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Accueil du site > Actualités > Politique > Le MoDem, un Mouvement vraiment démocrate ?

Le MoDem, un Mouvement vraiment démocrate ?

Annoncé comme le parti de l’innovation démocratique, le Mouvement Démocrate est cinq mois après surnommé le MoNoDem. En témoigne, après l’addition d’auto-désignations, la commission électorale réunie jeudi soir dernier en catimini, et en dehors de toute règle statutaire, pour investir les candidats. La fronde lancé à Lyon, puis sur toute la France, par le rassemblement militant Génération Démocrate qui a créé un véritable « buzz » en exigeant des pratiques transparentes et démocratiques dans la désignation des candidats aux prochaines élections, fera-t-elle changer la donne à cette extraordinaire contradiction politique ?

Rappel des faits d’un accouchement qui s’annonce difficile.

Le 24 mai 2007, au lendemain des élections présidentielles où il a atteint un score sans précédent, François Bayrou annonce la création d’un nouveau parti, le Mouvement Démocrate.

Cette annonce est publique, devant une foule compacte réunie au Zénith de Paris.

Le discours est effectivement empreint d’innovation, de créativité et de fraîcheur : ne plus se positionner sur l’échiquier politique (ni gauche ni droite ni centre) mais représenter l’échiquier lui-même, proposer et promouvoir une génération politique nouvelle, inventer de nouvelles pratiques, l’éthique et la vérité au centre de tout, retrouver l’enracinement intellectuel de l’action politique... Et surtout, en souveraineté, la démocratie comme idéologie.

Immédiatement ces intentions emportent une large ferveur, les dizaines de milliers d’adhérents qui ont rejoint le MoDem s’organisent en réseau, via essentiellement internet, pour mettre en action le discours de François Bayrou.

Partout des groupes se forment dans un bouillonnement intellectuel : anciens Vert, PC, PS, UMP, actuels UDF ou simples nouveaux militants, main dans la main pour créer ici une charte des valeurs, là une organisation avant-gardiste fait de bottom-up ou autre magma, encore ici une charte éthique, etc. Et toujours la démocratie comme précepte.

Et puis...

Viennent les premiers problèmes, que l’on nomme en entreprise, la réticence au changement. Au MoDem, on dit le canal historique, la vieille garde UDF qui n’a pas rejoint le Nouveau Centre, et qui voit d’un mauvais œil et pour plusieurs raisons cette nouvelle génération pleine de fougue arriver.

Le débat sur l’opportunité ou non d’un parti confédéral est alors né.

Et puis... Seignosse !

Un mot peut résumer cette université d’été : hyper-contradiction.

Alors qu’une synthèse de 700 contributions présentée le dernier soir provoque à nouveau l’approbation et l’enthousiasme général, les militants disent percevoir des dirigeants une dissonance entre les intentions et les actes.

En effet, derrière la volonté d’ouverture et d’union, les élus parmi les principaux encore restants sont conspués en public.

Le parti est toujours dirigé par un cercle très restreint qui semble agir et décider seul. On se demande alors comment le style régalien peut se fondre dans un mouvement se voulant être démocratiquement exemplaire.

Durant le grand débat du samedi soir, pas un mot concret de François Bayrou sur la fameuse synthèse, sur l’énergie exprimée par les militants et sur les voix dissonantes qui s’élèvent de plus en plus.

Un goût amer s’est incrusté chez beaucoup de militants durant le forum, celui d’une désynchronisation entre le son et l’image.

Et puis...

Des protestations naissent parmi les militants ou sympathisants. François Bayou est peut-être pour la première fois bousculé. La note de Thierry Crouzet (ici-même ou sur son blog), non-adhérent et simple invité à Seignosse, résume parfaitement cet état d’esprit.

Et puis...

L’heure des auto-désignations aux élections municipales est arrivée. On connaissait le cas de Marielle de Sarnez à Paris, cristallisant déjà beaucoup de mécontentement.

Vient ensuite celui de Michel Mercier, président du Conseil général du Rhône et chef de fil des centristes au Sénat. Et donc candidat auto-proclamé à la mairie de Lyon.

La réaction très négative des militants est amplifiée par le numéro de charme effectué de ces deux « candidats » devant la majorité actuelle.

Marielle de Sarnez, voyant un refus par anticipation de Bertrand Delanoë pour une éventuelle alliance (qui n’en a franchement pas besoin pour gagner), se rapproche, à l’étonnement de tous, de Françoise de Panafieu. Rappelons que les voix parisiennes qui se sont portées sur François Bayrou au premier tour de la présidentielle ont largement profité à Ségolène Royal au second tour.

Inutile également de préciser que ce rapprochement n’a jamais fait l’objet ni de consultation ni de débat auprès des militants.

Michel Mercier prône lui rien de moins qu’un rapprochement François Bayrou-Nicolas Sarkozy ! Il faut dire qu’il est annoncé au gouvernement en janvier et qu’il existe localement grâce aux voix UMP.

Bref, le temps de l’éthique, de la vérité, des nouvelles pratiques politiques, des changements de génération est déjà loin.

Et puis...

Le coup de grâce ! Jeudi soir, se sont réunis plusieurs cadres de l’UDF et du MoDem dans le cadre d’une commission électorale pour, à quelques-uns, investir 41 candidats.

