Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Politique > Le décès de M. Séguin pose la question de l’avenir de la Cour des (...)

Le décès de M. Séguin pose la question de l’avenir de la Cour des Comptes

Philippe SéguinAvec la mort de Philippe Séguin se tourne peut-être une page importante et longue de l’histoire de l’Etat en France. Nous connaissons certes l’homme politique, gaulliste social, gaullien, patriote, colérique, faisant passer ses convictions politiques avant sa carrière. Nous nous souvenons tous du combat mené en 1992 contre le traité de Maastricht. La fracture sociale de 1995, c’est lui. Ses coups de gueule, son opposition à la droite emmenée par Edouard Balladur puis Nicolas Sarkozy en ont fait un politique de droite atypique et largement redouté, parfois détesté dans son propre camp. A contrario, la gauche a depuis longtemps salué chez lui l’opposant résolu mais fiable, d’une probité intellectuelle qui en avait fait un président de l’Assemblée Nationale respecté par tout l’hémicycle.

Tout cela vous l’entendez depuis hier et cela va se poursuivre dans les jours à venir. Hommages, rétrospectives, analyses, commentaires nous abreuvent déjà de ces images d’Epinal à propos de Philippe Séguin. Mais j’aimerais qu’au-delà des poncifs et des bavardages convenus, on revienne aussi sur ce que fut Philippe Séguin : un grand serviteur de l’Etat au sens classique du terme. Car tout de même, il y a dans cet homme l’écho et même la présence de ce qui a fait la force de la France depuis Louis XIV : des hommes que leur conception de l’Etat amenaient à faire passer leur tâche, leur sacerdoce avant tout. Depuis 250 ans, la France s’est construite sur le travail de ces personnages un peu bizarre, n’hésitant pas à faire passer l’Etat avant tout, y compris leurs idées et leur carrière. Ils y ont parfois tout sacrifié, puisant dans leur fortune personnelle pour assumer leur ministère, y sacrifiant, pour certains, leur vie (Louvois est mort alors que, malade et en cure, il continuait à traiter ses dossiers). Philippe Séguin était de cette trempe là, refusant de sacrifier sa vision de la France à une carrière politique brillante. Ses colères sont légendaires, ses prises de positions abruptes l’ont sans doute empêché d’être nommé à Matignon en 1995 après la victoire de Jacques Chirac. Il l’a peut-être regretté alors mais n’a pas changé son comportement pour autant.

Mais cette mort est aussi un coup dur pour le pays. premier président de la Cour des Comptes depuis 2004, il a fait de cette institution majeure de l’Etat un véritable contre-pouvoir. Le rôle de la Cour des Comptes est en effet loin d’être négligeable : cet organe, en charge de la régularité des comptes publics, plonge, de droit, dans les comptes de tous les ministères, administrations, de la Sécurité Sociale et d’une manière plus générale, de tous les organismes recevant, à un moment ou un autre, de l’argent public, les associations par exemple.

Nous sommes tous familiers de ce marronnier journalistique qui égrène chaque année la litanie des petits et grands gaspillages pointés du doigt dans le rapport de la Cour des Comptes. Nous nous exaspérons de cette liste sans fin de gabegies qui accompagne la bêtise et parfois l’incurie de notre classe politique. Et nous nous lamentons sur le fait qu’une fois la petite liste abondamment commentée, utilisée à droite comme à gauche pour dénoncer les turpitudes et choix imbéciles de l’autre camp, tout le monde s’en retourne à ses occupations habituelles sans jamais en tirer les conséquences et changer de méthode.


Car bien sûr, si la Cour des Comptes possède un droit d’enquête très étendu et ne se prive pas d’épingler les erreurs ou fautes de gestion, elle n’a aucun pouvoir de sanction et ne peut même pas se tourner vers les tribunaux pour que la justice prenne le relai. Elle dénonce, certes, mais les pieds et les poings liés. La Cour des Comptes n’est qu’une Cassandre institutionnelle que tout le monde entend pour mieux rire et parfois railler. Mais sans jamais vraiment l’écouter.

