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Accueil du site > Actualités > Politique > Le Capitalisme n’est ni moral ni immoral, mais foncièrement (...)

Le Capitalisme n’est ni moral ni immoral, mais foncièrement amoral

   Je vous propose, une fois n’est pas coutume, l’extrait d’un article paru dans « Challenges » du mois de juin 2015 … eh oui ! Le titre de cet article est : « Les excès du capitalisme », il s’agit d’une interview du philosophe André Comte-Sponville, souvent sollicité parait-il par les entreprises pour faire réfléchir leurs dirigeants… eh oui ! Évidemment, leurs analyses et solutions restent dans le capitalistiquement correct, mais c’est la preuve que parmi les « acteurs » du capitalisme, certains s’inquiètent de ses dérives et sentent qu’il est temps d’essayer d’apprivoiser ce monstre avant que tout explose, avec le risque de tout perdre … Alors comme de toute façon le capitalisme ne s’effondrera pas tout seul, aidons le !

Extrait de l’article :

Le paradoxe du capitalisme, c’est qu’il va trop loin justement parce qu’il ne va nulle part ! Le marché n’a pas de but global ; il n’est que la rencontre d’une multitude de buts individuels. Chacun en veut toujours plus. Cela suffit à expliquer que le capitalisme n’a pas de limites intrinsèques. Si on le laisse aller, il ira trop loin, tant du point de vue de l’écologie que de ce qui est moralement et socialement acceptable en termes d’écart de richesse.

Le capitalisme n’est ni moral ni immoral, mais foncièrement amoral. Pour deux raisons. La première c’est que, pour être moral, il faut être une personne. Or le capitalisme est un sujet impersonnel, sans sujet ni fin. La seconde, c’est que le capitalisme ne fonctionne pas à la vertu ou au désintéressement, mais à l’intérêt personnel ou familial, donc à l’égoïsme. Or si l’égoïsme est une force considérable pour créer de la richesse, cela n’a jamais suffi à faire une civilisation, ni même une société humainement acceptable. Pour y parvenir, il faut des règles, des limites non marchandes et non marchandables. Et tout cela ne peut se faire que par le droit et la politique.

Les profits ne seront jamais infinis, mais ne comptons pas sur l’économie ou sur le marché pour leur fixer des limites ! On pourrait le faire par une loi, mais personne jusqu’ici ne l’a fait. Cela se comprend : il est paradoxal qu’un Etat reproche à une entreprise de faire des profits ou veuille les limiter par la loi, alors que la richesse créée par l’entreprise lui profite et lui permet d’en redistribuer une partie ! Ce qui est en jeu, c’est moins le niveau des profits que leur redistribution. On peut envisager, je ne dis pas qu’il faut forcement le faire, que l’Etat fixe des limites à la richesse individuelle.

Qu’une entreprise crée le plus de richesse possible, ce n’est pas choquant, c’est la preuve que l’entreprise a bien fait son boulot ! Cela pose surtout la question de la redistribution de cette richesse, ce qui relève de la loi, des Etats, de la fiscalité… Pour ma part, je crois davantage à une augmentation de la redistribution qu’à une diminution des profits. C’est pour cela qu’on a besoin d’un Etat, et c’est ce qui donne tort aux ultralibéraux. Etre ultralibéral, c’est penser que la liberté du marché suffit à tout. Or nous savons, surtout depuis la crise de 2009, que ce n’est pas le cas.

On a besoin de l’Etat pour assurer la redistribution et un minimum de justice. On a fini par comprendre, y compris à gauche, que l’Etat n’était pas très bon pour créer de la richesse : le marché et les entreprises le font plus et mieux. Il serait temps de comprendre, y compris à droite, que le marché n’est pas très bon pour créer de la justice : seul les Etats ont une chance d’y parvenir.

« La guerre ne sert qu’à remplir vos poches et à éliminer mes proches. C’est pourquoi je n’irai pas. Vous ne me verrez pas au combat »… Boris Vian


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27 réactions à cet article    


  • lsga lsga 5 mars 11:12

    Une petite erreur sur les profits :

    Le taux de profits diminue sur le long terme dans le cadre du Capitalisme, c’est un effet secondaire de l’automatisation. Un petit épicier d’extrême droite faisait environ 50% de marge dans les années 50. Aujourd’hui, la grande distribution a un taux de profit inférieur à 5%, et ce taux de profit est lui même inférieur à leur taux d’endettement. 
     
