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Accueil du site > Actualités > Politique > Le clivage droite/gauche : fin d’un mythe ou réalité bien ancrée (...)

Le clivage droite/gauche : fin d’un mythe ou réalité bien ancrée ?

Nombreux sont ceux, à droite comme à gauche, à clamer depuis les dernières élections présidentielles et législatives que les clivages n’existent plus et qu’il faut "faire de la politique autrement".

Sur quels résultats s’appuient-ils pour affirmer de telles choses ? Nombreux, également, sont ceux qui prétendent que les Français sont de plus en plus séduits par le retour des valeurs traditionnelles comme le travail, la réussite individuelle au détriment des valeurs socialistes.

De la part de membres de la majorité présidentielle, c’est devenu un leitmotiv autant qu’un phénomène d’autosuggestion, mais, après tout, ils sont dans leur rôle. A gauche, c’est plus grave car il semblerait que les arguments distillés par certains pseudo-experts de plus ou moins mauvais augure aient fini par en convaincre un certain nombre. Depuis, c’est la grande course aux alliances improbables ou trop hétérogènes. Le tout, faisant le bonheur des communicants de l’UMP qui n’ont même plus à se casser la tête pour faire passer leur message subliminal.

A débattre sans enquêtes ni chiffres, on finit par parler pour ne rien dire. Il est probable qu’un certain nombre de personnes ont intérêt à accréditer la fin des clivages et la social-démocratie-chrétienne pour tous. Plutôt que d’entretenir le débat sans aucune base, nous vous proposons de prendre connaissance d’un très récent sondage.

Il s’agit d’un sondage réalisé par Opinionway en juillet 2008 sur l’avenir de la gauche et commandé par le "Club Gauche Avenir". Comme tout sondage, il peut être remis en cause par certains pour des raisons de partialité ou tout simplement parce des opposants le renieront par simple principe. Il a toutefois l’avantage de relancer le débat de la "déstructuration" de la gauche actuelle et de son présumé "archaïsme". Contrairement aux interviews et déclarations d’experts ou d’élus, il donne la parole aux citoyens qui votent.

A vous de vous faire un avis.

Résumé et analyse du sondage (source : Gauche Avenir) :

Le clivage droite/gauche existe pour 71 % des Français.

- 3/4 des Français privilégient l’unité de la gauche plutôt que l’alliance au centre.

- 2/3 des sondés souhaitent que la gauche rénove son projet plutôt que de désigner son leader.

- Une large majorité de Français plébiscitent la création d’un parti rassemblant toutes les formations actuelles de gauche.

Analyse du sondage d’« Opinionway » sur l’avenir de la gauche :

I) Ce sondage (réalisé les 2 et 3 juillet 2008) fait apparaître clairement :

1- la permanence du clivage droite-gauche, qui existe bien pour
71 % des Français (77 % des socialistes).

Ce clivage se manifeste aussi à travers la perception très différente qu’ont les Français des principales valeurs défendues par chaque camp :

- le travail, le progrès, la famille pour la droite ;

- la justice sociale, la solidarité, les droits de l’homme et la laïcité pour la gauche ; il est à noter les faibles « scores » des valeurs du travail et du progrès.

2- la nécessité aux yeux de l’électorat de gauche de privilégier l’unité de la gauche plutôt que l’alliance au centre pour l’emporter en 2012 :

- 3/4 des sondés contre 1/4.

3- le souhait que, dans les mois qui viennent, la gauche rénove son projet, plutôt que de chercher à désigner un leader :

- 2/3 des sondés de gauche le demandent, contre 1/3.

4- l’utilité de la création d’un parti rassemblant toutes les formations actuelles de gauche, qui est plébiscitée à gauche, puisqu’elle est jugée :

- utile pour permettre à la France de conserver son niveau de protection sociale : 86 % chez les socialistes, 73 % chez la gauche non socialiste ;

- utile pour permettre à la France de faire face aux enjeux économiques de la mondialisation : 80 % chez les socialistes, 62 % chez la gauche non socialiste.

