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Accueil du site > Actualités > Politique > Le congrès de la dernière chance

Le congrès de la dernière chance

Ca y est ! Les municipales sont passées, elles ont été gagnées majoritairement par les équipes de gauche qui ont su séduire, au niveau local, les électeurs de France. Le Parti socialiste se prépare donc - enfin ! - à son congrès dont tant attendent un renouveau profond. Pourtant, cette réunion prévue début novembre est extrêmement risquée pour le PS.

Je n’en ai jamais fait mystère, je suis un électeur de gauche. Je l’ai écrit de nombreuses fois, je l’ai dit publiquement. Cependant, c’est un électeur de gauche très inquiet et passablement soupçonneux qui se fend aujourd’hui d’un billet sur la situation politique du Parti socialiste.

En apparence, tout est pour le mieux dans le plus rose des mondes, non ? 20 régions sur 22, une majorité des départements, des grandes villes, des équipes politiques localement appréciées, parfois plébiscitées. C’est déjà une bonne base, non ?

En face, vous trouvez un gouvernement passablement tourneboulé après 10 mois de présidence Sarkozy qui a transformé les ministres en vulgaires people de seconde zone, à peine digne d’aller à La Ferme et certainement pas à La Star Ac. Il y a peu de poids lourds politiques dans ce gouvernement et le moins qu’on puisse dire, c’est que les discours à la télé ne sont pas vraiment au niveau minimum requis par la fonction. Ajoutez à cela un président qui a sérieusement dévissé dans les sondages comme dans sa vie privée et parfois même son comportement, vous aurez donc une image de base qui ne peut qu’être souriante à un électeur de gauche. Comme moi, par exemple.

Alors, pourquoi suis-je donc si inquiet ? La raison est très simple. Le PS ne doit ses victoires récentes ni à un programme politique ni à un leader incontesté. En fait, le PS a gagné presque malgré lui. Malgré le néant abyssal de sa doctrine politique jetée aux oubliettes par à peu près tout le monde, malgré le vide du fauteuil de leader, les électeurs de gauche sont encore suffisamment enthousiastes pour venir donner encouragements et signes de bonne volonté.

Ce temps est, je le crains, en train d’en venir à sa fin. Car, la direction du premier parti d’opposition ne va pas pouvoir bien longtemps encore jeter un voile pudique sur ses propres lacunes. Il va falloir bouger. Et bouger, dans un panier de crabes, ça fait des vagues. Et ça déclenche des hostilités.

Alors, ils ne sont pas chauds-chauds. On va le faire, mais lentement. Doucement. Le moins possible. C’est la tonalité des analyses politiques qui nous sont proposées en ce moment. Comme personne n’a envie de refaire un congrès à Rennes, on va éviter de trop se déchirer pour ne pas retomber dans une boucherie.

Il y a pourtant du travail à faire. Et vite.

Car le PS est en panne de doctrine. Tout le monde sait pertinemment que la vieille vulgate SFIO ne tient plus la route. Mais, comme on a peur de se fâcher avec tel ou tel en modifiant ou supprimant un aspect ou un autre, on la garde comme un vieux truc un peu moisi, totalement dépassé, une sorte de Code de la route qu’on rabâche, mais sans plus l’appliquer.

Le PS est aussi en panne de projet. Car, sans colonne vertébrale idéologique, on ne peut bâtir un projet politique cohérent et crédible. Le projet du PS en ce moment s’assimile plus aux vastes sacs fourre-tout de ces dames (pardon pour l’image) qu’à un catalogue raisonné de mesures qui se soutiennent les unes les autres. A force de ne vouloir froisser personne, on a fini par n’en satisfaire aucun. Il suffit de voir d’ailleurs les discours tenus publiquement par les responsables du PS pour voir à quel point l’ensemble est intenable dans la réalité. Personne, par exemple, n’a osé tenter de mettre en cohérence un Smic à 1 500 € et une flexisécurité à la française.

Le PS est enfin à la recherche d’un leader. Entendez-moi bien, pas un leader de plus. Non, un patron qui saura tenir la boutique, donner une structure et une cohérence à une doctrine rénovée, source d’un projet politique solide et convainquant. La pléthore actuelle de candidats au poste semble interdire l’émergence d’un seul. A trop se bousculer au portillon, personne ne passe plus le seuil tant convoité.

J’entends dire, ici et là, qu’il faut commencer par s’occuper des idées, qu’on choisira un chef plus tard. Comme si on allait écrire le livre pour ensuite choisir l’auteur... C’est tellement grotesque que j’en ris, et même pas jaune.

J’entends dire ici et là, aussi, qu’il faut commencer par choisir un chef pour ensuite rénover la doctrine. Ben voyons. Et on le choisit comment, ce leader, sans connaître ses idées, ses propositions, donc sa vision et son programme ? On le choisit au poids ? A l’âge ? A la tenue ? On joue à chat ? Ou on choisit le survivant après avoir distribué des couteaux ?

La vraie réponse, c’est qu’il faut mener les deux chantiers de front. Choisir un leader tout en rénovant la doctrine. Retrouver une cohérence entre la pensée, le programme et le champion qui défend le tout partout tout le temps jusqu’à la reine des batailles, l’élection présidentielle.

Or, cela implique que les dirigeants se parlent et mettent sur la table une bonne fois pour toutes leurs idées, leurs envies, ce qui les unit et ce qui les sépare. Et ça, personne n’a envie de le faire. C’est risqué. Risqué pour sa position au sein du parti. Risqué pour son fauteuil, son mandat.