Philippe Séguin avait commencé à changer cela. Par sa stature d’homme politique et d’homme d’état, de combattant intègre, parfois jusqu’à l’extrême de la République, il avait mis son talent et sa voix - qui portait haut et fort - au service de cette institution. Certes, le cadre légal n’avait pas changé et l’impuissance juridique de la Cour des Comptes reste entière, mais le simple fait que ce rapport soit porté, présenté, analysé et commenté par cet homme sans complaisance lui donnait une dimension toute autre. Là où, auparavant, les puissants se moquaient éperdument du rapport annuel de la Cour des Comptes, tout juste bon à faire jaser dans le JT de Jean Pierre Pernaut, Philippe Séguin avait réveillé ce petit monde qu’il connaissait si bien et ses critiques parfois féroces en avaient agacé plus d’un - et plus d’une ! - dans les ministères. Budgets de fonctionnement trop élevés, procédures de passation de marchés publics non respectées, frais de représentations délirants, tout était passé au feu d’une critique mordante parce que fondée. Nombre de grands personnages de l’Etat, pourtant de son bord politique, s’étaient vus brocardés et sévèrement rappelés à l’ordre par le premier président de la Cour des Comptes. Et le message commençait à porter.

Que va-t-il se passer maintenant ? La tentation de revenir au ronron d’antan est évidente pour la classe politique et particulièrement pour l’Elysée, qui ne comptait pas Philippe Séguin parmi ses proches supporteurs. Mais, est-ce possible ? Le mouvement impulsé par M. Séguin peut-il être stoppé ? Paradoxalement, son décès sonne l’heure d’un changement profond pour l’institution de la rue Cambon, créée en 1807 sous le premier empire.

Nous sommes dans une situation où les comptes publics sont profondément et durablement dégradés. La dette de l’Etat a explosé, atteignant des niveaux records dans un contexte mondial où la méfiance vis-à-vis de la situation financière des états n’a jamais été aussi mauvaise (cf la crise financière grecque). Le déficit du budget de l’Etat atteint lui aussi des sommes jamais atteintes. Ce sujet, largement occulté depuis des années (alors que cela fait 30 ans cette année que le budget de l’Etat est voté en déficit), va revenir très vite sur le devant de la scène. La crise financière a révélé les gouffres abyssaux des finances publiques occidentales et la mondialisation achevée de la planète finance place désormais les états en situation d’infériorité dans les négociations avec les grands organismes privés. La Cour des Comptes, garante de la bonne gestion des comptes publics, va avoir dans les prochaines années un rôle crucial dans la résolution de cette crise en gestation, ou dans son explosion. A l’heure actuelle, elle est légalement désarmée.

Le successeur de Philippe Séguin à sa tête va devoir affronter une situation risquée : ou il se plie docilement à la gestion financière gouvernementale actuelle - qui produit les résultats que l’on connait - et il passera pour le fossoyeur de l’un des instruments majeurs de l’équilibre de la République, ou il se donne les moyens, soit par sa carrure, soit par son activisme, de doter la Cour des Comptes des instruments qui lui permettent enfin de peser sur la politique budgétaire et fiscale de l’Etat et des grands organismes publics, Sécurité Sociale en tête. Si tel est le cas, il devra affronter toute la tête politique du pays (droite et gauche confondues) qui verra d’un très mauvais oeil une juridiction indépendante se mêler de l’un des derniers domaines d’action du gouvernement.

La situation est tout de même mal partie. Le premier président de la Cour des Comptes est nommé par le président de la République et je doute que Nicolas Sarkozy fasse un choix qu’il aura à regretter dans les mois et les années à venir. C’est pourtant la seule solution viable à moyen et long terme : l’établissement d’un garde-fou puissant et indépendant pour rendre sa crédibilité à la politique financière de la France.

Le vide provoqué par le décès de Philippe Séguin nous amène à la croisée des chemins pour la finance publique. C’est peut-être le dernier service que cet homme, républicain jusqu’à l’incandescence, nous apportera. J’espère que Nicolas Sarkozy saura relever ce défi et honorer ce serviteur de l’Etat à qui je rends hommage, au-delà de nos divergences politiques.
 
Manuel Atréide
 

Les réactions les plus appréciées

  • Yannick Comenge (---.---.---.238) 8 janvier 2010 09:44
    Yannick Comenge

    J’ai eu par le passé des echanges d’email avec Mr Séguin, c’était pendant qu’il était dans le XVIIIieme lors de la campagne pour la Mairie de Paris. J’y ai senti l’homme attaqué de toute part et d’une grande force au travers d’échanges très simples.