II) Cette enquête tord le cou à quelques « idées reçues », telles que :

- il n’y a plus, aux yeux des Français, de différences entre la droite et la gauche ;

- l’alliance entre la gauche et le centre est souhaitée par l’électorat de gauche, afin d’assurer la victoire en 2012 ;

- la priorité pour la gauche est de désigner un leader, avant de rénover son projet ;

- un grand parti de la gauche ne serait pas en mesure de mener une action sociale et économique efficace.

La totalité du sondage est disponible sur le site Gauche Avenir et peut être téléchargée (PDF).

A vos commentaires !

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Vue de Belgique


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23 réactions à cet article    


  • Francis Francis 10 septembre 2008 12:54

    Plus que l’incertidude d’un sondage, il suffit de se baser sur la réalité pour obtenir la réponse à votre question.


    • Jean Claude BENARD Jean Claude BENARD 10 septembre 2008 12:57

      @ Francis

      Une analyse de votre part aurait été plus édiffiante que votre lien. Pouvez-vous apporter un commentaire d’explication ?


    • Francis Francis 10 septembre 2008 14:18

      Je préfère laisser les gens seuls juges de ces votes, c’est pour ça que je me garde bien d’exprimer un jugement de valeur (et je n’en pense pas moins, évidemment).

      La page liée présente les résultats des votes du Congrès et du Parlement concernant respectivement la modification de la Constitution prélable à la ratification du traité de Lisbonne, ainsi que les résultats des votes sur ce traité.

      In fine, on se rend compte que sur des choix de société fondamentaux ("la conccurence libre et non faussée doit elle s’appliquer en France ? ...), le PS souscrit à la même politique que l’UMP, d’où UMP=PS, CQFD.


    • karg se 11 septembre 2008 10:24

      La droite n’est pas libre échangiste, elle est conservatrice, mercantiliste et corporatiste. Je ne vois donc pas en quoi la gauche française serait "droitisé" par son soutient au libre échange. Le néolibéralisme tatcherien n’est qu’une croyance au service de quelque intérêt privés, la droite l’a adopté seulement pour électorat riche, elle focalise ensuite les élections sur dessujets non économiques (immigrations, délinquances, moralité) pour gagner les élections.

      Krugman a très bien expliqué ça :

      http://www.lesechos.fr/info/analyses/4767590-le-grand-virage-de-l-amerique-.htm

      Le phénomène américain est identique au phénomène français : on utilise les peurs de la classe moyenne pour la détruire.

      La différence fondamentale entre la gauche et la droite ne se limite pas à l’opposition socialisme/libéralisme, le vrai libéraux serait neutre, voir de gauche. Adam Smith critiqué les hauts taux de profits et les bas salaires, de même que la liberté totale des marchés financiers.


    • JL JL 11 septembre 2008 10:36

      Assez d’accord avec cet article et beaucoup avec les avis précédents. De fait, la droite et la gauche, avant l’élection de N. Sarkozy étaient d’accord sur presque tout. Miais depuis, ce n’est pas n’ilmporte quelle droite qui est au pouvoir, c’est la droite dure, celle qui pour s’enrichir n’hésite pas à composer avec l’ennemi : c’est ce que l’on a appelé le néo-pétainisme.


    • karg se 11 septembre 2008 12:42

      C’est pas faux, entre la gauche mole et la droite gauliste, les différences étaient plutôt faible, avec Sarkozy on a une vrai rupture : on a enfin la droite dure anglo-saxonne, celle qui a met à genous les USA et qui a détruit l’industrie anglaise.


    • Internaute Internaute 10 septembre 2008 13:16

      Le sujet du sondage fausse son résultat. Si vous aviez demandé aux français s’ils préféraient les chiens noirs ou les chiens blancs vous arriveriez à prouver que les français se divisent entre ceux qui aiment les chiens noirs et ceux qui aiment les chiens blancs. En vérité, la plupart s’en fichent et ne mettent pas ces histoires parmis leurs priorité du moment.