Alors, on risque fort d’avoir un congrès pour rien. Un congrès où on n’aura pas vraiment remis la doctrine debout, où on choisira un chef "neutre" ou non - encore ! - présidentiable. Afin que dans le panier, les crabes puissent encore se regarder dans les yeux et le nombril, chacun rêvant aux futures grandes victoires qui arriveront immanquablement quand il aura exterminé les autres.

Le panier oublie cependant une petite chose : les militants et les électeurs. J’ai bien peur pour eux que la patience de ces gens, considérés comme si peu de choses par les hiérarques, ne soit à bout. Le PS a largement perdu déjà ses militants du printemps 2006. Il reste les vieux de la vieille qui bougent de plus en plus par automatisme, quelques jeunes loups aux dents longues, et un petit noyau de gens qui y croient encore.

Or, dans cette économie de marché, la concurrence existe même en politique. Si le PS revient à ses vieilles postures immobilistes sorties des cartons moisis de la défunte SFIO, d’autres formations politiques vont venir parler aux électeurs. Electeurs qui ont perdu l’habitude depuis longtemps de suivre les mots d’ordre des directions. Que ce soit les verts (ouh la, ya du boulot), Besancenot (branché, mais programme encore plus fossilisé), Radicaux de gauche (faudra penser à plus grand qu’une cabine téléphonique alors), ou même le MoDem (si le parti survit à ses assassins, externes et internes), l’offre de remplacement est là. Sans compter ce qui pourrait être créé dans un (désir d’) avenir plus ou moins proche...

Le Parti socialiste se retrouve donc dans une situation des plus inconfortables. Remuer le panier de crabes et mettre sa situation au clair, ou se voir petit à petit déserté. Paradoxalement, c’est en ce moment où il tient les manettes locales du pouvoir, que le PS est en grand danger. Entre l’implosion possible et le dessèchement probable, il va devoir naviguer. En a-t-il encore les moyens ?

Manuel Atréide

Illustration : Sliva


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49 réactions à cet article    


  • Bernard Dugué Bernard Dugué 28 mars 2008 10:08

    bonjour,

    La lente agonie du PS est un thème très présent sur Avox. J’y ai moi-même contribué

    Donc rien à ajouter de spécial à votre billet qui expose très bien la situation de ce parti sans idée ou alors sans responsables décidés à débattre d’idées. Pourtant, la société civile de gauche prétend en avoir des idées mais je me permets d’en douter. Ce serait un autre débat, un autre billet à écrire


    • tvargentine.com lerma 28 mars 2008 10:10

      Ce mouvement est mort avec la prise de contrôle du parti par François Hollande ,car un simple inventaire nous permet de voir à la fois le vide sidérale des idées progressistes et de la modernisation du PS

      Aujourd’hui Hollande neutralise ROYAL pour 2012,qui elle à neutralisé Hollande en 2007

      Voila,oui c’est bien "VOILA" ou "VOICI" car le PS c’est devenue un magazine people ou chaque jour qui passe nous conduit dans une voie sans issue et ou seul l’intêret personnel prime au détriment du combat des idées.

      Le PS n’a toujours pas produit sa rupture avec l’echec de 2002 et d’ailleurs a l’exception des votes de mécontentements des citoyens,ce parti n’irait pas très loin

      Il est temps de reconstruire un grand parti de gauche mais sans les technos du PS

       

       


      • Traroth Traroth 28 mars 2008 14:09

        "un magazine people" ? Mais de quoi parlez-vous ? On peut reprocher beaucoup de choses au PS, j’en conviens aisément, mais ce ne sont pas ses membres qui se pavanent en Dior dans Paris-Match, hein !


      • LaEr LaEr 28 mars 2008 16:06

        Union

        Majoritairement

        People

         

         


      • LE CHAT LE CHAT 28 mars 2008 10:51

        les braconniers font des ravages parmis les populations d’éléphants africains , mais la réserve de la rue de Rivoli particulièrement bien préservée permet à beaucoup d’eux d’atteindre un âge avancé ! un seul problème , ils ont aucune mémoire !


        • Bulgroz 28 mars 2008 10:51

          Il ne faut pas désespérer, les choses bougent au PS, le débat d’idées avance à grands pas. La preuve ?

          Après 26 mois d’intenses débats, d’analyses, et de consultations de nombreux représentants de la société civile, le groupe d’experts du PS animé par François Hollande aurait enfin réussi, grâce à de puissants logiciels, à localiser l’économie de marché. Elle se situerait quelque part entre l’Islande, le Groenland et la mer des Sargasses dans une mer infestée de requins.

          Selon des indiscrétions, le point géographique précis serait le 52°26N, 32°34W

          Trop loin donc pour que nous soyons inquiétés, ouf, on a eu chaud !!

          Le rapport définitif (950 pages) sera disponible dès lors que le débat « Chef PS Président ou Chef PS Potiche » aura été tranché par le comité d’expert no 345 (Novembre 2019).

          Mais ne l’ébruitez, il faut que cela reste un scoop.


          • Bulgroz 28 mars 2008 11:17

            Ah oui !! La sainte Aubry, l’étoile montante du PS, on a été trop injuste avec elle, le monde entier nous envie ses géniales lois sur le temps de travail responsable de la perte du pouvoir d’achat.

