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Accueil du site > Actualités > Politique > Le miracle économique grec, irlandais, portugais, espagnol

Le miracle économique grec, irlandais, portugais, espagnol

Depuis des années, nous entendons parler des PIGS (les porcs) ou GIPS (les gitans) : le Portugal, l’Irlande (ou l’Italie), la Grèce, l’Espagne. Aujourd’hui ce sont les pays par qui le scandale arrive. Et une bonne part de notre classe politique d’imputer les difficultés européennes aux politiques irresponsables qu’ils ont suivi : endettement public ou privé, bulles… La cause est entendue, le fait que la Grèce n’a pas sa place dans la zone euro est désormais ouvertement assumée par de nombreux « responsables », et le jugement porté sur les autres pays n’est guère plus tendre. Prenons-en le contrepied.

Car ces quatre pays sont sans doute la plus belle histoire dont l’Europe puisse se vanter. On découvre ainsi au détour de lectures sur the Economist une information surprenante : la principale difficulté dans le développement de pays est moins la sortie de la grande pauvreté, pour laquelle les recettes sont somme toute connues, que la capacité à se hausser au-delà d’une situation moyenne pour se rapprocher du niveau de vie des Etats-Unis, c’est à dire entrer dans le club des pays développés. Jusqu’ici, la Chine tant vantée n’y est pas arrivée, elle reste à son niveau relatif d’il y’a 50 ans. Depuis 1960, seuls 13 pays ont réussi ce saut vers les pays développés. Et même en réalité 10 seulement si on retire 3 micro-pays qui constituent des anomalies statistiques (Guinée équatoriale, Puerto Rico, Ile Maurice)

Qui sont ces 10 pays ? Le Japon, seul pays non occidental à avoir réussi indépendamment son industrialisation, l’Asie du Sud-Est (les Tigres développés à partir de l’industrie nippone), Israël (plus grand récipiendaire de l’aide internationale des USA) et quatre européens : Grèce, Irlande, Espagne, Portugal. Ce développement exceptionnel n’était concevable qu’avec un adossement à l’Union Européenne. Entre des institutions plus adaptées, l’entrée dans un marché plus grand, et des fonds de solidarité massifs, les éléments qui ont permis ce changement de monde pour les quatre GIPS sont étroitement liés à leur entrée dans l’Europe, puis dans l’Euro.

Est-ce un hasard si ce sont précisément les quatre pays en crise dans l’Europe de l’Ouest ? Chacun aujourd’hui s’interroge sur les déséquilibres de la croissance chinoise. Mais la Chine n’a pas encore réussi une transformation de la même ampleur que les GIPS. Comment peut-on sérieusement imaginer que le bond extraordinaire qu’ils ont fait, la modification profonde de leur système économique, a pu advenir sans déséquilibres ?

Il est facile, a posteriori, de reprocher ces déséquilibres à ces pays. Aurait-on préféré qu’ils restent des pays pauvres ? Car bien que touchés par la crise aujourd’hui, ce sont désormais des pays riches. Le problème n’est pas que des déséquilibres aient existé, ils sont qu’on les a laissés perdurer. Une fois acquis le rattrapage grec, personne ne s’est inquiété de la fausseté de ses comptes publics, que tous connaissaient. La dépendance de l’Irlande au secteur financier n’a pas tiré de sonnette d’alarme. Et les banques françaises et allemande ont alimenté la bulle immobilière espagnole dans l’euphorie générale. La responsabilité est partagée.

Le véritable problème – de fond – de la zone euro est qu’elle ne s’est jamais donné les moyens de réagir à ces déséquilibres, ni de venir au secours de ces pays si ils devaient connaître des difficultés. La Grèce a beau s’enfoncer dans la récession, elle reste un pays riche qui pourrait financer sa solidarité nationale comme elle le faisant avec moins de moyens, si sa classe politique parvenait à un accord sur ce point. Le problème n’est pas le déséquilibre initial, il est la cure d’austérité imposée à ces pays. C’est la gouvernance européenne qui fait défaut. Au sein de la France, le soutien entre les différentes régions est automatique et ne fait pas débat. Soutenir les GIPS le temps qu’ils se remettent sur pied aurait coûte moins cher, à tout le monde.


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38 réactions à cet article    


  • Rensk Rensk 20 juin 2012 17:04

    On peu inventer n’importe quoi mais les réalités sont têtus...