La composition de cette commission est pour le moins cocasse : la présence de J. Arthuis (anti-MoDem), M. Mercier, F. Bayrou et Marielle de Sarnez démontre qu’il s’agit d’une commission UDF, mais dans ce cas-là où est D. Bariani et que font ici C. Lepage et J,-L. Benhalias ? Nous sommes alors peut-être dans une commission MoDem ? Sauf que le parti n’a pas encore de statut pour la simple raison qu’il n’existe pas encore...

Ce fonctionnement curieux, sans rappeler une certaine proximité soviétique, est donc prévu en dehors de tout cadre statutaire. Nous sommes dans le simple fait du prince.

Cette commission se réunira, de plus, toutes les semaines pour poursuivre son travail.

A ce moment précis, c’est la démocratie tant vantée qui semble oubliée !

Et puis...

La fronde des militants. A Lyon, un rassemblement militant, nommé Génération Démocrate, entend déjouer ce jeu un peu trop facile.

A partir d’une lettre ouverte à Michel Mercier qui a circulé dans la blogosphère démocrate et dans différents médias, Génération Démocrate a réveillé les consciences et sonné la protestation si bien que François Bayrou réserve finalement sa décision sur l’investiture lyonnaise et annonce un déplacement dans la ville.

Le mouvement s’est propagé, c’est Paris qui emboîte le pas, puis Lille, pour finalement devenir une action nationale. L’ampleur est à la mesure du malaise ressenti.

Génération Démocrate entend d’une part exiger une désignation démocratique des candidats, mais également garantir l’identité et les premiers principes du MoDem. Mettre enfin en action, comme l’a demandé François Bayrou, les raisons qui ont poussé tous ces citoyens au rassemblement.

Une revendication qui semble finalement tellement évidente pour un mouvement démocrate qu’elle est presque étonnante.


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49 réactions à cet article    


  • LE CHAT LE CHAT 16 octobre 2007 14:02

    Le modem ressemble de plus en plus à un panier de crabes où les plus anciens jouent des pinces pour garder leur place et empêcher tout renouvellement de génération politique ! j’ai eu ce sentiment en assistant comme témoin au premier rassemblement modem dans les Bdr ,les anciennes gloires de l’udf locale bataillaient ferme pour rester en tête de gondole ! finalement , des politiciens comme les autres ! smiley


    • CedricA CedricA 16 octobre 2007 14:30

      Je suis chagrin de voir le plaisir masochiste dans lequel se complaisent certaine personnes comme l’auteur. Un peu comme une amoureuse jalouse qui à force de se convaincre du pire finit par le faire arriver.

      J’en ai déjà parlé par ailleurs http://www.cedric-augustin.eu/index.php?2007/10/01/353 et je voudrais compléter, car il faudrait être un peu réaliste :

      * Il est impossible de faire fonctionner une structure humaine avec toutes ses composantes si l’on ne délègue pas un tant soi peu. Pour ce faire il faut une organisation et des règles de délégation de pouvoir (par le vote), en résumé des statuts.

      * Ce qui n’ont pas l’expérience d’un parti politique devraient faire un tout petit peu confiance en ceux qui en ont. Les opportunistes, magouilleurs, j’en foutre, fouteurs de merde... sont légions et sans l’usure du temps, il est difficile de les identifier. Un système non démocrate comme le fonctionnement actuel du MoDem a pour vocation de protéger la structure en attendant qu’elle s’organise et puisse se protéger toute seule, lorsque les règles seront en place. Un peu de patience (ce qui n’empêche pas d’être vigilant).

      * Un vrai système démocratique ne se décrète pas il se bâtit. Sauf qu’il faut agir pour les municipales. Demandez de la transparence, de la communication, mais de grâce, cessez de demander des choses qu’un parti sans moyen et sans organisation n’est pas en mesure de donner (primaires partout, réunions sans locaux et sans financement, courrier sans personnel...). Parce que l’auteur pense Lyon, alors qu’il faut pensez toute la France et ses milliers de communes.

      La demande de primaire est une belle idée, mais aussi une consommation d’énergie considérable, à utiliser donc avec parcimonie. D’autant que qui organise, avec quel moyen et selon quelles règles ?

      Garantir les principes du MoDem est charmant, mais quels sont-ils ? Le programme de Bayrou à la présidentiel, les chartes discutées sur le net, celle de Bayrou ? Qui fait autorité pour choisir ?

      Non le MoDem n’est pas encore démocratique, mais il le sera. Laissez lui une chance.


      • Benjamin Sauzay 16 octobre 2007 14:52

        @Cedric

        Au risque de te surprendre, je suis absolument d’accord avec toi. Seulement voilà, aujourd’hui le MoDem doit son existence et sa chance au nombre incroyable d’adhérents qui l’ont rejoint (UDF compris). Des adhérents volontaires, créatifs, « qui en veulent » et qui ont surtout un immense espoir avec ce parti. Le MoDem a cette responsabilité.

        Qu’adviendrait-il si cette force était rapidement déçu et se détournait du mouvement ? Le MoDem serait une coquille quasi-vide, un concept, point.

        Or, depuis plusieurs mois, on additionne les signes négatifs (que je résume dans l’article) jusqu’à commencer à franchement faire douter les militants.

