro-militaires recemment promu ( SHINSEKI, D.BLAIR, JONES et HAYDEN ).
                    Esperons qu’OBAMA soit aussi malin et fin que FD.ROOSEVELT en jouant le jeux des banksters et a la fin en leur faisant signer tout le contraire, esperons !!!
                    De toute maniere c’est un changement, imaginez Mc CAIN a la place d’OBAMA :(


                    • Marsupilami Marsupilami 21 janvier 2009 15:04

                      @ FR-ank

                      Effectivement, Obama est très très mal entouré en général. C’est pour ça que j’ai décidé de focaliser mon billet uniquement sur le cas Summers, sans quoi j’aurais dû écrire un bouquin de 1000 pages rien que sur ce sujet. Comme tu dis, espérons qu’Obama saura être aussi retors que Roosevelt, mais pour ça, il lui faudra faire un sérieux ménage dans son gouvernement !

                      Et c’est vrai qu’il vaut mieux que ce soit lui que McCain. Enfin, probablement…


                    • Frabri 21 janvier 2009 15:28

                      Obama a dit pendant son discour que les Etats-Unis devaient continuer a diriger le monde, donc ce n’est pas étonnant qu’il s’entoure d’économistes ultra libéraux. La fracture sociale entre les trés riche et les trés pauvre ne peut que continuer a s’élargir, sans doute un peu moins vite qu’avec son prédecesseur.


                      • Marsupilami Marsupilami 21 janvier 2009 15:37

                        @ Frabri

                        De toutes façons il sera impossible à Obama d’accomplir des miracles en ce qui concerne la redistribution des richesses. Il a 30 ans de passif ultra-libéral derrière lui. Par contre, il est probable qu’il mettra en œuvre des mesures protectionnistes pour essayer de relocaliser le travail aux USA et donc à tout le moins essayer de combattre le chômage. Pas sûr du tout que ce remède ne se révèle pas pire que le mal si ce n’est pas bien dosé. Wait and see. 2009 sera noir, très noir, et 2010 de la même couleur.


                      • Zalka Zalka 21 janvier 2009 15:46

                        Salut Marsupilami,

                        Attention aux mauvais jeux de mots. Annoncer dans un sujet concernant Obama que les prochaines années seront noires, risque de t’attirer des remarques aussi hatives qu’agressives (mais pas de ma part ! smiley )

                        Sinon beau boulot. Je ne connaissais pas du tout ce type et je ne suis pas sûr d’être content de le connaitre désormais. C’est le genre de situation dans laquelle on ne peut qu’espérer que sa tentative de rédemption soit sincère. Ne croyant plus au père Noël, je n’ose espérer qu’il soit en plus quelqu’un de capable.


                      • Marsupilami Marsupilami 21 janvier 2009 15:55

                        @ Zalka

                        Si les prochaines années pouvaient n’être que métisses, ce serait un espoir formidable, la moindre grisaille atténuée ressemblerait à un rayon de soleil !

                        Je suis tombé sur le nom de Summers en faisant mes recherches pour l’article sur Khodorkovski. Je l’ai alors laissé de côté, et puis après je me suis dit qu’il n’était pas inintéressant de creuser un peu. C’est pas décevant. Une vraie pourriture. A tout prendre, je préfère l’oligarque, qui a lui au moins une mentalité d’aventurier, c’est plus classieux qu’un universitaire bureaucrate qui organise la misère de loin.


                      • morice morice 21 janvier 2009 22:51

                         avec le déficit du pays c’est rêver...


                      • Marsupilami Marsupilami 21 janvier 2009 23:01

                         @ Morice

                        Ça veut dire quoi, ce trollage débile ?


                      • Tonton Tall 21 janvier 2009 16:45

                        Marsu

                        Moi je dirais qu’il est sincère .... ça me fait penser au parcours d’un mec intelligent, mais qui a été éduqué dans l’autre sens et qui a fini par se rendre compte que c’était faux.
                        Enfin ce n’est qu’une impression ... mais je vois mal Obama se gourrer à ce point-là quand même
                        On le verra vite de toute façon

                        Pour moi, l’exemple de l’intelligence contre la récession est incarnée actuellement par Gordon Brown
                        Et je ne parle que de ses actuelles décisions en la matière. je me fiche de son passé que je connais pas.

                        En fait, le résumé de la solution économique est assez simple. L’économie ne fonctionne que si le fric circule, car il mesure la quantité d’échanges biens-services. Or le crédit est un maillon incontournable du système. Car quand on veut entreprendre, on doit d’abord emprunter, et puis on rembourse avec les bénéfs.
                        Or, avec les produits financiers toxiques, la méfiance s’est installée, les crédits se sont alors bloqués et tout le système a trinqué... logique.

                        Et que fait Gordon Brown ?
                        Il fait tout poour restaurer la confiance : il garantit les prêts interbanquaires, il capitalise dans les banques (en actions ), il garantit les prêts aux PME, il fait racheter les actifs toxiques par la banque d’Angleterre, il fait baisser les taux d’intérêt, la TVA... etc... et son exemple est régulièrement suivi aillaurs, tant aux USA qu’en Europe.

