Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Politique > Le calvaire des Roms et la piste Michel Rocard

Le calvaire des Roms et la piste Michel Rocard

« La France », dit un jour Michel Rocard, « ne peut accueillir toute la misère du monde, mais elle doit en prendre sa part ». S’il est une « misère du monde » dont la France devrait « prendre sa part », c’est bien le calvaire des Roms en France. Ils sont à nouveau dans le collimateur des autorités qui ont entrepris de démanteler leurs campements et de les expulser du territoire malgré l’opposition des associations. Celles-ci ont tout de même été reçues à Matignon dans le cadre de la réunion interministérielle du 22 août. Quelques mesures ont été adoptées mais on en est encore très loin du règlement sur le fond de la question des Roms, une population marginalisée, discriminées et victime de clichés défavorables d’un bout à l’autre de l’Europe.

Les « Roms » (homme adulte en langue romani) sont une population de 10 à 12 millions de personnes répandue sur l’ensemble du Continent. En France, ils sont entre 400 mille et 600 mille et portent l’appellation administrative de « gens du voyage » par référence à leur mode de vie itinérant, même si la majorité mène une vie sédentaire. Ils sont Sintés, Manouches, Kalés/Gitans. Ils sont français, mais doivent endurer des traitements discriminatoires (titre de circulation à faire viser par la gendarmerie, difficultés de stationnement et d’accès à l’habitat,...). Ils ne sont pas toutefois les plus à plaindre.

Ce sont plutôt les Roms originaires des pays de l’Est (Roumanie et Bulgarie), environ 15 mille individus en France, qui sont la cible des mesures administratives et policières contestables allant des démantèlements des campements qui leur font parfois tout perdre aux expulsions en masse sous couvert de l’aide volontaire au retour, sachant qu’ils reviennent en France quelques semaines plus tard. Le 9 août dernier, plusieurs dizaines d’entre eux ont quitté Lyon à bord d’un charter à destination de la Roumanie. Selon Médecins du monde, c’était le troisième vol Lyon-Roumanie depuis l’élection de François Hollande, ce qui fait craindre que peu de choses changent véritablement malgré l’arrivée au pouvoir d’une majorité de gauche. Les socialistes font toutefois moins de tapage médiatique et se prêtent plus facilement au dialogue avec les associations, comme en témoigne la réunion interministérielle du 22 août à Matignon.

Il faut dire que l’attitude du nouveau ministre de l’intérieur, Manuel Valls, commençait à rappeler le triste épisode du discours de Grenoble et la « chasse aux Roms » déclenchée par Nicolas Sarkozy en été 2010. Elle faisait suite aux incidents de Saint-Aignan où des affrontements avaient opposé gendarmes et quelques membres de la communauté des gens du voyage. La « colère » des pouvoirs publics s’était abattue sur les Roms roumains et bulgares, qui pourtant n’étaient pour rien dans ces incidents, mais se trouvaient être des cibles faciles. Depuis, malgré une certaine modération des autorités (acculées par une vague d’indignation internationale) le calvaire des Roms se poursuit.

Victimes de discriminations dans leurs pays, ils doivent parcourir le reste du Continent dans l’espoir de trouver un « ciel plus clément » ailleurs. Mais leurs chances sont gravement compromises pour au moins trois raisons : les entraves au libre accès au marché du travail, l’absence de puissants réseaux de solidarité ethnique et une image terriblement négative qu’ils véhiculent sur leur passage. Les campements de fortune, dans lesquels ils sont contraints de vivre, ne sont pas le reflet d’un mode de vie. En Roumanie et en Bulgarie, les Roms se sont sédentarisées depuis longtemps. Ils vivent dans des campements en France parce qu’ils n’ont pas accès aux logements individuels.

Sur l’accès à l’emploi, alors que les ressortissants des pays membres de l’Union Européenne bénéficient d’un libre accès au marché du travail, les ressortissants roumains et bulgares relèvent d’un régime restrictif qui doit durer jusqu’à la fin de la période transitoire fixée au 1er janvier 2014. Ce régime ne vise pas, bien entendu, un « groupe ethnique » particulier, mais c’est sur un groupe humain déjà fragilisé, que les restrictions en matière des droits produisent naturellement le plus de ravages.

