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Accueil du site > Actualités > Politique > Le Front de gauche : l’extrême gauche ?

Le Front de gauche : l’extrême gauche ?

Les législatives sont au cœur des débats politiques et la candidature de Jean Luc Mélenchon contre Marine Le Pen à Hénin-Beaumont est au centre de l’actualité. Présenté comme un 3ème tour des présidentielles, nous assistons selon une grande partie de la Presse à « un combat de coqs ». Ce nouveau courant qu’est le Front de gauche, né du rassemblement d’une dizaine de partis autour d’un même programme, bénéficie ainsi de cette polarisation médiatique de son principal porte-parole. Au-delà de la notoriété indiscutable de JL Mélenchon, qui tantôt séduit et impressionne, tantôt agace, qu’en est-il, sous le prisme des médias, de la place donnée au Front de gauche sur la scène politique ?

« Seulement » 11,1% de voix pour le Front de gauche : mauvais sondages ou mauvaises analyses ?

Le 22 avril 2012, le Front de gauche termine 4ème aux élections présidentielles, sortant de cette longue campagne avec un résultat honorable, bien qu’en dessous des espoirs donnés par de nombreux sondages, qui venaient à mettre Jean Luc Mélenchon devant Marine Le Pen une dizaine de jours plus tôt (le sondage CSA du 12 avril mettait le Front de gauche à 17% tandis que le FN était estimé à 15% d’intentions de voix). Les mots utilisés par les journalistes fusent pour exprimer la surprise et la déception que ne peuvent que ressentir les représentants du Front de gauche et Jean Luc Mélenchon au terme de ce premier tour. Comment se dernier ne pourrait-il pas être amer et déçu, lui qui se voyait déjà le 3ème homme ? Les Instituts de sondage, influencés par l’engouement et l’ampleur des rassemblements du Front de gauche, auraient surévalué volontairement les intentions de vote et la ferveur constatée par les médias autour du Front de gauche n’aurait était qu’un leurre, qui représenterait seulement les voix minoritaires d’extrême gauche.

Cependant, n’en déplaise aux spécialistes, les derniers sondages tombés une semaine avant les élections annonçaient déjà une baisse tendancielle d’intentions de vote en faveur de Jean Luc Mélenchon. 

Le 19 avril, le même Institut CSA mettait JL Mélanchon à 14,5%, BVA et IPSOS à 14%, tandis que TNS SOFRES l’estimait à 13%. Sachant que la marge d’erreur reconnue dans les sondages est de 3%, on peut en conclure qu’une partie de l’électorat potentiel du Front de gauche n’a finalement pas acté son vote comme il l’avait décidé une ou deux semaines auparavant.

Nombreuses et variées ont été les raisons évoquées par les journalistes, les éditorialistes et les représentants des Instituts de sondage, pour expliquer ces revirements électoraux. Parmi celles-ci, relevons les principales :

La première, quelque peu empirique mais qui a sans doute une part de véracité : des électeurs au prime abord séduits par un candidat jusqu’alors inconnu, auraient finalement porté leur voix sur d’autres candidats ou se seraient abstenus. Ainsi, JL Mélenchon aurait bénéficié durant quelques semaines d’un effet de mode encouragé par les médias, qui se serait essoufflé une à deux semaines avant le premier tour, suite à une médiatisation moins importante, mais aussi des sondages moins favorables durant les derniers jours. On pourrait comparer cette attitude électorale plausible à une bulle spéculative, où l’on cherche à « investir » dans un candidat dont l'opinion et les sondages le portent dans les favoris de manière soudaine et notable.

Seconde explication défendue par certains spécialistes et à juste titre par les militants, un électorat naturellement de gauche influencé par l’argument du vote utile, ressassé inlassablement par les membres du PS et appuyé par ses medias partisans, dont en première ligne Le Nouvel Observateur, Le Monde et Libération. A titre d’exemple, quelques jours avant les élections, une page double et un grand titre du Monde du 9 avril, consacré à la montée dangereuse du Front National chez les jeunes selon un sondage CSA, contesté un peu tard dans les semaines qui suivirent.

Sans revenir sur le caractère irrationnel de cet argument qui fait appel au traumatisme de nombreux électeurs lors du 2nd tour des présidentielles de 2002, rappelons que le report des voix sur F. Hollande au détriment de JL Mélenchon a produit exactement l’inverse de l’effet recherché : à savoir un Front National renforcé qui durant l’entre deux tour a envahi l’espace médiatique, permettant ainsi de banaliser le discours erroné d’une immigration grandissante en France, devenue forcément un problème en temps de crise. Ainsi avons-nous assisté dans l’actualité à une sur médiatisation des obsessions sur lesquelles se base le discours de l’extrême droite : l’immigration, la viande hallal et l’assistanat généralisé. Devenus les trois grands thèmes indistincts de cette campagne de l’entre deux tour, un lien implicite s’est tissé dans l’inconscient collectif entre ces trois notions, avalisant ainsi la stratégie du FN dans le but évident de stigmatiser la population musulmane. De l’étranger, on pouvait croire en lisant les grands titres de la presse nationale que LA priorité des français relevait de cet amalgame fondé uniquement sur des impressions et des a priori qui ont la vie dure, d’autant plus lorsqu’ils sont relayés comme une information dans les médias. 

− Troisième élément évoqué pour expliquer le désistement d’une partie des intentions de vote en faveur du Front de gauche : un discours et un programme qui ont, comme le PS, mis de côté l’électorat populaire, en refusant de faire de l’immigration un élément central de la campagne, alors qu’elle représente un problème essentiel aux yeux de la majorité de la population.

Parmi les défenseurs de cette analyse, Eric Zemmour, qui a évoqué le discours de Jean-Luc Mélenchon sur les plages du Prado à Marseille comme la démonstration définitive de la fracture intellectuelle entre la gauche et le vote populaire, notamment le vote ouvrier, parce qu’il avait eu l’audace de présenter le métissage comme une force pour la nation et non un problème. Entendons par là que selon Eric Zemmour, les classes populaires auraient préféré le FN au Front de gauche, parce qu’elles seraient, au mieux hostile à l’émigration, au pire foncièrement racistes.

Au-delà de toutes ces analyses qui en disent peut-être davantage sur la manière de penser de leurs auteurs que sur le résultat du Front de gauche, il y a un aspect des élections présidentielles dont aucun spécialiste ni aucun média n’aura pensé ou voulu évoquer clairement : celui de la peur des extrêmes.

· La peur des extrêmes, garante de l’oligarchie en place

Le Front de gauche s’évertue pouratnt à répéter inlassablement dans la presse et durant ses meetings qu’il n’est en aucun cas un courant d’extrême gauche, mais qu’il est l’évanescence de ce qui a toujours défini la gauche traditionnelle, à savoir sa volonté de réformer l’ordre social dans un sens égalitaire où le progrès social en est le moteur.

Le Front de Gauche propose une révolution, certes, mais citoyenne, c'est à dire par les urnes. Son programme politique est fondé entièrement sur les valeurs de la démocratie et de la république, héritier des luttes sociales dont nous bénéficions encore aujourd’hui, garantes de la défense de l’intérêt Humain devant la politique néolibérale injuste et antidémocratique menée par une poignée de technocrates nommés à la tête de l’Europe et de la BCE. 

Dans cette ère où il est naturellement admis qu’un pays doit savoir renoncer à ses acquis sociaux durement gagnés au nom du néolibéralisme présenté comme la seule issue possible et favorable à la majorité, il est difficile pour les médias et les intellectuels d’imaginer qu’un autre projet de société puisse être envisageable sans qu’il ne soit qualifié d’extrême.

Peut-être est-ce rassurant pour l’oligarchie que constituent le grand patronat, les politiques au pouvoir et les medias tenus en laisse par les grandes industries qu en sont les actionnaires, de penser que le modèle dans lequel nous vivons est le seul possible. Ainsi assistons-nous plus que jamais à une pensée unique ressassant à qui veut l’entendre, que dénoncer le modèle ultra capitaliste revient forcément à se tourner vers l’extrêmisme et risquer ainsi de retomber dans les dictatures les plus odieuses de l’Histoire.