                        Seulement les marchés qui sont myopes comme des taupes ( c’est même pour ça qu’ils se sont pêté la gueule ) continuent de plonger parce qu’ils ne voient pas encore les chiffres de l’économie réelle remonter. Et pour cause, on connaît à peine ceux de 2008.
                        Donc le marché est con... comme il l’a été de 1929 à 1933, et c’est la force publique qui fait maintenant le boulot, et puis, quand les chiffres s’adouciront, le marché suivra...

                        À propos, j’avais justement selon cette logique acheté en octobre des actions RBS à 0,60 £.... or lundi, suite un mauvais bilan annoncé pour 2008 ( mais on le savait ), l’action est tombée à 0,10 £... smiley
                        Mon amie me dit alors : c’est la cata !!! on a tout perdu !!! smiley
                        J’ai dit : mais non, c’est génial au contraire, et j’en ai racheté illico un paquet.....et dans 1 à 3 ans max, on passe à la caisse grave ! smiley
                        En fait, la RBS déjà capitalisée à 57% par le gvt anglais ( et bientôt à 70% ) ne fera jamais faillite, car elle est pour le gvt un outil essentiel de lutte contre la récession. So simply is this....
                        Il faut juste patienter et ne pas se laisser emporter par la panique animale ambiante, comme le dit justement Warren Buffet ( un milliardaire qui se goinfre pour l’instant ) smiley


                        • Marsupilami Marsupilami 21 janvier 2009 16:57

                          @ Tall

                          1) Si Obama a finalement choisi Summers à ce poste (apparemment il a pas mal hésité avant, et il y a de quoi), ce n’est probablement pas une erreur, mais pour rassurer le lobby financier.

                          2) Dans ce genre de période, il y a toujours des spéculateurs qui s’en foutent plein les fouilles en rachetant à bas prix des actions d’entreprises artificiellement sous-cotées. Grand bien leur fasse, mais ils ne sont qu’une minorité prédatrice, le reste des gens qui n’a pas les moyens de jouer à ce genre de casino va se retrouver dans la merde et pour un sacré bout de temps à cause d’une caste de salopards cupides qui s’enrichissent au-delà de toute mesure sans rien créer.


                        • Tonton Tall 21 janvier 2009 17:36

                          Là il y a 2 sujets en un... le général et le perso

                          Sur le plan général d’abord, dac sur le principe, la bourse est un grand casino totalement ammoral et ça devrait abosument être régulé, le système actuel est carrément fou !

                          Sur le plan perso, moi je n’ai jamais été spéculateur, j’investis au long terme sur l’économie réelle.
                          C’est tout et c’est très différent, car ça n’est pas ammoral, c’est sain.
                          C’est pas de ma faute si les autres paniquent et bradent comme des cons des choses tout-à-fait valables.
                          Exemple : IBM n’a fait qu’augmenter ses bénéfs l’an passé... et son action a perdu 20% ! smiley
                          Si le marché voyait + loin que le bout de son nez au lieu de flipper à mort, la crise serait vite finie... en fait, il n’y aurait pas même eu de crise.
                          Mais la nature huamaine est ainsi faite qu’il y eu crise, et ce n’est pas la 1ère.
                          Bref, il faut absolument réguler...


                        • Marsupilami Marsupilami 21 janvier 2009 17:50

                           @ Tall

                          Exact, et il ne faut pas confondre le général et le particulier, surtout quand quelques particuliers foutent une pagaille générale pour leur unique profit.

                          Puisqu’on parle de particulier, perso je n’ai pas d’actions et je ne spécule pas… sauf intellectuellement et dans les deux sens du terme (voir ma réaction au post du Péripate). A mes moments perdus et uniquement par jeu cérébral, je spécule sur le cours de l’or depuis la création de la bulle internet. Je ne me suis jamais trompé et si aujourd’hui je vendais mon stock de lingots je serais blindé de thunes !

                          Il est par ailleurs irréaliste de penser que le marché pourrait fonctionner autrement qu’à court terme s’il est laissé à lui-même, vu que c’est un truc totalement irrationnel qui fonctionne à l’immédiateté - de récents ouvrages sur la psychologie des traders ont confirmé ce fait. Oui, il faut de sévères et rigoureuses régulations macroéconomiques à long terme. Et il faut empêcher des gens de s’enrichir en ne foutant rien, c’est-à-dire en finir avec une économie de rentiers parasites. C’est pas demain la veille...


                        • Tonton Tall 21 janvier 2009 18:17

                          Ce n’est pas tellement le fait qu’on s’enrichisse sans rien fiche qui est grave en soi. Puisque c’est de toute façon l’avenir du monde au long terme... via l’automation intelligente de l’outil de production par la cybernétique ( on a en a déjà causé ).

                          Ce qui est grave, c’est qu’actuellement, de par l’existence des frontières, il n’y a pas de sécu sociale mondiale digne de ce nom, de manière à permettre aux + pauvres de quand même vivre décemment.

                          Moi je ne crois pas à l’égalité des richesses, ça n’a pas de sens. La compét’ économique est un bon moteur. Car de toute façon, si elle ne se fait pas comme ça, elle se fait autrement, selon des règles moins productives et encore + arbitraires, c’est humain... on l’a bien vu avec la nomenkatura soviétique.

                          Ce qu’il faudrait, c’est que les "perdants" de la compét’ économique puissent vivre tout-à-fait dignement. On en est très loin.

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès