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Accueil du site > Actualités > Politique > Le Front National, entre mythes et réalités

Le Front National, entre mythes et réalités

Le Front National est considéré comme le seul parti politique français qui dénonce le fonctionnement de l’Union Européenne, la monnaie unique et les institutions européennes dans leur ensemble. Il serait le seul parti réellement eurosceptique qui prônerait la souveraineté et l’indépendance national avant toute chose. Retour au franc, retour des frontières, protectionnisme économique, beaucoup de propositions qui en ces temps de crise et de constat d’échec de l’union européenne trouvent un écho dans une grande parti de la population française.

Pourtant, quand on examine à la loupe le programme officiel du parti, on se rend compte d’une ambiguïté permanente sur les questions cruciales, voire même d’une évidente contradiction entre la manière dont sont présenté le parti et ses propositions dans les médias et la réalité de leur projet écrit. 

La question que l’on va se poser ici est la suivante : Le Front National est-il réellement un parti antisystème ? A priori on pourrait tous le croire, entre les dénonciations de « l’UMPS », de l’euro, du mondialisme économique et politique, il semble en effet que le Front National soit un parti qui s’oppose à l’ordre établit. En creusant dans leur programme, nous allons tenter de voir ce qu’il en est réellement.

Philippot Marine Le Pen Aliot

  1. Le Front National et l’Union Européenne

Quand on dénonce un système établi, deux solutions se posent à vous, soit vous en sortez, soit vous tentez de le changer. Le Front National a clairement fait le second choix. Contrairement à ce qu’on laisse croire dans les médias, le FN ne souhaite pas sortir de l’union européenne il souhaite en changer les modalités de fonctionnement. En clair, il est pour une autre Europe, et en cela, il ne fait rien d’original car c’est en résumé ce que proposent tous les partis politiques depuis plus de 20 ans à chaque campagne européenne. Le front de gauche veut une autre Europe, plus sociale, plus soucieuses des inégalités et des plus démunis, DLR veut une autre Europe plus respectueuse du droit des nations, le MoDem, le PS et l’UMP proposent une autre Europe à leurs électeurs à chaque échéance électorale, sans pour autant pouvoir y changer quoi que ce soit. Il y a pourtant là une contradiction majeure avec l’analyse que produisent les différents cadres du FN et leurs solutions. Comment peuvent-ils dénoncer la perte de souveraineté de la France causé par plus de 50 ans de construction européenne d’une part et souhaiter la recouvrer en demandant l’autorisation à cette même institution d’autre part ?

Il n’y a pas une seule fois sur les 106 pages que compte le programme politique du FN l’expression « sortie de l’union européenne ». Comment diantre alors le FN compte recouvrer la souveraineté nationale ?

  • Le FN, un parti renégociateur

En un mot, le FN compte renégocier avec ses 27 partenaires tous les traités européens afin de rendre conforme cette institution à ses valeurs. On compte 15 fois dans le programme du FN l’occurrence « renégocier » dont 12 fois à propos des traités européens. Si pour un esprit modéré peu au fait du fonctionnement de l’Union Européenne cette solution semble être la plus raisonnable, c’est au contraire une véritable arnaque politicienne pour qui connait un peu son fonctionnement.

Changer en profondeur les traités comme le propose le FN n’est pas une mince affaire et c’est un euphémisme que de dire cela. Prenons par exemple la proposition faite à la page 65 sur la concurrence libre et non faussée : En particulier, une renégociation des traités européens mettra fin au dogme de « la concurrence libre et non faussée » qui promeut en réalité la loi de la jungle. Ce dogme que dénonce le FN est protégé par l’article 63 du TFUE : Dans le cadre des dispositions du présent chapitre, toutes les restrictions aux mouvements de capitaux entre les États membres et entre les États membres et les pays tiers sont interdites, c’est cet article qui est directement responsable des délocalisations dans un pays comme la France, et qui profite largement aux pays de l’Est membres de l’union. Pour qu’un article aussi important que celui-ci soit modifié en faveur d’un protectionnisme intra européen par exemple, il faudrait alors une décision à l’unanimité des 28 membres de l’union, ce qui en raison des intérêts divergents des différents pays est purement et strictement impossible !

Et il en va de même sur toutes les autres demandes de renégociations du FN qui vont de la demande de la supériorité du droit français sur le droit européen dérivé p.6, l’abandon de la PAC p.55 ou bien l’accès aux marchés publics favorable au PME/PMI locales p.66. Entamer des négociations avec 27 autres partenaires, chacun mû par ses propres intérêts, ne peut aboutir qu’à une paralysie collective.

On constate ici les effets désastreux qu’a entrainé la construction européenne en matière de politique nationale ; tout comme l’avait prédit le général De Gaulle lors d’une conférence de presse le 15 mai 1962 : Et puis, en effet, dès lors qu'il n'y aurait pas de France, pas d'Europe, qu'il n'y aurait qu'une politique, et faute qu'on puisse en imposer une à chacun des six Etats, on s'abstiendrait d'en faire. Mais alors, peut-être, tout ce monde se mettrait à la suite de quelqu'un du dehors, et qui, lui, en aurait une. Il y aurait peut-être un fédérateur, mais il ne serait pas européen, et ça ne serait pas l'Europe intégrée. Ce serait tout autre chose de beaucoup plus large et de beaucoup plus étendu avec, je le répète, un fédérateur. Et peut-être que c'est ça qui, dans quelque mesure et quelquefois, inspire certains propos de tels ou tels partisans de l'intégration de l'Europe. Alors, il vaudrait mieux le dire.

