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Accueil du site > Actualités > Politique > Le défi de Besancenot

Le défi de Besancenot

Un nouveau tournant dans la vie politique française ?

L’annonce faite par Olivier Besancenot de fonder sous peu un grand parti à la gauche de la gauche risque fort de diminuer un peu plus la marge de manoeuvre d’un PS déjà à la peine. La lutte pour la survie serait-elle engagée ?

Le séisme politique des années 2000 résulta en France de l’émergence d’une nouvelle droite, que les commentateurs de tous bords aiment à décrire comme décomplexée : il faut entendre par là que cette droite assume alors, pour la première fois depuis longtemps, la mise en avant sans concession des valeurs républicaines essentielles. Comme cela avait été le cas pour la gauche dans les années 70 avec François Mitterrand, cette nouvelle force s’est construite autour d’un homme, Nicolas Sarkozy. L’apogée de son ascension irrésistible a bien entendu été son élection récente aux présidentielles, dont les conséquences dues à son souci constant de rupture n’ont pas fini de déstabiliser et d’agacer une partie des commentateurs et acteurs politiques.

Cette élection a elle aussi été synonyme de bouleversements : elle a vu tout d’abord un recul significatif du Front National, dont beaucoup ont oublié, étrangement, de se réjouir ; elle a permis ensuite la tentative d’affirmation d’un centre qui se voulait autonome, et qui en tant que tel séduisit les électeurs... jusqu’à ce qu’il s’allie plus ou moins explicitement au PS, ce qui se confirmera nécessairement lors des prochaines municipales ; enfin, elle a amené le PS au bord de l’implosion, apparaissant plus que jamais enferré dans les luttes d’appareils et de personnes, désemparé face à la politique d’ouverture de Sarkozy et au plébiscite qu’elle rencontre, et définitivement englué dans l’attentisme mortel que lui a inoculé Hollande à la sortie de l’élection perdue de 1995, qui tel un prêtre égyptien embaumeur a pris le soin extrême durant ces années de préserver son parti de l’influence conjoncturelle.

C’est dans ces conditions, alors que suite à la défection apparente de DSK dans la course socialiste les forces restant en présence pensaient pouvoir tranquillement préparer le congrès de 2008, qu’Olivier Besancenot vient fort à propos ébranler le sol socialiste. Fort de ses 4,08 % aux dernières présidentielles, le voilà qui est prêt à dissoudre son propre parti, la LCR, pour mettre au point une force de gauche - d’extrême gauche serait plus exact - susceptible de faire entendre en France une alter-voix : "La Ligue communiste révolutionnaire doit désormais être dépassée et tourner une page sans renier son héritage", déclare en effet le chef de file de la LCR dans une interview au Parisien de vendredi. "Nous voulons rassembler tous les anticapitalistes et tous les partisans d’un changement de société dans une nouvelle formation", qui ne sera pas "un énième cartel d’organisations mais une opportunité pour la gauche radicale d’écrire une nouvelle page de son histoire". Toujours bon à savoir, cette nouvelle force ne négociera "aucun accord parlementaire ou gouvernemental avec un parti social-libéral".

Cette entrée en lice tonitruante de Besancenot pourrait bien avoir des conséquences énormes sur la rénovation fastidieuse du PS, dont l’aile gauche piaffe déjà d’impatience, et ce depuis plusieurs mois. Le PS peinait à se trouver un leader à même de concurrencer le charisme de Sarkozy et sa capacité à surprendre, c’était évident ; mais c’était un "simple" problème de personnalité, à la rigueur. Désormais, il lui faudra non seulement un chef de file charismatique, mais aussi un penseur politique, capable d’affirmer avec autorité au sein d’un projet inédit une ligne synthétique et fédératrice. Le PS n’a plus droit à l’erreur : sa survie est désormais en jeu.

Face à une droite ouverte et plus solide que jamais, collée à un MoDem bien encombrant, le PS cherchait dans la douleur un moyen d’apparaître encore comme un parti de gauche crédible. A compter d’aujourd’hui, sa marge de manoeuvre se réduit à un trou de souris, du fait de la détermination nouvelle de Besancenot à rendre au mot "gauche" sa portée contestataire absolue. Si le PS ne devient pas très vite un parti social-démocrate moderne, c’est dans les livres d’histoire qu’il terminera sa course piteuse.


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102 réactions à cet article    


  • tvargentine.com lerma 27 août 2007 10:27

    Le PS n’existe plus,il a été litéralement détruit par Ségolène Royal et sa cour ,qui ont faient une OPA sur ce parti avec des « militants à 10 euros » et une base fonctionarisée qui est en déphasage avec le reste de la population française (sécurité,service minimum,pouvoir d’achat...)

    En plus,Me ROYAL n’estime n’avoir pas de compte à rendre et s’enferme dans une tour d’ivoire qui ne laisse pas de place à la contestation ni aux débats d’idées

    Ce parti n’existe plus,il est mort.


    • Lucrezia 27 août 2007 11:31

      Quel mépris pour les militants à 10€ ...leurs idées ne sont-elles pas bonnes sous prétextent qu’ils ne paient pas cher leur adhésion ou bien est-ce parce qu’ils n’adhèrent pas aux idées rétrogradent et obsolète de l’actuel PS ? N’est-ce pas plutôt une chance pour le PS de ’s’être rénové au travers de nouveaux adhérents ? Sachez que rien ne sera plus pareil que du temps de Staline ou Lénine ! Alors rien de ne sers de se cramponer au passé ...ne vaut-il mieux pas pour le PS de vivre en 2010 et de se projeter dans le futur au lieu de toujours avoir le regard figé sur ses vieilles lunes ?


    • Universitaire 1995 27 août 2007 17:29

      Le PS est un parti du système, mais en réalité la LCR aussi. C’est à mon sens à juste titre que cet article :

      http://blog.360.yahoo.com/blog-hemwnYcgbq_SQcISKczR?p=152

      Sarkozy, opium du « peuple de gauche » : 1 - La « grande illusion » royaliste

      appelle Besancenot « le prolétaire de la télé », dans cet extrait :

      " On dirait que la « gauche » et ses alliés ne peuvent plus exister politiquement sans l’épouvantail Sarkozy. Face à ce démon cornu se dressent l’archange Ségolène-la-moins mauvaise, assistée par les anges Buffet-la-ministre, Bové-le-radical, grand ingénieur du courant alternatif, Besancenot-le-prolétaire-de-la-télé et Arlette-la-finalement-raisonnable. Peu importe que « Ségo et Sarko » aient défendu pour l’essentiel la même politique, clairement capitaliste et impérialiste. L’heure n’est pas au raisonnement, mais à l’opportunisme qui voudrait faire croire à la viabilité de la recherche d’un capitalisme « à visage moins inhumain », et honni soit qui pense à une simple bagarre pour les bonnes places. Même si c’est une évidence que dix ans sans être au gouvernement, ça peut être très mauvais pour la « gauche » aux planques. Mais le ciel va-t-il s’écrouler sur la tête des Français, si demain la « gauche » a moins accès aux réseaux d’influence et à des postes de « grand serviteur de l’Etat » ?

      Déjà dans les années 1980, après avoir organisé avec succès la promotion du Front National, Mitterrand avait mis en place un « antifascisme » dont le rôle essentiel était de nous expliquer qu’il fallait bien se contenter du capitalisme pour ne pas tomber sous une « dictature ». Et, dans le « moins mauvais des systèmes », il fallait choisir les politiciens les « moins méchants » : à savoir, ceux de la « gauche ». Une chaîne d’épouvantails qui a assez bien fonctionné pendant deux décennies.

      Pourtant, lors des présidentielles de 2007, les glaives sacrés de la sainte alliance n’ont pas pu refouler au fond de l’enfer le « grand satan Sarko »... "


    • Gilles Gilles 27 août 2007 18:23

      Lucrezia, il m’a semblé lire à plusieurs reprises que des membres de longue date du PS se plaignaient de ne jamais voir plus d’une fois ou deux au mieux les fameux adhérents par internet (à 20 euros je crois bien). Bref, ils notaient que ce n’étaient pas des militants vraiment motivés par la cause, mais juste des clients de passage s’inscrivant sur un coup de tête ou pour voter pour un candidat et puis, hop, disparus !

      Certains ont vu dans ces adhésions une manœuvre des « jeunes lions » Royalistes pour engranger le max des voix en attirant le chaland, jeune, censé être attiré par la modernité de Royal en opposition au ringardisme des vieux pachyderme

      En plus, il me semble que l’UMP a fait de même, non ?


    • nephilim 27 août 2007 11:04

      haaa !! du mouvement à gauche ?? fini le PS des profiteurs^^une nouvelle gauche qui rassemble va t-elle se mettre en place et marquer la disparition du PC LO et pourquoi pas du PS he he he à suivre..................... Oui Lerma !! allé on prend sa pillule et on retourne dans sa chambre capitonnée^^


      • Frédo45 Frédo45 27 août 2007 11:33

        Et si l’« Epinay moderne » réclamé par Arnaud Montebourg ne se faisait pas au sein du P.S mais à sa gauche, quel avenir pour le PCF et les Verts ? Mais aussi quelle position adopter pour le PS ? Et si ce grand parti « anticapitaliste » se formait, n’y aurait-il pas risque de scission du P.S ?


