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Accueil du site > Actualités > Politique > Le candidat José Bové court-circuite royalement le courant alternatif

Le candidat José Bové court-circuite royalement le courant alternatif

Quoi qu’en dise l’intéressé, la candidature présidentielle de José Bové représente une nouvelle force d’appoint pour Ségolène Royal. Ce n’est sans doute pas ce qu’auraient voulu nombre de militants qui espéraient trouver enfin un candidat indépendant de la « gauche unie » ou « gauche plurielle » chapeautée par le Parti socialiste. Les intéressés se retrouvent peut-être, en ce moment, dans un avion pour lequel ils n’avaient pas forcément acheté un billet. Le nouveau candidat « antilibéral » a bien affiché sa position favorable à Ségolène Royal, malgré les critiques qu’il lui a adressées et les nuances de façade qu’il a par la suite émises à propos du second tour. Au premier tour, Bové pourra déjà faire campagne contre Nicolas Sarkozy ou empêcher François Bayrou de capter des voix à la recherche d’un « candidat nouveau ». Certes, ce sera fâcheux pour Marie-George Buffet ou Dominique Voynet. Mais pour le reste, quel programme propose José Bové ? Saura-t-on enfin ce que signifie la formule magique « un(e) autre » ?

La campagne des présidentielles, passablement discréditée avant même d’avoir officiellement commencé, a reçu la semaine dernière un nouvel apport avec la confirmation attendue de la candidature de José Bové qui dit représenter la « vraie gauche » et la « différence » en face de Ségolène Royal, laquelle incarne d’après lui « une gauche qui a renoncé ». C’était, vraiment, le moins qu’un « alternatif » pouvait dire. Mais le nouveau candidat, qui proclame haut et fort n’être, ni le candidat d’un parti, ni un professionnel de la politique, s’est empressé d’ajouter quelques bémols. Pour Bové, Nicolas Sakozy est « un homme dangereux pour notre pays », alors que la candidate socialiste serait « un peu naïve ». La différence est de taille. C’est pourquoi notre pourfendeur de l’« ultralibéralisme », qui évite soigneusement de se proclamer anticapitaliste ou anti-impérialiste, considère qu’au deuxième tour l’essentiel sera d’« empêcher la droite de gagner ». C’est précisément à ce sujet que les dépêches ont connu quelques flottements jeudi et vendredi derniers.

Les déclarations de José Bové annonçant sa candidature ont donné lieu à des controverses médiatiques dont la portée peut échapper au lecteur qui cherche, tout simplement, à comprendre. Comme Marie-Geoge Buffet et presque dans les mêmes termes, l’alter-candidat dit avoir « décidé d’accepter que mon nom incarne, sur le bulletin de vote, la volonté commune de battre la droite et l’extrême droite et de redonner l’espoir d’une alternative à gauche ». Pour le commun des mortels, cela signifie notamment qu’il appellera à voter pour Ségolène Royal au second tour si cette candidate s’y trouve opposée à Nicolas Sarkozy. Pourtant, lorsque la nouvelle a circulé dans le monde entier avec des titres faisant était de cette intention, Bové s’est insurgé avec l’explication : « Il est clair qu’on empêchera la droite de gagner. Mais aujourd’hui, on est dans cette bataille du premier tour... Toute phrase ou toute imagination sur ce qui pourrait se passer après n’est absolument pas d’actualité ». Quelle différence, dès lors qu’il s’agit d’empêcher Nicolas Sarkozy de l’emporter dans un éventuel second tour en face de Ségolène Royal ?

Quant au programme du candidat Bové, il faudra en évaluer plus en détail la partie écologique dans un article ultérieur. Mais, en ce qui concerne son contenu économique, social et macro-politique, force est de se baser sur sa déclaration du 1er février où il dit notamment :

« J’appelle aujourd’hui les élus communistes, écologistes, alternatifs, socialistes anti-libéraux à nous permettre, grâce à leurs parrainages, de participer à la campagne officielle.

Nous voulons être les porte-voix des sans-voix, de ces millions de citoyennes et de citoyens qui souffrent de la précarisation sociale et des discriminations. Nous voulons leur dire que l’abstention ou le vote Le Pen conduisent tout droit à l’élection de Nicolas Sarkozy.

(...)

Madame Royal incarne une gauche qui a renoncé. Face au social-libéralisme qui a conduit toute la gauche au désastre électoral en 2002, face au projet d’un parti socialiste autiste, qui manifeste un refus de rompre avec la logique économique libérale, nous voulons opposer une gauche de transformation sociale et, démocratique, une gauche antiraciste, féministe et écologique. Une vraie gauche.

Premièrement, nous voulons l’élaboration d’un plan d’urgence sociale...(...) C’est l’exigence de nouvelles relations dans le travail et de nouveaux droits sociaux que nous voulons porter. C’est la nécessité de lutter contre la spéculation financière et de contrer la puissance de l’actionnariat.

Deuxièmement, nous voulons instaurer un nouveau modèle de développement. C’est à la redéfinition du type de croissance, de production, d’échange et de consommation qu’il faut s’atteler. Il faut s’attaquer à la toute puissance des firmes transnationales et des marchés financiers, car leur soif de profit et leur mépris de l’humanité mettent la planète en péril. La question du nucléaire comme celle des OGM doivent être soumises à un débat citoyen qu’il faut conduire et trancher démocratiquement, en toute transparence.

Troisièmement, nous voulons que les millions de personnes qui vivent dans les cités de banlieues, dans les quartiers populaires - quelles que soient leurs origines et leurs croyances - ne soient plus considérés comme des sous-citoyens... (...)