Une référence claire du général de Gaulle aux Etats-Unis et à leur volonté hégémonique que le FN s’abstient de dénoncer dans son programme. Car c’est là le fond du problème, la construction européenne est intrinsèquement voulue pour annihiler toute tentative de politique indépendante de ses membres. Alors de deux choses l’une, soit le FN se moque purement et simplement de ses électeurs en proposant des solutions impossibles à mettre en œuvre par des renégociations interminables et non souhaitées par les autres états membres, soit le FN est un parti d’incompétents.

La seule analyse valable serait de dire que la construction européenne bloque par nature les politiques nationales et qu’il faut en sortir. La volonté d’une autre Europe, c’est présupposer que l’Europe politique est possible alors que plus de 50 ans d’histoire nous prouve le contraire.

  • Un programme ambigu

Que dit le programme du FN en cas d’échec des négociations ? Car de fait, une négociation peut échouer. Dans le cadre de la renégociation des traités sur la supériorité du droit français sur le droit européen dérivé, le FN dit vouloir maintenir la position de la France en cas d’échec des négociations p.102 ou encore se tenir à sa doctrine en cas d’échec des négociations p.6. Qu’est-ce que maintenir sa position signifie ? Est-ce que le FN compte continuer d’hurler seul dans son coin en cas d’échec ? Ce qui n’aurait absolument aucun effet en termes politiques. Ou bien est-ce que le FN compte désobéir aux traités qui l’ennuient à la manière d’un Mélenchon ? Rien de bien sérieux dans tout ça puisque le FN fait ici un aveu d’impuissance face aux mécanismes sclérosants de l’union européenne vis-à-vis des états membres. Il est d’ailleurs intéressant de noter que l’échec des négociations n’est pas abordé dans le cadre des thèmes les plus importants défendus par le FN tel la libre circulation des capitaux. Que ferait le FN si par exemple la Roumanie, la Hongrie ou l’Espagne s’opposent à l’abrogation de l’article 63 du TFUE ?

  • Le mystère de l’article 50

Sur l’article 50 du TUE, le FN propose une solution plus qu’incompréhensible quand il déclare “ Dans le cadre de l’article 50 du Traité de l’Union Européenne, il convient d’initier une renégociation des traités afin de rompre avec la construction européenne dogmatique en total échec. Il faut désormais jeter les bases d’une Europe respectueuse des souverainetés populaires, des identités nationales, etc…”

L’article 50 permet à tout état membre de se retirer de l’union en négociant les modalités de sortie avec les membres ou à défaut d’accord en sort 2 ans après sa notification. Pourtant ici, le FN compte l’utiliser afin de renégocier les traités, donc de rester dans l’union. Pourquoi évoquer cet article qui permet la sortie unilatéral d’un pays membre de l’union européenne, pour reconstruire cette même union ? Ici, on remarque qu’il n’est pas suggéré d’utiliser l’article 50 pour sortir de l’union en cas d’échec des négociations.

 Il semble en réalité que la mention vague et ambiguë de l’article 50 soit une réponse aux détracteurs du parti qui lui reprochaient justement de dénoncer la construction européenne sans jamais évoquer cet article pourtant central pour quiconque prétend rendre la souveraineté nationale au peuple de France. Encore un leurre pour les électeurs naïfs qui pourraient y voir la volonté de sortie unilatérale de l’UE.

 

  1. Le Front National et l’Euro

En ce qui concerne l’euro, le Front National a d’abord évoqué la sortie de la France, avant de se rétracter sur une ligne « préparer la sortie de l’euro puisque celui-ci va de toute les manières s’effondrer de lui-même », ce qui n’est pas la même chose que de vouloir expressément en sortir. En effet, aucun article dans le TFUE ou le TUE, ne prévoit la possibilité de sortir de la zone euro unilatéralement. La seule solution pour sortir de l’euro reste la sortie de l’union européenne par l’article 50 cité précédemment, car seul les pays membres de l’UE peuvent utiliser l’euro. Dans ce cadre-là, le FN se retrouve dans une impasse politique puisque celui-ci ne veut pas la sortie de l’UE. Comment procède-t-il alors ? C’est simple, il prend encore une fois ses désirs pour des réalités acquises à l’avance, à lire le programme du FN, une fois au pouvoir ils n’auront qu’à faire leurs propositions pour que les reste des pays de l’UE acceptent de tout changer du jour au lendemain. On peut lire ainsi à la page 69 : la France doit préparer, avec ses partenaires européens, l’arrêt de l’expérience malheureuse de l’euro, et le retour bénéfique aux monnaies nationales […] Afin d’accompagner la sortie de l’euro, un ministère chargé des Souverainetés devra prendre en charge techniquement et juridiquement la renégociation des Traités et la restauration de notre souveraineté nationale dans l’ensemble des domaines où elle a disparu, notamment monétaire. Une des renégociations majeures des traités prévue dans le programme du FN est la fin de la monnaie unique, qui, soit dit en passant est un des piliers de cette même construction qu’il prétend dénoncer.

En ce qui concerne le revirement sur la question de l’euro, c’est le père qui en donne la raison dans un documentaire sur la campagne présidentielle de Marien Le Pen, car selon lui cette proposition a été interprétée de façon négative, en particulier par les milieux patronaux, avant d’ajouter je pense qu’il fallait dire, nous savons que l’euro va s’écrouler, il serait préférable que nous nous mettions en état et en accord avec nos partenaires européens pour pallier ces inconvénients… C’est donc à cause de la pression des milieux patronaux que Marine Le Pen feint de fustiger quand elle parle des puissances d’argents qu’elle révisera ses idées sur l’euro.

