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Le bras d’honneur hollandais

L’espoir aura été de courte durée, et celui qui avait su convaincre un moment une majorité de français, a cru que l’on pouvait inconsidérément trahir ceux qui lui avaient fait confiance sans la moindre conséquence.

Le nouveau gouvernement continue de se « droitiser », et il est probable que le président risque de payer cher le prix de son imposture, entraînant dans son échec celui de son parti.

Montebourg est-il en train de relancer le commerce de la savonnette ?

C’est ce que de nombreux politologues pensent à demi mot, car en glissant une savonnette sous les pieds du premier ministre, qu’il déteste cordialement, il a mis dans l’embarras François Hollande, qui a été obligé de choisir, et de se débarrasser de l’agitateur bourguignon, mais en choisissant Emmanuel Macron à sa place, il va voir le nombre des frondeurs du PS augmenter sensiblement, fragilisant encore un peu plus son pouvoir.

Pas sur que le défi lancé par Montebourg soit payant pour lui même, car il se retrouve marginalisé, privé de parole, et il est à craindre qu’il n’aura guère de supporters à la gauche du PS, ou chez les Verts d’EELV, lui qui croyait aux gaz de schiste, au nucléaire et que l’on rapprochait de Margareth Thatcher (lien) mais Arnaud Montebourg n’est pas pour autant un frondeur. lien

Cette ligne jaune qu’on lui reproche d’avoir franchi est-elle plus importante que la ligne rouge franchie par Hollande au début de l’année 2014 en reniant tous ces engagements, dont le fameux « son ennemi, le monde de la finance » ?

L’histoire bégaye donc, car elle n’est pas sans rappeler l’épisode « Mitterrand/Chevènement » épisode qui a provoqué le départ du souverainiste du PS pour divergence d’opinion, et on se souvient des conséquences que ce limogeage a eu pour le « Che » qui, à l’époque, il protestait contre la « parenthèse libérale » de Delors. lien

Hollande à répondu à la provocation par un bras d’honneur, s’enferrant un peu plus dans la défense des patrons, convaincu que c’est en aidant les entreprises que des emplois pourraient être créés, au lieu de distribuer des dividendes aux actionnaires, ce qui demande à être prouvé, d’autant qu’il n’y a dans le pacte de solidarité aucune mesure qui permette d’obliger les patrons à créer réellement des emplois.

La provocation a bien été perçue par les frondeurs, comme Marc Germain, ou Laurent Baumel,, (lien) et elle est double, car après avoir choisi Valls comme premier ministre, Hollande prend comme ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique, un banquier, qui de plus est celui qui à provoqué le revirement hollandais du début de l’année, celui-ci se déclarant ouvertement « libéral socialiste », bien loin des promesses électorales encore dans les mémoires.

Mais qui est donc Emmanuel Macron ?

C’est un banquier qui a murmuré à l’oreille hollandaise les conseils que l’on sait, qui se dit socialiste depuis l’âge de 12 ans, mais à cet âge là, quelle perception peut-on avoir de « l’idéologie socialiste » ?

Résumons sa courte carrière : de mai 2012 à juin 2014, il a donc été le secrétaire général adjoint du cabinet de François Hollande, supervisant tous les grands dossiers économiques et industriels, et par ses fonctions, il était en principe « en fusion » avec Arnaud Montebourg, avec qui il partageait un « volontarisme industriel », même s’il ne partageait pas sa critique de l’austérité.

Jean-Marc Ayrault vivait assez mal l’influence de Macron avait sur Hollande, à preuve la déclaration d’un ancien de Matignon : « c’est François Hollande, tout seul avec Macron, et quelques patrons, qui en décide. Le premier ministre n’est prévenu que quelques heures avant  » et un autre affirme : « l’équilibre politique s’est rompu avec le pacte de responsabilité ». lien

Christian Eckert s’agaçait même de la prépondérance du conseiller spécial hollandais, rappelant : « il n’est pas sain que des choses aussi précises, comme la fiscalité des ménages, soient annoncées par un conseiller du président de la République, quelles que soient ses qualités  ».

Auparavant Macron s’était intéressé à la philosophie, bifurquant ensuite vers Sciences-Po, puis vers l’ENA, devenant finalement Inspecteur des finances.