        Ce que je veux dire en fait : oui le MoDem n’existe pas, oui il n’a donc pas d’organisation, de statuts, oui tout ce que tu dis est vrai. Alors, on le sait bien, dans cette phase là, ce qui compte ce sont les symboles. Et pour le moment les symboles envoyés ne sont pas encourageants. Aucune explication, aucune écoute, aucun débat. Là est l’erreur importante de la direction. Une sorte de dissonance préoccupante.


      • Tassie 17 octobre 2007 21:46

        Excellent message Cédric. Et je te rassure : le Modem se bâtit au local et démocratiquement ! Je suis du MoDem Clichy (92) et je suis fière de notre organisation, tous bénévoles nous oeuvrons au quotidien comme tu le décris -avec peu de moyens et en construisant nous-mêmes notre structure- avec une tête de liste « élue » pour réaliser notre rêve commun malgré nos convictions et sensibilités politiques différentes et ne nous contentons pas de débiter des messages destructifs. Merci de ton soutien !


      • Voltaire Voltaire 16 octobre 2007 16:02

        L’auteur fait preuve soit d’une étonnante naïveté, soit d’un bel élan d’autodestruction.

        Résumons les faits :

        - le MoDem ne possède pas encore de structures ou de statuts officiels, qui ne seront établis qu’après son congrès fondateur.

        - les élections municipales et cantonales ont lieu mi-mars 2008

        - Le PS a officiellement refusé toute idée d’alliance avec le MoDem

        - François Bayrou a creé une commission d’investiture ad hoc composés d’anciens UDF et de nouveaux MoDem ; cette commission a déjà désigné un certain nombre de têtes de liste (principalement des maires UDF sortants et des candidats MoDem aux législatives)

        - certains anciens responsables de l’UDF qui ont suivit Bayrou ont entamé des discussions informelles au niveau local avec des responsables UMP, d’autre (plus rare étant donné la position officielle du PS) avec le PS.

        - des adhérents MoDem ont créé des structures parallèles pour réclamer le droit de choisir leurs candidats, se réclamant de principes généraux de démocratie en l’absence de statuts.

        Examinons tout d’abord l’hypothèse de la naïveté :

        L’auteur n’a sans doute jamais participé à un combat électoral comme candidat. Peut-être pense t-il qu’une campagne électorale peut se préparer en 3 mois... Peut-être pense t-il qu’avoir des élus est sans importance, et que l’essentiel est d’avoir des candidats estampillés MoDem. Il ne lui est donc pas venu à l’idée que, peut-être, c’est à la demande de ses militants que Bayrou a été obligé d’accélérer la cadence, pour que les têtes de listes puissent commencer à se faire connaître et faire campagne. Peut-être considère t-il le modèle des Verts comme parti idéal, d’une parfaite efficacité électorale, duquel il faut s’inspirer. Peut-être pense t-il que le MoDem a déjà trop d’élus, qu’il vaut mieux se passer de ce qui restent au profit de nouveaux adhérents enthousiates et inconnus des électeurs. Peut-être ne connait-il pas bien le système électoral pour les élections municipales, qui accorde à la liste arrivée en tête la moitié des élus plus un pourcentage du restant au prorata de son score. Peut-être ignore t-il que ces élus sont et nomment des grands électeurs qui élisent les sénateurs. Peut-être considère t-il que les nouveaux adhérents du MoDem sont plus sages, plus informés, plus légitimes que les reponsables de leur parti pour désigner les meilleurs candidats. Peut-être...

        Examinons la second hypothèse de l’autodestruction :

        Le MoDem est le second parti le plus populaire de France, derrière l’UMP mais loin devant le PS, mais aussi le parti le plus récent et donc le plus fragile.

        François Bayrou demeure l’un des responsables politiques français les plus appréciés, mais tous ses cadres ont désertés.

        L’UDF-MoDem a perdu la majorité de ses élus nationaux au profit du nouveau centre. Le destins des élus locaux dépend des villes ; s’il ne fait guère de doute que le MoDem présentera des candidats partout pour les cantonales (avec de faibles chances de succès), des listes MoDem au premier tour ne sont susceptibles d’avoir de l’influence et des élus que dans les villes déjà UDF ou dans les villes où gauche et droite sont au coude à coude (une fusion au second tour permettant de faire basculer lélection). Dans les autres villes, des listes autonomes condamnent le MoDem à un nombre très réduit de sièges dans l’opposition.

        Dans ce cadre, on peut se demander si l’objectif de ces revendications « démocratiques » n’est pas de fragiliser le MoDem afin de l’empêcher de négocier des accords avantageux, et donc de maintenir le nombre de ses élus. Si de nombreux élus locaux, PS ou UMP, ont ainsi tout intérêt à passer des accords avec le MoDem pour faciliter leur élection, il n’en va pas de même au siège de ces partis : le MoDem constitue en effet une menace sérieuse s’il parvient à se structurer et conserver des élus locaux. Ce sont ces mêmes élus locaux qui constituent le vivier de candidats pour les élections futures, des voies pour les élections sénatoriales, et, pour certains, des signatures pour l’élection présidentielle. UMP et PS ont donc tout intérêt à empêcher le MoDem d’obtenir des élus : la tactique a bien fonctionné lors des législatives, il suffit de la poursuivre lors des élections locales.

