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Accueil du site > Actualités > Politique > Le faux angélisme libéral

Le faux angélisme libéral

"L'idée d'un marché s'ajustant lui-même était purement utopique. Une telle institution ne pouvait exister de façon suivie sans anéantir la substance humaine et naturelle de la société, sans détruire l'homme et sans transformer son milieu en désert"

Karl Polanyi, La grande transformation, 1944

Le libéralisme philosophique est une entreprise de domestication des masses par les détenteurs de capitaux. Il vise à infuser dans le cœur des hommes un ordre social qui instinctivement suscite l'indignation ou la révolte. Les libéraux usent donc de l'argument naturaliste pour donner du poids à leur entreprise de dressage des consciences, cet argument vise à subvertir le système de valeurs existant en le présentant comme une imposture morale devant la nécessaire prise en compte des désirs traditionnellement réprouvés.

Le subterfuge libéral consiste systématiquement à faire passer leurs moyens pour des fins. La libération de l'individu est présentée comme une fin radieuse alors qu'elle n'est qu'une entreprise intéressée de longue haleine pour désencastrer les hommes des structures non soumises à la sphère marchande. Là où ils disent « liberté ! » entendez « calcul économique ». Les libéraux se montrent outrés devant l'étau moralisant de nos sociétés qui brimerait les merveilleuses potentialités d'accomplissement de l'individu libre et responsable de ses choix, mais demeurent muets devant le déferlement de dégâts quotidiennement observables, ce que les hommes non domestiqués perçoivent être la cause d'un mal nommé simplement : la cupidité. La supposée libération de l'individu dans le système ouvert et libéral n'est qu'un marche pied pour instituer un ordre bien plus férocement inégalitaire dans les faits. La grossière stratégie libérale repose donc sur une sélection soigneuse de ses indignations et étant donné que le rouleau compresseur libéral triomphe au niveau mondial, ses effets désastreux en terme d'inégalité et de dégradation des conditions d'existence ne font qu'empirer. La couleuvre libérale est donc de plus en plus difficile à faire avaler puisque l'argumentaire est désormais en contradiction frontale avec la réalité vécue. Si nos totalitarismes du XXème siècle ont un père, il est indéniablement à rechercher dans cette fuite en avant libérale qui fait miroiter une hypothétique paradis terrestre où le déferlement des passions et des vices trouverait un miraculeux équilibre. La foi libérale, quoiqu'en disent les thuriféraires du marché, est bien à la source des utopies sanguinaires qui ont cherché à remédier aux désordres croissants du capitalisme triomphant.

Le libéralisme se combat donc à la source, sur le terrain philosophique, et non pas sur le plan économique qui est le lieu piégé par excellence car il part du postulat anthropologique erroné : l'existence de l'homo oeconomicus. Une fois que vous acceptez l'idée libérale fondamentale de l'individu méthodologique, vous êtes pris dans la toile de l'araignée qui vous fera valser dans un débat tronqué « Étatisme contre liberté d'entreprendre » avant de vous dévorer de ses mandibules capitalistiques. Gardez donc votre dard anti-utilitariste et méfiez-vous des terrains minés.

L'idée de Bien commun, omniprésente chez les penseurs grecs de la démocratie antique, est le meilleur rempart contre l'invasion libérale. Le fait de penser à la chose commune avant soi-même permet de déconstruire cette idéologie qui se fonde sur la fiction d'un individu émergeant de l'état de nature coupé de tout lien communautaire, or tous les travaux paléoanthropologiques font voler en éclats cette imposture. Originellement, seule compte la communauté humaine dans laquelle chacun n'est qu'un élément essentiel au maillage collectif, l'existence même du langage est la preuve la plus éclatante de cette antériorité de la communauté sur l'individu. Pour masquer cette évidence, les libéraux recourent à de la sensiblerie de bas étage, écoutez donc ce que dit John Stuart Mill :

« la seule raison légitime que puisse avoir une communauté civilisée d'user de la force contre ses membres est d'empêcher que du mal ne soit fait à autrui. »