Quatrièmement, nous réaffirmons que tout être humain, parce que c’est un être humain, doit être reconnu dans son humanité. Nous refusons qu’on continue de priver un être humain de sa dignité en le privant de papiers.

Cinquièmement, la transformation démocratique et sociale exige d’en finir avec le régime de la Ve République... (...)

Sixièmement, dès 2007, dans la cohérence avec le "non" du 29 mai 2005, nous entendons que la France propose la refondation de la construction européenne sur des bases démocratiques et sociales... (...)

Septièmement, nous nous engageons à pratiquer l’équité pour les départements et territoires d’outre-mer et leur laisser le choix de l’autodétermination.

Huitièmement, nous voulons, avec tous les peuples qui souffrent, combattre et faire reculer les politiques de libéralisation qui favorisent la guerre économique, l’exacerbation des concurrences, les privatisations et les déréglementations... (...)

Enfin... (...) L’objectif de l’égalité entre les femmes et les hommes doit être poursuivi dans toutes nos décisions... (...) »

(fin de l’extrait)

Curieusement, José Bové évite d’évoquer explicitement dans le huitième point la question du marché mondial de la main-d’œuvre, du dumping social et des délocalisations. A-t-il une quelconque solution à proposer ? Et si le premier des neufs points s’en prend à la spéculation financière, il ne nous dit rien sur l’exportation de capitaux. Comment tous ces problèmes pourraient-ils ne pas se poser, alors que dans le sixième point Bové défend la « construction européenne », même s’il en préconise une « refondation » ? L’absence de clarté dans tous ces aspects de son programme incite, pour le moins, à émettre quelques réserves lorsque l’intéressé cherche à se présenter comme le plus fiable défenseur de la grande majorité de la population.

Le deuxième point promet de « s’attaquer à la toute puissance des firmes transnationales et des marchés financiers », mais il n’y est finalement question que du nucléaire et des OGM. Dans l’ensemble, c’est un peu mince. Comme les attaques contre le « libéralisme économique » sans s’exprimer sur le capitalisme et l’impérialisme, qui n’apportent aucune réponse aux questions soulevées par mes articles des 28 novembre et 28 décembre. Que vient faire la notion de « libéralisme » à l’époque de la concentration à l’échelle mondiale du capital financier et industriel, et d’hégémonie planétaire des grands lobbies financiers ?

Certes, dans le huitième point José Bové s’en prend à des entités comme la Banque mondiale, le Fonds Mmonétaire international et l’Organisation mondiale du commerce. Cette mention était la moindre des choses, vu son positionnement public depuis des années et celui des militants dont il recherche le soutien. Mais quelle peut être la crédibilité de cette mise en cause, si en même temps il est prêt à soutenir au second tour la candidate d’un parti qui depuis 1981, voire même bien avant, a participé activement à la mise en place de ces organisations et de leur politique, signé ou cautionné les accords qui fondent leur fonctionnement, défendu la mondialisation sous leur égide ?

Quant au cinquième point, sur la réforme institutionnelle, son manque de contenu concret a de quoi choquer. Quelle réforme des institutions et de l’appareil d’Etat préconise José Bové ? L’allusion à une « sixième république » a été le faux-fuyant classique pour certains qui, par exemple, ne souhaitaient rien changer en matière de Justice après une affaire comme celle d’Outreau. Faute d’autres précisions de la part d’un Bové qui est prêt à soutenir Ségolène Royal au second tour, il faudra en conclure que, par défaut, c’est le programme du Parti socialiste qui se substitue au sien.

Globalement, on pourrait adresser au programme de José Bové un commentaire analogue à celui formulé dans mon article du 11 janvier sur celui de Marie-George Buffet : « Qui pouvait penser, dans la France des années 1970, qu’en 2007 la "gauche de la gauche" proposerait d’éradiquer le chômage, de relever en urgence les salaires et les minima sociaux, de garantir un toit pour tous, de garantir le droit à la santé pour tous... ? Pour la grande majorité des Français de l’époque, le pays était censé avoir résolu ces problèmes bien avant la fin du XXe siècle... » On a bien régressé. Et comment le nouveau candidat antilibéral propose-t-il de redresser cette évolution ? Rien de très précis, souvent une totale absence de réponse. Nous restons sans savoir ce que signifient vraiment les solgans « un autre monde », « une autre Europe »... Comme pour la candidate du Parti communiste, on pourrait penser à une entreprise charitable pour alléger les souffrances prévisibles, plus qu’à un programme politique destiné à nous les épargner.

Au fond, la petite phrase de José Bové proclamant « l’insurrection électorale contre le libéralisme économique » peut faire penser à l’appel de l’Abbé Pierre de 1954 et à son discours sur « l’insurrection de la bonté ». Mais, outre le fait que l’abbé n’avait aucun Roquefort à défendre, il ne semble pas que ceux qui se disent « antilibéraux » aient tiré les leçons du terrible bilan que l’Abbé Pierre avait dressé avec courage et lucidité cinquante ans après son appel : « J’étais surtout loin d’imaginer que cinquante ans plus tard des familles en France, avec de jeunes enfants, dormiraient toujours dans la rue ». Un constat bien plus politique que toutes les déclarations pré-électorales de José Bové, de Marie-George Buffet, de Dominique Voynet et d’autres « gauches de la gauche ».