    La Grèce a été accepté en Europe sur de la triche de banques des USA... C’est facile de se reposer sur des experts au lieu de prendre une décision par soi-même, en « âme et conscience ».
    (Si mes souvenir sont bon ; c’est l’UE qui a demandé l’audit des banques US et pas la Grèce...)

    Dire que les USA sont un/des pays développé... alors qu’un sur 7 n’est pas du tout couvert médicalement... ? (Mise à la rue par les urgences d’hôpitaux !!!)

    Dans les année 95-00 déjà... j’ai dit a mes banquiers, vous êtes du tiers monde concernant le capitalisme, la Chine vous l’apprendra ! 5 ans plus tard on m’a demandé plus d’informations.


    • Sauvons l'Europe Sauvons l’Europe 20 juin 2012 17:52

      Effectivement, les faits sont têtus. En 1960, la Grèce avait 30% du PIB par habitant des USA. Aujourd’hui 60%. Ce n’est plus le même pays, tout simplement. Les histoires de fraudes sont toutes petites par rapport à une telle réalité.


      Quant aux inégalités : c’est une question politique. Qu’est-ce qui empêche ces pays de lutter contre les inégalités ? D’autres le font bien, et avec succès ! Y compris dans l’Europe. Les USA sont un pays développé qui pourrait protéger l’ensemble de sa population. Ils choisissent de ne pas le faire, ce n’est pas pour autant que c’est un pays pauvre.

    • alinea Alinea 20 juin 2012 17:15

      Oui, bien sûr.
      Mais ce qui me frappe le plus à propos des PIGS, et peut-être ai-je tort, car c’est un ressenti, une intuition, c’est que ces pays, pauvres naguère, sont des pays qui possédaient, et possèdent encore, une culture populaire très riche, une histoire pleine de rebondissements, de luttes ; disons des pays à forte personnalité qui se sont laissé leurrer par un mirage et qui, un peu comme des gosses, se sont embarqués dans un grand rêve, sans en prendre la mesure.
      Sauf l’ Irlande que je ne connais que par son histoire, ses films et sa musique, les autres sont les pays que je préfère. des pays où encore aujourd’hui subsiste un savoir-vivre populaire depuis longtemps mort dans les pays du nord.


      • Scual 20 juin 2012 18:47

        Pour moi la richesse de ces pays était illusoire. Une bulle de crédit alimentant un travail créant de la fausse richesse. Aujourd’hui on sait qu’en réalité ce travail était une mascarade, de la poudre aux yeux pour alimenter la bulle, sa valeur était nulle en réalité. Que ce soit la bulle immobilière en Espagne, les emplois dans le service publique en Grèce, ou dans les services en Irlande, ils ne correspondaient à absolument aucun besoin et la demande était exclusivement spéculative.

        Aujourd’hui le château de carte s’effondre. Les actifs des banques ne correspondaient à aucune valeur réelle, les emplois publiques n’étaient pas financés par l’impôt, personne ne veut des bâtiments vides ou a les moyens c’est à dire le vrai travail pour se les payer...

        Non ces pays ne sont pas riches. Ils n’ont aucun moyen de créer de la richesse, c’est à dire de produire des choses correspondant à de vrais besoins. Il se réveillent exactement au point où ils en étaient avant la bulle : ils n’ont que des infrastructures, le reste ne vaut rien. C’est déjà ça ! Ça ira plus vite pour se développer si la base est déjà là et c’est bien le seul point positif. Car c’est ça l’immense ampleur du chantier qui les attends, ils doivent devenir des pays développés, c’est à dire industrialisés. Comme si presque rien ne s’était passé...


        • 1871-paris 1875-Paris 21 juin 2012 12:58

          Ce qui est précisémen illusoire ce sont pour les uns les actifs pourri des banques ayant appliquée des produits commerciaux copié confirme de ceux qu’ils mettaient en place dans les pays déjà industrialisé et de ce faits de ne pas avoir étudie le mer ver local pour créer des actif typique à ces pays. Et pour les autres une obstination dans la non équité fiscal !

          Forcement après ont peu accuser tout le monde lorsque l’ont se cache à vérité !

        • BA 20 juin 2012 20:37

          Mercredi 20 juin 2012 :

          Chypre va solliciter l’aide de la zone euro pour ses banques « probablement la semaine prochaine » et demander à la Russie de lui prêter entre 3 et 5 milliards d’euros dès cette semaine, a indiqué mercredi une source diplomatique européenne sous couvert d’anonymat.