Le libéral est un idiot, il pense que sa victoire temporaire dans l'histoire de l'occident lui permet de se suffire d'un argumentaire d'une aussi faiblarde mièvrerie. C'est mal connaître l'histoire. Qu'à donc à dire notre John Stuart Mill sur la personne du marquis de Sade ? Que fait donc la méchante communauté contre ceux qui jouissent du malheur des autres ? Qui, dans un système libéral, aurait l'arrogance de juger que le plaisir revendiqué d'un individu n'est pas légitime ? Que des patrons licencient et mettent sur le trottoir des familles entières pour augmenter leurs profits n'est, comme on le sait, qu'un mal nécessaire en vue de la merveilleuse cité libérale à venir où ruissellera éternellement richesse et bonheur.

Les libéraux de droite se savent jouir d'une mauvaise image, du moins en France, ce qui les font agir plus prudemment et souvent masqués. En revanche les libéraux de gauche sont une clique arrogante d'imbéciles pervers dont on se demande combien de temps encore des êtres un minimum censés pourront soutenir les provocations. Ruwen Ogien, universitaire en section philosophie, dénonce « ce paternalisme bien français » dans un entretien avec Frédéric Joignot (*), auteur d'un livre qui dénonce les sévices ignobles commis par l'industrie pornographique sur des êtres humains. (**)

Je vous laisse contempler la sensiblerie carnassière de ce professeur de faculté qui s'étonne du retard de la France devant les magnifiques avancées du droit dans d'autres pays qui suivent gaiement la marchandisation du vivant. Les femmes sont suffisamment grandes pour savoir d'elles-mêmes si elles doivent ou pas vendre leur ventre et réussir à payer leur loyer en fin de mois. Ce fonctionnaire de la pensée n'est pas avare en indignation courageuse : « on met des entraves pour empêcher les immigrés de travailler » Tout à fait, et on empêche d'honnêtes patrons de recourir à une main d’œuvre abondante, corvéable à merci sans contrat de travail... Horrible paternalisme français !

 

(*) http://fredericjoignot.blog.lemonde.fr/2011/11/05/ce-paternalisme-bien-francais-entretien-avec-ruwen-ogien-directeur-de-recherche-en-philosophie-morale-cnrs-sur-la-politique-actuelle-des-moeurs/

(**) Gang-bang, Enquête sur la pornographie de la démolition, Seuil, 2007


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27 réactions à cet article    


  • Lieutenant X 6 juin 2013 15:49

    Désolé mais vous mélangez un peu de tout. Certaines affirmations péremptoires en sont même un peu grotesque, celle-ci en particulier :
    « Si nos totalitarismes du XXème siècle ont un père, il est indéniablement à rechercher dans cette fuite en avant libérale [...]. La foi libérale, quoiqu’en disent les thuriféraires du marché, est bien à la source des utopies sanguinaires qui ont cherché à remédier aux désordres croissants du capitalisme triomphant. »

    Les totalitarismes du XXième siècle sont d’essence socialistes.
    Et vous confondez libéralisme et capitalisme et mélangez le libéralisme économique avec un libéralisme des moeurs..
    Mais sinon c’est un bel exercice de propagande !

    • libertus 6 juin 2013 18:06

      Je m’attendais à une analyse argumentée, mais je n’ai vu que des clichés présentés de manière pompeuse.

      Pour paraphraser Churchill, le libéralisme est le pire des systèmes à l’exception de tous les autres (et surtout les systèmes communistes ou fascistes qui n’amènent que mort et misère).

       


      • Quixote Quixote 6 juin 2013 18:17

        Je m’efforce simplement de prendre du recul par rapport aux oppositions factices du jeu politique et ce n’est pas tout mélanger que de saisir la fibre commune où vont puiser autant ceux qui veulent libérer l’homme que ceux qui veulent libérer le marché. Ils sont frères avant d’être ennemis, et ce n’est que leur commune irresponsabilité qui leur fait croire que leur combat est justifié alors qu’un peu réserve et de lucidité sur ce que fut le XXeme siècle devrait les faire douter sur la validité des idéologies qu’ils professent.

