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Accueil du site > Actualités > Politique > Le cas Dati : intrigues et ambitions

Le cas Dati : intrigues et ambitions

Rachida Dati est-elle un animal politique ou une intrigante ? Est-elle redoutablement intelligente ou fonctionne-t-elle à l’instinct ? Est-elle visionnaire ou joue-t-elle un coup l’un après l’autre sans véritable stratégie sinon celle de sa propre survie ? Se sert-elle de la politique pour asseoir d’autres ambitions ou se bonifiera-t-elle pour devenir, à l’image d’autres impétueux et fougueux combattants avant elle, une sage parmi les sages ?

Deux enquêtes journalistiques, Dati l’ambitieuse, documentaire de Taly Jaoui et de Antoine Vitkine tourné alors que la grossesse de la Garde des sceaux arrive à son terme, est diffusé ce soir sur Arte ; Avec Belle-amie, biographie politique, Michaël Darmon et Yves Derai (éditions du
Moment) reviennent sur le parcours de cette femme qui déclenche les passions.

Impossible à cerner ou à définir, Rachida Dati joue constamment sur le tableau ambigu de la séduction : aimez-moi pour ce que je suis, mais prenez garde à ne pas me prendre pour une autre, je ne suis pas celle que vous croyez…

Son défaut majeur, dans un monde politique dominé par les hommes, n’est certes pas d’avancer au culot, d’être opportuniste, ambitieuse, autoritaire ou même incompétente (caractéristiques aussi bien partagées par la gente politique féminine que masculine), mais de travailler en solitaire. De ne pas partager. De ne surtout pas renvoyer l’ascenseur.

Et ça, ça ne pardonne pas. Dans le monde cruel et sans concession de la représentation politique, même les grands prédateurs avancent en meute et ne sauraient se passer d’éclaireurs. Rachida Dati, d’après les portraits qu’en tracent Taly Jaoui et Antoine Vitkine (Dati, l’ambitieuse) et Michael Darmon et Yves Derai (Belle-Amie) pratique la politique de la terre brûlée, brûle toutes ses cartouches. Impossible à saisir. Icône de la diversité et de la rupture selon Sarkozy, fashion victim, executive woman...Mère active elle se plaît à brouiller les pistes sur l’identité du père de sa fille : Eric Besson, l’animateur Arthur, Bernard Laporte, François Sarkozy auront eu droit à leur quart-d’heure "papa Dati".

Jusqu’à présent l’ancien premier ministre espagnol Aznar et, c’est une révélation du livre de Darmon et Derai, le procureur général du Qatar Alin Bin Fetais Al Marri, tiennent la corde bien qu’ils aient démentis chacun être le papa de Zohra...

Bref Rachida, "l’icône médiatique", joue avec son image glamour et virevolte, jamais vraiment là où on l’attend. Elle claque comme un drapeau, mais c’est du vent.

Petit soldat, voire pantin, de la Sarkozye, elle a été nommée à un poste clé pour appliquer à la lettre le programme de son père politique, puisqu’elle dit elle-même que c’est Nicolas Sarkozy qui l’a portée sur les fonts baptismaux.

Le soldat Dati, dès son entrée à la chancellerie a brisé l’échine des magistrats, a épuisé son entourage, se séparant avec fracas de son directeur de cabinet, le brillant Michel Dobkine pourtant nommé là expressément pour la seconder par le « ministre de la justice bis » du gouvernement, Patrick Ouart (le conseiller justice de Nicolas Sarkozy).

De l’avis des professionnels de justice c’est une mauvaise technicienne. Politiquement, elle ne semble avoir épousé les idées de Nicolas Sarkozy que parce que c’est lui. Rachida Dati est un mystère. Elle semble être ambitieuse juste par ambition...

Dati l’ambitieuse diffusé sur Arte et la biographie Belle-amie (éditions du Moment), ne se projettent pas dans l’avenir. Mais afin de le comprendre, cet avenir, leur postulat de base a été, logiquement, de revenir aux sources tout en écornant les jolis discours, la trop belle histoire de cette cosette des banlieues qui à la force du poignet à su se faire une place au soleil.


