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Accueil du site > Actualités > Politique > Le dualisme des « saigneurs » dissout la France

Le dualisme des « saigneurs » dissout la France

Depuis les années 1980, la mondialisation des politiques néolibérales engendre la polarisation riches - pauvres des sociétés, étendant le dualisme caractéristique des pays sous-développés à l'ensemble de la planète. La France n'est pas épargnée par ce phénomène malgré quelques vestiges de l'Etat providence. La pauvreté s'étend, les riches s'enrichissent dans la crise tandis que les classes moyennes sont laminées. La France subit la loi des "saigneurs" qui se cachent derrière des sigles : FMI, OMC, UE... Le déséquilibre de la structure sociale est porteur d’instabilité et de conflits qui peuvent devenir violents comme en atteste l’expérience de certains pays du Tiers-monde. La France est menacée, car elle est atteinte du syndrome de polarisation-dualisme-destruction des classes moyennes qui peut engendrer la tyrannie comme l’écrivait Aristote. Devant cette menace, la résistance doit s’organiser et réagir, mais aussi réfléchir à l’après.

Le dualisme sociétal a longtemps été l’apanage du Tiers-monde. Il se caractérise notamment par la polarisation riches-pauvres de la société et la grande faiblesse de la classe moyenne. La dynamique néolibérale impose un ajustement structurel qui tend à généraliser au monde entier le dualisme des sociétés sous-développées. C’est ce que je nomme la Tiers-mondialisation de la planète[i].

Cette Tiers-mondialisation atteint maintenant les pays du Nord, dits développés, sans épargner le pays « central » : les États-Unis. Des auteurs, de plus en plus nombreux[ii], décrivent le phénomène à travers la désindustrialisation, la montée du chômage, la dégradation des services publics, l’euthanasie des classes moyennes, la paupérisation des masses, la trahison des élites… La manifestation la plus flagrante s’observe dans les villes qui, industrieuses au cours de la période des Trente glorieuses, déclinent depuis le début de la mondialisation néolibérale. Par exemple, des cités comme Détroit, autrefois fleuron de la construction automobile nord-américaine, en viennent à « ressembler aux enfers du Tiers-monde ».

La pandémie touche aussi l’Europe – Grèce, Portugal, Espagne, Irlande… - mais aussi notre pays : la France. Chez nous aussi, les pauvres deviennent plus nombreux et plus pauvres, les riches plus riches, la classe moyenne s’effiloche, amplifiant le dualisme de la société française. Le déséquilibre de la structure sociale est porteur d’instabilité et de conflits qui peuvent devenir violents comme en atteste l’expérience de certains pays du Tiers-monde.

La France est menacée, car elle est atteinte du syndrome de polarisation-dualisme-destruction des classes moyennes qui peut engendrer la tyrannie comme l’écrivait Aristote. Devant cette menace, la résistance doit s’organiser et réagir, mais aussi réfléchir à l’après.

 

La pauvreté s’étend et s’intensifie

 « Le seuil de pauvreté monétaire est défini par convention à 60% du niveau de vie médian »[iii], (c’est-à-dire 964 euros par mois en 2010). Selon cette définition[iv], entre 2005 et 2010, le nombre de pauvres (dont le niveau de vie est inférieur au seuil de pauvreté) est passé de 7,766 à 8,617 millions, en hausse de 851 000 individus. Le taux de pauvreté s’est accru de 13,1% en 2005 à 13,5% en 2009 et à 14,1% en 2010. L’INSEE note qu’en 2010 « le taux de pauvreté s’élève à son plus haut niveau depuis 1997 »[v].

 Il y a aussi des pauvres parmi les pauvres. La France compte 2,1 millions de personnes vivant avec moins de 642 euros par mois, 3,6 millions de mal-logés et 3,5 millions de bénéficiaires de l’aide alimentaire[vi]. Comme le note un rapport du gouvernement, pour l’année 2010 : « les situations d’extrême pauvreté s’étendent depuis plusieurs années : la proportion de la population avec un niveau de vie inférieur à 50% du niveau de vie médian a augmenté de 0,7 point en deux ans, poursuivant une hausse entamée en 2003 ; la part de la population vivant avec moins de 40% du niveau de vie médian (642 euros en 2010) progresse depuis 2001 pour atteindre 3,5 % de la population française »[vii].

La dynamique de paupérisation est ralentie par « le système sociofiscal [qui] joue très nettement un rôle d’amortisseur pour les ménages les plus modestes »[viii]. Mais ces amortisseurs sociaux, maigres vestiges de l’État providence, subissent depuis trente ans les coups de boutoir du néolibéralisme portés par les gouvernements successifs, quelle que soit leur « orientation » politique. L’accord national interprofessionel (ANI) représente la dernière en date de ces attaques. Il est évident que, dans un contexte de réduction des déficits[ix], le gouvernement n’aura de cesse de poursuivre la destruction des ruines de l’État providence.

Ainsi, la base de la pyramide sociale s’élargit et s’enfonce inexorablement dans les tréfonds de l’abîme de la misère. Par contre, comme dans un jeu à somme nulle - non plus « gagnant-gagnant », mais « gagnant-perdant » - les plus riches ne cessent de s’enrichir malgré la crise.

 

Pendant que le sommet de la pyramide sociale se détache

 « Si le niveau de vie baisse ou stagne en 2010 pour la majorité de la population, il se redresse dans le haut de la distribution. Le niveau de vie plancher des 5 %de personnes les plus aisées repart à la hausse (+ 1,3 % en euros constants [c.-à-d. corrigé de l’inflation]) après avoir stagné en 2009 (+ 0,2 %) »[x].

Mais ce sont les « en haut d’en haut »[xi], ceux qui sont situés au sommet de la pyramide qui voient leur niveau de vie repartir franchement à la hausse en 2010, après avoir été ponctuellement impacté à la baisse en 2009. « Si le seuil plancher du dernier centième de la population augmente de 1,6 % en euros constants, ceux du dernier millième et du dernier dix millième augmentent bien plus, de respectivement 5,6 % et 11,3 % »[xii]. En d’autres termes, en 2010, les 0,1% les plus riches ont vu leur revenu minimum (plancher) croître de 5,6% (environ 66 000 personnes), tandis que les 0,01 % les plus privilégiés parmi les plus riches (6 000 personnes environ) ont enregistré une augmentation de leur revenu minimum de 11,3%. Si l’on se réfère à la période 2004 – 2010, « les 0,01 % les plus riches ont vu leur revenu annuel (salaires et revenus du patrimoine compris) s’accroître de 32,3 %, soit de 178 900 euros (données avant impôts), passant de 556 100 à 735 000 euros : une augmentation équivalente à plus de treize années de Smic... Et encore, il s’agit de la frontière (revenu minimum) des 0,01 % et non du revenu moyen de cette tranche, encore bien supérieur... À noter tout de même qu’il s’agit de données avant imposition »[xiii].

