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Accueil du site > Actualités > Politique > Le nationalisme a-t-il un avenir international (2e partie) ?

Le nationalisme a-t-il un avenir international (2e partie) ?

(deuxième partie : Nationalisme bourgeois et internationalisme ouvrier)

LE NATIONALISME

Peut-on opposer un nationalisme réactionnaire et belliqueux à un nationalisme éclairé et pacifique ? Est-il vrai que le nationalisme hitlérien (national-socialiste) différait sensiblement du nationalisme de Léon Blum (chef du gouvernement français sous le Front populaire - 1936), ou encore le nationalisme de Maurice Duplessis de celui de René Lévesque ? Y a-t-il une différence entre le nationalisme de droite et le nationalisme de gauche et l’un serait-il supérieur à l’autre ? Voilà les questions que des lecteurs ont soulevées suite à notre éditorial de la semaine dernière (1).

Ces questions nous plongent au cœur de la « question nationale » quel que soit le pays visé, quelles que soient les forces économiques et politiques en présence et les classes sociales en conflit.

Le nationalisme est une idéologie, un corps de concepts idéologiques et politiques d’origine bourgeoise. Cette idéologie structure la société capitaliste depuis trois siècles, de l’époque du capitalisme marchand vers la fin du féodalisme, ensuite au cours du capitalisme industriel et financier (XVIIIe au XXe siècle). Comme cette idéologie est quelque peu ancienne, les historiens et les politicologues patentés croient qu’elle a toujours existé et qu’elle existera pour l’éternité. 

Le nationalisme est une idéologie et une orientation politique et sociale essentiellement bourgeoise et petite bourgeoise cultivées par ces classes qui sont les chiens de garde médiatiques et intellectuels du régime capitaliste. Le nationalisme, quel que soit le visage qui l’incarne, n’est pas et ne peut pas être une idéologie ouvrière, encore moins une idéologie de la gauche marxiste. Le fait pour les marxistes de reconnaître le droit des nations à disposer d’elles-mêmes jusqu’à et y compris la sécession ne constitue pas un serment d’allégeance au nationalisme bourgeois ; il en constitue au contraire le rejet, une façon de tirer le tapis sous les pieds de la bourgeoisie nationaliste et une opposition au sectarisme et aux guerres fratricides chauvines. 

Historiquement, le capitalisme primitif, sous libre concurrence intérieure, exploitait la classe ouvrière nationale ainsi que différentes catégories d’employés non prolétarisés à l’abri des barrières douanières nationales. Voici que ce capitalisme primitif a connu au cours du XXe siècle une mutation « transgénique ». Le capital privé marchand et le capital privé industriel fusionnèrent, via le système bancaire et le réseau des institutions financières, pour se muer en capital financier, bancaire et spéculatif parasitaire.

Cette mutation fit naître une nouvelle couche sociale sous la forme d’un nouveau contingent de la classe capitaliste qui se décline dorénavant en trois variétés : les capitalistes nationaux marchands, les capitalistes nationaux industriels et les capitalistes monopolistes financiers internationaux. De ce jour, la couche des capitalistes monopolistes financiers internationaux contrôle l’appareil d’État par le truchement d’une confrérie de thuriféraires et de sous-fifres politiques à leur solde.

À CHEVAL ENTRE DEUX MODES DE PRODUCTION

Dans les pays au développement économique retardataire, une couche de compradores, de propriétaires terriens latifundiaires et de capitalistes locaux, sert d’intermédiaire entre les différentes classes sociales – prolétaires, paysans, employés, petit-bourgeois - et les grands capitalistes monopolistes internationaux. Cette structure sociale transitoire, à cheval entre deux modes de production – le système capitaliste national et le système impérialiste international – complexifie l’analyse économico-politique et laisse subodorer qu’une couche de bourgeois nationaux serait anti-impérialiste, alors que ces compradores tentent parfois de faire monter les enchères et jouent une alliance impérialiste contre une autre. Les peuples locaux servent alors de chair à canon dans ces luttes inter-impérialistes pour le contrôle du territoire, de sa main d’œuvre, de ses ressources et de son marché.