Ainsi, un rapprochement superficiel entre Jean Luc Mélenchon et Staline par des parallèles grossiers n’est plus uniquement l’apanage des militants FN et de la droite populaire, amateurs de propagandisme, il devient également un procédé courant dans les grands médias. Le message, bien que simpliste et déconcertant par sa vacuité, devient une évidence.

Les contre-vérités faisant l’amalgame entre les dictatures et le Front de gauche sont assénées partout au point de ne plus choquer personne, pas même les intellectuels. Ainsi, en première ligne, le très vite dit philosophe Michel Onfray consacre un article dans un numéro spécial du Nouvel Observateur à Jean Luc Mélenchon, prétendant sans vérifier ses sources que ce dernier ose défendre le régime cubain et Fidel Castro. Jean Luc Mélenchon n’a-t-il pas assez répété sur les plateaux télévisés qu’il ne considérait en aucun cas ce pays comme un modèle, et encore moins une démocratie, mais qu'il dénonçait surtout l'embargo économique, commercial et financier des Etats-Unis à l'égard de ce pays ?

L’oligarchie peut être rassurée, le peuple a bien entendu son discours et ne peut imaginer le Front de gauche autrement que comme un extrême dangereux pour notre démocratie. Mais n’ont-ils pas remarqué que les partis rassemblés sous l’étiquette du Front de gauche, notamment le PC, sont déjà depuis des années des acteurs institutionnels de la vie politique et qu’ils sont les premiers, et parfois les seuls, à défendre sur le terrain, aussi bien dans les mairies, au parlement français et européen que dans la rue, les acquis sociaux et les valeurs républicaines de de notre pays, clés de voûte de notre démocratie ?


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154 réactions à cet article    


  • Yvance77 26 mai 2012 18:04

    Salut,

    Plus encore que la présidentielle, cette législative qui vient est le grand test pour certains partis dont le Front de Gauche qui n’a rien d’extrême ! Il en va de même pour Marine Le Pen ou son parti peut avoir des sièges à l’Assemblée, ce qui serait normal au vue de ses derniers scores. Mais je ne suis pas là pour la défendre mais plutôt une certaine idée de la démocratie.

    Pour en revenir à nos moutons, j’espère de tout cœur que Mélenchon réussira cet examen de passage et qu’il pourra peser sur les décisions du futur gouvernement. Car, laisser agir le PS seul est le meilleur moyen d’avoir encore une politique très - trop - largement libéral, mais mâtinée d’un vernis social supplémentaire.

    Je n’ai plus du tout confiance au PS ces dirigeants se sont égarés sur des chemins mondialisés qui sont un crime contre l’humain, et là il faut des personnes qui disent haut et fort : « non c’est assez vous ne pouvez plus agir ainsi ! ».

    Et Mélenchon fait parti de ces personnes là !


    • Jean Jolly Jean Jolly 26 mai 2012 20:33

      Tout juste, Jean-Luc Mélenchon comme tous les députés européens se rendent à Bruxelles par civisme ou par pur souci d’émolument ’FN, UMP, PS, EE-LV etc.), puisque le parlement européen a autant de poids démocratique qu’une puce sur le dos d’un volcan.

      En revanche, j’imagine un tribun tel que Jean-Luc réveillant les endormis dans cette pseudo assemblée démocratique, à l’image d’un film oublié ou plutôt enfoui ; « Le Président ».

      http://www.dailymotion.com/video/x517op_le-president-jean-gabin-bernard-bli_shortfilms?search_algo=1

      Si cela arrive, je me branche sur la chaîne « Public Sénat » tous les mercredi... ça vaut largement un cirque « PSG vs Trifouillis les oies ».


    • appoline appoline 27 mai 2012 11:13

      Il faudrait pour cela que ce fascho de gauche arrête d’insulter les citoyens qui ne sont pas d’accord avec lui.


      Sur La Rochelle, il m’arrive de croiser un ancien prof qui milite au FDG, on se dit bonjour, on se fait même la bise, on se respecte et on discute, c’est pourtant pas bien compliqué non ?

    • Connolly 27 mai 2012 15:54

      Qui insulte-t-il ?


    • Ouallonsnous ? 27 mai 2012 17:23

      @Yvance77, je vous cite « le Front de Gauche qui n’a rien d’extrême ! »

      Tout à fait d’accord avec vous, le FdG n’a rien d’extême et se situe dans la doxa des formations politiques française au centre des préoccupations des français, car son programme est celui qui convient à la France pour se redresser économiquement, retrouver sa souveraineté et sa place dans le monde.

      « Car, laisser agir le PS seul est le meilleur moyen d’avoir encore une politique très - trop - largement libéral, mais mâtinée d’un vernis social supplémentaire. »

      Comme vous le dîtes si justement, un gouvernement par le « faux PS », mais véritable joker du systéme européo-atlantiste, UE, BCE, FMI, OTAN aprés l’échec du conducator à talonnettes fondé de pouvoir de la finance anglo-américaines, n’aboutira qu’a nous vassaliser un peu plus !

      Notre avenir passe par l’application du programme « l’Humain d’abord », élaboré en référence aux principes fondamentaux de notre République, relu à la lumiére des concepts des « Lumières » , des droits de l’Homme de 1789, du véritable socialisme et du programme du Conseil National de la Résistance de 1944 amendés pour le XXIème siécle !

      Il va sans dire que l’existence même du FdG et de son programme, programme rassembleur reflétant les aspirations de tous les français actifs ou retraités jouant ou ayant joué un rôle dans l’édification de la nation, relégue à l’extême droite fascisante, les partis qui du PS au FN se partagent les suffrages des égarés par la propagande de l’oligarchie !


    • lionel-pg44 28 mai 2012 10:59

      Ah oui ? Moi, je ne serre pas la main à un frontiste !


    • appoline appoline 28 mai 2012 12:09

      @ Lionel,


      Qu’est ce vous voulez, quand on est borné avec des oeillères, on ne sort pas des sentiers battus et ça ne fait pas avancer les choses.

    • lionel-pg44 28 mai 2012 12:36

      En non... j’ai les yeux bien ouverts. 

      Et quand je vois un facho je sors mon revolver, comme disait un humoriste allemand des années 30 et 40.

    • chapoutier 26 mai 2012 18:13

      du bon usage du mot «  » communisme«  »"

      Toujours employer ce mot avec « fin » : depuis la fin du communisme, etc.

       l’objectif de l’émancipation ouvrière, la révolution sociale, doivent être constamment assimilés au régime policier totalitaire fondé par Staline. Ce qui vise à persuader les salariés que le système dominé par les banques, fondé sur l’exploitation et le profit, est désormais éternel. Le fait que ce régime policier ait commencé par l’exécution de tous les dirigeants de la révolution russe ne présente aucun intérêt. D’ailleurs la connaissance de de l’histoire de la révolution russe a été judicieusement ôtée des programmes scolaires.

       

      Attention : le régime policier totalitaire chinois doit être traité avec courtoisie et déférence. En interdisant les syndicats et en réprimant les grèves, il garantit de fabuleux profits aux investisseurs


      • lebreton 26 mai 2012 20:48

        bonsoir

        N ’est c e pas l’histoire tout cours qui a été rayée des cours tout simplement ,par qui ? cessons de parler des chinois communistes et de leur régimes et regarder le rapport de force ,nous sommes en mesure de leur donner des leçons ? c’est pas sérieux et de plus une escroquerie intellectuelle à l’image de ce milliard ou plus d’hommes et de femmes qui vivent dans ce pays ,pour le reste on peut voir apres l’explosion du régime de l’ex urs ,les conséquences plus que négatives sur le pouvoir d’achat du peuple , mais aussi l’enrichissement de de russes qui viennent acheter les tresors en france et en europe ave c une moyenne d’age de 30 ans ,alors apres on peut tout deire 

      • amipb amipb 27 mai 2012 08:25

        Très bonne analyse, chapoutier. Le communisme n’a pas existé très longtemps en URSS, pas plus qu’en Chine

        Le vrai communisme défend le peuple, pas l’oligarchie ou des dirigeants corrompus.


