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Accueil du site > Actualités > Politique > Le coup de tonnerre néerlandais

Le coup de tonnerre néerlandais

Henri Guaino, présenté comme « la plume » de l'actuel président de la République, a violemment mis en cause sur France Inter le 24 avril le très estimé chroniqueur Bernard Guetta... Il lui a reproché d'avoir dans sa rubrique « Géostratégie » du même jour rapporté ce que peuvent constater tous ceux qui se donnent le mal de lire la presse internationale : beaucoup de responsables politiques européens attendent avec le plus grand intérêt ce que sera le résultait définitif des élections présidentielles françaises.

Pour eux, le dilemme est le suivant : ou bien Nicolas Sarkozy est reconduit, et la politique d'économies forcées et d'étranglement de la croissance impulsée par le duo Merkel - Sarkozy sera poursuivie avec les dégâts que l'on sait, ou bien François Hollande devient président de la République et, comme il l'a dit dès le soir même de sa désignation pour le 2e tour (voir notre éditorial du 22/04/2012 http://www.europesolidaire.eu/article.php?article_id=894&r_id= ) la France entreprendra, avec l'Allemagne mais aussi les autres pays européens et les institutions de Bruxelles, une renégociation des accords intergouvernementaux et des traités de façon à rendre possibles des politiques d'investissement et de croissance.

On aurait pu penser que, lorsque cette promesse avait été évoquée par François Hollande, les gouvernements européens, en majorité conservateurs, l'avaient reçue avec méfiance, sinon hostilité. La France n'ouvrirait-elle pas la porte aux demandes des partis libéraux et sociaux-démocrates qui supportent de moins en moins une recherche sans fin de privatisations et d'économies sous la pression des marchés, c'est-à-dire des forces économiques mondiales déniant aux Européens la possibilité de l'indépendance et de l'investissement. Beaucoup de citoyens européens eux-mêmes, au moins dans les pays les moins touchés par la crise, ne s'étaient-ils pas persuadés, les yeux fixés sur le prétendu « exemple allemand », que les économies forcées sont la seule façon du redressement.

Or le lendemain 23, un vrai coup de tonnerre s'est produit à La Haye. Le gouvernement néerlandais minoritaire a présenté sa démission après l'échec des pourparlers sur un plan de réduction du déficit public des Pays-Bas. Le Premier ministre Mark Rutte, chef du parti libéral VVD, a informé la Reine du refus de sa coalition face aux mesures d'austérité destinées à ramener le déficit sous la limite fixée par le Pacte de stabilité, 3% du Produit intérieur brut (PIB). Il s'était heurté au départ de son principal allié politique, l'eurosceptique et populiste Geert Wilders du parti pour la liberté (extrême droite). Ce dernier a expliqué « que le respect aveugle des règles européennes était stupide et nuirait à l'économie néerlandaise ». L'opposition partage le même point de vue. Diederik Samsom, chef du parti travailliste a laissé entendre qu'il ne s'agirait pas de ramener le déficit dans les critères de Maastricht l'an prochain. Pour les travaillistes, l'enjeu n'est pas de demander la sortie de l'euro et moins encore de l'Union européenne, mais seulement de reconsidérer les conditions de l'équilibre et de la croissance au sein de l'Union.

Cette démission, quelles qu'en soient les suites, aura des répercussions dans toute l'Europe, y compris dans la « prospère » Allemagne. Les gouvernements, fussent-ils conservateurs, ne pourront plus fermer les yeux sur les mesures d'austérité qui sont imposées par des économistes et hommes politiques au service des intérêts financiers, de Wall Street et de Pékin. Accepter de ruiner toute l'Europe comme la Grèce est en train de l'être, pour que ses atouts scientifiques et industriels soient rachetés à bas prix par les multinationales et les puissances émergentes, relève d'une politique de quasi haute trahison. On peut s'étonner qu'elle soit encore supportée, tant chez nos voisins qu'en France.