Bien sûr cette histoire est vraie : le père maçon d’origine marocaine, la mère de famille d’origine algérienne, la fratrie nombreuse, la vie monotone dans une cité périphérique de Chalon sur Saône, le mariage forcé (et annulé) puis les cinq ans passés en tant que juge d’instruction à Péronne, en Picardie (tribunal qu’elle a d’ailleurs rayé de la carte judiciaire depuis, comme si elle voulait effacer toute trace de sa présence).

Son histoire a bien sûr structuré la vie de la Garde des sceaux. Mais en négatif. En repoussoir. « Déjà, explique-t-elle dans le film, j’avais des idées précises sur ce que je voulais pas  ». De fait, renchérissent les auteurs de Belle-amie, « Rien ne lui est arrivé par hasard. Tout a été calculé, organisé, arraché ou dérobé ».

Rachida Dati n’a pas voulu recevoir les journalistes Michaël Darmon et Yves Derai, auteurs de Belle-amie. En revanche, la ministre de la justice a bien voulu s’entretenir, devant leurs caméras, avec Taly Jaoui et Antoine Vitkine, réalisateurs de Dati l’ambitieuse... Sa présence est évidemment le point fort de ce documentaire-panorama, notamment lorsqu’on l’interroge sur Cécilia et qu’elle est visiblement génée pour répondre...

Ce film recoupe sur bien des points le livre de Michaël Darmon et Yves Derai, mais, si l’on y apprend rien sur le père de Zohra (l’interview a lieu alors que Rachida Dati en est quasiment au terme de sa grossesse), il s’attarde davantage sur les débuts et les motivations de la ministre de la justice avec quelques rares - mais essentiels parce qu’ils ont du poids - témoignages à l’appui comme celui d’Albin Chalandon, le premier à l’avoir aidé.

Le film s’appelle Dati l’ambitieuse et le titre du livre, Belle-amie, se réfère quant à lui au roman homonyme de Guy de Maupassant qui « retrace l’ascension sociale de Georges Duroy, homme ambitieux et séducteur (arriviste - opportuniste), employé au bureau des chemins de fer du Nord, parvenu au sommet de la pyramide sociale parisienne grâce à ses maîtresses et au journalisme »(wikipedia).

Il n’est pas hasardeux que les quatre journalistes soient arrivés à la même conclusion : Rachida Dati est une intrigante pour qui servir la France c’est d’abord se sortir de sa condition. "Elle pratique le communautarisme personnel" ironise Michael Darmon, dans le fim diffusé sur Arte. Ce que le film ne dit pas, mais que le livre révèle, c’est qu’elle est prête à détruire tout ceux qui lui barrent le chemin. Son autoritarisme est inversement proportionnel à ses compétences : « Dati vous séduit et vous impose une relation maître-esclave. Si vous refusez, elle devient votre pire ennemi  » explique un protagoniste dans le livre de Derai et Darmon.

Un autoritarisme qui, si on lui laissait la bride sur le coup, pourrait la mener très loin : dans leur livre, Derai et Darmon racontent qu’en 2007, la Garde des Sceaux, apprenant que le Canard enchaîné s’apprête à publier un article faisant état des dépenses somptuaires du ministère de la justice - qui réclame une rallonge budgétaire de 100.000 euros pour ses frais de réception - apostrophe Bernard Squarcini, le chef des renseignements intérieurs français et lui intime l’ordre d’interdire l’article incriminé. Celui-ci répond placidement : « Ce n’est pas mon métier  »…

Elle commence médecine à Dijon, mais très vite, rêvant de conquérir Paris, elle s’inscrit en licence de Droit à Panthéon-Assas. Au vu de ses résultats moyens, il est clair qu’elle a peu ouvert ses précis Dalloz, ce que confirment les auteurs de Belle-amie : « Entomologiste des puissants, elle a observé, découpé les articles sur eux, potassé le Who’s who et repéré leurs lieux de prédilection ».

Intellectuels, ministres, industriels, artistes, elle écrit à tout le monde  : même Alain Souchon recevra des lettres dans lesquelles la petite « cosette » des cités s’épanche. Elle vivra avec Frédéric Ferney, l’animateur du Bateau-Livre une « amitié-amoureuse ». Lorsque l’émission de ce dernier sera menacé de disparaître en mai 2008, il fera appel à elle. En vain.