        • Lucrezia 27 août 2007 11:39

          Le PS ne semble pas donner vraiment l’impression de vouloir se réfomer pour les échéances 2012 ....Peut-être Besancenot aurait-il le mérite de faire prendre conscience au PS qu’il faut se réformer dès maintenant ...Sinon, il va y avoir de la chasse à l’électeur à socialiste à 10€ ...à gauche de la gauche via Besancenot et à droite de la droite via le MODEM ...sans compter les fuites des élites/experts du Ps au gouvernement !


          • arturh 27 août 2007 11:40

            Remettons, les choses dans l’ordre. Le vrai chef de la LCR c’est Alain Krivine. Ce n’est pas Besancenot qui n’est qu’une marionnette.

            Besancenot n’était même pas né que Krivine était déjà le chef et comme Marine avec le FN, ce n’est pas lui qui va changer cet ordre naturel des choses. Cette idée, c’est l’idée de Krivine depuis toujours. Qu’il ait choisi de tirer les ficelles dans l’ombre n’y change rien. Krivine partage le privilège douteux, par exemple avec Castro, avec Le Pen, ou avec le dirigant de lutte Ouvrière qui tire les ficelles derrière Laguiller et dont j’oublie toujours le nom, mais quelqu’un va me le rappeler, de toujours diriger « son » parti depuis qu’il l’a créé.

            Evidemment, les autres « commandants suprêmes » et « petits pères des peuples » et autres « Sous-commandants » ou « Danube de la pensée » refuseront cette « refondation » , puisqu’on le sait, toute idéologie totalitaire ne supporte qu’un dictateur.

            Krivine est d’ailleurs bien placé pour le savoir. Il ne s’agit donc que d’une opération de communication destine a attirer l’attention et bien sur de nouveaux militants, mais de base, sans plus.


            • taxipom 27 août 2007 11:50

              Pensiez-vous à Robert Barcia, alias Hardy, alias Roger Girardot ?


            • arturh 27 août 2007 12:34

              Voilà c’est lui, merci.


            • Zygomar 27 août 2007 17:54

              Le défi de Besancenot par arturh

              Remettons, les choses dans l’ordre. Le vrai chef de la LCR c’est Alain Krivine

              == qui n’est autre que l’ex-futur beau papa de l’Olivier !!! Ca aide à grimper les échelons !!!!!

              Mais aujourd’hui, le facteur a épousé une éditrice ayant pignon sur rue à Paris et vit dans un apart cossu du côté du sacré Coeur......

              Les riches ont les pendra à la lanterne............


            • Frédo45 Frédo45 27 août 2007 18:09

              Petite limite à ce commentaire : ce n’ets pas Krivine qui est populaire et Krivine ne parviendra pas à rassembler autour de sa personne. Krivine a bien plus besoin de Besancenot que Besancenot de lui. Et l’émancipation du jeune postier risque de renvoyer le vieux loup bien loins de la bergerie !


            • Gilles Gilles 27 août 2007 18:32

              Arthur, pourquoi dénigrer aussi connement ? Leçon de vocabulaire.

              Besancennot n’est que le porte parole de la LCR. Ce rôle est déclaré en tant que tel et il ne c’est jamais présenté comme président ou chef. Rien de mal à ça

              Fillon, lui, est une marionnette car il est présenté comme un premier ministre alors que dans les fait c’est son Chef qui tire les ficelles

              Ensuite, les positions de la LCR se décident après présentation des projets et de votes de tous les encartés..... et Besancennot se doit de défendre la motion gagnante, et ceux même si Krivine ou lui même sont en désaccord avec le texte. C’est carrément plus clair et démocratique qu’avec l’UMp ou seul votre Chef décide de tout ; les béni oui-oui étant ensuite chargés d’en faire la promo

              Ne regardez pas le monde uniquement à travers le prisme de votre idole.


            • arturh 27 août 2007 20:02

              Au moins, dès le départ, Fillon et Sarkozy ont eu l’honnêteté de déclarer à tous quelle serait la règle du jeu.

              Que la ligne politique de la ligue soit décidé par tous les encartés, ça fait bien rire et prouve ton ignorance profonde du mode du mode de fonctionnement, ou, plus probablement, puisque je ne peux pas croire que tu sois aussi ignorant, ta profonde mauvaise foi. J’attends maintenant que tu m’expliques que ce sont les encartés qui décident de la ligne de LO tant que tu y es.

              C’est comme si tu me disais que c’est après un débat démocratique entre tous les encartés du Parti Communiste cubain que l’on choisi à chaque fois Fidel Castro.

              Et puis le coup de « si t’es contre Krivine, t’es pour Sarkozy », à d’autres mais pas à moi.

