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Accueil du site > Actualités > Politique > Le capitalisme sauvage est mort, vive le capitalisme régulé (...)

Le capitalisme sauvage est mort, vive le capitalisme régulé !(?)

De tous côtés la rumeur médiatique enfle : le capitalisme financier se serait suicidé par excès boulimique de ses dirigeants. Partout et d’abord en en son cœur états-unien, la politique est appelée à la rescousse pour rétablir le capitalisme sur des bases économiques industrielles saines qu’il n’aurait jamais dû abandonner, au service d’un taux de croissance et de développement durable raisonnable en richesses réelles de quelques %.


Un tel retournement idéologique laisse sans voix ceux-là mêmes qui avaient annoncé la crise, sinon pour dire qu’ils l’avaient bien dit et qu’il conviendrait maintenant de réguler le capitalisme pour sauver sa dynamique fondamentale en le socialisant. Mais ils sont en cela accompagnés par ceux-là mêmes qui quelques temps plus tôt disaient que tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles. Plus de conflit entre libéraux hyper et libéraux sociaux. Le libéralisme n’est libéral que par une régulation politique qui rétablirait le jeu normal des acteurs qui suppose la confiance dans la valeur et le crédit que l’on s’accorde les uns aux autres grâce à des institutions politiques capables d’assurer les équilibres économiques et sociaux et à la vertu de dirigeants financiers soucieux de mettre leur compétence supposée au service du bien public en renonçant à faire de leur pouvoir un lieu d’enrichissement privé personnel et collectif illimité.

Face à une crise potentiellement mortelle, cette unanimité plus ou moins honteuse (voir l’abstention du PS) pour sauver le système, se comprend de par l’absence de tout autre alternative à court terme : il faut sauver de toute urgence le système de crédit et restaurer la confiance sur laquelle repose les fondamentaux de toute économie de production et d’échange. Il faut voler au secours des institutions financières par la seule garantie qui vaille : celle des Etats dont on sait qu’ils ne peuvent être en faillite grâce au pouvoir de lever l’impôt. Il faut d’abord mettre la finance sous perfusion pour seulement ensuite envisager un traitement de fond de sa boulimie délirante. Soigner un malade déjà mort serait une absurdité manifeste.

Mais cette boulimie du profit pour le profit disent les anti-capitalistes patentés n’est-elle pas l’état normal de toute économie capitaliste et l’impérialisme du capitalisme financier que l’on rend responsable de la crise n’est-il pas inscrit dans la logique même de l’économie capitaliste mondialisée ? Certainement, mais la forme de cette mondialisation et l’autonomie exorbitante de la sphère financière qui en est résultée a précisément instauré une dictature économico-politique d’autant plus despotique qu’elle est anonyme et sans lieu de pouvoir centralisé, dictature baptisée par une anti-phrase ultralibérale, au mépris de toute l’Histoire, très conflictuelle sur ce point, de la pensée libérale. Le libéralisme ultra est précisément suicidaire et liberticide telle est la première conclusion que l’on doit tirer de la crise.

Or, il y a en a une seconde : cet ultralibéralisme despotique ne peut l’avoir temporairement emporté que parce qu’il a secrété une idéologie anti-politique et que cette idéologie a conquis le pouvoir politique lui-même par la voie formelle de la démocratie en faisant du capitalisme hyper-libéral une extension fantasmatique de la démocratie individualiste... C’est là que réside précisément le nœud de la manipulation politique du despotisme pseudo-libéral, à savoir avoir su masquer, à coup de fausses promesses libertaires ou libertariennes et en stimulant l’hystérie consommatrice narcissique et compétitive, toute la contradiction irréductible entre la démocratie politique qui vise la solidarité et la réduction des inégalités réelles en vue de la concorde civile et la logique du profit privé en tant que seul but possible de l’économie et de l’idéologie capitaliste. (Travailler et/ou investir plus pour gagner plus comme seul principe de la politique économique et sociale.)

Ce qui est en cause dans cette unanimité anti-capitaliste financier que notre gouvernement voudrait voir avaliser par le PS au nom de l’unité nationale, c’est bien la délégitimation de cette idéologie politique dite ultralibérale. Le capitalisme n’est pas démocratiquement légitime, sauf au prix d’un mensonge qui est aujourd’hui défait et sans effet politique. Reste au PS et à tous ceux qui se réclament de la démocratie de proposer une alternative politique qui restitue la légitimité sociale à la démocratie. Or, c’est bien là que la bât blesse : l’ultralibéralisme délégitimé ne suffit pas à restaurer la confiance dans la démocratie parlementaire. Celle-ci subit nécessairement le contrecoup de sa défaite face à l’idéologie ultralibérale. Sauf à soumettre le capitalisme à des normes sociales plus justes, tout en sachant que ces normes, le capitalisme n’aura qu’un but : les détourner, la légitimité de la démocratie subit le même sort que celle du capitalisme dérégulé. Ce que les citoyens savent d’expérience, c’est que la confiance relative dans l’économie, y compris capitaliste, suppose d’abord la confiance dans la démocratie égalitaire ; or, celle-ci ne peut s’imposer que dans un conflit politique et social permanent contre la logique du capital livré à lui-même.