Ainsi le ressortissant roumain ou bulgare doit être muni d’un titre de séjour pour vivre en France. Son accès au marché de l’emploi est soumis au régime de l’« autorisation du travail » longtemps supprimée pour les autres ressortissants de l’UE. L’employeur qui voudrait le recruter va devoir se frotter à deux notions juridiques assez vagues : « la situation de l’emploi » et « la recherche préalable de candidats déjà présents sur le marché du travail ». En gros, l’employeur dépose un assez volumineux dossier à la Direction régionale du travail et de l'emploi (DIRECCTE) et attend, parfois jusqu’à six mois. Avant de délivrer la précieuse autorisation, l’administration, pour faire simple, s’assure qu’il n’y a vraiment pas un demandeur d’emploi en France qui pourrait occuper le poste en priorité. A ces démarches administratives s’ajoutent d’autres exigences comme la visite médicale obligatoire organisée par l'Office Français de l'Immigration et de l'Intégration (pas de visite médicale pour les autres ressortissants européens) et le versement d’une taxe par l’employeur qui peut aller jusqu’à 50% du salaire mensuel brut[1]. Autant dire qu’il faut être véritablement un « militant engagé » pour recruter un « Rom ». Les associations estiment qu’en supprimant ces restrictions, on règlerait en grande partie les difficultés d’intégration des Roms. Un optimisme qui doit toutefois être modéré.

En effet, d’un côté, il existe une liste de 150 métiers[2] auxquels les ressortissants roumains et bulgares peuvent accéder. L’arrêté du 18 janvier 2008 prévoit que pour ces métiers dits « en tension », l’administration délivre l’autorisation du travail « sans opposition de la situation de l’emploi ». La liste, assez large, comprend plusieurs métiers du bâtiment, hôtellerie/restauration, agriculture, électricité, informatique,...

De l’autre, et c’est sûrement l’obstacle majeur, on est en présence d’une population qui n’est pas dans des conditions matérielles d’employabilité suffisantes. La vie dans des campements précaires n’est pas de nature à motiver les employeurs, même de bonne foi. Déjà que le recrutement des Français habitant dans les banlieues pose problème, les chances deviennent encore plus faibles lorsque le candidat vit dans un campement. Se pose également la barrière de la langue, un faible niveau de formation et, bien entendu, la sinistre réputation d’auteurs de petits larcins que traîne cette communauté. 

Il n’est pas réaliste d’imaginer qu’un problème aussi profond puisse rapidement trouver une solution satisfaisante. Mais beaucoup de choses peuvent être faites. Tout devrait partir d’un engagement politique à l’échelle nationale. La France est une République « démocratique et sociale »[3] et un acteur international majeur en matière de droits de l’Homme. Il lui incombe d’assumer de ce fait un certain nombre de responsabilités dont celle de ne pas laisser une population vivre dans l’exclusion, les discriminations et l’insalubrité. Il est tout à fait à la portée de la cinquième puissance économique du monde d’« absorber » dans la dignité une population de 15 mille personnes. Pour 65 millions de Français, 15 mille Roms sont tout à fait « une part de la misère » raisonnable.

Sur le plan opérationnel, le gouvernement devrait dans un premier temps suspendre les opérations de démantèlement des campements, sauf cas exceptionnels. Il devrait ensuite engager un programme d’intégration ciblé. L’objectif doit être de parvenir à sortir les familles une à une de cet environnement délétère, les accompagner sur le parcours d’accès à l’emploi et à un logement décent, permettant notamment aux enfants de suivre une scolarité stable. En effet, si on veut sauver durablement cette population, c’est sur ses enfants qu’il faudrait miser.

Reste la question politique du risque d’un appel d’air et celle du financement d’un tel programme en période de crise. Sur l’appel d’air, les pays comme l’Espagne et l’Italie, qui avaient supprimé les mesures de restriction, n’ont pas subi de vagues d’immigration particulières. Quant au financement, tout le poids ne devrait pas reposer sur la France. L’UE verse 2,5 milliards d’euro à la Roumanie et à la Bulgarie pour qu’elles s’occupent de leur population. Ce financement n’est pas utilisé à bon escient. La France pourrait ainsi demander que lui soit affecté une partie de l’enveloppe pour lui permettre de financer son programme d’intégration des Roms, en France. Car, finalement, il n’est plus raisonnable d’envisager que les Roms pourront retourner vivre dans leurs pays d’origine, comme en témoigne leur retour systématique en France après une expulsion.

Boniface MUSAVULI


[1] La réunion interministérielle du 22 août s’est conclue sur la promesse, par le gouvernement, de supprimer cette taxe.