Dans ces conditions, on peut comprendre que des courants qualifiés d’alternatifs se soient sentis court-circuités par les modalités de l’annonce de la candidature présidentielle de José Bové, et que la campagne à venir n’accapare pas forcément les discussions des militants.


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176 réactions à cet article    


  • Jeanne (---.---.51.253) 5 février 2007 14:05

    On a malheureusement l’impression d’être en face d’une machine menée implacablement à l’échelle mondiale et eiropéenne par le véritable pouvoir, à savoir, les financiers, et en face de laquelle aucun politique ne nous apporte rien d’utile.

    Je regardais aujourd’hui les posters de campagne de Buffet et Besancenot. C’est vrai que ça rappelle l’Abbé Pierre, sauf que lui au moins il n’entendais pas faire de la politique et ne cherchait pas à se faire passer pour ce qu’il n’était pas.


    • Ged (---.---.104.69) 5 février 2007 14:50

      Voici le texte complet de la déclaration de candidature de Bové. C’est vrai qu’elle peut décevoir de nombreux militants.

      http://www.unisavecbove.org/spip.php?article424

      Déclaration de candidature de José Bové jeudi 1er février 2007

      La France n’a jamais été aussi inégalitaire.

      Un grand patron gagne 300 fois ou plus qu’un smicard. Les plus riches désertent leur devoir fiscal quand 100.000 personnes dorment dans la rue. Les stocks-options récompensent les licenciements boursiers.

      Il est temps de mettre fin à un système qui entraîne la grande majorité des salariés vers la précarité et l’insécurité sociale. Il est temps de décréter l’insurrection électorale contre le libéralisme économique.

      Plusieurs dizaines de milliers de personnes m’ont proposé d’être candidat à l’élection présidentielle. J’ai décidé d’accepter que mon nom incarne, sur le bulletin de vote, la volonté commune de battre la droite et l’extrême droite et de redonner l’espoir d’une alternative à gauche. J’ai décidé d’accepter pour que continue le combat pour le rassemblement de toutes les forces de la gauche de la transformation sociale, solidaire, écologiste, antiraciste et féministe. Nous ne nous résignons pas à la division actuelle de ces forces. Nous voulons être le trait d’union entre toutes celles et tous ceux qui veulent que la vie change vraiment.

      Je ne suis pas le candidat d’un parti. Je ne suis pas un professionnel de la politique. Ma candidature est celle d’un rassemblement de forces et de citoyens issus du mouvement social, du monde syndical, de courants politiques et des associations de l’immigration qui aspirent à l’unité de cette gauche-là. Cette candidature est une candidature collective portée par de nombreuses voix.

      J’appelle aujourd’hui les élus communistes, écologistes, alternatifs, socialistes anti-libéraux à nous permettre, grâce à leurs parrainages, de participer à la campagne officielle.

      ***

      Nous voulons être les porte-voix des sans-voix, de ces millions de citoyennes et de citoyens qui souffrent de la précarisation sociale et des discriminations. Nous voulons leur dire que l’abstention ou le vote Le Pen conduisent tout droit à l’élection de Nicolas Sarkozy.

      Monsieur Sarkozy est un homme dangereux pour notre pays. Sous couvert de promesses multiples, son projet est d’aller encore plus loin dans la voie d’une logique économique qui favorise les plus forts et pénalise les plus faibles. Il est le candidat du MEDEF, du contrat précaire généralisé, du démantèlement progressif du code du travail et des services public, de la suppression de fait de l’impôt sur les fortunes, de l’insulte contre les jeunes des quartiers, du mépris contre les agents des services publics. C’est l’homme de la dissolution de l’Etat social et de sa transformation en Etat policier et carcéral. Cet ami de Blair et de Bush nous prépare une République communautariste et atlantiste.

      Nous voulons aussi défendre un projet et des solutions pour toutes celles et tous ceux qui souhaitent que la vie change vraiment. Nous voulons dire qu’une alternative est possible à celles et ceux qui ne croient plus à la gauche traditionnelle, qui se sont insurgés en votant massivement « non » au projet de traité constitutionnel européen, en se révoltant dans les quartiers populaires, en rejetant le CPE.

      Madame Royal incarne une gauche qui a renoncé. Face au social-libéralisme qui a conduit toute la gauche au désastre électoral en 2002, face au projet d’un parti socialiste autiste, qui manifeste un refus de rompre avec la logique économique libérale, nous voulons opposer une gauche de transformation sociale et, démocratique, une gauche antiraciste, féministe et écologique. Une vraie gauche.

      ***

      Notre projet est le fruit d’une expérience et d’une réflexion menées par les militants et les acteurs du changement social. Il résulte d’un travail collectif sans équivalent qui a rassemblé toutes les composantes de la gauche antilibérale et qui a fait l’objet de textes adoptés les 10 septembre et 15 octobre de l’an passé. Il n’est pas le résultat d’une approche technocratique qui vise à concilier les dures lois du profit avec un peu d’ordre juste. Nous voulons que les citoyennes et les citoyens soient démocratiquement appelés à conduire et à contrôler la transformation sociale. Notre programme est un outil à la disposition des électeurs et des électrices pour qu’ils se réapproprient l’exercice du pouvoir.

      * Premièrement, nous voulons l’élaboration d’un plan d’urgence sociale. La réduction massive du chômage et de la précarité est une priorité, ce qui suppose de développer des activités utiles, créatrices d’emplois, d’imposer une stricte réglementation des licenciements et d’instaurer un système de sécurisation professionnelle tout au long de la vie. La revalorisation des minima sociaux et des bas salaires doit être accompagnée d’une fiscalité fortement progressive pour les hauts revenus afin de limiter les inégalités indécentes de revenus. C’est l’exigence de nouvelles relations dans le travail et de nouveaux droits sociaux que nous voulons porter. C’est la nécessité de lutter contre la spéculation financière et de contrer la puissance de l’actionnariat.