              La Ligue Communiste Révolutionnaire qui, de puis sa fondation sous un autre nom en 1966 par Alain Krivine, est un parti d’idéologie totalitaire qui s’exprime notamment par le fait que Alain Krivine est, de fait, le chef à vie de ce parti.

              Et oui, je suis un opposant au totalitarisme.


            • arturh 27 août 2007 20:53

              "Le défi de Besancenot par Gilles (IP:xxx.x8.192.168) le 27 août 2007 à 18H32

              Arthur, pourquoi dénigrer aussi connement ? Leçon de vocabulaire. Besancennot n’est que le porte parole de la LCR. Ce rôle est déclaré en tant que tel et il ne c’est jamais présenté comme président ou chef. Rien de mal à ça..."

              Je ne dénigre pas aussi « connement ». Je souligne que Krivine ayant bien compris le capital de sympathie que peut accumuler Besancenot sur son nom, toute la communication de la Ligue, (il n’y a quand même pas que sarkozy qui sache communiquer dans ce pays) est faite sur le mode : "Besancenot a dit, Besancenot a fait, Besancenot va faire...


            • arturh 28 août 2007 00:05

              D’abord, je n’adhère pas, surtout concernant la LCR, à cette idée de juif antisémite, même si je suis bien placé pour savoir la difficulté qu’à toujours eu la Ligue à concilier sa politique antisioniste propalestinienne avec sa réalité sociale.

              De mon temps, la blague courante, à la Ligue, était de dire que pour que les Renseignements Généraux ne puissent pas comprendre les réunions du Comité Central qu’ils espionnaient, les délbérations se faisaient en yiddish.... J’espère que je ne suis pas le seul ici à la connaitre...

              Mais relativisons l’intérêt toutes ces histoires. Le marxisme ne constitue absolument plus une quelconque alternative. Ce n’est plus qu’une forme achevée de « pensée unique » qui survivra probablement éternellement, probablement éternellement suivie par une petite minorité de fidèles, comme un vieux rituel qui fait encore usage même si plus personne n’y croit. C’est comme la croyance en dieu. Ca a sa vertu consolatrice.

              Aussi je vous souhaite bien du plaisir à vos soirées préparatrices du grand soir égalisateur pour des lendemains qui chantent.

              Quant à assimiler fascisme et communisme, les travaux de François Furet en la matière on déjà tout dit, notamment qu’ils sont les deux faces de la même pièce, se justifiant mutuellement. Ces deux idéologies nées vers la fin du 19ème siècle, qui ne font donc qu’une, le totalitarisme est une réaction aux aspiration à la démocratie née à la fin du 18ème siècle.

              On le sait aujourd’hui, avec la chute du Mur de Berlin, le totalitarisme s’est définitivement effacé en tant qu’alternative et c’est l’horizon de la Démocratie qui a gagné. Ce n’est pas pour autant que le totalitarisme a complètement disparu. Comme le fanatisme religieux n’a pas disparu avec la découverte de l’ADN ou du Big Bang. Ecce homo.


            • Gilles Gilles 28 août 2007 16:38

              Pour répondre à Arthur

              Tout d’abord je connais assez bien le fonctionnement de la LCR et de LO et du PCF, ayant de nombreux amis et de la famille militant dans ces partis. Je ne fais parti d’aucun d’eux n’étant pas vraiment en phase avec l’essentiel de leurs buts et de leur fonctionnement, même si je suis en accord avec une grande partie de leurs actions et de leurs buts. Je suis plutôt social-libertaire, donc non un adepte de Marx ou Trotsky, dont les écrits sont cependant puissamment clairvoyants (mais as sur tout...)

              Ne confond surtout pas ces trois partis. LO est un parti avant gardiste (lire Trotsky) avec une culture du secret, formant les futurs cadres de la révolution. C’est leur seul but ! Beaucoup chez eux méprisent hélas tout ce qui ne vient pas de leur sérail, notamment les signes qu’ils assimilent à une culture bourgeoise (ex : avoir une belle maison). Leur méthode de recrutement et de fonctionnement sont limites harcèlement moral. Ils leur est absolument interdit de défendre des idées autres que la ligne décidée en secret. Il s’agit d’un engagement exclusif pour la révolution est de rien d’autre (même fonder une famille devient de la petite bourgeoisie pour certains car ça canalise l’énergie ailleurs que dans la lutte)Ils sont à mon avis dangereux si un jour ils peuvent s’approcher du pouvoir.