Si la France, à la suite du changement politique que déclencherait l'élection de François Hollande le 6 Mai, montrait que des mesures d'investissements étaient la meilleure solution pour assurer une croissance respectueuse de l'environnement, si elle obtenait que de tels investissements soient pris en charge par la Banque Centrale Européenne, si elle négociait l'accord de ses principaux voisins pour qu'une politique commune économique et sociale se mette en place pour valoriser ces investissements, le sort de l'Europe serait changée. L'Union Européenne, au lieu de devenir comme elle est en train de l'être la bête noire des peuples, deviendrait leur alliée.

On comprend à la lumière de ces évènements quelle responsabilité pèsera dans quelques jours sur les électeurs français, puis sur les socialistes s'ils accèdent au pouvoir. On comprend avec quelle espérance inquiète leurs premiers pas seront suivis, en Grèce, en Espagne..., et même dorénavant en Hollande et en Allemagne.

Certes, l'Europe ne deviendra pas d'un seul coup la puissance fédérale idéale telle que la décrit Mathieu Pigasse dans son livre « Révolutions » (Plon) dont nous conseillons la lecture à tous les eurosceptiques. L'auteur montre comment, si les peuples d'Europe acceptaient de se coordonner dans une structure fédérale, sans pour autant perdre leurs spécificités, ils feraient au 21e siècle la découverte qu'ont faite après 1789 les provinces françaises : la grandeur du groupe nait de la coopération des composantes. Il faudra sans doute encore beaucoup d'années, d'épreuves et de menaces extérieures pour que les Européens s'en persuadent, et que les plus riches d'entre eux acceptent des transferts au bénéfice des plus pauvres.

En attendant, il nous appartient de faire en sorte que ce qui sera peut-être un « modèle français de croissance » réussisse et fasse des émules.

Post scriptum
Merkel sera elle-même de plus en plus sous pression
Voyez l'article du New York Times
http://www.nytimes.com/2012/04/24/world/europe/call-for-growth-puts-pressure-on-german-led-austerity.html


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72 réactions à cet article    


  • lebreton 24 avril 2012 21:45

    le guoino en Bretagne c’est de fiente de mouette ,les bretons qui vont me lire comprendront !!!!!!!


    • Susanoo ! Susanoo 24 avril 2012 22:58

      Imposer l’Europe de force annulera les extrêmes.

      Les nationalistes vont pas tarder à chasser du vent une fois ce concept de « nation racine » disparaîtra et ça sera une bonne chose pour tout le monde.

      Ras le bol de leurs délires.


    • Redj Redj 24 avril 2012 22:58

       smiley
      On dit guano cher voisin, et c’est le terme qui désigne la merde de tous les oiseaux marins !
      Mais bon, ça marche aussi pour guaino qui n’en est qu’une grosse lui !


    • efarista efarista 25 avril 2012 01:12

      @ susanoo
      Ras le bol aussi des tiens !


    • diogene 25 avril 2012 11:25

      @redj

      Oui, c’est une belle merde, lui aussi, mais bien moins utile que le guano....
      Lui il ne fertilise que son compte en banque.


    • Susanoo ! Susanoo 25 avril 2012 16:28

      Le pouvoir va se déplacer vers un gouvernement l’Européen. Gouvernement qui sera un pôle du futur gouvernement mondiale. Les nationalistes racines vont chasser du vent. Et tout le monde s’en portera bien mieux. L’humanité pourra enfin s’exprimer.


    • herbe herbe 24 avril 2012 22:28

      Merci !

      C’est en effet une information très utile et importante à même de permettre l’orientation de nos choix...

      • jullien 24 avril 2012 22:42

        @l’auteur
        L’auteur [Matthieu Pigasse, pas l’auteur de l’article] montre comment, si les peuples d’Europe acceptaient de se coordonner dans une structure fédérale, sans pour autant perdre leurs spécificités, ils feraient au 21e siècle la découverte qu’ont faite après 1789 les provinces françaises : la grandeur du groupe nait de la coopération des composantes.
        Vous appelez ça un exemple engageant ?
        Premièrement, la « coopération » en question était contrainte et forcée, menée par un pouvoir révolutionnaire, hyper-centralisateur et profitant d’une « coopération » déjà existante si on entend par là l’existence d’un appareil d’État utilisant les ressources communes.
        Ensuite, il se trouve que la France au cours du XIXème siècle n’a cessé de perdre en puissance politiquement et économiquement. Même dans le « meilleur des cas » (qui correspondrait dans votre exemple à l’uchronie d’un empire napoléonien perdurant au-delà de 1814), le prix à payer en terme de vie humaines, richesses et surtout libertés parait ne pas en valoir la peine ou du moins être très élevé.
        Quant au livre de Matthieu Pigasse que vous recommendez, je ne l’ai pas lu mais je note dans sa présentation ceci :
        Une « révolution à mener », plaide Matthieu Pigasse, qui rappelle que les Etats-Unis ont mis cent cinquante ans pour passer d’une union monétaire à une union économique et budgétaire.
         ???????