[2] Le gouvernement a prévu d’élargir la liste au terme de la réunion interministérielle du 22 août.

[3] Article 1er de la Constitution.


Moyenne des avis sur cet article :  2.4/5   (40 votes)




Réagissez à l'article

45 réactions à cet article    


  • LADY75 LADY75 23 août 2012 16:40

    Lady Panam’ approuve :

    La majorité des Roms qui stationnent sur le territoire français sont citoyens européens.
    Le « problème » est européen et la France, en tant qu’état membre, se doit comme le reste de l’UE, de le gérer.

    Les populations tziganes sont arrivées dans notre aire au XV° siècle, elles ont apporté une importante contribution à la culture des pays où elles ont résidé..

    http://www.youtube.com/watch?v=QATIHWbN-sM


    • gonehilare gonehilare 23 août 2012 18:03

      Ah oui ! Le guitariste belge Django.

      Du lourd ! Et puis tellement original ! Imparable ...

      Je vous rappelle, sait on jamais, que la culture manouche censée constituer « l’importante contribution » sans laquelle nous ne saurions vivre, c’est aussi et surtout la rapine, les vols avec (et sans) agression, les trafics en tous genres (voitures, oeuvres d’art, métaux...), la prostitution, l’exploitation enfantine. (103% d’augmentation des crimes et délits entre 2009 et 2011 de leur seul fait)

      Mais à quoi bon puisqu’avec vous le réel n’existe manifestement pas, seule compte la jazzique tsi !

      L’explosion du nombre de victimes agressées par ces racailles toujours plus envahissantes, inévitable dégat colatéral à cette merveilleuse culture sans doute... 


    • LADY75 LADY75 24 août 2012 18:21

      Lady Panam’ en rajoute :

      « He oui.. Une formation de jazz manouche, un orchestre de flamenco.. c’est quand même plus agréable à écouter qu’une fanfare de la Wehrmacht...

      Vous z’avez oublié le vol de gallinacées dans votre liste de nuisances..

      Z’avez toujours le même réflexe ? Quand quelqu’un vous dit »Goethe« , vous lui sortez »Auschwitz«  ? Quand on vous dit »Victor Hugo« , vous répondez »massacres de Setif« ... R’marquez, d’autres, quand on leurs disaient »culture« , ils sortaient leurs revolvers.. »


    • gonehilare gonehilare 24 août 2012 21:56

      Me voilà confondu, je dois bien le reconnaître !

      Auschwitz ! La Wehrmacht ! Vous ne pouviez tout de même pas en rester pas à quelques pauvres notes de musique...

      Merci donc de me faire profiter, un peu, de ce savoir qui fleure bon le vécu.

      Et puis tellement original avec ça. 

      Et le vol des galinacées ? Ahhh ! Les galinacées... Paraît qu’y en a aussi à Panam.

      Mais si on se mettait à croire tout ce qui se dit sur le oueb...


    • Anaxandre Anaxandre 23 août 2012 17:05

        Encore un article de propagande immigrationniste et de culpabilisation de la France ! Doit-on rappeler à l’auteur que ce pays a suffisamment de chômeurs, que le « social » se paye déjà à crédit (et pour combien de temps encore ?...), que des centaines de milliers de français, de « souche » ou pas, sont dans l’attente d’un logement social et que du fait que la majorité des Roms ne veut pas modifier sa façon de vivre (malgré les deux ou trois contre-exemples que nous assène la propagande médiatique ces jours-ci), la France n’a pas à se coucher devant les us et coutumes de toutes les minorités, fussent-elles d’origine européenne.


        « À Rome, fais comme les romains »

      • MUSAVULI MUSAVULI 23 août 2012 17:22

        Aucune propagande. On est juste dans une impasse dont il faut sortir. On les renvoie en Roumanie, ils reviennent systématiquement dans nos rues. On peut répéter l’opération ad vitam aeternam. Ou bien régler le problème sur le fond. Les mettre sur le parcours d’intégration comme n’importe quel immigré (libre accès au marché du travail, proposition de logement et scolarisation stable des enfants). On peut aussi décider de ne rien faire et assister les bras croisés à l’agonie d’une population européenne dans nos bidonvilles insalubres. Un choix politique qu’il faudrait assumer, Anaxandre.


      • Alois Frankenberger Alois Frankenberger 23 août 2012 18:08

        Le problème des Roms c’est que justement ils veulent nomadiser et que c’est un gros handicap pour la scolarité des enfants ce qui en fait de facto des exclus.