Le fait qu’une guerre de rapine pour le partage des zones d’influence entre l’OTAN, Moscou et Pékin se déroule en Syrie ou en Libye ne lui confère pas un caractère anti-impérialiste pour autant, puisqu’une fois les massacres terminés la société nationale contrainte à cette guerre fratricide demeurera sous le joug impérialiste de l’une ou de l’autre alliance, tout comme le peuple syrien (ou libyen, ou irakien, ou égyptien) continuera de peiner pour le compte de l’un ou l’autre de ses geôliers.

C’est la raison pour laquelle les marxistes ne soutiennent jamais un Comité de larbins de ‘libération’ financé par un camp impérialiste (Washington ou Moscou). Nous dénonçons farouchement et sans équivoque toute intervention impérialiste étrangère dans les affaires internes d’une nation qui ne peut espérer que la mort et la misère de toutes ces guerres « humanitaires » sur ses terres. 

LE CAPITAL FINANCIER INTERNATIONAL

Revenons à nos capitalistes monopolistes internationaux qui ne sont pas du tout nationalistes. Ces banquiers et ces requins de la finance ont inféodé l’État national-bourgeois. Ils imposent la réduction des services sociaux visant à assurer la reproduction de la force de travail. Ils réclament l’élimination des taxes et des impôts qui grugent leurs immenses profits. Ils exigent la levée des barrières douanières et imposent un développement économique orienté vers l’exportation pour certains pays, et vers la consommation désordonnée pour d’autres. C’est-à-dire un développement essentiellement mu par les flux de marchandises, de capitaux et de services. Puis, ils placent toutes les classes ouvrières nationales en concurrence les unes avec les autres de façon à réduire mondialement la valeur globale de la force de travail et ainsi augmenter d’autant la valeur globale de la plus-value, source unique de profit.

Les capitalistes frappent si fort pour réduire la valeur de la force de travail – les salaires – et le coût de sa reproduction élargie qu’ils mettent cette reproduction en péril. Ainsi la classe ouvrière mondiale n’a pas d’autre choix que de résister à son extinction. Les révoltes récentes et récurrentes des ouvriers grecs et des étudiants, fils et filles de la classe ouvrière, ne font que refléter cette résistance désespérée. La petite-bourgeoise subit aussi les affres de la récession et des mesures d’austérité. Parfois cette classe instable en vient à s’associer temporairement à la classe ouvrière, espérant ainsi effrayer la classe capitaliste monopoliste et lui imposer un arrangement intermédiaire à son avantage. Ceci était encore possible avant la grande crise rédhibitoire ; ce n’est maintenant plus possible sous la crise systémique du régime impérialiste : la petite bourgeoisie devra bientôt choisir son camp, celui de la réaction et des sanctions pour sauver l’impérialisme, ou celui de la révolution et du socialisme. Pour la classe ouvrière et ses alliés, il importe de rallier de larges détachements de petit-bourgeois dans son camp

Cette évolution inéluctable du capitalisme industriel primitif vers l’impérialisme, que d’aucuns appellent la mondialisation néo-libérale, entraîne la destruction des États-nations comme les différents traités internationaux le laissent entendre, l’Union européenne étant le modèle le plus achevé en ce domaine. Les pseudos analystes financiers, économistes et spécialistes experts comme l’économiste Chouard qui spécule sur l’effondrement de l’euro et l’implosion de l’Union européenne sont des charlatans qui n’ont strictement rien compris à l’économie politique contemporaine (2). L’Union européenne ne peut que survivre jusqu’à sa destruction totale par le prolétariat européen.

L’EXPULSION DES RÉCALCITRANTS POUR SAUVER LES MONOPOLES

Il se peut que quelques pays européens récalcitrants soient chassés de la zone euro de façon à donner l’exemple et mâter les pays qui voudraient résister au diktat de Bruxelles.

Rien à craindre. Le résultat de la récente élection grecque (juin 2012) n’aura aucun effet sur l’expulsion de la Grèce du cercle de l’Euro. La grande bourgeoisie grecque a voulu en gagnant ces élections résister à son expulsion mais comme elle ne pourra livrer un prolétariat grec obéissant et soumis, prêt à payer sans sourciller, ce pays sera expulsé de la zone euro quoi qu’il arrive. Il est impératif pour les pontifes de Bruxelles de faire un exemple retentissant de façon à ne pas avoir à expulser l’Espagne ou l’Italie par la suite.