      * Deuxièmement, nous voulons instaurer un nouveau modèle de développement. C’est à la redéfinition du type de croissance, de production, d’échange et de consommation qu’il faut s’atteler. Il faut s’attaquer à la toute puissance des firmes transnationales et des marchés financiers, car leur soif de profit et leur mépris de l’humanité mettent la planète en péril. La question du nucléaire comme celle des OGM doivent être soumises à un débat citoyen qu’il faut conduire et trancher démocratiquement, en toute transparence.

      * Troisièmement, nous voulons que les millions de personnes qui vivent dans les cités de banlieues, dans les quartiers populaires - quelles que soient leurs origines et leurs croyances - ne soient plus considérés comme des sous-citoyens dans ce pays qui est le leur. Ils ont droit à la justice, à l’égalité et à la dignité. Il n’est pas acceptable que l’accès aux droits fondamentaux, à la santé, à l’éducation, à l’emploi, au logement leur soit restreint, et que la seule réponse aux problèmes qu’ils rencontrent soit celle de la répression policière et sécuritaire qui aboutit souvent, en toute impunité, à des violences, voire des morts.

      * Quatrièmement, nous réaffirmons que tout être humain, parce que c’est un être humain, doit être reconnu dans son humanité. Nous refusons qu’on continue de priver un être humain de sa dignité en le privant de papiers.

      * Cinquièmement, la transformation démocratique et sociale exige d’en finir avec le régime de la Ve République. C’est la démocratie toute entière qui doit être vivifiée. Nous voulons une nouvelle République laïque, ouverte sur la société telle qu’elle est, ouverte sur le monde, une démocratie politique, sociale et citoyenne qui élargisse le socle des droits fondamentaux, à commencer par les droits sociaux.

      * Sixièmement, dès 2007, dans la cohérence avec le « non » du 29 mai 2005, nous entendons que la France propose la refondation de la construction européenne sur des bases démocratiques et sociales. Nous demandons la fin des traités existants et nous proposerons un nouveau texte fondateur. Nous n’accepterons pas que la nouvelle politique qui aurait été choisie par notre peuple soit interdite par les décisions européennes. La présidence française de l’Union, au second semestre 2008, est l’occasion de porter plus largement l’exigence d’un tel changement.

      * Septièmement, nous nous engageons à pratiquer l’équité pour les départements et territoires d’outre-mer et leur laisser le choix de l’autodétermination,

      * Huitièmement, nous voulons, avec tous les peuples qui souffrent, combattre et faire reculer les politiques de libéralisation qui favorisent la guerre économique, l’exacerbation des concurrences, les privatisations et les déréglementations. Nous contribuerons avec les pays du Sud à mettre fin à la capacité de nuisance des institutions (Banque Mondiale, Fonds Monétaire International, Organisation Mondiale du Commerce) qui renforcent les inégalités et provoquent des souffrances à l’origine de guerres. Nous défendrons le droit à la souveraineté alimentaire et le libre accès pour tous aux biens communs de l’humanité dont l’eau.

      Enfin, parce que les femmes assument de multiples responsabilités, au travail, à la maison, vis-à-vis des enfants et des proches dépendants, parce qu’elles sont majoritaires parmi les chômeurs, les précaires et les bas salaires, nous voulons qu’elles soient les premières bénéficiaires de l’amélioration de nombreux services publics, de la priorité accordée à un service public de la petite enfance et des mesures contre le chômage et la précarité. L’objectif de l’égalité entre les femmes et les hommes doit être poursuivi dans toutes nos décisions, Il est grand temps d’en faire une réalité. Ce que nous souhaitons est possible, ici et maintenant, à condition de mettre fin au dogme économique libéral.

      Ce que nous souhaitons est possible, ici et maintenant, à condition d’assumer une véritable transformation sociale.

      Ce que nous souhaitons est possible, ici et maintenant, à condition que nous nous rassemblions, dans l’unité, pour faire avancer la gauche alternative, écologiste, antiraciste, féministe et solidaire.

      José Bové ,

      St Denis, le 1er février 2007


    • Marc (---.---.34.253) 5 février 2007 15:02

      On dirait que Bové évite de se référer aux « 125 points » des collectifs antilibéraux :

      http://www.alternativeunitaire2007.org/spip/article.php3?id_article=448


    • Reinette (---.---.27.14) 5 février 2007 17:27

      FAUX !

      Carrière politique de Henri Grouès, dit l’Abbé Pierre,

      Après la guerre, sur les conseils de l’entourage de De Gaulle, et l’approbation de l’archevêque de Paris, il est ELU DEPUTE de Meurthe-et-Moselle aux deux assemblées nationales constituantes (1945-1946), comme indépendant apparenté au Mouvement républicain populaire (MRP) de résistants démocrates-chrétiens, puis à l’Assemblée nationale de 1946 à 1951, où il siège d’abord sein du groupe MRP.

      Il se désolidarise du parti politique après « l’incident sanglant » de Brest d’avril 1950, ayant provoqué la mort de l’ouvrier Édouard Mazé. Dans sa lettre de démission du 28 avril 1950, Pourquoi je quitte le MRP, il dénonce les positions politiques et sociales du Mouvement. Il rejoint ensuite la Ligue de la jeune République, MOUVEMENT CHRETIEN SOCIALISTE...(voir Wikipédia).

