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Accueil du site > Actualités > Politique > Le dirigisme de Sarkozy, danger ?

Le dirigisme de Sarkozy, danger ?

Le processus est continu, progressif, presque invisible, apparemment indolore. Pourtant, une sorte de dirigisme semble se développer en France, avec maintenant un coup d’accélérateur de Sarkozy. La vigilance s’impose.

Dirigisme vient du substantif direction ou diriger. Directoire ; période de troubles qui n’est pas sans rappeler ce qu’on connaît en France depuis quelques années. Mais gare aux comparaisons faciles et aux contingences sémantiques. Le plus raisonnable reste la prise sur le réel. Et donc, un constat portant sur des tendances au dirigisme assez marquées depuis les gouvernements Raffarin, Villepin, puis accentuées sous Fillon. Par dirigisme, on peut entendre une conjoncture marquée par un excès de pouvoir des directeurs. Ce dispositif est d’ordre sociologique. On a pu parler d’une République des professeurs à propos de la IIIe République ou récemment l’ère Mitterrand. L’Union soviétique était basée sur la puissance d’un complexe militaro-industriel ; géré de connivence avec les cadres d’un parti unique, meneurs d’hommes. Et maintenant en France, qui gouverne ? Nous avons affaire à une République des directeurs, des managers. Alors que l’Etat lui aussi se coule dans cette tendance à gérer et contrôler la société des hommes. Faisant preuve d’un dirigisme avéré. De quel système le dirigisme actuel est-il le symptôme, voire le prodrome ? Sarkozy a choisi un entraîneur sélectionneur plutôt qu’un sportif pour la jeunesse et les sports, un signe ? Pourquoi, à la Culture, il n’y a jamais d’artistes, mais des directeurs de musée ou de théâtre ?

La notion de dirigisme est apparue après les années 1930. Elle désigne une mode de gouvernance économique menée par l’Etat. Le contrôle de l’économie se faisait notamment par la monnaie. Cette époque est révolue pour les nations européennes de la zone euro, leur monnaie étant gérée par une instance indépendante aux missions purement techniques. Ce n’est pas pour autant que le dirigisme a disparu. Il s’est métamorphosé depuis les années où il fut pratiqué avec application, sous Roosevelt et dans nombre de nations à l’époque des Trente Glorieuses. En fait, le dirigisme apparaît dans les pays où deux conditions sont réunies, une économie bien avancée avec des grands groupes industriels et un Etat puissant et centralisé. Le dirigisme, Ellul ne dirait pas le contraire, est un phénomène dont le ressort est en premier lieu la Technique. En fait, toutes les nations ont été plus ou moins dirigistes. Les pays libéraux sont les moins dirigistes alors que les pays totalitaires le sont bien plus. Mussolini, Hitler et Staline ont introduit un puissant dirigisme dans leurs nations respectives. Enfin, le dirigisme, s’il est interprété comme un contrôle de l’économie, peut aussi passer par un contrôle des hommes et des structures (recherche, médias…) dans un sens plutôt coercitif alors qu’une politique libérale est par essence incitatrice. Une règle et des agents libres d’agir.

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Le dirigisme n’a pas forcément mauvaise presse en France où il s’inscrit dans l’Histoire, assumant le double héritage du colbertisme et du jacobinisme. Pour les Anglo-Saxons, le dirigisme évoque souvent les totalitarismes. Quant à l’Europe, elle est hélas inspirée dans le dirigisme français et c’est un vrai problème. Surtout que la France tend à se mettre sous un double joug dirigiste, l’Europe et l’Etat français.