Rachida Dati fait peur. Peu de témoins s’expriment à découvert dans le film et dans Belle-amie ils sont nombreux à parler sous le sceau de l’anonymat. Ceux qui l’ont aidé à ses débuts - Jacques Attali, Simone Veil, le patron Henri Proglio ou encore celui de l’hebdomadaire Stratégies, Henri Nidjam - ne veulent pas témoigner. Pourquoi un tel silence ? Le film ni le livre ne l’expliquent.

Quant à ceux qu’elle a trahis - Hugues Moutouh, Malika Ben Larbi, Jeannette Boughrab… - « on peut, explique le livre, énumérer ainsi des dizaines de personnalités issues de l’immigration déçues par Rachida Dati »…

Elle est comme ça, Rachida, elle ne renvoie jamais l’ascenseur, n’a aucune reconnaissance, oublie vite ceux qui l’ont soutenue.



En 1987, elle s’incruste dans une soirée et vise juste en décrochant un entretien avec le très controversé Garde des Sceaux de Jacques Chirac (1986-1988) Albin Chalandon qui craque pour ce joli minois. Le film n’insiste pas sur leurs relations, mais Belle-amie, le livre, est on ne peut plus clair : « Lettres, déjeuners, thés l’après-midi…le chef de cabinet Bousquet de Florian gère les rendez-vous discrets d’Albin Chalandon avec Rachida Dati ». Devant les caméras, vingt ans après, Chalandon se contente de remarquer : « Elle a su manœuvrer les gens  ».

Il faut revenir sur le personnage de Bousquet de Florian car c’est à lui qu’on doit ce qui est généralement présenté par l’intéressée elle-même comme son plus grand fait d’arme, son sésame politique, sa rencontre en 2002 avec Nicolas Sarkozy.

Dati l’a déjà croisé alors qu’il est maire de Neuilly. Mais à l’époque, il est vrai qu’il parle avec beaucoup de monde. Il s’ennuie. Balladurien, il est mis à l’écart par Chirac et attend son heure dans sa mairie. Son entrevue avec Rachida Dati dure un quart d’heure et ne s’avère pas inoubliable. Quand il la revoit en 2002, il ne s’en souviendra même pas. Entre temps, elle lui a pourtant écrit quatre fois…

Pourquoi la reçoit-il alors que Claude Guéant, son directeur de cabinet, l’a déjà auditionnée et que visiblement elle ne fait pas l’affaire ? « D’ordinaire, un ministre de son niveau ne consacre pas de temps à un entretien d’embauche d’une postulante au poste de conseillère technique » explique un témoin anonyme à Darmon et Derai.

Sauf que Pierre Bousquet de Florian, ancien chef de cabinet d’Albin Chalandon devenu ensuite directeur de la communication chez Elf (où il a fait embaucher Rachida Dati en 1988), est à ce moment-là directeur de la DST. A cette époque, racontent les auteurs de Belle-amie, Sarkozy ne peut rien refuser à Bousquet de Florian qui est proche de Dominique de Villepin. Celui-ci, qui est alors secrétaire général de l’Elysée, est l’artisan du recours en grâce de Sarkozy auprès de Chirac, ce qui le mènera de l’intérieur à la présidence de la république.

Sarkozy embauche donc Rachida Dati comme conseillère technique à la délinquance et, très ironiquement, la présentera ainsi à ses collaborateurs : « Je n’ai encore jamais rencontré quelqu’un qui ait autant envie de travailler avec moi  ».





La future garde des sceaux devra attendre deux ans avant de se faire remarquer par son mentor. Lors d’une tournée du ministre de l’intérieur dans une banlieue, un jeune l’interpelle. Rachida Dati arrête le gamin et lui lance en ôtant sa casquette d’une tape sur la tête : « on se découvre devant Monsieur le Ministre ». Pour Catherine Nay, interviewée dans le film, « elle vient d’entrer dans le champ de vision du ministre ». Darmon et Derai rapportent cette remarque de Nicolas Sarkozy : « Elle n’a peur de rien. J’aime travailler avec des gens de cette trempe. Avec des personnes comme celles-là, on va au bout du monde  ».

Quand Sarkozy passe aux finances, elle se désespère de n’être pas du voyage, mais finit par convaincre Claude Guéant de lui trouver une place. Ce qu’il fait bien que, selon le futur secrétaire général de l’Elysée, « Rachida Dati est considérée comme une fille aux compétences restreintes qui ne se distingue pas par son abattage ». Ambiance.