      (Les associations style Emmaus ou DAL, présentes depuis des décennies, ne sont que des soupapes entretenues par les différents gouvernements de droite et de gôche pour que le petit peuple" ne se révolte pas trop.

      Vu le nombre de ces associations et les millions d’euros qui leur sont offert, les problèmes de la misère et du logement devrait, logiquement, être plus que réglé).


    • Ginette (---.---.14.106) 5 février 2007 18:23

      Qu’est-ce qui est faux ? L’Abbé Pierre a fait de la politique dans sa jeunesse, mais lorsqu’il a fondé Emmaüs, il n’a jamais entendu lui donner ce contenu. C’est vrai que les politiques de la « gauche de la gauche » sont ridicules.


    • Quercus (---.---.158.57) 6 février 2007 13:15

      Il a pu y avoir une certaine instrumentalisation d’Emmaüs, DAL, etc... mais ces associations ne sont pas « politiques ». C’est la vacuité de l’actuelle « gauche de la gauche » qui peut faire apparaître l’Abbé comme un politique.


    • Max POWER (---.---.164.192) 6 février 2007 14:03

      « L’actuelle vacuité de la gauche de la gauche fait apparaitre l’Abbé comme un politique »

      - Ne confondons pas deux choses : le secteur associatif de terrain à même de règler des problèmes concrets et ciblés, sans avoir de mandats politique et des partis d’extrème gauche (politiques) qui eux, peuvent difficilement agir sans mandats.

      - S’il y a vacuité de la « gauche de la gauche » actuelle, c’est ailleurs qu’il faut la chercher..

      Max Power


    • (---.---.82.222) 6 février 2007 19:51

      Voici le lien qui permet de savoir sur quelle propositions Bové va se baser :

      http://www.dailymotion.com/unisavecbove/video/xy6bw_jose-bove-au-grand-journal-8-janv-0

      Comme on peut le constater, c’est sur les propositions élaborées par les collectifs. Il est vraiment étonnant que les journalistes, en particulier au Parisien, feignent de croire que Bové n’a aucunes propositions.Il suffit comme tout un chacun de chercher bien et peu, et de se les procurer. Pour peu que les journalistes fassent leur boulot... ce qui est une autre histoire.

      Voici le lien de ces 125 propositions...par ailleur aussi sur le blog de Clémentine.. (Autain, pour les nouveaux alter...)

      http://clementineautain.fr/propositions/


    • (---.---.131.203) 6 février 2007 20:31

      « Comme on peut le constater, c’est sur les propositions élaborées par les collectifs. »

      Les propositions des collectifs sont un catalogue de promesses de celles qui ne sont jamais trenues, et sur des questions comme la Justice il y a un grand silence.

      Mais la déclaration de candidature de Bové ne s’y réfère pas.


    • (---.---.131.203) 6 février 2007 20:35

      A 03.82.222

      Non, désolé, mais le « lien qui permet, ect... »

      http://www.dailymotion.com/unisavecbove/video/xy6bw_jose-bove-au-grand-journal-8-janv-0

      est d’un programme vieux d’UN MOIS. C’était le début de la campagne de pétitions. Aucun rapport avec ce que Bové fera à présent.


    • Guy (---.---.51.116) 5 février 2007 14:13

      « On a malheureusement l’impression d’être en face d’une machine menée implacablement à l’échelle mondiale et européenne par le véritable pouvoir, à savoir, les financiers »

      Les politiques nous vendent, soit l’exécution tambour battant de la stratégie de ce pouvoir, soit quelques analgésiques pour le cas où ça ferait trop mal, soit les deux.


      • (---.---.103.187) 5 février 2007 15:09

        Les politiques AGISSENT DANS LE CADRE de ce pouvoir, mais ils de le disent jamais.


      • Ramin (---.---.102.230) 6 février 2007 10:06

        C’est aussi le cas de Bové et de sa déclaration pro-Royal.


      • YB (---.---.37.109) 5 février 2007 14:35

        Quel candidat nous propose quelque chose pour nous en sortir ? Quant au système économique et social, personne ne le met plus en cause.

        Besancenot demande un « partage du travail », Buffet en est à la charité chrétienne, Bové fait beaucoup de gesticulations et pas plus, Laguiller ne propose rien... et les autres nous disent que, de toute façon, il faudra y passer !


        • Ged (---.---.104.69) 5 février 2007 14:54

          « Quant au système économique et social, personne ne le met plus en cause. »

          C’est bien là la principale faiblesse de la déclaration de Bové, qu’elle reste à l’intérieur de ce système sans annoncer une quelconque rupture. Et dans ce cas, en quoi est-il différent des autres ?


        • toto (---.---.173.163) 5 février 2007 21:01

          Facile de dire « personne ne propose rien », en restant dans son fauteuil ! Certains mouillent la chemise depuis des années...

          Peut être ne sont-ils pas assez nombreux... Ils n’ont peut être pas raison sur tout ! Pour résumer, ils ont pleins de défauts.

          Cependant, ils n’abandonnent pas... Ils proposent une société différente où le rentier (l’investisseur comme il dise) ne soit pas le seul décideur. Ils s’opposent à la BCE dont le seul but est de limiter l’inflation. L’avare n’aime pas l’inflation : elle fait fondre ses économies. Il aime bien le slogan « Travailler plus pour gagner plus ». Il pourra ainsi amasser un peu plus.