        Faire croire à une opposition entre libéralisme économique et libéralisme des moeurs est tout juste valable pour des petits ânes bien nourris de nos écoles de « sciences » politiques, je vous les laisse, et pour ce qui est du nazisme et du communisme, il est tout à fait malhonnête, s’il vous est déjà arrivé d’ouvrir un livre de George Orwell, de s’en tenir aux étiquettes « national-socialisme » ou « union des républiques socialistes soviétiques » pour faire croire à une quelconque réalisation effective du socialisme véritable, j’entends par là une reprise en main du destin commun d’un groupe non hiérarchisée par des relations capitalistiques. Je vous accorde que cela n’est pas pour demain étant donné le laisser aller généralisé promut par les détenteurs de capitaux (médias, finance, industrie) pour qui toute dépravation est une avancée de plus dans l’histoire du genre humain.

        Il faut modestement reprendre le combat sur les mots et l’idéologie, un vice restera toujours un vice, voilà pourquoi je trouve bien plus honnête quelqu’un comme Mandeville, pour qui les vices privés font la vertu publique, qu’un faux derche comme Adam Smith et touts ses petits successeurs libéraux qui parle de sympathie là où il n’y a qu’exploitation.

         


        • libertus 6 juin 2013 18:53

          « faire croire à une quelconque réalisation effective du socialisme véritable »

          -> voila, on y est, ça n’a jamais marché, et les tentatives ont fait des dizaines de millions de morts, mais il faut essayer quand même encore. Et le libéralisme, ça a toujours marché, ça a sorti des centaines de millions de personnes de la misère, mais il faut faire autre chose.

           


        • libertus 7 juin 2013 08:21

          « Ton ’ libéralisme ’ il fait quelques 20 Millions de morts de faim par an depuis la financiarisation de toute nourriture »

          « maintenant, il va falloir compter avec des démonstrations de vos inepties »

          -> ok, prouvez moi que le libéralisme a un rapport avec le fait que des millions de personnes meurent de faim, je sens que je vais bien rigoler.

           


        • Karash 6 juin 2013 22:13

          Et un ouvrier à la chaine de plus pour carboniser des hommes de paille tamponnés « libéralisme ». Misère ...


          • Karash 7 juin 2013 01:08

            Je n’argumente pas avec les gens qui s’introduisent en aboyant comme des chiens enragés, la bave aux lèvres.

            Mon pauvre, relisez vous dans 1 mois, en rendez vous compte de l’aspect délirant de votre réaction.


          • Quixote Quixote 6 juin 2013 23:03

            @ libertus

            « le libéralisme ça a toujours marché » : je dirais plutôt « ça a toujours broyé » mais c’est surement qu’une question de point de vue. J’ai la fâcheuse tendance à regarder du côté des miséreux, des laisser pour compte qui finissent lessivés à l’hôpital, des déshérités qui traînent leur inutilité sociale comme jadis on portait la lèpre. Mais c’est un travers que mon égoïsme rationnel va bientôt évacuer, promis.

            @ Karash 

            Exactement, je ponds des articles à la chaîne pour la grande conspiration anti-libérale, l’homme de paille Pascal Lamy n’a qu’à bien se tenir.


            • Karash 7 juin 2013 01:30

              Ca m’intéresserait vraiment de savoir comment, dans votre tête, s’est construit le lien (pseudo) logique entre « production à la chaine » et « conspiration ».

              Malheureusement, j’ai bien peur de n’apparaitre à votre esprit que comme un « ennemi à abattre » et pas simplement comme une personne avec qui il serait intéressant de discuter tranquillement.


            • Quixote Quixote 7 juin 2013 08:21

              Rassurez vous, c’était de l’ironie, je n’ai évidemment aucune envie d’abattre personne et je n’ai aucun couteau entre les dents. Mon pouvoir se limite à l’influence minuscule de ceux qui veulent bien me comprendre et je ne rêve d’aucun grand soir avec purge sanglante.

              Je cherche simplement à montrer la malhonnêteté des propos libéraux, en toute courtoisie.


            • Karash 7 juin 2013 21:48

              Ca tombe bien, j’ai eu la bonne idée de commettre un article nommé "Pour une réhabilitation du libéralisme". Allez y, expliquez moi donc ce qu’il y a de malhonnête dans les propos que je tiens ou les propos que je cite.