À titre d’exemple, la rémunération totale des dirigeants du CAC 40, options et actions comprises, a connu une hausse moyenne de 33% en 2010 et de 4% en 2011[xiv] et ce, dans un contexte économique morose ne pouvant justifier un tel accroissement. Malgré l’austérité, cette tendance se poursuit. Par exemple, « les rémunérations des dirigeants des banques françaises sont reparties à la hausse en 2012 »[xv].

 La capacité de résilience à la crise de ceux que l’INSEE nomme les « plus aisés[xvi] » apparaît à la fois rapide et de grande ampleur. Dans ces conditions, l’extrême sommet de la pyramide semble se détacher du reste du corps dans une dynamique inexorable.

Le corps social s’étire, sa base s’enfonce et son sommet s’envole.

 

Ce qui renforce les inégalités

« Plus personne ne peut contester la hausse des inégalités dans les années récentes. Principalement parce que les revenus des très riches se sont envolés. Avec retard et avec moins d’ampleur, la France suit le chemin emprunté par les Etats-Unis dès le milieu des années 1970 et la Grande-Bretagne quelques années après. Les baisses d’impôts effectuées depuis dix ans ont accompagné ce mouvement »[xvii].

« Entre 2000 et 2010, le niveau de vie moyen annuel des 10 % les plus pauvres a progressé de 5,3 % soit 400 euros, une fois l’inflation déduite. Le niveau de vie moyen des 10 % les plus riches a augmenté de 18,9 % soit 8 950 euros. L’écart relatif entre ces deux catégories a augmenté : en 2010, les plus modestes touchent 7 fois moins que les plus aisés, contre 6,3 fois en 2000. En valeur absolue, l’écart est passé de 39 700 euros en 2000 à 48 250 euros en 2010 »[xviii].

Depuis le déclenchement de la crise en 2008, le creusement des inégalités s’accélère. Par exemple, la valeur de l’indice de Gini est passée de 0,289 en 2008 à 0,290 en 2009 pour se fixer à hauteur de 0,299 en 2010[xix].

Les trajectoires des extrêmes de la structure sociale divergent radicalement, ce qui a pour conséquence d’accroître les inégalités. Qu’en est-il du cœur de ladite structure, des classes moyennes ?

 

Alors que les classes moyennes se délitent

 Définir les classes moyennes n’est pas une démarche aisée. Une définition générale, un brin provocatrice, pourrait être la suivante : les classes moyennes, en France, rassemblent les personnes qui contribuent à l’effort fiscal de façon « normale », qui sont trop « riches » pour percevoir des « aides » et trop « pauvres » pour défiscaliser.

Louis Chauvel propose « un cadastre des classes moyennes qui permet de comprendre les diversités et pluralités des groupes sociaux se reconnaissant dans cette appellation de « classes moyennes », plutôt que de suivre une approche réductionniste qui identifierait les classes moyennes aux seules Professions intermédiaires (PI) : techniciens, infirmières, instituteurs, catégories B de la fonction publique, contremaîtres, etc. et en exclurait les autres. Ici, « les » classes moyennes sont plurielles, avec plusieurs modalités : un haut et un bas, entre les Cadres et professions intellectuelles supérieures (CPIS) qui présentent une modalité évidente des « classes moyennes supérieures » et de l’autre les « classes moyennes inférieures » que sont les ouvriers intégrés et qualifiés tels que les cheminots et les conducteurs de la RATP, les plombiers salariés, les travailleurs d’EDF et de GDF, la fraction supérieure et qualifiée des employés tels que les agents de la Poste, les employés des services comptables »[xx].

Pour Louis Chauvel, jusque dans les années 1980, les classes moyennes inférieures connaissaient une « dynamique collective de promotion sociale » (l’ascenseur social). Depuis, elles « font face à des difficultés croissantes ». Les classes moyennes intermédiaires ne sont pas « épargnées par les problèmes sociaux et économiques »[xxi]. On peut penser que la crise actuelle, dont la violence ne s’est pas encore réellement manifestée en France, n’épargnera pas ceux qui se croient à l’abri du tsunami économique et social simplement parce qu’ils appartiennent aux classes moyennes supérieures.

Par l’extension planétaire de la mise en concurrence des individus, des entreprises, des institutions…, la mondialisation néolibérale impose un nivellement par le bas des conditions sociales. Ce faisant, elle provoque l’euthanasie des classes moyennes[xxii] qui s’étaient beaucoup densifiées au cours des Trente glorieuses[xxiii]. Ce faisant, le corps social se polarise, sa structure pyramidale stable se transforme en une sorte de sablier asymétrique à l’équilibre instable. Le dualisme sociétal, caractéristique du Tiers-monde, s’installe progressivement.

 

Ce qui déséquilibre la pyramide sociale et engendre des conflits

Le dualisme, généré par la paupérisation du grand nombre, par l’enrichissement indu d’une minorité et par la dégénérescence programmée des classes moyennes, menace la stabilité de l’édifice social. La structure se creuse en son milieu, s’élargit et s’approfondit à sa base, tandis que la cime ultime s’élance toujours plus haut. Un tel édifice ne peut perdurer, il finira par s’écrouler. Il est inconcevable que les acteurs majeurs, les « en haut d’en haut » n’aient pas conscience de cette issue fatale, mais la dynamique du système fondée sur l’accélération néolibérale - le toujours plus - ne peut être ralentie, encore moins stoppée.

Pourtant, dans ce domaine, l’expérience du Tiers-monde peut fournir un aperçu des scénarii possibles. En effet, après les « miracles » économiques, les programmes d’ajustement structurel néolibéraux ont imposé, à partir des années 1980, la réduction du périmètre de l’État, la privatisation, le libre-échange des biens et des capitaux, le pillage des rentes nationales… Ces programmes ont réduit drastiquement la taille du gâteau à répartir sur le plan domestique (la majeure part étant « exportée » via le remboursement de la dette, ou les profits réalisés par les « vautours » de la privatisation). Ils ont aussi détruit les embryons de classes moyennes qui s’étaient constitués au cours des « miracles »[xxiv].