Puis vient la campagne pour les présidentielles. Mais avant d’en arriver là, elle a séduit Cécilia qui vient de rencontrer Richard Attias, l’homme qui organise avec Christophe Lambert le meeting du Palais des sports du 12 mai 2005, en pleine campagne pour le référendum sur la constitution européenne.

Ce meeting marque la rupture entre Nicolas et Cécilia Srakozy et sur ce plan, plus habile que dans le droit, Rachida s’ingéniera a jouer sur les deux tableaux, consolant son patron et gardant le contact avec Cécilia. Elle sera l’artisan de leur retrouvaille.

La suite, c’est Cécilia qui l’écrit et qui impose sa « sœur » dans le staf de campagne de l’UMP où elle est porte-parole avec Xavier Bertrand qu’elle déteste : « C’est naf-naf au pays des communicants ».





Une fois élu Nicolas Sarkozy hésite avant de nommer Garde des sceaux « cette brindille d’énergie qui l’a rejoint il y a moins de cinq ans, non élue et dont les compétences ne sont pas avérées  ». Là encore, Cécilia insiste pour qu’elle soit ministre de la justice. Mais c’est finalement l’avis d’Alain Minc qui décidera le président de la république : « Pour faire avaler aux magistrats une réforme de la justice aussi dure, la « beurette de Chalon » sera parfaite. « Ils ne pourront pas l’attaquer sans être soupçonnés de racisme » anticipe cet intellectuel ».

Le racisme, l’arme ultime de Rachida quand elle est à bout d’argument. Elle qui stigmatise sa communauté d’origine n’a pas de mot assez durs contre ceux qui la combattent ou l’attaquent sur ses propres compétences. Pour elle ce ne sont que des racistes…

Sur le plan politique qu’a-t-elle fait sinon désespérer les magistrats  ? Elle a réformé la justice au pas de charge, instrumentalisée par Nicolas Sarkozy et pilotée en sous-main par son conseiller justice, Patrick Ouart. Elle n’a fait qu’aller au front, ce qui n’est pas si mal.

L’épisode des municipales où on la parachute dans le 7ème arrondissement qu’elle ne peut pas perdre, mais où elle ne convainc pas franchement, est son baptème du feu politique, elle qui n’a jamais été élue. Sa tentative de mainmise sur le groupe puis sur la fédération UMP de Paris, son « rêve » enfin de conquérir Paris (mais puisque François Fillon s’y verrait bien également, elle voit ses chances s’évanouir) montre qu’elle n’est pas une habile tacticienne et qu’elle manque surtout singulièrement de réseaux.

Peu avant cela, début 2008, l’arrivée de Carla Bruni qui la déteste ("J’aime bien Rachida, dit cruellement à son propos l’épouse du président, elle me fait rire"), achèvera de l’écarter du premier cercle. Soulignons qu’elle a beaucoup apprécié Belle-amie, le livre de Derai et Darmon... Mais il lui en faut plus pour atteindre Rachida...

Aujourd’hui la voici deuxième sur la liste des européennes, derrière Michel Barnier. Pour certains commentateurs politiques, c’est un désaveu. Pour d’autres, c’est au contraire une renaissance. Sarkozy lui proposerait ainsi de se mettre au vert quelque temps, de se refaire une virginité et, auréolée de son mandat électif de revenir au moment voulu (en 2012) pour batailler à ses côtés.

Ni le film, ni le livre, là encore, ne fournissent de réponse. Et bien malin qui la connaît. Elle peut tout aussi bien tout planter pour se retrouver dans un groupe privé (elle a déjà reçu des propositions) ou vivre avec sa fille et son mari loin du tumulte médiatique ( ce qui ne semble pas cadrer avec le personnage)...

Une chose est sûre, Rachida Dati est un cas unique : "Rachida Dati est la première personnalité issue d’une famille d’immigrés maghrébins à occuper des fonctions régaliennes dans un gouvernement français".

Peut-être après tout l’histoire ne retiendra que ça ?


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. Lettre à mon ministre
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Rachida Dati : en danger de rupture


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93 réactions à cet article    


  • manusan 3 mars 2009 08:30

    Je suis actuellement en Malaisie, pays musulman, c’est la seule ministre de connue, je laisse devinez pourquoi. Bref Rachida c’est la meilleur ambassadrice française chez les musulmans. Sarko a oublier de mettre une tonkinoise dans l’affaire.