Mouvances dirigistes dans le gouvernement actuel

Diverses modalités, réformes et lois montrent à l’évidence des signes de volontarisme dirigiste dont la finalité est la croissance française, alliée à la montée en puissance des structures censées apporter et doper la croissance. Mais on ne sait pas quelle est la vraie finalité. Est-elle celle des élites et des castes dominantes qui prennent leurs dividendes et se plaisent à occuper des postes pour l’aura et la notoriété offerte ? Féodaux, nobles, notables, noblesse d’Etat, directeurs, du Moyen Age à l’an 2000, une série de types du genre dominant ? Puis les classes supérieures, la "bonne" bourgeoisie, qui appartient à l’élite sans forcément avoir des responsabilités officielles ou dans la finance. La croissance ne serait alors qu’un moyen du reste nécessaire pour qu’une part soit distribuée aux travailleurs sans lesquels tout le système s’effondre. Le dirigisme a toujours une finalité. Et montre ses contours sans détours.

Par quoi commencer ? Par le plus récent. La mainmise de l’Etat sur le CNRS. C’est du moins ce que dénoncent les chercheurs suite aux mesures proposées par Valérie Pécresse. Le CNRS perdait en autonomie et deviendrait une agence de moyens scientifiques mis à la disposition des universités. Et sous la responsabilité d’instances chargée d’évaluer et d’orienter les programmes vers des priorités décidées par les Conseils d’administration universitaires, en fonction des pôles et de plus surveillées par les représentants de l’Etat. Pourquoi cette instrumentalisation de la recherche ? Pourquoi ne pas laisser ce petit monde vaquer à sa créativité ? Pourquoi encadrer les programmes. Quel dessein ? Cela paraît préjudiciable à l’inventivité, mais jugé utile par un gouvernement à qui il faut des résultats et des programmes d’orientation. La croyance dirigiste influe sur la mise à disposition des savoir-faire dans un faire déconnecté des savoirs, des fins. Le plan est remplacé par la feuille de route et les programmations. Plan, métaphore militaire, programme, métaphore computationnelle. Evaluation : les universités, programmées pour devenir des grands groupes pratiquant de manière industrielle la formation des étudiants et la recherche appliquée au service de la croissance. de recherches, comme les industries les plus considérées par le pouvoir sont les multinationales.

Mais le chercheur n’aime pas bosser pour ce genre d’objectif. A moins de sacrifier ses idéaux, son éthique et devenir un mercenaire. C’est d’ailleurs là où le bât blesse dans le dessein dirigiste contemporain. Les professionnels incités et favorisés sont du genre mercenaire plutôt que serviteurs au sens noble du terme. Serviteur de l’Etat, la nation, la science, l’art, la société. Sarkozy raisonne en pensant à une France de mercenaires capable d’incarner le destin de cette vieille nation. Il pense que l’argent est ce qui motive les gens et n’a pas forcément tort. Sans doute gère-t-il une nouvelle ère de puissance et de prospérité à la mesure des transformations humaines. Le capitalisme a pris sa revanche sur Marx. Le capitalisme a bien été le levier des transformations. Le dirigisme est son outil autant qu’une idéologie. Une idéologie latente, non exprimée, complètement intégrée au processus.

Des tas de structures de contrôle et d’autorités ont été mises en place depuis quelques années. Commissions de réflexion, d’évaluation, ces autorités de contrôle, toutes sous la responsabilité de l’Etat. Halde contre les discriminations, Aeres pour évaluer la recherche, d’autres pour le cancer, la santé etc. Tout récemment, il a été question d’une haute autorité censée garantir l’indépendance de l’Insee. Alors que le ministère de l’Economie annonce sa réforme en vue de moderniser son fonctionnement tout en se mettant au service des industries et des collectivités. Voilà un exemple montrant en apparence une diminution du dirigisme étatique. Mais n’est-ce pas un trompe-l’œil ? Le dirigisme possède cette capacité à se réformer y compris dans le sens d’une limitation de son champ d’action, mais nul ne sait si les structures dirigistes ne sont pas tout simplement déplacées. Il est facile de créer des commissions et des autorités, mais quelle indépendance si leurs membres sont cooptés au sein d’un réseau d’élites pensant d’un même moule ? Quant à la réforme qui donnerait au Parlement plus de pouvoir, méfions-nous, ce n’est pas parce que l’exécutif s’affaiblit que le dirigisme emprunte la même voie. Par la loi, le Parlement peut lui aussi imprimer des tendances dirigistes à une nation.