Avec la re-polarisation du corps social et le retour du dualisme, le mécontentement des nombreux laissés pour compte a grandi et les luttes pour le partage des dépouilles se sont progressivement radicalisées. Bien sûr, la plupart des gouvernements complices ont « divisé et opposé, pour imposer »[xxv]. Cette démarche a pu être réalisée par des régimes « forts », mais elle a souvent dégénéré comme l’attestent les conflits menés par les « saigneurs de la guerre » du golfe de Guinée : Liberia, Sierra Leone, Guinée, Côte d’Ivoire… Quels enseignements dégager pour la France ?

 

La France est menacée

 La France se Tiers-mondialise[xxvi] car elle est atteinte du syndrome de polarisation-dualisme-destruction des classes moyennes. Or, « ce sont les classes moyennes qui ont bâti l’économie française du XXème siècle ; elles en ont été les plus grandes bénéficiaires[xxvii] », jusqu’à la fin des années 1970. Depuis, le laminage des classes moyennes n’a pas cessé, insidieux au début[xxviii], il s’est progressivement dévoilé au fur et à mesure de la diffusion de la vulgate néolibérale individualiste, de concurrence et de compétitivité impératives, dans le cadre de la mondialisation. Avec la crise actuelle, le phénomène devient patent.

 Déjà, Aristote avait souligné l’importance des classes moyennes. Pour lui, « tout État renferme trois classes distinctes, les citoyens très riches, les citoyens très pauvres et les citoyens aisés, dont la position tient le milieu entre ces deux extrêmes. Puis donc que l'on convient que la modération et le milieu en toutes choses sont ce qu’il y a de mieux, il s’ensuit évidemment qu’en fait de fortunes, la moyenne propriété sera aussi la plus convenable de toutes »[xxix]. Il poursuit : « il est évident que l'association politique est surtout la meilleure, quand elle est formée par des citoyens de fortune moyenne ; les États bien administrés sont ceux où la classe moyenne est plus nombreuse et plus puissante que les deux autres réunies, ou du moins que chacune d’elles séparément »[xxx].

 L’euthanasie des classes moyennes par le néolibéralisme (porté par l’ensemble des partis politiques qui se sont succédés au pouvoir depuis les années 1980), en renforçant le dualisme de la société française, présente un risque majeur : celui de la dissolution de la nation.

 De plus, la porte s’ouvre à la « tyrannie ». « Partout où la fortune extrême est à côté de l’extrême indigence, ces deux excès amènent ou la démagogie absolue, ou l’oligarchie pure, ou la tyrannie ; la tyrannie sort du sein d’une démagogie effrénée, ou d’une oligarchie extrême, bien plus souvent que du sein des classes moyennes, et des classes voisines de celles-là »[xxxi].

 Chez nous, dans un avenir proche, les classes moyennes, malgré tout encore vivaces, pourraient se tourner, lors des prochaines échéances électorales, vers des forces politiques qui se disent « hors système », mais qui, en réalité, sont instrumentalisées et pleinement intégrées au dit système, malgré une rhétorique de « rupture ». Cela pourrait générer de nouvelles configurations du type élections présidentielles de 2002 (Chirac – Le Pen au second tour) débouchant sur de nouveaux « quasi plébiscites » pour l’une des composantes de notre bipartisme de fait. Mais, cela ne résoudrait en aucun cas les problèmes de fond, ils seraient simplement, à nouveau, reportés dans le temps sans écarter l’éventualité de la survenance de la tyrannie.

 En effet, depuis le début de la crise en 2008, l’accélération néolibérale, imposée sous la contrainte de la dette, intensifie la « guerre » économique[xxxii] et sociale dont les « saigneurs » se cachent derrière des sigles : FMI, FED, BCE, S&P, MES, OMC… La consolidation de la dynamique de prédation du capitalisme financiarisé pourrait déboucher sur une sorte de tyrannie « douce » dans sa forme (c’est-à-dire bien « vendue » par le système médiatico-politique) mais « dure » dans sa réalité de paupérisation destructrice de la cohésion nationale.

 

Résistons et proposons !

 Nous devons résister à cette guerre et à l’éventuelle tyrannie qui se profile. Dans un premier temps au moins, cette résistance doit s’exprimer sur une base nationale qui apparaît l’échelon le plus approprié. Cette résistance pourra, par exemple, se concrétiser par le dépôt de grains de sable dans les engrenages bien huilés du rouleau compresseur néolibéral.

 Ce n’est pas la fin de l’histoire[xxxiii], le système a des faiblesses qu’il faut exploiter. À l’instar des résistants de la deuxième guerre mondiale, nous devons mettre en commun nos savoirs et nos expériences pour mettre à bas l’éléphant aux pieds d’argile qu’est le capitalisme financiarisé.

 Il s’agira ensuite de reconstruire. Un retour au fordisme de la production et de la consommation de masse des Trente glorieuses est impossible, ne serait-ce que pour des raisons écologiques. Il faut réorienter, de façon radicale, le processus de développement.

 Dans cette optique, il est possible de s’inspirer, d’une part, du programme du Conseil national de la résistance[xxxiv] et, d’autre part, des propositions émises, au cours des années 1960-1970 par les théoriciens[xxxv] du développement du Tiers-monde, tout en considérant que les conditions actuelles de l’environnement économique, social, écologique, politique et humain sont loin d’être similaires.



[i] Bernard Conte, La Tiers-Mondialisation de la planète, (2ème édition), Presses universitaires

de Bordeaux, Bordeaux, 2013.

 

[ii] Cf. par exemple, Arianna Huffington, Third World America. How our Politicians are Abandoning the Middle-Class and Betraying the American Dream, New York, Crown Publishers, 2011 et Robert Reich, After-Shock. The Next Economy and America’s Future, New York, Random House, 2010.

[iii] Cédric Houdré, Nathalie Missègue, Juliette Ponceau, Insee, Vue d’ensemble - Inégalités de niveau de vie et pauvreté, http://www.insee.fr/fr/ffc/docs_ffc/ref/REVPMEN13b_VE_pauvre.pdf p. 17.

[iv] Un individu est considéré comme pauvre quand son niveau de vie (après impôts et prestations sociales) est inférieur au seuil de pauvreté.

