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Accueil du site > Actualités > Politique > Le Mouvement démocrate ou la politique autrement

Le Mouvement démocrate ou la politique autrement

Pour le lancement du Mouvement démocrate, François Bayrou a prononcé un discours phare, axé sur les fondamentaux de la démocratie.

Il a, par exemple, dit : "Dans cette idée qui paraît si simple "majorité ou opposition", il y a, en réalité, deux choses extrêmement pernicieuses, extrêmement lourdes qui engagent jusqu’à la conception même de la démocratie et de la vocations d’un élu du peuple.

Le premier de ces éléments pernicieux, c’est que, si vous êtes d’un côté, dans la majorité, vous êtes liés par la discipline majoritaire et, si vous êtes de l’autre, dans l’opposition, vous êtes liés par la discipline de l’opposition. Vous êtes obligés de voter toujours pour d’un côté et toujours contre de l’autre et, d’ailleurs, j’ai entendu à la radio -et vous aussi peut-être- que l’on ne pourrait être considéré comme candidat de la majorité présidentielle quand on avait soutenu Nicolas Sarkozy que si on acceptait de signer un engagement qui était un engagement de discipline à l’intérieur de la majorité fondé sur quatre points... Peut-être je suis en train de les libérer en énonçant cette liste... Quatre points extrêmement intéressants.

Le premier, je veux bien l’accepter, c’est : "Je voterai la confiance au gouvernement qui se présentera à l’Assemblée nationale". Je comprends cela.

Le deuxième c’est : "Je ne voterai jamais la censure". Je comprends... Essayons de porter cette image d’un mouvement d’avant-garde, donc ouvert au débat en particulier.

Je regrette de dire qu’un député digne de ce nom ne peut pas s’engager à ne jamais voter la censure, parce qu’il peut y avoir des circonstances graves pour le pays dans lesquelles il considère que c’est son devoir de voter la censure.

Les troisième et quatrième engagements disent, à eux seuls, l’allégeance dans laquelle il faut s’engager, puisque les troisième et quatrième engagements, c’est : "Je m’engage à voter tous les budgets qui seront présentés à l’Assemblée nationale et tous les budgets de la Sécurité Sociale qui seront présentées à l’Assemblée nationale".

C’est fondamental, sur le libre arbitre et la libre conscience que devrait avoir chaque député. Etre adhérent d’un parti c’est évidemment être solidaire, mais c’est aussi être critique envers son propre parti, sinon quelle action pouvez-vous mener ? Si appartenir à un parti c’est dire oui à tout, d’une part, et d’autre part ne surtout pas faire de vague, pas de bruit, où est la construction, la discussion ? Si appartenir à la majorité présidentielle c’est être forcément d’accord avec ce que présente le gouvernement, il y a danger pour la démocratie.

François Bayrou de dire également : "La politique française, la démocratie française et la France tout court ont besoin, j’en ai la conviction, d’un mouvement politique qui soit le mouvement politique de la liberté, la liberté de vote, la liberté de conscience, la liberté de jugement, la liberté d’engagement.

Le deuxième élément pernicieux, c’est que, lorsque les élus sont ainsi enfermés dans une allégeance aux uns ou aux autres, les uns votant toujours oui et les autres votant toujours non, quand ils sont enfermés dans cette allégeance, il n’y a plus personne pour défendre les citoyens, parce que vous vous rendez bien compte que la défense des citoyens ne s’accommode pas du fait que les uns votent toujours oui et les autres votes toujours non.

Les citoyens ne doivent ainsi pas savoir quel est le degré de gravité ou de justesse des textes qu’on leur soumet.

La défense des citoyens, c’est la liberté de vote, c’est la même chose."

On arrive là à un des passages très importants du discours de François Bayrou. Les partis ou plus exactement le bi-partisme qu’on veut imposer aux Français tant à gauche, M. Hollande annonce une extension et un nouveau nom pour le PS, qu’à droite, M. Sarkozy concocte un gouvernement à large spectre, sont-ils vraiment représentatifs des Français ?

A voir la désertion des députés UDF, il semblerait que les membres éminents des partis quels qu’ils soient, soient plus attirés par la soupe qu’on leur sert que par la défense des intérêts des citoyens, qui passe au second plan.