    • spartacus1 spartacus1 3 mars 2009 09:51

      Sarko a oublier de mettre une tonkinoise dans l’affaire.

      Tiens, un colonialiste !

      Personellement, je ne connais pas de tonkinois, des vietnamiens, par contre, j’en connais beaucoup.


    • dalat-1945 3 mars 2009 10:21

      Ah, la reflexion de Spartacus est géniale !!


    • spartacus1 spartacus1 3 mars 2009 10:56

      Vous regrettez le bon temps où vous cassiez du viet dans les rizières ?


    • dalat-1945 3 mars 2009 11:37


      @Spartacus,

      Non quand je dis cela, c’est parce que lorsque je vais rencontrer certains de mes vieux amis anciens officiers vietminhs, ils vont rigoler si je leur raconte votre histoire et dire que vous êtes probablement un sale con. Vous ne devez pas bien connaître le pays.Car des tonkinois il y en en a encore à peu près 30 000 000. Ce sont eux qui ont gagné la guerre en avril 1975, vous ne saviez pas ?
      Et puis dans le Nord, on est encore très fier d’être tonkinois !


    • spartacus1 spartacus1 3 mars 2009 12:33

      @Dalat qui dit "très fiers d’être tonkinois"

      Ce n’est pas ce qui disent les membres de ma famille, tous résidant à Hanoï ou Haiphong, c’est à dire de purs vietnamiens du nord du pays.

      Pour eux, et pour tous les vietanamiens avec lequel je parle au Vietnam (non seulement je passe plusieurs mois par année au Vietnam, mais je parle couramment vietnamien), les termes tonkinois, annamites, cochinchinois ils détestent, c’est une pure référence au colonialisme français et à ce qu’il avait de pire. Et pourtant la plus grande partie de ma famille est de culture française, mais il ne confondent pas ce qui fait la grandeur de la France, sa culture et ce qui a fait sa bassesse, le colonialisme.

      Voyez-vous, vos prétendues amitiés avec des officiers vietminh, compte tenu de la teneur de vos diverses interventions dans ce forum, je n’y crois tout simplement pas. Bien au contraire, vous deviez être dans l’autre camp, celui des colonialistes.


    • dalat-1945 3 mars 2009 13:35

      @ Spartacus,

      Alors si vous voulez, je peux vous inviter à boire une bière avec le lieutenant Colonel Vietminh, DANG Van Viet 88 ans. C’est le Colonel qui a anéanti les colonnes francaises sur la RC 4 (Caobang ,Langson). Il habite Hanoi. C’est un homme extraordinaire, lucide et en bonne santé. Il fait du tennis 3 fois par semaine et de la natationb aussi. Je vous conseille la lecture de son livre "SOUVENIRS D’UN COLONEL VIETMINH" aux éditions INDO EDITIONS 61 rue de Maubeuge 75009 - Paris. Lisez au moins le chapitre XXIX : Héritage de la Culture française au Vietnam. Cela devrait vous intéresser.

      Je peux vous inviter aussi à boire un verre avec TON Nhat Hoang, 88 ans auss, Lieutenant Colonel d’Artillerie vietminh qui était à Dien Bien Phu. Il habite à Saïgon.

      Ils sont tous les 2 copains de Giap bien sûr. L’un a même été le beau frère de l’autre.Et si vous rencontriez Nguyen Thi Xuan Phuong, l’épouse de TON, vous seriez édifié et probablement conquis par le personnage ! Mais peut être connaissez-vous ?Elle a écrit un livre très interessant sur sa vie "AO DAI". Elle est en train d’en écrire d’autres.

      Vous passez plusieurs mois par an au Vietnam, moi aussi. J’y rencontre beaucoup de gens : communistes, anciens communistes, non communistes et même très anti-communistes. Ils arrivent à s’entendre. Ce n’est d’ailleurs pas toujours facile à comprendre. Je pense que le peuple vietnamien a de telles qualités : courage, intelligence, pragmatisme principalement.