      Le clivage gauche/droite n’existe plus depuis la cohabitation entre Mitterand et Chirac. Le PS et l’UMP n’ont fait que s’étreindre dans des poses pornographiques pour nous offrir le triste spectacle d’aujourd’hui. Sarkozy, élu grâce aux voix du FN, nomme un des éléphants du PS comme ministre des affaires étrangères, un autre à la tête du FMI et de nombreux autres comme conseillers personnels. En échange, quand il a besoin d’un coup de pousse pour encu... les français, Jack Lang prête sa langue de vipère pour voter les changements constitutionnels.

      Le seul clivage qui existe aujourd’hui se situe entre les mondialistes et les nationalistes. La preuve en est le résultat du référendum sur le TCE qui a vu la victoire du camp nationaliste en ramassant des suffrages de l’extrême gauche à la droite.

      Ce nouveau paysage politique ne convient pas du tout à l’établissement et aux médias qui ne veulent pas en entendre parler, essayent de faire passer le terme "nationaliste" comme synonyme de "nazis" afin d’en détourner les gens et évitent toute publicité sur ce phénomène.


      • Francis Francis 10 septembre 2008 14:27


        Le seul clivage qui existe aujourd’hui se situe entre les mondialistes et les nationalistes. La preuve en est le résultat du référendum sur le TCE qui a vu la victoire du camp nationaliste en ramassant des suffrages de l’extrême gauche à la droite.


        Désolé, mais ça me semble bien limité comme point de vue. Je n’ai pas l’impression que ceux qui ont voté Non en 2005 étaient des nationalistes. Par ailleurs dans la procédure que nous avions lancé contre la France devant la CEDH, je peux vous dire que les plaignants venaient de l’ensemble de l’échiquier politique, y compris les abstentionnistes "professionnels".

        Autre façon de dire que de plus en plus de monde est conscient de l’absence de différence entre l’UMP et le PS. Il ne s’agit que du même produit, avec une étiquette qui change. Mais ceux qui ont la clairvoyance de faire ce constat sont confrontés à une autre question : pour qui voter ? Personnellement, j’ai résolu la question en refusant de participer aux élections, ce qui revient pour moi à cautionner un système qui ne permet pas de choix effectif dans les politiques menées.


      • Jean Claude BENARD Jean Claude BENARD 10 septembre 2008 14:55

        @ francis et internaute

        Avez-vous lu les résulats du sondage ? Il semble que vos remarques ressemblent à la tribune de F Cavanna : "je l’ai pas lu, je l’ai pas vu mais j’en ai entendu parler"


      • Jordi Grau J. GRAU 10 septembre 2008 14:53

        Il me semble nécessaire de préciser ce qu’il faut entendre par "droite" et "gauche", faute de quoi on risque fort de se perdre dans des malentendus sans fin. Ces mots peuvent désigner deux choses bien différentes :

        - des partis politiques ou des groupements de partis (par exemple la "gauche plurielle" sous Jospin)

        - des familles politiques qui s’identifient moins par l’appartenance à tel ou tel parti que par une communauté d’idées et d’intérêts.

        Au premier sens du terme, il est certain que la différence entre droite et gauche s’est largement estompée, et pas seulement en France. Disons, pour simplifier, que l’ensemble de l’échiquier politique est devenu plus à droite (au moins sur la question sociale, c’est-à-dire sur la question de la distribution des richesses, car c’est plus compliqué pour certaines questions "sociétales"). Les principales formations de gauche étaient jusque dans les années 70 sociales-démocrates : elles ne voulaient plus faire la révolution (malgré quelques taupes troskystes au PS, peut-être), mais mettre en oeuvre une redistribution des richesses et une diminution des inégalités. Cela les opposait fortement aux formations de droite (gaullistes, démocrates-chrétiennes, conservatrices...). Cependant, même la droite était attachée à un certain compromis entre socialisme et capitalisme. C’était le règne du fordisme, du keynésianisme et de l’économie mixte. Puis, avec les chocs pétroliers, la montée du chômage de masse, l’inflation, l’arrivée au pouvoir de Thatcher et Reagan, les choses ont profondément changé. Un grand nombre de politiciens se sont convertis aux idées de Milton Friedman et Friedrich Hayek. Au risque de laisser les inégalités croître de plus en plus, ils ont privatisé de grands pans de l’économie, déréglementé les flux financiers et préféré combattre l’inflation plutôt que le chômage. Cette conversion s’est faite aussi bien à "gauche" qu’à "droite" : chez les néo-travaillistes anglais les socio-démocrates allemands, chez la majorité des socialistes français (cf. Srauss-Kahn et Fabius première manière, mais aussi Jospin, Royal, Delanoë, etc.). Bref, tout le monde est devenu plus à droite, seulement le virage a été beaucoup plus spectaculaire chez la gauche : on peut se douter que les formations de droite, dans leur ensemble, n’ont pas eu un gros effort à faire pour abandonner le vieux pacte keynésien entre capitalisme et socialisme.