Tenté par l’expérience politique, il avait tenté sans succès une carrière du coté du Pas de Calais, mais le courant ne passait pas, et il déclara avec amertume : « ils n’ont jamais considéré que je pouvais leur apporter quelque chose  ».

Lors de l’accession au pouvoir de Nicolas Sarközy, Emmanuel Macron avait refusé de se mettre au service d’Eric Woerth, par conviction politique dit-il, mais accepta tout de même d’être nommé chargé de mission au Quai d’Orsay.

Jacques Attali, à qui Sarközy avait confié l’animation d’une commission pour la croissance, le nommera rapporteur général, mais le rapport d’Attali terminant sa carrière dans un tiroir, Macron se tournera finalement en 2008 vers le monde de la finance, devenant, en septembre de la même année, directeur de la Banque Rothschild. lien

Son passage dans cette banque va lui assurer la fortune, lors d’un deal de 9 milliards d’euros, en pilotant le rachat par Nestlé d’une filiale de l’américain Pfizer.  lien

En même temps, il travaillera discrètement avec des proches de François Hollande sur ce qui allait devenir le programme économique que l’on connait aujourd’hui.

Clin d’œil de l’histoire, un autre homme politique a eu un parcours similaire, un certain Georges Pompidou, lequel fut aussi directeur général de la Banque Rothschild, avant de devenir 1er ministre de Charles De Gaulle, puis président.

Mais revenons à ce nouveau gouvernement : a peine nommé, il découvre que notre pays hérite ce mois-ci de 26 100 chômeurs supplémentaires, (lien) malgré les 50 000 radiations par mois de ceux qui, par négligence, n’ont pas fait leurs démarches administratives à temps. lien

Il va devoir compter avec les « frondeurs » dont le nombre devrait logiquement augmenter, lesquels n’ayant pas encore décidé de se positionner vis-à-vis de ce nouveau tour de vis libéral, (lien) mais il sait qu’à droite, il peut compter sur quelques soutiens.

En effet, Bernard Accoyer est prêt à voter en faveur des décisions économiques choisies par Hollande, et il n’est pas le seul.

Récemment Dominique Dord, l’ex trésorier de l’UMP a déclaré : « enfin un type à l’économie qui sait comment ça marche ! ».

Pierre Gattaz, le patron du Medef, en a rajouté une couche déclarant : « il connait l’entreprise, l’économie de marché, et la mondialisation  », et Guillaume Cairou, le président du Club des Entrepreneurs, conclut : « cette nomination (…) est de nature à rassurer ». lien

Valls s’est décidé à poser la question de confiance, comme il l’avait fait lors de sa nomination, à la demande entre autres de l’UMP et du FN, (lien) mais la situation a changé, et la grogne continuant dans les rangs des élus de la majorité, que se passerait-il si la confiance au gouvernement n’était pas votée ?

Une dissolution qui fait autant peur à gauche qu’à droite, laquelle est encore en pleine décomposition, pas vraiment prête à reprendre les rênes du pouvoir, rongée par des divisions internes, chacun se souvenant d’une précédente dissolution qui avait couté sa place à un certain Jacques Chirac.

Scénario catastrophe aussi pour Hollande, car vu sa popularité actuelle qui touche le fond, en atteignant paradoxalement des sommets, une nouvelle élection pourrait bien faire passer le PS à la 3ème position, amenant l’émergence du FN…et Sarközy finalement débarrassé peut-être de ses casseroles juridiques, pourrait reprendre la place qu’il avait perdu en 2012.

D’autres prêtent à Hollande des stratégies très machiavéliques, le soupçonnant d’avoir mis Valls à la pire place afin de discréditer celui qu’il considèrerait comme un dangereux concurrent pour 2017, au vu de sa popularité actuelle, même si elle connait un fléchissement.

Mais l’urgence n’est-elle pas ailleurs ?