En résumé, le FN compte sur le fait que ses partenaires européens se rendent compte par eux-mêmes, au moment où le FN sera au pouvoir, que l’euro est condamné à l’échec pour enfin préparer sa sortie. Il faudra donc que le timing soit parfait !

  • La sortie de l’OTAN

On pourrait s’attendre à ce qu’un parti qui prône la souveraineté nationale décide enfin de sortir de l’OTAN qui n’a plus de raison d’être depuis la chute du bloc soviétique, comme le pensait le général De Gaulle en son temps, or ici encore, le FN ne propose que la sortie du commandement intégré appliqué en 2009 sous la présidence Sarkozy. Ce serait pourtant un message d’indépendance fort lancé aux Etats-Unis que de proposer la sortie de la France d’une alliance militaire qui n’a plus lieu d’être aujourd’hui et qui risque surtout de nous entrainer dans des guerres qui ne nous concernent pas.

 

  1. Conclusions

 

  • Le front national ne propose pas la sortie de l’UE, il faut insister sur ce point tant énormément de gens croient le contraire faute d’écouter ou de lire dans les détails la ligne du parti à ce sujet.
  • Par conséquent, il n’a aucun moyen de sortir de l’euro qu’il prétend vouloir quitter tous les jours à longueur d’interview, sa solution est passive, attendre que tous les états se rendent comptent par eux-mêmes de la chute inéluctable de cette monnaie pour enfin préparer sa sortie concertée et en accord avec les 27
  • Le front national est un énième parti qui propose une autre Europe
  • Il ne fait donc pas la bonne analyse qui est que la construction européenne est intrinsèquement voulue pour paralyser toute politique des états membres, faisant le jeu d’un fédérateur extérieur. Ce glacis géopolitique a été pensé tel quel dès l’origine par les américains. Nous savons aujourd’hui que Jean Monnet était un salarié de la CIA et que la soit disant déclaration Schuman provient des mêmes services américains. C’est pourquoi la seule bonne analyse est de mettre un terme à cette construction.
  • Le FN ne prétend à aucun moment dans les 106 pages de son programme user de l’article 50 pour quitter l’union européenne et par la même occasion l’euro, ce qui serait pourtant la solution la plus directe et la plus simple.
  • Le front national ne veut pas sortir de l’OTAN
  • Le front national n’est donc pas réellement antisystème, il en fait intégralement parti en envoyant dans une impasse ses électeurs légitimement déçu par l’Europe et l’euro.

Quelques liens pour prouver l'impasse politique du FN

http://www.youtube.com/watch?v=yGqggR2QpsA

http://www.youtube.com/watch?v=—k0RkT8UtY


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40 réactions à cet article    


  • thandalas 9 janvier 2014 14:36

    Le problème avec le FN (enfin, c’est mon point de vu ), c’est qu’il donne l’impression de faire partie du système, alors qu’il existe en son sein des mouvements clairement anti europe etc, on ne sait pas si c’est une posture adoptée pour leur permettre de passer dans les médias (sinon ils seraient boycottés), ou s’ils combattent ce mouvement en leur sein. Bref c’est trop flou je trouve, on ne sait pas vraiment ce qu’ils pensent, du coup c’est exactement comme pour les autres partis, on a l’impression d’enfumage.

    D’ailleurs ca se voit, on a l’impression qu’un jour ils disent être anti Europe et le lendemain on entend l’inverse...


    • gorgonzola 11 janvier 2014 22:53

      Le problème avec le FN (enfin, c’est mon point de vu ), c’est qu’il donne l’impression de faire partie du système, alors qu’il existe en son sein des mouvements clairement anti europe etc[...]D’ailleurs ca se voit, on a l’impression qu’un jour ils disent être anti Europe et le lendemain on entend l’inverse...

      C’est voulu, c’est ce que l’on appelle la stratégie du râteau en politique et comme son nom l’indique ça sert à ratisser large... il va sans dire qu’on peut oublier la cohérence et le respect des électeurs avec ce type de manoeuvres mais ça ne fonctionne pas sur les esprits critiques (qui ne sont pas nombreux visiblement au FN).


    • Robert GIL ROBERT GIL 9 janvier 2014 14:36

      s’il n’y avait que sur l’europe que le FN nous entube...

      voir : LES VIEILLES RECETTES ANTISOCIAL DU FN


      • claude-michel claude-michel 9 janvier 2014 14:37

        Bien sur que non...mais le premier il y a déjà pas mal d’années..Les autres partis lui emboîtent le pas trouvant les idées pas si mauvaises que ça..tout en continuant à dénigrer ce parti....Allez y comprendre quelque chose.. ?


        • tinga 9 janvier 2014 14:39

          « Le front national n’est donc pas réellement antisystème, il en fait intégralement parti en envoyant dans une impasse ses électeurs légitimement déçu par l’Europe et l’euro. »


          Hum ! ça fait un moment qu’on le sait non ? (au moins plusieurs décennies)
          C’est même son joker.