          A Bruxelles, on s’attend à ce que Chypre « règle d’abord la question du prêt bilatéral et dépose la demande pour les banques probablement la semaine prochaine » sur le modèle du sauvetage que l’Espagne va obtenir pour son secteur bancaire, a indiqué cette source au fait des discussions.

          L’aide sollicitée auprès de la zone euro pour les banques pourrait être de la même ampleur que le prêt demandé à la Russie, a confié cette source.

          Chypre, dont l’économie est très dépendante de la Grèce, est sous pression en particulier son secteur bancaire qui a souffert de l’opération d’effacement de la dette grecque. L’exposition des banques chypriotes à la dette grecque s’élève à 3,5 milliards d’euros pour un budget national d’environ 7 milliards.

          http://www.lesechos.fr/economie-politique/monde/actu/0202129498843-chypre-va-demander-l-aide-de-la-zone-euro-et-de-la-russie-335906.php

          - La Russie va prêter entre 3 et 5 milliards d’euros à Chypre.

          - La zone euro va prêter entre 3 et 5 milliards d’euros à Chypre.

          - Portugal, Irlande, Grèce, Espagne, Chypre : les dominos tombent les uns après les autres.

          - Prochain domino qui va tomber : l’Italie.


          • Anaxandre Anaxandre 20 juin 2012 20:49

            Les européistes sont vraiment passés maîtres dans l’art de tordre les réalités à leur convenance ! Comment peut sérieusement comparer la Grèce à la Chine ? Comment peut-on affirmer que ces fameux PIGS se porteraient plus mal aujourd’hui sans l’UE et l’euro ? On sera aussi légitime à affirmer que ces mêmes pays, sans l’UE et l’euro aurait bénéficié d’une croissance modérée, mais constante, conforme à leurs économies réelles et qu’elles se porteraient bien mieux aujourd’hui, alors qu’ils s’effondrent sous nos yeux et que ce n’est sans doute que le début. Avant notre tour...

            Et comme tous les bons idéologues européistes qui ne sont plus à une contradiction et à une fausse promesse près, quand ça ne fonctionne plus c’est qu’il faut, bien évidemment... plus d’Europe ! Ces fous vont finir par nous tuer pour le plus grand bonheur des Banques et des Multinationales...

            À « Sauvons l’Europe », j’opposerai : « Sauvons-nous de l’Europe » (tant qu’il est encore temps...) !


            • communauthic communauthic 21 juin 2012 07:18

               « Sauvons-nous de l’Europe » (tant qu’il est encore temps...) !


              Voilà un excellent slogan, les grecs ont loupés le coche, c’est ce qui arrive quand on allume sa télé.

              Résistance, il faut vite quitter cette pieuvre tentaculaire avant qu’elle ne nous entraîne dans les bas fonds de l’atlantique.
              Résistance à l’oppresseur fédéral européen.
              Prenons le maquis quand il en est encore temps.

            • titi 21 juin 2012 15:19

              « Comment peut-on affirmer que ces fameux PIGS se porteraient plus mal aujourd’hui sans l’UE et l’euro ? »

              Bah en y étant allé vois avant, et en y étant aller voir après...
              Parce que pour sûr la Grèce d’aujourd’hui n’a rien à voir avec la Grèce d’il y a 15 ans. 


            • Anaxandre Anaxandre 21 juin 2012 23:43

              @ Titi

              Argument sans fondement : la Shanghai d’aujourd’hui a encore mois à voir avec celle d’il y a 15 ans (et on pourrait multiplier les exemples).


            • lerenard lerenard 21 juin 2012 08:12

              d’abord pourquoi vouloir une Europe riche ? et non pas une Europe fraternelle qui au lieu de vouloir produire toujours plus se contente de vivre et palier au besoin de chacun sans chercher à péter plus haut que son cul 


              • nilasse nilasse 21 juin 2012 08:25

                dire que la grece est un pays riche aujourd’hui,c’est comme dire qu’il fait 40 degré toute l’année au Groenland,ça n’a pas de sens et ça défi toute logique. 9 plans d’austérité,13 grèves générales,50% de salaires en moins,l’explosion des trafics en tout genre,de la prostitution,de la sous alimentation,de l’impossibilité d’avoir accès aux médicaments,etc.............. la réalité toute nue cher auteur,c’est qu’ils n’ont été (les pigs) que les dindons de la farce d’une europe,dont certains états,au lieu d’utiliser des chars,ont utilisé l’économie pour les intérêts bien compris d’une certaine classe,de la grande bourgeoisie euro-atlantique. ce sont des pays sous tutelles. l’irlande est un cas d’école,l’émigration d’irlandais vers l’Australie ou le canada n’a jamais été aussi forte,plus qu’au 19eme siècle !!! c’est pour dire. libre a vous de rester les yeux clos,mais ne demandez pas aux gens de dire qu’il fait beau quant il pleut. c’est ridicule.