Le capitalisme pacifié est un mythe anti-démocratique. L’économie étatique administrée et antilibérale ayant conduit et conduisant nécessairement au totalitarisme politique et social, la régulation démocratique internationale du capitalisme sera un combat social et politique perpétuel ou ne sera pas ; il ne laisse aucune place à l’unanimisme national que la droite, toute honte bue au regard du bouclier fiscal et de la quasi-suppression des droits de succession, prétend mener au nom d’un libéralisme régulé afin de préserver la logique et de restaurer la légitimité compromise du profit privé comme seule fin de la vie sociale.

Le capitalisme n’est pas mort, ce qui est mort c’est l’idée d’un capitalisme autorégulé spontanément démocratique.

Capitalisme et désir
Capitalisme et éthique
Economie et politique


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83 réactions à cet article    


  • Newtoon 16 octobre 2008 09:48

    Ce que vous exposer est sûrement ce qu’a évoqué en substance le prix Nobel d’économie 2008 lors de son discours.

    Personnellement, je suis arrivé à la conclusion que le capitalisme, fondé sur la recherche perpétuelle de croissance et alimentée par un crédit (avec taux d’intérêt), est "mort-né" car nous conduit dans le mur.

    A "court-terme" (plusieurs siècles en fait car je prends l’échelle de la naissance des échanges commerciaux), elle a été plutôt bénéfique car elle a fait exploser la science et la technique dans sa fuite en avant.

    Notre espérance de vie est monté en flèche par exemple.
    Nous pouvons même espérer avoir les moyens d’éviter des catastrophes mettant en péril l’humanité toute entière (dévier un astéroïde géocroiseur par exemple).

    Reste que le système est vérolé à la base quand même et nous conduit au mur car il exploite son capital (ressources naturelles) qui ne peut pas se reconstituer.

    C’est la démonstration que je mène ici de manière illustrée et divertissante dans un essai :
     

    — > http://www.sp-wiki.com/dotclear/index.php?2008/10/14/202-essai-sur-la-crise

    Il est possible qu’on arrive à retomber sur nos pattes comme lors des crises précédentes (j’inclus la crise de 1929) mais le problème se reposera.


    • jako 16 octobre 2008 09:55

      Bel article de Sylvain, merci à lui et merci à vous pour le lien vers votre très interessant article aussi


    • Marcus 16 octobre 2008 10:50

      Bonjour,

      Je ne pense pas que l’on soit à l’aube d’un nouveau capitalisme, ni d’une prise de concsience...rien ne va fondamentalement changer, car c’est comme cela depuis que les échanges commerciaux existent...ce n’est que la "quantité" et les "moyens" pour réaliser ces échanges qui ont évolué. C’est bien plus facile de ramener de la soie ou du sel en avion qu’a dos de chameaux, et en plus on peut en transporter 1000 fois plus en 1000 fois moins de temps ...

      Je pense seulement que nous sommes dans un mauvais cycle, comme dirait Mr Schumpeter (http://fr.wikipedia.org/wiki/Joseph_Schumpeter), enfin mauvais...seulement pour certains, pour d’autre c’est surement une période faste, c’est la toute la "beauté" de ce système...enfin "du" système car c’est le seul qui existe.

      Enfin séparer la politique de l’économie est pour moi un non-sens. La politique "est" l’économie et inversement, cela depuis tous temps aussi...donc rien de fondamentalement different depuis au moins...plusieurs milliers d’années.

      Pourquoi voulez-vous que cela change aujourd’hui ? Pourquoi pensez-vous que cela va changer aujourd’hui ?

      Le point sur lequel je vous rejoins est sur l’exploitation des ressources naturelles, elles ont certes une limite, et les économistes (politiques) l’ont compris aussi depuis bien longtemps, c’est pourquoi la bourse et les banques existent.

      Enfin, pour que quelque chose change, il faudrait d’abord mettre tous le monde d’accord...bon courage.



    • Lisa SION 2 Lisa SION 16 octobre 2008 10:28

      " Il faut sauver de toute urgence le système de crédit et restaurer la confiance sur lequel repose les fondamentaux de toute économie de production et d’échange " avez vous écrit, Sylvain.

      Le système de crédit variable sous-entend que louer peut et est devenu plus cher qu’acheter, à condition que l’immobilier ne chute pas. C’est ce crédit variable qui a entrainé la chute de l’immobilier touchant donc aussi les acheteurs...C’est lui le fautif à abattre puisqu’il donne aux banques le pouvoir de toucher l’essentiel des intérêtrs en cinq ans et de déstabiliser l’immobilier à leur profit... puisqu’elles mobilisent déja tous les centre villes.