      • appoline appoline 27 mai 2012 11:15

        Il est vrai qu’après analyse du communisme en URSS, on peut se demander où était le bien-être du peuple, quelle escroquerie. 


      • lemouton lemouton 27 mai 2012 13:33

        Bonjour Chapoutier...

         trés bien dit...

        " l’objectif de l’émancipation ouvrière, la révolution sociale, doivent être constamment assimilés au régime policier totalitaire fondé par Staline. Ce qui vise à persuader les salariés que le système dominé par les banques, fondé sur l’exploitation et le profit, est désormais éternel."

        trés bonne analyse je vais m’empresser de faire connaitre.. smiley


      • verdad 27 mai 2012 16:20

        Les discours de Jean Luc Melenchon formidables  ?
        pour vous peut-être, pas pour moi.
        Je les ai entendus déja entendus dans les années 30
        Déjà cette époque par leurs violences ils faisaient peur.

        Quelle surprise lorsque le Monde entier a appris grâce à Kroutchev que,
        le Paradis des travailleurs de tous Pays n’était qu’un vaste Camps de la Mort,
        Rouillan et Ménigon qui vidaient le chargeur de 11mm43 dans la tête de leurv
        Victimes, l’Armée Rouge Japonaise, le Sentier Lumineux au Pérou.
        Ces salopards tuaient par vice, ils y trouvaient du plaisir.
        Condamnés à la Perpétuité, ils sont tous libres, pour raisons de Santé.
        Voilà un petit Bilan du FRONT ROUGE.
         Grâce à KROUTCHEV bous savons tout sur la Trilogie du Crime :
        LENINE , TROTSKI , STALINE + les petits derniers POL POT , MAO et
        sa REVOLUTION CULTURELLE


      • verdad 27 mai 2012 18:27

        doivent être constamment assimilés au régime policier totalitaire fondé par Staline. ???????

        Ce régime n’a pas été fondé par Staline, il a été fondé par >Oulianov Lenine
        qui a inventé le Goulag en 1918, imité en 1933 par Hitler 15 ans plus tard.
        Lenine inventa la Tchéka Hitler l’imita er créa la Gestapo..

        C’est là l’Histoire telle qu’elle fut.  !


      • simir simir 27 mai 2012 18:48

        @ appoline

        Il est où maintenant le bien du peuple en Russie ?
        Ils étaient beaucoup plus heureux avant et le PC de russie a recolté 20% des voix 
        Sans la triche poutine et une campagne avec tous les médias aux ordres de poutine on peut penser qu’ils sont à 30% Le regret est bien là dans tous les ex pays communistes (voir les nombreux sondages dont j’ai déjà fait état ici)
        Ne cerais ce pas vous l’escroc ?

      • lionel-pg44 28 mai 2012 12:56

        Tandis qu’on a bien vu le bien être des peuples allemands, italiens, autrichiens, tchèques, polonais, portugais et espagnols aux alentours de 1939...


      • Alicia fFrance aliciabx 26 mai 2012 18:16

        Je réagis devant un pavé d’enfumage qui ne ne convainc que son auteur... et de faire oublier que le PCF s’énorgueillit d’un pari communiste, dont il est issu, qui a fait tant de ravages dans le monde.
        "Mais n’ont-ils pas remarqué que les partis rassemblés sous l’étiquette du Front de gauche, notamment le PC, sont déjà depuis des années des acteurs institutionnels de la vie politique et qu’ils sont les premiers, et parfois les seuls, à défendre sur le terrain, aussi bien dans les mairies, au parlement français et européen que dans la rue, les acquis sociaux et les valeurs républicaines de de notre pays, clés de voûte de notre démocratie ?"
        En même temps, les gens dont vous parlez sont syndiqués, quoi de plus normal donc ?
        De plus, le PCF approche les salariés et chômeurs et les convertissent aux syndicats, puis au PCF. Ni vu ni connu.
        Les gens souvent désespérés ne voient plus que cette solution.
        Comment appelle-ton cela déjà ?


        • Pandy Pandy 26 mai 2012 18:24

          aliciabx : Je réagis devant un pavé d’enfumage qui ne ne convainc que son auteur... et de faire oublier que le PCF s’énorgueillit d’un pari communiste, dont il est issu, qui a fait tant de ravages dans le monde.
          --------
          Pourtant Hollande rend hommage à ce communisme ravageur :
          —>
          http://www.youtube.com/watch?v=-CzUktC_EAQ


        • Nitrox 26 mai 2012 18:35

          « De plus, le PCF approche les salariés et chômeurs et les convertissent aux syndicats, puis au PCF. Ni vu ni connu. »

          La guerre froide serait-elle aussi toujours d’actualité ?

          Sérieusement, les permanences juridiques accueillent de plus en plus de salariés, et au bout du compte ils se syndiquent, tout simplement.

          Aucun désespoir dans ce choix, plutôt une prise en main personnelle de son destin.


        • Daniel Roux Daniel Roux 26 mai 2012 18:57

          @ Aliciab

          Vous confondez le Communisme, noble philosophie dont le seul défaut est d’ignorer que les hommes sont des animaux cupides et les dictatures criminelles et fascistes qui s’en réclame.

          C’est comme si vous affirmiez que Hitler était nationaliste et socialiste ou que Adams, le libéral, est responsable des millions de morts causées par les génocides et les guerres d’agression US.

          Un peu de jugeotte que diable !


        • anomail 26 mai 2012 21:27

          Houlà, comparer Mélenchon à Staline, vous n’avez pas dû trop vous creuser la soupière pour sortir ça.

          Pensez-vous réellement que Mélenchon veuille abolir la propriété privée ?

          Ensuite, vous devriez vous demander si réellement le capitalisme est en reste par rapport au massacres perpétrés au nom du communisme.

          Pour ma part je pense que le capitalisme financier a un potentiel léthal inégalé, car il tue indirectement et silencieusement, en privant des gens partout dans le monde des ressources nécéssaires à leur survie.


        • lionel-pg44 26 mai 2012 23:23

          Je réagis devant un pavé d’enfumage qui ne ne convainc que son auteur...


          Ma pauv’ dame, comme vous avez raison... les communisses, quelle engeance !

          Parait même qu’ils mangent des petits enfants.... mais chutttt, c’est l’abbé Laguéri de la Chtouille qui me l’a dit.

          Et d’après la CFDT, ils bouffent même des syndicalistes... mais chuttt, c’est l’arrière petit fils de Chérèque père qui me l’a dit.

          A part ça, d’après Machine Machin Marine, les communisses ça existerait, mais chuttt, ils sont accoquinés à MélAnchon...

          Et à part ça, les fachos on en fait quoi ? C’est même pas bouffable !



        • appoline appoline 27 mai 2012 11:21

          La seule fois où j’ai eu affaire avec un syndicat, la CGT, ce dernier, à peine avais je tourné des talons, prenait son téléphone pour avertir mon directeur de ma ligne de défense. Outrée de ce comportement j’ai téléphoné à Paris à une adjointe de Monsieur Thibaut, la personne qui devait me conseiller, a été éjectée ; mais en attendant le mal était fait.


          Alors les syndicats qui défoncent les portes ouvertes, je connais. Je m’avais jamais eu confiance en eux, j’ai essayé et je n’ai pas adopté .

        • simir simir 27 mai 2012 18:51

          @ Pandy

          Les ravages du capitalisme eux continuent encore de nos jours et c’est même pire que des ravages on va vers la destruction de l’humanité

        • lionel-pg44 28 mai 2012 12:52

          Mais ma’ame Appoline, c’est normal !


          Je vois une fachotte se pointer dans mon bureau, aussitôt je la dénonce...