                • Jimmy le Toucan 21 juin 2012 10:22

                  Les States ont une stratégie claire pour faire payer à l’Europe les coûts de leur crise et d’y gagner en plus. Ils ont déclaré la guerre à l’Europe avec l’arme de destruction massive de la finance. Et les querelles européennes font le jeu de l’Oncle Sam, Il faut réagir, tout de suite et durement.



                  • Traroth Traroth 21 juin 2012 10:31

                    Je partage assez largement l’analyse de l’auteur, mais il confond union européenne et euro. Les effets positifs de l’euro pour une majorité de la population, que ça soit en Grèce, en France ou en Allemagne, on les cherche !


                    • Sauvons l'Europe Sauvons l’Europe 21 juin 2012 10:56

                      Pour l’Allemagne c’est assez clair, mais pour les PIGS aussi. Ils ont eu un pic de croissance historique à partir de 1997 que l’effondrement actuel est loin de compenser. Et si la situation était gérée intelligemment au lieu de l’austérité brutasse, la crise qu’ils vivent ne serait pas de la même échelle. Donc si, l’Euro leur a été très bénéfique au contraire. A condition que la situation actuelle ne perdure pas et qu’on cesse de les forcer à s’ouvrir les veines.


                    • Traroth Traroth 21 juin 2012 11:09

                      Et vous prétendez que ce pic de croissance est dû à l’euro, si je comprends bien ? Qu’est-ce qui vous permet d’affirmer ça ?


                    • Sauvons l'Europe Sauvons l’Europe 21 juin 2012 16:48

                      Là c’est quand même assez connu. Ou pour reprendre un argument de Paul Krugman, l’Euro a provoqué une bulle, par exemple en Espagne, mais les routes, les immeubles construits sont toujours là. Les salaires versés à cette occasion ont poussé la demande intérieure. Etc... Que la croissance ait été déséquilibrée, qu’elle ait été dangereuse, oui à nouveau. Mais elle a existé. Si des politiques d’austérité n’étaient pas mises en place aussi brutalement, la chute actuelle de PIB dans ces pays serait d’une échelle minime par rapport à la croissance précédente. Et de fait le PIB reste largement supérieur à ce qu’il était avant l’Euro. 


                    • ALasverne ALasverne 21 juin 2012 10:54

                      "Le véritable problème – de fond – de la zone euro est qu’elle ne s’est jamais donné les moyens de réagir à ces déséquilibres, ni de venir au secours de ces pays si ils devaient connaître des difficultés."

                      Nos élus n’arrêtent pas de le répéter, nous sommes en régime de concurrence et de compétitivité. On ne va pas sauver un adversaire...
                      Ces mêmes élus se tiennent les coudes via le Siècle et autres officines d’entregent, de cooptation, d’emploi, d’influence...Et bénéficient de privilèges où la fameuse concurrence et les règles de compétitivité n’ont rien à voir.
                      Pourquoi se gêner, les français continuent à voter massivement pour ceux qui les écrasent, ou vont le faire.
                      C’est la même chose sur l’UE entière, au niveau mondial. Nous avons une caste planétaire qui ment, vole et se goinfre. L’exemple type en est l’ancienne avocate US, Christine Lagarde, qui osa gronder les grecs et autres fraudeurs aux impôts, feignants et cigales, elle qui garde des sommes faramineuses et est exemptée d’impôt, contrairement aux règles démocratique et à la saine concurrence que cette canaille en costume Hermès prône.


                      • Sauvons l'Europe Sauvons l’Europe 21 juin 2012 11:05

                        Je suis frappé par la tonalité générale des commentaires. Il semble que sur Agoravox, la plupart des gens soient d’accord pour dire qu’aujourd’hui, la Grèce ou l’Espagne ne sont pas des pays riches et que tout ça n’est qu’une illusion. Et d’ailleurs les USA ne sont pas un pays riche. Ce qu’il faut pour qu’un pays soit riche, c’est qu’il subvienne aux besoins de sa population. J’en déduis que les USA non, mais l’Etat indien du Kerala, oui. Encore une fois, c’est confondre pays égalitaire et pays riche.