    J’ai depuis un grand respect pour ce gauliste social qui doit etre surpris aujourd’hui de recevoir des éloges de la part de gens qui l’ont placardisé à la cours des comptes.

    Il doit apprécier également les larmes vraies de certains.

    Un homme d’Etat est parti et ils sont si rares.

  • Fergus (---.---.---.123) 8 janvier 2010 10:02
    Fergus

    Aucune illusion à se faire : Sarkozy ne nomme, aux postes stratégiques ou dans des fonctions qui peuvent constituer un contre-pouvoir, fut-il limité, que des hommes-lige, des serviteurs zélés de sa politique et de sa personne.

    En conclusion : la Cour des Comptes va retomber dans sa torpeur d’antan, telle la Belle au Bois dormant, Sarkozy préférant de loin la Cour des Contes à la dérangeante institution qu’avait animée Séguin.

  • HASSELMANN (---.---.---.198) 8 janvier 2010 10:14

    La disparition brutale de P SEGUIN né a TUNIS, au moment ou l’on vient de celebrer le cinquantenaire de celle de CAMUS, né a ALGER et également pupilles de la Nation est peut être un signe.
    L’un et l’autre avait une certaine idée de la France.Camus sans le savoir préfigurait ce gaullismes social ,ou de gauche dont R CAPITANT fut le théoricien.
    L’un et l’autre, hommes de convictions vraies, avaient compris qu’il fallait dire la vérité, et annoncer des larmes et du sang, si la victoire était au bout.
    La nomination a venir va être a lire avec la plus grand attention.L’orientation de la Cour implulsée par P SEGUIN, est effectivement essentielle pour l’avenir des comptes publics.
    A l’heure ou les comptables publics(RECEVEURS MUNICIPAUX) sont mis sous l’éteignoire, le controle a priori des dépenses des Collectivités et établissements n’est plus un filtre pertinent.
    Dans un contexte de dette comme celui que nous connaissons, le contrôle de l’usage du denier public est primordial, comme doit l’être l’exemplarité des sanctions des ordonnateurs principaux ou secondaires, qui galvaudent ce denier public.
    Que chacun se souvienne qu’aux côtés de la Cour des comptes et de la Cour de discipline budgétaire et financière, l’autre sanction c’est le bulletin de vote.
    Camus disait : NOUS VOULONS REMPLACER LA POLITIQUE PAR LA MORALE, C’EST UNE FORME DE REVOLUTION ! A méditer au moment ou l’on perd P SEGUIN.

  • Fergus (---.---.---.123) 8 janvier 2010 10:23
    Fergus

    A cette différence près que, du fait de la personnalité de Séguin, le contenu de son rapport était nettement plus médiatisé, ce qui irritait fortement Sarkozy, visé à différentes reprises.


Réagissez à l'article

37 réactions à cet article

  • Yannick Comenge (---.---.---.238) 8 janvier 2010 09:44
    Yannick Comenge

    J’ai eu par le passé des echanges d’email avec Mr Séguin, c’était pendant qu’il était dans le XVIIIieme lors de la campagne pour la Mairie de Paris. J’y ai senti l’homme attaqué de toute part et d’une grande force au travers d’échanges très simples.

    J’ai depuis un grand respect pour ce gauliste social qui doit etre surpris aujourd’hui de recevoir des éloges de la part de gens qui l’ont placardisé à la cours des comptes.

    Il doit apprécier également les larmes vraies de certains.

    Un homme d’Etat est parti et ils sont si rares.

  • french_car (---.---.---.74) 8 janvier 2010 09:56

    P.Séguin était apprécié de tous sauf de ses proches collaborateurs - chauffeurs secrétaire petit personnel qu’il martyrisait.
    Pour en revenir au fond de l’article, je parierais que Sarko va placer Guaino.
    Pour 2 raisons :
    - Guaino- ancien proche de Séguin dévoyé - est à sa botte, il lui doit sa nomination à la Cour au tour extérieur après qu’il fût par 3 fois recalé au concours de l’ENA
    - Guaino est devenu un conseiller bavard et encombrant

  • ASINUS (---.---.---.34) 8 janvier 2010 09:57

     yep pour un qui pense : servir ,combien qui pense : se servir.