        Ils devraient renoncer une bonne fois pour toutes à vivre comme il y a deux cent ans quand les enfants n’allaient pas à l’école et qu’on pouvait errer de ci de là.

        En bref, ils doivent s’intégrer.


      • Anaxandre Anaxandre 23 août 2012 18:09

          Bien, alors je vais vous exprimer clairement les deux seules alternatives que j’envisage :


          1) Les Roms restent en France (au moins ceux qui exprimeraient clairement, par un « contrat » écrit, la volonté de devenir des français et non pas de demeurer une minorité nomade avec ses propres us et coutumes, et dénuée de toute volonté d’intégration) : logement immédiat moyennant apprentissage obligatoire du français et d’un métier en alternance, respect des règles de vie dans une copropriété et sur l’espace public, scolarisation obligatoire des enfants, et cetera. Les français seront-ils d’accord pour prendre en charge prioritairement les Roms au détriment d’autres demandeurs ?, c’est une autre question que je note au passage. Et en cas de refus ou de non respect répété des règles pré-citées, expulsion du territoire sans argent, avec prison pour les adultes si retour.

          2) Renvoi immédiat (toujours sans argent et toujours avec prison pour les adultes si retour).

          Les Droits de l’Homme c’est bien mais le respect des lois, des règles, du peuple d’un pays, c’est obligatoire si l’on prétend s’y installer et y être accepté.

      • MUSAVULI MUSAVULI 23 août 2012 18:46

        D’accord avec le point 1, sauf peine de prison. L’emprisonnement est un traitement bien trop inhumain pour un malheureux qui ne demande qu’à vivre. En plus, il ne résout rien. Pour le reste, vous voyez qu’il est possible d’avancer vers des points de convergence. Encore un pas. Lorsque vous vous serez réellement approché de cette population et mis des noms sur quelques visages, discuté avec des pères de familles, écouté les mamans,... vous comprendrez que ceux que vous qualifiez de « racaille » sont qu’une minorité d’entre eux. La majorité n’aspire qu’à un parcours d’intégration si on leur donne leur chance. En attendant, ils font ce qu’ils peuvent pour survivre. Comment subvenir à ses besoins lorsqu’on n’a pas le droit de travailler normalement. C’est par là qu’il faudrait commencer avant de porter un jugement négatif sur cette population.


      • Anaxandre Anaxandre 23 août 2012 19:07

          « ...discuté avec des pères de familles, écouté les mamans... »


          Voilà pourquoi il vous est impossible de faire de la politique sérieuse : vous ramenez tout à l’individu. Or il est impossible de mettre en œuvre une vraie politique apportant des solutions globales en s’apitoyant sur quelques cas individuels. Ça peut sembler « inhumain » mais alors il faut s’investir dans l’humanitaire et ne pas prétendre s’occuper de politique.

      • MUSAVULI MUSAVULI 24 août 2012 12:20

        Calmos,
        « L’ »agonie de la population française" ?
        Bah voyons ! Les Français ne roulent pas sur l’or, on le sait, mais de là à parler de leur agonie, vous forcez un peu trop le trait. Il y a des français qui souffrent. La pauvreté a dépassé les 10%. Oui. Mais la véritable agonie n’est pas de ce côté là, vous le savez bien.


      • MUSAVULI MUSAVULI 24 août 2012 13:18

        Calmos,
        Ah, je n’avais pas bien compris. Je pensais à l’agonie par rapport à la misère et à l’exclusion. Vous, vous parlez de l’agonie de la « nation française » qui serait en voie de dilution...
        Je ne sais quoi vous dire. Un Français, c’est un Français quelle que soit son origine. Et le processus de dilution qui vous effraie autant opère de tous côtés. Figurez-vous que les petits africains, pour prendre cet exemple extrême, dans nos écoles, ne parlent pas un mot de la langue maternelle de leurs parent immigrés en France. J’ai remarqué que le phénomène était répandu dans quasiment toutes les « communautés » d’origine immigrée. La France a donc réussi à dissoudre quelque chose dans leur identité. Vous me direz, et alors ! Ils n’avaient qu’à pas venir. Plus sérieusement, je crois que ce processus de dilution est générateur de quelque chose de mystérieux, voire de merveilleux pour la France de demain. Mais je peux me tromper.