                        La Grèce est riche. Si elle taxait normalement (comme les autres pays d’Europe) ses entreprises et ses ressortissants, elle aurait de quoi se payer à peu de choses près tout ce qu’elle a payé en empruntant et en truquant ses comptes.

                        Quant à l’idée qu’il faut une croissance équilibrée et que les GIPS auraient fait aussi bien, voire mieux sans l’Europe, ma réponse est simple : OK, montrez moi 2 pays au monde qui ont réussi ça depuis 50 ans. A ma connaissance, il n’y en a qu’un : le Japon. Si vous m’en citez un second, déjà vous avez mon respect... Non, les chances que ces quatre pays auraient à ce point réussi leur développement sans l’Europe sont nulles.

                        • nilasse nilasse 21 juin 2012 11:50

                          mais qu’est ce vous racontez,vous vous relisez de temps a autre,les USA,non seulement ne subviennent pas au besoin de leur population,on des infrastructures qui tombent en lambeau et ils ont une dette abyssale. quant le dollar aura perdu son monopole dans les échanges commerciaux mondiaux,vous verrez qu’un billet de mille dollars vaudra moins qu’une feuille d’un rouleau de PQ. en ce sens,le kérala est dans les faits,plus riche humainement et même peut être en terme d’argent réel et pas en billets imprimés en veux tu en voila,que les USA. c’est une évidence. l’Algérie est excédentaire de plus de 170 milliards d’euros et n’a aucune dette. pour autant,le systeme ne s’occupe pas bien de la population,c’est aussi ça la pauvreté,une mauvaise répartition des richesses et votre euro,n’est,depuis le début de l’aventure,qu’une farce qui n’a cessé d’etre dans les faits que le Deutschmark relooké en monnaie commune. personne,hormis l’allemagne et les rentiers de la bourgeoisie européenne, ne tire profit de cette monnaie sur-évalué qui ne correspond pas aux économies du sud.


                        • nobody 21 juin 2012 12:18

                          Vous faites une erreur d’analyse en vous positionnant sur une notion « d’enrichissement ». Le chemin parcouru est sans importance, ce qui compte c’est le chemin à parcourir demain.


                          La perception du public est désormais celle d’une perspective d’appauvrissement général irréversible. 
                          L’Europe LIBÉRALE a échoué parce que le libéralisme a échoué : la libre circulation de toute chose a vu la délocalisation des entreprises, transférant des pays riches vers les pays pauvres : capitaux, investissements, emplois et recettes fiscales sociales (bien entendu non compensées par des taxes douanières). Dans le même temps les contribuables fortunés ont placé leurs capitaux dans des comptes off-shore défiscalisant ainsi leurs revenus et finissant ainsi d’achever les comptes publics.. 
                          La domination idéologique du libéralisme étant mondiale, la catastrophe est devenue mondiale.

                          L’Europe échoue en ce moment parce qu’elle n’est pas en mesure de proposer une alternative au libéralisme : il s’agit de réinventer le monde et de définir un nouveau type de société ! Votre FOI en l’Europe ne vous aide pas, au contraire elle doit vous aveugler et vous paralyser.


                        • Sauvons l'Europe Sauvons l’Europe 21 juin 2012 12:29

                          Et si nous n’étions pas ceux qui regardaient dans le rétroviseur, mais vers l’avant ? L’Europe s’est construite de manière largement libérale et technocratique. Nous souhaitons la changer, la rendre démocratique et protectrice de notre modèle social. Impossible croyez-vous ? Si la démocratie finit par s’installer (après tout il « suffirait » que les citoyens européens votent aux européennes sur des sujets européens et pas nationaux), le débat sur l’Europe sociale se jouera dans des termes similaires à ce qu’on connait dans chacun de nos pays...


                        • nilasse nilasse 21 juin 2012 12:41

                          l’europe n’a été conçu que pour être libérale,il est impossible de la changer,tout comme il est impossible de changer les fondations et le première étage d’un gratte-ciel,sinon il se casse la gueule de toute façon,et ça les europeistes le savent bien,voila pourquoi parler de changement est une aberration. cette union factice a été pensée par des charlots a washington avant la seconde guerre mondiale qui n’ont tenu aucun compte de l’histoire socio-géographique et des économies locales. un espagnol,meme catholique a bien plus d’intérêts en commun avec un musulman marocain et d’affinités qu’avec un finlandais. les americains,dans leur puritanisme ont cru,de manière stupide,que le religieux allait etre le ciment entre les pays europeens. hors,historiquement,c’est absolument faux et on en voit le resultat aujourd’hui.