        • tesla_droid84 25 avril 2012 14:24

          Ce Mathieu Pigasse (vice PDG europe banque d’invest LAZARD) que j’ai entendu il y a 10 jours sur LCP un samedi soir à 2H du mat sur LCP, prôner le mondialisme à tous va, dire qu’il faut arreter de taper sur les pauvres banquiers qui essaient de financer l’économie, mais quand les gens ne tape pas a leur porte pour emprunter c’est quand meme pas de leur faute !!!




        • Fergus Fergus 24 avril 2012 22:51

          Bonsoir à tous.

          Il est évident que les évènements récents en Europe donnent raison à Hollande. L’élection du candidat du PS pourrait être le signal d’une recomposition continentale, peut-être pas sur la couleur des gouvernements (encore que...), mais du moins sur la stratégie à mettre en place. Il semble que Merkel soit de plus en plus isolée.

          Quant à Guaino, décidément très sanguin, il a mal choisi sa cible car Guetta est un excellent professionnel dont les analyses géopolitiques sont justement appréciées.


          • TARTOQUETSCHES TARTOQUETSCHES 26 avril 2012 08:20

            Fergus.

            Sarko et Guaino sont des gros nazes, c’est sur.

            Mais Guetta n’est qu’un géopoliticien de pacotille. Son analyse des internationnalles ne dépassent pas le niveau de celui de tf1 et d’une manière générale de l’ensemble de la presse « mainstream » :
            il récite comme un robot les éléments de langage, mensonges et propagande néo-conservateurs : les us et l’europe c’est le camp du bien, la chine, la russie sont des dictatures qui soutiennent des monstres qui massacrent leurs peuples (lybie, syrie, iran,...) Bref, le Bien contre le Mal, très Buschien en fait...
            En cela il nous prépare à la prochaine guerre « humanitaire » (pétrolière ...) seul porte de sortie qu’on trouvé les fous qui nous gouvernent pour sortir ou reporter la méga crise financière économique et politique qui menace.

            Ceci dit, virons le nain le 6 mai, ça nous fera tous du bien.


          • taktak 26 avril 2012 17:59

            Oui

            Souvenons nous des chroniques de Guetta en 2005.
            Guetta est à l’analyse politique internationnale ce que David Guetta est à la musique : la bonne soupe servie pour et par la classe dominante.

            Non je ne suis pas juste, je n’ai jamais entendue son frère donner des leçons à la terre entière


          • Georges Yang 24 avril 2012 22:54

            Certes, relancer la croissance et l’emploi par des investissements est une idée séduisante, mais à condition d’investissements productifs, pas par une augmentation du nombre de fonctionnaires et des emplois aidés. Réindustrialiser, inover dans des technologies de pointe
            Renégocier avec l’Allemagne, mais pas pour faire un Paris-Plage à l’échelle du pays.


            • Ariane Walter Ariane Walter 24 avril 2012 23:20

              Je propose la planification écologique !


            • lagabe 25 avril 2012 09:39

              Je propose d’inscrire dans la Constitution ce que nous appelons la « règle verte », qui protège la planète, plutôt que la règle d’or qui saccage toutes les protections sociales. C’est dire que nous aurons un modèle productif et d’échan­ges nouveaux. Pour, y parvenir, il faudra donc un grand effort d’invention, d’innovations techni­ques, une véritable bifurcation qui fait appel à des investissements matériels et humains massifs. Nous nous soucierons à chaque endroit, chaque localité, chaque production de faire en sorte que la façon de produire et d’échanger ne coûte pas plus à la Terre que ce qu’elle est capable de reconstituer : voilà ce qu’est la règle verte. La France serait le premier pays au monde qui choisirait d’acquitter sa dette écologique. Nous, Français, nous avons une responsabilité à l’égard de l’écosystème et devant l’humanité universelle : si tout le monde vivait comme nous, il faudrait alors deux planètes et demie pour y pourvoir !