            A titre de démonstration, j’ai laborieusement compulsé les législations sociales des différents pays, et j’ai pu ainsi déterminer la liste des pays ayant appliqué ou non les géniales lois de la Sainte Aubry sur les 35 heures. Le résultat est édifiant, dans prés d’un cas sur 150, les pays de la terre se sont inspiré des lois Aubry. (Demain, je donnerai les mêmes résultats pour les pays de la planète Mars et Venus).

            Liste des pays ayant appliqué les géniales lois de la Sainte Aubry sur les 35 heures

            France

            Liste des pays n’ayant pas (encore) appliqué les géniales lois de la Sainte Aubry sur les 35 heures

            Afghanistan ; Albania ; Algeria ; Andorra ; Angola ;Antigua & Barbuda ; Argentina ; Armenia ;Australia; Austria ; Azerbaijan ; Bahamas ; Bahrain ; Bangladesh ; Barbados ; Belarus ; Belgium ;Belize; Benin ; Bhutan ; Bolivia ; Bosnia & Herzegovina Botswana ;Brazil Brunei Darussalam ; Bulgaria ; Burkina Faso ; Burma (Myanmar) ; Burundi ; Cambodia ; Cameroon ; Canada ; Cape Verde ; Central African Republic ; Chad ;Chile; China ; Colombia ; Comoros ; Congo ; Democratic Republic of the Congo ;Costa Rica ; Côte d’Ivoire ; Croatia ; Cuba ; Cyprus ; Czech Republic ; Denmark Djibouti ;Dominica;Dominican Republic ;Ecuador; East Timor ; Egypt ; El Salvador ; England ;Equatorial Guinea ;Eritrea; Estonia ; Ethiopia ;Fiji; Finland ; Gabon ; Gambia, The Georgia ; Germany ; Ghana ; Great Britain ; Greece ; Grenada ; Guatemala ; Guinea, Guinea-Bissau ; Guyana ; Haiti ; Honduras ; Hungary ;I celand ;India;Indonesia ; Iran ; Iraq ; Ireland ; Israel, Italy ; Jamaica ;Japan;Jordan ;Kazakhstan; Kenya ; Kiribati ;Korea, North Korea, South Kosovo ;Kuwait Kyrgyzstan ; Laos ; Latvia ; Lebanon ; Lesotho ; Liberia ; Libya ; Liechtenstein ; Lithuania ; Luxembourg ; Macedonia ; Madagascar ; Malawi ; Malaysia ; Maldives ; Mali ; Malta ;Marshall Islands ; Mauritania ; Mauritius ; Mexico ; Micronesia ; Moldova ;Monaco; Mongolia ; Montenegro ; Morocco ; Mozambique ; Myanmar ; Namibia ; Nauru ; Nepal ;The Netherlands ;New Zealand ; Nicaragua ; Niger ;Nigeria; Norway ; Northern Ireland ;Oman;Pakistan ; Palau ; Palestinian State ; Panama ;Papua New Guinea : Paraguay : Peru ;The Philippines ; Poland ; Portugal ;Qatar;Romania ;Russia;Rwanda ;St. Kitts & Nevis ; St. Lucia St. Vincent & The Grenadines ; Samoa ; San Marino ; São Tomé & Príncipe ; Saudi Arabia ; Scotland ; Senegal ;Serbia Seychelles ; Sierra Leone ; Singapore ; Slovakia ; Slovenia ; Solomon Islands ; Somalia ; South Africa ;Spain; Sri Lanka ; Sudan ; Suriname ; Swaziland ; Sweden ; Switzerland ; Syria ;Taiwan; Tajikistan ; Tanzania ; Thailand ;Togo; Tonga ; Trinidad & Tobago ; Tunisia ;Turkey; Turkmenistan ; Tuvalu ;Uganda; Ukraine United Arab Emirates ;United Kingdom ; United States ;Uruguay; Uzbekistan ;Vanuatu; Vatican City ;Venezuela;Vietnam ;Western Sahara ;Wale;Yemen ;Zaire;Zambia ;Zimbabwe.

             


          • Jean-Paul Doguet 29 mars 2008 09:26

            @Bulgroz

            Vous devriez vous renouveler un peu. Cela fait au moins deux ou trois fois que vous repétez le même message. Même chose pour votre ironie lourde et facile sur "Ste Aubry" etc Je ne suis pas un partisan des 35 heures mais il est inexact que ce soit une mesure apocalyptique comme vous semblez l’affirmer dans un but partisan et polémique. Ce n’est ni l’enfer ni le paradis. Votre argument n’a de toute façon aucune valeur et constitue une sorte d’argumentation connexe. Que personne n’ait repris cette mesure ne signifie rien en soi. Ce qui compte c’est les conséquences précises qu’elle a eue sur l’économie et la société française. Et là vous n’avez rien à dire. Et pour cause, car les 35 heures n’ont pas eu d’impact sur l’emploi, ni dans un sens ni dans l’autre. Le reste est bavardage et polémique.

             


          • Albert Capus 30 mars 2008 12:12

             s’il y avait une justice, madame Aubry devrait être convoquée au tribunal des grands crimes économiques.

            j’approuve l’ironie de bulgrow car il est exact qu’il faut marteler cette inanité économique représentée et (encore) défendue par les socialistes.

            si les 35 heures sont la panacée, pourquoi ne pas les faire encore tomber à 30, ce serait génial, non ?

            cette mesure est démentielle et nous ridiculise. POINT.c’est ce que bulgriow veut dénoncer.


          • Bulgroz 30 mars 2008 14:46

            Jean-Paul Doguet,

            C’est la 2ième fois que j’utilise ce procédé.