Alors que les énarques bon teint sont convaincus que la solution passe par une politique de l’offre, favorisant l’entreprise, en opposition avec une politique de la demande, c'est-à-dire de la consommation, afin de faire repartir l’économie, (lien) d’autres ont compris qu’il y aurait de moins en moins de travail, ne voyant d’autre solution que le partage de celui-ci…pendant que d’autres évoquent le fameux « Revenu Universel », dans la droite ligne du chemin préconisé par Jeremy Rifkin, avec une logique de partage, sous le signe d’une 3ème révolution industrielle. lien

Beaucoup d’économistes et de politologues sont convaincus que la politique menée actuellement en France ne permettra pas de relancer la croissance, et que le pays va continuer à s’enfoncer dans la misère, et le chômage.

Les plus acerbes et impertinents affirment : « François Hollande n’a menti qu’une fois, c’était au Bourget ». lien

L’avenir nous dira s’ils ont raison.

Comme dit mon vieil ami africain : « l’œuf ne danse pas avec la pierre  ».

L’image illustrant l’article vient de « www.atlantico.fr&raquo ;

Merci aux internautes pour leur aide précieuse.

Olivier Cabanel

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84 réactions à cet article    


  • zygzornifle zygzornifle 28 août 2014 09:10

    c’est pas un bras d’honneur mais une quenelle ........

    Hollande à tiré la chasse sur la gauche ......

    • olivier cabanel olivier cabanel 28 août 2014 11:28

      zygzornifle

      jolie formule !
       smiley

    • Fergus Fergus 28 août 2014 13:15

      Bonjour, Olivier.

      La formule de Zygzornifle, ci-dessus, est parlante et pertinente.

      Mais au moins - l’arrivée de Macron en étant le parfait symbole - les choses ont désormais le mérite d’être claires : un libéralisme assumé, et une politique qui va être de plus en plus calquée sur celles de Schröder et de Blair. De quoi ressouder les forces de progrès, dorénavant dans une opposition frontale.

      Face à ce bras d’honneur aux classes populaires et aux acquis sociaux, la bronca à gauche de la gauche était attendue. Normal. Mais aussi la gêne aux entournures à droite, où l’on se retrouve quelque peu groggy par cette dérive libérale qui vient saper les arguments des caciques. Normal là aussi.

      Restent les Français, et quelque chose me dit qu’en l’état actuel du pays, ils se montrent fatalistes et, même s’ils n’y croient pas, en viennent désormais à souhaiter la réussite de ce gouvernement, fût-ce en utilisant des recettes libérales synonymes de régression des droits du travail notamment. Pourvu que ce soit le voisin qui trinque, et pas soi-même !

      On verra bien ce qui en sortira...


    • bernard bernard 28 août 2014 14:57

      @ Fergus,


      « Restent les Français, et quelque chose me dit qu’en l’état actuel du pays, ils se montrent fatalistes et, même s’ils n’y croient pas » (sic).

      Et pour cause, il me semble avoir lu que la veille de sa nomination, Macron, dans une interview au journal « Le Point », « envisageait » l’abandon (partiel ?) des 35 heures.
      Or le démenti n’a pas trainé...


      Ne s’agit-il pas d’un premier « Couac » dont nous a habitué la gauche ?

       smiley 

    • Fergus Fergus 28 août 2014 16:19

      Bonjour, Bernard.

      Montebourg avait déjà été viré par le couple Valls-Hollande, mais le gouvernement n’était pas encore formé au moment de l’interview.

      Par conséquent, de deux choses l’une : soit Macron ne savait pas qu’il serait ministre, et ses propos n’engagent que lui ; soit il savait qu’il serait nommé, et sa tribune prend alors la forme d’un ballon d’essai de l’exécutif, sous couvert précisément du fait que la composition du gouvernement n’était pas encore actée. Ce qui, sur le plan tactique, serait plutôt bien joué. 


    • bernard bernard 28 août 2014 17:00

      Il n’en est pas moins vrai qu’aujourd’hui, la polémique enfle,

      et que l’exécutif est obligé de démentir fortement.

      Perso, je pense que dans ce gouvernement comme dans le précédent, et malgré les promesses de loyauté, les égos surdimensionnés des uns et autres sont une garantie, pardonnez moi l’expression, de grosses rigolades, si tant est que ces couacs à répétitions soient drôle..

      Donc démarrage en...force smiley pour ce nouveau (?) gouvernement.