              Comment s’y prendre pour réussir cette transi­tion ? Face à la tyrannie du productivisme, nous proposons la planification écologique comme moyen de redéfinir nos modes de production, de consommation et d’échange en fonction de l’inté­rêt général de l’humanité et de l’impact de l’activi­ té économique sur l’écosystème. Elle permettra de préciser les orientations et les investissements pu­blics nécessaires pour enclencher une transition écologique et promouvoir un développement humain durable, créateur d’emplois et facteur d’égalité sociale. Elle s’appuiera sur un plan écologique débattu et voté au Parlement, assorti d’une loi de programmation financière. Elle impliquera les citoyens eux-mêmes dans les grands choix du pays : ainsi, sur la question du nucléaire, le peuple devra trancher par référendum.

              Pour agir tout de suite, le Front de gauche appli­quera un moratoire à toutes les politiques de déré­glementation de l’énergie. Nous mettrons en place un plan de financement pour la sobriété et l’efficacité énergétiques et pour la diversification des sources d’énergie. Nous créerons un Pôle public de l’eau pour une gestion dans l’intérêt général et non dans le seul but d’enrichir des sociétés privées qui exploitent cette ressource fondamentale et pratiquent des prix injustifiés : les premiers mètres cubes seront gratuits car l’eau comme l’air sont vitaux et ne se marchandent pas ! Nous empêcherons l’exploitation des gaz de schiste, qui menace l’équilibre des sols et des réserves d’eau. Pour offrir au grand nombre une alimentation saine, nous romprons avec le pro­ductivisme en soutenant l’agriculture paysanne. Enfin, il est urgent de changer radicalement le mode de transport et d’en finir avec le tout-camion, destructeur des hommes, des infrastructures et de l’air que nous respirons. Le ferroutage de toutes les traversées du pays entre frontières doit être réalisé en cinq ans !

              Qu’on ne me dise pas qu’il y a plus urgent. Ce n’est pas vrai ! La catastrophe écologique s’avance. Nous devons y faire face, et c’est un moyen de construire une société de progrès humain et d’intelligence collective. Voilà le beau défi que je propose de relever. Il s’adresse spécialement à la jeune génération et aux travailleurs expérimentés, femmes et hommes, ingénieurs, ouvriers et techniciens qui sont tous disponibles pour mettre leur savoir-faire au serviced’une grande ambition collective

              discours de mélenchon


            • lagabe 25 avril 2012 09:41

              //C:/DOCUME%7E1/GABAIX%7E1/LOCALS%7E1/Temp/msohtml1/01/clip_image001.gif" height="2" width="522">LE samedi 6 avril 1974, l’agronome René Dumont, toujours en va­drouille aux quatre coins de la planète, revient d’Alger. A l’aé­roport d’Orly, où il débarque en djellaba, deux hommes l’attendent, Georges Krassovsky et Brice Lalonde. Ils lui expli­quent que, Pompidou venant de défuncter subitement et l’élection présidentielle appro­chant, le mouvement école tout juste naissant a décidé d’y participer et que ses représen­tants ne voient qu’un seul candidat possible : lui. Dumont demande une nuit de réflexion, au terme de laquelle il accepte.

              Certes, il ne fait pas l’una­nimité chez les écolos : « L’on sent que M. Dumont est un converti de fraîche date », fait remarquer le précurseur Bernard Charbonneau, dans « La Gueule ouverte » (n° 21). Mais, ayant découvert sur le tard les méfaits du productivisme et de l’agriculture moderne, Dumont a fait son mea culpa et a livré, dans « L’utopie ou la mort », une critique argumentée, éco­logique, tiers-mondiste du monde comme il va.