        En provoquant une agitation et des divisions internes au MoDem alors que ce parti n’est pas encore structuré, en limitant les marges de négociations de ses responsables pour obtenir le maximum d’élus possibles, en jettant le discrédit sur les rares responsables politiques encore présents au MoDem, certains nouveaux adhérents du MoDem, consciemment ou non, scient la branche sur laquelle ils sont assis.

        Si cela est involontaire, l’exemple des Verts devrait leur ouvrir les yeux. Si c’est volontaire, il sera intéressant de suivre cette manoeuvre de destabilisation interne pour voir son efficacité.


        • aliciabx 16 octobre 2007 17:39

          Voltaire, quand vos pairs et vous aurez-vous fini ces démonstrations propagandistes et démago qui desservent le Mo Dem ? Veuillez excuser mon « envolée », Voltaire, mais elle était nécessaire.


        • Barbathoustra Barbathoustra 16 octobre 2007 23:54

          Voltaire ; ce philosophe, accessoirement marchand d’armes et d’esclaves serait’il au modem s’il était encore vivant. J’en doute.


        • Tassie 17 octobre 2007 21:58

          Desservir ? Tu n’as rien compris...


        • ciboulette ciboulette 16 octobre 2007 18:03

          Je me joins à l’envolée d’alicia. Franchement, faut arrêter le bourrage de crâne.


          • cara 16 octobre 2007 18:18

            Le message de Voltaire est tout sauf du bourrage de crâne : il expose la réalité du jeu politique avec lucidité et pragmatisme. Les faits, rien que les faits. Evidemment les faits sont têtus et ce n’est pas glamour... Si « faire de la politique autrement » consiste à saborder un mouvement à peine constitué au nom de vieux fantasmes libertaires d’arrière-salles de bistrot, le MoDem est mal barré.

            Qui veut faire l’ange fait la bête.


          • herbe herbe 16 octobre 2007 20:36

            désolé pour le hors sujet. Mais c’est juste pour saluer ciboulette « fine herbe » ?

            herbe peut-être pas assez fin sur ce commentaire smiley


          • Tassie 17 octobre 2007 22:00

            Je crois que certaines personnes ne comprennent pas très bien ce qu’elles lisent ! Heureusement, il y en a d’autres qui pigent !


          • moebius 16 octobre 2007 21:27

            ..que le modem ne soit pas encore structuré là évidemment est le probléme. Quand il le sera ses problémes disparaitront et c’est une évidence plus forte encore. Je ris...


            • vivelecentre 16 octobre 2007 21:34

              sur l’aspect democratique du modem, a chaque fois que j’ai lançé le sujet du vote à main levée qui a initié la creation du modem apres les elections presidentielles, les militants modem ont soigneusement botté en touche....

              significatif !

              Voltaire dit :

              « Le MoDem est le second parti le plus populaire de France »"

              aH bon ? d’où tient il cela ?

              «  »« François Bayrou demeure l’un des responsables politiques français les plus appréciés »"

              Même remarque Rajoutons qu’il est surtout apprecié de ses soutiens/militant mais aussi d’une bonne parti de la gauche qui apprecie son opposition et ses tirs à boulets rouges contre la droite

              Merci a lui de faire le sale boulot , mais cela ne suffira pas forcement pour que la gauche vote pour lui...

              Par contre, il a aussi une cote negative elevée En effet pour l’electorat de droite et centre droit il est clairement un traitre, quelqu’un qui crache dans la soupe qui la nourrit pendant 25 ans

              Voltaire rajoute :«  »Peut-être pense t-il qu’une campagne électorale peut se préparer en 3 mois...«  »"

              il a raison à l’udf /modem , par exemple , l’election legislative s’est preparé en 3 jrs !! apres et en fonction des resuiltats du premier tour des presidentielles !!

              On a vu le resultat....

              Plus serieusement, le modem est par trop heteroclite, la synthese sera impossible et cela ne pourra que ressembler à certain partis politiques qui se sont toujours dechirés sur les tendances opposés comme par exemple les verts..

              ce rasssemblement est celui des deçus du ps, de verts en desesperance, de conservateurs udf restés fideles à Bayrou, de seduit par les discours musclés à la Le pen (apartheid droite gauche, holocausme politique, mur de berlin, rejet de l’umps , entrer en resistance etc etc)

              Cela vient egalement d’une terrible meprise

              En effet , le succes de Bayrou etait plus du au rejet des candidats caricaturés comme trop evident, le candidat du ps et le candidat de l’ump, à la campagne de diabolisation de Sarkosy et le manque de credibilité( a tors ou à raison) de la candidate socialiste

              cette situation exceptionnelle, favorable à l’emergence d’une solution alternative a donné l’illusion que Bayrou pouvait creer quelque chose bien qu’il ne l’ai jamais demontré

              Pas etonnant maintenant que la mayonnaise ait du mal à prendre


              • Voltaire Voltaire 17 octobre 2007 09:20

                La popularité des partis politique comme celle des principaux responsables politiques est mesurée tous les mois dans le sondage TNS-Sofres pour le Figaro. Il suffit de vous y rapporter.