      Votre réaction m’étonne. Je dirais lmême plus elle me sidère.
      Je ne suis pas d’origine vietnamienne mais un de mes enfants ayant épousé une vietnamienne, je peux vous ditre que je connais bien le sujet. De plus, je suis né là bas et plusieurs membres de ma famille y sont enterrés.

      Il serait peut être interessant de vous rencontrer, du moins pour essayer de comprendre, car je ne vous comprends pas. Dites en plus sur vous-même. Ou habitez-vous que faites vous ?


    • abdelkader17 3 mars 2009 14:50

      Au moins les colonialistes Franco américano impérialistes, se souviendront logtemps de la débacle légendaire face aux combattants du viet minh, une bonne lecon pour l’histoire.


    • morice morice 3 mars 2009 09:43

       le problème, voyez-vous, c’est qu’on avait déjà dit tout ça sur Agoravox. Tout. Repris ailleurs, et bien ingurgité dans le film y semble..
      http://cozop.com/agoravox/itineraire_un_meteore_1re_partie
      http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=32392

      et rajouté une couche... avec la même illustration..
      http://cozop.com/morice_agoravox/rachidagrobis_fin_de_la_fable

      La jeune belette de la Fontaine, qui s’était emparée un matin du palais d’un lapin en marchant allègrement sur les lois existantes, s’est un peu trop approchée du Grippeminaud. Souhaitant devenir elle-même Rachidagrobis, elle se sera fait dévorer en chemin, trop attirée par les ors du palais, d’ici ou d’ailleurs et par leurs carrosses. Fin en vue ou annoncée, donc, pour la belle fable octroyée aux Français par un président qui se comporte depuis son accession au pouvoir en monarque absolu. La Fontaine, qui s’y connaissait en courtisans et courtisanes, avait pourtant prévenu : ce n’est pas en répétant seulement ce que dit le roi qu’on s’impose :

      Ne soyez à la cour, si vous voulez y plaire,
      Ni fade adulateur, ni parleur trop sincère,
      Et tâchez quelquefois de répondre en Normand.


      • geko 3 mars 2009 10:03

        Ce que l’histoire retiendra ? Vous croyez que ça interesse les français actuellement ?

        Courtisane, arriviste et incompétente : A mettre en relief avec le "travailler plus pour gagner plus". Est-ce l’image que l’on souhaite donner d’une intégration réussie ? Je pense plutôt que Rachida Dati dessert les minorités !

        Sacré Nolleau, il est doué pour la victimisation !

        Bref tout ce foin pour confirmer ce que tout le monde sait  ! A mais oui il y a les européennes bientôt !


        • morice morice 3 mars 2009 10:40

           mais bien sûr que non, car c’est qu’on on oublie les leçons de l’histoire que les conneries recommencent. Il ne faudra plus JAMAIS de Dati. Mais vous savez, avec un tel président, il va y en avoir d’autres, de conneries. On vient de nommer Gilbert Montagné à la direction de l’UMP. Au moins on sait pourquoi, quelqu’un qui a si bien chanté une méthode de gouvernement :

          Ce que tu me demandes c’est juste d’être ton clown,
          Quelqu’un que tu peux commander et montrer autour de toi
          Pourquoi fais-tu de notre amour un spectacle de marionnettes pour enfant.
          Ne puis-je simplement t’aimer de la façon que je connais...


        • appoline appoline 3 mars 2009 12:31

          Rachida Dati n’est pas si loin de la pauvreté crasse qu’elle veut à toutes fins oublier. Même si son incompétence n’est plus à démontrer, il est évident que la gazelle a de la suite dans les idées et prête à tout pour se hisser sur l’échelle sociale. C’est vrai qu’elle a du culot, mais sachant que personne ne lui fera de cadeau, elle y va franco. Tout cela doit bien créer quelques jalousies ; celui qui est à blâmer, c’est l’incompétent qui n’a, justement, pas su détecter l’incompétence de l’arriviste. Quant aux détournements de l’argent de l’état, car c’est bien de cela dont il s’agit, dépenser pour assouvir quelques petits plaisirs perso l’argent du contribuable, je n’appelle pas cela différemment ; j’espère bien que l’état lui demandera des comptes et surtout le remboursement.


        • Fergus fergus 3 mars 2009 10:19

          1) Je sais au moins ce que je ne regarderai pas ce soir à la télévision.