              Au cours de sa brève cam­pagne, Dumont dénonce «  la poursuite absurde de la crois­sance industrielle » et lance en feu d’artifice une série d’idées nouvelles. Rechercher un type de société à basse consomma­tion d’énergie. Construire de nouvelles villes ne dépassant pas 100 000 habitants (« Au-delà, les inconvénients l’em­portent sur les avantages »). Arrêter les industries d’armement. Restreindre « la cons­truction démente de voitures in­dividuelles  ». Réduire la durée du travail : « En se contentant du niveau de vie de 1920, avec l’équipement de production dont nous disposons au­jourd’hui, il suffirait de tra­vailler quatre heures par jour, de 25 à 40 ans  ». Manger moins de viande (« Pourquoi fabriquer des protéines avec les pro­téines ? C’est absurde  »). Sup­primer la publicité. Bloquer la croissance de consommation énergétique (« En doublant tous les dix ans, elle nous condamne à recourir à l’éner­gie nucléaire  »). Réduire la croissance de la population dans les pays riches en supprimant les allocations familiales après le deuxième enfant. Diminuer les pouvoirs de l’Etat et des bureaucrates. Décréter la croissance zéro de l’agglo­mération parisienne. Empê­cher la spéculation foncière en municipalisant les sols. Enga­ger partout la plus grande au­tonomie possible de toutes les entreprises, de toutes les ré­gions, communes, de tous quar­tiers, villages : « Il est très im­portant que les gens participent aux décisions qui les concer­nent. » Obtenir, notamment d’EDF, une gestion tripartite : les consommateurs, les ingé­nieurs et les ouvriers (et les re­présentants de l’intérêt natio­nal). Instaurer une médecine préventive : « 80 % des médi­caments sont inutiles  !  » Refu­ser toute centrale nucléaire. Stopper le bétonnage des terres fertiles. « L’écologie implique un changement complet des structures de production. »

              Comme on le voit, il y avait à boire et à manger. Pourquoi ce bref rappel historique ? Sim­plement pour montrer que, il y a trente-huit ans, l’écologie po­litique était plus radicale, of­fensive, inventive que celle d’aujourd’hui. Celle qu’incarne Eva Joly, qu’on entend si peu et mal qu’elle a, nous dit « Le Monde  » (29/1), «  disparu des radars de la présidentielle »...

              Jean-Luc Porquet

               


            • lagabe 25 avril 2012 09:42

              je crois qu’il est trop tard , c’est pas en 5 ans qu’on va le faire , pourquoi on a pas ecouté Dumont , on dirait les 2 mêmes discours


            • rastapopulo rastapopulo 26 avril 2012 14:02

              Bravo Yang pour la répartie (peut être moins de haine du fonctionnaire qui pourrait très bien soutenir la recherche) : le principe des progrès économique, écologique, humain,... est dans la productivité !
               
              Les autres disent n’importe quoi. L’acier des éoliennes ou les cellules photovoltahic consomment beaucoup plus de charbon (suie, mercure,... et radioactivité !) que le nucléaire. C’est ça l’écologie alors que les centrales au thorium (rendementX100, recyclage des déchets actuelles ET emballement impossible) arrive dans 20 ans ? En plus nous avons déjà les normes environnementale les plus strictes du monde.


            • kemilein 24 avril 2012 23:03

              dans 10 ans l’Allemagne s’effondre attendons encore un peu.


              • Claudec Claudec 24 avril 2012 23:08

                Les pays industrialisés vivant au-dessus de leurs moyens depuis longtemps, la question est effectivement de savoir qui veut continuer de vivre à crédit et qui veut, plus raisonnablement, s’attaquer à une dette qui ne cesse de croître.

                A moins de considérer comme normal, et même ambitieux, de s’aligner sur les pays sous-développés auxquels leur indigence finit par valoir l’effacement pur et simple de la leur (dont d’autres supportent alors le poids à leur place).
                La compassion est un sentiment tellement élevé et gratifiant, qu’il est peut-être normal qu’elle conduise à vouloir être soi-même l’objet de celle des autres.