        Si maintenant on laisse de côté les partis politiques, on s’aperçoit que les mots "gauche" et "droite" ont encore un sens bien précis. C’est d’ailleurs ce que semble montrer le sondage résumé par J-C Bernard. Il n’y a pas seulement une différence entre nationaliste et mondialiste (comme l’écrivait Internaute). Il me semble qu’il y a un clivage encore plus profond que celui-là : c’est le clivage entre ceux qui veulent l’égalité entre les hommes et ceux qui acceptent les rapports de domination (même si, parfois, ils en sont victimes). Quand je parle d’"égalité", je ne veux pas dire une égalité parfaite, et encore moins une identité. Je veux seulement parler d’une absence de domination. Etre à gauche, cela signifie être pour l’égaité des droits, bien sûr, mais pas seulement (puisque même la droite, aujourd’hui, a fini par accepté cette égalité-là). Etre à gauche, cela signifie vouloir une société où personne n’a un pouvoir suffisamment grand pour opprimer d’autres hommes. Ce pouvoir peut être celui de l’argent, bien sûr, mais aussi celui de la culture, de l’appartenance au genre masculin, etc.

        Pour terminer, j’ajouterai qu’une même personne peut très bien être à gauche sur certains points (être contre les dictatures, pour le droit des femmes, des homosexuels, etc.) et à droite sur d’autres points (pour les inégalités de forturne). Cela est valable aussi pour ceux qui prônent le partage des richesses : ils peuvent très bien être réactionnaires dans d’autres domaines (la condition féminine, par exemple).


        • Hélyo 10 septembre 2008 15:46

          Tout ceci bien entendu en reprenant le seul discours répandu dans la majorité des médias : le PS c’est la gauche.
          Non, la différence entre droite et gauche ne s’est pas estompée... mais il est évident que c’est l’intérêt de la droite et du PS en tant que machine à prendre le pouvoir de gommer le côté politique. C’est la meilleure façon de trouver des alliances sans décoiffer.
          Donner la possibilté à la vraie gauche de s’exprimer autant et aussi souvent que la droite ou même le PS dans tous les médias donnerait une autre image des réalités.


          • Jordi Grau J. GRAU 10 septembre 2008 16:14

            Il me semble qu’on s’expose à des malentendus sans fin si on ne s’entend pas sur les sens des mots "gauche" et "droite".

            Il y a, selon moi, deux sens principaux. "Gauche" ou "droite" peuvent désigner :


            - des organisations politiques ou des regroupements de partis (exemple : la défunte "gauche plurielle")

            - des familles politiques, dont l’identité se définit moins par l’appartenance à un parti que par une communauté d’idées et d’intérêts.

            Au premier sens du terme, il est difficilement contestable que la différence entre droite et gauche s’est largement estompée, et pas seulement en France. Les principaux partis de gauche (PS, sociale-démocratie, travaillisme...) ont généralement rallié la doxa néo-libérale. Tous les partis sont devenus plus à droite (au moins sur le plan social, sur la question des inégalités économiques et culturelles), mais les partis de gauche bien davantage que les autres. Avec les chocs pétroliers, la montée du chômage, Thatcher, Reagan et le triomphe des idées de Friedman et Hayek, le compromis keynésien entre capitalisme et socialisme est mort. Cette évolution est bien visible chez nous. C’est sous Mitterrand, par exemple, que la France est entrée dans la mondialisation financière. Fabius première manière, DSK, mais aussi Royal, Jospin, Delanoë, et bien d’autres, ne sont pas très éloignés sur le fond des têtes pensantes de l’UMP. Les grands partis de gauche se sont parfaitement acclimatés à la mondialisation libérale (mieux : ils ont contribué à la mettre en place) et aux inégalités qui en découlent.