    • mmbbb 28 août 2014 18:51

      Je n’ai pas vote Hollande je n’ai aucun remord Mais a tous ces soss de base je leur avais dis qu ’ Hollande ferait une politique comme l’aurait fait le grand economiste mais non moins grand queutard devant l’eternel DSK Hollande est le plus fourbe des presidents il aura au moins le merite de faire eclater cette gauche socialiste caviardeuse N SARKOSY en avait reve Hollande l’a fait Partageons nos reves ! 


    • olivier cabanel olivier cabanel 28 août 2014 19:13

      bernard

      le problème majeur que nous avons avec cette « démocratie », c’est que d’une part les citoyens n’ont pas une conscience politique très claire...ils votent « à l’affectif », se laissant facilement séduire par un discours...ils votent pour une « belle gueule » un séducteur...un beau parleur, un homme éloquent...
      et surtout, ils donnent le pouvoir à des nantis, en se disant « s’ils ont réussi pour leur propre entreprise, ils pourront réussir pour le pays »... smiley
      or ces élus sont rarement désintéressés, et quand ils ont la place, ils ont comme priorité de « se servir » plutot que « de servir »...
      les énarques ont appris a manipuler l’opinion, ils sont dépourvus de sagesse, de pertinence, et tant que nous n’aurons pas comme gouvernants des hommes pourvus de sagesse, de bon sens, le bordel continuera de plus belle.
      on en a la preuve sous les yeux.

    • Pascal L 28 août 2014 21:03

      @ Olivier Cabanel

      Tout à fait d’accord avec vous.
      Je voudrais préciser à propos du vote affectif que c’est peut-être un peu plus pervers que ça n’y paraît. Beaucoup de Français envient les personnes au pouvoir et rêvent d’être à leur place. Ils ne vont donc pas tenter de détruire leur rêve. Il est plus facile de dénigrer ceux qui ne comptent pas dans la société. De plus, ceux-là ne votent pas, il n’y donc aucun risques pour les politiques à caresser les électeurs dans ce sens là. La crise morale est probablement aussi importante que la crise financière.

      Pour les énarques, j’ai fréquenté à l’époque de mes études beaucoup de candidats au concours et je dois dire qu’il n’ont pas appris à manipuler l’opinion. Ils ont été choisis parce qu’ils savaient le faire naturellement. J’ai toujours été étonné par la distance qu’ils avaient avec la vérité. Autant l’écrit et le premier oral servent à choisir des personnes ayant une grande capacité de mémoire et de synthèse, autant le grand oral sert à éliminer ceux qui ne leur ressemblent pas. L’ensemble a donc une très grande homogénéité. Une autre caractéristique importante est leur rapport avec le passé. L’énarque « standard » est comme un comptable. Il ne connaît que le passé qu’il observe et analyse pour en déduire un avenir par extrapolation. Il ne peut pas intégrer les mouvements qui secouent la société pour analyser en quoi cela peut changer cet avenir.
      Comment diriger le pédalo si on ne regarde que le gouvernail ?

    • bigglop bigglop 29 août 2014 02:00

      Bonsoir Olivier, toujours aussi pétulant et efficace.

      Pour tous, je copie un extrait du livre d’un personnage politique connu, mais saurez-vous le reconnaître ? (réponse en bas de page)  :

      «  Une haute bourgeoisie s’est renouvelée. On est passé d’un patrimoine jusque-là détenu par l’actionnariat familial, et transmis par héritage, à un actionnariat managérial qui s’est lui-même autopromu, autorécompensé, auto-organisé et autosolidarisé. Or il s’est trouvé par un fait de circonstance – mais qui n’est pas sans conséquence sur le plan idéologique – que c’est au moment où la gauche arrivait aux responsabilités, en 1981, que cette mutation profonde du capitalisme s’est produite.

      Une génération – celle issue des cabinets ministériels des années 1980, de gauche comme de droite – s’est retrouvée aux commandes d’entreprises parce que le capitalisme lui-même n’avait plus de dirigeants, faute de familles suffisamment nombreuses, faute de compétences assez solides. C’est l’appareil d’Etat qui a fourni au capitalisme ses nouveaux bataillons, ses nouveaux cadres, ses nouveaux dirigeants. Ainsi est apparue cette situation inédite où des hommes, des femmes – plus d’hommes que de femmes – issus de l’Etat, de la haute fonction publique, sont devenus non seulement des responsables d’entreprise – cela s’était déjà produit dans le passé –, mais aussi des détenteurs – en quelques années – de fortunes considérables. Venus d’une culture du service public, ils ont accédé au statut de nouveaux riches, parlant en maîtres aux politiques qui les avaient nommés.