      • Anaxandre Anaxandre 24 août 2012 15:44

          « Plus sérieusement, je crois que ce processus de dilution est générateur de quelque chose de mystérieux, voire de merveilleux pour la France de demain. Mais je peux me tromper. »


          Si le projet d’une société métissée avait fonctionné, après une période de dissolution et de disparition des cultures et des identités, il aurait été possible, je dis bien : possible, qu’une nouvelle forme de culture « merveilleuse » voit le jour dans un lointain avenir. Mais ce projet a échoué et chaque communauté se ferme et se radicalise de plus en plus (par contre nous avons bien eu droit à l’effondrement de notre Culture) . Et cette réalité-là, elle n’aboutira à rien de « merveilleux », croyez-moi.

          (PS : je note, bien que ne partageant globalement pas vos opinions, votre constante courtoisie dans vos réponses et je vous en félicite. Cordialement, A.)

      • Anaxandre Anaxandre 24 août 2012 16:19

          L’explosion ? Il suffit d’attendre tranquillement qu’on arrive à environ un tiers, voire moins, de la population en dessous du seuil du niveau de pauvreté... tic, tac... tic, tac... tic, tac...


      • MUSAVULI MUSAVULI 24 août 2012 19:46

        Mettre des noms sur des visage signifie « identifier » les individus, première étape sur le parcours de l’intégration. Ce que vous appelez « solution globale » peut rapidement se limiter à un regroupement des populations sur un terrain vague sans chercher à comprendre qu’en réalité dans les rangs de cette population il y a des disparités d’un individu à l’autre. Il y a ceux que quelqu’un a qualifié de « racaille ». Mais il y a aussi des hommes et des femmes prêt à s’engager dans un parcours d’intégration si on leur tend la main. Il y a, enfin, une dernière composante d’individus qui trouvent cette vie tout à fait normale et ne sont pas prêts à fournir les efforts nécessaires pour changer de vie.
        Bonne soirée !


      • MUSAVULI MUSAVULI 24 août 2012 20:32

        Merci pour le compliment.
        Pour le reste, je vous fais remarquer que « la nouvelle forme de culture » dont vous semblez ne pas vouloir est déjà là. La France n’a pas toujours été la France. Difficile de distinguer un Français descendant des « Francs » (peuple d’origine germanique) d’un Français descendant de la multitude des tribus gauloises. Tiens, au passage, je vous fais remarque que les gaulois avec leurs langues se sont « dilués » dans ce que nous sommes devenus, du mois vous (moi, j’ai un profil un peu différent). Sans parler des immigrations européennes (massives : russes, polonaises, espagnoles, portugaises, italiennes,...). Pire, la langue s’est construite sur une logique encore plus contestable du « marche ou crève ». J’ai un ami d’origine savoyarde. Il lui arrive de me parler en savoyard, une langue que l’État français a tout bonnement interdite. Il a entre 60 et 70 ans et m’apprend qu’à son époque, le savoyard se parlait bel et bien et s’apprenait à l’école primaire. Il a été supprimé et même combattu par l’administration française jusqu’à son éradication. Il semble que les autres langues régionales ont subi le même sort puisqu’il fallait forger une nation dite « française ». Pour dire, qu’en réalité, personne ne sait de quoi notre nation sera faite dans un ou deux siècles.


      • COVADONGA722 COVADONGA722 23 août 2012 17:41

        yep , pouvez parier que les juristes et autres éduqués qui les invitent ne les aurons pas comme concurents pour le logement la cité les services , pouvez parier que la majorité des donneurs de leçons de ce site n’enverront pas leur progéniture dans les lycés à 8/12 langues ou vas la mienne .Les partageurs du sol des autres recevront leur du tot ou tard
        ce jour la ou il faudra rappeler aux « juristes » le distingo entre la jus solis et la jus sanguinis !

        Asinus : ne varietur


        • alinea Alinea 23 août 2012 17:54

          Y a-t-il un texte explicite qui décrit deux types d’Européens ?
          C’est une vraie question ; je l’ignore ; mais si ce n’est pas le cas...les textes sont pour eux !


          • MUSAVULI MUSAVULI 24 août 2012 10:19

            Actias,
            « nous éradiquons, sans aucun problème de conscience, toutes les espèces animales sauvages ». Doucement, on parle des êtres humains.