[v] Cédric Houdré… op. cit. p. 18.

[ix] « Le retour à l’équilibre des comptes sociaux est indispensable », écrit la Cour des comptes, La situation et les perspectives des finances publiques, juillet 2012, p.130. http://www.ccomptes.fr/content/download/44948/776337/version/2/file/rapport_situation_perspectives_finances_publiques_2012.pdf

[x] Cédric Houdré… op. cit. p. 14.

[xi] Expression africaine.

[xii] Cédric Houdré… op. cit. p. 15.

[xv] Titre d’un article dans Les Echos du 30 avril 2013.

[xvi] « Les « plus aisés » sont les 0,01 % de personnes aux plus hauts revenus déclarés par unité de consommation (UC) (au moins 735 500 euros en 2010) », Cédric Houdré… op. cit. p. 14-15.

[xix] Cédric Houdré… op. cit. p. 10. Plus la valeur de l’indice de Gini est forte (0

[xx] Louis Chauvel, Les raisons de la peur : Les

classes moyennes sont-elles protégées de la crise ? OFCE, Les Notes, N° 18 / 26 avril 2012, p. 3.

 

[xxi] Idem, p. 3-4.

[xxii] Bernard Conte, « Néolibéralisme

et euthanasie des classes moyennes »,

Mecanopolis

13/10/2010, http://www.mecanopolis.org/?p=20157

 

[xxiii] Voir : Xavier Théry, « Comment les classes moyennes ont divorcé des élites », 27/09/2009, http://www.marianne.net/Comment-les-classes-moyennes-ont-divorce-des-elites_a182194.html

[xxiv] Bernard Conte, « Néolibéralisme et euthanasie des classes moyennes », art ; cit.

[xxv] Bernard Conte, « La Grèce préfigure la Tiers-mondialisation de l’Europe », http://www.comite-valmy.org/spip.php?article767

[xxviii] Sur la période 1979 – 2009, le revenu moyen des classes moyennes a progressé de 40%, celui des « bas revenus » de 47% et celui des « hauts revenus » de 53%. Cf. Credoc, Les classes moyennes en Europe, http://www.credoc.fr/pdf/Rech/C282.pdf

[xxx] Ibidem.

[xxxi] Ibidem.

[xxxii] Michael Hudson, « Reniements européens : la prise de pouvoir par la finance », ContreInfo.info, http://contreinfo.info/article.php3?id_article=3140

[xxxiii] Cf. Francis Fukuyama.

[xxxv] Par exemple, Samir Amin, François Perroux…

 


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18 réactions à cet article    


  • soi même 9 mai 2013 11:04

    Rien n’est éternelle, c’est la loi paradoxale des contrastes, si certains aspire à une forme sociétal proche de l’idéalisme communisme, il est tous à fait normal de voir apparaître la tendance inverse le libéralisme qui s’impose avec le même déterministe à détruit ce qui a été acquit précédemment.

    Rien dans l’absolut est mauvais, et pour sortir de se mauvais pas, nous sonnes dans l’obligation à innové une nouvelle forme de société, avec de nouveau concept qui feront fonction de rééquilibré cette soif de reconnaissance et se zèle d’efficacité qui s’entre choque et déstabilise notre société.

    Nous revenons toujours sur les mêmes bases qui sont équité, équilibre, tempérance, responsabilité, devoir, conscience.

    Sur le fond rien ne change, si y a des droits, il y a des devoirs, c’est dans leurs manières qui doivent être appliquer qui doit changer pour harmoniser ses deux courants contradictoires dans un équilibre fructifère.

    Et c’est bien le parie que l’on à aujourd’hui, équilibré les forces antagonistes qui traverse nos sociétés, et ce n’est pas en revenant sur le passé que l’on répondra aux défis du présent, mais bien en innovant une nouvelle solidarité.

     

    ,

     


    • Indépendance des Chercheurs Indépendance des Chercheurs 11 mai 2013 11:25

      Il n’y a, aujourd’hui, aucun équilibre mais la domination d’une classe sociale : celle des grands capitalistes. Nous ne vivons pas, non plus, une époque « stable ». Voir, par exemple, nos articles :
       
       
      http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2013/05/10/g7-et-impasse-des-pays-ex-riches-i.html

      G7 et impasse des pays ex-riches (I)

      Le 10 mai 2013, un mois avant la rencontre de Bilderberg qui devrait avoir lieu près de Londres, a commencé également dans la ceinture de Londres le sommet du G7. A savoir, une réunion des ministres des Finances de sept pays : Etats-Unis, Canada, Royaume-Uni, France, Allemagne, Italie et Japon. Ce matin, Libération écrivait notamment « G7 Finances : l’austérité européenne sous le feu des critiques américaines », et L’Expansion : « Le débat sur l’austérité européenne à l’honneur lors du G7 ». Vers midi, The Irish Times rapportait « Schäuble signals support for easing of austerity as G7 ministers meet ». Mais qui ose évoquer dans la clarté les causes profondes de cette prétendue «  crise » ? Et s’agit-il d’une crise, ou d’une nouvelle étape d’un long processus planifié de longue date ? La réalité est que la notion de « liberté du commerce », assortie de la « libre circulation » de capitaux et marchandises, implique la privatisation progressive de l’économie et, à terme, la faillite des Etats souverains. Sur le plan social, l’issue de ce processus ne peut être qu’un nivellement par le bas des salaires et standards sociaux à l’échelle planétaire, ensemble avec un appauvrissement des pays jadis « riches ». Tel est le processus déclenché depuis une trentaine d’années. Le 10 mai au soir, le Financial Times analyse « G7 in search of direction », avec le sous-titre « Complacency is as likely an outcome as co-ordination ». BBC News souligne « G7 finance ministers meet amid Japan currency questions ». La Dépêche emploie le titre « G7 Finances : l’austérité européenne et le yen au centre des débats ». De son côté, Radio Chine Internationale diffuse une note intitulée « Les ministres des Finances du G7 se réunissent à Londres sur la reprise économique mondiale », Les priorités mises en avant par le ministre des Finances britannique George Osborne y sont résumées : « l’activisme monétaire, la responsabilité budgétaire et des réformes structurelles ». En clair, la casse sociale et institutionnelle se poursuivra. Pendant combien de temps, et jusqu’où ? Le pire est à craindre, quels que soient les discours de circonstance de politiques et « gestionnaires ». L’occasion de rappeler, dans cet article et dans ceux qui suivront, comment cet incroyable processus autodestructeur a été mis en place et progressivement développé. A cet égard, un discours prononcé par Jacques Delors à Londres il y a vingt ans paraît fort éclairant, et ce n ’est qu’un exemple de ce type d’interventions des « élites » de l’époque.