          • non667 9 janvier 2014 14:52

            à grain
            Pourtant, quand on examine à la loupe le programme officiel du parti,............

            obligé de prendre une loupe pour inventer une faille ? smiley smiley smiley

            Pourtant, quand on examine globalement les 30 ans du fn , on voit une constante  : « les français d’abord » et ça , c’est tout un programme dont on ne trouve nulle trace dans tous les autres partis ,notamment ceux du front ripoublicain qui donc sont pour « les étrangers d’abord ,clandestins compris »


            • Xenozoid Xenozoid 9 janvier 2014 14:59

              ouais c’est sure , le fn ne change jamais,il surf ,t’a pas besoin de programme pour cela,va a auray,c’est folklo,mais bon,chacun ses mythes,n’oublie pas hélenne et le compte en banque....d’es fois que l’europe débarque au liban,et ne chasse l’envahisseur


            • Xenozoid Xenozoid 9 janvier 2014 15:08

              je voudrais ajouté que l’obsolesence est en fonction des modes.meme en politique, on voit comme tout est bradé,et vite usé,cela inclu tous les sujets,y compris ici.....n’est ce pas Arnaud ?


            • non667 9 janvier 2014 15:39

              à xéno ...
              n’est ce pas Arnaud ?
              moi pas arnaud ! toi comprendre ? smiley smiley


              • Xenozoid Xenozoid 9 janvier 2014 15:43

                moi tres bien comprendre ,vous tres enrobé de vérité,le mensonge tres controversé,moi comprendre moi ajouté ton nom au hasard,moi tres simple


              • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 10 janvier 2014 10:37

                lyacon,

                Ce que les politiques racontent entre deux élections n’a de valeur que si on retrouve la même chose sur les seuls documents officiels de la République que sont les professions de foi.

                « profession de foi de Marine Le Pen aux élections Présidentielles » 
                Pas un mot sur l’euro, le mot n’est même pas écrit.
                Pour un Parti qui en fait son cheval de bataille, cela devrait vous mettre la puce à l’oreille...

                Et sur l’ UE, le mot « sortie de l’ UE » est absent, seule proposition : « remise à plat des traités ».

                Plus récente, « la profession de foi pour la partielle de Brignoles »
                Ni le mot euro, ni Union européenne ne sont écrits nulle part.


              • zygzornifle zygzornifle 9 janvier 2014 16:11

                Le FN ne lèche pas le cul de l’Europe donc forcément ça ne plait pas à ceux qui se font arroser ....


                • gorgonzola 11 janvier 2014 23:02

                  Pourtant on les entend pas beaucoup au parlement européens les 3 pieds nickelés du FN (c’est vrai aussi qu’il n’y sont pas souvent, leur boulot c’est surtout de convaincre des gogos qui voteront pour eux aux européennes avec à la clé un portefeuille à 15K/mois net d’impôts :) ).


                • francesca2 francesca2 9 janvier 2014 16:21

                  A vue de pseudo -brin d’acier, herbe folle, grain de sable - un autre groupie d’Asselineau.


                  Sérieux, quand est-ce que vous en aurez marre ? 
                  Pour vous il n’y a pas des batailles plus importantes à mener que celle d’emmerder Marine Le Pen ? 


                  • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 10 janvier 2014 10:39

                    francesca,

                    Pourquoi ne demandez -vous pas à votre égérie d’écrire « sortie de l’UE, de l’euro et de l’ OTAN, unilatéralement par l’article 50 » sur ses professions de foi ?


                  • PRCF PRCF 9 janvier 2014 18:22

                    merci pour cet article
                    Oui, c’est bien ce que le PRCF dit depuis des années. Le positionnement du FN vis à vis de l’UE n’est que rhétorique et purement marketing et opportuniste.

                    Non, le FN n’est pas pour sortir de l’UE

                    Oui, le PRCF lui est bien pour la sortie de l’UE, de l’Euro et de l’OTAN par la voie progressiste.
                    Oui le PRCF porte résolument et sans aucun tabou ce débat sur l’Union Européenne à gauche (notamment auprès du FdG) et au dela.
                    Oui le PRCFa bien signé en ce sens avec le M’PEP et les républicains des Clubs penser la france un appel en ce sens.
                    Oui le PRCFest bien membre avec bien d’autres groupes communistes dans et hors du PCF des Assises du Communisme qui appellent à sortir de l’UE, de l’Euro de l’Otan et du capitalisme

                    Oui le PRCF appelle bien à constitué un large front populaire progressiste et antifasciste pour rendre sa souveraineté au peuple, lui permettre de sauver et défendre les acquis des travailleurs (FRAPP pour un nouveau CNR).

                    Oui le PRCF depuis sa création il y a maintenant dix ans est pour sortir de l’UE et de l’Euro du capital. Oui le PRCF fera comme il a déjà fait campagne pour le boycott des élections européenne, ces élections fantoches qui ne vise qu’à donner un masque de légitimité démocratique à cette dictature du capital qu’est l’UE.

                    Oui le PRCF combat le FN, ce parti d’extrème droite garde chiourme du système.

                    Pour s’en sortir, il faut en sortir et briser les chaines de l’UE. Pour cela aider nous à construire et renforcer le Frapp


                    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 10 janvier 2014 10:43

                      PRCF,
                      Le PCF d’avant Mitterrand, n’approuvait pas le système, il s’est toujours présenté à toutes les élections.

                      Ce n’est pas parce qu’on n’approuve pas le Parlement européen qu’il n’est pas utile de s’en servir comme tribune.

                      «  Pourquoi l’ UPR va présenter des listes aux européennes ? »


                    • Alexis Toulet Alexis Toulet 9 janvier 2014 18:49

                      La stratégie de Marine Le Pen vis-à-vis de l’Union Européenne en cas de victoire à l’élection présidentielle est en fait simple et directe.