La France réforme son dirigisme d’une manière ambiguë. L’Etat conserve sa mainmise sur la société et tend à contrôler de plus en plus toutes formes d’activités. Le net par exemple, évoqué à travers les lois sur le téléchargement, la surveillance préconisée aux FAI. Et puis les chômeurs. Sévèrement surveillés. A qui on supprime les indemnités en cas de refus d’acceptation d’une offre jugée raisonnable. Mais n’est-ce pas une dérive dangereuse que de laisser l’Etat décider de ce qui est raisonnable pour un individu ? Une atteinte à la liberté dans son principe essentiel connu depuis les Lumière. Individus dépouillés leur liberté et de leur choix de destin considéré comme matière travailleuse « offerte » à des entreprises vouées à la croissance. Faut-il pour autant condamner le dirigisme ? Pas forcément quand il se met au service de l’éthique. Par exemple, la loi sur les 20 % de logements sociaux et les préfets, exécutants de l’Etat, publiant la liste des communes en délicatesse avec cette loi. L’intention est louable, mais le dirigisme s’avère bien mou et indulgent vis-à-vis de ces communes, les une préférant payer les amendes pour garantir le confort de vie bourgeois à leurs administrés qui payent pour ne pas avoir de pauvres dans leur champ de vision. Cet exemple montre que le dirigisme n’est pas forcément mauvais en soi. Tout dépend des fins et des volontés qui les servent. Et si le dirigisme se met en place, c’est aussi pour répondre à des conjonctures surtout économiques, assurant l’efficacité des rouages orientés vers la croissance. Peut-être qui si les gens savaient être un peu plus responsables et se diriger en acte et en conscience, l’Etat lâcherait du lest. Mais le veut-il ? N’incite-t-il pas les citoyens à s’en remettre à ses structures et ses épaules ? Que de vastes débats politiques qu’on aimerait voir à la télévision ou la radio, dans les colonnes de la presse. Hélas, l’opposition socialiste est elle aussi ancrée dans une culture dirigiste. Avec une simple nuance au niveau des finalités. Faire un peu plus de « social » et un peu moins d’« économisme ».

Le mot de la fin. Vigilance. Les orientations dirigistes prises par Sarkozy ne vont pas dans le sens de la justice et des libertés. Le dirigisme est parfois l’antichambre de desseins autoritaires, voire totalitaires.


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29 réactions à cet article    


  • tvargentine.com lerma 20 juin 2008 11:22

    Décidement il serait plus simple de reconnaitre que vous avez pour mission ici de faire des articles sur tout et rien

    Le contenu de vos "billets" devient de plus en plus médiocre et vous osez en plus porter des jugements de valeurs

    Mais sur quelles bases ????

    Allez donc chercher un travail déclaré ,plutot que de discréditer un "journalisme citoyen" qui n’est pas représentatif par vos "billets anarchisants"

     

     


    • Marc Viot idoine 20 juin 2008 13:32

      >Le contenu de vos "billets" devient de plus en plus médiocre et vous osez en plus porter des jugements de valeurs

      C’est pas un jugement de valeur ça ?


    • Marc Viot idoine 20 juin 2008 13:40

      >Hélas, l’opposition socialiste est elle aussi ancrée dans une culture dirigiste. Avec une simple nuance au niveau des finalités. Faire un peu plus de « social » et un peu moins d’« économisme ».

      >Le mot de la fin. Vigilance. Les orientations dirigistes prises par Sarkozy ne vont pas dans le sens de la justice et des libertés. Le dirigisme est parfois l’antichambre de desseins autoritaires, voire totalitaires.

      La vigilance, si elle ne se traduit pas en actes suscitant la volonté d’exprimer sa liberté est insuffisante.

      Mais, vues les réactions que vous suscitez régulièrement, mon commentaire ne doit pas vous être vraiment d’une nouveauté transcendante ...

       smiley


    • Traroth Traroth 20 juin 2008 15:20

      Lerma, je ne suis pas sûr que l’auteur conteste porter un jugement de valeur. C’est d’ailleurs son droit. Continuez à bien nous faire rire, surtout !