                Pour le reste, vous êtes libres de vos commentaires, mais, pour répondre à d’autres intervenants, je pense que vous faites une erreur fondamentale. Je n’ai pas l’impression que la popularité du MoDem ou de Bayrou repose sur un simple rejet des autres partis. Depuis la prise de pouvoir de Nicolas Sarkozy à l’UMP et l’absence de réforme du PS, il existe trois visions politiques assez claires ne France :

                - celle de N. Sarkozy, basée sur le modèle libéral anglo-saxon (républicain) américain (qui privilégie l’individualisme) (le modèle plus gaulliste défendu par de Villepin est actuellement très minoritaire)

                - celui de F. Bayrou, basé sur le modèle démocrate à l’européenne

                - celui du PS, encore un peu floue en l’absence de réforme, mais basé sur le modèle interventioniste de l’Etat à la Française, type années 80.

                Il me semble que l’adhésion à F. Bayrou, au delà de sa personalité, est largement liée à l’adhésion à son modèle de société. Quant à la cuisine interne, elle est pour moi assez peu importante, mais je trouve assez comique et très française cette propension à saborder une idée qui marche, come l’on si bien fait les Verts.


              • Tassie 17 octobre 2007 22:05

                Pas étonnant que la mayonnaise ait du mal à prendre si elle est composée d’huiles de qualité médiocre... C’est quoi ton label ? Pas de la 1ère pression !


              • Tassie 17 octobre 2007 22:07

                C’était pour répondre à vivelecentre...


              • Héloïm Sinclair 16 octobre 2007 21:35

                Merci pour cet article. N’en déplaise à voltaire, on ne peut porter l’étiquette Démocrate et s’assoir sur la démocratie en intenre. Ce qui se passe au MoDem en ce moment, s’approche d’un hold-up démocratique. Un hold-up de bonne foi me direz-vous (réalité chère à Voltaire), mais un hold-up tout de même, dans une collégialité pour arbitrages obscures.

                L’absence quasisiment totale d’influence de l’avis des adhérents locaux sur le choix des investitures, ce n’est pas un modèle de démocratie, loin s’en faut.

                A Marseille, nous en serions à faire un sondage de popularité auprès des habitants, pour désigner le candidat. Est-ce là le logiciel MoDem, un gage de démocratie que de céder à la dictature des sondages locaux ?

                Je n’y vois malheureusement aucune cohérence, avec un parti qui voudrait conjuguer principes et valeurs démocratiques.

                Ce qui est désolant, l’UMP étant attaché au sauveur du 6 mai, le PS à la dérive, ne restait que le MoDem pour imprimer un renouveau.

                Cordialement, HS


                • moebius 16 octobre 2007 21:59

                  ..j’ai quand meme le sentiment que beaucoup d’électeurs refusent ce « jeu politique » et que c’est meme ce refus qui fait le succes de ce parti pas encore « structuré ». Mais qu’en sera t’il lorsqu’il le sera, deviendra t’il aussi ingérable que le parti des verts ?


                  • moebius 16 octobre 2007 22:01

                    ..c’était pour répondre a cara


                  • Pelletier Jean Pelletier Jean 16 octobre 2007 23:01

                    @Benjamin,

                    Ce n’est pas d’un revers de la main ou en quelques mois que l’on transforme radicalement le paysage politique. Les erreurs et les absences du parti socialiste ont favorisé un espace pour François Bayrou, mais pour autant on ne fonde un nouveau mouvement politique en agrégeant des déçus de toute part. L’élan optimisme que « tout serait possible » passé, les mauvais plis des centristes que l’on connait bien dans l’histoire politique française reprennent le dessus. En son temps, mais tu étais trop jeune JJSS (Jean jacques Servan Sreiber)a créé la même illusion qui ne fut qu’un feu de paille.

                    Le Modem n’a pas d’avenir, parce qu’il n’a pas au final plus de discours politique que le PS présentement, mais le PS a lui une histoire et une tradition qui lui feront surmonter ses difficultés présentes.

                    bien à toi, collègue rédacteur d’Agoravox.

                    Jean Pelletier


                    • Manuel de Survie Manuel de Survie 16 octobre 2007 23:12

                      On reconnaît chez Voltaire les rengaines éculées qui ont servi, depuis des mois, à contourner toute épreuve démocratique, à se dérober à toute négociation franche, et à garder un contrôle sans partage sur la constitution du Mouvement Démocrate.

                      Tentatives pitoyables de maladresse et de naïveté, vouées à l’échec, dès le départ. Elles se fondaient sur une méconnaissance profonde des intérêts en jeu.

                      Examinons de plus près les arguments de Voltaire.

                      « Il [Benjamin Sauzay] ne lui est donc pas venu à l’idée que, peut-être, c’est à la demande de ses militants que Bayrou a été obligé d’accélérer la cadence, pour que les têtes de listes puissent commencer à se faire connaître et faire campagne ».

                      Tiens, comme c’est étrange ! Bayrou est comme Benjamin Sauzay ! Il ignore l’urgence des investitures. Il croit qu’on peut faire campagne « en trois mois ». Et il faut que « ses » militants l’obligent à accélérer ! « Ses » militants ?