          Le rentier n’aime pas les communistes, ils veulent lui prendre ses avoirs, ils veulent tuer l’entreprise...

          Non, c’est lui qui ponctionne l’entreprise (10% de rendement avec une inflation à 2%), c’est lui qui délocalise pour obtenir 15% en Chine.

          Si nous ne faisons rien, il nous fera crevé et lui avec nous.


        • (---.---.194.54) 5 février 2007 21:09

          « Ils proposent une société différente... »

          Justement NON, tout est là. La preuve, Bové « oriente » déjà les électeurs vers le vote Royal.


        • (---.---.39.245) 5 février 2007 21:42

          « c’est lui qui ponctionne l’entreprise (10% de rendement avec une inflation à 2%), c’est lui qui délocalise pour obtenir 15% en Chine »

          Où est-ce que Bové a parlé, jeudi dernier, de délocalisations, de dumping social... NULLE PART. L’article le rappelle.

          Il a d’ailleurs fait pareil pour la Justice, il n’a apparemment rien à dire sur Outreau.


        • toto (---.---.173.163) 5 février 2007 22:13

          Une relecture s’impose...


        • (---.---.223.249) 5 février 2007 22:20

          Le texte de sa déclaration a été mis plus haut. En effet, les mots « délocalisations », « dumping social », « marché mondial de la main d’oeuvre », « exportation de capitaux »... en sont étrangement absents.


        • Patrick (---.---.29.166) 5 février 2007 15:30

          Unregistered | 2007-02-05 14:07:27

          Mythologie de José Bové , par Roland Barthes lundi 1er janvier 2007

          Roland Barthes avait écrit un texte sur José Bové. Il souhaitait donner suite à ses « Mythologies ». J’ai retrouvé ce texte dans ses archives. Je suis heureux du cadeau posthume que nous fait ce penseur subtil et sensuel dont la devise était : « Pas de pouvoir, peu de savoir, le plus de saveur possible ». R.G. Roland Barthes avait écrit un texte sur José Bové. Il souhaitait donner suite à ses « Mythologies ». J’ai retrouvé ce texte dans ses archives. Je suis heureux du cadeau posthume que nous fait ce penseur subtil et sensuel dont la devise était : « Pas de pouvoir, peu de savoir, le plus de saveur possible ». R.G.

          Il est un produit du massif central, vieux massif primaire, granitique, ventre du pays, avec ses volcans éteints (mais qui peuvent se réveiller). Il est du sud de ce massif, le pays d’oc, Occitanie, catharie hérétique, camisards. Le sud-ouest ajoute le panache (la bravoure) de d’Artagnan et la sensualité du vert galant. Moustache et bouffarde : frère de Brassens, autre gaulois de langue d’oc. La bouffarde n’est pas droite comme celle de Monsieur Hulot (Tati), homme de la France du nord ; elle est torse, ressemble à une corne. Bové- bœuf , les deux cornes du casque gaulois (casque du paquet bleu des gauloises). Le bœuf n’a pas l’agressivité du taureau, voué à la reproduction ou à la mise à mort dans l’arène. Il n’est pas enragé par le rouge, il est paisible, utile à l’homme, il tire la charrue, la charrette, le chariot. Dans l’étable, c’est entre l’âne et le bœuf que l’enfant paraît. Autre bête à cornes de la ferme : le bélier. Plus petit, mais plus volontaire. Bélier, arme médiévale, manœuvrée à plusieurs, fonce et enfonce les portes des châteaux (Barthes prophète ? A Montreuil le samedi 21 janvier 2007, on a entendu cette phrase : « Le bélier Bové peut enfoncer les tenants du libéralisme » R.G.) Signe du printemps. Irruption de la sève. Renaissance de la nature. Il n’est pas le bouc ou l’agneau : il échappe au sacrifice. La convergence des signes nous conduit vers le mythe national : Bové résurgence d’Astérix, lui-même fils de Vercingétorix.

          Costume : tee-shirt. Pas de cravate. Au pied, quelque chose de la famille des mocassins. Pantalon sombre. En hiver, par dessus le tee-shirt, un pull bleu marine col camionneur (fermeture éclair) et blouson sombre. Le tee-shirt est la pièce maîtresse, le blason : il ne fait pas signe à de tel ou tel mouvement (col mao, vareuse, keffieh). Ne cite pas l’habit traditionnel du paysan (pas de velours). Il dit : Je suis un homme d’aujourd’hui, avec un simple tee-shirt, page blanche, degré zéro de l’habit. Sur la page, tout va faire sens. A d’autres la virgule Nike, lui c’est un signe militant : une phrase, un dessin. J’affiche mon programme, mon être : je suis un manifestant. Pacifique, les mains nues, bras nu, en avant. Car dans l’empire des signes, José Bové est allégorie de la rébellion. Dernier avatar du Jacques et des jacqueries, le paysan français révolté, insurgé. Son action ? En bon gaulois, il est malin, matois, il n’agit pas par force mais par ruse. En artisan, il ne casse pas, il démonte (le macdo de Millau) -clin d’œil à Derrida ? En paysan, il ne saccage pas les plantes transgéniques, il fauche. Il ne fait pas le coup de poing contre l’ordre établi. Il se laisse arrêter. Et appelle à témoins. Il se fait bouclier d’Arafat menacé de mort dans son QG de Ramallah. Photo de Bové entre deux soldats, deux gens d’armes, salut du menotté à la foule, double parole muette : « Voyez comme les puissants procèdent avec les faibles. Voyez comme le rebelle résiste, il sourit ». Bové a décentré le débat politique, mis au centre la question de la nourriture, malbouffe du nord, qu’il relie à la famine du sud. C’est pourquoi, d’abord figure du sud (de la France), il est aujourd’hui une figure du « Sud ». Dernier trait : il n’est adoubé ni par la 2e Internationale (de Jaurès), ni la 4e (de Trotsky). Ne descend pas davantage de la 3e de Lénine. Il sort du mouvement des années 60 aux trente-six noms (hippie, flower power, peace and love, baba cool). Mouvement pacifiste (il a lutté contre l’extension du camp militaire du Larzac). Mouvement libertaire qui renoue avec l’anarcho-syndicalisme, révolte pure contre l’injustice, indépendance à l’égard des partis. Sur les ruines du soviétisme, ce mouvement refait surface aujourd’hui, différent et semblable.