Un autre passage du discours de François Bayrou concerne l’exercice des contre-pouvoirs, exercice très important dans une démocratie. Il remarque avec justesse que l’UMP, parti en place, a et aura probablement après les législatives, dans ses mains, tous les organes du pouvoir.

S’il est important qu’à l’Assemblée nationale, la majorité soit établie, il est important que les contre-pouvoirs puissent s’exercer. Or, un des contre-pouvoirs est la liberté de la presse et la liberté d’expression. Aujourd’hui, quand on sait la France 2 et France 3 sont les chaînes publiques et que les chaînes privées sont dans le giron de personnes très proches de l’UMP, on peut se demander si la liberté de la presse existe encore. A dire vrai, on ne se le demande plus guère.

Le Mouvement démocrate ou MoDem lancé par François Bayrou propose de faire de la politique autrement, de faire me semble-t-il participer les adhérents qui adhèrent d’ailleurs en masse. C’est une toile qui se tisse sur la Toile. En effet, les adhérents qui ont afflué par milliers sont pour la pluplart des internautes. Ils ont pu à tout moment poster des commentaires sur le site bayrou.fr et sur d’autres forums. Ils ont pu participer à la campagne présidentielle de François Bayrou, et voir que leurs commentaires étaient pris en compte.

Je crois que le Mouvement démocrate ouvre une ère nouvelle dans la politique française. François Bayrou et Marielle de Sarnez vont avoir la lourde charge d’assumer ce renouveau. Ils en ont la volonté. Ils en ont le courage. C’est une politique de terrain qui est en train de se forger, aussi souhaitons-leur bon vent, et laissons le PS et l’UMP continuer de dire que le centre n’a pas d’existence ailleurs que chez eux. A ce titre, j’imagine mal une personne de centre droit à l’aise avec une personne d’extrême droite, la réciproque est aussi vraie pour la gauche. Il y a beaucoup plus de points communs et de rapprochements possibles entre les modérés qu’ils soient à droite ou à gauche.

C’est ce que propose le MoDem, rassembler les sensibilités démocrates modérées.


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22 réactions à cet article    


  • simplet simplet 14 mai 2007 14:10

    on recause de ce modem après les législatives si par hasard leur poids est conséquent à l’assemblée...ce dont je doute vu la fuite des « cerveaux » smiley à l’UMP !!!!

    La bayroubox peut plaire au peuple sans pour autant être représentée sur la toile parlementaire ! smiley


    • Rage Rage 14 mai 2007 14:32

      Bonjour,

      Cet article a le mérite d’exposer des choses de « bon sens ». A quoi bon élire 577 députés si c’est pour avoir dans une assemblée 2 camps murés derrière leurs étiquette de parti, incapables de dialoguer, de nuancer, de choisir conjointement ?

      Le discours de F.Bayrou est d’une simplicité enfantine, si simple que cette simplicité est aujourd’hui dissolu dans une guerre de clan et de camps qui veulent règner sans partage, non pas sur le peuple, mais sur le pouvoir pour le pouvoir.

      Le « MoDem » est connecté à la réalité. Notre démocratie, non.

      Dans les scrutins à venir, qu’il s’agisse des législatives ou des barronales (pardon des cantonnales) comment accepter que depuis 20 ans le FN, les Verts et bientôt le MD puissent peser plus de 10% des électeurs et avoir entre 0 et 10 députés à l’assemblée ?

      Une dose de proportionnelle (50%) est vitale. 100% serait le retour à la IVème, 0% on le voit bien dans la Vème...

      Le fait d’avoir une assemblée « multicolore » est non seulement salvatrice pour les idées, mais aussi pour les positions à tenir face aux questions qui se posent.

      Voir 365 moutons voter aveuglément comme dans le cas de l’UMP depuis 2002 est tout bonnement un déni de démocratie (expression chère à M.Perben, qui doit bien savoir de quoi il s’agit).

      Le MoDem aura du mal à survivre à 2007, mais s’il survit, il sera bel et bien la seule alternative à 40 années de régime bananier et féodal.

      La principale réforme de ce pays, n’est pas tant conjoncturelle que structurelle : la compétitivité d’un pays se juge aussi à son organisation. Nous avons tout à faire.


      • leloup leloup 14 mai 2007 15:00

        on peut toujours discuter le % idéal de proportionelle, mais dire que 100% = AUTOMATIQUEMENT la IVe république est un mythe.