                      Il faut aller chercher une interview accordée à un journaliste britannique eurosceptique (Ambrose Evans-Pritchard) pour découvrir cette stratégie clairement exprimée. C’est là l’erreur : la communication en France est insuffisante... un peu paradoxal de donner la primeur à un journaliste étranger même bien intentionné pour un parti qui prétend mettre « les Français d’abord » ! smiley

                      Voici le lien. (c’est en anglais)

                      Je traduis quelques passages essentiels :

                      « L’euro cesse d’exister au moment même où la France s’en va, et c’est notre force incroyable. Que feront-ils, envoyer les chars ? »
                      Mme Le Pen dit que son premier acte une fois entrée à l’Elysée sera d’annoncer un référendum sur la participation à l’UE « rendez-vous » un an plus tard. « Je négocierai les points sur lesquels il ne saurait y avoir aucun compromis. Si le résultat ne convient pas, j’appellerai à la sortie »
                      Les quatre points cruciaux sont la monnaie, le contrôle des frontières, la primauté de la loi française et ce qu’elle appelle le « patriotisme économique »
                      Les hauts fonctionnaires auront pour mission de préparer le plan pour la restauration du franc. Les dirigeants de l’Eurozone auront à choisir : soit travailler avec la France à une « sortie concertée », soit attendre leur destin.
                      Mme Le Pen craint que les autres Etats de l’Union monétaire résistent et laissent « l’apocalypse financière » arriver, mais c’est un risque qui doit être pris.

                      La conclusion du journaliste :

                      Il est difficile de savoir si le peuple français pourrait voter en masse pour une confrontation frontale avec l’Europe, sans parler de son messianisme à la Jeanne d’Arc. Cependant, plus longtemps le malaise économique durera, plus grand le risque pour Bruxelles et Berlin que la patience française se casse, déclenchant l’une de ces éruptions qui depuis toujours ont ponctué l’histoire française.

                      • Grain de sable 10 janvier 2014 11:16

                        Difficile d’y voir clair dans le jeu du FN, selon vous pour se convaincre que mon article est infondé ; je devrais me reporter à des propos tenu à un journaliste britannique (excellent par ailleurs, c’est lui qui a décortiqué les dossier déclassifiés de la CIA aux débuts des années 2000 et a montré que la construction européenne était voulu par les américains) plutôt qu’a son programme officiel et à ce qu’elle et ses cadres disent à longueur de temps sur les médias français. Curieux comme procédé. Je préfère la clarté et la rigueur, deux qualités qui font défaut au FN.

                        Je vous renvois donc aux propos de M. Aliot face à JJ Bourdin, vers 2min, il explique clairement que le FN ne compte pas sortir comme ça de l’UE et qu’il compte consulter (càd demander l’autorisation) ses partenaires pour une refonte intégrale de l’union. On en revient à mon article et à l’impossibilité d’appliquer une telle décision puisque nous ne maitrisons pas la politique intérieure des 27 autres membres. Il évoque enfin un referendum aux français sur ces questions importantes, mais à quoi bon demander aux français s’ils veulent sortir de l’UE si c’est pour demander l’avis aux autres membres par la suite ?

                        J’ai lu les commentaires et tout ce qu’on me propose en réponse c’est de faire confiance au FN même s’il ne dit pas les choses directement, ou de se fier à une interview donnée à l’étranger.


                      • Alexis Toulet Alexis Toulet 10 janvier 2014 14:16

                        Aucune contestation de ma part sur le fait que commencer par négocier, c’est-à-dire par discuter, sur une refonte de l’Union européenne avec les dirigeants des 27 autres pays serait une stratégie inepte, qui n’aboutirait à rien de concret. Vous le soulignez à raison.


                        Les éléments de cette intervention de Louis Aliot sont :
                        - le FN compte consulter les autres membres de l’UE sur une refonte intégrale de l’UE
                        - le FN compte organiser un référendum sur le sujet
                        Comme vous le dites, il serait effectivement aberrant de d’abord organiser un référendum pour ensuite consulter les partenaires de la France. C’est donc l’ordre inverse qui est logique, ce que Aliot effectivement ne clarifie pas.

                        Le Pen quant à elle clarifie le sujet en plaçant les deux éléments que rapportait aussi Aliot dans le seul ordre logique possible : consultation d’abord, référendum sur l’appartenance à l’UE ensuite. Et elle le dit dans un journal qui ne paraît pas en français.

                        J’appelle cela une imprécision dans la communication : Aliot comme le programme officiel du FN donne tous les bons éléments, mais il ne précise pas leur ordre. Vous donnez tous les arguments qui montrent que le bon ordre ne peut pas être le référendum d’abord. L’étape suivante est de conclure que c’est donc la consultation qui aurait lieu d’abord. Sauf à supposer par avance que la direction du FN est extrêmement incompétente, ce qui me paraît improbable, et de toutes façons la question est tranchée par l’interview que Le Pen a accordée à Evans-Pritchard. (*)

                        (*) lequel est effectivement excellent, j’abonde dans votre sens !

                      • gorgonzola 11 janvier 2014 23:26

                        Il faut aller chercher une interview accordée à un journaliste britannique eurosceptique (Ambrose Evans-Pritchard) pour découvrir cette stratégie clairement exprimée...

                        Dites donc, comprendre le programme du FN c’est pire que de décrypter des hiéroglyphes... Ce que je pense moi c’est que les intentions sincères n’ont pas besoin de prendre des détours pour s’exprimer...