        • Cigogne67 26 mai 2012 18:28

          le FDG appellera à voter PS avec l’UMP contre le rassemblement pour que tout continue.

          Une arnaque


          • Henri Francillon Henri Francillon 26 mai 2012 18:47

            Le FdG ne sert qu’à appeler à la haine contre tous ceux qui s’opposent à l’oligarchie dirigeante et est donc bien une arnaque totale, puisque comme vous le dites son programme politique consiste à rabattre ses supporteurs fanatisés vers les partis les plus riches au service de la caste dominante.


          • Valas Valas 28 mai 2012 10:52

            Tiens des trolls complètement à coté de la plaque...


          • Daniel Roux Daniel Roux 26 mai 2012 18:46

            Commençons par rappeler que Sarkozy a réalisé le score incroyable de 48,37%.

            Il est clair que nous avons échappé de justesse à sa réélection. Ceux qui ont voté Mélenchon et n’ont pas voté Hollande, ont malheureusement pris au sérieux le discours agressif, presque hargneux de leur champion contre Hollande, qualifié entre autre de « capitaine de pédalo ».

            Plutôt Sarkozy que Hollande ? Pensaient ils vraiment cela au moment d’aller voter ? Incroyablement stupide non ?

            Si Sarkozy était passé, Mélenchon aurait porté une grande partie de la responsabilité par ses excès verbaux et ses confidences perfides sur le caractère de Hollande, décrit comme cynique et sans parole.

            Quoi qu’il en soit, Mélenchon était le talentueux candidat du Front de Gauche à la présidentielle mais pour les législatives, il est seulement l’un des candidats et il ne faudrait pas que l’arbre cache la forêt.

            Une fois le danger de la réélection de Sarkozy passé, choisissons la politique que le gouvernement mènera en élisant un député de gauche, c’est à dire du Front de gauche puisque le Ps, victime de la dynamique des plaques, s’est déplacé au centre droit depuis belle lurette.

            Perso, je n’attends pas grand chose de la prochaine majorité puisqu’elle refuse le protectionnisme européen et la notion de développement différencié par zones socio-économiques homogène , mais j’aimerai être surpris par la mise en place de dispositifs de lutte sans merci contre la corruption et l’évasion fiscale avec des condamnations exemplaires des coupables quelque soit leur rang politique et social. Y en a marre des condamnations avec sursis systématique des politiques délinquants et de leurs complices.


            • Onecinikiou 27 mai 2012 15:38

              Un « protectionnisme européenne » ? Le même genre de fadaise que la non moins fameuse « Europe sociale » tant vanté par les mêmes incompétents gauchistes depuis l’Acte unique.


              Et pour quel fiasco.

              Vous n’en avez pas marre de prendre les gens pour des cons ?



            • Daniel Roux Daniel Roux 27 mai 2012 18:09

              @ Oneciniquiou

              Vous avez dit fiasco... des millions de chômeurs, des milliards de dettes, des émeutes.. C’est le résultat du libre échange et de la mondialisation, idéologie libérale qui conduit à l’appauvrissement des peuples européens pour l’enrichissement d’une minorité, j’ai nommé l’oligarchie financière..

              Le con, comme vous dites si élégamment faute d’argument, est bien celui qui soutient cette idéologie alors qu’elle a prouvé qu’elle ne marche pas.


            • Onecinikiou 27 mai 2012 23:09

              @Daniel Roux,


              « Vous avez dit fiasco... des millions de chômeurs, des milliards de dettes, des émeutes.. C’est le résultat du libre échange et de la mondialisation »


              Absolument. 

              Mondialisation économique qui a été théorisée et conceptualisée par d’éminents penseurs, puis mise en application servilement à sa suite par des politiques aux ordres de la composante sociale détentrice du Capital apatride. Mais, et c’est cela que vous ne voyez pas ou refusez de voir, incroyablement cautionnée simultanément par les idiots utiles gauchistes acquis aux préceptes de l’idéal internationaliste - au sans frontiérisme -, qui est une foutaise radicalement démentie par une simple et rapide étude historique.

              D’autre part l’Euro, en tant que vecteur incontestable de l’utopie fédéraliste européenne (un faux nez de l’oligarchie financière et rentière), est lui aussi responsable de la situation macro-économique désastreuse dans laquelle nous nous trouvons. Et lui aussi a été porté par la gauche bien-pensante - Mélenchon en tête, soutien au Traité de Maastricht faisant foi - dont je rappelle qu’il n’appelle aucunement à sortir, mais à l’ « amender ». Ce qui fait malheureusement rire tout le monde de quelque peu avisé sur le sujet. 

              Les gauchistes attardés, à la vision géopolitique adolescente, sont les alliés objectifs de la ploutocratie dans cette affaire, c’est à dire de celle-là même qu’ils prétendent dans le même temps combattre par devant une opinion publique en état de sidération avancée. En réalité ce sont des pitres, rien de plus...

              Je continuerai en vous mettant de nouveau devant une grossière contradictions vous concernant : citez moi une mesure, UNE seule, dans le projet présidentielle du candidat FdG, qui viserait à remettre en cause le dogme du libre-échange, dont vous dites vous-même qu’il est porteur de graves dangers pour notre économie.

              Je vous réponds tout de suite : j’ai parcouru le programme de Mélenchon et vous n’en trouverez pas le début du commencement d’une mesure concrète.

              La seule candidate de premier plan qui ait proposé de manière concrète (taxe de 3% des produits importés) une réinstauration de barrières douanières aux frontières pour contrer les effets délétères du libre-échange, c’est... Marine Le Pen !

              D’autre part on ne peut raisonnablement dénoncer le libre-échange sans s’attaquer à l’un de ses vecteurs fondamentaux, à travers l’usage par l’oligarchie, que vous (prétendez) dénoncer, de flux migratoire savamment incontrôlés. Et ce alors même que la libre circulation et installation des travailleurs (des futurs chômeurs et assistés plutôt) est strictement prônée par le néolibéralisme et concomitamment par le grand patronat. C’est indiscutable, comme d’ailleurs la présidente du Medef, Madame Parisot, le démontre systématiquement. 

              Là encore, Marine Le Pen et le Front national - le seul et authentique front anti-système - sont les seuls à s’attaquer à ce phénomène en tant que processus structurel faisant partie intégrante de l’offensive mondialiste visant à mettre en esclavage les peuples par la destruction des économies des nations et de leur décohérence identitaire interne.

              Je demande donc sans rire : quand prenez-vous votre carte ?


              « idéologie libérale qui conduit à l’appauvrissement des peuples européens pour l’enrichissement d’une minorité, j’ai nommé l’oligarchie financière.. »


              Pourtant le libéralisme-libertaire et ses corollaires font partie d’un corpus idéologique tout autant admis - sinon infiniment plus - par la sociale-démocratie incarnée en France par le PS que par les partisans droitards et affairistes de l’UMP. 

              PS qui a été, sans contestation possible, l’un de ses plus farouche promoteur sur la dernière séquence historique, notamment à travers la construction du mécano eurolibéral - l’union européenne - construction néolibérale s’il en est. Vous voilà mis face à vos factuelles contradictions. Surtout si, comme je l’on s’en doute, vous avez contribuez à avaliser la mascarade de l’alternance en appelant à voter au second tour pour un néolibéral atlantiste soumis à la Banque pour soi-disant « faire barrage » à un autre néolibéral atlantiste soumis à la même Banque !

            • Daniel Roux Daniel Roux 28 mai 2012 10:23

              @ oneciniquiou

              Je ne partage pas l’ensemble du programme et ne suis pas porte parole du Front de Gauche mais voici ce qui est écrit :

              "Nous agirons pour la souveraineté monétaire et financière des peuples, pour un commerce équitable fondé sur des normes sociales et environnementales exigeantes.

              Nous combattrons les principes d’austérité du FMI et de libre-échange de l’OMC pour les changer profondément ou pour créer de nouvelles institutions internationales."