                        • nobody 21 juin 2012 13:27

                          @l’auteur


                          Pour avoir confiance en l’Europe, il faudrait déjà être sûrs que les décisions qui nous concernent soient prises en Europe et pas à Washington...La construction de l’Europe ressemble à une américanisation à marche forcée : si tel était le cas une Europe « sociale » n’est pas prête de voir le jour.

                          Il est étonnant que vous ayez à l’esprit une Europe « démocratique ». 
                          Pour ma part je me souviens de référendums refaits plusieurs fois jusqu’à ce que le peuple vote enfin oui, voire de référendums ne donnant pas le résultat escompté et que l’on fait finalement passer par voie parlementaire...
                          Les commissaires européens (non élus) décident de l’essentiel de la réglementation.
                          Les premiers ministres grecs et italiens ont été nommés par l’UE sans avoir eu besoin de passer par les urnes.
                          L’Europe actuelle est pour moi est un modèle de fonctionnement anti-démocratique. 
                          Nous avons la chance de ne pas avoir été pour l’instant privés de toutes nos libertés, mais cela pourrait bien se produire à moyen terme.

                          Nous aurons confiance dans l’Europe, quand elle aura pris quelques mesures concrètes tendant à démontrer qu’elle défend les intérêts des peuples qui la composent.

                        • tesla_droid84 21 juin 2012 14:28

                          Finalement votre seul but est qu’on soit riche... ça veut dire quoi etre riche, pouvoir se payer des choses fabriqué par d’autre qui trime à moindre cout ?
                          L’Europe va fondamentalement dans le mauvais sens, ça fait 30 ans que vous voulez changer l’Europe sans voir que tout avancé se fait au détriment des peuple. Les seules avancés que le peuple demande ne sont JAMAIS satisfaite. (l’écologie, le plus bel exemple étant les OGM que nous allons devoir accepter...), les avancés sociales (bruxelle fait pression pour que les belges abandonnent l’échelle mobile des salaires... nous on s’est fait mettre par Mitterrand en 1982 !). Le jour ou les OGM franchissent en masse la frontière du pays, je propose planter un épis trangénique dans le fondement de chaque Européiste... les symboles compte


                        • Sauvons l'Europe Sauvons l’Europe 21 juin 2012 14:54

                          C’est pareil avec la France, c’est un pays qui n’existe pas.


                        • tesla_droid84 21 juin 2012 14:31

                          Je viens d’entendre pas plus tard que ce matin sur BFM biz (faut bien écouter la propagande...) qu’Obama avait demander à Cameron de se calmer (attaque fiscale) pour ne pas effriter la belle cohésion qu’il y a entre nous. Ca devrait mettre la puce à l’oreille de l’auteur sur QUI dirige l’Europe...


                        • Sauvons l'Europe Sauvons l’Europe 21 juin 2012 15:08

                          Les Etats-Unis ? Merde, j’étais persuadé que c’était Israël ! smiley


                        • mortelune mortelune 21 juin 2012 14:16

                          La Grèce n’est pas la victime du peuple Grec accusés à tord d’avoir vécu au dessus de leurs moyens et de pas payer leurs impôts. La Grèce a été surtout victime des Hedges . Ce sont les spéculateurs qui ont attaqué ce pays et qui attaquent les pays Européens et ils le font en toute impunité. 

                          Le camp Hollande accuse Juppé à « agir contre la dette française ».
                          Marine LePen accuse elle aussi l’UMP de « chantage ». 
                          Bref ! Agir contre la dette d’un pays est devenu une arme redoutable et redoutée à juste titre. 
                          Les chaines ’télé’ qui appartiennent à de grands groupes n’ont aucun intérêt à en parler trop souvent et trop longtemps et à laisser dire les calomnies dont sont victimes les populations touchées. 
                          Il ne s’agit pas tant d’aider les pays touchés que de stopper les spéculateurs et si besoin les jeter en prison comme de vulgaires criminels. Un article complet du monde diplomatique décrit comment Les Islandais ont su réagir contre les banquiers et ceux qui ruinaient leur pays. Pourquoi ne le faisons nous pas ?