L’impérialisme européen n’a pas créé l’Union européenne et l’Euro par accident ou innocemment. L’économie politique impérialiste exige le maintien de ces deux instruments et la suppression des dernières barrières nationales bourgeoises en Europe pour amener les capitalistes monopolistes financiers européens au diapason de leurs concurrents de l’ALÉNA états-unienne et de ceux de l’Alliance de Shanghai.

Toute bourgeoisie nationale européenne récalcitrante, abouchée aux aristocrates ouvriers privilégiés, aux ex-communistes défroqués, aux gauchistes illuminés et aux fascistes lepénistes ou autres sera broyée par le rouleau compresseur impérialiste européen qui n’a pas d’autre choix pour survivre que d’effacer les frontières nationales de façon à forger un seul vaste marché européen (500 millions de contribuables) à la dimension du marché concurrent nord-américain (450 millions de consommateurs) ou de celui de la Chine impérialiste (1,3 milliards de producteurs). Sachant que ce dernier bénéficie de l’immense avantage d’exploiter un nouveau prolétariat tout neuf dont l’aristocratie ouvrière est encore embryonnaire.  

Dans tout ce brouhaha économique et politique, au cœur des crises de surproduction, des crises monétaires, des crises de crédit et d’insolvabilité des consommateurs des pays riches, à qui on demande de dépenser aujourd’hui le salaire qu’ils ne gagneront jamais demain, les différentes bourgeoises industrielles, marchandes et d’affaires qui œuvrent à l’échelle locale, régionale, ou même nationale, se hérissent, résistent à leur élimination de la scène économique, à la délocalisation de la production, et à leur faillite inéluctable. C’est d’elles que provient cette résurgence rétrograde de voix et de voies nationalistes chauvines dont la mort lente du nationalisme québécois est un exemple.

LA CONCURRENCE INTERIMPÉRIALISTE EST INCONTOURNABLE

Cette mise en concurrence internationale des contingents ouvriers de chaque État-nation entraîne la délocalisation des entreprises d’une aire nationale vers une autre à la recherche du coût minimum de reproduction de la force de travail. La bourgeoisie et la petite-bourgeoise nationale de chaque pays en crise subit les contre coups de cette désindustrialisation de l’Ouest, garante de l’industrialisation accélérée de l’Est (Chine, Inde, Taiwan, Corée, Bengladesh, Vietnam). C’est alors que ces classes « nationalistes » parasitaires lancent des cris d’alarme à propos de leur « Patrie en danger », invitant le prolétariat « national » à de plus grands sacrifices pour sauver l’économie et les profits des riches attaqués par le grand capital international et leurs États-majors gouvernementaux fantoches.

Le prolétariat dit « national » n’a aucun intérêt à voler au secours de sa bourgeoisie nationale en faillite, sauf de prolonger son propre état d’esclavage salarié, l’agonie du système d’exploitation capitaliste et celui des capitalistes nationaux et de la petite-bourgeoise parasitaire. Tout au long de cet affrontement les aristocrates ouvriers et la petite bourgeoise déguisés en gauchistes s’avancent enveloppés du drapeau national pour porter assistance à leurs capitalistes « patriotes » sur le dos des ouvriers.

Le Plan C de sortie de crise de monsieur l’économiste Chouard s’abreuve de cette eau (3). En amont, il prend sa source dans le processus d’asphyxie de la bourgeoisie nationale et de ses alliées alors qu’en aval il coule vers la petite-bourgeoise cléricale, professionnelle, intellectuelle et altermondialiste – qui trouve emploi et bénéfice chez ses maîtres les « nationaux aux jolis oripeaux » – afin de la mobiliser pour stopper la roue de l’histoire. Au nom du Contrôle de la démocratie et de la Constitution d’origine citoyenne. Si un jour le petit capital non monopoliste et la petite-bourgeoise cléricale, représentés par le Front de Gauche et par le Front National français, s’approchaient par la magie des urnes un tant soit peu de l’hémicycle du pouvoir – ou si leurs équivalents au Parlement canadien ou encore leur équivalent américain flirtaient avec le Bureau ovale à Washington, dans chacun de ces pays un coup d’État militaire mettrait fin à ces menaces intolérables. Soyons sans crainte, le grand capital monopoliste et bancaire internationalisé veille au grain et cette éventualité ne surviendra jamais. 