          • MUSAVULI MUSAVULI 24 août 2012 20:08

            « les nomades et les peuples primitifs sont un peu comme les animaux sauvages ».
            Absolument pas. Les Roms ne sont pas un « peuple primitif » et la comparaison avec les « animaux » me parait relever d’une exagération que vous finirez peut-être, j’espère, par trouver regrettable. Enfin, nous ne sommes pas homo sapiens, mais plutôt « homo sapiens sapiens ».


          • arobase 23 août 2012 22:43

            j’ai rencontré un homme hagard qui marchait sur la route. il semblait au bord des larmes.

            - ?
            -« pas de travail, pas de toit, deux gosses et pas un sou. »

            je venait de toucher 1 million au loto et je me suis dit :« je vais lu donner un secours ! »

            -« vos papiers mon brave, un bon français ne donne qu’à un compatriote, et encore d’un certain niveau. »
            -« je suis rom »
            - « alors là mon pauvre, il faut demander à la Roumanie de vous aider. nous on obéit au mot d’ordre de rocard qui a permis aux racistes et autres léninistes de se laver les mains devant un miséreux. on n’accueille les miséreux du monde, même en burqa, que s’ils ont des puits de pétrole. »

            combien de racistes, d’égoïstes, d’ultra nationalistes, indifférents à toute misère humaine descendent d’un de ces va nus pieds, arrivés chez nous un jour, une main devant , une main derrière ?

            quand à la délinquance, tout être humain en situation de détresse, a le droit de prendre à ceux qui ont trop pour survivre. l’instinct de survie est plus fort que les lois.

            tant qu’il y aura des jamais- repus qui ont 100t beefsteaks dans leur assiette sans pourvoir en manger plus de deux, il y aura des affamés rom ou pas, qui leur en prendrons quelques uns. 
            c’est ainsi depuis que le monde est monde car la faim ne connait pas le code civil.
             

            • Denzo75018 24 août 2012 07:52

              Vivement dans 2 millions d’années : La mer méditerranée aura disparue et l’Afrique sera accolée à l’Europe (Le Maghreb sera emboité dans l’enclave Espagne/Côte d’Azur/Italie) ! En plus des 15 millions de ROMS, la France et les Français pourront prendre en charge directement toute l’Afrique entière !

              (Lol)


              • volpa volpa 24 août 2012 08:22

                Les quelques vieilles en « mâle » d’amour et les bobos verts, genre pastèque" doivent les hébergés et les nourrir.


                • legrind legrind 24 août 2012 08:43

                  ils ont pas été invité ils ont juste le droit de se casser.


                  • Yvance77 24 août 2012 09:14

                    Salut,

                    Encore une fois, vous les connaissez les Roms ? J’ai moi-même cette prétention : J’ai vécu des années aux côtés d’eux ici et en Roumanie, et je peux certainement mieux en parler que vous.

                    D’abord ils ne sont pas roumains au sens strict du terme... ni bulgares, ils n’en n’ont cure d’un papier d’identité. Ils vivent entre-eux (la majorité) en dehors de toutes règles sociales nationales. Le champ éducatif auquel ils sont rattachés est un mystère, ils suivent leurs règles.

                    Vous écrivez qu’ils sont « victimes de discriminations dans leurs pays... »

                    Si les Roumains - héritiers de la Dace - les détestent c’est pour de multiples raisons, mais la plus importante est que cette peuplade a été protégé par Nicolai Ceaucescu durant les heures sombres du communisme, pendant qu’eux crevèrent. Aussi faut pas en demander trop non plus.

                    Ils vivent de rapine et de vol, la mendicité est un crédo... et s’ils peuvent vous faire un enfant dans le dos, c’est certain ils n’auront aucun scrupule ni votre bonne morale pour les stopper.

                    Putain cet angélisme est à gerber... et quand on ne connait pas un sujet, on s’informe avant d’en faire un billet bordel !


                    • MUSAVULI MUSAVULI 24 août 2012 10:09

                      Vous êtes vraiment sûr de les connaître en portant un jugement aussi abrupt sur tout un groupe. Eh bien moi aussi je les connais, et j’en connais qui s’en sont sortis lorsqu’on leur a donné leur chance. Ils mènent depuis une vie « normale » comme, sûrement, vous et moi. Je ne dis pas que tous peuvent être sauvés. Il y en a qui sont tout simplement « irrécupérables ». Mais il ne faut pas que le comportement de quelques-uns serve d’excuse pour justifier la marginalisation de tout un groupe. Mon article plaide pour la levée des entraves à l’accès au travail et la mise en place d’un dispositif d’accompagnement individuel vers l’emploi et le logement.