      Là est le fait nouveau. Un changement de hiérarchie s’est opéré dans l’ordre des pouvoirs : “Puisque nous, nous avons réussi, puisque nous, nous sommes les représentants du capitalisme mondialisé, nous savons aujourd’hui ce qu’il faut faire. Nous le savons mieux que vous.” Aux yeux de cette nouvelle aristocratie, l’argent est devenu une référence bien plus fiable des représentations sociales que le mode d’attribution du pouvoir politique.  »

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      http://www.pauljorion.com/blog/



    • olivier cabanel olivier cabanel 30 août 2014 06:28

      biglopp

      merci...
      on n’est jamais déçu par Paul Jorion !
       smiley
      quelle lucidité !

    • caillou40 caillou40 28 août 2014 10:53

      HULUBERLU-1er...Personne extravagante, qui parle et agit d’une manière bizarre, brusque, inconsidérée.Écervelé, étourdi ; familier dingue, loufoque, maboul, toqué....


      • olivier cabanel olivier cabanel 28 août 2014 11:30

        caillou

        c’est pas tout à fait le portrait que j’ai pu lire récemment... depuis le dernier remaniement, les langues se délient, et il parait que sous son aspect bonhomme, souriant et taquin, se cache un homme colérique...vindicatif...
        suprennant non ?

      • caillou40 caillou40 28 août 2014 12:28

        Par olivier cabanel ....Bonjour..Depuis toujours je dis la même chose de lui..il est toqué..et avec ce genre de personnage faut donc s’attendre à toutes sortes de gesticulations de gestes et de mots..dont ses colères..C’est le résultat de gens instables (comme l’était Sarkozy d’ailleurs)..incapable de se contrôler..Pourtant ses discours de campagne démontraient cette instabilité...mais peu de personnes l’on vu ou n’ont pas voulu le voir.. !


      • Garance 28 août 2014 11:07

         " Les plus acerbes et impertinents affirment : « François Hollande n’a menti qu’une fois, c’était au Bourget »


        Faux : il ment tout le temps

        Et quand il ne ment pas il se trompe

        Il n’y a que quand il est sur un scooter qu’il sait ou il va

        • olivier cabanel olivier cabanel 28 août 2014 11:31

          Garance

          il se trompe en tout cas beaucoup, 
          à croire que les énarques sont privés de bon sens...
          s’il continue dans ce sens, jamais la croissance ne repartira, et l’atterrissage va être brutal !


        • vachefolle vachefolle 28 août 2014 14:03

          finalement j’aime bien cette evrsion :
          « Flamby, Quand il ne ment pas c’est qu’il se trompe.... »


        • olivier cabanel olivier cabanel 28 août 2014 11:42

          @ tous

          le site « mes opinions » à lancé un sondage sur le thème : 
          etes vous satisfaits du nouveau gouvernement Valls
          près de 9000 réponses déjà
          90% disent NON
           smiley

          • Jean-Paul Foscarvel Jean-Paul Foscarvel 28 août 2014 12:21

            Hollande va toujours plus vers la droite, sans aucun frein. Ce gouvernement est plus à droite que jamais, afin de maintenir un projet de récession généralisée et de pacte d’irresponsabilité.

            Le MEDEF aura toujours plus d’oreilles pour distiller ses mesures anti-sociales.

            Mais les contradictions iront toujours croissant.

            Comment en effet justifier de telles mesures alors que les profits des grandes entreprises n’ont jamais été aussi élevés ?

            L’hyper-compétitivité a un corolaire, l’hyper appauvrissement de la population, la perte des recettes de l’Etat, l’augmentation de la dette, et à terme la banqueroute.

            Plus le gouvernement écoutera le MEDEF, plus la faillite générale se rapprochera, même si quelques actionnaires seront pour un temps contents de voir grimper leurs dividendes.