      Il ne faut pas sauver n’importe quel système de crédit mais rétablir le plus simple, celui qui ne donne pas tant de pouvoirs aux banques et qui autorise encore à choisir l’achat plutôt que la location.

      ce système de crédit a accélèré avec Internet et la rigueur du contrat diminué, permettant tous les non initiés de se faire pièger. L’Etat a encore été devancé par l’outil ultra rapide qu’est le web et tardé à légiférer dans ces domaines...ou alors, laissé faire ! Hier encore, certains hommes d’Etat déclaraient n’avoir pas pris conscience de la crise assez tôt ! La confiancene sera pas rétablie tant que ne sera pas expurgée du marché cet argent trop facile et sale...


      • wuwei 16 octobre 2008 10:37

        Régulé, par qui, par quoi ? Je suis peut être un brin soupçonneux mais je n’arrive pas à m’imaginer un seul instant un capitalisme "bisounours" acceptant que lui soit retiré ce qui est son horizon indépassable, à savoir marchandiser l’ensemble de la planéte afin de gagner énormément de fric dans le laps de temps le plus court possible.Je sais qu’avec la crise actuelle il est de bon ton parmi les (ex) fidéles zélotes du libéralisme d’essayer de masquer la pourriture du capitalisme financier derrière le soi-disant vertueux capitalisme entreprenarial. Même Mme Royale naguère admiratrice inconditionnelle de Sir Tony Blair n’y croit plus (http://www.lemonde.fr/economie/article/2008/10/15/). Comme quoi au bal des faux derches tout le monde se précipite pour danser. A les écouter les sieurs Bolloré, Pinaud, Bouygues Arnaud... et les politiques menées depuis 25 ans, seraient exempts de reproches et n’auraient aucune responsabilité dans le bordel actuel ! A ce niveau de foutage de gueule faut quand même oser. Nos politiques, plutôt que d’essayer de nous enfumer avec des propos lénifiants et totalement abscons, feraient mieux de s’inspirer de ce que disait Roosevelt en Janvier 1944 devant le congrés américains :
        « La liberté, dans une démocratie, n’est pas assurée si le peuple tolère que la puissance privée grandisse au point qu’elle devienne plus forte que l’État démocratique lui-même, ce qui est fondamentalement le fascisme. »

         

        • JL JL 16 octobre 2008 11:32

          Bonne réflexion et bonnes questions, merci Sylvain Reboul. Les pragmatiques contempteurs de l’interventionnisme seraient-ils devenus interventionnistes et idéologues par pragmatisme ?

          Wuwei écrit ci-dessus : "" La liberté, dans une démocratie, n’est pas assurée si le peuple tolère que la puissance privée grandisse au point qu’elle devienne plus forte que l’État démocratique lui-même, ce qui est fondamentalement le fascisme. "

          Ce à quoi nous assistons est proprement renversant en effet, et confirme deux thèses, celle de Jacques Généreux :

          "Il n’y a pas de retour de l’Etat parce qu’il n’a jamais reculé. Son poids n’a pas cessé d’augmenter aux Etats-Unis. Simplement, il a changé de nature. Ce n’est plus un Etat-providence qui redistribue, c’est un Etat privatisé, au service des marchés, des profits. Il n’a cessé de donner plus de liberté à la finance, aux entreprises. Quand celle-ci débouche sur la crise, il doit intervenir en urgence."

          Et celle de Frédéric Lordon :

          "De quoi Ubu est-il fondamentalement la figure ? Du despote parasitaire. Avant l’Etat fiscal, il y a eu la servitude féodale… et après lui il y a la prédation actionnariale. …Quelle est la puissance despotique d’aujourd’hui qui soumet absolument le corps social et le laisse exsangue d’avoir capté la substance de son effort ? Certainement pas l’Etat – dont on rappellera au passage qu’il restitue en prestations collectives l’ensemble de ses prélèvements… – mais le système bancaire-actionnaire qui, lui, conserve unilatéralement le produit intégral de ses captations

          Loin d’être contradictoires ces deux affirmations se confirment mutuellement dans la crise : ce que l’État devrait "restituer en prestations collectives ", il va le donner aux banques, afin de leur permettre de satisfaire la prédation actionnariale.

           

          J. Généreux Frédéric Lordon


        • geko 16 octobre 2008 15:37

          Pour étayer les commentaires de wuwei et jl, à l’annonce du plan de sauvetage trois grandes banques britanniques (HBOS, Lloyds TSB et RBS) ont chuté mercredi à Londres, les actionnaires craignant de ne pas recevoir avant longtemps leurs dividendes !! (source AFP) Ces mêmes actionnaires qui réclament des taux de rentabilité à 2 chiffres ! Ces mêmes comportements qui ont induit le dumping social, des cotation à la hausse lorsqu’on annonce des licenciements.....

          Pour rester courtois "Nous devrions arrêter de regarder les cours de Bourse comme la souris regarde le chat et penser au moyen terme" Juncker.
          Traduire que l’humanité soumise cesse d’être pendue aux règles fixées par la minorité des tocards du "après moi le déluge", encensés au rang de seigneurs par les prêtres de l’Economie !