          2) Pour répondre à la question du début, Dati est bien évidemment une intrigante et une arriviste forcenée dont la carrière s’est faite à coups de harcèlements de personnages connus (y compris Simone Veil).

          3) Je la trouve personnellement particulièrement ridicule dans son accoutrement bleu, mais cet avis n’engage que moi !


          • morice morice 3 mars 2009 10:55

             vous, vous n’aimez pas les rideaux bleus.


          • non666 non666 3 mars 2009 10:22

            Actuellement, Dati n’a que deux roles :

            1) Servir de victime expiatoire aux europeennes qui s’annoncent catastrophique pour l’UMP a un sarko qui joue les profils bas

            2) Servir de quota ethnique pour que les banlieues aient leur representant, une sorte de tele realité par projection.

            Ce qui est drole est de comprendre qui sont les journalistes qui l’attaquent.


            • geko 3 mars 2009 11:05

              "Ce qui est drole est de comprendre qui sont les journalistes qui l’attaquent."

              Vous pouvez développer SVP !


            • appoline appoline 3 mars 2009 12:33

              @ Non,

              J’aimerais bien que le quota ethnique fasse un peu moins de conneries. L’argent du contribuable file, le peuple devient grognon, trop c’est trop.


            • boris boris 3 mars 2009 11:04

              Bien gentil ce que tu nous dit là Momo, mais tu n’es pas dans son plumard pour voir avec qui elle couche, je me garderais bien de dire que c’est une mére la vertue.

              D’autre part je ne fais courir aucune rumeur, je me pose la question de savoir si elle à couchée avec Sarko ?

              D’aprés toi Momo ?


              • morice morice 3 mars 2009 11:09

                 j’ai déjà répondu. C’est non. Mais je n’étais pas au fond du bateau....


              • sub_persifl sub_persifl 3 mars 2009 12:35

                faut pas être si sûr Morice, la vie réserve tant de surprises.
                votre lien est marrant. on voit l’autre pitre nager avec ses Rayban.... La classe


              • morice morice 3 mars 2009 11:07

                 ce que j’aime bien dans ce ministère, c’est leur côté RASSURANT... prenons Fillon, par exemple : son enthousiasme est vraiment communicatif... ah, on voit comment aborder sereinement l’année là..


                • boris boris 3 mars 2009 11:08

                  Pourquoi "coucher" serait un défaut Momo ?
                  Faire l’amour est un acte naturel , non ?


                  • morice morice 3 mars 2009 11:20

                     vous ne comprenez visiblement pas le sens du mot responsabilités.


                  • boris boris 3 mars 2009 11:47

                    Ils m’ont fait péter deux posts aussi,
                    je disais simplement que Rachida était une trés jolie femme et quoi de plus naturel que la désirée, il faudrait pas jouer les péres la vertu et se voiler la face, c’est de notoriété que les hommes et femmes politiques ont une trés forte libido, et l’histoire nous à enseignée que bien des intrigues se nouent au lit.


                  • sub_persifl sub_persifl 3 mars 2009 12:30

                    elle a les dents longues ...
                    pas toujours agréable ....


                  • Gabriel Gabriel 3 mars 2009 11:12

                    Rachida da da da youla boum et tralala la la, Rachida da da da youla boum et tralala la la.............
                    On s’en fout, elle n’a pensé qu’à elle et elle seule, si culbuto lui avait dit de faire la danse du ventre elle l’aurait fait ! D’ailleurs elle l’a fait.... Personnage détestable et détesté.


                    • djib 3 mars 2009 11:12

                      et sa fille morice ?
                      Immaculée conception ?


                      • morice morice 3 mars 2009 11:21

                         ça se tient comme théorie. Inséminateur angélique ?


                      • morice morice 3 mars 2009 11:23

                         voilà la RESPONSABILITE qu’elle devra assumer...


                        • Yannick J. Yannick J. 3 mars 2009 11:28

                          hannn lalalalaaaaaaaaaa ce dentier de denise fabre quand même !!!!!!!!


                          • boris boris 3 mars 2009 11:32

                            Oui mais les lévres doivent être douces


                          • sub_persifl sub_persifl 3 mars 2009 12:41

                            elle a les dents longues ...
                            pas toujours agréable


                          • Yannick J. Yannick J. 3 mars 2009 13:04

                            suffit juste qu’elle dise honolulu au lieu de carcassone............