              Que préconise le Front National pour sortir du libre échange entre les pays socialement développés et ceux qui utilisent de quasi esclaves ?


            • Daniel Roux Daniel Roux 28 mai 2012 12:53

              @ Orange

              Certes, une partie des Français n’ont pas à se plaindre... pour le moment.

              L’appauvrissement régulier et la glissade type « toboggan » de notre industrie avec la concurrence déloyale que mène notre propre classe dominante délocalisant à tout va contre les productions locales ne font qu’aggraver une situation globale qui est pire qu’il y a 10, 20 ou 30 ans.

              Comme en Grèce, en Espagne, en Irlande ou au Portugal, si les délocalisations continues, nous risquons de voir au fil des années une partie de la classe moyenne glissée vers la précarité puis la pauvreté.


            • Onecinikiou 28 mai 2012 13:52
              @ Daniel Roux,


              « Nous agirons pour la souveraineté monétaire et financière des peuples, pour un commerce équitable fondé sur des normes sociales et environnementales exigeantes. »


              Cela confirme mon propos précédent : ces déclarations de bonnes intentions sur un mode incantatoires ne révêtent strictement aucune réalité concrète. Aucune mesure d’aucune sorte n’est énoncée ni détaillée. Nous sommes dans le registre de la cartomancie.


              « Que préconise le Front National pour sortir du libre échange entre les pays socialement développés et ceux qui utilisent de quasi esclaves ? »


              Projet d’une grande cohérence d’ensemble : Protectionnisme par la réinstauration de droits de douanes ciblés et de quotas d’importations + recouvrement de la souveraineté monétaire par la sortie de l’Euro (concertée ou unilatérale en cas d’échec) + réapropriation de l’outil régalien de création éponyme par la remise en jeu centrale des prérogatives de la Banque de France. 

              Clair, net, précis.






            • Kibou 28 mai 2012 18:05

              @ onecinkiou

              Votre ton étant péremptoire, le mien le sera aussi. Vous utilisez de bien jolis mots. J’en suis fort aise. Normalement c’est aux gauchistes que l’on reproche le verbiage. Alors commençons, Mr le cerveau du FN.

              "Mondialisation économique qui a été théorisée et conceptualisée par d’éminents penseurs, puis mise en application servilement à sa suite par des politiques aux ordres de la composante sociale détentrice du Capital apatride. Mais, et c’est cela que vous ne voyez pas ou refusez de voir, incroyablement cautionnée simultanément par les idiots utiles gauchistes acquis aux préceptes de l’idéal internationaliste - au sans frontiérisme -, qui est une foutaise radicalement démentie par une simple et rapide étude historique.« 

              Vous choisissez prudemment vos mots. Vous parlez de »composante sociale« pour ne pas dire classe ou oligarchie. Nous avons ce point commun, même si nous n’employons pas les mêmes mots pour désigner ceux qui nous contrôlent : les nantis nous ruinent. Néanmoins, même si c’est à la mode, n’allez pas croire qu’il y ait une quelconque proximité idéologique. Le simple choix de vocabulaire dont vous faite preuve montre que vous faites des accapareurs des gens, somme toute, comme tout le monde. C’est faux. Ces accapareurs appartiennent à une classe dominante et ils le savent. Ils se réunissent même régulièrement à Davos. Ils régentent le monde par tous les moyens que leur immense fortune leur donne, parfois en ayant les meilleures intentions paternalistes du monde, plus souvent pour leur propre compte. Ensuite vous parlez des »foutaises«  »internationalistes« et »sans-frontiéristes", ces gros mots qui vous font peur. Et vous prétendez qu’une simple et rapide étude historique peut les remettre en question ? Tiens donc ? Lesquelles ? De plus, tout ce qui est rapide et simple, je m’en méfie. Peut-être parce que je suis historien. Et que je sais qu’aucune étude historique ne peut prétendre juger du bien fondé ou pas de valeurs comme celles que vous dénoncez. Là n’est pas d’ailleurs le rôle de l’Histoire. Votre argument est donc nul, au sens premier du terme. Libre à vous de ne pas croire en l’égalité des hommes et des nations. Mais parlez clairement. 

              D’autre part l’Euro, en tant que vecteur incontestable de l’utopie fédéraliste européenne (un faux nez de l’oligarchie financière et rentière), est lui aussi responsable de la situation macro-économique désastreuse dans laquelle nous nous trouvons. Et lui aussi a été porté par la gauche bien-pensante - Mélenchon en tête, soutien au Traité de Maastricht faisant foi - dont je rappelle qu’il n’appelle aucunement à sortir, mais à l’ « amender ». Ce qui fait malheureusement rire tout le monde de quelque peu avisé sur le sujet.

              Vous confondez politique et économie, volontairement ou pas. Le fédéralisme européen réclame un système politique. Il est bien souvent opposé à l’oligarchie financière et rentière, qui adore jouer des inégalités entre les états membres pour « faire jouer la concurrence » et tirer les acquis sociaux vers le bas. La preuve, après 20 ans de Maastricht, le fédéralisme n’existe toujours pas, et n’est pas prêt de l’être, hélas. De plus, j’aimerais bien savoir en quoi quelque chose qui n’est pas en pratique peut être responsable d’une crise systémique. Quant aux positions de Mélenchon sur Maastricht, deux choses : la première, c’est qu’il a admis avoir été dupé comme beaucoup d’autres et c’est bien là le seul regret qu’il accepte de formuler sur ses décisions politiques (cf émission des Paroles et des actes du 12 janvier). La deuxième, c’est que Mélenchon n’est pas opposé au libre-échange à condition que tout ce qui se rapproche de près ou de loin du bien être de l’humain en soit préservé. Donc nous saurons ce que contiendra ces amendements : des limites claires à la folie des marchés. 

              Les gauchistes attardés, à la vision géopolitique adolescente, sont les alliés objectifs de la ploutocratie dans cette affaire, c’est à dire de celle-là même qu’ils prétendent dans le même temps combattre par devant une opinion publique en état de sidération avancée. En réalité ce sont des pitres, rien de plus...

              No comment sur ce ramassis d’injures et d’à priori dont chacun jugera de la vacuité, sinon qu’on peut utiliser de bien jolis mots pour faire preuve d’un mépris vulgaire.

              Je continuerai en vous mettant de nouveau devant une grossière contradictions vous concernant : citez moi une mesure, UNE seule, dans le projet présidentielle du candidat FdG, qui viserait à remettre en cause le dogme du libre-échange, dont vous dites vous-même qu’il est porteur de graves dangers pour notre économie.
              Je vous réponds tout de suite : j’ai parcouru le programme de Mélenchon et vous n’en trouverez pas le début du commencement d’une mesure concrète.

              Le libre-échange n’est pas l’unique problème, votre argument prend le projet de Mélenchon par le petit bout de la lorgnette. Il n’a jamais été question, dans le programme l’Humain d’abord, de priver les gens de liberté, ni des les exproprier. La question est toujours : où est la frontière entre intérêts publics et intérêts privés ? Puis d’agir en fonction de la réponse. Si le libre échange ne nuit pas aux intérêts publics, il n’y a pas de raison de le supprimer. Si le libre-échange nuit aux intérêts publics alors il doit être régulés fortement ou bien pris sous la responsabilité des citoyens : d’où des mesures concrètes de nationalisation des grands secteurs économiques garants de l’égalité sur le territoire. Voilà, vous les avez vos mesures concrètes. 
              La seule candidate de premier plan qui ait proposé de manière concrète (taxe de 3% des produits importés) une réinstauration de barrières douanières aux frontières pour contrer les effets délétères du libre-échange, c’est... Marine Le Pen !