    De même : les richesses produites ne sont pas les profits, pas plus que la monnaie, ou l’argent. Les richesses produites sont les biens, les services, les matières premières, les énergies, etc. C’est là toute la limite du mouvement des 99% qui se focalisent sur les richesses virtuelles de la finance (1% de la population mondiale possède 99% de l’argent virtuel : l’oligarchie financière) au lieu de se concentrer sur les richesses matérielles (20% de la population mondiale consomme 80% des richesses matérielles : les castes moyennes réactionnaires occidentales).
     
    Ainsi, ce n’est pas seulement l’inanité de l’approche éthique et morale qu’il faut dénoncer. Parler de « justice », « d’égalité », « de gentils », « de méchants », « d’avarice », etc. est certes totalement inefficace pour lutter contre un système amoral. Mais c’est toute l’approche idéaliste petite bourgeoise qu’il faut dénoncer. On ne lutte pas contre le Capitalisme en s’attaquant à ses licornes financières. 

    La Droite et le courant réactionnaire se fondent sur des « valeurs ». La gauche n’a surtout pas de valeur, elle se fonde sur le matérialisme, l’Histoire, et l’approche scientifique de la production et de la distribution. 

    • Nicole Cheverney Nicole CHEVERNEY 5 mars 11:28


      Je ne suis pas d’accord avec le mot « amoral » concernant la définition du capitalisme. Je préfère « immoral », par antagonisme avec le mot « moral ».
      Si quelque chose est en dehors de toute morale, « amoral », donc sans définition du bien ni mal, il peut devenir par défaut, acceptable, s’il ne rentre pas dans certains principes d’éthique. Les « valeurs » étant fluctuantes par nature, donc parlons de « principes ». Le capitalisme est foncièrement « immoral », par essence, puisqu’il ne trouve aucune limite à ses appétits et s’oppose frontalement à la « morale » humaniste.

      Pour s’en convaincre, cette vidéo : les nouveaux loups de Wall Street.

      https://www.youtube.com/watch?v=6oG_sHcH9tA


    • lsga lsga 5 mars 11:47

      @Nicole CHEVERNEY
      La morale humaniste a été l’idéologie socle de la transition du Féodalisme vers le Capitalisme. Doit-on vous rappeler que le droit à la propriété privée, et donc à l’exploitation, est inscrite dans la déclaration universelle des droits de l’Homme ?

       
      Le Capitalisme est un système économique, naturelle, qui respectent des lois physiques que l’on tente d’étudier et de comprendre. Il n’est pas une entité consciente, semi-divine, doté d’une morale. Votre idéalisme petit-bourgeois est contre productif. Il ne favorise en rien l’émergence de la Révolution, et donc la fin du Capitalisme. 

    • Spartacus Spartacus 5 mars 12:00

      @Nicole CHEVERNEY



      Comme si l’humanisme était plus « moral ». 
      Staline, Pol Pot tuaient des gens au nom de l’humanisme. Encore un mot de gôôôôche qui donne bonne conscience avec du vent.

      A ajouter aux mots comme « sôôôôcial », « sôôôôlidaire », et cette litanie d’adjectifs gauchistes qui s’associent comme des faires valoir de bonté, qui s’associent très bien à des taxes, des coercitions, des contraintes forcées.


      L’humanisme n’est pas plus « moral » il est discriminant, c’est une prétention, une posture de il n’est excuse, il prétend faire le bonheur sans se poser des questions sur des effets pervers éventuels. 


      Le capitalisme a toujours en vue l’humanité dans son ensemble et non uniquement dans une limite. 
      Le capitalisme ne se limite pas à certains groupes et ne s’arrête pas aux frontières du village, de la province, de la nation ou du continent. 
      Le capitalisme est cosmopolite et œcuménique : il embrasse tous les hommes et la terre entière pareillement. 
      Le capitalisme est cosmopolite, et ne prétend pas faire le bien, mais il donne a chacun ce qu’il souhaite sans forcer qui que se soit. Permet l’émancipation, l’enrichissement, l’autonomie, donne les moyens de distribuer. 
      Le capitalisme forme élaborée du troc est le premier humanisme.....