  • Fergus (---.---.---.123) 8 janvier 2010 10:02
    Fergus

    Aucune illusion à se faire : Sarkozy ne nomme, aux postes stratégiques ou dans des fonctions qui peuvent constituer un contre-pouvoir, fut-il limité, que des hommes-lige, des serviteurs zélés de sa politique et de sa personne.

    En conclusion : la Cour des Comptes va retomber dans sa torpeur d’antan, telle la Belle au Bois dormant, Sarkozy préférant de loin la Cour des Contes à la dérangeante institution qu’avait animée Séguin.

  • pierrot123 (---.---.---.182) 8 janvier 2010 10:10

    Il faut bien dire que la Cour Des Comptes, Séguin ou pas, tout le monde s’est toujours assis sur ses rapports, vu que c’est un organe sans aucun pouvoir.
    Mais elle fait « bien dans le décor », comme on dit...

  • HASSELMANN (---.---.---.198) 8 janvier 2010 10:14

    La disparition brutale de P SEGUIN né a TUNIS, au moment ou l’on vient de celebrer le cinquantenaire de celle de CAMUS, né a ALGER et également pupilles de la Nation est peut être un signe.
    L’un et l’autre avait une certaine idée de la France.Camus sans le savoir préfigurait ce gaullismes social ,ou de gauche dont R CAPITANT fut le théoricien.
    L’un et l’autre, hommes de convictions vraies, avaient compris qu’il fallait dire la vérité, et annoncer des larmes et du sang, si la victoire était au bout.
    La nomination a venir va être a lire avec la plus grand attention.L’orientation de la Cour implulsée par P SEGUIN, est effectivement essentielle pour l’avenir des comptes publics.
    A l’heure ou les comptables publics(RECEVEURS MUNICIPAUX) sont mis sous l’éteignoire, le controle a priori des dépenses des Collectivités et établissements n’est plus un filtre pertinent.
    Dans un contexte de dette comme celui que nous connaissons, le contrôle de l’usage du denier public est primordial, comme doit l’être l’exemplarité des sanctions des ordonnateurs principaux ou secondaires, qui galvaudent ce denier public.
    Que chacun se souvienne qu’aux côtés de la Cour des comptes et de la Cour de discipline budgétaire et financière, l’autre sanction c’est le bulletin de vote.
    Camus disait : NOUS VOULONS REMPLACER LA POLITIQUE PAR LA MORALE, C’EST UNE FORME DE REVOLUTION ! A méditer au moment ou l’on perd P SEGUIN.

  • catastrophy (---.---.---.188) 8 janvier 2010 10:56
    catastrophy

    Le gaulisme social c’est comme les mathématiques militaires.


     Normal dans un pays où le barratin des camelots, sous la neige, recouvre le pays d’un manteau boueux...

  • JacquesLaMauragne (---.---.---.46) 8 janvier 2010 10:59
    JacquesLaMauragne

    Je me permets de vous proposer également mon article « Adieu Monsieur Seguin » publié hier sur mon propre bloc-notes :

    jf.

    www.lamauragne.blog.lemonde.fr

  • bob (---.---.---.20) 8 janvier 2010 11:08

    Philippe séguin, l’un de ces nombreux hommes politiques devenus tellement insignifiant que l’on ne parlait même plus de lui à la télé malgré son statut d’appartenance à l’UMP. Désormais trois jours médiatiques seront obnubilés par sa présence avant de retomber dans l’oubli.

    Sur la cour des comptes, au dela des propos plus ou moins justifiés ( les derniers rapports étaient devenus irrationnels ), aucune mesure coercitive n’a jamais été adopté pour les gaspillages excepté lorsqu’il s’agissait de rogner sur les salaires des employés de base. Le contribuable peut librement en déduire qu’il s’agit une fois de plus de l’un de ses groupes de travail financé pas ses bons soins afin de rémunérer un politique oisif. Peut-ètre n’a-t-on pas d’autres dépenses à faire en ce moment pour les français.