              Je ne vous ferai pas le coup du « ce n’est pas réalisable » on nous le fait assez au front de gauche. Mais je ne cautionne pas non plus votre politique du « c’est la seule solution ». Sans doute vos tendances simplistes. L’économie mondialisée est intriquée quoi qu’on en dise. Il faudra donc composer avec les autres ou les affronter. Mélenchon propose de rester dans l’Europe pour que, solidaire et donc plus forte face à la concurrence étrangère, celle-ci puisse lutter économiquement. Dire que c’est à lui, après, que l’on reproche des attitudes cavalières ! Encore une preuve, s’il en est besoin, qu’il est loin d’être le prétendu extrémiste que certains pensent.
              D’autre part on ne peut raisonnablement dénoncer le libre-échange sans s’attaquer à l’un de ses vecteurs fondamentaux, à travers l’usage par l’oligarchie, que vous (prétendez) dénoncer, de flux migratoire savamment incontrôlés. Et ce alors même que la libre circulation et installation des travailleurs (des futurs chômeurs et assistés plutôt) est strictement prônée par le néolibéralisme et concomitamment par le grand patronat. C’est indiscutable, comme d’ailleurs la présidente du Medef, Madame Parisot, le démontre systématiquement. 

              Vous essayez vous même de vous persuader que le Front National est devenu un parti anti-libéral. Le FN ne veut supprimer que les libertés politiques. Les libertés économiques, elles, une fois que la France serait enfermé à double-tour sur elle-même, prospèreraient à l’intérieur du pays, pour le plus grand bonheur des accapareurs de richesse. Ces mêmes accapareurs qui bénéficient de la non régularisation des travailleurs sans-papiers, comme cela a été prouvé par des études sur les flux migratoire entre le Mexique et les Etats-Unis. Ecoutez bien, une bonne fois pour toutes : lorsqu’un immigré s’arrache de sa terre natale pour tenter de trouver une meilleure vie, il est sous l’emprise des réseaux ; donc il ne peut s’exprimer ; donc il ne peut pas demander les mêmes droits ; donc le patron trouve une main d’oeuvre servile et bon marché en concurrence déloyale avec le travailleur français ; donc si chaque travailleur est protégé par des droits, plus de concurrence. Régulariser, c’est à dire donner des papiers (pas la nationalité française !) à tous les travailleurs sans papiers, c’est en finir avec la politique de dumping social dont se rend complice l’Etat depuis des années. Et en plus on respecte les êtres humains !
              Là encore, Marine Le Pen et le Front national - le seul et authentique front anti-système - sont les seuls à s’attaquer à ce phénomène en tant que processus structurel faisant partie intégrante de l’offensive mondialiste visant à mettre en esclavage les peuples par la destruction des économies des nations et de leur décohérence identitaire interne.

              Vous y croyez vraiment, vous qui supportez l’héritière d’une des familles les plus riches de France (qui a elle-même hérité dans des conditions obscures) ? Et puis de quel système parlez vous ? Il est pratique ce mot, on y met tout ce qu’on veut... « L’offensive mondialiste », non mais je vous jure ! Le propre de la mondialisation, c’est justement que c’est un grand bordel où tout le monde tire la couverture à lui ! Et vous voudriez nous faire croire qu’il s’agit d’un complot ? C’est pourtant simple de dire les choses : le système qui menace tout le monde, c’est le système financier, lui même conséquence du système capitaliste. Et puisque vous parliez de mesures concrètes, pouvez vous en donner une concrète du programme du FN qui le combatte ? La vérité c’est qu’il n’y en a pas, malgré les imprécations opportunistes de sa leader.
              Je demande donc sans rire : quand prenez-vous votre carte ?

              A la suite de cette démonstration, je vous retourne la question. Un petit argument en plus, et de taille : le Front de Gauche n’appelle pas à la haine contre des individus mais combat avec résolution un système. C’est ce qui fait la différence entre un parti extrême et un qui ne l’est pas.

              Pourtant le libéralisme-libertaire et ses corollaires font partie d’un corpus idéologique tout autant admis - sinon infiniment plus - par la sociale-démocratie incarnée en France par le PS que par les partisans droitards et affairistes de l’UMP. 

              Malhonnêteté intellectuelle ! Libéralisme et libertarisme n’ont quasiment rien à voir. Pour enrichir un peu plus votre grande culture : il y a deux libéralismes. Economique, qui est un système de pensée qui prône la liberté des échanges et politique, qui nous a permis de voter, de nous organiser collectivement contre les puissants, d’avoir une liberté de la presse... Bref, ce que vous englobez sans doute sous le terme libertaire qui, même si je ne les apprécie pas, ne peut strictement pas être associé à l’UMP et au PS.

              PS qui a été, sans contestation possible, l’un de ses plus farouche promoteur sur la dernière séquence historique, notamment à travers la construction du mécano eurolibéral - l’union européenne - construction néolibérale s’il en est. Vous voilà mis face à vos factuelles contradictions. Surtout si, comme je l’on s’en doute, vous avez contribuez à avaliser la mascarade de l’alternance en appelant à voter au second tour pour un néolibéral atlantiste soumis à la Banque pour soi-disant « faire barrage » à un autre néolibéral atlantiste soumis à la même Banque !

              Le PS est un parti dont je ne partage pas les opinions. Mais ce dont je suis certain, c’est qu’il ne fera jamais pire que ce qui a été fait par l’UMP dont la dangereuse déviance sécuritaire, xénophobe, et anti-républicaine inspirée par vos héritiers de Saint-Cloud a bien failli nous conduire vers un coup similaire à la Hongrie actuelle. Alors nous nous contenterons du PS qui, s’il n’est pas économiquement ma tasse de thé, a au moins ce respect de tous les êtres humains et des fondamentaux de notre République. En attendant 2017...


            • Daniel Roux Daniel Roux 28 mai 2012 20:21

              @ Kibou

              L’essentiel, vous le rappeler justement, est bien l’humain.

              Le FN partage avec les radicaux de l’UMP la haine et le mépris de l’autre « différent » sociologiquement ou politiquement voire géographiquement. L’autre surtout s’il ne vote pas, c’est le bouc émissaire idéal pour Le Pen comme pour Sarkozy. 

              Le communautarisme organisé et favorisé par Sarkozy n’avait pour but que de contrôler des électeurs à travers leurs représentants désignés, favorisés et dépendants..


            • Onecinikiou 29 mai 2012 19:09

              @ Kibou,

              Vous choisissez prudemment vos mots. Vous parlez de « composante sociale » pour ne pas dire classe ou oligarchie. Nous avons ce point commun, même si nous n’employons pas les mêmes mots pour désigner ceux qui nous contrôlent : les nantis nous ruinent.

              Vous rendez-vous compte déjà que derrière votre discours convenu et très politiquement correct l’on pourrait nommément vous accusez – en miroir de votre postulat antiraciste – que vous avez une fâcheuse tendance à stigmatiser les riches ?

              D’autre part les nantis comme vous dites, si certains (les plus hauts placés) ont très certainement été à la manœuvre, beaucoup (les nouveaux riches notamment, et ceux situés à un niveau hiérarchique inférieur) ont largement profité surtout d’une situation de fait qui leur était favorable. Situation assimilable à la fameuse ouverture du début des années 80 et qui fut entérinée, ne l’oublions jamais, par nos classes dirigeantes occidentales – politiques en tête - sans qui rien n’aurait été rendu possible.

              Votre discours est donc non seulement inutilement stigmatisant (selon l’expression désormais consacrée et dont il faut se réjouir qu’elle se retourna contre ses promoteurs originels) envers un certaine catégorie de la population, il est surtout simpliste puisqu’il ne tient aucun compte des véritables causalités qui ont permis l’avènement d’une mondialisation économique qui a pourtant tout à voir avec des décisions politiques qui ne tombent pas du ciel évidemment, mais qui ont été concertées et mises en application précisément par ceux-là même qui étaient en charge de protéger les intérêts de peuples dont ils avaient l’impérieuse responsabilité.