                      • Grain de sable 10 janvier 2014 10:34

                        Ce que vous dîtes à propos de l’article 50 est faux, la sortie de l’union européenne est possible sans accord des autres membres si 2 ans après la notification de la sortie aucun accord n’est trouvé. En bref, mieux vaut pour les membres de l’union se mettre d’accord sur les modalités de sortie avec la France s’ils veulent conserver de bons rapports avec elle par la suite. « Les traités cessent d’être applicables à l’État concerné à partir de la date d’entrée en vigueur de l’accord de retrait ou, à défaut, deux ans après la notification visée au paragraphe 2 » donc, plus de TUE ou de TFUE au plus tard 2 ans après la notification. Vous êtes donc soit un menteur, soit un idéologue frontiste peu au fait de la question.

                        Autre point à noter, si la France exige la sortie de l’UE via l’article 50 je ne donne pas longtemps aux autres membres pour faire la même chose, et oui, sans la France ou l’Allemagne ça n’a plus grand sens.

                        Enfin, si comme vous le dîtes, Marine propose l’illégalité en cas d’échec des négociations, c’est purement et simplement une farce. Dans notre constitution il est dit que le président d la république est le garant du respect des traités, c’est-à-dire de la parole donnée au nom de l’Etat sur la scène internationale aux autres États. La barbarie commence la ou s’arrête le droit.


                      • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 10 janvier 2014 10:53

                        patriote,

                        Si la clause de sortie de l’ UE n’était pas un danger pour l’ UE, dites-vous bien qu’ Attali n’aurait vu aucune objection à ce qu’elle figure dans le Traité de Maastritch...

                        « Jacques Attali- Pas de sortie ... »

                        Tous les Traités internationaux doivent comporter une clause de sortie.

                        « Tout Etat membre peut décider de quitter l’ Union ».
                        C’est bien pour cela que l’article 50 est censuré.
                        Sauf par l’ UPR : article 50


                      • Alexis Toulet Alexis Toulet 10 janvier 2014 14:40

                        @ Grain de sable,


                        La sortie de l’UE est effectivement prévue au bout de deux ans s’il n’y a pas d’accord. Et puisque une voie existe pour sortir de l’UE tout en respectant la lettre du traité de Lisbonne, il est évidemment préférable de l’emprunter. Cela dit, il n’est pas tout à fait exact que ce soit la seule voie légale pour cesser d’appliquer les dispositions de l’UE.

                        Il est possible aussi de « ruser » en révisant la Constitution pour corriger les modifications qu’elle a subi depuis les années 90 pour la rendre compatible avec les traités européens successifs. En droit français, la Constitution a primauté sur les engagements internationaux, ce qu’a confirmé l’arrêt Sarran du Conseil d’Etat en date du 30 octobre 1998 : la suprématie des engagements internationaux conférée par l’article 55 de la Constitution de 1958 « ne s’applique pas, dans l’ordre interne, aux dispositions de nature constitutionnelle ». La procédure de révision de la Constitution (article 89) ne fait quant à elle intervenir aucun contrôle préalable de respect des engagements internationaux : les seules conditions préalables qu’elle pose sont intégrité du territoire et forme républicaine du gouvernement.

                        Une fois la révision effectuée, les dispositions du traité de Lisbonne devenues contraires à la Constitution seraient ipso facto nulles et non avenues : elles perdraient toute valeur légale pour autant que la France soit concernée. Je ne crois pas qu’il soit possible de sortir de la zone Euro de cette manière (...encore que ?), mais par exemple il serait tout à fait possible d’établir la suprématie de la loi française sur les règlements, directives et autres foucades de l’UE.

                        En pratique, évoquer cette possibilité pourrait être un levier commode pour « convaincre » d’éventuels partenaires réticents que le délai de deux ans prévu par le traité de Lisbonne pour les négociations ... doit être fortement raccourci smiley


                      • Grain de sable 10 janvier 2014 17:34

                        @Alexis Toulet
                        Oui il est vrai que techniquement réviser notre constitution en vue de la rendre incompatible avec les traités européens est possible mais à quoi bon prendre un chemin détourné quand une ligne droite existe ?

                        Vous parliez d’une erreur de communication s’agissant les modalités de sortie de l’UE moi j’appelle cela de l’enfumage. Vous m’avez l’air honnête Alexis, c’est pourquoi je vous demande de regarder le FN tel qu’il est et non pas tel que vous voudriez qu’il soit. Pourquoi diable demander un referendum au peuple lorsque qu’apparemment toutes ces propositions figurent dans le programme du FN et que par conséquent une élection présidentielle serait un plébiscite clair du peuple en faveur de la fin de l’euro et de l’UE ? 

                        Le FN est un parti europeiste, il valide l’idée qu’une Europe des nations existe, et que donc une Europe politique aussi. Il est pourtant aisé de comprendre que les intérêts de la France ne peuvent pas s’accorder de manière permanente avec 27 autres états. Je pourrai vous inonder d’exemples, l’idée même d’un protectionnisme à l’échelle européenne est une arnaque.

                        L’ambiguïté de leur programme devrait pourtant suffire a vous convaincre de l’entourloupe. Sinon écrivez leur, et demandez qu’ils mettent noir sur blanc qu’ils souhaitent sortir de l’UE, c’est pourtant pas bien compliqué.


                      • gorgonzola 11 janvier 2014 23:32

                        Si MLP a peur de parler franchement au peuple français de la sortie de l’euro j’imagine ce que cela donnerait face au 27 autres états et la troïka réunis...