    • Traroth Traroth 20 juin 2008 15:22

      Un autre jugement de valeur : Sarkozy est mesquin, vindicatif, veule, menteur (ah non, ça c’est un fait établi), incompétent, fort avec les faibles, faible avec les forts, corrompu par les grandes entreprises, bref nul. J’attends vos commentaires.


    • jaja jaja 20 juin 2008 20:21

      Je ne peux jamais réagir en bonne place à vos élucubrations M. Lerma car à 11h22, heure de votre post et malgré les petites 35H que je fais, je bosse.

      Et vous osez demander aux autres de travailler plus, ce qui est un crime contre les plus pauvres des travailleurs QUI VIVENT DEJA EN MOYENNE 6 ANS DE MOINS QU’UN CADRE...

      Vous voulez les allonger à 40 ans avec vos heures sup de merde ?

      Et vous que faites vous de vos journées pour être le premier en permanence à déverser votre bile ?


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 20 juin 2008 20:34

      Dirigiste Sarkozy ? Consciemment ou inconsciemment on la élu pour ça. La démocratie a besoin de vacances... et d eprendre un bon bain.

      Pierre JC Allard


    • JL JL 20 juin 2008 12:07

      Excellente analyse.

      ""Pour les Anglo-Saxons, le dirigisme évoque souvent les totalitarismes."" Il semble que le dirigisme soit l’opposé du libéralisme. En ce sens, on peut dire que le sarkozysme, c’est le mariage de la carpe et du lapin.


      • Traroth Traroth 20 juin 2008 15:25

        Il est libéral ou dirigiste, selon ce qui arrange ceux qui lui paient des vacances sur des yachts à Malte / au bord d’un lac aux Etats-Unis / en Egypte. Et donc, toujours à notre détriment.


      • Le chien qui danse 20 juin 2008 12:28

        Monsieur Dugué à le droit d’écrire des billets sur les sujets qui l’intéresse et vous Lerma n’avait pas à l’invectiver, qu’est-ce que ces manières ??. Commentez sur le sujet. Ces inquiétudes sont fondées car sous couvert de difficultés de l’économies on passe en force et toujours aucune remise en cause de fond, toujours l’orgueil de ces pseudos maîtres du monde.Voyez aussi l’article sur les scoops et bientot le mutualisme qui seront attaqués, ce doit sans doute être des restes de bolchévisme qui doivent être éradiqués. Et aprés ça tout ira mieux n’est-ce pas...

        Vous être trés inquiétant Lerma (comme archétype) , car de plus en plus de gens deviennent comme vous en se perdant dans l’aveuglement et l’attente de la réponse autoritariste qui permet d’évacuer l’angoisse. Je ne doute pas de votre bonne foi, mais c’est la peur qui vous anime et c’est cela l’inquiétant. Monsieur Dugué vous fait peur (enfin plutôt ses écrits) mais moi ils me rassurent en me disant que la liberté de penser et le sens critique ne sont pas encore morts, ses intentions me semble bonnes tout au moins aussi valable que votre dévouement à la cause sarkosienne. Un président qui d’ailleurs, un jour, tirera sa révérence comme chirac, busch et autres et vous laissera avec la m---de aprés avoir , comme tout le monde, voulu réussire leur vie et se croire un grand homme.... mais aux dépends de qui ?


        • chmoll chmoll 20 juin 2008 12:46

          Le dirigisme de Sarkozy, danger ?

          keu ouié !! ça fait plus d’un an qu’il conduit en zigzag,i tamponne dans l’pouvoir d’achat,les r’traites,ect ect

          j’me d’mande mème si i s’en tamponne pas


          • Traroth Traroth 20 juin 2008 15:26

            Personnellement, je ne me le suis jamais demandé : c’est évident !


          • arroc 20 juin 2008 13:41

            Mr Dugué,

            Le dirigisme n’est pas en soi un mal, pour peu qu’il ait l’intérêt général comme but.