                          • hunter hunter 21 juin 2012 14:42

                            Article de propagande pure, pour tenter de convertir ceux qui parmi les différents peuples européens, commencent à se rendre compte combien il se sont faits avoir, en croyant à ce machin ultralibéral, prédateur et mortifère.

                            Pour qualifier les écrits du collectif « sauvons l’europe », je vois deux possibilités :

                            1/ ces membres sont des idiots congénitaux, issus de la sélection menée depuis des siècles, par les élites humaines, et ayant abouti à l’homo consumerus, guidé par le syndrome du larbin
                            ( http://www.youtube.com/watch?v=HH5fVD-1_I4 )

                            2/ ces membres ont des propagandistes payés, pour « alimenter » des sites citoyens, avec la propagande des élites.

                            A noter que l’hypothèse 2 rejoint l’hypothèse 1 : si 2 est vérifiée, cela implique que les membres du collectif sont bien des larbins au service des puissantes élites prédatrices mondialisées en pleine action depuis qulques temps.

                            Croire que cette europe, non-démocratique (qui ici, a voté pour l’ignoble Barrose et ses sbires, qui imposent 80% de notre arsenal législatif ? pas moi ! Et vous ?), illustration de la doxa néo-ultralibéral, qui va jusqu’à sacrifier ses industries traditionnelles (textiles, acieries,etc...), pour permettre à des pays qui exploitent des enfants ou des prisonniers de vendre leurs produits, cette europe de castes, ne pourra jamais être réformée dans le sens d’une quelconque humanisation !

                            Sauvons l’europe, vous êtes soit des naïfs inquiétants (vous devriez consulter), soit des malhonnêtes !

                            Je ne connais qu’une manière de réformer cette europe tueuse, mais malheureusement, la méthode n’a rien à voir avec vos pieux souhaits de bisounours : on ne demande pas à des prédateurs de partager ce qu’ils ont avec leurs proies !
                            Mais comme en général les proies sont en nombre bien plus important que ne le sont les prédateurs.......vous voyez ce que je veux dire.....

                            L’Histoire nous apprend que quand une clique a du pouvoir, elle met tout en oeuvre pour le renforcer, ce qui signifie dominer et écraser ceux qui le subissent !
                            Ces derniers n’ont alors que deux choix :

                            1/ se soumettre
                            2/ reprendre leur indépendance et donc ELIMINER ceux qui les maintiennent en esclavage !

                            Balle au centre ! Time to play !

                            Be seeing you

                            H /


                            • Sauvons l'Europe Sauvons l’Europe 21 juin 2012 15:07

                              Ouiii, alors. Ben on est pas payé, on a même pas de subvention, on ne vit que des cotisations de nos adhérents. Si vous voulez venir c’est ici. Ceci dit, on va peut être demander des subv parce qu’on paye une bonne partie du matos et des voyages en train de notre poche, et que ça finit par faire cher. Donc du coup la bonne solution à votre interrogation est la réponse 1 : nous sommes des idiots congénitaux.


                              Par ailleurs, d’un mot sur Barroso, qui donc a voté pour lui ? Ben en 2009 sais-tu, il y’a eu des élections européennes. Au suffrage universel, hein pas un truc secret. Barroso a annoncé qu’il était le candidat de la droite pour la Commission si la droite gagnait. Et la droit a gagné les élections. T’as pas voté pour lui, moi non plus, ben on a perdu. En démocratie, ça arrive.

                            • Sauvons l'Europe Sauvons l’Europe 21 juin 2012 18:04

                              Le problème, c’est l’unanimité des peuples qui est nécessaire. Les espagnols ont voté oui, mais leur vote est passé à la poubelle aussi. 2 manières de s’en sortir seulement : supprimer l’Europe (mais il faut un vote des peuples là-dessus) ou trancher au niveau du peuple européen, et là il y’a les élections européennes qui servent à ça. En théorie, et pourquoi pas en pratique avec un peu d’effort.