              La LCR, elle est carrément disparate, regroupant des gens de diverses horizons, dont des bourgeois ou des gens à haute position sociale. Les gens sont libres de venir voir, participer et repartir s’ils le souhaitent, de discuter des thèmes qu’ils veulent, de militer ailleurs aussi. Leur combat essentiel ne se situe pas dans les urnes mais dans la rue ; aide aux sans papiers, droits au logement, manifs, soutien aux palestiniens (à ne pas confondre comme les crétins de service avec de l’antisémitisme ou le soutien aux islamistes qu’ils exècrent tout autant). Bon, dans la réalité il y a aussi des divergences, des tendances (des pro LO et d’autres carrément anti), mais globalement les motions se discutent et sont soumises aux votes (pour les dernières élections il y en avaient 7 ou 8), même s’il faut reconnaitre que la patte des « chefs » se retrouvent dans plusieurs d’entre elle. mais ne va pas croire que Krivine décident de tout.... je le sais bien, vu l’indépendance d’esprit de ceux qui m’entoure.

              Ensuite, Besancenot est bien entendu là où il est car il passe bien dans les média, auprès du peuple et à un bon sens de la réparti. Ils vont pas mettre un guignol tout de même ! Mais lors de la désignation du porte parole, ce n’était je crois bien que le 3em sur la liste des prétendants, la lCR voulant une femme. Hors les deux qui étaient envisagées ont laissé tombé devant l’énormité de la tâche, d’où l’apparition de besancenot sur les écrans.

              Pour terminer, faudrait se calmer sur les amalgames entre « socialismes » et Staline, Castro etc etc Vous en faites qu’annoner bêtement ce que les pourfendeurs du socialisme ont décidé de vous mettre dans le crâne depuis 60 ans, par peur justement du réveil des « masses ». Ces caricatures de régimes ne représentent en rien l’idél socialiste. Pour mémoire, Trotsky (pourtant un chantre de la révolution justifiant la violence pour arriver à ses buts), déjà dans les années 30 fustigeait le Stalinisme et assimilait l’URSS à un état fasciste.

              Socialisme, en trés gros, c’est le travailleur qui maitrise son outil de production pour vivre de son travail, et refuse qu’un profiteur vienne s’enrichir sur son dos. Bizarre, non, on dirait le crédo du libéralisme, du moins celui du XVIIIem siècle !


            • Icopas 29 août 2007 11:46

              Il me semble que le fonctionnement interne du parti visé, la LCR, n’a strictement rien à voir avec ce que dit Arturh.

              Si on se renseigne un peu, mais serait-ce un effort trop monstrueux, la direction de ce petit parti est élue à la proportionnelle intégrale entre les courants et tendances qui le parcourent.

              Ils ont plus à voir du point de vue de la démocratie interne avec le far west des Verts qu’avec un système construit par le petit père des peuples.

              Parler de chef est donc risible en l’occurrence (à part professer publiquement qu’on ne s’est pas pris la peine de se renseigner sur la réalité des choses).

              Ce qui ne signifie nullement qu’ils soient un quelconque exemple ni qu’on approuve leur orientation politique. Ce sont là d’autres questions.

              Mais il faut d’abord essayer à minima de se renseigner sur les choses plutôt que d’exprimer ses fantasmes comme si ils avaient réalité et chair, afin d’établir la réalité des choses, y compris les rouages internes de l’objet de la conversation.

              Un petit tour sur le net et paf, on rassemble une série d’éléments qui sont inverses de ce que prétends Arturh sur ce point précis.

              Pour avancer donc dans la discussion il faut d’abord établir à quoi on a affaire.


            • Chichile Chichile 29 août 2007 13:10

              « Pour avancer donc dans la discussion il faut d’abord établir à quoi on a affaire. »

              Bien d’accord !

              Ayant vu le mot « communiste » et « révolutionnaire », on sait où on va ! smiley


            • bulu 27 août 2007 11:57

              Mort de rire.

              Quand la gauche aura le courage d’expliquer que les politiques n’ont pas LE pouvoir sur les leviers economiques et ce qui en decoule, mais que ceux-ci appartiennent a des gens qui ne sont pas prets a le partager et qu’il faut composer avec, on aura fait un grand pas. Elle passe par la, la renovation de la gauche.

              Faire croire qu’on va reformer le neo-liberalisme avec une election franco-francaise, c’est suicidaire pour la goche et mauvais pour les gens, d’ailleurs les electeurs ne s’y trompent plus.


              • arturh 27 août 2007 12:38

                Il faudra un jour non pas en finir, hélas, c’est impossible, mais instaurer des règles démocratiques contre ces propos qui dénoncent ceux qui « ont de l’argent » comme on a instauré des règles pour les propos qui dénoncent « les juifs » ou tout autre catégorie sociale. Parce que derrière ces discours de type totalitaire, il y a toujours un discours de « solution finale ».


              • Bérenger 27 août 2007 12:04

                La démarche d’Olivier Besancenot s’inscrit dans une logique prévisible et louable. La demande est forte d’une reviviscence d’une Gauche vraie, au service des attentes et des convictions de tous ceux qui ne se reconnaissent plus dans un PC mort-vivant, et surtout plus dans ce qu’il est encore convenu (dans la presse officielle) d’appeler le PS.