            Ainsi, que l’état passe des lois pour avoir des voitures moins polluantes, pour forcer les industries vétustes à investir dans le vert, etc... me semble être nécessaire.

            Là où le bât blesse, à mon sens, c’est que pour le moment, seul ceux dont le nom figure dans le Who’s Who bénéficient des faveurs de l’état. En ce sens, il ne s’agit pas de dirigisme, mais de braderie, de propagande, et finalement, de trahison.


            • Marc Viot idoine 20 juin 2008 13:41

              >Le mot de la fin. Vigilance. Les orientations dirigistes prises par Sarkozy ne vont pas dans le sens de la justice et des libertés. Le dirigisme est parfois l’antichambre de desseins autoritaires, voire totalitaires.

              >Hélas, l’opposition socialiste est elle aussi ancrée dans une culture dirigiste. Avec une simple nuance au niveau des finalités. Faire un peu plus de « social » et un peu moins d’« économisme ».

              La vigilance, si elle ne se traduit pas en actes suscitant la volonté d’exprimer sa liberté est insuffisante.

              Mais, vues les réactions que vous suscitez régulièrement, mon commentaire ne doit pas vous être vraiment d’une nouveauté transcendante ...


              • morice morice 20 juin 2008 13:52

                 l’étape suivante d’un dirigisme ne serait-ce pas une dictature ? 


                • ZEN ZEN 20 juin 2008 14:36

                  Dirigisme et ultra libéralisme font bon ménage, malgré le paradoxe apparent

                  Naomi Klein , le montre clairement dans "La stratégie du choc".

                  Le dogmatisme radicalement anti-étatique de M.Friedman a inspiré l’ autoritarisme-dirigisme des politiques de Reagan et Margaret T. et a débouché même sur la constitution de la dictature chilienne (conseillée par Friedman en personne) , qui devait servir de vitrine aux expériences de privatisations sans limites des "Chicago boys"


                  • JL JL 20 juin 2008 17:53

                    Bonjour Zen, l’ulralibéralisme est au libéralisme ce que l’URSS était au marxisme. Si le marxisme est une utopie, le libéralisme en tant que doctrine économique est une illusion.


                  • Le péripate Le péripate 21 juin 2008 09:41

                    Il serait intéressant un jour de se riquer à dire ce qu’est l’ultralibéralisme. Mot inventé pour dissimuler les désastres du collectivisme, il est toute doctrine qui s’écarte de la ligne définie par le camarade Kroutchev... Ca fait du monde !

                    Donc, pour ceux qui manipulent les consciences avec ce terme, le libéralisme serait extrêmiste, et ce n’est pas l’injustice qui pose problème, mais l’excès de liberté, alors que les libéraux ont toujours affirmé que la liberté des uns s’arrête là où commence celle des autres.

                    On est dans la paranoïa la plus complète, et avec ce terme s’associe toutes les théories conspirationnistes.

                     


                  • ZEN ZEN 21 juin 2008 10:38

                    @ Le Peripate

                    Mauvaise lecture ou mauvaise foi ?..L’art de la caricature...

                    Relis mon post et surtout Naomi Klein

                    Milton Friedman aussi

                    Bonnes lectures


                  • wanderingsoul 20 juin 2008 17:44

                    Bon article, et il était temps que quelqu’un se penche sur la question d’ensemble. C’est justement ce que je me disais depuis quelques jours : d’où me vient cette impression que petit à petit, le gouvernement nous fait accepter des choses qui, si elles devaient être présentées dans leur ensemble ou d’un seul bloc seraient immanquablement rejetées et traitées de totalitaires ! Donc, la conclusion de l’article est le cheminement logique de toute personne qui suit un peu les actualités depuis que notre 6-well irrigated brained president est entré au ministère de l’intérieur...