                    • MUSAVULI MUSAVULI 24 août 2012 23:53

                      Non, non, non, non, Actias, vous êtes le seul à souhaiter leur disparition. Je plaide pour leur intégration, une intégration active et accélérée. Cela commence par leur garantir l’accès aux mêmes droits que tout le monde, en commençant par le droit de travailler et de scolariser leurs enfants. Ils resterons « Roms » tout comme il y a en France des Noirs, des Arabes, des Juifs, des Français de souche, évidemment,... que l’intégration dans la République n’a pas fait disparaître.
                      C’est assez clair maintenant ?


                    • LE CHAT LE CHAT 24 août 2012 09:43

                      la France et ses contribuables n’ont aucune raison de sponsoriser ces populations qui viennent nous envahir comme si on était encore au moyen âge ( ils n’étaient d’ailleurs pas plus les bienvenus ) , le nomadisme ça appartient au passé !
                      si la France devait assumer tous les loqueteux vivant dans l’insalubrité de la planète pour plaire à quelque bobos se gargarisant des droits de l’homme , le déficit serait à 8200%


                      • Ronald Thatcher rienafoutiste 24 août 2012 10:33

                        « On me dit, ici il y a 35% d’étranger, des zones franches, etc...
                        ben c’est génial, moi je m’emmerde dans des villes où est tous pareils (applaudissement nourrit des bobos) » Martine Aubry.

                        Faut pas chercher plus loin, les socialos sont des traitres à leur patrie, l’internationnalisme suicidaire égocentré sur une personne à responsabilité, avec comme crédo, « poussez-vous de là qu’ils s’y mettent »... quelle calamité ces cons qui vivent dans leur bunker !


                        • fcpgismo fcpgismo 24 août 2012 10:59

                          Je suis totalement pour l’ accueil des Rom, et aucune discrimination à leur encontre n’ est acceptable, mais je n’ accepte pas cette manie de vouloir à tout prix les sédentarisé, J’ ai vécu dans un petit château de 582m2 habitable dont j’ étais propriétaire et à la suite de changements importants je me suis retrouvé dans une minuscule caravane de à peine 6m2 et je puis affirmer que c’ est dans ma caravane que j’ ai été le plus heureux.Installons le plus possible des airs d’ accueils convenables et laissons les vivres libres et indépendants, pour la scolarité des enfants des moyens efficaces existent et adulte il choisiront leur voie. A Quimper il y a un campement des gens du voyage très bien tenu, pour l’ avoir traversé a plusieurs reprises on y perçoit beaucoup de sourires et de joie sur leur visages. 


                          • MUSAVULI MUSAVULI 24 août 2012 12:14

                            Je crois, pour ma part, que la perspective d’une sédentarisation est l’option appropriée pour les sortir durablement de l’exclusion. En tout cas,il faudrait continuer à les y encourager.


                          • bernard29 bernard29 24 août 2012 12:51

                            D’accord avec fcpgismo. je n’arrive pas à comprendre comment on peut moinsser son message. je remets mon message mis sous un autre article relatif aux ROMS.

                            Une société se juge à la place qu’elle fait à la marge, à l’autre.
                            or plus nos sociétés avancent, plus elle se déshumanisent, moins elles font de place à la marge.

                            Vous voulez des exemples simples ;

                            - avant chaque ville de taille un peu respectable possédait ses bains douches public, ses WC gratuits.....
                            - aujourd’hui, même les fontaines d’eau potables n’existent plus dans les grandes villes. Pour un marginal , un SDF , l’eau potable est devenue une denrée rare et payante. 
                            - les cabines téléphoniques à pièces ont disparu, tout comme les Hotel de la poste , où l’on pouvait téléphoner pour quelques sous. Aujourd’hui, il vous faut une carte téléphonique de 50 unités minimum, ou une carte bancaire, ou se payer un pot dans un café et si vous êtes propre et bien habillé on pourrait vous permettre de passer un coup de fil...

                            . Les gens mendient, traficotent ou chapardent !!! Mais c’est le lot commun de tous nos concitoyens. Avez vous pensé aux milliards qui sont planqués dans les paradis fiscaux , les bas de laine des exilés fiscaux, les magouilles en « col blanc »,...... 