                      • francesca2 francesca2 9 janvier 2014 21:08

                        Agio_sauvage...


                      • Borcorbe 9 janvier 2014 20:56

                        Moi je me dit qu’il bleufe justement pour calmer les oligarques ! Ou pas !
                        Mais dans ce cas que nous nous reste t’il si ce n’est la quenelle ?


                        • France Europe République Nelson Bonaparte 9 janvier 2014 21:20

                          La démocratie « parlementaire » est le régime des banques et de la finance où on laisse croire au peuple qu’il a son mot à dire... relisez René Guénon. 


                          • soi même 9 janvier 2014 21:30

                            Il ne faut pas oublier, c’est un partie syncrétique, les membres fondateurs le confirme, pour l’extrême Droite pur et dur, c’est un partie qui est n’a jamais été d’extrême droite pour eux c’est une manipulation des ex Gaullistes.
                            Pour les différents partis majoritaires UMP et PS, c’est un partie incontestablement d’extrême Droite, et pour pas décevoir se point de vue, La famille Le Pen , le Père en tête relayer maintenant par sa fille, on régulièrement utiliser les dérapages verbaux pour accrédité cette thèse. 
                            Cela à eux deux effets, d’un coté se discrédité régulièrement aux près de certains électeurs et l’autre en se diabolisant favorise en réalité les deux parties les plus importants à revenir régulièrement au pouvoir, car il est certain si le FN n’existait pas, cela ferrait bien 30 ans que le parlait plus du PS et de l’UMP où l’ex RPR où l’ex UDF.

                            On le dit raciste, ce ceux qui sont pris aux jeux pour monter dans la hiérarchie qui tombent dans le panneaux.
                            Leurs frasques racistes n’est que des envolés lyriques qui gruge les gogos.
                            En réalité, leurs démarcher est plus ambigus, c’est un partie qui pêche certes en aux troubles, pour imposer un choix de société à notre insu.
                            Et ce que l’on perçoit maintenant, une osmose politique qui soit de Droite où de Gauche où voyez vous la fracture entre le FN, Hortefeux et Valls ?

                            Où vous voyez la fracture réel avec UE, et la Diplomatie Française ?
                            Juste des contres feux pour brouiller les pistes, et surtout alimenter le vivier des adhésions des mécontentements déboussoler.

                            Il est claire que la véritable extrême droite est une souche insignifiante actuellement en France, elle représente que quelques milliers d’adhérents disparates en perte de vitesse qui garde toute sa virulence et peux très bien reprendre du poils de la bête si la situation s’aggrave.

                            D’un autre cote, vue les moyens de répression que la République c’est doter depuis une 30 ans.
                             Il est évident l’émergence d’un puissant mouvement d’extrême droite Nationaliste en France serait mis rapidement hors état de s’exprimer.

                            Le paradoxe de notre situation, c’est que l’on déjà sous un régime d’extrême droite qui dit pas son non, car il n’est pas dans la forme classique du Nationaliste et prend la couleur de la vertus de la générosité torve pour imposer un régime qui n’a rien à envier au FN.

                             

                             


                            • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 10 janvier 2014 11:06

                              soi-même,

                              C’est l’ UE qui s’est dotée de lois sécuritaires sur le modèle du Patriot Act.

                              « L’ Europe sécuritaire » conférence d’Asselineau.

                              C’est l’ UE qui impose notre appartenance à l’ OTAN, d’où les alliés choisis par l’ OTAN et le Pentagone : l’ Arabie Saoudite, le Qatar et Israël ( Israël membre de facto de l’ OTAN)

                              Explications sur l’ OTAN par une spécialiste Nicole Vilboux, lors de la table ronde de l’ UPR sur l’état de la défense française. C’est le 1er exposé.

                              Tout cela n’est pas une affaire franco-française, mais européenne.


                              • soi même 10 janvier 2014 12:54

                                @ Fifi Brind_acier, en général j’ai bien tes interventions, mais il ne faudrait pas prendre mes intervention pour un benêt.
                                 Ce que vous dite cela fait long temps que en est prit connaissance dans un livre écrit par un ancien de science pot qui traite le sujet.

                                Visiblement ce livre dérange tellement, que sa référence n’est plus sur internet.

                                 Quant à la vrai nature de FN, rien de mieux pour comprendre ceux qui ont crut en lui.
                                https://www.youtube.com/watch?v=simjvNyiYNs


                              • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 10 janvier 2014 11:16

                                Violer les Traités, surtout sans sortir de l’ UE, nous expose à des plaintes de la Commission européenne auprès de la Cour de Justice européenne, avec des millions d’euros de pénalités à payer.

                                Pourquoi refuser la solution simple, légale et pacifique de l’article 50, pour chercher des embrouilles ou des conflits ? Pour cacher qu’on ne veut pas sortir de l’ UE.

                                L’article 50 ne sert pas à renégocier les Traités, il sert à sortir de l’ UE, avec les bénéfices de sortir de l’ euro et de l’ OTAN.


                                • Grain de sable 10 janvier 2014 18:16

                                  @Patriote
                                  désolé mais votre argumentaire est confus, je vais tenter de vous expliquer les choses clairement.
                                  Les traités européens sont comme des poupées russes, les derniers en date le TFUE et le TUE, reprennent les anciens traités comme celui de Maastricht ou de Rome par exemple, user de l’article 50 permettrait d’annuler l’effectivité des précédents traités .

