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Accueil du site > Actualités > Politique > Le blocage des prix des carburants doit être immédiat !

Le blocage des prix des carburants doit être immédiat !

Les associations de consommateurs et les associations familiales laïques ont des revendications précises qu'elles rappellent avec force.

Les promesses faites par le candidat Hollande doivent être respectées par le président de la République François Hollande.

Si le blocage des prix des carburants n'est pas très vite effectif, il y aura une aggravation de la souffrance du monde rural et une expression indépendante des organisations qui n'acceptent pas que les promesses ne soient pas tenues.

Le blocage des prix des carburants : une promesse toujours en attente et un monde rural en souffrance

« Les pétroliers et les distributeurs tentent de tromper les médias. La légère baisse des prix est très loin d’approcher un "prix normal".

Alors que la voiture est toujours "la reine" indispensable en milieu rural et périurbain, pour cause notamment de transport collectif en panne,

Alors que le prix des carburants est en légère baisse, mais atteint toujours des prix historiquement excessifs et inacceptables,

Alors qu’aujourd’hui ces dépenses contraintes perdurent et pénalisent encore le pouvoir d’achat des familles, surtout dans l’espace rural et périurbain,

Alors que dans le même temps, les pétroliers et les distributeurs tentent de tromper les médias sur l’application de la procédure de blocage des prix (Code de commerce L 410-2 al 3), leur seul intérêt étant de défendre leur marge spéculative,

Les familles restent dans l’attente des promesses du Président et du Premier ministre.

Le CNAFAL insiste, persiste, et précise que le nouveau gouvernement est libre de fixer les prix des carburants en cas de prix excessifs.

Aujourd’hui encore, ces prix sont toujours excessifs.

Ce nouveau gouvernement s’est engagé à défendre le pouvoir d’achat des français, il doit tenir ses promesses et fixer un prix normal des carburants en référence à mars 2011, veille de la flambée des prix.

Le CNAFAL demande donc au Premier ministre et au ministre des finances :

· un geste fort avant les législatives, un geste social qui donnera confiance aux consommateurs et favorisera la croissance,

· la tenue d’une réunion des associations nationales de consommateurs sous l’égide des pouvoirs publics.

Il n’est plus question d’attendre, le consommateur s’impatiente.

Le prix des carburants doit être fixé au prix de mars 2011 avant la flambée des prix des carburants, et le décret doit être publié avant les législatives. »

Jean-François Chalot


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19 réactions à cet article    


  • Robert GIL ROBERT GIL 30 mai 2012 08:54

    bonjour,
    voici une petite vidéo trés instructive qui explique pourquoi on nous prends pour des pigeons avec le prix de l’essence :
    http://2ccr.unblog.fr/category/film/


    • LeGus LeGus 30 mai 2012 09:04

      @Chalot,

      Je vous cite : « ...la voiture est toujours »la reine" indispensable en milieu rural et périurbain, pour cause notamment de transport collectif en panne."

      La solution durable est là, développer les transports en commun, le pétrole lui n’est pas durable on le sait et on commence à en subir les conséquences. Bloquer artificiellement les prix ne fera que reporter l’inéluctable avec, en prime l’asséchement des finances publiques qui elles seules permettraient de développer les transports en commun.


      • Jean J. MOUROT Jean J. MOUROT 30 mai 2012 09:25

        Je ne comprends pas : bloquer les prix quand ils baissent, et qu’on juge que le niveau actuel est trop élevé ? Ne faudrait-il pas mieux revendiquer une baisse des prix des carburants ou un nouveau mode de calcul, ou la limitation de la marge ou de la taxation ?


        • CHALOT CHALOT 30 mai 2012 09:36

          Dans le communiqué, il est bien dit que la baisse des prix, conjoncturelle est un trompe oeil.
          Bloquer les prix, c’est les ramener à un prix bas, au niveau de ce qu’il était avant les hausses vertigineuses puis LES BLOQUER


          • LE CHAT LE CHAT 30 mai 2012 10:33

            ça a quand m^me baissé de 10c le litre , malgré la chute de l’euro face au dollar !
            bloquer maintenant n’a aucun sens .