                • lagabe 25 avril 2012 09:36

                  totalement d’accord
                  cf 1972-2012 : le Club de Rome confirme la date de la catastrophe - AgoraVox le média citoyen
                  et Surpopulation
                  pour vivre au niveau de la France , il faudrait 3 planètes Terre


                • rastapopulo rastapopulo 26 avril 2012 14:30

                  S’émerveiller du malthusianisme sans être un Lord britannique, quelle réussite de l’aristocratie à la sauce anglaise !


                • Abou Antoun Abou Antoun 30 avril 2012 08:19

                  @ Claudec et lagabe,
                  Bonjour,
                  Je suis totalement de votre avis, largement exprimé dans le lien donné par lagabe.
                  Toute ’solution’ fondée sur une relance et l’hypothétique reprise de la croissance est une pure utopie. Il faut maintenant se résigner à décroitre et inverser les réflexes, c’est à dire gérer intelligemment la décroissance, c’est la condition même de notre survie.


                • Al West 24 avril 2012 23:33

                  Y a-t-il encore des gens pour croire que Hollande va renegocier les traites ?


                  • wesson wesson 24 avril 2012 23:39

                    wait and see ... 


                    de toute manière c’est ça ou blingbling

                  • efarista efarista 25 avril 2012 01:16

                    y a t il encore des gens pour croire que Nabot puisse être d’une quelconque utilité a part aider la finance à nous entuber  ?


                  • Peachy Carnehan Peachy Carnehan 25 avril 2012 01:40

                    Le nabot, on le liquide le 6 mai. Ensuite on avise. Notamment lors des élections législatives.


                  • aloha aloha 25 avril 2012 01:52

                    @ Peachy

                    Voici ce qui me semble être parole de sagesse. smiley

                    Pourrrvou qué ça marrcheé !

                    Après ça les « doux et fleuris rivages de Hollande » risquent de confronter un subtil tsunami (Bordel !!!!!), m’enfin bon, c’est prévu depuis longtemps, hein ! Ils ont des digues ! smiley


                  • Tall 25 avril 2012 07:39
                    Salut tous smiley

                    Je pense qu’Hollande peut être un homme « déterminé » si on le pousse bien fort dans le dos smiley

                    Pour ce, il faudrait aux législatives un gros carton du FdG et du FN.
                    Ces 2 partis étant les + déterminés à faire évoluer l’UE.

                    On notera qu’au 1er tour, ils font déjà 30% ensemble.

                  • Serpico Serpico 25 avril 2012 08:05

                    Exact Peachy : on le gicle d’abord, après on verra.

                    C’est hyper urgent, nom de dieu de merde !


                  • insomnia insomnia 25 avril 2012 09:16

                    Renégocier quoi ? Les traités ? Touche pas à Bruxelles !!!!

                    Chacun est libre de penser ce qu’il veut, mais je pense cependant que nous pédalons sérieusement dans la semoule avec ce système là !

                    Y a t-il encore des gens pour croire au Père Noël ?


                  • Catart Catart 25 avril 2012 11:47

                    @ Tall

                    Mélenchon ne sera pas comme je l’ai dit en final et depuis nous notons une baisse énorme de ses forces et même un abattement moral. Mais le plus grave c’est cette forme d’abandon de ses propres idées avec cet appel au départ « déguisé » pour voter Hollande.
                    (les irréductibles ou encartés vont comme d’habitude démocratiquement m’insulter et mentir en disant « mais c’est ce que nous avions décidé depuis le premier jour de campagne »... ??? FAUX il suffit d’écouter et non pas se boucher les oreilles.

                    J’avais expliqué ici même la stratégie qui aurait fait de Mélenchon le sauveur immédiat et non pas le petit chef d’un parti qui serait vainqueur dans 10 ans, qui n’est qu’une simple propagande et montre même que Mélenchon a roulé pour Hollande en rameutant les foules.

                    Et toi qui dans plusieurs de tes commentaires parle du FN comme une force convergent avec le FdG je pense que c’est le FN qui va utiliser cette stratégie Napoléonienne.