          Bien conscient que l’urgence est d’éteindre le feu, j’espère que les paroles sur la régulation, le contrôle des banques, les paradis fiscaux....ne sont pas des paroles en l’air. Je suis prêt à descendre dans la rue c’est quand vous voulez !



        • JPC45 16 octobre 2008 16:02

          des taux de rendement à 2 chiffres !? mais ou avez vous cela ? Revenez à la réalité, ça n’existe pas !

          En revanche des actionnaires qui revendent parce qu’ils veulent limiter la casse ça existe surout sur les valeurs financières.


        • Barth 16 octobre 2008 11:05

          Opposer le mauvais capitalisme financier et le bon capitalisme entrepreneurial comme le fait "le 1er d’entre nous" est bien évidemment une supercherie.
          Et cela n’a rien d’étonnant puisqu’il utilise là son arme préférée.
          Il s’agit bien du même capitalisme et des mêmes acteurs qui ont les mêmes objectifs courtermistes pour l’utilisation optimale des effets de leviers financiers et fiscaux, au détriment de l’emploi et du pouvoir d’achat.
          La somme d’objectifs individuels forme rarement l’intérêt général.
          Alors oui bien sûr, il faut réguler et c’est la seule pression sociale qui pourrait pousser à la régulation.
          Ils doivent nous craindre car ils ne comprennent que le rapport de force.
          Ce n’est pas la poursuite "des réformes" qui peut apporter des solutions.
          On régulerait le capitalisme financier et on dérégulerait l’emploi !
          On travaillerait le dimanche !
          On retournerait au 19ème siècle !


          • Forest Ent Forest Ent 16 octobre 2008 11:57

            Il est vrai qu’il est amusant de voir les libertariens empêtrés dans leur grand concours de pieds au mur. Mais vous M Reboul ne vous en tirerez pas non plus à si bon compte. Comme la plupart du PS, vous avez soutenu ce qui a constitué la sève de l’explosion actuelle : mondialisation, dérégulations, "libéralisations", privatisations ...

            A titre personnel, vous avez regardé l’économie réelle d’un oeil philosophique distrait. Vous n’avez jamais pris la peine de plonger dans les chiffres et les basses réalités économiques. Nous vous avons posé de nombreuses fois la question explicitement : pour ou contre la libéralisation de l’énergie, du transport, les délocalisations, ... Vos réponses n’étaient pas sensiblement différentes de celles des libertariens. Je peux vous les retrouver une par une si vous voulez.

            Comme le PS, vous n’êtes pas crédible pour proposer un nouvel équilibre, car vous avez contribué à le rompre. Ou alors, vous aurez à faire un méchant agiornamento que je ne vois pas s’esquisser ici.


            • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 16 octobre 2008 12:19

              Je pense que vous caricaturez ma position : j’ai toujours dénoncé les dérives du capital financier via une mondialisation dérégulée qui n’est en rien libérale mais mercantiliste.

              J’ai toujours dénoncé le pseudo-libéralisme que j’appelle depuis toujours despotisme financier, au nom du libéralisme régulé sur le plan social.

              Les libertariens ne sont pas libéraux car il refuse l’égalité dans la liberté. C’est la liberté des forts d’exploiter et de dominer les faibles.

              Pour moi il n’y a de libéral que le socialisme démocratique. En cela je suis stuartmillien
              Pour preuve mes textes sur la pensée libérale sur mon site




            • Forest Ent Forest Ent 16 octobre 2008 12:33

              Mercantiliste ???? smiley

              Je ne vois pas ce qui pourrait être plus ricardien que la mondialisation de ces 15 dernières années.


            • JL JL 16 octobre 2008 13:23

              @ Forest Ent, loin de moi l’envie de prendre la défense de SR, je n’en ai ni la mission ni l’envie, bien au contraire, mais ce n’est pas en jouant sur les mots savants que vous aiderez les participants candides à y comprendre quelque chose. Et si Candide ne comprend pas, ce n’est pas compréhensible.


            • ZEN ZEN 16 octobre 2008 13:50

              Forest
              Lu et approuvé


            • Forest Ent Forest Ent 16 octobre 2008 14:05

              @ JL

              ce n’est pas en jouant sur les mots savants que vous aiderez les participants candides à y comprendre quelque chose

              C’est lui qu’a commencé, msieur. smiley

              M Reboul maîtrise le langage et les concepts de la philosophie et de l’histoire. En ce qui concerne la philo je ne me permettrai jamais de le reprendre. Il a par contre du mal avec le business réel actuel quand on ne le ramène pas au corps de doctrine officiel.

              Ca fait un moment que l’on joue sur les mots, ici. "Liberté", "Libéralisme", "Libre-échange", "Libertarianisme", ... J’ai plusieurs fois demandé à M Reboul d’expliciter sa compréhension de l’économie. Il est toujours revenu à des concepts du 18/19ème siècle. Pour être bien certain, je lui ai demandé s’il était en faveur de la "libéralisation" du marché de l’énergie. Il m’a répondu "oui". Le PS était également pour. C’est cohérent.