            Tout le monde occidental est dans une impasse similaire, puisque l’aboutissement de la réduction des coûts du travail tendrait vers des coûts nuls, ce qui tarirait le flux de la consommation et donc de la production elle-même.

            Ne resterait que l’inflation financière, créant des plus-values fictives, jusqu’au jour de l’effondrement final.

            Il n’y a plus rien à attendre, ni des socialistes, ni des syndicats, ni des frondeurs, ni du PCF, ni du FDG, ni bien sûr de MLP qui transformerait de fait le pays « à la Thatcher » continuant l’hyper libéralisme avec un régime dur, liberticide et xénophobe (à ce propos le libéralisme n’a évidemment rien à voir avec la liberté et la démocratie, voir le régime de Pinochet défendu par Hayek et Thatcher). Pas plus, et encore moins, de l’ensemble des médias officiels. Ce qu’est devenu « Le Monde » tend à la caricature-système et représente une sorte d’hypothéose.

            Sur le plan de la « démocratie institutionnelle », il n’y a aucun espoir d’aucune sorte.

            Non, il ne resterait qu’une insurrection généralisée, tant l’hyper-crise touche tous les domaines de la vie, pour nous sauver.

            Il faudrait en plus que cette insurrection soit simultanée dans plusieurs pays du monde occidental, ou ce qu’il en reste. Hors cela nous continueront de nous enfoncer dans un marécage sans fond !


            • Jean-Paul Foscarvel Jean-Paul Foscarvel 28 août 2014 12:30

              « Hors de cela nous continuerons de nous enfoncer dans un marécage sans fond. »

              J’en profite pour préciser que la métaphore du marécage me semble plus pertinente que celle du mur (on fonce dans le mur !). Il n’y a pas de mur avec un avant et un après, mais un effondrement progressif où tous sont touchés, mais chacun à un rythme et un mécanisme particulier, ce qui fait que cet enfoncement est quasi-invisible (sauf catastrophes de type Fukushima bien entendu).

              Nous sommes comme la grenouille dont on fait chauffer l’eau progressivement.

              Chaque jour un petit tour de vis antisocial, justifié par une dette, ou un regain de compétitivité, ou des difficultés budgétaires, ou une exigence supplémentaire du MEDEF. Et chaque jour nous nous enfonçons d’un petit cran, sans nous en rendre compte.


            • olivier cabanel olivier cabanel 28 août 2014 13:07

              Jean Paul Foscarvel

              j’approuve votre constat
              mais pas votre conclusion.
              pas sur qu’une insurrection généralisée soit la solution.
              par le passé, on sait aujourd’hui comment finissent ces insurrections.
              1789, 1791, la commune, mai 68... etc
              aujourd’hui, le changement est déja en route, sans tenir compte des énarques, des gouvernements.
              dans la droite ligne des concepts de Rifkin, une autre vie est en train de s’organiser
              je l’ai évoqué à plusieurs reprises.
              l’insurrection est déjà en route, mais toute en douceur.
              et à mon humble avis, il n’y a guère d’autres alternatives.
              on en parle ?
               smiley


            • Jean-Paul Foscarvel Jean-Paul Foscarvel 28 août 2014 14:46

              Il est vrai qu’au principe de la révolution (qui d’ailleurs signifie en mathématique un cycle au terme duquel on revient au même point) je préfère celui de la « percolation », qui est un changement progressif de paradigme, tel qu’à partir d’un seuil la minorité devient majoritaire et que la probabilité de rencontrer la nouvelle opinion l’emporte.

              Je pense que nous sommes proche d’un seuil où les opinion libérales deviendront minoritaires, voire marginales, vu le chaos qu’elles ont engendré.

              L’insurrection vient alors lorsque l’opinion minoritaire continue d’avoir le pouvoir de façon illégitime et les formes que cette insurrection peut prendre sont effectivement variées. Tout dépend aussi de la réaction de l’oligarchie.

              En fait, lorsque cela se réalise, nul ni personne ne contrôle les événements.


            • Fergus Fergus 28 août 2014 16:29

              @ Olivier.

              Tu as oublié 1830 et la manière dont les républicains, vainqueurs dans la rue, ont été bernés par la bourgeoisie qui a récupéré le mouvement et favorisé la mise en place, à son avantage et au détriment du peuple, de la Monarchie de Juillet.