    • mmbbb 5 mars 13:20

      @ Spartacus  Vous en faites trop vous surjouer comme on dirait d’un acteur de cinema. Plus prosaiquement le capitaliste pense a faire du fric et il a raison c’est son seul but Ce n’est pas une question de morale ou de philosophie mais la finalite de son action Plus prosaiquement les prolos louent leur force ’( selon le code general des impot, le salaire est la contrepartie de la perception d’une remenuration a la suite d’un travail Ce salarie est surbodonne vis a vis de l’employeur) Cet etat de subordination est encadre en France dans les pays du sud ou le code du travail n’existe pas ( paradis pour le fils Gattaz qui n’a cree aucune richesse mais est le fils d’YVON ) votre belle doctrine n’a aucune prise : c’est la loi leonine comme depuis la nuit des temps Vous m’objecterez que le code du travail en Suisse n’a que quelques feuillets, certes mais la Suisse est un pays de droit et dont l’histoire est differente de la France En france nous sommes dans un rapport conflictuel et l’ ouvrier francais a acquis ses droits sociaux bien apres de celui de l’ouvrier allemand qui deja sous bismark benediciat d’une mutualisation. Et pour terminer le capitalisme n’a jamais pu se developper sans etat La premiere puissance mondiale, les USA ont le premier budget militaire du monde de l ordre de 500 millairds de dollars. 


    • tf1Groupie 5 mars 13:55

      @Nicole CHEVERNEY

      Un couteau est amoral : il permet de couper des entraves ou de tuer.
      Le capitalisme est un outil, mais vous en faite une ideologie.

      Quant à la superiorité de votre morale c’est oublier toutes les monstruosités faites au nom de la morale, concept on ne peut plus subjectif, et arbitraire.

      Parfois la morale est immorale


    • tf1Groupie 5 mars 11:14

      "On a fini par comprendre, y compris à gauche, que l’Etat n’était pas très bon pour créer de la richesse : le marché et les entreprises le font plus et mieux"


      • Donbar 5 mars 13:45

        @tf1Groupie
        C’est vrai. Et ’État n’est pas très bon non plus pour cacher la richesse créée : les paradis fiscaux le font de mieux en mieux.


      • mmbbb 5 mars 14:04

        @tf1Groupie Nous n’avons pas su a l’instar de l’allemagne cree un reseau de PME PMI performant Tare que denoncait deja Giscard et qui caracterise la France Seul les entreprises innovantes trouvent durablement leur marche exemple le facteur d’enceinte Focal qui fabrique le tout en france un exploit par ailleurs une image de qualite et de performance s etablit sur de longues annees par exemple voiture de luxe nous avons de la peine a etre perenne sur ce creneau Et derniere remarque nous sommes un pays de pantouflards Une boite comme Alcatel a ete « sacrifiee  » a la suite de mauvaise gestion comme Orange qui a bu le bouillon apres que son dirigeant , un enarque parachute avait acquis un operateur anglais en sur payant cette transaction Il n’y a qu’en France ou l’administration omnipotente peut se permettre ces ecarts de gestion payes in fine par le contribuable Et voyez les dirigeants a la maniere de « Lauvergeon » elle ne se remet pas en cause L’exception culturelle francaise il est vrai. L’elite n’a jamais de compte a rendre dans ce pays ( le credit lyonnais ) et que fait cette elite elle tape sur le peuple un peu facile et ambiance deletere qui plombe ce pays
         


      • tf1Groupie 5 mars 14:15

        @mmbbb

        Je ne sais pas pourquoi vous m’en collez une tartine :
        je ne fais que citer un extrait du présent article.

        Et pourtant ce postulat semble encore difficile à accepter pour certains ... peut-être revendiqués de gauche


      • mac 5 mars 16:53

        Le titre de l’article semble attirer les « trolls » comme des mouches.
        Ils sont venus, ils sont tous là, il va mourir leeeeeuu...capitalisme...


        • antyreac 5 mars 17:59

          @mac
          Le communisme est quasiment mort mais le capitalisme se porte comme un charme on le trouve dans tous les pays du monde et il existera tant que l’humanité existera....


        • antyreac 5 mars 18:01

          @antyreac
          Bref après l’échec du communisme il est irremplaçable....