                    Pardon pour l’énormité de la comparaison mais Hitler a eu un succès monstre pendant sa campagne et a été élu tout à fait normalement, nul putsch (sauf celui râté qq années avant, bien vite oublié d’ailleurs). De même Pétain, dont je me souviens que ma grand-mère disait qu’il avait été élu (quoiquà ce niveau-là je dirais "proclamé" plutôt)par un suffrage supérieur à 90 %.....

                     

                    Merci encore pour l’article, il existe encore (jusqu’à ce que les FAI leur coupe l’accès Internet et que la commission de déontologie du Net censure la publication de leurs articles) des personnes qui ont un peu de clairvoyance et de bon sens.

                    @ lerma : cela fait déjà plusieurs mois que je lis beaucoup et je me jette à l’eau pour la première fois comme "commentatrice". Je tiens à dire que quasiment tous les articles sont commentés par vos soins en premier lieu, ce qui me donne à penser que vous donnez beaucoup de conseils aux rédacteurs et lecteurs sur le fait d’aller chercher un travail déclaré mais que vous n’en avez peut-être pas vous-même. Ou alors c’est votre réel travail que de systématiquement critiquer ? Très constructf comme approche, à peu près autant que l’opposition : critiquer mais jamais proposer

                    Pour la culture cinématographique et se faire un peu froid dans le dos en se rassurant genre "Oh non, la France n’en est pas encore là ! On s’en rendrait compte si cela devait se produire...", louez et regardez "V for Vendetta" (mieux en VO, ça va sans dire).

                     

                    LOL et dire que je voulais faire court et concis pour mon premier commentaire !

                     

                    angeszilla


                    • impots-utiles.com 20 juin 2008 18:02

                      Le parisien a dévoilé que l’animateur Arthur , grand ami de Nicolas Sarkozy , va se rendre en vacances en Israel et en Palestine avec Sarkozy..... Le président va aussi partir avec le réalisateur de cinéma Alexandre Arcady et la chanteuse Régine sans oublier bien sûr Carla Bruni.

                      A votres avis,qui va payer pour les vacances de ces pauvres rmistes dans le besoin ??

                      http://www.impots-utiles.com/qui-paye-les-vacances-darthur-et-regine-en-israel-et-en-palestine-avec-sarkozy.php

                       

                       


                      • Battement d’elle 20 juin 2008 20:09

                        @ TOUS

                        Continuons à deviser au lieu d’agir !

                        .... et pendant ce temps............ il continue à s’amuser avec notre argent !

                        http://fr.tv.yahoo.com/20062008/24/carla-et-nicolas-sarkozy-un-casting-de-stars-pou-0.html">http://fr.tv.yahoo.com/20062008/24/carla-et-nicolas-sarkozy-un-casting-de-stars-pou-0.html</a

                        Carla et Nicolas Sarkozy : un casting de stars pour leur voyage en Israël...
                        vendredi 20 juin 2008 9h33. par PurePeople
                         
                        Dimanche, tôt dans la matinée, Carla et Nicolas Sakozy partiront en visite officielle en Israël et dans les territoires palestiniens. Le séjour durera jusqu’au 24 juin.

                        Quelques "happy few" ont été conviés à ce voyage présidentiel parmi lesquels Régine, le réalisateur Alexandre Arcady (qui avait déjà fait partie du voyage officiel en Algérie, en décembre 2007), le chanteur Enrico Macias et Arthur. Simone Veil ainsi que Patrick et Isabelle Balkany seront aussi de la partie.

                        Il risque d’y avoir une bonne ambiance lors de cette visite officielle en espérant qu’Enrico n’oublie pas sa guitare pour qu’avec la première Dame de France et Régine, il puisse organiser des "boeufs"...


                        • Roland Verhille Roland Verhille 20 juin 2008 20:46

                          Tous mes compliments pour cette réflexion, parce qu’elle a l’objectivité d’un scientifique, et surtout parce qu’elle traite de la première des préoccupations de l’humain : sa liberté personnelle.