              A moins de réduire la pensée libérale à la pseudo-pensée d’Ayn Rand, être libéral ne signifie pas être pour le gouvernement du monde par l’argent. Le libéralisme s’oppose à l’étatisme, à l’expansion irraisonnée (et donc dangereuse, et injuste) du champ d’action d’un pouvoir central dont on sait par (des milliers d’années d’) expérience qu’il a naturellement tendance à dégénérer vers le totalitarisme. Oui, le libéralisme est une philosophie politique, une philosophie du droit, se basant sur l’individualisme méthodologique, pour la simple et bonne raison qu’au bout du compte, avant de s’inscrire éventuellement dans un collectif, les actions et les choix sont toujours le fait d’individus. Partant de cet individualisme méthodologique, le libéralisme cherche activement la quantité et la qualité nécessaire et suffisant de « droit » pour permettre, autant que faire se peut, le vivre ensemble en maximisant les possibilités de coopération. De fait, on peut être à la fois libéral et socialiste (libéral de gauche), comme Maurice Allais, puisque l’essence du « socialisme » est de construire une société basée sur la coopération et non sur la domination entre individus. Néanmoins, les prétendus libéraux de gauche représentés par le PS n’ont rien ni de libéral, ni de socialiste. Dépendant de l’emprise du pouvoir de l’Etat pour justifier leur présence et leur salaire, ils n’ont objectivement aucune raison (au contraire) d’agir dans le sens d’une réduction du périmètre d’intervention de l’Etat, ni même dans le sens d’une réduction effective de la pauvreté. Ce sont des reines rouges, au sens qu’ils s’agitent en tous sens pour que strictement rien ne change au niveau structural, imitant le fameux personnage de lewis caroll.


            • Akerios 8 juin 2013 15:47

              Le libéralisme c’est comme le communisme cela n’existe pas et n’a jamais existé .

              Tout ce verbiage est de la rhétorique, des mots qui cachent les idées par l’art de les manipuler.

              Le capitalisme sauvage existe lui . Cela va du commerce des organes humains sans l’accord des sacrifiés jusqu’au dons généreux de le Fondation de Beurk Glate ex patron de Windaube pour le développement des OGM par Monsanfrictos !

              Oui cette grande Fondation fait la charité !

              Ils défendent l’argent sale et la mort par une action de charité toute Chétienne des riches marchands du temple .

              C’est beau l’angélisme libéral !

               


            • Karash 8 juin 2013 16:24

              Le capitalisme est aussi vieux que l’humanité, aussi vieux que la première pierre taillée et que le premier arc.

              Ce que vous appelez « capitalisme sauvage », c’est en fait l’impérialisme, l’accumulation de richesses par la violence, par la razzia et l’esclavage. Lui aussi est aussi vieux que l’humanité ou presque.

              Le communisme et le libéralisme sont aussi des tendances très anciennes d’organisation sociale. Le communisme a largement existé sous la forme du collectivisme familial, qui a fait ses preuves en terme de robustesse et de résilience face aux chocs exogènes.

              Le libéralisme a lui aussi été appliqué quasi de tout temps et de tout lieu. Par petites touches, localement, toujours avec succès.

              Seulement, pour reconnaitre tout ça, il faut sortir du manichéisme, et s’intéresser à l’histoire.

              Je répète : le libéralisme, ce n’est pas le règne de l’argent. Ca, c’est l’homme de paille vendu par les étatistes depuis aussi longtemps que la propagande existe. Je concède néanmoins volontiers que les libéraux sont régulièrement infecté par les financiers. Mais l’infection par des opportunistes est très loin d’être le seul lot des libéraux. On trouve dans l’histoire de la gauche une litanie interminable de preuves de cette affirmation.


            • Quixote Quixote 9 juin 2013 15:29

              @ Karash

              La philosophie de Hobbes qui part du constat tragique que l’homme est un loup pour l’homme est bien née à un moment précis de l’histoire. Je vois pas en quoi elle pourrait prétendre à l’universalité ou à l’atemporalité, d’autres civilisations ont construit d’autres systèmes et rien n’oblige à persister dans une manière de concevoir les rapports humains qui nous conduit dans le mur.