            • mouais 30 mai 2012 10:57

              Bloquer les prix d’abord, mesure d’urgence indispensable.
              Ensuite et surtout et très vite, il faut nationaliser TOUTES les sources d’énergie, par saisie sans indemnité ni rachat, comme cela a été fait en 1945. Vu comme les actionnaires se sont gavés, il n’y a aucun scrupule à avoir là-dessus.
              Mon camarade Chalot (que j’aime bien par ailleurs) a de ces timidités en demandant seulement le blocage des prix ...

              Par ailleurs, il faut bien sûr développer aussi les transports en commun, mais sans que ce soit un argument pour les patrons pour délocaliser encore plus loin (exemple souvent cité : Le Mans banlieue de fait de Paris à cause du TGV qui fait Paris-Le Mans en 1 heure, ce qui fait aussi augmenter vertigineusement les loyers au bout de la ligne TGV).

              Bref, si par le plus grand des hasards le gouvernement socialiste décidait de faire une politique favorable au peuple, il y a du boulot ...


              • Damien Perrotin Damien Perrotin 30 mai 2012 11:42

                Nationaliser les sources d’énergies ? C’est déjà fait depuis au moins trente ans. La majorité des compagnies pétrolière appartiennent à l’état sur le territoire duquel elles exercent et les profits vont au peuple... vénézuelien, mexicain, russe, saoudien...

                Ceci dit, vous pouvez toujours expliquer à Chavez qu’il doit affamer son peuple pour que les français puissent rouler pas cher.

                Et moi qui croyait que le colonialisme de gauche était mort...


              • Damien Perrotin Damien Perrotin 30 mai 2012 11:48

                Un magnifique exemple de « je suis français donc tout m’est dû ».

                La hausse des prix n’est pas dûe à la « spéculation » mais à la stagnation de la production et à la hausse de la demande (surtout en Asie) et la stagnation de la production est due à l’épuisement des ressources (donc ça va empirer encore et encore). Cela signifie que le prix est normal.

                Les producteurs (Russie Vénézuela, Iran...) sont en droit d’exiger un juste prix pour leurs ressources


                • FERAUD 30 mai 2012 12:38

                  Il n’y a pas que les producteurs bien édidemment


                  • Clojea Clojea 30 mai 2012 13:23

                    Le prix du baril n’est pas en cause, mais les taxes oui. Aucun gouvernement ne veut baisser les taxes, parce qu’il y a beaucoup d’argent à la clé.

                    Quand à Hollande qui a promis un gel des prix pendant trois mois, à une barre assez haute d’ailleurs, on ne vois pas à quoi ça sert. A rassurer le gogo moyen peut être. Pour le reste, il fera comme les autres, il ne baissera pas les taxes.
                    C’est comme pour la réduction de son salaire et celle des ministres. Comme il a augmenté le nombre des ministres, finalement, il n’y aura aucune économie. Juste des dépenses en plus. Mais c’est bien enrobé....

                    • Alex Alex 30 mai 2012 13:28

                      Le mot « blocage » ne me semble pas approprié, ne serait-ce que parce que la France ne produit pratiquement pas de pétrole : elle doit donc l’importer, et c’est le vendeur qui fixe les prix.

                      La demande mondiale est telle – en particulier de la part des pays émergents – que l’on ne peut guère espérer une baisse.

                      Il faut plutôt « contrôler » ces prix en agissant sur les paramètres qui peuvent éventuellement être modifiés : les marges des compagnies françaises (essentiellement Total) et les taxes.

                      Baisser les taxes reviendrait à priver l’État de ressources dont il a bien besoin en ce moment : on perdrait donc d’un côté ce que l’on gagnerait de l’autre.

                      Il ne reste que les marges, et je ne sais pas quelles économies on peut en espérer.