        • mac 5 mars 18:35

          @antyreac
          Il ne manquait plus que vous...
          Quel esprit manichéen et quel manque d’imagination !
          Si tu veux un peu tempérer le capitalisme t’es forcément communiste !
          Le capitalisme se porte à merveille c’est vous qui le dites !
          Taux d’emploi des pays occidentaux digne des soviets avec une communication des stats à peu près aussi crédible que celle de ces derniers. Guerres un peu partout et pourquoi www3 à moyen terme, crise environnementale, mouvements de réfugiés... tout baigne pour vous ?
          Les seuls pour qui ça va de mieux ce sont les 1% à la tête de cette chaîne de Ponzi et dont certains n’ont que le mérite d’être sortis du vagin de leur mère, des fils à papa quoi...Evidemment ces derniers sont en train de mettre la main sur tous le biens tangibles en attendant que le grand casino de la bourse et de la monnaie fiduciaire se casse éventuellement la figure. Evidemment ce ne sont pas eux qui seront à plaindre si cela survient.
          Vous les admirez et pas moi...


        • antyreac 5 mars 19:02

          @mac
          De tous temps sous tous les cieux le capitalisme se débrouilla toujours mieux que le communisme

          c’est ce qu’il faut savoir et tout le reste n’est que de la littérature infâme bonne pour les cochons et encore.... 

        • Gandalf Gandalf 5 mars 20:29

          @antyreac


          Désolé, mais le capitalisme sans le communisme n’est rien.
          Il court seulement à sa perte.

          La lutte idéologique est terminée depuis le XXème, elle a fait des dizaines de millions de morts.
          Chaque idéologie a sa place, finit par trouver son pré carré.

        • antyreac 5 mars 20:38

          @Gandalf
          Le communisme n’est qu’une idéologie moribonde alors que le capitalisme n’est rien d’autre qu’une partie de l’économie libre comme l’air et adopté par le monde entier. 


        • mac 5 mars 21:00

          @antyreac
          Economie libre vous rigolez j’espère ?
          Les multinationales n’ont de cesse que de créer des lobbys secrets en Europe et ailleurs pour préserver leurs intérêts et laisser les miettes aux PME. Un système comme celui-ci ne vaut pas mieux que le communisme car il concentre pouvoir et richesses entre les mains d’apparatchiks (la main invisible du marché... ).
          Un système comme celui-ci totalement sans régulation est inique et abjecte.


        • antyreac 5 mars 20:53

          Le capitalisme se développe dans n’importe quel régime politique alors que le communisme survit grâce à la dictature,nuance


          • soi même 5 mars 20:54

            Bof, il vient de réinventé l’eau chaude.... !

            Et la suite ’est quoi ? transformez les cailloux en pain ?


            • Pie 3,14 5 mars 21:19

              Le capitalisme qui est un système économique basé sur la recherche du profit et l’accumulation de capital est le moyen le plus efficace jusqu’ici trouvé pour créer de la richesse. Le capitalisme n’est pas une philosophie, c’est une pratique qui s’est imposée dans le temps, il en ce sens amoral puisque en dehors de toute considération morale.


              En revanche, de nombreuses philosophies ont pensé le capitalisme en portant sur lui un jugement moral. Le libéralisme qui est une philosophie de l’individu et de la liberté individuelle prône un capitalisme sans entraves ni limites qui permettra aux meilleurs de s’illustrer en partant du principe que, à terme l’ensemble du groupe en profitera. C’est donc un système de production jugé moral car il n’entre pas en opposition avec les fondements du libéralisme
              Les socialismes mettent l’accent sur les inégalités générées par le capitalisme. l’inégalité inhérente au capitalisme est jugée immorale car contraire à l’idée d’égalité pas seulement politique mais aussi sociale et économique prônée par les philosophies socialistes.

              Le marxisme va plus loin encore puisqu’il invente une philosophie de l’Histoire où le capitalisme est condamné à sa perte. Les crises, elles aussi inhérentes au capitalisme, la baisse des profits supposée inéluctable, la prise de conscience des travailleurs de leur exploitation sont les principaux arguments annonciateurs de sa chute. 

              L’affrontement de ces points de vue opposés depuis bientôt deux siècles a donné le monde d’aujourd’hui : un monde plus que jamais capitaliste qui oscille selon les périodes entre poussée libérale ou contrôle étatique, entre redistribution ou accroissement des inégalités, entre crises et croissance.



              • Zip_N Zip_N 5 mars 23:15

                L’auteur,

                Vous qui connaissez votre sujet, vous comptez supprimez le loto et les 1er qui gagnent et capitalisent les compétitions, les chanteurs, les artistes devraient gagner tous la même chose ?