      [la suite, sur le lien http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2013/05/10/g7-et-impasse-des-pays-ex-riches-i.html ]


      http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2013/05/04/bilderb erg-trilaterale-theorie-du-complot.html

      Bilderberg, Trilatérale, « théorie du complot »...

      Le 4 mai 2013, Arte écrit « La dette de la France se vend bien », tout en produisant un reportage qui précise que cette « dette » ne cesse d’augmenter. Mais en quoi consiste la prétendue « dette » de la France et d’autres Etats, d’où vient-elle vraiment et quelle peut être la souveraineté concrète des pays ainsi « endettés » ? Et comment la France et d’autres pays jadis « riches » ont-ils pu s’engager dans une politique de privatisations et de délocalisations qui a ruiné leur patrimoine public et leur économie ? Quels intérêts a servi dans la pratique une telle stratégie d’autodémolition économique et sociale ? Avec le titre « Un Français sur deux croit à la théorie du complot », Le Point fait état d’un sondage d’après lequel 51% des Français se rallient au point de vue : « ce n’est pas le gouvernement qui gouverne la France, on ne sait pas en réalité qui tire les ficelles ». S’agit-il vraiment d’un quelconque « complotisme » ou, tout simplement, du constat d’un désastre social et économique assorti d’un manque de transparence ? Le Point se réfère à un article du Monde intitulé « La moitié des Français croient aux théories du complot » et qui présente un diagramme détaillé des pourcentages de réponses par rapport à l’énoncé «  On ne sait pas qui tire les ficelles ». Le Monde précise que la source est une étude lancée par le think tank britannique Counterpoint et financée par l’Open Society dont le fondateur n’est autre que George Soros. L’article souligne également que « les trois quarts des sondés estiment que c’est la finance internationale qui dirige le monde ». Tel est sans doute le point essentiel : peut-on donner tort à ceux qui pensent de la sorte ? Et c’est manifestement la raison essentielle des méfiances qui depuis toujours s’expriment à l’égard de lieux de rencontre comme la Commission Trilatérale ou le cercle de Bilderberg. Peut-on raisonnablement amalgamer avec une quelconque « théorie du complot » l’inquiétude devant l’hégémonie évidente de la grande finance internationale ? Le 4 mai également, une analyse d’Eric Dupin dans Slate s’intitule « Politique : « Populiste », une injure riche de sens ». Mais peut-il y avoir un usage légitime de ce type de vocabulaire dans la situation actuelle ? La réalité est que le peuple a très largement de quoi se plaindre. Ce n’est pas le cas des « élites » qui fréquentent la Commission Trilatérale et le cercle de Bilderberg. Et le silence médiatique récurrent à l’égard de la Trilatérale et de Bilderberg, souligné encore dans nos articles de cette année « La Commission Trilatérale, à Berlin ce week-end  » et « La Commission Trilatérale, réunie à Berlin : qui en parle ? », ne contribue-t-il pas à aggraver la méfiance ? La France est précisément l’un des pays où ce silence est le plus systématique, qu’il s’agisse des médias ou du monde politique.

      [la suite, sur le lien http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2013/05/04/bilderb erg-trilaterale-theorie-du-complot.html ]


      Cordialement

      Le Collectif Indépendance des Chercheurs
      http://science21.blogs.courrierinternational.com/
      http://www.mediapart.fr/club/blog/Scientia


    • Indépendance des Chercheurs Indépendance des Chercheurs 11 mai 2013 11:32

      Ou encore :
       
       
      http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2013/05/09/bilderb erg-2013-des-puissances-en-crise-i.html

      Bilderberg 2013 : des puissances en crise (I)

      Le contexte de la rencontre de Bilderberg de 2013 qui devrait avoir lieu dans un mois n’est pas rejouissant pour l’Europe et les Etats-Unis. Pour la France, non plus. Le 9 mai, La Tribune publie un article de Robert J. Shiller intitulé « Relancer l’économie sans aggraver la dette », proposant une augmentation simultanée d’impôts et dépenses publiques. C’est oublier la stratégie permanente de privatisations et de délocalisations qui domine depuis une trentaine d’années l’économie et la politique sociale des pays jadis « riches  ». Les investissements publics nationaux deviennent ainsi des otages de fait du capital financier international et des grandes multinationales. Cette semaine, les médias ont rappelé l’ahurissant historique des privatisations françaises. Dans son article «  L’État veut réduire sa participation dans certaines entreprises publiques », Le Figaro commente l’annonce par Jean-Marc Ayrault d’une nouvelle cession d’actions au secteur privé. Jusqu’où ira la vente des meubles ? Ouest-France évoque à son tour : « Privatisations. La grande vague des années 80-90 ». Mais la tendance a-t-elle été différente par la suite ? Quant aux délocalisations, Yabiladi rapporte encore : « La Société Générale prévoit de délocaliser une partie de ses activités au Maroc », alors que New Banques analyse « La Société Générale vise un plan d’économies de 900 millions d’euros d’ici à 2015 » et Boursorama fait savoir : « ...la Société Générale va supprimer plus de 1.000 postes ». Le 9 mai également, un article d’Irnerio Seminatore dans Le Monde porte le titre « Londres, Pékin, Tokyo et l’agonie du multilatéralisme ». Une chose est certaine : la stratégie de mondialisation du capitalisme a conduit à la catastrophe des puissances dont les « élites » pensaient ou déclaraient contrôler ce processus. Et si à ce jour la direction générale de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) est assumée par le « socialiste » français Pascal Lamy, c’est le brésilien Roberto Carvalho de Azevêdo qui devrait lui succéder prochainement. Le salaire minimum brésilien, un peu plus de 250 euros mensuels, est presque six fois inférieur au SMIC français. Que peut-il en résulter, dans un « marché mondial de la main d’oeuvre » et avec une régulation mondialisée imposant la « libre circulation des capitaux et des marchandises » ? The Watford 0bserver annonce « The Bilderberg Group to meet in The Grove Hotel in Watford », se référant à un renseignement fourni par la police locale qui aurait annoncé ne pas vouloir faire obstacle à des manifestations « pacifiques ». La rencontre de Bilderberg de 2013 devrait donc avoir lieu à Watford (Hertfordshire), à 27 Km. de Londres, du 6 au 8 juin et sous la présidence de l’ami personnel de François Hollande qu’est le PDG d’AXA Henri de Castries.