                      • Terrine de Saint Prout Terrine de Saint Prout 30 mai 2012 14:26

                        SIEUR JEAN-FRANCOIS CHALOT,

                        Vous avez raison de soulever ce lievre.
                        Comme vous le soulignez, en MILIEU RURAL et PERIURBAIN,

                        NOS ANGES-GARDIEN N ES  AIDES - SOIGNANT E S, INFIRMIER E S, ...
                         AGRICULTEURS , BOULANGERS, PECHEURS, SERVEURS...

                        devraient voir leur budget transport reduit a NEANT


                        • Soi Même 30 mai 2012 18:38

                          Bien sur, dans l’absolus, et après ?


                          • Soi Même 31 mai 2012 00:26

                            Tintin !


                          • Lisa SION 2 Lisa SION 2 30 mai 2012 19:29

                            Bonjour Chalot,

                            vous êtes un cas. Tout ceci est un peu injonctif mais, même si je roule à vélo, je ne suis pas contre.
                            J’en profiterai bien pour ajouter la suggestion de réduire l’écart entre les essences et le diésel en les baissant bien entendu. Pourquoi, pour l’agrément, tous ces moteurs de camions qui cliquettent sous mes fenêtres m’indisposent et vieillissent mal. A ce sujet, une vieille essence bien entretenue et à l’entretien plus réduit reste nettement plus silencieuse. Autre chose, se méfier des diésels qui contiennent des huiles de palme raffinée nuisible pour les forêts tropicales de la planète. D’autant plus que la demande en province baisse puisque beaucoup de monde à la campagne s’entraide et les véhicules s’emplissent, les jeunes pratiquent le covoiturage et ainsi de suite,

                            Injonctif mais vrai.


                            • yvesduc 30 mai 2012 20:01

                              Le Pic Pétrolier, vous connaissez ? Il est irresponsable de demander une baisse du prix de l’énergie alors que celle-ci est sur le point de décliner, pour des raisons géologiques. La surenchère de la gauche et de la droite pendant la campagne présidentielle, pour proposer des mesures de blocage des prix, confirment la totale méconnaissance du phénomène du Pic Pétrolier par le grand public, hélas. Je n’ai entendu que Noël Mamère (merci à lui) pour dénoncer cette aberration. Il ne faut pas baisser les prix ; il faut les monter. Mieux nous serons préparés au Pic, moins celui-ci sera douloureux. Plus nous serons insouciants et plus le choc sera dur.


                              • manusan 30 mai 2012 21:52

                                Prend le bus, c’est moins chère et c’est communiste.


                                • jeanclaude 30 mai 2012 22:02

                                  Toujours cette illusion que l’économie dirigée règlera les problèmes.

                                  C’est comme bloquer le prix des loyers, ce sont des mesures qui peuvent avoir un effet positif provisoire, mais pervers sur le long terme.

                                  Si le prix est bloqué, qui en pâtira ? L’état rentre moins d’argent, l’industrie du pétrole sous toute forme cherchera des mesures de contournement.

                                  Par exemple fermeture de raffineries en France et déplacement à l’étranger. Au total, à moyen terme, on n’aura rien gagné.

                                  Et comme vous le rappellent les écologistes quand ils ne sont pas en campagne électorale, cette forme d’énergie doit être payée à son juste prix.

                                  Expliquez moi une bonne fois comment vous conciliez vos positions et celle des écologistes, alors que vous êtes alliés pour les présentes élections. Il y a là manifestement un manque de respect et de transparence vis à vis du français de base, qui aimerait bien savoir où il faut aller, sans langue de bois, ou silence radio électoraliste.

                                  C’est le genre de promesse que Hollande ferait bien de ne pas respecter.


                                  • Le Yeti Le Yeti 31 mai 2012 13:56

                                    L’utilisation du pétrole va bien au delà de nos pompes ! (Plastique, engrais, pharmacie, lubrifiants ...)
                                    Un blocage du prix de l’essence ne changera malheureusement quasiment rien à une hausse globale des prix dans un système principalement dépendant du pétrole bon marché. Le pic pétrolier étant atteint, cela ne peut plus aller en s’arrangeant (mais cela ne coute rien d’espérer).

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