              D’accord avec toi, toute insurrection est porteuse d’un grand danger de reprise en main par des forces encore pires que celles qu’on a voulu éradiquer. C’est donc plutôt vers une révolution pacifique, basée sur des manifestations de masse et une grève générale, que l’ont doit aller si l’on veut se débarrasser de la clique libérale de l’UMP et du PS, en favorisant l’émergence d’une salutaire crise de régime.


            • olivier cabanel olivier cabanel 28 août 2014 17:35

              Fergus

              oui, c’est vrai, et le refrain est ancien.
              1830 oui, mais aussi 1789...et tant d’autres fois.
               smiley

            • Doume65 28 août 2014 12:34

              « [Macron] qui se dit socialiste depuis l’âge de 12 ans »

              Macron est né en 77, Il a eu 12 ans en 89. A cette époque, le socialisme (français) versait déjà à 100% dans le néocapitalisme. Il est donc bien socialiste, du moins selon sa perception du socialisme. smiley


              • olivier cabanel olivier cabanel 28 août 2014 13:10

                Doume

                on vient d’assister quasi en direct d’un clash du nouveau venu...
                il s’était exprimé sur les 35 heures...avant d’être choisi (mais ça ne change rien sur le fond de sa pensée) et il a été désavoué par son gouvernement.
                quel bordel !
                 smiley

              • soi même 28 août 2014 13:30

                Bof, j’attende de ta part un scoop , et non pas t’as digestion difficile à chaud de la merditude Française, surtout n’oublie pas que tu as appeler à voter François Hollande ; certes, t’avais un bon motif empapaouter Sarkozy !
                Et maintenant nez fin, t’es bien emmerder, à moins que ton honneur, tu t’assoies dessus, cas tu gagnes à l’affaire si ce n’est que tu légitimes l’éternelle râleur en toi que tu es et qui ne voie pas plus loin que ton égocentrisme nombrilisme de ton ego de matouvue !

                 Pauvre Olivier même à 70 ans t’as pas marre d’être C... !

                 smiley  smiley  smiley  smiley  smiley  smiley  smiley  smiley  smiley  smiley  :->
                Retour de monnaie à un esprit qui se croit être un Marquis du Savoir !

                • olivier cabanel olivier cabanel 28 août 2014 13:37

                  mon petit soi meme

                  on est toujours le c.. de quelqu’un
                  et tu es bien placé pour le savoir.
                  une fois de plus tu m’attaques sur mon age.
                  oubliant que l’age ne fait rien à l’affaire, quand on est con, on est con.
                  sacré soi même.
                   smiley

                • soi même 28 août 2014 13:56

                  mon petit soi meme tu peux de le carré au c.., , a suivre tes articles, tu es d’une immaturité affligeante en ce qui concerne la politique !

                  Tu devrais relire Le déclin du courage d’Alexandre Soljéniitsyne pour comprendre à quoi je fais référence à, t’as personne, bourgeois, conformiste, nombriliste, infatuer de son illusion qu’il suffit d’être beau parleur pour faire avancer les choses !

                  http://saint-remi.fr/medias/extraits/le_declin_du_courage_extrait.pdf

                   smiley  smiley  smiley  smiley  smiley  smiley  smiley  smiley  smiley  smiley  :->

                   


                • Alex Alex 28 août 2014 13:47

                  Olivier,

                  Le début de votre article m’a bien amusé :

                  « L’espoir aura été de courte durée... »

                  Il fallait être bien naïf pour avoir « espéré » en Hollande : ses relations, ses amis et sa formation montraient clairement dès le début ce qu’allait être sa politique.

                  « celui qui avait su convaincre un moment une majorité de français... »

                  Désolé, mais Hollande n’a pas « convaincu » : le mérite de son élection revient à Sarkozy, qui a su convaincre les Français de ne pas le réélire...

                  On peut ajouter au bilan de Hollande qu’il est infoutu de conduire un scooter la nuit et qu’il est le seul homme (?) politique à déprimer les caricaturistes tant il est naturellement une caricature.