              Vous dites plus bas que le capitalisme a toujours existé, c’est archi-faux. Lisez Fernand Braudel, Claude Lévi-Strauss, intéressez vous à des civilisations autres que la notre et vous verrez, ô surprise, que les hommes n’ont en fait jamais organisé leur société suivant le mot d’ordre : suivez vos intérêts et le reste Dieu s’en occupe. Je parle là de civilisation, je ne parle même pas de la plus grand période de l’histoire dans laquelle les hommes ont vécu : avant le néolithique, tous les hommes étaient chasseurs-cueilleurs. Je ne souhaite pas y revenir, je dis simplement que les formes d’organisation ont une histoire et si des individus prétendent qu’il en a toujours été ainsi et qu’il faut obligatoirement continuer ainsi c’est qu’ils y ont intérêt. Ce système accroît leur petite fortune de privilégiés et met les masses dans la misère.

              Je ne rentre pas dans votre débat stérile entre partisans de l’Etat et partisans du privé, si vous avez lu mon article vous savez que je considère que la critique libérale doit se faire philosophiquement à partir des idées contestables de Hobbes. Les libéraux se sont appuyés sur l’Etat pour mettre en place leur système et l’Union Européenne est la preuve la plus éclatante que l’économie de marché s’accommode très bien de hordes de technocrates payés par la collectivité.

              Un conseil pour vous : observez plus précisément les partisans de votre idéologie, vous risquez de déchanter.


            • Karash 9 juin 2013 23:21

              Quixote

              « les hommes n’ont en fait jamais organisé leur société suivant le mot d’ordre : suivez vos intérêts et le reste Dieu s’en occupe »

              Je ne sais pas s’il y a un mot pour cette « philosophie », mais ce n’est ni le capitalisme, ni le libéralisme. La cohérence de la société et la résistance face à l’oppression ont toujours été et seront toujours prépondérants devant toute autre considération de philosophie politique. Ce n’est pas sur ce plan qu’interviennent les modes de pensée libéraux et capitalistes. Pas au sens qu’ils en nient l’importance, mais au sens qu’ils interviennent en parallèle.

              Les propos d’adam smith sur la « main invisible » ont été complètement manipulés et sortis de leur contexte (à savoir la pensée globale d’adam smith, qui a attaché énormément d’importance à la moralité dans la société).

              Sinon, je persiste et signe à dire que le capitalisme est aussi vieux que l’humanité, et que seule une définition aberrante et inepte du capitalisme doublée d’une myopie culturelle vous empêche de vous en rendre compte. Même dans les sociétés de chasseurs cueilleurs primitives, il existe une propriété privée des moyens de production. L’arc, par exemple, qui est un véritable moyen de production, au sens que son but principal est d’accoroitre la productivité de celui qui le manie, a toujours été un bien personnel, et n’a jamais été l’objet d’une exploitation « collective ».

              Quand vous dites « Les libéraux se sont appuyés sur l’Etat pour mettre en place leur système et l’Union Européenne est la preuve la plus éclatante que l’économie de marché s’accommode très bien de hordes de technocrates payés par la collectivité. » vous faites un étalage de votre manque total de maitrise du sujet que vous prétendez être au centre de votre réflexion. Citez moi donc un seul prétendu libéral qui corresponde à cette description, juste pour rire un peu en examinant son cas.

              Et vous savez, les libéraux connaissent et ont longuement théorisé les méfaits du « capitalisme de copinage ». C’est une menace connue, et qui ne peut faire « déchanter » que les idiots.

              Et pour finir, j’attends toujours que vous mettiez en lumière la malhonnêteté cachée dans mon article sur le libéralisme. Allez y, franchement.


            • libertus 7 juin 2013 08:31

              « J’ai la fâcheuse tendance à regarder du côté des miséreux, des laisser pour compte qui finissent lessivés à l’hôpital, des déshérités qui traînent leur inutilité sociale comme jadis on portait la lèpre »

              -> oui, moi aussi, et je constate que le socialisme (de gauche ou de droite) pratiqué en France depuis 30 ans a conduit vers moins de liberté et plus de misère, c’est pour ça que je combat pour que le peuple retrouve sa liberté et sa prospérité.