            La première fois , mon étude comparative des législations sociales a été replié par vos amis socialistes en moins de 10 minutes, il est toujours replié grâce à vos amis socialistes.

            De plus, comme vous pouvez l’imaginer, ce travail de recherche à l’intérieur des législations sociales de prés de 150 pays m’a coûté un certain effort et de temps à la fois de ma part et de la part de mon équipe (45 seniors, 80 juniors).

            Alors, souffrez, que je m’assure que ce travail soit largement diffusé.

            Je comprends que cela vous gène, c’est un peu comme mettre le museau d’un chat dans son caca.

            A un moment où la Sainte Aubry refait surface après avoir été élue à un scrutin qui a réuni moins de 45% de l’électorat, je me réserve le droit de remettre le museau là où ça sent pas bon.

            Après avoir viré Frèche, Besson, Kouchner, Jouyet, le PS veut inaugurer un nouveau délit, au choix, le délit de répétition ou le délit de rappel des choses qui sentent pas bon et dont les Français paient les conséquences au niveau du pouvoir d’achat.

            Mon étude comparative a le mérite de montrer de manière simple et irréfutable la connerie des socialistes idélologues. Idéologies dont notre pays ne se remet pas.


          • Manuel Atreide Manuel Atreide 30 mars 2008 17:10

            @ Bulgroz ...

            Impressionnant ce que vous nous annoncez là. Une équipe de 45 senoirs et 80 juniors ? Puis-je me permettre de vous demander quelques éclaircissements ?

            - Dans quel cadre ce travail a-t-il été conduit ? Une société privée ? Une équipe de recherche ?

            - Les membres de l’équipe ont-ils été rémunérés ?

            - Quels financements avez vous eu pour conduire une telle étude qui, même sans rémunération de l’équipe, a du avoir un coût non négligeable ?

            - Ce travail est-il consultable quelque part ?

            Vous comprendrez fort bien que devant de telles assertions, je sois curieux au point de poser des questions un peu précises. Et particulièrement désireux d’avoir les réponses. Réponses qui, je n’en doute pas, donneront un éclairage particulier à vos propos.

            Au plaisir de lire vos réponses très vite.

            Manuel Atréide


          • Jean-Paul Doguet 30 mars 2008 21:22

            @bulgroz

            Qui vous dit que ça me gène ? Je ne suis pas un adepte de 35 heures et je le dis. Simplement je constate la nullité économique de votre argumentation, qui ne traite pas de l’impact économique et social de cette loi, mais du fait que personne ne l’ait imitée à l’étranger, ce qui est sans importance. Vous pourriez faire la même chose avec une foule de lois françaises. 


          • Bulgroz 31 mars 2008 08:30

            Jean-Paul Doguet,

            C’est la 2ième fois que j’utilise ce procédé.

            La première fois , mon commentaire a été replié par vos amis socialistes en moins de 10 minutes, il est toujours replié grâce à vos amis socialistes.

            De plus, comme vous pouvez l’imaginer, ce travail de recherche à l’intérieur des législations sociales de prés de 150 pays m’a coûté un certain effort et de temps à la fois de ma part et de la part de mon équipe (45 seniors, 80 juniors).

            Alors, souffrez, que je m’assure que ce travail soit largement diffusé.

            Je comprends que cela vous gène, c’est un peu comme mettre le museau d’un chat dans son caca.

            A un moment où la Sainte Aubry refait surface après avoir été élue à un scrutin qui a réuni moins de 45% de l’électorat, je me réserve le droit de remettre le museau là où ça ne sent pas bon.

            Après avoir viré Frèche, Besson, Kouchner, Jouyet, le PS veut inaugurer un nouveau délit, au choix, le délit de répétition ou le délit de rappel des choses qui sentent pas bon et dont les Français paient les conséquences au niveau du pouvoir d’achat.

             


          • Bulgroz 31 mars 2008 09:15

            Désolé pour la répétition du post précédent suite à une fausse manip. On va vraiment croire que je suis le roi de la redite !!

            Non, je n’ai pas conduit d’études sur le temps de travail, vous le savez bien. Pour cela, il ya l’OIT.

            Par contre, aprés avoir travaillé exclusivement à l’étranger, aucun pays que j’ai connu n’était obligatoirement limité à moins de 40 heures, qui est la norme mondiale (quand la législation le prévoit car de nombreux pays ne prévoient rien)

            Pour s’en convaincre, voir les stats de l’OIT sur le sujet :

            http://laborsta.ilo.org/

            (et cliquer sur yearly statistics)

            Vous savez très bien que les 35 heures auraient du s’appliquer à ceux qui faisaient moins de 35 et non pas à ceux qui faisaient plus.

            C’est comme pour les régimes spéciaux, c’était à eux de s’aligner sur le régime général et non l’inverse.


          • Dominique M Dominique M 10 mai 2008 16:42

            Je ne suis pas une fan de Martine Aubry (loin s’en faut, allez voir mon blog) mais je trouve qu’il est parfaitement indécent de lui reprocher sempiternellement les 35 h qu’elle n’a défendu que parce qu’elle avait en charge le ministère concerné. Cette riche idée vient de Dominique Strauss Kahn. Et franchement, demandez donc aux français qui profitent des journées RTT s’ils seraient d’accord pour les abandonner.


          • Bulgroz 28 mars 2008 11:01

            "quand je ne serai plus premier secrétaire, j’aurai plus de liberté pour faire davantage de propositions pour notre pays." 