                  La « droitisation » de la politique sert les ambitions du petit Manu-Iznogoud, qui avait déclaré à ses amis Bauer et Foulks que son rêve était d’être calife à la place du calife.

                  Retournez donc à la musique et à la cueillette des champignons : vous serez moins déçu smiley


                  • olivier cabanel olivier cabanel 28 août 2014 14:35

                    Alex

                    j’aurais tendance à vous croire.
                    ce matin, une brassée de pieds de moutons et quelques bolets tête de négre.
                    a tout dire, je n’attend pas grand chose de ces politiques, tout comme une grande majorité de français... UMP PS et FN confondus...
                     smiley


                  • olivier cabanel olivier cabanel 28 août 2014 15:26

                    alain verse... a-t-il ?


                  • Fergus Fergus 28 août 2014 16:31

                    Bonjour, Alex.

                    Entièrement d’accord, l’élection de Hollande, dans un pays majoritairement à droite, est avant tout une conséquence de l’incurie politique de Sarkozy et des excès de son comportement.


                  • Gérard Luçon Gérard Luçon 28 août 2014 13:52

                    économiste Macron ? Surtout Micron socialiste !

                    .. et déjà grand-père ! .... Entre ce garçon et la ministre de l’éducation payée en parallèle par le roi du Maroc (montant des émoluments top secret), entre Fabius qui déclare que Assad soutient des djihadistes et que nous sommes contre Assad, bien que le président Mou 1er ait déclaré que nous les avons armés, entre Sapin II qui fera ce que n’a pas fait Sapin I .. bref .....


                    • olivier cabanel olivier cabanel 28 août 2014 14:37

                      gerard

                      dans l’optique d’un article qui ferait le point sur les ministres actuels, si tu as des liens pour prouver l’affaire de la ministre de l’éducation financée par le roi du maroc, je suis preneur.
                      amicalement

                    • bernard bernard 28 août 2014 15:10

                      @ Olivier,


                      « Depuis décembre 2007, elle fait partie des 37 membres du Conseil consultatif des Marocains à l’étranger (CCME) directement nommés par Mohammed VI, où elle perçoit des émoluments de complaisance dont le montant est presque un secret d’Etat. Une Information confirmée par l’ambassade du Maroc en France, ainsi que par le site du CCME. » (sic)


                       ? ? ? ? ? 

                    • olivier cabanel olivier cabanel 28 août 2014 15:25

                      merci Bernard !

                      super.

                    • Alex Alex 28 août 2014 17:02

                      Olivier

                      Plusieurs points :

                      1. Marié moi-même à une Marocaine, je connais depuis longtemps un grand nombre de ressortissants de ce pays en France, mais aucun qui n’ait pas un compte en banque au Maroc (les banques du royaume les démarchent presque autant que les pieux religieux barbus). La belle Najat en a certainement un, mais je ne pense pas qu’elle y ait une fortune ; au mieux, de quoi se payer un bel appart. C’est plus en tant que « Rachida de gauche » incompétente qu’elle me dérange. Mais elle est mignonne...

                      2. Vous m’énervez grave avec vos champignons ! Certes, je ne consomme que les meilleurs, mais vous imaginer les cherchant dans les bois – la partie la plus amusante – me rend jaloux car je suis bloqué en RP.

                      3. Je dois être un peu maso car, en m’adressant à vous, je ne peux oublier votre carrière de chanteur, ce qui me fait rager : admirateur de Léo Ferré, j’aurais voulu être comme lui un chanteur anarchiste et millionnaire. Au lieu des scènes de Rotterdam à Rio, sous les ovations et les projecteurs, j’ai dû me contenter des chambres des Hiltons de la Terre, de New York à Singapour, car je suis resté dans l’ombre alors que j’ai tout essayé pourtant : j’ai même fait du comique et d’la fantaisie. Pendant ce temps, d’autres ont réussi, comme vous, avec peu de voix et beaucoup d’argent...
                      Mais un jour viendra, je vous montrerai que j’ai du talent !
                       smiley


                    • olivier cabanel olivier cabanel 28 août 2014 17:33

                      Alex

                      mais personne n’a jamais douté que vous ayez du talent.
                      bon, ceci dit, il faut se mettre à l’ouvrage, sinon , ça ne se saura jamais.
                       smiley

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