            Si maintenant nous quittons le magnifique monde des partis, nous nous apercevons que les mots "droite" et "gauche" ont encore des significations bien distinctes pour beaucoup de gens (comme le montre le sondage dont parle l’auteur de l’article). Pour ma part, je dirai qu’être de gauche consiste à vouloir plus de liberté ET d’égalité entre les hommes. Pour les gens de gauche, liberté et égalité vont de pair : si les inégalités sont fortes, des rapports de domination apparaissent nécessairement. Pour les gens de droite, les rapports de domination sont moins gênants. En tout cas, ils ne sont pas convaincus que la liberté et l’égalité vont bien ensemble. Ils veulent bien - aujourd’hui, en tout cas, car cela n’a pas toujours été ainsi - une égalité des droits, mais pas d’une égalité des fortunes et des savoirs.

            Pour terminer, j’ajouterai qu’on peut très bien être à la fois de droite et de gauche. On peut par exemple être pour une redistribution des richesses (donc de gauche) et hostiles à l’égalité entre hommes et femmes ou favorable à une dictature communiste (donc de droite, parce que favorable à une forme d’oppression). Inversement, quelqu’un de droite (sur la question sociale) peut avoir un point de vue de gauche sur des questions sociétales (sur le droit des homosexuels, par exemple). Bref, c’est assez compliqué. Cela dit, il y a quand même des liens entre les différentes formes d’oppression. Par exemple, l’exploitation des salariés est amplifiée par des inégalités qui, au départ, n’ont rien à voir avec des inégalités de fortune : inégalités entre hommes et femmes, Français et étrangers, blancs et "colorés", etc. Le racisme et le machisme contribuent à diviser les salariés, à les mettre en concurrence, donc de les affaiblir.


            • Jordi Grau J. GRAU 10 septembre 2008 16:16

              Désolé d’avoir plus ou moins écrit deux fois la même chose : mon premier commentaire n’est pas tout de suite apparu, et j’ai cru que je ne l’avais pas envoyé.


            • jaja jaja 10 septembre 2008 16:21

              La crise du capitalisme mondialisé s’accentuant, d’ici peu chacun saura à nouveau faire la différence entre gauche et droite tout en redécouvrant les vertus de l’égalité entre toutes et toutes si malmenées par la gauche officielle lorsqu’elle fut au pouvoir...


              • eugène wermelinger eugène wermelinger 10 septembre 2008 17:41

                Bonnet blanc ou Blanc bonnet ? 

                Il faudra sortir les sortants.

                Ils s’engraissent tous au même ratelier et se le sont, à l’unanimité, même alloué à VIE !

                Pour une autre manière de gouverner :

                http://www.lafranceenaction.com/bulletins/2008-08-26/se-rassembler.htm


                • Matéo34 Matéo34 10 septembre 2008 18:33

                  @ L’auteur.

                  Bonsoir,

                  Merci pour cet article qui signale ce sondage que la presse ne reprend pas.

                  Cela confirme bien que le clivage droite-gauche est utile en politique car il porte des projets et des aspirations bien différentes.

                  En tant que militant dans un parti de gauche, deux éléments importants me semblent important :

                  Le premier est relatif au travail comme valeur de droite montre bien une défaite de la gauche qu’elle soit socialiste, communiste ou autre. Défendre le travail, son rôle dans la construction pesonnelle des individus et la construction de la richesse d’une nation, comme moyen de construire sa liberté est à mon avis un axe qui doit être central dans un projet de gauche. Cela demande que prenne fin cette période où la gauche, depuis 20 ans, n’a fait que favorisé les allègements de cotisations sociales (à titre d’exemple, les 35h ont été dealées contre blocage des salaires).

                  C’est à mon avis ce travail idéologique qui permettra d’ouvrir la question des salaires... Quand on a conscience de l’importance de son travail, c’est plus facile d’en demander la réelle contre partie.