        En effet si on regarde les modes de vote dans la plupart des pays europééns on s’aperçoit qu’ils sont pratiquement tous à la proportionelle intégrale ou partielle. Le mode proportionel intégral domine depuis très longtemps (au moins après la guerre) dans les pays scandinaves par exemple.

        Hors on ne peut pas dire qu’aucun de ces pays soit « instable ».

        Il faut dire que ces pays ont mis en place des méthodes de « régulation » pour éviter le foisonnement de petits partis, par exemple barres à 5% de votes pour les législatives et à 12,5% pour les municipales (comme en France d’ailleurs).

        On s’aperçoit rapidement que des majorités cohérentes se forment quand même, même si les coalitions sont fréquentes.

        Donc le problème avec la IVe était que sa constitution était mal ficelée avec une mauvaise répartition de la séparation des pouvoirs (un problème analogue à celui de l’Italie).

        la pratique montre donc qu’on peut avoir des modes de scrutins proportionnels réunis avec une efficacité de la gestion de la nation.


      • Rage Rage 14 mai 2007 15:51

        Oui. Sauf que vous êtes dans des pays nordiques plus « rigoureux », que vous n’avez pas 577 députés et que de modalités ont été mises en place sans « révolution ».

        Autrement dit, vous évoquez un système intelligent de modérations que la France sera incapable de mettre en place. D’où ma remarque initiale.


      • leloup leloup 14 mai 2007 21:50

        le nombre de députés n’a rien à voir dans l’histoire

        la Suède a 349 députés pour 9 millions d’habitants donc beaucoup plus proportionellement qu’en France (577 pour 60 millions)

        la composition actuelle est :

        130 sociaux-démocrates (pas d’équivalent en France, sauf tendances Rocard, DSK)

        22 socialistes (ex communistes équivalent du PS)

        19 verts (plus cohérents qu’en France)

        = 171 à gauche

        97 conservateurs (« UMP style Sarkozy »)

        28 sociaux-libéraux (pas d’équivalent en France alors que leur maitre à penser est Tocqueville !)

        24 chrétiens-démocrates (droite type Boutin)

        29 centre (tendance plutôt UDF classique)

        = 178 à droite

        résultat : gouvernement de « droite-centre » contenant des ministres des 4 partis.

        Mais ça ne veut pas dire que tout est figé. Par exemple le centre peut souvent voter contre les 3 autres partis de droite, car il est sensible par tradition aux questions régionales et environementales. Mais il restera fidèle normalement aux autres partis sur des questions centrales type budget etc...

        de la même manière il arrive souvent que les socialistes et les verts peuvent menacer les sociaux-démocrates sur des questions sociales et environementales.

        la Suède a une proportionelle intégrale dont le système a d’ailleurs été inventé par un français.

        la Suède a eu une tradition de gouvernance social-démocrate ininterrompue pendant 35 ans. mais l’alternance a plutôt été de règle depuis les années 80.

        la période du mandat est 4 ans.

        A remarquer que malgré la proportionelle intégrale il n’y a jamais eu d’extrême gauche représentée et à droite il y a eu un seul épisode d’un parti « populiste de droite xénophobe » avec 25 mandats (7% des voix), qui s’est rapidement cassé la gueule et n’existe plus aujourd’hui.

        Ensuite je ne vois pas en quoi ils sont plus « rigoureux ». Moins cons, ça c’est sûr.


      • bernard29 candidat 007 15 mai 2007 13:03

        Jamais depuis le 6 mai, Bayrou n’a reparlé de sa proposition de 50 % de proportionnelle aliors que tous ses discours traitent de la démocratie. !!!

        Ce n’est pas un bon cheval de bataille pour les législatives sans doute ?? Il attend 2012 pour en reparler ?


      • Lucrezia 14 mai 2007 15:34

        Recette d’une Politique autrement : Vous vous fixez sur un petit parti de préférence, démocratique. Vous vous faites élire Président, ensuite sans l’accord d’aucun élu vous changez les stratégies et orientations ... Vous en prenez le contrôle, faites cission et réalisez des petites tractations entre amis avec l’opposition. Enfin, dernier acte, vous accusez les médias, la presse sur qui vous reportez tous vox maux et vos défaites ! Et surtout ne pas parler de votre programme, ni de vos idées ...restez uniquement sur le rejet de l’autre ...Et vous obtiendrez un parti « MODEM » ou plutôt « MODISTE » ...bref une danseuse, NI-NI ...qui rêve de prendre le pouvoir à la barbe de la droite et de la gauche ...en surfant uniquement sur les idées des autres et surtout en distribuant des « bons » ou des « mauvais » points à gauche ou à droite ...