                      Quel état de décomposition organisationnel faut-il supposer pour expliquer que « ses » militants n’aient pas prévu un Congrès constitutif tenu suffisamment tôt pour investir des candidats aux municipales dans les règles ? Quel état de panique faut-il supposer pour le calendrier s’improvise comme sous la pression des événements, quand les échéances sont connues depuis six mois ? Passons.

                      Les Verts, maintenant. « Quand j’entends parler de démocratie, je sors mon épouvantail Vert ». Mais alors, Voltaire, pourquoi s’appeler Mouvement Démocrate, si vous y voyez une allusion au fonctionnement interne des Verts ? Il n’y aurait pas d’alternative ? Une alternative démocratique, qui serait à la fois « juste et efficace » ? Non ? Trop naïf ? Vous croyez pouvoir tout miser sur le populisme, la confiance envers Bayrou ? Erreur, Voltaire, la démocratie, ce n’est pas forcément le bordel. C’est même tout le contraire, en l’occurrence.

                      Les élus de l’UDF, maintenant. L’argument est meilleur. Oui, selon moi, nous avons souvent besoin des élus UDF, pour mener des listes, et faire élire de nouveaux adhérents dans leur sillage. Pourquoi nous prendre pour des imbéciles, au point qu’il est inconcevable pour vous de nous le faire comprendre ? Nous savons bien qu’une part du jeu doit se jouer classiquement. Mais souvenons-nous des erreurs grossières commises à l’occasion des investitures aux législatives, et des résultats très décevants qu’elles ont engendrés. Là encore, l’incompétence est éclatante. Combien de fois croyez-vous pouvoir nous refaire le coup du pragmatisme, en échouant misérablement à chaque fois ? Les primaires sont aujourd’hui le seul moyen de ne pas persister dans l’erreur.

                      J’en viens au dernier point. Voltaire suppose que des primaires auraient forcément pour conséquence de priver les candidats de leur liberté d’action, en particulier en matière d’alliance. Pourquoi ? D’où lui vient cette idée ? C’est exactement le contraire. Les alliances ne seront comprises et suivies que si elles passent par un processus d’investiture légitime. Agiter l’épouvantail d’une « manoeuvre de destabilisation interne » est un procédé grossier, qui laisse entrevoir à quel point on spécule sur notre naïveté, en même temps qu’on nous la reproche.

                      L’UDF, en tentant de prolonger son contrôle sur le MoDem, a provoqué une crise grave qui lui coûtera bien davantage que ce qu’elle n’a pas voulu risquer. Il est encore temps, Voltaire, de réévaluer la situation.

                      Au fait. Dimanche dernier, plus de trois millions d’Italiens ont participé aux primaires qui élisaient les délégués à la Constituante du Parti Démocrate. Vous ne voyez rien de mieux à faire, pendant ce temps, que de creuser la tombe du MoDem ?


                      • Pelletier Jean Pelletier Jean 16 octobre 2007 23:18

                        @Manuel de survie,

                        c’est vrai une fois de plus les italiens nous donnent l’exemple et on ne peut pas dire que les médias français se soit fait franchement l’écho de cette belle leçon de démocratie qui a porté le maire de Rome M. Veltroni au poste de secrétaire général du parti de la gauche italienne.


                      • Voltaire Voltaire 17 octobre 2007 09:35

                        Je ne répondai pas à vos commentaires en détail ; je m’efforce de faire une analyse la plus objective possible des faits, dans un ton assez caustique qui je le comprends peut êre assez irritant. La vérité est souvent désagréable, mais je ne cherche pas à plaire ou à être élu...

                        Je ne reviendrai donc que sur l’histoire des primaires à l’italienne. Sur le fond, cela me semble un assez bon système : si les démocrates organisaient une primaire vers 2010 entre DSK, Bayrou, voire même Vilepin, pourquoi pas...

                        Mais vous aurez remarqué je l’espère que cette primaire ne se déroule pas 4 mois avant les élections ! L’expérience de la primaire socialiste, où la candidate finalement retenue 6 mois avant l’élection n’a jamais pu rassembler son camp devrait vous faire un peu réflêchir.

                        Je ne suis certainement pas un afficionado de Mr Bayrou, et j’ai toujours été très partisan de la démocratie dans les partis politiques. Mais il faut un minimum de réalisme : à quelques mois des élections, avec un parti non structuré, Bayrou et le MoDem n’avait aucune autre solution que de désigner le plus vite possible des têtes de liste s’ils voulaient avoir une chance de peser sur ces élections, en évitant toute bagarre interne qui disperserait les énergies.

                        Pour le reste, je vous renvoie effectivement aux Verts : un très bel idéal démocratique, et un cauchemard dans la réalité. A vous de choisir...


                      • Manuel de Survie Manuel de Survie 17 octobre 2007 10:29

                        Les primaires organisées en Italie dimanche dernier n’ont pas investi des candidats à une élection. Elles ont désigné des délégués à une Constituante dont la mission est de fonder le Parti Démocrate, tout en lui donnant une structure provisoire.

                        Face à cet exemple, agiter l’épouvantail poussif des Verts ne peut tromper personne. Décréter l’état d’alerte électoral pas davantage.

                        Il n’y a aucune espèce de contradiction entre démocratie et réalisme. Il y a en revanche des affinités très visibles entre l’idéalisme affiché par Bayrou et sa conduite hésitante, molle, et floue du Mouvement.