                    Marine Le Pen risque de faire un APPEL AU VOTE BLANC POUR LE 2ème TOUR (je ne suis pas du tout FN) mais elle comprend plus vite et mieux que tous les autres... ??? en effet comme cela elle garde, et ce sera la seule, (hors cirque Sarkolande), toutes ses idées et ne vend rien et ce qui est le plus important, à aucun moment elle fera trahison à ses électeurs si tu vois ce que je veux dire.
                    Elle met alors une pression terrible sur nos 2 voyous pour le poste de roi, qui vont s’affoler comme il le font déjà tous les deux mais puissance 10 et pour la suite bon nombre des électeurs « ouvriers employés » qui espéraient avec Mélenchon et étaient venus chez lui pour cela vont repartir pour toujours chez Marine Le Pen car le Peuple concidérera, et je suis désolé à raison, qu’elle est la seule à avoir du courage et la seule à résister contre l’UMPS et tu verras (je l’ai déjà expliqué), que le FdG va redescendre comme un soufflet quand on ouvre la porte.
                    Et je rajouterais que si MLP fait un appel au vote blanc c’est elle le grand vainqueur, c’est elle qui aura virer Sarkozy et cela TOUTE SEULE CONTRE TOUS ET SANS TRAHISON et tous les médias en parlerons et mieux toute l’Europe. C’est encore elle qui aura affailit la montée de Hollande sur le trône et toute seule... ??? Et c’est encore elle qui pourra le mieux lutter contre Hollande qui va nous faire la politique de Sarkozy sauce gauche... ??? Je suis encore désolé, mais c’est hallucinant de vouloir lutter contre le FN mais lui donner toutes les carte.

                    Bon sang de bonsoir comment ne pas comprendre que si Mélenchon avait dit dimanche soir « nous allons certainement nous ranger vers le vote blanc » puis plus un mot jusqu’au 3 ou 4 Mai... ??? que Hollande devenait tout bleu et qu’il aurait de lui même et en courant annoncé des mesures venant du programme de Mélenchon. Exemple un peu plus que 2€ d’augmentation du SMIC... ??? puis le 3 ou 4 Mai OUI dire il faut battre Sarkozy avec le pourquoi du comment.

                    Ce n’est pas pousser hollande le deuxième round mais virer Hollande l’homme sans parole, et une claque dans le dos ne suffira pas, un coup de pied dans le c** serait mieux...

                    http://www.indigne-je-propose.fr/

                     
                     


                  • Tall 25 avril 2012 12:02

                    Catart

                    Bien trop compliqué tout ça ...

                    Au 1e tour, il y avait Mélenchon. 
                    Maintenant il n’y a plus que Hollande et Sarkozy
                    Or, Hollande est tirable vers la gauche via les législatives, les syndicats, la rue ..etc ... tandis que Sarkozy nous écrasera comme des punaises avec les banksters de l’UE.
                    Donc ...

                  • helios999 helios999 26 avril 2012 01:31

                    Le choix de melenchon est logique , les legislative decideront si Lepen jouera un role ou pas.
                    elle aura de l’importance si il y a report de l’ump vers le fn
                    Je ne pense pas marine intelligente , la demagogie ne mene nulle part , ses contradictions seront vite mis à jour


                  • diverna diverna 24 avril 2012 23:41

                    "....des mesures d’investissements étaient la meilleure solution pour assurer une croissance respectueuse de l’environnement, si elle obtenait que de tels investissements soient pris en charge par la Banque Centrale Européenne, si elle négociait l’accord de ses principaux voisins pour qu’une politique commune économique et sociale se mette en place pour valoriser ces investissements, le sort de l’Europe serait changée.« 

                    Beaucoup de si... L’investissement, c’est précisément ce que Sarko a tenté de faire, ce qui a abouti aux emprunts qu’il faut maintenant rembourser. Les investisseurs ne l’ont certainement pas oublié. Un aspect important de la situation c’est notre non compétitivité qui fait que les investissements sont »tombés à l’eau« . Votre analyse, parce que je la crois partagée aveuglément par toute une frange de l’électorat, me semble dangereuse. La logique est : nous découvrons que les mesures demandées impliquent de gros efforts pour la population et nous les refusons , il faut donc s’entendre sur un plan de croissance , et on sort du chapeau »l’environnement" . Je n’y cois pas un seul instant. Il faut revoir les causes de notre perte de compétitivité , en particulier le dumping chinois. Maintenant , y a-t-il une volonté de se battre en Europe ? Nous partons dispersés et nous avons accepté le financement chinois de la dette grecque... C’est mal parti.