            François Hollande-Paris, ex futur premier secrétaire du PS - Paris-Match cette semaine.

            Il fallait bien terminer cette semaine par une grande tranche de rigolade !!!

            Le bouffi de Hollande n’en rate pas une, vivement sa libération du joug socaliste.


            • LE CHAT LE CHAT 28 mars 2008 12:19

              @bulgroz

               

              c’est vrai que cette citation laisse à penser qu’un premier secrétaire du PS doit être seulement un apparatchik dépourvu d’idées ! au moins les cons ont leur chance ! au fait Lerma disait pas qu’il était socialiste ?


            • Fred 28 mars 2008 13:11

               

              C’est sur que c’est plus facile de laisser les autres faire les réformes obligatoires, pourtant ça fait un moment que l’on sait que les retraites, la sécurité sociale, la fonction publique...seraient des sources d’ennui en terme de financement mais pendant de nombreuses années les différents gouvernement se sont succédés en évitant d’aborder les problèmes voulant faire croire au citoyen moyen que nous étions encore dans les 30 glorieuses.

               

               


            • Forest Ent Forest Ent 28 mars 2008 11:54

              Ce constat me semble assez objectif. UMP et PS sont fossilisés parce que leur ligne d’affrontement ne correspond plus aux clivages idéologiques de notre société, ni aux enjeux de notre époque.

              Dans le cas de l’UMP, la présence d’un leader a fait oublier un moment l’absence de programme. C’est fini. Le PS, lui, n’a ni l’un ni l’autre.

              La nature a horreur du vide. Il sera rempli. Sans doute par encore bien pire.


              • Bulgroz 28 mars 2008 12:14

                Forest ;

                Il n’est pire sourd que celui qui ne veut pas savoir.

                Voir le contrat de législature 2007-2012 de l’UMP :

                http://viphttp.yacast.net/ump/projet-ump2007.pdf

                Le projet législatif de l’UMP, soumis au vote des adhérents du 20 au 26 au novembre 2007, a été approuvé par 97,5% des voix. Cette approbation massive valide à la fois les orientations fortes adoptées au Conseil national mais aussi la méthode qui a été retenue.

                Participation :
                291 461 inscrits
                145 923 votants, soit un taux de participation de 50,1%

                 

                C’est pas un programme ça ?


              • Bulgroz 28 mars 2008 12:36

                et pour suivre l’état d’avancement de ce plan et connaitre son contenu décliné en 15 objectifs, voir le tableau de bord du Plan UMP :

                http://tableaudebord.u-m-p.org/accueil.html

                Alors, Forest, le plan n’existe pas ?

                Que vous ne l’approuviez pas, c’est une chose, dire qu’il n’existe pas en est une autre qui s’assimile à de la forfanterie et à du charlatanisme de foire.

                Forest, nous exigeons une rétractation immédiate et des excuses, et on en parle plus.


              • Manuel Atreide Manuel Atreide 28 mars 2008 13:24

                @ Bulgroz ...

                Vous allez un peu loin dans l’exigence. Il se trouve que vos liens ne montrent pas l’existence d’un programme à l’UMP. Tout au plus un catalogue qu’on pourrait qualifer d’à-la-prevert si on ne connaissait pas cet immense poête, bien loin des préoccupations du parti du président.

                Comment en effet qualifier "De grandes politiques de solidarité, fraternelles et responsables" ? Est-ce un programme ? Un élément de projet ? Un étalage de bons sentiments qui ne mange pas de pain ? Comment cela se traduit-il, concrêtement, au quotidien ?

                Vous confondez, je crois, le discours et la méthode. Le baratin et les idées structurées. Le programme et une déclaration de principe.

                La vérité toute nue est que ni le président, ni l’UMP n’ont de vision qui met en forme, structure et donne sens à des actions éparses et décousues. Ce manque de vision traduit concrêtement l’absence de projet.

                Que cela soit masqué par l’habileté politique de Nicolas Sarkozy, c’est un fait. Que le PS n’ait rien pour démasquer l’habile camouflage est un autre fait. Mais ne soyez pas naïf au point de croire les songes creux qu’on essaie de nous vendre. En tout cas, ce n’est pas mon cas.

                Dernière chose. Que mon intervention vous plaise ou pas, j’estime qu’elle ne pourra donner lieu à des excuses. Pas plus que celle de Forest que je trouve fort intéressante. Et c’est bien mon droit !

                Manuel Atréide


              • Forest Ent Forest Ent 28 mars 2008 14:46

                Non, ce n’est pas un programme, pas plus que celui du PS, parce qu’il positive tout et ne lève pas ses contradictions internes. C’est de "bonne guerre" en période électorale, mais ne permet pas de préjuger des choix qui seront faits au pied du mur, et que nous verrons dans les 10 mois qui viennent.

                A propos de charlatanisme et d’excuses, j’attends bien sûr toujours celles de M. Lyon, et je profite de votre post pour me demander si je ne devrais pas en demander à M Sarkozy aussi. Pour "charlatanisme"... Mais pour rester dans la tonalité de ce thread, je devrais aussi en demander à Mme Royal. Même un peu plus, car M Sarkozy a lui démontré au moins sa capacité à prendre le pouvoir.


              • Bulgroz 28 mars 2008 16:05

                Manuel Atreide,

                Mes propos (ironiques) ne vous étaient pas adressés et je ne vous demandais pas d’excuses, mais si vous les prenez à votre compte, je vous réponds volontiers.