                            Alors les Roms ne devraient pas être un problème insurmontable, certainement moins que les campings caristes qui trouvent dans chaque ville touristiques des aires, gratuites le plus souvent (car a ce qu’il paraît ils font tourner le commerce).... 

                            L’inhumanité de nos sociétés développées commence à faire peur, et peut être faut il rappeler le proverbe indien « Tout ce qui n’est pas donné est perdu » qui ouvrait le célèbre témoignage de Dominique Lapierre sur les bidonvilles de Calcutta, « La cite de la Joie ».



                          • clostra 24 août 2012 11:30

                            Une question qui me taraude depuis hier, alors qu’on voit passer en boucle l’information suivante : « augmentation de 60% de la délinquance d’un « groupe ethnique » »

                            Les statistiques ethniques sont-elles devenues autorisées depuis l’avènement des socialistes au pouvoir ?

                            Je dis « groupe ethnique » mais c’est pire...car ce sont les habitants de tout un pays qui sont concernés.

                            Tiens ça me rappelle un panneau dont on m’a parlé, accroché à l’entrée d’un super marché en Angleterre :

                            « Interdit aux chiens et aux français »


                            • clostra 24 août 2012 12:15

                              Et alors ? ça fait au final combien dans les caisses de l’état et des entreprises ?

                              S’ils dépensent tout...faites le calcul :

                              environ 1000 euros en TVA (moyenné avec les produits à 5%)

                              8863 euros pour les entreprises - qui elles vont verser environ la moitié au fisc : 4000 euros

                              soit 5000 euros dans les caisses de l’état sans compter les bénéfices taxés, les dividendes distribués etc

                              4000 euros pour les entreprises, soit, quand même 4 mois de SMIC « offert », augmentant le PIB


                            • MUSAVULI MUSAVULI 24 août 2012 12:21

                              Clostra, bien vu.


                            • mrdawson 24 août 2012 13:07

                              Non, pas bien vu, c’est un faux calcul car sur les 10 000€ net d’impôts ainsi distribué l’état en dépense plus du double pour le distribuer. Ce n’est pas du keynesianisme, il n’y a aucune chance de ruissellement dans un cas comme celui ci.
                              L’aide sociale est nécessaire, et c’est quelque chose dont la France devrait s’enorgueillir. Mais il est plus que temps d’avoir une réflexion sur le type d’aide et les contre-parties de ces aides. L’exemple donné n’est, je suis sur, pas la règle, mais cela soulève d’importantes question sur la manière dont l’état et les collectivités gèrent les personnes dans le besoin.


                            • clostra 24 août 2012 18:01

                              ou plutôt on se demande pourquoi le France n’a pas été le premier pays à couler...

                              la « distribution coûte cher », c’est bien ce que je disais : ça fait des emplois (et des cotisations)

                              Et si la générosité payait ?

                              L’Alemagne ne renouvelle plus sa population (taux de natalité <<2), vous allez voir ce que vous allez voir.

                              Un enfant rom serait moins apte à étudier ?


                            • courageux_anonyme 24 août 2012 13:22

                              « La France », dit un jour Michel Rocard, « ne peut accueillir toute la misère du monde, mais elle doit en prendre sa part »

                              C’est faux, la preuve :

                              http://www.ina.fr/video/I09182070/michel-rocard-nous-ne-pouvons-pas-heberger-toute-la-misere-du-monde.fr.html

                              C’est bien la version courte qui a été dite. « La France ne peut accueillir toute la misère du monde ».

                              Quand à prendre sa part, on l’a déjà prise. Dix fois trop. Au point d’être noyés sous le communautarisme, la délinquance et le racisme anti-blanc.


                              • LADY75 LADY75 24 août 2012 18:16

                                Lady Panam’, surprise :

                                « Noyés sous la délinquance ?... Comme à Moscou, à Mexico, ou à L.A ?
                                Le délire sécuritaire se porte toujours bien, malgré le départ de l’excité à talonnettes.. »


                              • MUSAVULI MUSAVULI 24 août 2012 20:00

                                Le lien « ina.fr » me renvoie sur une page d’erreur. Pour ce qui est de « la part de la France », je parle d’une population de 15 mille individus qui, de toute façon, ne partira pas du territoire national. Alors, autant les intégrer progressivement en commençant par scolariser les enfants de façon stable et continue. Nous sommes la cinquième puissance économique, je vous rappelle et comptons 65 millions de compatriotes. 15 mille individus, c’est un poids incontestablement, mais ça peut passer.

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON







Palmarès