                    • JUILLARD MICHEL 25 avril 2012 08:58

                      les investissements à faire ne peuvent être validés que si on les réalise en empruntant directement à la BCE à un taux normal de 0,01% pas à des taux de 4à 12%,cette sarabande des « marchés et de leurs féaux, les agences de notation n’est plus crédible, il faudra à un moment donné passer outre et leur briser le reins et là je vais paraphraser Mme Thatcher »there is no alternative".


                    • Saul 25 avril 2012 00:06

                      Cette étude de la banque « natixis » explique les mesures concrètes que François Hollande devraient proposer pour sauver l’Euro. Mais elles sont contraires aux traités européens (notamment la proposition d’achats massifs de dette publique des pays en difficulté par la BCE). Ces traités pourraient certes être modifiés, mais l’Allemagne s’y opposera pour préserver son intérêt national. Il ne fallait pas faire de monnaie unique avec des pays en situations économiques et sociales très différentes et sans union politique. Ça a été une grosse C… . Donc il ne reste plus à la zone euro qu’à exploser. Ce n’est plus qu’une question de temps.

                       http://cib.natixis.com/flushdoc.aspx?id=63691


                      • jean-marc R jean-marc R 25 avril 2012 00:19

                        ? ??
                        Je ne m’attendais pas à lire de telles choses de la part de vous M. Baquiast !

                        Ainsi M. Hollande aurait si élu quelques velléités et même quelques pouvoirs pour infléchir la politique européenne ?

                        Et M. Pigasse de chez Lazard Bank... serait bien placé pour donner des leçons de Révolutions et d’agrégations de peuples, vous savez, les peuples, le demos... ?

                        Et tout cela sur fond de référence à 1789 carrément, que c’en est hallucinant !

                        Il y a quelque chose de psychotique dans de telles considérations, tant la cruelle réalité politique européenne et sa tendance sont à l’exact opposé de ce qui fut fait en 1789/1792 en France ou un peu avant par des gens comme Franklin ou Jefferson ; une poignée de gens en conclave vous asservissent de leurs dictats, et vous vous voyez de l’émancipation et du beau projet collectif !!!

                        Vous devriez je pense ouvrir un dictionnaire à la lettre D, lire ce qu’est Démocratie puis Dictature, et méditer.

                        Autre coup de tonnerre venant de la « Commission », dans laquelle ceux qui ont fait les Révolutions française et américaine, ceux qui ont construit les Etats nations ou les fédérations de l’époque, se sentiraient très très très mal à l’aise :
                        http://www.7sur7.be/7s7/fr/1536/Economie/article/detail/1428655/2012/04/24/ Budget-2013-Bruxelles-demande-une-rallonge-de-neuf-milliards.dhtml

                        Dites, ce papier, c’est un mauvais gag, rassurez moi, j’aime bien la lettre d’infos AI...


                        • Serpico Serpico 25 avril 2012 08:08

                          jean marc r :« Vous devriez je pense ouvrir un dictionnaire à la lettre D, lire ce qu’est Démocratie puis Dictature, et méditer. »

                          *****************

                          On a largement eu l’occasion (et la nécessité) de le faire pendant ces cinq putain de longues années.

                          Ah oui !


                        • jean-marc R jean-marc R 25 avril 2012 10:28

                          Vous ne m’avez pas compris.

                          Le problème de la lettre D dépasse et de très loin le seul cas Sarkozy. A mettre en rapport avec le contenu du papier psychotique de M. Baquiast.

                          Bien qu’il faille l’admettre ce Sarkozy fut pendant 5 ans et auparavant comme ministre une réelle monstruosité*.

                          *monstre : (...) Chose qui s’écarte des normes habituelles. Au fig., vx. Chose (abstraite) qui provoque l’étonnement ou la désapprobation par son caractère incohérent ou hors des normes. Il a été créé un monstre inconcevable en morale et en politique, et ce monstre etc...

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