        • admimot 14 mai 2007 23:22

          @lucrezia...

          Très bon portrait, bien étudié et criant de vérité du patron du ’MODEM’ (modulateur-démodulateur) .

          Dure.. mais juste !


        • flec 15 mai 2007 08:19

          J’ai lu dans les commentaires notamment celui ci par alfa1 : "La chose parait bien,mais,je ne vote pas pour un parti ; mais pour une proposition d’actions pour la France. Je vote donc pour le député qui appartient à l’équipe proposant les actions que je souhaite.

          Alors, si je vote pour un député démocrate,je vote pour quelle proposition d’action ? En fonction de quoi, il votera oui ou non aux propositions et projets de lois à l’Assemblée ?

          Je reste donc dans l’expectative de voir les alliances ou non du second tour, s’il reste encore en course des candidats démocrates."

          Etre un parti avec des députés et des adhérents libres de leurs pensées ne veut pas dire que ce parti n’a pas de programme. Si on reprend les élections présidentielles, on constate que François Bayrou selon le PS et l’UMP n’avait pas de programme avant le 1er tour, et dès le 23 avril on observe le PS et l’UMP piocher dans l’absence de programme. C’est ainsi qu’entre les deux tours Nicolas Sarkozy a indiqué qu’il gouvernerait avec des ministres de centre et de gauche, qu’il est en train de désigner (on peut se demander pourquoi ce n’est pas le premier ministre qui le fait), et on a entendu également Ségolène Royal dire que Dominique Strauss-Kahn ferait un bon premier ministre, or tout le monde sait que M. Strauss-Kahn est situé sur l’aide droite du PS, ou plus exactement au centre ! D’ailleurs, il serait bien avisé de laisser le PS se démener tout seul et de rejoindre François Bayrou.

          En bref, pensez-vous vraiment que le MoDem avec un président tel que François Bayrou sera un parti sans projet de société pour la France ? Ma réponse est non, puisque ce projet de société existait déjà avant la création du MoDem mais que l’UDF ne pouvait pas le porter, étant trop fédérée à l’UMP.


        • Foudebassan Foudebassan 14 mai 2007 15:50

          Quand on voit ce que Nicolas SARKOZY est en train de monter, je ne vois pas bien l’intérêt du MD.


          • alfa1 14 mai 2007 16:04

            La chose parait bien,mais,je ne vote pas pour un parti ; mais pour une proposition d’actions pour la France.

            Je vote donc pour le député qui appartient à l’équipe proposant les actions que je souhaite.

            Alors, si je vote pour un député démocrate,je vote pour quelle proposition d’action ? En fonction de quoi, il votera oui ou non aux propositions et projets de lois à l’Assemblée ?

            Je reste donc dans l’expectative de voir les alliances ou non du second tour, s’il reste encore en course des candidats démocrates.


            • Marianne Marianne 14 mai 2007 19:38

              Bienvenu au club des rédacteurs Flec ! J’ai aimé aussi ton article de mercredi 9 mai sur « le courage, contraire de l’opportunisme ». Oui, il faut du renouveau, il faut retrouver le sens premier de la politique, en votant pour des représentants responsables qui eux-mêmes votent en conscience sur chaque proposition et non de manière systématique pour s’il font parti d’un clan et contre s’il font partie de l’autre. Ceci doit s’accompagner aussi d’une meilleure implication citoyenne dans la politique, pas seulement en adhérant à un parti au niveau national (et notamment au MoDem !) mais aussi au niveau local et syndical. Il faut renforcer la responsabilisation et la représentation citoyenne ! Combien d’électeurs ont-ils vraiement comparé les projets des différents partis, ont-ils lu la presse et navigué sur les sites internet des candidats ? Nous sommes une minorité à l’avoir fait. La majorité des électeurs s’informe par les médias télévisuels des grandes chaînes (journal de 20h et pour les élections « à vous de juger » ou « 100 mn pour convaincre »), éventuellement les guignols de l’info, et éventuellement la presse gratuite...Le projet de François Bayrou n’a pas pu avoir beaucoup d’audience et l’UMP et le PS aimaient dire qu’il n’avait pas de programme, ce qui est faux, et d’ailleurs le courtisaient ensuite entre les deux tour en disant soudain que son programme avait de nombreuses convergences avec les leurs ! Refondons notre démocratie, renforçons les contre-pouvoirs, soutenons le MoDem !