               


              • JL JL 7 juin 2013 12:40

                Bonjour Quixote,

                et bienvenue sur Agoravox, c’est un ancien qui vous le dit.

                Cet article a le mérite de dénoncer à parts égales, aussi bien le libéralisme de droite que le libéralisme de gauche : celui qui avance du pas du patineurs, en France on appelle ça l’UMPS.

                Je crois qu’il est opportun ce citer ici Serge Halimi : Le grand bond en arrière, par Serge Halimi ou « Comment l’ordre libéral s’est imposé au monde », une histoire d’une idéologie, le néolibéralisme : « Le programme libéral ne peut pas réussir à convaincre sous ses couleurs : il faut qu’il avance masqué. »


                • Akerios 8 juin 2013 16:40

                  JL  :

                  L’article de Quixote est à saluer et merci pour ton message.


                • Akerios 8 juin 2013 15:48

                  Le libéralisme c’est comme le communisme cela n’existe pas et n’a jamais existé .

                  Tout ce verbiage est de la rhétorique, des mots qui cachent les idées par l’art de les manipuler.

                  Le capitalisme sauvage existe lui . Cela va du commerce des organes humains sans l’accord des sacrifiés jusqu’au dons généreux de le Fondation de Beurk Glate ex patron de Windaube pour le développement des OGM par Monsanfrictos !

                  Oui cette grande Fondation fait la charité !

                  Ils défendent l’argent sale et la mort par une action de charité toute Chétienne des riches marchands du temple .

                  C’est beau l’angélisme libéral !

                  ...


                  • Akerios 8 juin 2013 15:53

                    Il faut avilir le pauvre , le faire renoncer a son humanité. Le faire ramper dans la fange pour une petite pièce et s’en amuser un instant vite oublié.....................................................

                    C’est beau et magnifique cette charité.....vous qui osez vous dire chrétiens !


                    • Peretz1 Peretz1 9 juin 2013 12:14

                      à l’auteur « faux derche comme Adam Smith » peut-être mais c’est lui qui a dit qu’un" Etat ne se gérait pas comme un ménage (ou une entreprise). C’est-à-dire avec un budget chiffré avec une comptabilité style Tatcher la criminelleQue le diable ait son âme.


                      • Akerios 9 juin 2013 14:30

                        ...............................................................Amen... ..................................... !


                      • Quixote Quixote 9 juin 2013 16:12

                        Je sais qu’on essaye de faire passer Adam Smith pour un espèce de précurseur de l’Etat protecteur. En réalité, Adam Smith est bien cette espèce d’hypocrite que je dénonce qui mélange dans ses écrits idées purement libérales et arrangements plus conciliables avec les valeurs chrétiennes. (Voir son livre Traité des Sentiments Moraux où il essaye de remplacer la vertu de compassion par celle de la sympathie)

                        Adam Smith a pillé le libéral français Turgot et a essayé de le maquiller pour rendre ses idées moralement respectables mais force est de constater que la manœuvre est grossière et le fond de sa pensée transparaît souvent, par exemple quand il parle des hôpitaux pour enfants pauvres. Il se scandalise qu’il y ait des établissement pour subvenir aux besoins de ces gens là, il faut pour lui immédiatement les mettre au travail et les rendre utiles à la société sinon ils risquent de développer une tendance à l’assistanat.

                        Adam Smith est bien le petit caniche des riches, et Thatcher est bien plus proche de lui que de ceux qui ont formé les lois du Conseil National de la Résistance. Ces derniers avait dans la tête la barbarie humaine de la seconde guerre mondiale pour créer la sécurité sociale pour tous, pas le faux derche Adam Smith.


                      • Akerios 13 juin 2013 20:07

                        Que ton vœu soit exaucé !


                      • Akerios 13 juin 2013 20:17

                        Oui  Peretz1.........

                         


                      • Akerios 13 juin 2013 20:08

                        Oui  Peretz1........


                        • Akerios 13 juin 2013 20:20

                          Quixote

                           

                          Merci pour ton message et ces précisions

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