                      • Manuel de Survie Manuel de Survie 17 octobre 2007 14:34

                        Les Italiens devaient être exemplaires. Ils n’avaient pas le choix. Le processus était négocié entre fondateurs, et devait rallier des associations au passage. Ou bien chaque étape vers la constitution du Parti Démocrate était définie (assez méticuleusement, à vrai dire) dès le départ, ou bien ils risquaient fort de ne pas être au complet à l’arrivée.

                        En France, pour l’UDF, la tentation était forte, au contraire, d’avancer le plus loin possible sans rien négocier. C’est ce qui a été fait. La crise que cela engendre aujourd’hui devrait nous contraindre à revoir le processus de fusion.

                        Le « participatif » n’a aucun sens, tant qu’une trame de représentation démocratique ne le soutient pas. Or cette trame manque cruellement. A l’UDF, peut-être pas, mais au MoDem, à coup sûr.

                        Je compte beaucoup sur la droite de l’UDF et sur la gauche du MoDem pour imposer ensemble une transition confédérale, contre le populisme fusionnel sur lequel Bayrou semble vouloir tout miser.

                        D’ici quinze jours, cette solution devrait commencer à se faire jour. Il y aura donc une alternative sérieuse à la fusion, lors du congrès de Villepinte, fin novembre.


                      • bernard29 candidat 007 17 octobre 2007 00:18

                        savez-vous si Bayrou sera candidat aux législatives à pau ou ailleurs ? merci.

                        je pose cette question car j’ai écouté l’audition de Bayrou devant le comité Balladur de revision des institutions, et, à la question de la fin du cumul des mandats pour les députés, qu’il défendait lors de la présidentielle, il n’a pas été clair, c’est le moins que l’on puisse dire. De fait, il a expliqué qu’en effet il était pour le mandat unique lors de la campagne, mais puisque Sarko avait gagné, il se rangeait à son avis. Et que donc cette question n’avait plus d’importance pour lui.

                        Vous pouvez voir cette audition sur le site du comité constitutionnel ; http://www.comite-constitutionnel.fr/auditions/?id=22&page=3


                        • Atlantis Atlantis 17 octobre 2007 01:32

                          Le plus pitoyable dans tout ça, c’est qu’il faut aller chercher l’information tellement ils aiment cacher ça en tête de modem. Ils a-d-o-r-e-n-t le secret. Doivent pas avoir compris le but d’une démocratie ...

                          Ma carte de modem est passé à la poubelle. Ecran de fumée, jolie présentation, discours séducteurs, basés sur des idées piquées sur le net mais qui ne représentent en rien ces valeurs. Pas grave finalement, je continuerai à ne pas voter et tout continuera comme avant, avec les mêmes acharnés shootés au pouvoir. La place doit être confortable ça c’est sûr.


                          • Lucrezia 17 octobre 2007 08:22

                            MODEM : Un parti de « novices » inconcients à la Solde de BAYROU qui ne veut comme tout candidat légitime à des hautes fonctions que le POUVOIR pou le POUVOIR !


                            • moebius 17 octobre 2007 09:19

                              Un démocrate « modéré »...j’ai voté Bayrou au premier tour des présidentiels..on ne m’y reprendra plus. Transparence ? le modem ne visent qu’a soutenir Bayrou à la présidentielle. A défaut d’idées qui lui soient réellement propres c’est là sa seule ambition


                              • moebius 17 octobre 2007 09:19

                                Un démocrate « modéré »...j’ai voté Bayrou au premier tour des présidentiels..on ne m’y reprendra plus. Transparence ? le modem ne visent qu’a soutenir Bayrou à la présidentielle. A défaut d’idées qui lui soient réellement propres c’est là sa seule ambition


                                • moebius 17 octobre 2007 09:20

                                  ..toujours ce doublon ...sorry


                                • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 17 octobre 2007 10:32

                                  Le fait indiscutable est que toute alliance avec l’UMP de NS est une alliance mortelle pour quiconque croit pouvoir en profiter pour maintenir son autonomie politique. Le mode de fonctionnement de ce parti et qui plus est celui de NS qui vise à neutraliser ou à absorber tout contre-pouvoir, y compris au niveau de la presse et des institutions de la république, l’exclut rigoureusement.

                                  Voltaire est volontairement aveugle à la réalité politique. Mais je doute que tous ceux qui, par exemple, se battent contre la loi Hortefeux , y compris F. Bayrou, le suivent dans cette attitude ; sauf à y perdre toute crédibilité..

                                  Quant aux alliances politiques, je peux dire qu’à Angers ce n’est pas le PS qui refuse le MODEM, lequel vient de décider de s’allier à l’UMP, mais le contraire, alors que la municipalité PS-centristes était depuis 1982 aux commandes de la ville à la satisfaction d’une majorité d’angevins.

                                  Le discours patelin et faussement réaliste ou faussement naïf de Voltaire est celui du nouveau centre ; pas, que je sache, du MODEM ou de F.Bayrou. À charge pour ces derniers de confirmer et de démentir mon jugement. Je constate, en tout cas, avec satisfaction que certains au MODEM, dont l’auteur de l’article, agissent pour contrer la manœuvre politicienne de Voltaire au service commandé de NS.