                Vous dites que le programme de l’UMP (70 pages que manifestement vous n’avez pas lues) n’est pas un programme, soit.

                Merci de lire à partir de la page 48 de ce programme (qui n’existe pas) « la liste intégrale des propositions », cochez ce qui a déjà été mis en place et dites moi en quoi cela n’est pas un programme.

                http://viphttp.yacast.net/ump/projet-ump2007.pdf

                Vous dites « La vérité toute nue est que ni le président, ni l’UMP n’ont de vision qui met en forme, structure et donne sens à des actions éparses et décousues. Ce manque de vision traduit concrètement l’absence de projet.« Oh ! la belle formule, vite dit, bien dit, je m’en servirai en toute circonstance à chaque fois pour démolir quelque chose, merci pour la formule pratique et convaincante.

                Je comprends qu’il vous est plus facile d’écrire cela que de s’emmerder à écrire un projet qui « met en forme une structure et donne du sens, blablabla ».

                Vous dites que le PS n’a pas de programme, soit.

                Donc, personne n’a de programme. Soit.

                Donc, on croise les bras et on crie bien fort : « ya pas de programme, ya pas de programme » et à chaque fois qu’on annonce une réforme, on dit « c’est pas juste, c’est pas dans le programme ».

                Je ne pense pas que votre posture, Manuel Atreide, soit très positive ni objective.

                Pour vous aider, vous découvrirez sous ce lien un comparatif des programmes à l’élection présidentielle (UMP, PS, UDF, PC, FEN, LCR) établi avant les dernières élections présidentielles.

                http://www.contre-sens.fr/spip.php?article130

                 

                Mais ces programmes n’existent pas, n’est ce pas ? Aucun n’a une vision qui "met en forme une structure et donne du sens, blablabla »


              • trip-hop trip-hop 28 mars 2008 18:31

                Si vous étiez sur le forum d’ASI l’année dernière comme je le pense (avec un marteau qui enfoncait le clou comme avatar), j’avais mis en ligne les liens avec le projet présidentiel de sarko ... chaque mesure était détaillée.

                A l’époque, ségo restait dans le flou artistique sur de nombreux sujets .... il semble que ça n’a pas beaucoup changé pour le PS depuis ... et ça ne risque pas de changer jusqu’en novembre prochain.

                Il ne faut donc pas s’attendre à une opposition constructive mais politicienne.
                Le meilleur exemple en est la réforme des institutions donnant beaucoup plus de pouvoir au parlement ... ce que les socialistes demandaient mais ne voteront pas ... cherchez la crédibilité ... bonne chance !


              • Dominique M Dominique M 10 mai 2008 16:54

                97,5 % de 50,1 % = 48,9 ! Brrrr, quelle intérêt des militants !

                 

                Mes excuses, je reporte ici ce message, mis par erreur en bas des commentaires.


              • Marc Viot idoine 28 mars 2008 14:28

                Le PS n’a pas de chef et ...

                Bayrou n’a pas de parti !

                 

                 smiley


                • A. Nonyme Trash Titi 28 mars 2008 15:03

                  Belle analyse de la situation. Et objective, ce qui n’est pas si courant ici...

                  Je ne crois pas que le PS se remette vraiment en ordre de marche. Pour avancer, il faudrait une scission entre les marxistes, prêts à s’unir avec le PC et l’extrême gauche, et ceux qui reconnaissent l’économie de marché et la mondialisation. Appelons-les les "sociaux libéraux". Soit la création de deux partis distincts.

                  Mais c’est bien sûr impossible. Jugé suicidaire à court terme. Car cela engendrerait une baisse considérable de la puissance des uns et des autres pour un long moment, et donc l’incapacité à gagner une élection nationale. Personne ne veut de cette situation au PS, et surtout ceux et celles qui s’imaginent un destin national. Et que ferait-t’on de Fabius ? On le coupe en deux lui aussi, avec sa veste réversible ?

                  Ce serait pourtant, à mon humble avis, salutaire à plus ou moins long terme. Les "sociaux libéraux" pouvant même trouver plus facilement un terrain commun avec le Modem, dans l’hypothèse où il en resterait quelque chose...

                  Le PS continuera donc à masquer au mieux ses profondes divergences pour tenter d’offrir un visage uni aux électeurs.

                  @Forest

                  Vous identifiez la sclérose des deux grands partis de gouvernement. Admettons. Mais il y a quand même une différence de taille : l’UMP n’a pas a gérer des divergences doctrinales aussi profondes et finalement aussi incompatibles que celles qui sévissent au sein du PS.


                  • Forest Ent Forest Ent 28 mars 2008 17:56

                    J’ai du mal à imaginer divergences doctrinales plus profondes que celles qui séparent les différentes composantes de l’électorat de Sarkozy en 2007 : ultralibéraux, électorat FN, gaullistes, conservateurs, socio-démocrates, ...

                    - extension de l’UE ou souveraineté ?

                    - libre-échange ou protectionnisme ou interventionnisme ?

                    - dérégulation ou droit du travail ?

                    - intégrer l’immigration ou "la foutre dehors" ?

                    etc, etc ... Nous n’allons pas tarder à constater que certains électeurs ne se retrouvent pas dans l’action gouvernementale. Ah c’est déjà le cas ? smiley


                  • Bulgroz 28 mars 2008 18:13

                    Ce qui fait la solidité de l’électorat de Nicolas Sarkozy c ’est :

                    • la nécessité de réformer
                    • la volonté de ne pas voir la Gauche revenir aux manettes.

                    et ces 2 éléments soudent plus que nous ne pouvons l’imaginer.