              Admettons qu’un certain nombre se soient laissés aveugler par l’illusion naïve du vocable "liberté" contenue dans un tas de néologismes destructeurs. Ce ne peut être le cas de gens comme DSK, Jouyet, Besson, qui savaient parfaitement ce qu’ils faisaient.


            • Marcus 16 octobre 2008 14:48

              Bonjour à tous,

              Voilà un exemple précis de ce que je dis plus haut...avant de changer quoi que se soit, il faut d’abord arriver à se mettre d’accord, et vu le nombre d’avis differents que l’on trouve rien que sur cette page, et quand on pense qu’il faudrait mettre au moins la moitié de l’humanité d’accord...c’est pas gagné.

              Pendant ce temps, le business continue.



            • ronchonaire 16 octobre 2008 12:07

              Voici quelques réflexions très intéressantes, même si je ne suis pas d’accord sur tout.

              Pour commencer, affirmer que l’Etat ne peut jamais être en faillite grâce à l’impôt est une contre-vérité historique en même temps qu’un non-sens. L’impôt est calculé sur l’économie réelle ; si cette dernière s’effondre, l’impôt chute et l’Etat s’effondre avec elle. Imaginons que subitement le PIB de la France soit divisé par deux entre 2008 et 2009 (simple hypothèse de travail) ; l’impôt et donc le budget de l’Etat auront tendance à diminuer dans plus ou moins les mêmes proportions. Augmenter les taux d’imposition n’y changerait d’ailleurs pas grand chose car plus personne ou presque ne paierait ses impôts. L’Etat français serait bel et bien en faillite si un tel cas de figure se présentait ; c’est pourquoi une politique de relance serait cruciale en ce moment.

              Ensuite, l’opposition que vous faites entre capitalisme et démocratie ne me semble pas aussi évidente que cela. Le capitalisme n’est qu’un mode d’organisation économique, la démocratie un mode d’organisation politique. Les deux sont beaucoup plus indissociables qu’incompatibles ; nous trouvons beaucoup plus d’exemples où les deux systèmes ont cohabité que d’exemples où l’un allait sans l’autre. En particulier, si nous pouvons trouver quelques exemples de pays capitalistes non démocratiques (Chili de Pinochet, Chine actuelle, voire URSS qui était finalement plus un pays de capitalisme d’Etat qu’un pays communiste), j’attend encore qu’on me trouve un seul exemple de pays démocratique non capitaliste.

              En d’autres termes, liberté politique et liberté économique vont de pair et le problème est donc ailleurs. A mon avis, il vient du fait qu’il manque le pendant économique du "contrat social". Notre organisation politique et sociale, y compris nos institutions politiques elles-mêmes, reposent sur ce contrat. Notre organisation économique ne repose quant à elle sur rien de comparable, et c’est là que le bât blesse car nous en sommes réduits à en contrer les dérives potentielles au cas par cas (et au fur et à mesure que ces dérives apparaissent), sans vision d’ensemble.

              La solution n’est donc certainement pas dans une "régulation" décidée ex abrupto par nos dirigeants politiques actuels ; cela empêcherait peut-être que la situation actuelle ne se reproduise à l’avenir mais cela ne réglerait absolument pas le problème de fond. Il nous faut un véritable "contrat social" économique, avec des règles claires, simples et justes ; bref, il nous faut retrouver l’esprit des Lumières à la base de notre organisation politique et sociale. C’est loin d’être gagné...


              • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 16 octobre 2008 12:30

                Le conflit est permanent entre le capitalisme dérégulé (livré à la seule recherche du profit privé) et la revendication égalitaire de la démocratie (justice sociale). Ce conflit (de classe) est au coeur de la vie politique dans tous les pays démocratiques

                Il est vrai qu’il peut y avoir un bon usage du capitalisme dans le mesure ou l’on oblige poltiquement son dynamisme à servir les intétêts du plus grand nombre et qu’un sytème non capitaliste ou étatique ne peut être démocratique (relisez, c’est ce que je dis) . C’est pourquoi je suis pour un libéralisme socialement régulé qui seul peut être universellement libéral ...

                Nous sommes donc moins en désaccord que vous ne le croyez


              • ZEN ZEN 16 octobre 2008 13:03

                "Il est vrai qu’il peut y avoir un bon usage du capitalisme dans le mesure ou l’on oblige poltiquement son dynamisme à servir les intétêts..."

                Qui est le " ON" ?
                Le FMI ? 
                On peut toujours attendre...


              • wuwei 16 octobre 2008 13:51


                "Il est vrai qu’il peut y avoir un bon usage du capitalisme dans le mesure ou l’on oblige poltiquement son dynamisme à servir les intétêts du plus grand nombre et qu’un sytème non capitaliste ou étatique ne peut être démocratique"

                On peut toujours réver ! Le petit souci c’est qu’il faut que vous me disiez quand et ou il y a eu un bon usage du capitalisme qui a servi les intérêts du plus grand nombre ? Le capitalisme en plus de porter la guerre comme la nuée porte la pluie (Jaurès), est exactement le contraire de ce que vous espérez, la main mise d’un petit nombre sur l’ensemble des richesses . Peu importe le terme derrière lequel il se cache : social-démocratie, libéralisme,... il n’est que l’arme absolue d’un féodalisme qui ne veut pas dire son nom, parce que trop soucieux de se faire une virginité à bon compte en distribuant quelques maigres miettes du festin à des serfs trop soumis pour voir les chaines qui les attachent.