                                  • Voltaire Voltaire 17 octobre 2007 14:27

                                    Cher Monsieur Reboul,

                                    Vous pouvez être en désaccord avec mes analyses, mais je vous prierai de laisser au vestiaire vos allusions blessantes. Je ne suis en service commandé pour personne, et donc certainement pas pour un parti qui n’existe pas.

                                    Je pense que l’historique de mes écrits est suffisamment éloquant pour démontrer mon indépendance.


                                  • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 17 octobre 2007 15:48

                                    Vous ne pouvez pas honnêtement prôner une alliance avec l’UMP et NS sans même vous poser la question de savoir ce que représentent ceux avec qui vous prétendez vous allier et s’ils vous laissent une chance de contester une politique qui s’affirme franchement à droite, voire xénophobe, comme l’a souligné FB.

                                    Refuser de se poser cette question, c’est préparer un ralliement sans principe. Je retire le fait que vous n’êtes pas aux ordres de NS mais je sais, comme vous, que cette stratégie de phagocytage du centre, voire au delà, est celle de NS. Vous obéissez donc, sinon à NS, du moins à son plan de conquète du centre droit et du centre gauche.


                                  • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 17 octobre 2007 15:49

                                    Je retire l’affirmation que vous êtes aux ordres de NS ; avec mes excuses.


                                  • Rabelais Rabelais 17 octobre 2007 15:58

                                    @SR : c’est en effet ne peu connaitre les billets de Voltaire que le dire aux ordres de NS (que vous vous en excusiez ou non) !

                                    De plus il semble que les Démocrates puisent leur force de cette volonté des Français de changer l’archaïque jeu politique national. Et des Français, il peut y en avoir chez les anciens socialistes ou les conservateurs. Une offre poliique nouvelle rebat nécessairement les cartes.

                                    @Voltaire : vous avez raison, ne vous laissez pas marcher sur les pieds.


                                  • Voltaire Voltaire 17 octobre 2007 16:33

                                    @Mr Reboul

                                    Je vous remercie.

                                    Sur le fond, je suis d’accord avec vous sur la stratégie de Nicolas Sarkozy. Et il me semblerait sucidaire pour le MoDem de passer une alliance nationale. Mais les élections municipales sont différentes, et n’ont pas de signification politique identique aux élections législatives. De plus, le PS a clairement fermé la porte au MoDem, de façon assez brutale. Si le MoDem ne veut pas se retrouver sans élus locaux (ce qui signifierait sa mort), il doit bien trouver des alliances... Or, si il est évident que le projet de société du MoDem pour la France est très différent de celui du président de la république, rien n’empêche au niveau municipal de trouver des accords sur un projet local. A ce niveau, c’est la qualité du projet et le nombre d’élus possibles qui doit primer. Je ne connais pas la situation à Angers, mais à Paris, le maire à clairement indiqué son refus de toute alliance avec le MoDem. Comme ce dernier n’est pas en situation de gagner seul, il sera bien obligé de négocier, au premier ou au second tour, avec l’UMP. Du moment que c’est en fonction d’un projet d’avenir cohérent, cela ne me semble pas aberrent.

                                    Le MoDem va déjà se prendre une claque aux cantonales en raison du mode de scrutin, je ne pense pas que ses dirigeants soient sucidaires au point de refuser toute possibilité d’avoir des élus municipaux...

                                    Quant au PS, ne pensez-vous pas qu’il porte aussi une responsabilité dans les alliances du MoDem ?


                                  • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 17 octobre 2007 22:58

                                    Mon cher Voltaire.

                                    Ce qui me paraît incompréhensible dans votre position c’est la double affirmation que l’état central est hypertrophique en France, que son chef NS tend vers le pouvoir absolu, à savoir la fin de tout contre-pouvoirs et que l’on peut collaborer localement avec son parti.

                                    Il y a là une faute majeure de raisonnement : réduire l’hypertrophie d’un pouvoir central autoritaire suppose en effet, au contraire de ce que vous préconisez, le développement de pouvoirs locaux, communaux, et régionaux très autonomes voire, résistants au pouvoir central (comme on le voit chez les maires parrainant les sans-papiers).

                                    Or toute alliance avec l’UMP ne peut, dans les conditions d’aujourd’hui, que renforcer encore plus l’hyper-présidentialisme centraliste et autoritariste de NS et favoriser sa stratégie de conquête d’un pouvoir exorbitant et donc anti-démocratique ; la démocratie, vous en conviendrez, ne doit jamais être confondue avec une tyrannie majoritaire et le risque aujourd’hui d’une telle tyrannie est trop grand pour jouer avec le feu.

                                    Au plaisir de vous lire...


                                  • BLOG A PART 17 octobre 2007 11:03

                                    A trop recruter au PS le MoDem est devenu une pétaudières ou les militant confonde tout et rien. La démocratie n’est en rien l’autogestion.

                                    Tout le monde ne doit décider de tout, toutes ces leçons ignorées et ses pratiques d’auto-flagellation au PS sont maintenant importées au MoDem.

                                    Cool, ils sont tellement risibles ces donneurs de leçons, ces démocrates qui tue le démocratie pour assouvir leur égo.

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