              • Scrutinizer 14 mai 2007 19:44

                Quand on voit combien c’est dur pour son équivalent britannique des « Lib’Dems ». Mais , au moins il a le mérite d’essayer quelque chose, et le scrutin à deux tour français est , bien que non proportionnel , bien plus abordable pour une troisième voire une quatrième force que le scrutin britannique à un seul tour. Il ya plus de chance de voir un post-sarkozysme aux couleurs oranges du MoDém en France que les Liberal Democrates au pouvoir à la Chambre britannique(sauf en s’alliant aux Tories qui les méprisent).


                • valentin1979 14 mai 2007 20:10

                  Le MoDem réprésentera l’aspect colaboratif de la politique, tandis que les gros partis qui continueront à miser sur des « élites » ne seront que des grosses machines où l’expression de la base sera illusoirement prise en compte.

                  D’où l’importance de bien concevoir la facon de communiquer et de faire émerger les idées dans ce parti. Francois Bayrou l’a annoncé dans son discours de Jeudi 10 mai : le MoDem aura vocation de prendre en compte au mieux les idées de ses membres.

                  Extrait du discours : "Toutefois, il y a aussi la nécessité d’inventer un mouvement politique nouveau. Cela n’est pas le moindre des enjeux que nous avons devant nous : un mouvement politique qui saura, et, jusqu’à maintenant, cela n’a été fait par personne, prendre la mesure des capacités de chacun de ses adhérents et leur permettre d’exprimer cette capacité dans le cadre de la vie politique.

                  Un mouvement politique qui sera capable, non pas seulement de défendre des idées ensemble, mais d’aller plus loin et d’élaborer ses idées, d’être un vrai laboratoire de pensée pour la société de l’avenir et c’est à participer à ce laboratoire de pensée, chacun avec votre expérience, adhérents d’aujourd’hui et adhérents de demain, que je vous invite."

                  C’est cela dont nous avons besoin : que notre investissement dans la politique tire davantage parti de nos qualités. Il faudra un parti qui se nourrisse explicitement de l’investissement de ses membres. C’est en tirant parti au maximum des compétences et des expériences de ses adhérents, variés au possible, que le parti pourra faire et proposer le meilleur des idées.

                  L’UMP et le PS sont également en pleine conception de leur rénovation. Ils vont également tenter d’effectuer une révolution de ce type s’ils sont assez intelligents. Que le meilleur gagne !!!


                  • misol misol 15 mai 2007 01:04

                    je ne pense pas que ce soient les « cerveaux » du parti démocrate qui soient partis àl’UMP mais bien plutôt des hommes en manque d’éthique, cela ne peut donc pas s’appeler « cerveaux » si ce n’est pour « calculer » où est leur intérêt, intérêt d’ailleus provisoire, car ils vont vte déchanter. C’est d’ailleurs aussi bien comme cela, au moins c’est clair, ceux qui restent et les entrants seront beaucoup plus sûrs. Il est souhaitable qu’il y ait un contre pouvoir à l’assemblée nationale et c’est le véritable enjeu de ces législatives, sinon nous aurons un parti unique asservi au système .


                    • Eugène 15 mai 2007 10:07

                      Exact, ce manque d’éthique. Le jour où vous trouvrez à l’UMP ou au PS un député capable de faire une grève de la faim pour défendre un projet ds sa circonscription, le rouleau compresseur médiatique à leur botte le panthéonnisera avant même qu’il ne risque d’être hospitalisé.

                      En regardant les défections de 2002 + celles de 2007, FB est d’abord à lui seul une « école de formation » des politiques au sens où ceux-ci se doivent d’exercer un service. Donc d’accord avec toi Misol pour les sortants, mais il n’y a aucune garantie de résistance à la pression ou aux intérêts chez les entrants. Un des points de réflexion de FB ne pourrait-il pas porter sur ce dernier point ?