                  Le deuxième, c’est la demande de la refonte du projet assez forte dans la population qui ne vote pas utile au premier de la présidentielle. Cela est très utile en cette période où les congrès des différentes forces de gauche... Elle permet de souligner l’importance de mettre à bas les tabous ds uns et des autres.

                  Bonne journée.

                  Matéo.


                  • Jean Claude BENARD Jean Claude BENARD 10 septembre 2008 18:48

                    @ Mateo

                    Merci pour ce commentaire qui élargit la discussion


                  • Marc Bruxman 10 septembre 2008 19:44

                    Oui le clivage est mort et c’est regrettable. Mais il ne faut pas oublier que le clivage Droite / Gauche s’est fait par le passé ou dans d’autres pays sur d’autres points que l’économie. Voir même pire, au début du XIXème siécle et en 1789, la gauche c’était ... les libéraux ! Et les royalistes étaient à droite. Lorsque l’idée d’un roi a finit dans la poubelle et que le communisme a pointé son nez le clivage droite / gauche a changé de position pour s’approcher de celui qu’on a connu. La guerre de 39-45 a encore changé la donne avec le gaullisme qui a considérablement rénové la droite. 

                    Nombreux, également, sont ceux qui prétendent que les Français sont de plus en plus séduits par le retour des valeurs traditionnelles comme le travail, la réussite individuelle au détriment des valeurs socialistes.

                    C’est indéniable sur ce point. Le communisme n’est plus vue comme une alternative viable au capitalisme et donc l’économie de marché est acceptée. Le socialisme de papa est en hibernation. Ca ne veut pas dire qu’il ne ressortira jamais du placard, mais pour l’instant il est mort. Et c’est ca qui ruine le clivage. 

                    Ce qui finit de le ruiner c’est que Sarkozy l’a compris et a positionné sa campagne non sur l’économie (le travail la réussite individuelle) mais au contraire sur l’ordre (sécurité, racailles), le respect des l’état et des symboles, ... Thèmes devenus ringards en 1968. Le choix de Guaiano comme conseiller enterrine cette nouvelle done. Et quand ca a pris, la gauche a voulu maintenir le clivage sur l’économie au lieu de contre attaquer sur ces thèmes. Résultat, échec ! Ségo propose d’encadrer les jeunes délinquants de façon militaire et maintient un programme économiquement trop à gauche. Le résultat est connu. La ou beaucoup de partis de gauche européens se sont effectivement adaptés en adoptant l’économie de marché, en réalisant un peu de redistribution par dessus et en s’impliquant sur le terrain des libertés individuelles.

                    La vous allez me dire, mais si le travail Sarkozy en a parlé et beaucoup ! Mais il était surtout vu dans sa campagne (surtout si vous écoutez ces discours en détail) comme un devoir moral plus que comme une occasion de gagner de la thune. Le Sarkozysme veut du travail car ne pas travailler c’est MORALEMENT mal, pas parce que travailler permet de s’enrichir. Une partie de l’électorat est en fait plus sensible à cet aspect moral qu’a l’aspect purement économique au final largement accepté et sur lequel il n’y a pas lieu de revenir. 

                    Quand la politique française sera soignée on verra réapparaitre une gauche. Elle aura un projet et celui ci portera très certainement sur les libertés individuelles, la morale publique (marre dela corruption) et une redistribution économique soft. Problème pour la gauche, elle se fait sur ce terrain concurrencer par le Modem qui a analysé correctement pendant la campagne présidentielle ou était la ligne de clivage réelle et l’a bien exploitée. Et Bayrou meme sans grosse force de frappe politique risque bien d’être la sensation de 2012. Non pas que je l’aimes particuliérement (encore que) mais il a correctement saisi ou est la ligne de fracture électorale. Et il sait que si le PS ne le saisit pas une fois de plus, le terrain sera traçé. Son positionnement "Ni-Ni" est très bon pour l’exposition médiatique. Or, si le PS apparait aux yeux des français comme sur de perdre face à Sarko et que pourtant les français ne veulent plus de Sarko, il y aura un mouvement de balancier qui va favoriser la montée de Bayrou en tête du premier tour. Eliminant du même coup les socialistes. 