                                  Sur la période de 2 ans, c’est pourtant clair, c’est écrit dans l’article 50, « Les traités cessent d’être applicables à l’État concerné à partir de la date d’entrée en vigueur de l’accord de retrait ou, à défaut, deux ans après la notification visée au paragraphe 2... » donc si les autres états ne trouvent pas d’accord avec nous sur les modalités de retraits (ce qu’ils ne souhaitent pas) on sort quand même !

                                  Pour finir, l’argument consistant a dire, « ils ne le disent pas pour ne pas faire peur aux français », revient à demander aux électeurs de se fier aux arrières pensées de la candidate du FN ce qui n’est pas en mon pouvoir, je ne suis pas un X-MEN je lis leur programme et j’écoute ce qu’ils disent point !


                                • Xavxav 10 janvier 2014 11:55

                                  Pourriez vous expliquer quel mécanisme empêche de sortir de l’Euro en restant dans l’UE ? On parle régulièrement de la possibilité de la Grèce de quitter l’Euro. Pourquoi ne faut-il quitter l’UE en sortant de l’euro ? 


                                  • Grain de sable 10 janvier 2014 12:24

                                    Aucun texte ne prévoit de pouvoir sortir de l’euro pour un état membre de la zone euro qui le souhaiterais. A moins de modifier les traités afin de rajouter cette clause, le seul moyen reste la sortie de l’union européenne via l’article 50 du TUE. Mais gardez à l’esprit que si cette clause n’apparait nul part, ce n’est pas par hasard mais cela a bien été voulu tel quel.


                                    • Elisa 12 janvier 2014 18:27

                                      L’article est plutôt bien argumenté.

                                      Il prouve bien que la politique du FN n’est pas de « renverser la table » pour une autre redistribution des richesses mais un moyen d’en s’offrir un morceau par ses élus.

                                      MLP est une démagogue qui capte des voix populaires, non pas pour donner le pouvoir au peuple mais pour engranger des suffrages aux élections qui sont d’ailleurs ses seules échéances.

                                      Jamais MLP n’a appelé à la moindre manifestation, à la moindre constitution d’instances populaires de revendication. Le peuple, pour elle, c’est un électorat à capter et non le souverain à instituer.

                                      Mais qu’appelez-vous « système » dans votre expression "anti-système ?

                                      Sans qualificatif, le système est plus qu’ambigu car il peut désigner n’importe quoi, satisfaisant peut-être les incultes politiques attirés par son allure subversive. D’ailleurs MLP emploie à dessein constamment ce terme pour ne pas désigner son adversaire principal. Le système peut désigner un fourre-tout allant de la finance aux fonctionnaires, des assistés (de préférence étrangers) aux élus prébendiers sans oublier les syndicats ouvriers corrompus.

                                      En fait tant qu’on ne désigne pas le système capitaliste comme adversaire, on est complice de ce que l’on veut combattre.


                                      • Grain de sable 13 janvier 2014 10:05

                                        @elisa
                                        Vous avez tout à fait raison, plutôt qu’« anti système » le terme « anti européiste » voire le terme « opposé à la construction européenne » aurait pu suffire, mais j’avais cherché à dénoncer le côté faussement populiste du FN, qui en dépit de ses critiques du système européiste, de la dénonciation de l’UMPS ou des puissances d’argents, ne propose au fond qu’une opposition de façade.


                                      • Alexis Toulet Alexis Toulet 16 janvier 2014 02:31

                                        Au temps pour moi !


                                        J’écrivais le 9 janvier à propos de la stratégie européenne du Front National « Il faut aller chercher une interview accordée à un journaliste britannique eurosceptique (Ambrose Evans-Pritchard) pour découvrir cette stratégie clairement exprimée. C’est là l’erreur : la communication en France est insuffisante... » 

                                        C’est une erreur de ma part. En réalité Marine Le Pen a bien exprimé clairement cette stratégie exacte devant des journalistes français, en l’occurrence sur iTélé.

                                        Voici le lien (vidéo)

                                        Ecouter à partir de 17:00. Le Pen explique avec la plus grande clarté sa stratégie.

                                        Les doutes que vous exprimiez, Grain de sable, n’ont pas lieu d’être. Le FN a une politique cohérente et explicite pour imposer la souveraineté française à l’UE en la transformant de fond en comble, et à défaut sortir la France de l’UE. 
                                         smiley

                                        • Grain de sable 18 janvier 2014 09:57

                                          Cher Alexis,

                                          une chose devrait vous mettre la puce à l’oreille, le mot « renégociation » car si comme MLP le déclare, un referendum sur la sortie de l’UE se prépare, c’est tout le projet de renégociation des traités voulu par le FN qui tombe à l’eau en cas de OUI. Dès lors, que proposera le FN ? d’user de l’article 50 ? De relancer le processus de négociation ? Dans ce cas, pourquoi cela ne figure pas sur leur programme, il s’agit pourtant d’un point essentiel. Il serait pourtant facile de dire nous initierons un referendum sur la présence de la France dans l’UE et en cas de volonté de sortie nous userons de l’article 50 pour en sortir.

                                          Baser tout son programme sur la renégociation concertée avec ses partenaires et en interview déclarer vouloir un referendum sur la présence de la France dans l’UE est absolument contradictoire ! Puisque le referendum pourrait mettre tout leur programme de renégociations à l’eau.

                                          C’est cette ambiguïté permanente que je dénonce comme une simple arnaque à but électoral. Les électeurs du front « eurosceptiques » seront fatalement déçus.

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