                      Je sais bien que c’est compliqué et sujet à controverses, mais simultanément à une bataille lancée sur le long terme, une absence de défection chez les 29 députés aurait eu non seulement de la gueule, mais fait tomber à l’eau les petites combines de pseudo ouverture. Le pouvoir est d’abord sur soi-même, le reste est une salade indigeste ou un leurre pour gogos qui croient à des idôles en attendant les miettes


                    • jodupont 15 mai 2007 08:22

                      Merci Flec pour votre article qui souligne un événement important en France au travers du discours de François Bayrou et de son engagement politique aujourd’hui. C’est un grand bien qu’émerge une troisième voie, celle de l’affirmation du devoir d’indépendance à l’égard de l’esprit de chapelle ou de bloc, voie qui ne pourra qu’être bénéfique à l’expression de la liberté et du pluralisme. J’apporte mon soutien à la naissance de ce mouvement démocrate qui semble annoncer un renouveau au dela même de la politique et de la nécessité de débattre de choix. C’est que l’on veuille enfin mettre fin au vieux schéma partisan des adhésions ou rejet systématique à telle ou telle option et/ou projet, adhésion ou rejet qui ne soit motivé que par l’esprit de clan ou d’alliance tactique dans lesquel l’intelligence, la souplesse, la pondération, la liberté de conscience n’avaient plus cours. Nous sortons de l’ère mécaniste de l’homme institutionnalisé et instrumentalisé pour entrer dans l’ère de l’homme conscience pesant les conséquences de ses choix et de sa responsabilité personnelle. En empruntant la direction qu’indique le MoDem nous avons en tant que peuple divers en opinions et intérêts plus de chances d’avancer dans le sens de l’intérêt général et de l’harmonie plutot que rester confiner dans le discours binaire et très manichéen dans lequel droite et gauche avaient prit l’habitude de fonctionner. On peut remercier François Bayrou d’avoir eu le courage d’affirmer et défendre une telle voie. Bon courage aux memebres de ce mouvement pour la suite.


                      • GéraldCursoux Cursoux Gérald 15 mai 2007 09:32

                        « L’Etat va vous donner les services que vous attendez, et qu’il vous doit en fonction de ce qu’il prélève sur vos revenus ». Et si un candidat disait tout simplement ceci : « L’Etat va vous donner les services que vous attendez, et qu’il vous doit en fonction de ce qu’il prélève sur vos revenus ». Il s’agit en fait de déplacer le débat sur le niveau des prélèvements obligatoires - qui resteront en toutes hypothèses élevés pour l’horizon qui nous intéresse - en disant que ce qui pose problème ce n’est pas tant le niveau de ces prélèvements, que ce qu’en fait l’Etat. Aujourd’hui l’Etat - c’est à dire l’Administration et toutes les Entreprises et Organismes publics qui dépendent directement ou indirectement de lui - ne rendent pas aux Français les services qu’ils doivent recevoir compte tenu de leur contribution financière au Budget. Les Français sont nombreux à partager cette analyse, y compris les fonctionnaires.

                        Les Français ne sont pas satisfaits aujourd’hui, dans leur grande majorité, des services régaliens de l’Etat, ni de ceux que rendent les Organismes et Entreprises publics. Ils sont attachés à la fois à la notion de « bien public » et à celle d’efficacité ; ils ne contesteraient pas des prélèvements obligatoires élevés s’ils avaient le sentiment qu’ils concourent au bien public. Or ils ont le sentiment d’être floués : les manifestations des policiers, des magistrats, des infirmières, des professeurs, des fonctionnaires etc. etc. ont alimenté le sentiment que l’Etat est en déliquescence, que certains en profitent, alors que beaucoup en souffrent, de façon quotidienne.

                        C’est pourquoi il est urgent que le politique, - le Prince qui nous gouverne - « fasse son job », c’est-à-dire, d’abord et avant tout, fasse fonctionner l’Administration et toutes les Entreprises et Organismes qui dépendent, in fine, de lui. « L’Etat va donner les services que vous attendez et qu’il vous doit en fonction de ce qu’il prélève sur vos revenus », voila bien ce que beaucoup de citoyens aimeraient entendre.