                "et qu’un sytème non capitaliste ou étatique ne peut être démocratique"

                Qu’est ce qui vous permet d’être aussi aventureusement affirmatif ? En dehors du capitalisme et (ou) de l’état pas de salut,. Ce serait semble-t-il, pour vous, l’horizon indépassable pour l’humanité ? Ainsi pour représenter la démocratie (le pouvoir par le peuple) il nous faudrait soit une noblesse d’argent, soit une noblesse d’isoloir ou éventuellement les deux à la fois, car le citoyen bien trop puéril, non éclairé et ne sachant que faire de sa liberté aurait nécessairement besoin de s’en remettre à quelques "savants" en l’art de gouverner et de mener à bien les affaires de la communauté. Si tel devait être le cas, les marchands de chaînes en tous genres n’ont aucun souci à se faire la récession ne les guette pas.


              • JPC45 16 octobre 2008 14:27

                La COB n’existe plus depuis qq années.

                Pour le secteur que je connais bien, l’assurance, l’ACAM a un gros pouvoir et en use donc pour que je vois, ce que vous dites des organismes de contrôle est sans fondement (j’imagine que l’AMF joue son rôle également).

                En revanche, j’aurais tendance à voir du coté de Bale 2


              • ronchonaire 16 octobre 2008 14:43

                @ Sylvain Reboul,

                La question de l’accumulation des richesses est un peu plus complexe que cela ; cette dernière ne peut en effet se faire que grâce à un minimum de coercition, exercée par ceux disposant du pouvoir politique (appelez ça l’Empire, les Pharaons, l’Etat, peu importe, la logique est la même). En ce sens, l’accumulation capitalistique n’a rien de "sauvage" ; elle est au contraire parfaitement organisée par l’appareil administratif.

                C’est à ce niveau, je pense, que nous sommes en désaccord. L’accumulation capitalistique est pour moi indissociable du déséquilibre de pouvoir au profit du politique. Donner encore plus de pouvoir au politique n’éliminerait pas les vices du capitalisme, cela les exacerberait.

                @ Léon,

                J’ai moi aussi ma petite idée sur les raisons pour lesquelles ces institutions ne fonctionnent pas : elles sont inféodées à l’appareil politique et ne peuvent donc pas, par définition, aller à l’encontre de l’intérêt de l’Etat (qui ne se confond pas, loin s’en faut, avec l’intérêt général). Dans le cas des associations de consommateurs, c’est le phénomène inverse qui se produit : ne représentant pas l’Etat, elles n’ont pas la moindre légitimité à ses yeux.

                Le cas le plus flagrant, en France, est à mon sens celui de la Cour des Comptes : cette institution est des plus utiles en théorie ; c’est même, à bien y réfléchir, une des institutions les plus démocratiques qui soit dans le sens où elle permet aux citoyens-contribuables de contrôler l’utilisation des fonds prélevés autoritairement par l’impôt, ce qui devrait être la base de toute relation saine entre un individu et le pouvoir politique. Sauf qu’en pratique, elle est tout juste bonne à pisser dans un violon en essayant de jouer le dernier album de Carla Bruni.

                Je ne pense donc pas que nous ayons besoin d’être "désinfectés" et j’ai personnellement tendance à me méfier de ces solutions qui consisterait à créer un homme nouveau ; la nature humaine est ce qu’elle est, autant faire avec. Simplement, tout comme le capitalisme a tendance à "dériver" de temps en temps, le pouvoir politique dérive lui aussi et nous avons atteint un point où ce dernier est beaucoup trop puissant. Et ça va être très difficile d’inverser la tendance...


              • xa 16 octobre 2008 14:54

                Leon, la cob est l’amf, ce n’est pas tout à fait la même chose. 

                L’AMF, créée en 2003, regroupe les prérogatives de la COB, du CMF et du CDGF. A ce titre, non seulement elle controle la régularité des opérations en bourse (role de la cob), mais donne son autorisation à la mise sur le marché des produits financiers (role du CMF), controle et sanctionne les spécialistes de la gestion financières sur le respect de leurs obligations, leur loyauté vis à vis des clients, etc... (role du CDGF).

                L’AMF dispose de plus de pouvoir que feues ces trois institutions réunies.


              • Internaute Internaute 16 octobre 2008 18:12

                « j’attend encore qu’on me trouve un seul exemple de pays démocratique non capitaliste. »

                On n’en trouvera pas car il n’existe pas d’autres formes d’organiser l’économie que celle qui a conduit au capitalisme. Il existait le communisme et la collectivisation des moyens de production. Celui-là a disparu. Il existait une forme d’auto-gestion en Yougoslavie qui elle aussi a disparue. Il faut aller les chercher dans les régimes autarciques des sociétés limitées à l’agriculture vivrière, la chasse et la cueillette par exemple dans les tribus d’indiens. Donc, pour rester réaliste, tous les systèmes existants sont capitalistes.