                    Le PS va en plus devoir gérer son extréme gauche et Besancenot est très dangereux politiquement parlant. Surement pas de quoi gagner les élections mais si il fait plus de 10% et que le reste de l’extréme gauche continue de marquer du point (PC, LO) cela va faire l’équivalent à gauche du front national. Et la soit le PS fait du Sarkozy et s’ouvre à ce courant mais auquel cas il va laisser un grand espace au Modem (suffisamment grand pour perdre) soit il se refuse à s’y ouvrir et il perdra les élections jusqu’à ce que le vote besancenot passe de mode. 


                    • Le péripate Le péripate 10 septembre 2008 22:57

                      Mes valeurs sont liberté et responsabilté. C’est amusant de s’apercevoir quelles ne sont ni de gauche, ni de droite, ce qui ne me surprends pas. Car le vrai clivage est entre les libéraux et les (ultras) étatistes. De plus, historiquement, la droite regroupe ceux qui se sont rangé près du Roi. Ce qui fait, qu’en toute justice, selon les alternances politiques, les étatistes sont alternativement à gauche ou à droite. Est de droite celui qui tient le manche du couteau pour le partage du gâteau collectiviste, de gauche celui qui réclame sa part. Pas étonnant dans ces conditions que cette idée s’affaiblisse. Et c’est tant mieux. Il faudrait que ça aille plus vite, mais ce n’est qu’un voeu.


                      • JL JL 11 septembre 2008 11:09

                        @ Péripate qui dit : ""est de droite celui qui tient le manche du couteau pour le partage du gâteau collectiviste, de gauche celui qui réclame sa part"" . Ok, avec trois précisisons :

                        la première c’est que le mot collectiviste n’est pas le bon, il faut dire collectif,
                         
                        la seconde c’est que celui qui tient le manche se sert le premier,
                         
                        la troisième c’est que nombre de ceux qui ne sont pas du coté du manche votent à droite.

                        Par ailleurs, vous devriez savoir que pour un chaffard, tous ceux qui ne conduisent pas comme lui sont des limaces. Réciproquement, pour une vraie limace (les péripates je ne sais pas) tous ceux qui la dépassent sont des chauffards.

                        De la même façon pour un ultra libéral, tous les modérés sont des (ultra) étatistes.


                      • JL JL 11 septembre 2008 11:41

                        @ péripate : liberté et responsabilité, c’est aussi ce que revendiquaient ces sociétés ?

                        ’"32 wagons contenant1.400 tonnes de viande impropre bloqués en Ukraine :
                         
                        L’enquête fait apparaître un montage de sociétés hors d’atteinte car installées entre autres aux îles Seychelles et à Chypre.

                        La viande exportée en Ukraine devait en principe entrer dans la fabrication de produits - de type pizza, hamburgers... - ensuite réimportés dans l’Union européenne sans considération de sa qualité déplorable (hygiène, chaîne du froid, etc.)."

                        On comprend que ces gens là ne veuillent pas d’états forts, ni payer des services vétérinaires, de douane ou de répression des fraudes. 


                      • JL JL 11 septembre 2008 11:48

                        A lire dans l’article intitulé :

                        Scandale de viande belge


                      • Gilles Gilles 11 septembre 2008 11:30

                        Ne pas confondre le clivage entre les politiciens du PS et de l’UMP et le clivage droite /gauche

                        PS et UMP mènent effectivement une politique de la même veine (juste différente à la marge) , inféodés qu’ils sont envers l’Europe, les engagements internationaux de la france et la croyance dogmatique envers la libéralisation des marchés, plus la démagogie et l’envie du pouvoir pour le pouvoir

                        Sur le plan des idées et des projets de sociétés il y a un monde complet entre gauche et droite. Mais ceux qui les portent n’ont pas pignon sur rue, du fait que cette démocratie favorise d’abord, ceux qui roulent pour eux plus que pour un projet

                        Selon l’UMP il n’y a plus de clivage, il n’y a même plus de classes sociales.... résultat tout ce choisi sur le LEADER. Devinez qui ?

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