      [la suite, sur le lien http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2013/05/09/bilderb erg-2013-des-puissances-en-crise-i.html ]


      http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2013/04/20/commiss ion-trilaterale-europe-et-afrique.html

      Commission Trilatérale, Europe et Afrique (I)


      Le 20 avril, Le Point écrit « L’Afrique peut désormais contribuer à la croissance mondiale (ministres) ». L’article se réfère à des déclarations récentes de ministres africains en rapport avec la publication, cette semaine, d’une étude du Fonds Monétaire International prévoyant notamment une forte croissance pour l’Afrique subsaharienne en 2013 et par la suite. Même si Jeune Afrique rétorque « Afrique : en 30 ans, le nombre de pauvres a été multiplié par deux ». En revanche, la situation en Europe ne paraît guère prometteuse. Peut-on estimer dans ces conditions que les interventions européennes en Afrique sont vraiment désintéressées ? Au même moment, la Commission Trilatérale vient de mettre en ligne les comptes rendus de sa réunion européenne d’il y a un an et demi (La Haye, novembre 2011). Se trouvait déjà en ligne un long document intitulé « Europe’s Response to the Arab Awakening, Contributions by European Members to the Panel Discussion » qui recommande notamment la création d’une grande zone économique comprenant l’Europe et l’Afrique. Mais dans quelle mesure les auteurs (Elisabeth Guigou, Andrzej Olechowski, Volker Perthes, Stefano Silvestri et Peter Sutherland) avaient-ils demandé l’avis des Africains ? Vu la situation actuelle, il convient d’analyser en détail ces documents de la Trilatérale. Nous nous proposons donc de le faire dans une série d’articles sur ce blog. Mais force est de constater que les pays jadis « riches » payent lourdement la facture de leur stratégie de privatisations et de délocalisations des trois dernières décennies. Qui peut, sérieusement, s’en étonner ?

      [la suite, sur le lien http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2013/04/20/commiss ion-trilaterale-europe-et-afrique.html ]


      Cordialement

      Le Collectif Indépendance des Chercheurs
      http://science21.blogs.courrierinternational.com/
      http://www.mediapart.fr/club/blog/Scientia


    • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 9 mai 2013 20:49

      @ l’auteur.

      Très bon article.
      Je ne puis que recommander aux lecteurs la lecture particulièrement intéressante des ouvrages suivants, dont celui de l’auteur :

      -Bernard Conte,La Tiers-mondialisation de la planète (2ème édition revue et corrigée) Édition 2e édition.Presses universitaires de Bordeaux.Nb de pages 284 p.ISBN-10 2867818052 ISBN-13 9782867818059 avec ici une notice qui n’interdit surtout pas la lecture de l’ouvrage indiqué.

      -Michael Lewis, Boomerang : Travels in the New Third World, September 2012. Norton, W. W. & Company, Inc.



      • Fanny 10 mai 2013 00:13

        Bien d’accord avec l’auteur de l’article. Cet éclatement silencieux de la société en forme de sablier progresse depuis plus de 10 ans aux USA et se poursuit encore aujourd’hui. La France est entraînée dans ce mouvement mondial. Tôt ou tard, il y aura une inversion qu’il convient de préparer, car le risque que les choses se passent très mal est présent. Donc d’accord malgré la difficulté que j’éprouve à comprendre les statistiques. Que signifie, par exemple, le niveau de 964 €/mois. S’agit-il du revenu net d’un individu ? d’un couple ? Prenant en compte les aides sociales ou pas ? Comme la grande majorité des Français vit en couple avec enfants, quel est le revenu total net d’un ménage de « pauvres » (au sens de 60% du revenu médian)  ayant deux enfants ? Que représente le travail au noir dans notre pays, est-ce significatif ou non (en Italie, une partie de l’économie est au noir) ? Plus de deux millions de Français vivant avec moins de 642 € par mois mérite un commentaire, car on ne peut pas vivre dignement en France en 2013 avec un revenu aussi faible. En France, la redistribution est importante : dans quelle mesure permet-elle d’amortir la pauvreté ( par ex. pour un couple de pauvres avec deux enfants, pour un individu isolé avec 642 € de revenu) ? 


        • Christoff_M Christoff_M 10 mai 2013 04:11

          La redistribution ne va pas aux gens les plus pauvres les plus démunis et isolés... il faut constituer un dossier avec mille paperasses ( spécialité toujours française) et avec des types bien assis derrière leur écran qui vous renvoie dans la gueule tjrs de manière intelligente et aimable le dossier ou il manque le papier ty35_tu2013...

          Comment voulez vous qu’une personne âgée isolée, dépressive ou parlant mal français, malade tout simplement ait la présence d’esprit et les capacité de faire face a toute paperasse actuelle...
          sans compter les délais en mois pour toucher un premier virement ( pb pour celui qui n’a pas d’adresse)...

          On aurait compliqué les choses dans ce pays pour décourager les plus faibles et les plus démunis de constituer un dossier qu’on ne s’y prendrait pas autrement...

          Il y a des centaines de milliers de chômeurs radiés de manière abusive tous les mois qui les défend par rapport a notre administration paperassière omnipotente qui perd des éléments que vous devez refournir par la suite tjrs en restant calme avec une réponse au bout d’un mois qui vous fait sauter un mois d’alloc ou de chomage !!! on est pas loin de Kafka dans la France de 2013...


        • oui LE SOMMET DE LA PYRAMIDE SOCIALE VOIR MME BETTENCOUT DONATRICE A L UMP

           qui ne paye QUE 9% D IMPOTS SUR LE REVENU...........

          sous 19 ans de chirac et sarko tout a été bradé

          il EST EVIDENT QUE LES IMPOTS VERSES ET NON REDISTRIBUIES PARTENT DANS LES CAISSES DE L UMP..ET AUTRES.
           avec 7287 élus nationaux qui coutent chacun 2500 euros/ jour et on ne fera jamais d’économies sur ce poste car les notables élus des « collectivités » locales y tiennent comme a leur portefeuille.bien rempli a nos frais.......................
          l’impot local étant aussi injuste que la tva.....(revenus du foyer du haut de la pyramide au bas non pris en compte pour les calculs)

          il aurait fallu un mélenchon ou montebourg.ou sego ou jospin pour mettre fin a CES CUMULS DE MANDATS ET DE FONCTIONS COMMENT PEUT ON ETRE CONSTAMMENT EN COFLITS D INTERETS QUAND NOS SENATEURS DEPUTES MEME MINISTRES SONT LOBBYISTES DE GRANDS GROUPE COMME TOTAL.LOREAL.PFIZER SANOFI  ????????