                          En effet, le « dirigisme » étatique (comme celui des belles mères) est par nature une atteinte à notre liberté. Alors, il y a matière à réflexion approfondie sur la place de cette liberté individuelle et sur celle d’un certain dirigisme destiné à la rendre compatible avec la vie en société, puisque l’humain est un animal grégaire ne limitant pas ou peu ou rarement sa prolifération, elle aussi par nature attentatoire à la liberté de chacun. Puisque aussi il y a toujours eu, il y a encore, et il y aura probablement toujours parmi les humains des asociaux perturbant gravement la vie en société des autres au point même de la détruire. Il semblerait donc qu’on ne puisse malheureusement pas échapper à une certaine dose de dirigisme.

                          Alors, deux questions : quelle dose de dirigisme, et par qui ce dirigisme.

                          Par qui ? Répondre par l’état n’est pas une vérité absolue. De sa sortie des cavernes jusqu’aux environs de 3 000 Av. J.-C., il n’y a pas eu d’état. La société des humains a réalisé les progrès décisifs de son sort durant cette période. On est très loin de tout connaître du fonctionnement des sociétés en ces temps là, mais il semblerait que leur organisation était fréquemment fondée sur des structures familiales allant jusqu’au culte des ancêtres. La neutralisation des asociaux était le fait des gens eux-mêmes, et elle s’opérait férocement. La célèbre loi du Talion (gravée vers 1 755 Av. J.-C. par le Roi de Babylone Hammurabi dans le marbre d’une stèle aujourd’hui au Musée du Louvre) était depuis longtemps celle édictée par le peuple lui-même qui y tenait la main. Aujourd’hui, on ne conçoit plus une société sans état.  Garry Davis ( ?) s’étant déclaré il y a quelques dizaines d’années « citoyen du monde » n’a pas eu d’émules, la main mise des états sur le monde est complète.

                          Les états sont donc devenus un fait incontournable, et en même temps une plaie. Ceux totalitaires se sont imposés par la force à leur population, ils sont la négation de la liberté et de la condition humaine. Les autres, démocratiques ou non, fondent leur pouvoir sur les services qu’ils rendent aux humains. Le premier de ces services, qui devrait peut-être être le seul, est de protéger la liberté individuelle des citoyens contre des agresseurs venant de l’extérieur et contre les asociaux. Mais ces états sont entre les mains de ceux qui les font fonctionner, et de ceux avec lesquels ils s’accoquinent pour préserver leur autorité. Ces gens ne sont pas des bénévoles se dévouant au service des autres. Le dévoiement des états, qui semble s’être généralisé, est causé par la soif de pouvoir de ces gens sur les autres. Cela se concrétise dans un dirigisme plus ou moins prononcé selon le degré de dégradation du système. Et les conséquences sont systématiquement contraires aux intentions et promesses énoncées, elles ne font que le malheur des peuples.

                          La responsabilité finale en incombe au peuple qui ne se montre pas capable de tenir en mains son état, pour limiter son « dirigisme » à ce qui est une nécessité manifeste de la préservation de la vie sociale et de la liberté des citoyens.

                           


                          • miha 21 juin 2008 12:34

                            d’accord avec votre analyse.

                            comment le peuple peut-il réagir ? (or révolution sanglante)

                            démocratie = élections = campagne électorale = manipulations, beaux discours, marketing, slogans publicitaires, etc....

                            comment changer ça ?


                          • JL JL 22 juin 2008 10:03

                             

                            RV écrit : ""La responsabilité finale en incombe au peuple qui ne se montre pas capable de tenir en mains son état, pour limiter son " dirigisme " à ce qui est une nécessité manifeste de la préservation de la vie sociale et de la liberté des citoyens.""

                            Et moi je dis : dans tous les Etats, le peuple est asservi par ses ’élites’ : ramassis de dominants, prédateurs, héritiers menteurs ou voleurs. Et comble de perversion, certains de ceux-là disent que c’est de sa faute, au peuple. C’est de la faute de la multitude qu’une minorité s’entend comme larrons en foire pour l’exploiter. C’est de la faute des "poilus" de Verdun qu’ils se sont laissés massacrer au Chemin des Dames, pour défendre le capitalisme français face au capitalisme allemand. C’est de la faute des chômeurs s’ils sont sans emploi, c’est de la faute des pauvres si les banques ont créé les subprimes, c’est de la faute des malades si l’industrie pharmaceutique creuse les déficits, … Et je pourrai continuer comme ça longtemps, la liste serait interminable.