                Le problème à mon avis et de bien différencier le capitalisme entreprenant, celui qui crée de l’innovation et de la richesse, du capitalisme financier dont nous voyons aujourd’hui les excès destructeurs.

                Il me semble qu’une société plus juste irait vers un capitalisme de masse en laissant le champ libre au développement de l’épargne et à la constitution de patrimoines familiaux pour financer les affaires. Au lieu de cela on taxe à mort celui qui a 50% de plus que le plus pauvre tout en laissant à quelques privilégiés le soin de remplacer l’épargne par le crédit, le droit de créer de la monnaie et de détourner des sommes immenses des circuits de l’économie réelle vers des bulles spéculatives.


              • xa 17 octobre 2008 09:44

                ce n’est pas vraiment du pinaillage.

                Les pouvoirs de l’AMF sont grandement accrus par rapport aux institutions précédentes. De ce fait, l’AMF a autorisé certains produits financiers de grandes banques francaises reposant sur la titrisation des subprimes.

                La COB n’en aurait pas eu le pouvoir, et le CMF non plus puisque les dérivés n’étaient pas surveillés par le CMF.

                L’AMF a donc une responsabilité bien plus grande que feue la COB.


              • Croa Croa 17 octobre 2008 14:57

                Ronchonaire tu as TOUT faux !
                C’est bien la haute finance qui détiens le pouvoir . Les politiques sont pour partie des fantoches, pour partie des complices. La coercition s’exerce par le crédit.


              • zelectron zelectron 16 octobre 2008 12:26

                C’est la malhonnêté quasi-généralisée qui est en cause : qu’elle soit communiste, socialiste, capitaliste et autres "istes" ne change rien à l’affaire.



                • R.L. 16 octobre 2008 12:33

                  Vous ne faîtes pas la différence entre Capitalisme et Libéralisme, ce qui est très révélateur. Ce dernier est contre les monopoles et oligopoles, y compris lorsqu’ils sont aux mains des capitalistes. Pour les vrais libéraux (que je ne suis pas du tout non plus), la concurrence de Bruxelles et de Wall Street n’est pas libre et est totalement faussée, pour se moquer de leur déclaration. Même A. Smith cherchait l’équilibre capital-salarié, et n’était pas opposé à un État aux attributions non négligeables...
                  En outre, parler du Capitalisme et faire abstraction du rôle de la monnaie et de sa création conduit déjà à l’impasse, tellement les dés sont pipés dès le départ ! Le transfert du pouvoir monétaire (par trahison jamais dénoncée) des États vers les banquiers conduit à la dette perpétuelle aberrante et monstrueuse !

                  Vous écrivez que "Le libéralisme ultra est précisément suicidaire et liberticide telle est la première conclusion que l’on doit tirer de la crise."
                  Alors il existe aussi un communisme ultra ! Peut-être celui de Staline ?
                  Et ne me répondez pas que le Capitalisme a fait moins de mort. En ne partant que des guerres de l’opium (entre 120 et 140 millions de morts) et des famines coloniales (Mike Davis) pour arriver aux guerres actuelles (Socrate : "Toutes les guerres ont pour objet l’argent.") pour l’énergie et la suprématie américaine...

                  Conclusion à tirer ? Nous sommes nombreux à l’avoir déduit de ce qu’on vit, depuis longtemps !
                  Rien ne résume mon état d’esprit que la phrase de Lewis H. Lapham : "Le génie du capitalisme consiste justement dans son manque de moralité. Par définition, le capitaliste ne peut pas se permettre de se fier à autre chose qu’aux résultats financiers".

                  Par veulerie et démission (au mieux), les socialo-bobos-libéraux, squattant la rue Solférino depuis 25 ans, ont trahis depuis leurs électeurs, comme Jospin lorsqu’il sortit cette insannité : « Ce n’est pas par la loi qu’on va réguler l’économie ».
                  Mais alors par quoi ?!


                  A partir de ce constat, de ce postulat, je laisserai la parole à Dávila Nicolás Gómez :
                  "Si l’on aspire seulement à doter d’un nombre croissant de biens un nombre croissant d’êtres, sans se soucier de la qualité des êtres ni de celle des biens, alors le capitalisme est la solution parfaite."
                  A moins de citer John Maynard Keynes, dont la pensée avait permis le compromis, l’équilibre entre capital et salariat, période qu’on appela "Les trente glorieuses", incarné par le programme du CNR et que le chien de Kessler et bien d’autres de ses semblables appelent à la destruction :
                  "Le capitalisme est cette croyance étonnante que les plus mauvais des hommes feront les pires choses pour le plus grand bien de tous".


                  • JPC45 16 octobre 2008 13:49

                    lier colonisation et capitalisme reste a prouver : l’URSS avec ces dépendance, comment appelez vous cela ?