                Besancenot a pour lui la jeunesse, la crédibilité et un certain charisme. Il a contre lui la dimension archaïque de la Ligue Communiste Révolutionnaire, cette vieille mécanique soviétiforme où le « nous » l’emporte sur le « je », et qui se réfère au fondateur de l’Armée Rouge (référence libertaire s’il en est !) et à un obscur appareil du nom de IVème Internationale (dont la plupart d’entre nous ignorent de quoi il retourne, sinon que cela a des relents de Kremlin). Il faudra faire plus simple et surtout plus glamour pour convaincre la jeunesse des banlieues de rejoindre ce mouvement, condamné sinon à grossir le lot déjà prolixe des groupuscules à vocation subversive, et qui bon an mal an ne produisent que de la réunion et des livres blancs voués au pilon sans avoir été parcourus par quiconque.


                • Shyankar 27 août 2007 12:23

                  Très bonne analyse le problème étant que la gauche n’a plus aucune unité et cela depuis longtemps. A force de lorgner à droite et au centre depuis les présidentielles le PS à perdu une grande crédibilité au sein de sa faction « gauche de la gauche ». Maintenant regrouper le PCF LO les alters et les verts sous la bannière de Besancenot me semble plus qu’utopique. Je tiens à noter que cette entreprise est plus que louable et si la gauche contestataire arrivait enfin à trouver une unité on n’en serait peut être pas là today.


                  • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 30 août 2007 05:04

                    Tout a fait prévisible que se crée a gauche de la Gauche un rassemblement qui apporte au moins quelques idées neuves... mais il faudra 20 ans pour que ces idées suscitent un nombre significatif d’adhésions. En attendant, c’est centre-gauche vs centre-droit et le centre-gauche sera d’autant plus centriste que son aile gauche se sera émancipée... Heureusement, « il n’est pas nécessaire d’espérer pour entreprendre... » http://nouvellesociete.org/5165.html

                    Pierre JC Allard


                  • frédéric lyon 27 août 2007 12:26

                    La « jeunesse », c’est à dire la lie, rejoindra le premier parti qui s’affichera ouvertement comme un parti fasciste en France, et le nouveau parti « radical » de Besancenot semble un excellent candidat.

                    Nous allons enfin vers la clarification du débat à gauche et vers la séparation de la gauche sociale-démocrate de la gauche extrémiste, celle qui se dit « antilibérale », « antisioniste » ou « anticapitaliste » et qui est en fait antidémocrate, antisémite et violente : la gauche qui finit toujours à Fleury-Mérogis, après avoir brûlé des bibliothèques, des écoles ou des voitures.

                    Cette gauche fasciste, la gauche héritière de Pierre Drieu la Rochelle, de Marcel Déat et de Jacques Doriot, finira dans les poubelles de nouvelles kollaborations.

                    La stratégie de l’Union de la gauche est morte, place à l’alliance des démocrates sociaux et des socio-démocrates.

                    L’instauration d’un scrutin incorporant une dose de proportionnelle aux législatives permettra de l’enterrer.


                    • jeulin55 27 août 2007 15:57

                      à frédéric lyon

                      vous pouvez expliciter le lien entre la LCR et les 3 peronnes que vous citez ? Si c’est pour dire qu’être catalogué à gauche n’empêche pas de rejoindre l’extrème droite ou la droite décomplexée, on a déjà des exemples.

                      De plus je ne vois pas le rapport entre l’extrème gauche et brûler les écoles ou les bibliothèques, merci de m’éclairer.


                    • masuyer masuyer 27 août 2007 21:48

                      Frédéric Lyon ne supporte pas les fascistes de gauche, mais il n’a rien contre ceux de droite smiley

                      toute sa prose respire le Doriot d’après.


                    • Bérenger 27 août 2007 21:48

                      Heu... votre intervention, là, c’est sans doute du second degré ? « La jeunesse, c’est à dire la lie »... Mais de quoi ? Précisez, siouplaît. La lie de l’humanité, du règne animal, du système solaire ?

                      D’abord, M’sieur, sachez que Drieu La Rochelle était un gauchiste à peu près comme Plastic Bertrand était un chanteur punk. Vous n’avez sans doute pas lu l’oeuvre de cet auteur, ou alors vous confondez avec quelqu’un d’autre, disons Cavanna ou bien Pif le Chien.

                      Ensuite, la gauche antidémocrate, antisioniste, antilibérale, antisémite... qui brûle des voitures, des écoles, des bibliothèques... et des bus : vous avez omis les bus. Très important de ne rien omettre, lorsqu’on dénonce.