                            Sarkozy est en passe d’interdire le référendum dans UE ! Belle confirmation des qualités de visionnaire notre regretté Coluche qui disait  : "il y a longtemps que si les élections pouvaient changer le monde, elle seraient interdites."

                            Trop nombreux ici sont ceux qui, croyant détenir la Vérité, font appel aux pires sophismes qui insultent, qui le bon sens, qui la mémoire, qui la vertu.


                          • moebius 20 juin 2008 22:21

                            le peuple est un enfant qui n’assume rien... et pire le peuple est de nulle part. Si par peuple on entend une pseudo multitude quasi naturalisé (le mythe du collectif) qui s’oppose a la minorité des pseudos élites ( l’autorité, les parents, les asociaux, les individus... tout ce qui n’est pas le peuple en fait) . Comme si le peuple n’avait pas élus ces élites. Le peuple cette pauvre victime toujours bafoué, le peuple qu’on martyrise. Le peuple se réve, il n’existe pas, c’est un mythe comme celui de l’individu.... Agaçant ces ventriloques du peuple qui se cachent toujours derrière le peuple pour ne pas a avoir a parler en leur nom propre et nous baisser la gueule. Le peuple décidément a la mémoire courte quand il prétend ne pas avoir élu Sarkosy ou le Tartempion aux affaires, au service de l’administration ou de l’ l’Etat.  Moi le peuple je l’emmerde, sa totalité ne m’impressionne pas pas plus que ses ayatollahs toujours prompt a me signifier un ailleurs ou un châtiment. Le peuple vengeur.. tu parles...un coup de marseillaise ici... Nous vivons dans un état de droit . Une démocratie n’est pas une théocratie ou le peuple viendrait remplacer dieu dans une religion pour paysans illettrés. La population reste divisée et le peuple est un phantasme. je me méfierais toujours de ceux qui se revendique du peuple, c’est une arnaque grossiére, pour moi ça ne marche pas , je n’y crois pas. Nous avons besoin de débat, pas du mythe et vive la démocratie poil au mythe. 


                            • La Taverne des Poètes 20 juin 2008 23:09

                              Le dirigisme, c’est dangereux. Surtout quand c’est mal dirigé.

                              Nagy-Bosca finira mal.

                               

                               


                              • JL JL 22 juin 2008 12:04

                                Il n’y a pas que les Etats qui soient dirigistes : l’OMC, la Fed, la BCE, les instances multinationales le sont également. Le dirigisme n’est pas le problème, le problème c’est : quel dirigisme, et je n’en vois qu’un seul qui soit défendable, c’est le dirigisme démocratique à défaut d’être éclairé.


                              • Blé 23 juin 2008 07:39

                                Quand les grands de ce monde se réunissent, je ne pense pas que ce soit pour l’intérêt du plus grand nombre. Ceux qui dirigent mettent aux places stratégiques des états des hommes et des femmes qui ne les tahiront pas. Pour ces puissants, les peuples sont une ressource de richesses au même titre qu’une matière première. Demande t-on l’avis du pétrole, de l’eau ou du vent ? Non, ces puissants les maîtrisent comme ils maîtrisent l’opinion publique via les médias par mensonges, propagandes, peurs, etc...

                                Une bonne petite menace de guerre (ou terrorisme) fera plus d’effet pour calmer des véléités des citoyens que d’organiser un référendum dans les pays. Sarko est là pour faire le sal boulot, après lui, s’ il reste encore un semblant de démocratie, je doute qu’elle puisse rebondir après cette "rupture" du contrat sociale mise en place parC N R.

                                Si Hitler a pu faire ce qu’il a fait, c’est parce qu’il avait des valets, je ne vois pas de différence avec la manière de faire de Sarko.

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