                    La dette est due à une mauvaise gestion, point à la ligne : les collectivité qui ne peuvent emprunter que sous certains conditions sont faiblement endettées alors que ce sont elles qui assurent en France l’essentiel des investissement.

                    De plus la dette ne serait pas une mauvaise chose si cela était pour l’investissment : ce n’est pas le cas.
                    D’autres pays ont pris conscience et on fait ce qu’il fallait pour réduire la dette.


                  • Barth 16 octobre 2008 13:53

                    Cela me rappelle Parisot avec sa très fa(u)meuse "charte éthique du MEDEF".
                    Le prix 2008 du plus bel oxymore !


                  • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 16 octobre 2008 13:57

                    Vous m’avez mal lu : pour moi la capitalisme est un mode de production et d’échange économique centré sur le profit privé maximum et le libéralisme un mode d’organisation de la cité et des rapporte entre l’état et les citoyens qui universalise leurs libertés et leurs droits.

                    Ce qui est indissociable c’est la démocratie et le libéralisme dont le libéralisme économique n’est qu’un aspect et qu’il ne faut pas confondre avec le capitalisme financier monopoliste mercantile (donc anti-libéral).

                    je suis libéral au sens nord-américain, c’est à dire socialement progressiste ou socialiste démocratique, mais pas du tout ce que les français (et ce sont les seuls à faire cette confusion) appellent hyper ou ultra-libéral, réel despotisme de la finance, qu’ils confondent avec son contraire sur la plan économique et politique , le libéralisme politique et social


                  • CANAAN 16 octobre 2008 13:34

                    L’Europe avec SARKO à sa tête...c’est pas mal...


                    • Plum’ 16 octobre 2008 14:09

                      Il est cocasse de voir Sylvain Reboul, chantre du Oui à la constitution européenne et à son dogme de la « concurrence libre et non faussée », nous présenter sa volonté de réguler (donc fausser) la liberté de la concurrence...

                      Ce qui se passe aujourd’hui montre à quel point les Français ont eu raison de refuser de marquer dans le marbre d’une constitution un dogme aussi pervers.


                      • antitall antitall 16 octobre 2008 14:11

                        Le capitalisme sauvage est mort, vive le capitalisme régulé ?.....NON,NI L’UN NI L’AUTRE.....ni capitalisme,ni communisme,la monnaie doit redevenir ce qu’elle était à sa création,un élément d’échange et c’est tout,le prêt d’argent doit se faire à 0%,tout intérêt doit être considéré comme de l’usure donc du vol pur et simple !les banques n’ont que le rôle de "coffre-fort"et de la gestion des avoirs des dépositaires,la valeur reposant exclusivement sur le travail des "dits" dépositaires,en aucun cas les banques ne doivent faire de l’argent avec de l’argent.La spéculation y serait totalement interdite et sévèrement punie....



                        • Triodus Triodus 16 octobre 2008 14:49

                          ..petite question : même si une banque prêtait à 0% et fasse 0% de benef’, elle couvrirait ses frais fonctionnement comment ?

                          Avec des bénévoles, du materiel, de l’énergie est des bâtiments offerts par qui ?


                        • Triodus Triodus 16 octobre 2008 14:50

                          Pardon pour la coquille :

                          .petite question : même si une banque prêtait à 0% et fasse 0% de benef’, elle couvrirait ses frais de fonctionnement comment ?

                          Avec des bénévoles, du materiel, de l’énergie et des bâtiments offerts par qui ?


                        • JPC45 16 octobre 2008 14:55

                          sans compter que dans le taux d’interet il y a aussi la prime de risque et l’usure de la monnaie. Un taux ne se regarde qu’en tenant compte de tout ces éléments. Proner du 0% est un non sens économique.


                        • antitall antitall 16 octobre 2008 16:30

                          jusqu’à présent ,où les banques prennent -ils l’argent ? elle le crée de nulle part,non seulement elle fabriquent l’argent virtuel mais elle le prêtent avec de forts intérêts,c’est ça le non-sens économique !!alors qu’elle ne devrait prêter qu’une partie de la valeur réelle à disposition ! Dans notre cas présent,les banques ont prêté jusqu’à un ratio de 50 et plus.....ce qui veut dire qu’elle joue avec 50 fois plus de fric qu’elle en a....un non-sens évident smiley 


                        • JPC45 16 octobre 2008 16:46

                          vu comme ça, ça devient plus clair...

                          Mais pourquoi, si elle crée de l’argent comme elles veulent, y a t’il uen crise de liquidité ?

                          Des ratios de 50 !!! mais ou avez vous vu cela ?

                          J’ai l’impression que vous reprenez des discours mais que vous ne maitrisez pas le sujet, ou du moins n’avez pas le recul pour affirmer cela.


                        • antitall antitall 16 octobre 2008 18:02

                          http://www.agoravox.tv/article.php3?id_article=20964
                          une vidéo vaut mieux que de longs discours.....à voir absolument !

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