                          • boris boris 3 mars 2009 11:31

                            La photo de l’article vient de changer, on ne voit plus sa jolie gambette gainée de bas noirs, hmmm dommage !


                            • morice morice 3 mars 2009 11:33

                               j’ai simplement dit que j’avais utilisé la même là.... pour les procès d’intention, voir le Furtif.


                            • morice morice 3 mars 2009 12:43

                               mais c’est qu’il est amusant en diable ce Boris... à part qu’il se ballade un peu trop... et oublie parfois d’enclencher le mode furtif...

                              .. par boris (IP:xxx.x09.122.243) le 13 février 2009 à 18H13
                              par boris (IP:xxx.x11.208.53) le 18 février 2009 à 12H45
                              par boris (IP:xxx.x11.84.84) le 27 février 2009 à 19H2
                              par boris (IP:xxx.x11.208.53) le 18 février 2009 à 19H20.
                              par boris (IP:xxx.x6.47.192) le 28 janvier 2009 à 07H02. 
                              par Marsupilami (IP:xxx.x6.47.192) le 15 janvier 2009 à 14H07
                               

                            • morice morice 3 mars 2009 11:32

                               et voilà en revanche ce qui a été fait d’efficace. Notez la très surprenante phrase à propos du Canard Enchaîné, SALUE PAR UN PROCUREUR adjoint !!

                              Le procureur n’a pas mâché ses mots contre les onze prévenus . Sa collègue Béatrice Bossard – le parquet est indivisible, ça ne l’empêche pas d’être deux à l’audience – a salué « une presse libre et audacieuse, des citoyens vigilants et une autorité judiciaire imparfaite, mais persistante » qui a permis de caractériser « une fraude, réfléchie, collective, organisée autour d’un réseau, un réseau amical autour de Jean Tiberi ».

                              ça sent la grosse claque au Sarko, la presse libre et audacieuse, non ???

                              ça n’aura pris que 15 ans, remarquez :

                              En « professionnel subtil », Jean Tiberi a nié, depuis quinze ans, toute implication, mais c’est bien lui pour le parquet « l’instigateur » de la fraude, qui a fait preuve de la plus parfaite mauvaise foi et accumulé « une succession inconcevable de mensonges, avec un cynisme tranquille »« Notre conviction est faite », a conclu sobrement le procureur. Et la marque de la gifle est presque visible sur la joue du maire.


                              • loco 3 mars 2009 11:37

                                 Le pouvoir en place ne construit pas, il détruit, dans le seul but de laisser un champ de ruines (en matière sociale et politique) seul, à ses yeux, capable de laisser la voie libre à une reconstruction . Le mythe de la terre brûlée-bombardée laissée par la deuxième guerre mondiale et qui a "permis" les trente glorieuses. Plus de protection sociale (plus d’état,plus de gratuité aucune, pas même de santé, donc plus de charges ) plus de référence salariale (emploi retrouvé - ?- par la tiers mondisation des "ressources humaines"), bref, nettoyage au karcher des "lourdeurs" qui empêcheraient la France de caracoler.
                                 Un tel but nécessite de la constance, assurée par un pouvoir secret protégé de l’opinion (les conseillers du président qui sont les ministres réels) dissimulé derrière un personnel choisi pour ses qualités médiataques, images sexuelles ou tribuns populistes grossiers, destinés à être destitués dès que leur aura populaire ternit, puisqu’ils ne sont que gens de paille. 
                                 Le scandale, l’imposture sont là, dans la machine mise au point pour vider la démocratie de son sens, dans cette nouvelle forme de gouvernement appelée sur Agora fort justement démocrature (merci à l’auteur ) et non dans la prestation d’un quelconque de ses papillons de nuits, celles des paillettes et du bling-bling, mais surtout celle des couteaux et d’un certain brouillard...  


                                • plancherDesVaches 3 mars 2009 11:38

                                  Tant qu’il y aura convergence entre politiques et peoples (ouais, en français, moi je mets un s), cela montrera à quel point la crédibilité des politiques est bien légère.
                                  Quoique... : on suit les US, comme d’hab. : ils ont bien réussi à mettre un acteur président...

                                  Pas une raison pour mettre un militaire, non plus. Mais un juste milieu s’impose.

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