                            • nilasse nilasse 21 juin 2012 22:40

                              une question sauvons l’europe,combien y a-t-il de chance,statistiquement parlant,que 30 pays et les peuples qui vont avec soient d’accord au même moment sur la direction a prendre ? ce n’est pas la première fois dans l’histoire qu’il y a une tentative de monter une Europe fictive,basée sur la géographie et qu’on nous promet monts et merveilles,il y a eu aussi des guerres pour le tenter. ça n’a jamais fonctionné,c’est qu’il doit bien y avoir une raison. je me répète,mais un portugais dans la campagne autour de lagos sera toujours plus proche,culturellement,sociologiquement parlant,d’un marocain que d’un finlandais ou d’un lituanien. de plus,la gabegie absolument folle que constitue l’euro ,qui n’est rien d’autre que le mark allemand déguisé sous un nom plus universaliste,est en train,en partie, d’atomiser notre tissu industriel par sa sur-évaluation,et tout ça pour les rentiers de toute l’europe,pendant que le peuple se la prend jusqu’au coude. sans compter cette politique européenne d’auberge espagnole commerciale et financière,ou tout est ouvert au 4 vents,avec tous les abus que cela entraîne,avec des gens payés 30 ou 40 dollars par mois a l’autre bout du monde,pour bosser 90 heures par semaine,7/7 jours,a faire des t-shirt ou des casquettes revendus ici a prix d’or et tout ça avec une tarification douanière favorisant les produits venant de ces pays,les banquiers et financiers qui avec une arrogance stupéfiante,font circuler des milliards par jour sans payer un fifrelin de taxes. je tiens a préciser que je ne suis absolument pas nationaliste,mais quant il y a des dysfonctionnements volontaires,des directives ou articles de traités iniques et ourdis de longues dates,on comprend qu’il est impossible de changer sans sortir avant. l’armature europeenne est comme ça et j’en suis le premier désolé.


                            • gpl007 21 juin 2012 14:48

                              "Depuis 1960, seuls 13 pays ont réussi ce saut vers les pays développés. Et même en réalité 10 seulement si on retire 3 micro-pays qui constituent des anomalies statistiques (Guinée équatoriale, Puerto Rico, Ile Maurice)"

                              Vous avez vu ou que la Guinée Equatoriale est un pays développé ?
                              Vous y avez été peut être ? Moi si et je peux vous assurer que si la Guinée Equatoriale est un pays développé, l’europe a des colonies sur Mars et Vénus voir même sur Proxima Centauris...

                              Ceci dit sans aucune animosité envers les Guinéens qui sont bien à la peine avec les raclures au pouvoir qu’il trainent depuis des décennies.


                              • Sauvons l'Europe Sauvons l’Europe 21 juin 2012 14:59

                                D’où ma formulation : en réalité 10 seulement, car il faut retirer des micro pays qui sont une anomalie statistique, dont la Guinée équatoriale. Peu de population + grosses source de matière première égale gros PIB/hab. Mais effectivement dans un tel cas ça ne veut rien dire. Nous sommes d’accord, et c’est écrit noir sur blanc dans l’article.


                              • hunter hunter 21 juin 2012 15:17

                                @ Sauvons l’europe : j’aimerai vous signaler que nous n’avons pas élevé les noirs de Bigorre ensemble, aussi je vous prierais de bien vouloir vous en tenir à un strict vouvoiement lorsque vous vous adressez à moi : je ne suis pas votre « pote », ni un membre de votre famille !

                                Sachez rester à votre place merci

                                pour votre info :

                                http://fr.images.search.yahoo.com/images/view ;_ylt=A0PDodcuHuNPbT8AZwNlAQx. ;_ylu=X3oDMTBlMTQ4cGxyBHNlYwNzcgRzbGsDaW1n?back=http%3A%2F%2Ffr.images.search.yahoo.com%2Fsear

                                H/

                                PS :j’ai voté à vos fameuses élections, mais traditionnellement je vote pour de petites listes indépendantes, qui ont rarement d’élus, puisque les larbins votants, à votre image, votent toujours pour les puissants !


                                • Sauvons l'Europe Sauvons l’Europe 21 juin 2012 15:53

                                  Pardonnez-moi, j’oubliais que nous sommes des larbins, je me suis oublié. C’est dommage que vous soyez seuls à voter pour ces petites listes sans élus. Si tous les hommes et les femmes du monde voulaient bien vous rejoindre dans vos choix, alors leurs choix à eux deviendraient enfin démocratiques.


                                • mortelune mortelune 21 juin 2012 22:52

                                  L’europe a été construite de telle façon qu’elle sert de terrain de chasse aux spéculateurs. J’avoue mal comprendre les gardes chasses qui tentent de rassurer le gibier et qui sollicitent les survivants à aider ceux qui prennent du plomb.

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