                    Les gens qui soutiennent Sarkozy ne sont pas doctrinaires, ils sont pragmatique et refusent les idéologies.

                    et cela, la gauche ne l’a pas compris,

                    La fracture est entre les pragmatiques et les idéologues, pas entre gauche et droite car le monde ne fonctionne plus avec des idéologies.

                    Mais, Forest, je vous laisse le soin de penser ce que vous voulez et courir après le meilleur programme du monde. L’important est de gagner les élections pas de gémir après coup.


                  • A. Nonyme Trash Titi 28 mars 2008 19:03

                    Je songeais plutôt à la doctrine économique. Plus ou moins, c’est vrai, mais vous aurez quand même du mal à trouver des marxistes de droite ! L’économie de marché et le libéralisme, plus ou moins encadré, est la maison commune... Enfin si j’ai tout compris !!!


                  • A. Nonyme Trash Titi 28 mars 2008 19:05

                    Plus clairement, les différentes composantes de la droite ont pu se retouver autour d’un projet, ce qui semblait plus difficile à gauche.


                  • Forest Ent Forest Ent 28 mars 2008 21:31

                    @ trashy birdie

                    L’économie de marché et le libéralisme, plus ou moins encadré, est la maison commune... Enfin si j’ai tout compris !!!

                    Ca vaudrait le coup de vérifier. smiley

                    Les différentes composantes de la droite ont pu se retouver autour d’un projet.

                    D’un homme, oui. D’un projet, on verra ...

                    @ bulgroz

                    Ce qui fait la solidité de l’électorat de Nicolas Sarkozy c ’est :
                     * la nécessité de réformer
                     * la volonté de ne pas voir la gauche revenir aux manettes.

                    ... donc pas le projet.

                    L’important est de gagner les élections.

                    ... donc pas le projet.

                    ... pas de gémir après coup.

                    Bonne chance. smiley


                  • jaja jaja 28 mars 2008 19:00

                    "Besancenot (branché, mais programme encore plus fossilisé)"

                    Si le repartage des richesses au profit de tous (position majeure de Besancenot) c’est être fossilisé, que vive la fossilisation qui nous libérera de l’homo économicus qui ne répand que guerres et misères sur cette planète !

                    Chaque jour qui passe, chaque nouvelle réforme (lire régression sociale), convaincra toujours davantage de monde que cette société capitaliste qui marche sur la tête doit être renversée...
                     

                    Que des socialistes soient près à marcher main dans la main avec les affameurs du Tiers-Monde, comme Strauss-Kahn arrivé à la tête du FMI, n’empêchera rien.

                    Comme le chantait le fossile Léonard Cohen, les dés sont lancés. L’avenir c’est la révolte des peuples contre leurs oppresseurs...


                    • Gilles Gilles 29 mars 2008 09:52

                      jaja

                      "Chaque jour qui passe, chaque nouvelle réforme (lire régression sociale), convaincra toujours davantage de monde que cette société capitaliste qui marche sur la tête doit être renversée..."

                      Presque....mais la réforme permanente donnera l’illusion de changements radicaux, donnera espoir à ceux qui atendent du chnagement, anihilant toute vélléité de révolte

                      Il suffit de proclamer en boucle réforme, réforme en levant le poing et emporter l’acquissement des foules tout en restant flou sur leur mise en oeuvre et opaque sur leurs contenus...exactement comme depuis 2002 ou on entend que ce mot sans que personne ne soit d’accord sur ce qu’ils comprennent des objectifs de ces réformes

                      Quant à la répartition plus équitable des richesses, le PS n’y peut rien et ce n’est pas un quelconque vernis idéologique à la sauce PS (quelqu’il soit) qui pourra empêcher leur concentration. Ils n’essaieront même pas et feront comme els autres ;. ;distribuer quelques miettes afin de contenir le mécontentement

                      Le PS va crever et l’avenir à gauche et probablement dans un autre mouvement encore à inventer mais débarrasé des vieux éléphants égotiques moisis qui l’encombre incapable de penser autrement qu’en suivant la pensée dominante (cad impossible de remettre à plat, même en pensée, l’ensemble du système...dont ils profitent si bien au niveau personnel)


                    • ZORBA 29 mars 2008 13:00

                      JE PARTAGE CETTE OPINION.SI ON NE VEUT JAMAIS VOIR LE SOCIALISME IL N’Y A QU’A VOTER A DROITE OU P.S.

                      DEPUIS LE CONGRES DE TOURS ENTRE LA COLlABORATION DE CLASSE LES GUERRES COLONIALES ET LES COUPS TORDUS IL EST INCOMPREHENSIBLE QUE LE MONDE DU TRAVAIL PUISSE ENCORE PENSER QUE CE PARTI PEUT LUI APPORTER QUELQUE CHOSE.

                      C’EST UN PARTI DE LA FAUSSE GAUCHE DU QUEL IL N’Y A RIEN A ATTENDRE ,ET SON ROLE HISTORIQUE EST DE TROMPER SON MONDE LORSQUE LES PARTIS DES POSSEDANTS SONT EN DIFFICULTE .

                      IL A ENTRAINE LE P. C. DANS SA CHUTE ,P.C. QUI A OUBLIE SON IDEOLOGIE (et dans ideologie ,il y a idees et projet).

                      que de temps perdu !QUE DE TRAHISONS !