                        Ce n’est pas avec des incantations sur tel ou tel dossier, des inventaires de propositions à la Prévert pour répondre aux attentes catégorielles, des formules générales et des bons mots qui plaisent tant aux commentateurs, des débats idéologiques sur les vieux trucs d’antan, etc. etc., que les candidats seront écoutés et pris au sérieux par les électeurs. Bien des problèmes actuels, souvent douloureux (sécurité, justice, éducation, santé etc.) n’auront de réponses qu’à travers un meilleur fonctionnement de l’Etat ; c’est une exigence légitime pour le bien du plus grand nombre.

                        Très curieusement, en France, les hommes politiques ne sont pas jugés par leurs électeurs sur ce critère ; le temps est venu de changer les choses. Les Français ne veulent plus nourrir des mammouths... des salariés qui partent à la retraite à cinquante ans... des effectifs pléthoriques à Bercy et ailleurs... des conducteurs de trains et de bus trop souvent en grève etc. Il faut que le politique ait le courage de s’attaquer à ces forteresses (qui réagissent en fonction des comportements de minorités non représentatives), pour doter le pays d’une Administration et d’Organismes publics efficaces et responsables. Les Français refusent le modèle anglo-saxon et demandent des services publics « étendus » ; il faut que les élus leur répondent ; ils devront être jugés sur les résultats. Ce qui sera nouveau !


                        • loïc 15 mai 2007 10:44

                          Le succès du Mouvement Démocrate se verra sur la durée. Pour l’instant, le départ semble prometteur, mais il faudra le confirmer, nottament après les législatives, qui risquent d’être désastreuses. Il faudra savoir retenir les adhérents, et en faire de vrais militants.

                          D’ailleurs, le problème ne se pose pas seulement pour le nouveau Modem, mais aussi pour le PS et ses fameux adhérents à 20 euros. Rien ne dit qu’ils resteront au PS. Même chose pour l’UMP qui a lui aussi triplé son nombre d’adhérents ses dernières années.


                          • korkma sonmez torrsten frings 15 mai 2007 10:55

                            N.Sarkozy que je qualifirai de Dupont-Lajoie,

                            Haît tout ce qui se rapporte à la pauvreté, ce qui est son droit le plus absolu, mais ce qui définit la brillante crétinerie du Dupont-Lajoie, c’est d’en faire commerce spirituel et adage d’originalité tout en sâchant pertinement, que « ses semblables » pensent majoritaîrement comme lui ,alors qu’ils les considérrent comme d’autenthique mouton...

                            Le Dupont-Lajoie, est Islamophobe, Atlantiste à l’outrance, et Pro-Israëlien, en ce jour et en cette heure, comme il eut été Cagoulard, membre des ligues du Colonel de la Roques, ou supporter de Jacques Doriot, uteinté d’un marquage Férocement Anti-populiste soupoudrant son oeuvre mafieusite et d’une activité d’égocentrique maladive, sans répit tel est son mérite.

                            Ce qui à fait triomphé Mr Dupont-Lajoie ce 6 mai c’est la magie de l’air du temps, et la force du contexte politique. Ça lui permet non seulement de recommencer les mêmes erreurs que ses dernières année sous l’egide de notre impuissance cette fois je vous l’accord, mais aussi de désigner celui qui est cohérent comme un ringard, un réac, un fasciste, un nazi vert, un coco, un intégriste selon les cas, sâchant qu’il est tout ça à la fois. Le Dupont-Lajoie, croit en l’homme, en l’homme Dupont-Lajoie. Lui seul est reconnaissant à la post-modernité d’avoir réussi à écraser tous les totalitarismes.

                            Le Dupont-Lajoie n’a aucune raison d’être malheureux. Il n’est pas catastrophiste, sauf en matière de bilan. Il est profondément humaniste, ce qui veut dire superficiellement humain.

                            torrsten frings


                            • donegale 15 mai 2007 12:00

                              qu’est ceux que sont les modes de scrutins proportionnels ? on en parle souvent mais je connais pas la procédure.


                              • vivelecentre 18 mai 2007 13:46

                                Bayrou dit qu’il veut faire de la politique autrement, mais sans expliquer ce en quoi consisté « l’autrement »

                                si ce sont les gesticulations de l’entre deux tours, cela s’apparente plutot a des pratiques anciennes dignes de la 4eme s’il s’agit d’etre un eternel opposant , un le pen sans les idées xenophobes mais en incarnant un vote contestataire republicain fourre tout

                                st ce que l’autrement n’a de finalité que d’etre autre par rapport à l’ump ou le ps ?

                                quelle ambition !

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