        • Christoff_M Christoff_M 10 mai 2013 04:00

          Ce qui est quand même flagrant c’est de voir les termes pompeux les statistiques et les analyses, le terme median.... des tableaux des chiffres et des choses que ne comprennent même pas les plus modestes les gens censés être visés par des études faites par des gens qui n’ont en général jamais mis un pied en banlieue et dans le fin fond des campagnes...

          Comme pour le chômage on se demande comment on peut faire des études valables sachant que les vrais pauvres... pas ceux que l’on nous montre en appartement chez Pujadas... ne sont pas visible sur internet et encore moins accessibles aux sondages et aux questionnaires...

          Je crois que toutes les études actuelles sont loin de la réalité et vous m’expliquerez comment vous pouvez vivre dans une grande ville ( même pas Paris) avec 490euros par mois ou 690 pour certains si vous n’habitez pas un logement donné ou herité, comment vous pouvez tenir avec les minima actuels de la France ( je suis bien placé j’ai failli finir à la rue avant de retrouver un temps partiel complèté par un peu de RSA qui porte mal son nom car tres insuffisant et pas incitatif pour revenir dans le circuit de plus en plus privé et limité des « gens normaux »)...

          Il faut être énarque ou super bien placé pour avoir osé imaginer des systèmes pareils... si bien que bcp de gens de bonne volonté, voulant retravailler se retrouvent plus en difficulté la première année ou ils retravaillent plus que quand ils étaient inscrits avec des minima mais des aides diverses dont une carte de transport gratuite ou très modérée...

          En attendant cherchez bien autour du perif, de certaines zones d’autoroutes, dans certains bois en lointaine banlieue ou a la campagne, des campements et des bidonvilles se recréent depuis les années 2000 et personne ne veut les voir... honte a un pays qui se dit développe et qui laissent les gens vraiment pauvres a leur sort !! Si l’abbé Pierre revenait en 2013 il pousserait une gueulante salutaire apres tous les experts les politiques les chargé de ceci et cela, ils sont dix fois plus nombreux qu’avant surpayés et donnent des versions édulcorées de la réalité ( version de ceux qui n’ont jamais connu le terrain) idem pour le chômage...
          Tout le monde se réfugie derrière des écrans des rapports des courbes, manière de ne pas faire face et on se garde bien d’annoncer des mesures sur le logement, le chômage, les minimas pitoyables, alors que d’autres pays financent des aides ou des stages de remise a niveau bien plus sérieux que chez nous...

          Le modèle français bat de l’aile depuis longtemps, il n’assure plus son rôle de rempart contre la misère et avec des lâches et des planqués en haut lieu, qui ont le courage d’une huitre on ne risque pas de renverser des montagnes, et les gens de la finance en général, le Medef en particulier, n’ont que mépris depuis des années pour les conséquences de leurs « opérations » et ils ne se sentent plus responsables de rien avec tous les intermédiaires qui leur servent de boucliers...

          La foi et le courage de l’abbé Pierre et d’autres ont été mis au rancart ...et l’individualisme et le nombrilistes des heritiers depuis 2000 en France ne font qu’accentuer tous les jours les Pb et les inegalités !! certains crachent ici sur les croyants et les chretiens, mais sans don, don de soi implication et générosité on aboutit au monde du marché ou les pauvres et les chômeurs sont des tares et des boulets, on se contente de les citer et de les compter comme dans un zoo inhumain, les journaleux courent pour filmer la misère et en faire du buzz et du fric, mais notre élite actuelle n’a pas l’air de moins bien dormir et de s’emouvoir sur le sort de ceux qui finissent « dans la rue »....


          • daniel paul 10 mai 2013 08:58

             Beau coup de gueule réaliste Christoff...

            salut.


          • 6ber 6ber 10 mai 2013 10:16

            Oui, Christoff, tout ça est parfaitement réel, je peux en témoigner. Je voudrais rajouter à tout cela la perte de toute vie sociale dés l’instant que celle-ci s’organise autour de sorties payantes.
            Et il faut dire qu’il est aussi très difficile de conserver sa voiture dans ces conditions malgré des restrictions drastiques à tout niveaux.


          • viva 10 mai 2013 14:17

            Tout à fait, il y a aussi des campings sauvages, bien planqués ou vivent des dizaines de familles.


            Les appartement insalubres ou s’entasse des familles entières sont aussi légions, ne sous estimons pas le système, demain tout ceux qui vivent de leur seul travail, peuvent se retrouver en grandes difficultés cela va vite très vite même, les classes moyennes qui prennent des coups en permanence et beaucoup ne s’en relèveront pas.

            La vrai misère est bien cachée et elle ne va pas toujours aux resto du coeur. 

            Si il y a un mot d’ordre à lancer c’est de cesser de payer des loyers et des impôts exorbitants, le seul moyen pour les classes moyennes de se faire entendre est de frapper en utilisant l’argent comme levier. 


          • Dwaabala Dwaabala 10 mai 2013 05:33

            Article très pertinent.
            La paupérisation est le fruit d’une volonté qui tend, si elle y réussit, à aligner le salaire de l’ouvrier européen sur celui du pays le plus défavorisé en visant plus loin, celui des pays déshérités.
            Les classes moyennes se délitent, certes. ou plutôt elles se déchirent : une mince couche est aspirée vers le haut et s’intègre au bon fonctionnement de la machine néo-libérale, la masse est condamnée à s’appauvrir avec pour perspective la misère qui la guette en bas.


            • daniel paul 10 mai 2013 08:34

               Mode avocat du diable triste smiley

              et nous espérons quoi de la compétition comme seul raison d’être ensemble ?