                      Cela sous-entendrait-il que vous soyez au courant de certains éléments qui auraient échappé aux limiers dépéchés sur les lieux des sinistres sus-évoqués ? Y auriez-vous ramassé des tracts du Parti communiste vantant les mérites du peuple qu’a rien ? trouvé des flyers de Lutte Ouvrière à la gloire du STO (Syndicat des Travailleuses-travailleurs Opprimés) ? Quelque keffieh dont le motif rappelle étrangement, c’est vrai, les contours d’une svastika répétés à l’infini ?

                      Enfin, quand les lendemains socio-démocrates-sociaux que vous appelez de vos voeux feront partie de la réalité ambiante, revendiquerez-vous l’interdiction des jeunes, comme c’est le cas en Présipauté de Groland, où ils sont interdits depuis, je crois, le XVème siècle ?

                      Au plaisir de vous relire, Patriote !


                    • damocles damocles 27 août 2007 12:57

                      Je ne suis pas certain que le PS ait été confronté à de telles crises dans le passé, car celle actuelle présente en plus le facteur agravant d’être amplifiée par un fort déni de la part de certains dirigeants, dont le Premier Secrétaire, ou Ségolène Royal. Il n’y avait qu’à l’écouter samedi promettre qu’elle allait continuer le travail entamé.

                      De plus dans le passé le PS gardait toujours un espace politique constant. Mainenant, entre le MoDem, certes fragile, mais légitime en tant que force socio-démocrate, et un éventuel grand parti de gauche altermondialiste, l’espace se rétrécit beaucoup.

                      Sans compter que, comme vous le dites, Besancenot est très fort et très cohérent. Je n’ai jamais adhéré à ses idées, mais il est celui que j’écoute avec le plus de plaisir à gauche. S’il a peut de chances d’être un jour élu de la République, il conserve toutes celles de faire très très mal au PS sous peu... à mon avis.


                    • ratatouille ratatouille 27 août 2007 15:17

                      @Ludo

                      Je suis assez d’accord avec l’idée de deux grands partis à gauche, un de centre de gauche à la DSK/Bayrou et un de gauche... décomplexée, disons.

                      Mais depuis quand le MoDem est-il un mouvement Keynesien ? De tous les grands partis c’est sans doute le plus vigoureusement non-interventionniste, et le plus attaché à l’orthodoxie budgétaire. Le principal désaccord que Bayrou disait avoir avec Royal lors de la présidentielle, c’était sur l’interventionnisme des mesures du genre emplois jeunes.


                    • Irony 27 août 2007 16:29

                      @Ludo

                      Le PS est victime de la démultiplication de l’information et du nombre accru de voix discordantes qui s’élèvent un peu partout. En 1993 Mitterrand était encore à la tête de l’Etat et le PS a payé ses errements de gestion, tandis qu’aujourd’hui il est enfermé depuis trop longtemps dans un rôle de contestation divisée qui dessert grandement sa crédibilité.

                      Le paysage politique a subi des mutations significatives ces quinze dernières années, en matière de circulation de l’information notamment. Juger à l’aune de la situation de 92 celle de 2007 ne me paraîtrait pas pertinent pour cette seule raison, d’autres ayant été évoquées ci-dessus.

                      Cependant il serait grand temps que la gauche se réorganise en deux mouvements bien distincts, certes, plutôt que cette pléiade d’acteurs déséquilibrée.


                    • Gilles Gilles 27 août 2007 19:19

                      Lo ne fera jamais parti d’un quelconque rassemblement ; c’est carrément contraire à leur essence

                      Quand a Schivardi..... rigolade smiley

                      Bové.. tient, il est où lui ?

                      reste le pcf et avec eux ça va pas être coton ! Peut être qu’en leur piquant juste les électuer et ne largant le reste il y arriveront.


                    • Bérenger 27 août 2007 22:15

                      Le PS est d’abord victime de feu son Parrain Mitterrand Ier, politicien dans le sens le plus trivial du terme, dont toute personne nourrissant de réelles convictions de gauche ne saurait retenir que la duplicité, les tricheries et les continuels mensonges.

                      Ensuite, le PS doit sa chute aux multiples magouilles où ont trempé nombre de ses plus hauts « responsables » qui, par le jeu de renvois d’ascenseurs et la complicité d’une justice de classes digne d’un potentat africain, se sont évité le passage prolongé par la case prison qu’ils méritaient amplement. Ceux-là ont évolué, au fil des maroquins de complaisance et des cohabitations aux bilans calamiteux, vers cette caste, je devrais dire cette aristocratie pachydermique qui nous vante à chaque campagne les vertus ineffables du néolibéralisme, et ce avec une rhétorique qui ne se différencie guère de celle de ses supposés challengers.