                « le capitalisme ne fonctionne pas à la vertu ou au désintéressement, mais à l’intérêt personnel ou familial, donc à l’égoïsme »

                Vous voulez dire que le égoistes sont les familles qui pensent à leur intérêt personnel à capitaliser plutôt que s’évertuer au désintéressement ? je pense pas que les chefs d’entreprises ont fait leur métiers pour être capitalistes et de l’autre des salariés qui ont préféré aller vers les 1er pour moins de capitalisme.


                • Zip_N Zip_N 5 mars 23:35

                  Quand un artiste a gagné ses milions il arrête de chanter ou alors il continue et il doit donner ses milions pour tous les autres chanteur qui ont pas réussi à vendre leur albums ?vous fixez le prix de tous les tableaux des peintres au même prix, et vous demandez à ceux qui ont des tableaux de maitre qu’ils remboursent les autres peintres qui ont mal vendu leur tableaux ? vous interdisez à quelqu’un de s’inscrire 2 fois à qui veut gagner des millions ?


                  • Loatse Loatse 6 mars 11:20

                    Si à mon humble avis nos sociétés oscillent entre capitalisme et communisme, c’est parce qu’elles se sont affranchies de la dimension morale (pour ma part je dirai de la dimension spirituelle) des échanges... L’un et l’autre ne mènent donc qu’aux excès...et ne sont pas viables dans la durée.

                    Sans la dimension spirituelle, la compréhension de ce que j’appele la fonction « vases communiquants », (soit plus on donne, plus on s’enrichit.).. on produit des déséquilibres qui mènent vers des crises, lesquelles mènent inévitablement à la chûte du système..

                    Le capitalisme a donc produit in fine, la dérégulation des marchés, les emprunts toxiques, les spéculations sur les matières premières au détriment des producteurs, de la main d’oeuvre et même des populations locales, la concurrence déloyale (tous les coups sont permis ou presque, telle grosse entreprise n’hésitera pas à casser ses prix pour se faire une nouvelle clientèle au détriment des pme existantes) et in fine, la cerise sur le gateau : le salarié réduit à une variable d’ajustement (coupes dans « la masse salariale » pour satisfaire les actionnaires et donc accroitre les profits)

                    Le communisme et son collectivisme, sa confiscation des biens pour une théorique répartition de ceux ci, a produit des sociétés réduites majoritairement au strict minimum vital (hormis une élite bien entendu), ce qui ne peut se faire sans que cette société devienne totalitaire et les libertés réduites donc à peau de chagrin)

                    Reste un système, celui du prêt sans intérêt (exit l’usure), de la remise de dettes tous les 7 ans, du partage volontaire (de 10 à 25% de ses revenus).. Ce système ne condamne pas celui qui s’enrichit mais lui fait comprendre que cela implique des responsabilités vis à vis d’autrui, en vue non pas de la maintenir dans l’assistanat mais de l’autonomiser. . Donner (quelque soit ses revenus) est vue comme source de bénédiction. ëtre juste également... (ce qui induit ne pas payer ses employés des clopinettes, ne pas chercher à couler le concurrent, prendre conscience des conséquences de ses actes)

                    On dit « pas de science sans conscience », j’étendrai cette maxime à l’économie..." ce qui englobe aussi nos modes de consommation (toujours plus et toujours moins cher..). Nous sommes co-responsables de ce marasme économique... n’en déplaise aux communistes qui ne veulent voir que la face visible de l’iceberg..

                    • Zip_N Zip_N 6 mars 13:40

                      Loatse,

                      Avec la théorie de l’auteur il ne peut plus y avoir de bourse, car les 1er et les classements ont plus aucun sens pour un partage généralisé et absolu.


                      • Loatse Loatse 7 mars 10:40

                        Des classements en fonction de quoi, zip ? du profit uniquement ? On sait ce que cela implique : Des hommes et des femmes réduits à n’être plus que variable d’ajustement pour accroitre les dits profits...


                        Contrairement à l’économie telle que je la conçois, participative -ethique (je développerai ultérieurement). Ce qui implique un changement des priorités.

                        • Zip_N Zip_N 7 mars 21:10

                          Loatse,

                          Oui des classements en fonction des profits, pas seulement, des salaires, de la hiérarchie, de la course aux diplômes qui en résultent, du temps de travail ; selon la théorie économique générale de l’auteur, qui expliquait que les salaires étaient pas indispensable, pour la bourse cela veut dire sans perte ni rendement.

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Robert GIL

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