    • Manuel Atreide (---.---.---.123) 8 janvier 2010 12:01
      Manuel Atreide

      @ bob ...

      j’ai du mal à comprendre votre post : de quels propos irrationnels parlez vous dans les rapports de la cour des comptes ? Qu’est ce qui, dans les travaux récents de cette juridiction, vous a choqué à ce point ?

      Vous parlez ensuite de mesures coercitives : savez vous que la Cour des Comptes n’en dispose pas ? Ce n’est pas faute de volonté de sa part (cf les prises de position de M. Séguin tout au long de son mandat) mais le pouvoir politique n’a jamais voulu l’en doter. Est-ce alors sa faute ?

      Enfin, j’ai un petit problème avec votre conclusion : sous prétexte que le pouvoir politique refuse de doter l’institution de contrôle des finances publiques de moyens d’exercer pleinement cette fonction, vous en appelez à sa disparition au nom des intérêts des contribuables ? Et puis quoi encore ? Demandez au contraire qu’on fournisse à la Cour des Comptes - enfin ! - les moyens d’action qui lui font défaut ! Là, les intérêts des contribuables seront bien mieux pris en compte ... Mais bon, vous êtes peut être de ceux qui cassent un thermomètre en cas de fièvre afin de soigner le mal ... Ce n’est pas mon cas, désolé !

      Manuel Atréide

    • bob (---.---.---.20) 8 janvier 2010 12:27

      @ l’auteur

      Je connais certains services qui ont eu recemment à subir les foudres de la cour des comptes et notemment sur des CEE ou des fonctionnement du service lui-même. Au dela d’un manque d’information et de considérations politiques toutes faites issues de livres économiques mais déphasés de la réalité, le rapporteur tient des propos qui ne peuvent pas ètre mis en application sans couler la structure en question. J’ajoute que le rapport plus ou moins mensonger ( par omission) sera rendu public par les journaux et le ou les services en questions seront jeté en pâture à la population qui ne connait ni les tenants ni les aboutissants. Nous connaissons déjà les résultats avec la désormais célèbre expression fourre-tout : « salauds de privilégiés ».

      Sur les mesures coercitives, je le savais bien mais il me semblait que si la cour des comptes ( grassement payée elle aussi) donnait des indications c’était pour ètre suivi. Si tel n’est pas le cas à quoi sert-elle ?
      Quant à monsieur Séguin, il a été dans le gouvernement et aurait pu changer quelque chose ( à son niveau), il a juste oublié alors oui il est en parti responsable de cette situation.

      Sur ma conclusion, j’irai plus loin, j’appelle à la disparition de ces services, groupes de travail, etc.. dispendieux et improductifs à disparaitre. J’en appelle aux gens qui se prétendent ètre une élite à le prouver aux yeux des français et par conséquent aux yeux du monde. Ma conclusion s’inscrivait dans le sens de cette aspiration.

      Sur la notion de thermomètre, j’avoue que je ne vous suis plus mais peut-etre voudrez-vous préciser votre pensée.

    • Fergus (---.---.---.103) 8 janvier 2010 17:50
      Fergus

      @ Bob.

      La Cour des Comptes n’a rien à voir avec un Comité Théodule.

    • bob (---.---.---.20) 8 janvier 2010 21:21

      @ fergus

      La cour des comptes a été créée en 1807 afin de souligner le bien fondé des dépenses publiques. Le cas échéant, les politiques y mettaient bon ordre. Qu’en est-il désormais ? En quoi la cour des comptes se différencie-t-elle d’un comité Théodule ? Et surtout quelles sont les dépenses de cet organisme ?

  • bob (---.---.---.20) 8 janvier 2010 11:09

    Quant à ceux qui parlent de gaullisme, je vous convie à observer qui était d’accord pour l’adoption du TCE et qui ne l’était pas.

  • François51 (---.---.---.108) 8 janvier 2010 11:37
    François51

    Sarkosy va en profiter pour nommer a la tête de cette cours des comptes un « copain » a sa botte. comme ça,fini la tracabilité des dépenses de l’état. P.Seguin ne faisait pas de cadeaux a Sarkosy, et son gouvernement. exemple les dépenses fastes de la présidence de l’UE. j’ai peur que dans l’avenir, on entende plus parler de la cours des comptes.

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON

ECRIVEZ UN ARTICLE !





Les thématiques de l'article


Palmarès