              Ceci était non seulement prévisible, mais la suite aussi....seul le moment ou la société va éclater reste peu prévisible sur le très court terme, mais même un incident mineur peu broyer ce système et comme dit quelqu’un plus haut ici...on fait quoi après ? on recommence les mêmes erreurs ?à l’age de 12 ans en 1967 j’ai eu cette « vision instantanée » du monde tel qu’il est aujourd’hui.....

              compétition= tricherie = vol = guerres= pauvreté extrême=violence =perdants=vies brisées etc etc

              Sans aller à la racine le pire va continuer...or nous sommes très loin de la racine du mal profond..

              Mode le petit dej était bon smiley : merci de ces mots..salutations..


              • spartacus spartacus 10 mai 2013 14:52
                Belle vision « Néomarxiste »

                Beau mélange de la ville de Détroit aux USA avec des taux de pauvreté Français et bien entendu le « néolibéralisme » fier coupable d’office. Article mal fait, baclé ;

                Attention demain il pleut, ce sera encore la faute au néolibéralisme !

                Les coups de boutoir du « néolibéralisme » Peut être faut il dire à l’auteur que jamais il n’y a eu de gouvernement « libéral » en France.

                l’expérience du « Tiers-monde » Peut être faut il explique à l’auterur que en 2012 n’y a jamais eu si peu de famine, de morts de maladies ou une aussi grande prospérité. 
                L’Occident reste dans le marasme économique, mais la plupart des pays en développement passés à l’économie de marché sont en charge l’avenir, et les gens sont sortis de la pauvreté au rythme le plus rapide jamais enregistré. Le nombre de morts causés par les guerres et les catastrophes naturelles est aussi le plus faible.


                Rappelons quand même que le Marxisme se définit par la haine de celui qui est plus riche sue toi, et n’admet jamais que celui qui est plus riche que toi en fait profiter la société et qu’il le doit à son talent.
                Nous en avons un texte caricatural.

                Quand à l’état providence, il est difficile d’admettre pour les professions protégées et bénéficiaires de régimes spéciaux privilégiés NéoMarxistes type 68 que ce n’est qu’une injustice intergénérationnelle, et que la défense faussement outrée en délires n’est en fait que de la peur de perdre des privilèges. 

                Encore un auteur du monde protégé qui se balade avec le drapeau rouge, la faucille et le marteau !

                • Bernard Conte Bernard Conte 10 mai 2013 14:56

                  je remercie l’ensemble des contributeurs. Je sais que le système va dans le mur en klaxonnant... Mais je reste optimiste car c’est lors de crises « graves » que la refondation peut s’opérer.

                  Pour ma part, j’essaie d’apporter ma pierre à l’édifice : « comprendre pour faire comprendre ». La crise s’approfondissant, nous serons de plus en plus nombreux (chacun avec ses compétences, son dynamisme, son énergie...) pour contester le système, réfléchir, inventer, proposer...

                  merci à tous


                  • Corinne Colas Corinne Colas 11 mai 2013 09:42

                    L’après 1789 s’est construit sur le rêve d’une classe unique : "la moyenne« … Le »produire/consommer" pour la rejoindre c’est un leitmotiv encore dans le discours politique et syndical malgré les décombres du capitalisme bien visibles aujourd’hui.  

                    Dans le monde réel,  cette classe moyenne a presque disparue, vivant à crédit pour payer le chômage de ses propres enfants. De ces derniers, viendra sans doute le grain de sable permettant d’enrayer la machine car ils seront moins sensibles aux sirènes de la propagande.

                    Continuez vos articles...


                  • lagabe 11 mai 2013 10:08

                    la politique Reagono/Thatcherienne ,dite « ultra libéralisme » se résumait en une phrase.« Faites de l’argent quel que soit le moyen utilisé » .A l’usage il s’est avéré plus facile de générer de l’argent avec des produits financiers qu’avec des produits industriels .La finance et les banques ont pris le pouvoir économique . A court terme ce fut fantastique , à moyen terme ,nous y sommes , désindustrialisation massive , bulle financière,crise.. A plus long terme,les paris sont ouverts..


                    • Hervé Hum Hervé Hum 11 mai 2013 10:38

                      Cher auteur, vous dressez le tableau d’une situation où effectivement, la ploutocratie dominante essaie de réduire la classe moyenne parce qu’elle représente la vrai menace de son pouvoir.

                      Cependant, tentative ne veut pas dire réussite !

                      Je m’en tiendrai sur la fin de votre article et de votre dernier commentaire pour considérer que vous parlez de tentative et non de réussite.

                      Car en s’attaquant de front à la classe moyenne, la ploutocratie ne fait que scier la branche sur laquelle elle est assise. Certes, la menace terroriste vient à point nommé pour maintenir la peur. Certes, le bourrage médiatique est un conditionnement permanent, mais cela ne sera pas suffisant.

                      En effet, lorsque l’insécurité change de camp, l’ennemi change aussi de camp. Autrement dit, lorsque la paupérisation atteindra un seuil critique au niveau des classes moyennes, ceux ci devront remettre en question le dogme actuel néolibéral qui ne les fait plus prospérer, mais les opprimes, pour repenser l’équilibre économique en fonction de leur propre volonté d’équilibre. Ils devront prendre conscience de leur propre valeur qui fait que toute l’économie repose sur leur force de travail pour faire sur-vivre la ploutocratie et survivre les pauvres. Ils devront enfin prendre conscience qu’ils doivent assumer leurs responsabilités pleines et entières, envers eux même et leurs enfants.

                      Mais ce travail de remise en question, ils ne le feront que pour répondre à une situation de crise extrême. Celle qui est en train d’arriver...

                      Quoiqu’on en dise et quoique les apparences sont contraires, la mondialisation est le meilleur agent du communisme et de l’anarchisme. Toutes les tentatives néolibérales pour l’empêcher sont vaine. La seule chose qui manque véritablement, c’est la prise de conscience des populations et principalement des classes moyennes.

                      Car la mondialisation veut dire prendre conscience de partager un même but, idéal commun ultime, celle de la défense d’un même lieu de vie qu’est la Terre. A l’intérieur duquel, la concurrence est destructrice, où seule l’émulation permet de se développer. C’est un processus mécanique, une loi universelle qui fait que deux cellules sont ennemis et concurrente jusqu’à ce qu’elles s’assemblent pour former et développer une entité supérieure. Repoussant la concurrence au delà de ce nouveau corps constitué, sans pour autant que chaque cellule du corps modifie ses propres spécificités, mais bien au contraire, soit une valeur ajouté à l’organisme supérieur.

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