                      Ségolène Royale sans filtre a achevé l’oeuvre de destruction de ce qui fut (jadis) et jamais plus ne sera. Hollande le Boutonneux bégaiera certes encore quelque temps ses revendics de principe, mais ce n’est que pour occuper de l’espace, encore un peu d’espace... L’oubli n’est plus loin. Il n’y aura pas d’hommage. Ni fleurs ni couronnes.


                    • LE CHAT LE CHAT 27 août 2007 12:40

                      c’était l’occasion ou jamais pour le petit facteur de vouloir bâtir un parti vraiment de gauche en croquant dans un ps en voie d’éclatement ; j’ai écrit qu’il était le seul à avoir fait une bonne campagne de gauche ( et avec peu de moyens ! ) , il y a de la place pour faire un tel parti , à l’exemple de ce qui a été réalisé aux pays bas . L’electeur est demandeur de gens ayant des positions claires !


                      • POUET POUET 27 août 2007 13:10

                        Oui, d’accord. Tout en ne partageant pas toutes ses idées, j’ai toujours perçu Mr Besancenot comme ayant de l’intelligence et du talent politique à revendre.

                        Il ira loin, c’est sûr.


                      • mcm 27 août 2007 13:23

                        L’union de la gauche ? L’oignon de la gauche oui !

                        L’oignon épluché pour faire larmoyer le peuple, mais l’union c’est l’éclatement entre plusieurs chefs : Bové, Schivardi, LO, PCF, Verts, une volière réunie autour du cadavre du PS, lui même éclaté entre plusieurs chefs.

                        Camarades citoyens unissez vous tous autour de nous, qui n’avons jamais été capables de nous unir !


                        • masuyer masuyer 27 août 2007 21:26

                          Pour une fois je suis assez d’accord avec MCM.

                          L’union est beaucoup plus difficile à gauche, les militants de gauche ayant surement du mal à se retrouver derrière un chef unique.

                          Contrairement à l’extrême-droite où Le Pen a su rassembler toutes les tendances, malgré leurs intérêts semblant divergents (nationaux-socialistes néo-païens, nationaux catholiques, etc, etc...) au sein de son Front National.

                          Hélas je ne suis pas sur que cela soit si enviable. smiley


                        • dperez dperez 27 août 2007 13:25

                          « elle a vu tout d’abord un recul significatif du Front National, dont beaucoup ont oublié, étrangement, de se réjouir »

                          Se réjouir du recul de la Droite patriotique ? Je rêve. C’est du pipot cet article. Le mec se dit de Droite et parle d’une Droite « décomplexée » ? Qui à Droite s’est senti complexé à un moment ou à un autre ? Peut-être l’auteur. Si j’avais été de Gauche à un moment donné, oui, je n’en aurais fait part à personne, mais en étant de Droite, sûrement pas. Comment l’auteur peut-il se réjouir du recul d’un parti comme le Front National qui défent davantage ses idées que le PS. J’imagine qu’il doit se réjouir du retour du PS sur la scène politique française. C’est le monde à l’envers dans ce cas. A-t-il lu le programme du Front National ? L’a-t-il comparé à celui du parti auquel il fait parti ? Bah ! Quel pauvre type.

                          « Si le PS ne devient pas très vite un parti social-démocrate moderne »

                          Donc selon l’auteur, le PS doit se décaler plus à Droite. Il veut sa mort alors. Ni les gens de Droite ne voteront PS, ni les gens de Gauche smiley


                          • dperez dperez 27 août 2007 18:42

                            O. Besancenot a épousé Stéphanie Chevrier, une des principales éditrices de Paris, appartenant à la direction de Flammarion. Pour Besancenot, elle a plusieurs avantages : c’est l’un des plus hauts salaires de l’édition mais c’est surtout une habituée des médias. Ancienne compagne du chanteur Yves Simon, elle a construit sa carrière sur les relations presse... Dirigeant une armée d’attachées de presse, elle a certains moyens de pression et de rétribution, ce qui incite sans doute les journalistes à plus de modération dans les attaques...

                            Tous ces faits sont strictement exacts, je vous incite à en parler autour de vous... Puisque la presse française oublie de faire son travail...


                          • dperez dperez 27 août 2007 18:50

                            O. Besancenot a épousé Stéphanie Chevrier, une des principales éditrices de Paris, appartenant à la direction de Flammarion. Pour Besancenot, elle a plusieurs avantages : c’est l’un des plus hauts salaires de l’édition mais c’est surtout une habituée des médias. Ancienne compagne du chanteur Yves Simon, elle a construit sa carrière sur les relations presse... Dirigeant une armée d’attachées de presse, elle a certains moyens de pression et de rétribution, ce qui incite sans doute les journalistes à plus de modération dans les attaques...

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