          Par tous ces traits, Bové se situe à la confluence du social et du politique, à la confluence des grands courants politiques qui veulent un autre monde. S’il réussit, la France sera le premier pont du nord vers le grand sud.

          Post Scriptum : Texte retrouvé par René Gaudy, janvier 2007


          • (---.---.195.82) 5 février 2007 15:52

            Tout le problème est de savoir ce qu’est « un autre monde ». Quant à la mythologie Nord-Sud, elle est plutôt à la mode avec les délocalisations et le dumping social.


          • Korandou (---.---.222.169) 5 février 2007 16:06

            C’est peut-etre que ce n’est pas un mythe .....


          • Tropeur (---.---.197.214) 5 février 2007 18:11

            Roland Barthes est mort en 1980 !

            Comment veux-tu qu’il ait écrit un texte sur Bové ??


          • (---.---.37.202) 5 février 2007 20:25

            « C’est peut-etre que ce n’est pas un mythe .... »

            Les délocalisations sont bien réelles et servent à renforcer les régimes les plus pourris.


          • Myriam (---.---.96.146) 5 février 2007 15:36

            La faiblesse de la déclaration de candidature s’explique sans doute aussi par les flottements et ambiguïtés des « 125 points » des collectifs dits « antilibéraux », dont font partie également des partisans de Buffet et de Besancenot.


            • (---.---.195.82) 5 février 2007 16:01

              Ces « 125 points » :

              http://www.alternativeunitaire2007.org/spip/article.php3?id_article=448

              appelaient déjà beaucoup de remarques.

              On y voit des groupes de pression qui se sont bien servis. Par exemple, les « patrons de gauche » de la Recherche qui a droit à long morceau. Et d’autres comme les corporations de la magistrature que visiblement on n’a pas voulu froisser, raison pour laquelle le paragraphe sur la réforme de la justice et des prisons est moins que minimal.


            • Korandou (---.---.222.169) 5 février 2007 16:14

              A l’auteur de l’article,

              N’importe quel etre un peu sensé et altermondialiste, preferera voter au second tour pour Segolene Royal que pour Nicolas Sarkozy, si on lui offre ce choix la. C’est une evidence. Sarkozy est bien plus terrifiant vis a vis des droits sociaux que Royal. C’est egalement une evidence.


              • (---.---.154.238) 5 février 2007 16:23

                Il faudrait, pour pouvoir lancer une telle affirmation, que Royal et Sarkozy incarnent deux politiques vraiment différentes, ce qui n’est clairement pas le cas en dehors de quelques gestes de façade.


              • Korandou (---.---.222.169) 5 février 2007 16:41

                M’enfin quand meme, derriere Segolene Royal il y a le parti socialiste (meme si l’on peut aujourd’hui remettre en cause certaines de ses positions sociales et economiques) et derriere Nicolas Sarkozy il y a d’une part l’UMP (dont on voit la politique actuelle puisque actuellement totalement au pouvoir avec un president de la republique, un gouvernement, une assemblee nationale et un senat a sa cause...) et d’autre part ses proches, des ultra-liberaux. Je trouve qu’entre ces deux candidats il y a les differences fondamentales et classiques de la « bipolarisation » PS UMP. J’ai plus la trouille d’un Nicolas Sarkozy que d’une Segolene Royale au « pouvoir ».


              • François (---.---.15.166) 5 février 2007 17:43

                « Je trouve qu’entre ces deux candidats il y a les differences fondamentales et classiques de la »bipolarisation« PS UMP »

                Quelle différence fondamentale ? Mitterrand a été élu il y a plus de 25 ans, et on voit le résultat. D’ailleurs, on a bien trompé les électeurs sur ses rapports avec les courants proches du FN. Lire « La main droite de Dieu », Seuil 1994, dont un extrait est accessible à l’adresse :

                http://michel.delord.free.fr/maindroite.pdf


              • (---.---.203.169) 5 février 2007 18:20

                Personne n’est ni tout noir ni tout blanc.

                Le PS c’est quand meme la fin de la peine de mort. (Je ne pense pas que Jean-Marie Le Pen soit d’accord avec ca)

                C’est egalement des progres sociaux depuis presque un siecle.

                Les idees de l’UMP c’est « le tout securitaire » (exemple : mise en place de cameras partout ou cela sera possible)... C’est, a plus ou moins long terme, la privatisation de tous les services publics, des biens collectifs, communs. C’est egalement le retour du religieux dans les affaires publics.

                Avec ca je pense qu’il y a deja de grandes differences idealogiques sur le fond....