              D’autre part, pour bien vous enfoncer, je constate comment vous passer par perte et profit le cœur de mon argumentation précédente et qui rappelait à juste titre que l’abattement des frontières, corolaire de la mondialisation néolibérale, et les tentatives de dépassement du cadre national qui les accompagna inexorablement (et je dirai même : plus que jamais), ont été méticuleusement cautionnés idéologiquement par les idiots utiles de la ploutocratie mondialiste dans cette affaire, issus pour la plupart de la bien pensance moraliste de gauche à la vulgate internationaliste et marxisante (Marx était un farouche libre-échangiste, pour votre culture personnelle), ci appelé « le camp du Bien et du Progrès ».

              Ainsi donc, dès la première assertion de votre analyse, il fut assez facile de mettre en évidence vos approximations et inexactitudes, sinon vos dramatiques insuffisances conceptuelles. Et ce n’est certainement pas fini.

              Néanmoins, même si c’est à la mode, n’allez pas croire qu’il y ait une quelconque proximité idéologique. Le simple choix de vocabulaire dont vous faite preuve montre que vous faites des accapareurs des gens, somme toute, comme tout le monde. C’est faux. Ces accapareurs appartiennent à une classe dominante et ils le savent. Ils se réunissent même régulièrement à Davos. Ils régentent le monde par tous les moyens que leur immense fortune leur donne, parfois en ayant les meilleures intentions paternalistes du monde, plus souvent pour leur propre compte.

              Oui, et aussi cette année à Chantilly (USA) pour le groupe Bilderberg. Et n’oublions pas aussi de citer le CFR, la Commission trilatérale, le Bohemians Club, Skuls & Bones et quelques autres centres de réseaux et de pouvoirs officieux mais ô combien existants et opérationnels. L’on pourrait ajouter, et ce tout à fait légitimement, à ces instances occultes et donc parfaitement antidémocratiques, les loges maçonniques mondiales auxquelles appartient d’ailleurs un certain révolutionnaire de salons dorés parisiens, j’entends parler ici d’un certain… Jean-Luc Mélenchon.

              Passons cette contradiction fameuse pour me concentrer sur le plus drôle, si j’ose dire, de vos paradoxes : n’est-ce pas vous qui quelques lignes plus loin dans votre réponse allait (tenter de) disqualifier les raisonnements de vos contradicteurs en les associant à d’éventuel délires complotistes ? J’acte donc que la cohérence d’ensemble de votre propos n’est que de façade, et que vous vaquez dès lors dans un embrouillamini extrême. Ce qui n’est pas incompatible avec le fait que vous soyez également prêt à tout pour diaboliser ceux qui ne pensent pas exactement comme vous, au besoin en vous contredisant vous-même au cours d’une même réponse.

              Ensuite vous parlez des  »foutaises«  »internationalistes« et  »sans-frontiéristes" ces="ces" gros="gros" mots="mots" qui="qui" vous="vous" font="font" et="et" simple="simple" et="et" rapide="rapide" historique="historique" peut="peut" les="les" remettre="remettre" en="en">

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              Absolument.

              Pour cela encore faut-il vous intéresser à la géopolitique et à l’histoire des rapports de force mondiaux, religieux ou inter-étatiques – soit les constantes historiques les plus pertinentes - et qui sont infiniment plus opérants afin de décrire un éventuel sens de l’histoire que vos succédanés idéologiques. On ne saurait d’ailleurs comprendre, si tel n’était pas le cas - et donc que vous ayez raison, c’est à dire l’idée selon laquelle l’idéal internationaliste marxiste serait un concept opératoire – que des pays comme la Chine ou l’URSS du temps de la guerre froide, deux pays communistes et donc supposément ralliés sous une même bannière, se soient affrontés de manière quasi-ouverte. Et à tout le moins politiquement. Il en va de même pour le Cambodge et le Vietnam.

              Même travestissement de l’histoire et du réel sous l’effet d’un même aveuglement idéologique que de considérer que l’histoire de France se limiterait à l’avènement de la République. Et ne dit-on pas, selon le même référentiel autocentré et gravement hémiplégique, que du passé il convient de faire table rase ? Révoltant totalitarisme de la pensée en réalité, dont on sait rétrospectivement ce qu’il recouvre en dernière instance : les goulags et autre laogaï.

              De plus, tout ce qui est rapide et simple, je m’en méfie.

              Prenez garde à vous alors…

              Peut-être parce que je suis historien.

              Vous n’en laissez rien transparaitre, je vous félicite.

              Et que je sais qu’aucune étude historique ne peut prétendre juger du bien fondé ou pas de valeurs comme celles que vous dénoncez. Là n’est pas d’ailleurs le rôle de l’Histoire. Votre argument est donc nul, au sens premier du terme. Libre à vous de ne pas croire en l’égalité des hommes et des nations. Mais parlez clairement. 

              Je ne dénonce en rien des « valeurs », ce qui ne veut strictement rien dire, mais des idéologies et derrières elles des faits et qui ont fait la démonstration empirique de leur dangerosité intrinsèque. L’histoire parle pour elle vous savez, et il n’a plus guère qu’un Badiou pour penser (croire ?) qu’il soit souhaitable de réhabiliter le communisme. Ce qui suppose implicitement la rupture avec le capitalisme dont appelle de ses vœux une frange non négligeable la gauche dite radicale. Moi je ne crois pas que la communisme soit objectivement dissociable des crimes industriels dont il a été porteur.

              Quand d’autre part, que cela vous plaise ou non, le gaullisme social des années 60 quant à lui, mélange de dirigisme, de planification, de souverainisme, d’indépendance nationale, mais aussi de capitalisme régulé, de liberté d’entreprendre et d’économie de marché, a fait lui la démonstration de son efficience socio-économique.  Et je ne crois nullement que de Gaulle appelait à rompre avec le capitalisme, qui est là encore une utopie mortifère. Tout cela ressemble furieusement en réalité à une fuite en avant pathétique d’individus aux abois.

              Vous confondez politique et économie, volontairement ou pas.

              Je le fais évidemment sciemment, puisqu’il y a lieu de les confondre ici (comme toujours d’ailleurs). Contrairement à ce que vous semblez croire, l’économie n’est pas indépendante du politique. Et encore moins de la culture et de la sociologie, la gabegie de l’Euro en étant une preuve magistrale. Et c’est parce que l’on a imprudemment dénié cette réalité – volontairement ou non (et il faut introduire ici, une fois n’est pas coutume, un peu de marxisme) - que nous nous retrouvons à présent dans cette situation inextricable.

              La preuve, après 20 ans de Maastricht, le fédéralisme n’existe toujours pas, et n’est pas prêt de l’être, hélas.

              Non pas hélas. Et il serait peut être temps de revisiter votre imaginaire et celui de votre mentor. L’illusion qui a présidé à l’accélération de la construction d’un ensemble politique intégré à l’échelle du continent européen et dont l’euro est le symbole, tant dans la mièvrerie qui a prévalu lors son intronisation que dans le chaos général qui accompagnera sa désintégration prochaine, est en vérité un mensonge éhonté : l’idée qu’existerait un peuple européen. Or cette idée n’a pu émerger que de cerveaux malades (ou alors d’individus lâches ou stipendiés, les deux pouvant se cumuler) car il n’y a pas de peuple européen.

              Il y a en revanche DES peuples en Europe. Et la nuance, qui est de taille, est en mesure d’expliquer fondamentalement votre erreur d’analyse, comme celle de tous ceux qui se sont baignés de douces chimères et nous on conduit là où nous en sommes. Vous, comme tant d’autres, devriez être définitivement décrédibilisés par devant l’opinion publique. Car c’est le genre d’aberration qu’un individu qui a le véritable sens du politique ne commet pas.


            • Onecinikiou 29 mai 2012 19:13

              Suite

              De plus, j’aimerais bien savoir en quoi quelque chose qui n’est pas en pratique peut être responsable d’une crise systémique.

              La monnaie unique européenne n’est donc pas en fonction ? Merci de nous rappeler vos évidences.