                    • Gilles Gilles 29 mars 2008 09:28

                      Tout ça ils s’en foutent les barons du PS. Ils combattent :

                      Ils Combattent pour être celui qui tiendra le parti, le pouvoir, les finances (le nerfd e la guerre)

                      Ils Combattrons demain pour être le candidat PS en 2012

                      L’essentiel pour chacun d’entre eux, c’est d’être le premier et être le candidat PS pour 2012, et ce même si pour en arriver là le parti doit couler ;

                      Il faut comprendre que chacun d’entre eux a en fin de compte peu de chance d ’être le candidat et d’être élu, vu le nombre de candidats possibles. Il devient donc vital pour chacun de tout tenter pour, sait-on jamais, être celui qui émergera du panier de crabes cannibal. Car s’ils ne le font pas, ils sont sur d’être écrasés, broyés par leurs collègues

                      L’essentiel étant d’être en final de l’élection de 2012 et ensuite tout devient possible (avce Sarko en face et la crise financière en effet tout est possible).. ;en attendant c’est la fuite en avant vers la guerre interne, la démagogie et à terme la mort du parti


                      • Manuel Atreide Manuel Atreide 29 mars 2008 10:53

                        @toutes et tous ...

                        Samedi matin, relecture attentive de mon papier et des commentaires. Je passe sur les polémiques concernant l’UMP, l’existence ou non de son projet (je crois avoir été clair sur mon sentiment et j’admets qu’on puisse ne pas le partager) Ce dont je me rends compte, c’est que nombre de gens de gauche vivent la même frustration que moi, frustration engendrée par un constat désabusé sur l’état du PS, de ses forces, de ses idées, de son équipe dirigeante.

                        Pour autant, nous n’allons pas au delà de cette critique, bien justifiée visiblement. Et je pense vraiment que ce n’est pas en se contentant de dire que ça ne va pas qu’on fera - éventuellement - changer le cours des choses.

                        Je vais donc aller plus loin, tâcher de mettre en forme mes idées afin d’expliquer ce que j’attends d’un parti de gauche rénové, en phase avec l’époque actuelle. Parler de ce que je vois comme pistes pour l’avenir. En clair, mettre par écrit les objectifs que je voudrais voir atteints par une voie de gauche, le comment et le pourquoi.

                        Je n’ai pas bien sur la prétention de rénover à moi tout seul la doctrine du PS ni d’en redéfinir le projet. Mais je crois intimement que si nous, électeurs de gauche, ne nous lançons pas dans cet exercice, à notre niveau et avec nos moyens, cela ne se fera pas. Je suis en effet de plus en plus persuadé qu’on ne doit plus compter sur les dirigeants de gauche pour réflechir et bosser sur une vision claire. Ils sont désormais trop focalisés sur les tactiques menant à une victoire électorale. C’est peut être à nous de secouer le système pour rebatir une stratégie.

                        A bientot donc, très bientot.

                        Manuel Atréide


                        • Bulgroz 30 mars 2008 16:53

                          Manuel,

                          C’est avec grande impatience que nous attendons votre pensum.

                          Cependant, je me permets de vous donner quelques conseil pour ne pas vous planter et vous ridiculiser auprès des lecteurs :

                          1. Evitez les têtes de châpitres du style "De grandes politiques, de solidarité, fraternelles et responsables" car, ainsi que vous l’avez bien dit, comment pourrions considérer un tel titre, comme « un programme ? Un élément de projet ? Un étalage de bons sentiments qui ne mange pas de pain ? Comment cela se traduit-il, concrêtement, au quotidien ? ».

                          2. Veillez bien à ne pas "confondre discours et (la) méthode ni baratin et les idées structurées. Le programme et une déclaration de principe."

                          3. Pensez à développer « une vision qui met en forme, structure et donne sens à des actions (non) éparses et (non) décousues. (Un) manque de vision tradui(rai)t concrêtement l’absence de projet. »

                          Voilà, avec ces quelques astuces simples, nous n’aurez aucun problème à convaincre les gens qui comme vous le savez, sont tous des gens parfaitement honnêtes et de bonne foi.

                          Un dernier mot, évitez de donner le mot de « programme » à votre pensum, des gens mal intentionnés penseraient « NON programme existant UMP ». Et là, tout pourrait merder.

                           


                        • Manuel Atreide Manuel Atreide 30 mars 2008 17:20

                          @ Bulgroz ... ( a qui je consacre décidement pas mal de temps)

                          J’ai bien pris note de toutes vos rermarques et j’en tiendrai compte bien évidemment. Notamment, je me garderai bien d’avoir la prétention d’appeler ce "pensum" un "programme", pour les raisons suivantes :

                          - Je ne suis pas membre du bureau national du PS, je n’ai pas de responsabilité dans ce parti, ni de près, ni de loin ;

                          - Je ne suis pas un penseur, un intellectuel et encore moins un idéologue, je n’ai pas comme vocation ultime de refonder une doctrine de gauche ;

                          - j’espere surtout que ce travail de mise en forme de mes idées sera - peut etre - complété, enrichi et - plus surement - critiqué, parfois férocement.

                          Au vu de l’intérêt que vous avez porté à mon papier, j’ai au moins l’assurance que le prochain sera décortiqué et patiemment mis en pièce par au moins un lecteur/commentateur, vous même.

                          Au plaisir de nos prochains échanges donc.

                          Manuel Atréide

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