              • Korandou (---.---.203.169) 5 février 2007 18:24

                ... affaires publiques, ... et pas affaires publics.. houpss  smiley


              • (---.---.223.249) 5 février 2007 22:17

                [Le PS] « C’est egalement des progres sociaux depuis presque un siecle. »

                C’est la première guerre mondiale, la défense du colonialisme français, la promotion d’un ancien de Vichy à la présidence de la République, la régression sociale depuis 1981...


              • Quercus (---.---.158.57) 6 février 2007 13:17

                « Sarkozy est bien plus terrifiant vis a vis des droits sociaux que Royal »

                Vous oubliez un peu vite les facéties de Mitterrand et Jospin.


              • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 5 février 2007 16:17

                Votre article ne fait que confirmer que :

                1) Il n’ y a pas d’alternative nationale possible à une politique sociale-libérale dans un cadre régulateur européen et mondial dès lors que l’économie nationale n’existe pas, sauf à rétablir un protectionnisme et à (re)nationaliser l’ensemble des forces économiques et des entreprises bancaires qui conduirait à la catastrophe que l’on sait (aucune économie moderne ne peut vivre sur le marché intérieur)

                2) J. Bové et MG Buffet le savent et tentent de solder sans le dire les conséquences d’un non au TCE qui n’a aboutit qu’à renforcer l’ultra-capitalisme qu’ils prétendent combattre. Il leur suffira de soutenir le PS et de participer au gouvernement, si SR est élue grâce à eux au deuxième tour, pour déclarer de gauche et anti-libéral un nouveau traité plus social (qu’acceptent déjà Me Merkel et Mr Zapatero) dans un ajout qui remplacerait le partie 3, laquelle serait renvoyée dans le détail aux traités antérieurs en vigueur, ainsi que le gouvernement de gauche présenté comme anti-sarkoziste (du reste le PC se sert aujourd’hui au parlement européen du TCE qu’ils ont refusé hier, pour s’opposer à certaines directives européennes et/ou chercher à les améliorer.)

                Il n’ y a pas (eu), suite à la pseudo-victoire de leur non dit de gauche, d’alternative révolutionnaire au social-libéralisme. Il est donc normal qu’ils retournent, sans le dire ,au réformisme et qu’ils tentent de faire oublier l’échec de la démagogie anti-européenne et anti-libérale délirante qu’ils ont pratiquée sans vergogne ; au risque, on le voit, d’être exclu du jeu politique et des prébendes électorales qui vont avec.

                Leur attitude actuelle n’est que le résultat de leur échec à contrôler politiquement les effets de leur démagogie : les seules qui reprennent le flambeau de leur mensonges sociaux-nationalistes est Marine Le Pen et/ou son reflet gauchiste A.Laguillier, lesquelles ne veulent surtout pas gouverner.


                • (---.---.154.238) 5 février 2007 16:24

                  Parler des « conséquences du NON » est un peu facile, si on pense que la casse sociale vient en réalité des partisans du OUI.


                • parkway (---.---.18.161) 5 février 2007 16:54

                  M. REBOUL,

                  si « Il n’ y a pas (eu), suite à la pseudo-victoire de leur non dit de gauche, d’alternative révolutionnaire au social-libéralisme », c’est parce que le gouvernement en place ainsi que le P.S. se sont dépêchés d’oublier ce non qui les emmerdait.

                  faire la sourde oreille pour l’UMPS, c’est leur profonde qualité, ils sont très forts là... en plus, ils (l’umps) continuent d’appliquer les directives du TCE que la majorité des français ont sanctionnées.

                  Si on avait vôté oui, vous croyez vraiment que les choses se seraient améliorées ?

                  Leur façon de procèder sont très louches et irrespectueuses des citoyens.

                  Mais ne vous inquietez donc pas outre mesure, sarko et sego ainsi que bayrou vont le faire revoter, vous serez satisfait...

                  Vive la démocratie !


                • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 5 février 2007 18:23

                  Je pense comme vous que le TCE repassera et qu’il est, non pas derrière, mais devant nous ; car il n’ y a pas de cohérence du non possible et ni l’Europe ni la France ne peuvent se permettre de continuer très longtemps à être un grand marché dérégulé par manque de structures politiques plus démocratiques efficaces (ex : l’énergie).

                  Mais je vais plus loin que vous : quiconque sera élu reprendra la question sous la pression de nos partenaires qui ont ratifié le TCE. Du reste c’est très simple : les mêmes hommes sont contre l’Europe quand ils sont dans l’opposition et croient stupidement en tirer un quelconque bénéfice pour plus tard , deviennent pour quand ils sont au pouvoir. Ce revirement est sans exception.

                  Un pays qui se contente de dire non à ses partenaires sans être capable de faire quelque proposition cohérente et acceptable par eux se condamne à l’impuissance : le non ne fait pas une politique active. Ceux qui savent ce qu’ils veulent l’emportent toujours sur ceux qui ne savent que contester. Un compromis sera trouvé qui reprendra la substance (Me Merkel) du TCE. La reprise en Allemagne est telle que le rapport politique des forces en Europe est à moyen terme en sa faveur (ex : Eon).


                • Korandou (---.---.203.169) 5 février 2007 18:35

                  Peut etre que la pression il faut la mettre sur les pays qui ont dit OUI a cette proposition de constitution europeenne...

                  Privatiser l’eau est un veritable scandale, comme la privatisation des energies. Celle des services postaux egalement.

                  il ne faut pas forcement se ranger derriere la voix des plus nombreux ou plus forts (cf gouvernement actuel des Etats-Unis d’Amerique). (Nota : Sarkozy aurait bien envoye des troupes francaises en Irak s’il avait ete president)

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