              Quant aux positions de Mélenchon sur Maastricht, deux choses : la première, c’est qu’il a admis avoir été dupé

              N’est manipulé que celui qui est manipulable. C’est précisément ce que l’on doit lui reprocher : de ne pas être à la hauteur des fonctions qu’il ambitionne. Il a déjà fait par le passé la démonstration d’une insuffisance intellectuelle qui confine à l’incompétence politique. Je n’ai pas vocation quant à moi à lui donner de nouveau le bénéfice du doute.

              comme beaucoup d’autres

              Exactement, soit justement la caste des soumis, des lâches ou des imbéciles. Je vous laisse choisir le qualificatif qui convient le mieux au président de l’actuel et éphémère FdG.

              Comble de l’ironie, la composante principale du mouvement que le trotskiste Mélenchon dirige est un des partis (le PCF) – avec l’ensemble des courants souverainistes de droite comme de gauche qui avait vu juste, eux, dont le Front national de JMLP au premier chef – qui s’était radicalement opposé au Traité de Maastricht. Nous sommes donc ici au bal des faux-culs et des imposteurs notoires.

              La deuxième, c’est que Mélenchon n’est pas opposé au libre-échange à condition que tout ce qui se rapproche de près ou de loin du bien être de l’humain en soit préservé. Donc nous saurons ce que contiendra ces amendements : des limites claires à la folie des marchés. 

              De belles déclarations d’intentions enrobées d’humanisme qui ne coute certainement pas cher. De l’enfumage pour gogos oui.

              Et puis ne vous trompez pas : il parlait d’amender l’euro. Mais comment va-t-il s’y prendre pour convaincre nos « partenaires », dont l’Allemagne au premier plan ? Les eurobonds ou la monétisation à l’échelle de la BCE lui sont interdis par le corpus constitutionnel allemand. Veut-il vitrifier Berlin pour obtenir satisfaction ? Soyons sérieux deux minutes. Il n’a pas les moyens de ses ambitions (en plus de ne pas en avoir les compétences eu égard à son passé) et déjà pour la raison qu’il opère une série d’erreurs d’analyses sur toute une série de sujets de première importance, pour la raison centrale qu’il extrapole ses propres turpitudes idéologiques, teintées de progressisme libertaire et d’humanisme, à nos adversaires.

              Mélenchon fait preuve par conséquent d’un complexe de supériorité injustifié, surtout lorsque l’on met en balance les résultats de l’Europe sociale qu’il appelait de ses vœux à l’instant de se fourvoyer lamentablement, achromate sur la réalité des rapports de force et des rapports de classe (un comble pour un prétendu marxiste) au sein de l’Union et de ses Etats-membres.

              La question est toujours : où est la frontière entre intérêts publics et intérêts privés ? Puis d’agir en fonction de la réponse. Si le libre échange ne nuit pas aux intérêts publics, il n’y a pas de raison de le supprimer. Si le libre-échange nuit aux intérêts publics alors il doit être régulés fortement ou bien pris sous la responsabilité des citoyens : d’où des mesures concrètes de nationalisation des grands secteurs économiques garants de l’égalité sur le territoire. Voilà, vous les avez vos mesures concrètes. 

              On ne sait toujours pas à la fin de votre réponse si le libre-échange nuit aux intérêts publics ou pas. C’est une performance à n’en pas douter. Surtout lorsque l’on sait que la France a perdu près d’un million d’emplois industriels en dix ans et la moitié de sa production automobile nationale en cinq.

              Mais je vous rejoins néanmoins : rien n’est bon ou mauvais par principe. Ce sont le contexte et les circonstances qui le déterminent, nul autre. Ainsi donc comme je souhaiterais vous convaincre de réaliser le parallèle tout à fait logique et pertinent concernant le processus migratoire en cours, injustifié d’un quelconque point de vue concernant les intérêts du prolétariat occidental. Sauf à reprendre bien évidemment les éléments de langage de cette instance de légitimation néolibérale qu’est le Medef. Ce qui ne serait pas le moindre des paradoxes (déjà entendus) formalisés par les partisans de la gauche « radicale ».

              Mais là est trop vous demander certainement. Nous toucherions alors du doigt le phénomène d’une dissonance cognitive…

              Je ne vous ferai pas le coup du »ce n’est pas réalisable" nous="nous" le="le" fait="fait" assez="assez" au="au" front="front" de="de" mais="mais" je="je" ne="ne" cautionne="cautionne" pas="pas" non="non" plus="plus" votre="votre" politique="politique" du="du" la="la" seule="seule" sans="sans" doute="doute" vos="vos" tendances="tendances">

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              Ce ne sont pas des tendances simplistes, ce sont simplement des FAITS.

              Je vous avais pourtant demandé d’énumérer une seule mesure protectionniste concrète émanant du programme du FdG. En réponse, rien. Le vide sidéral. Une pantalonnade 

              L’économie mondialisée est intriquée quoi qu’on en dise. Il faudra donc composer avec les autres ou les affronter. Mélenchon propose de rester dans l’Europe pour que, solidaire et donc plus forte face à la concurrence étrangère, celle-ci puisse lutter économiquement.

              Il faut les affronter, et ce dès maintenant. Avant précisément que la mondialisation économique, qui entérine notre amoindrissement progressif autant qu’il est réel, nous empêche de le faire. Nous sommes en effet encore puissants, cela à défaut de l’être encore demain. Il nous faut donc agir maintenant et de manière résolue, nous n’avons pas le choix. Sauf bien entendu à accepter de se soumettre au protectorat américain et à ses intérêts, perdre notre indépendance et donc notre liberté, notre autonomie de décision, et/ou courir sciemment le risque de vivre à terme sous la servitude de la dhimmitude, soit sous la coupe de peuples, de cultures et de civilisations qui sont radicalement différents nôtres.

              Toute chose par ailleurs, il est vrai, qui se marie fort mal avec une vision fantaisiste (j’avais pu dire « adolescente ») des rapports de force géopolitique, macro-économique, socio-culturel, identitaire et religieux. Il faut donc renouer, et le plus tôt sera le mieux, avec la notion même de rapport de force dans un cadre national, le seul valide de manière encore une fois empirique, et qui a été abandonné par nos élites défaillantes ou plus surement compromises avec les intérêts de la super classe mondiale, qui tous, ensemble et simultanément, ont fait désormais sécession de leurs peuples respectifs.

              Vous essayez vous même de vous persuader que le Front National est devenu un parti anti-libéral.

              Macro-économiquement c’est une certitude, avec la réinstauration de barrières douanières aux frontières (un autre gros mot sans doute pour vous). Monétairement également, puisqu’il propose de rompre avec ce qui fonde le corps de doctrine de l’école monétariste néolibérale. Politiquement ensuite, avec la remise en cause de la politique migratoire qui a été menée depuis plus de trente ans dans ce pays sans justification rationnelle d’un point de vue des intérêts du prolétariat, et qui concorde là encore avec la théorie libérale de libre circulation des individus, et accessoirement avec les désidératas du grand patronat. Un hasard sans aucun doute…

              Rassurez-vous, je comprends tout à fait votre état de sidération avancée en constatant comment et avec quelle facilité l’on peut vous doubler sur votre gauche. Je n’ai aucun mérite, puisque c’est vous qui contribuez par vos inconséquences à trahir les intérêts de classe des travailleurs de ce pays depuis tant et tant d’années, c’est à dire depuis que vous les avez substitué honteusement par la figure christique du nouveau damné de la terre incarné par formidablement par l’immigré sans papier. Tout fait sens désormais, à votre grand désarroi.

              Et il ne faut pas venir pleurer que Marine récolte les fruits de vos trahisons successives, à travers l’importance du vote ouvrier en sa faveur. La comparaison est d’ailleurs fort peu flatteuse avec notre frère la truelle (encore une autre trahison de la conscience de classe) qui n’agrège principalement sur son nom que les commis de l’Etat, autrement dit les fonctionnaires. Qui bénéficient au passage doit-on le préciser – comble de l’hypocrisie pour ne pas dire de l’abject – de la très décriée (par les mêmes !) préférence nationale, à travers notamment les statuts de la fonction publique.

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Amandine


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