En conclusion, l’idéologie nationaliste est désormais une idéologie bourgeoise réactionnaire, même si ce sont des « has been » communistes sur le retour, des gauchistes hystériques ou des nationaux-socialistes malveillants qui défendent ce système économique archaïque qui mérite d’être éradiqué et remplacé. Non, il n’y a pas d’avenir international pour le nationalisme quel qu’il soit.

La semaine prochaine dernière partie : LA QUESTION NATIONALE AU CANADA.

___________________________________

(1) Robert Bibeau (2012). Le nationalisme a-t-il un avenir international ? http://www.politicoglobe.com/2012/06/le-nationalisme-a-t-il-un-avenir-international/

(2) http://etienne.chouard.free.fr/Europe/

(3) http://etienne.chouard.free.fr/Europe/


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11 réactions à cet article    


  • taktak 20 juin 2012 11:07

    "ce n’est maintenant plus possible sous la crise systémique du régime impérialiste : la petite bourgeoisie devra bientôt choisir son camp, celui de la réaction et des sanctions pour sauver l’impérialisme, ou celui de la révolution et du socialisme. Pour la classe ouvrière et ses alliés, il importe de rallier de larges détachements de petit-bourgeois dans son camp"

    Si je ne suis absolument pas d’accord avec votre analyse très dogmatique, c’est qu’elle ne s’appuie pas sur une analyse de la réalité, mais sur des concepts politiques hors sol auxquels vous essayer de tordre la réalité. Je précise donc que mon commentaire n’est pas aussi générique que votre article et s’attache particulièrement à la situation de l’Europe et plus spécifiquement de la France.

    Le passage que votre article que je cite ci dessus est symptomatique de votre raisonnement idéaliste. Effectivement, pour que la classe ouvrière, c’est à dire la classe exploitée, s’émancipe de la domination de la classe capitaliste, il lui faut arriver à prendre conscience de son existence. L’enjeu est bel est bien là que de montrer qu’il n’existe pas au sens politique de classe moyenne, et même de classe moyenne supérieure, toute la subtilité de la domination politique par la classe dominante étant de faire croire à un continuum socio-économique faisant que les exploités se considèrent tous comme faisant partie de la classe moyenne ou en passe de le devenir et celà à un niveau individuel. Cela passe essentiellement de nos jours par la promotion de l’individualisme à travers la société de consommation mais surtout l’organisation du travail (faire croire à tout employé qu’il est un cadre, à tout indépendant qu’il est un patron...).

    Historiquement, les capitalistes ont largement utilisé le nationalisme bourgeois pour obtenir le soutien des classes populaires, en particulier de la petite bourgeoisie. Encourager le sentiment national revenait effectivement à masquer le clivage de classe. Qui plus est, cela servait également les intérêts d’un capitalisme dont l’impérialisme se situait à un niveau national.
    Le nationalisme bourgeois, à travers la xénophobie, permet également une division de la classe ouvrière.

    Mais la lutte des travailleurs et la remondialisation capitaliste ont changé la donne. Dans les pays développés, la classe ouvrière s’est structurée au niveau de l’état nation, aboutissant à des états providences limitant l’exploitation capitaliste : les conquètes sociales, le developpement de large secteurs publics échappant aux marchés, des syndicats nationaux puissants, ... sont autant de contraintes pour l’extraction du profit par la classe capitaliste. D’où la restructuration de la classe capitalistes à un niveau supra nationale échappant. L’UE est l’archétype de cette reconstruction d’une domination totale ou le peuple (y compris la petite bourgeoisie) n’a pas voix au chapitre.
    Dans ces conditions, le cadre de la Nation est déserté, et même rejeté par la classe capitaliste. Dans le même temps, la classe ouvrière au niveau mondiale reste divisée de part ses diffirences culturelles, mais aussi de part le fait que les niveaux d’exploitations différents, les consciences de classe diverses selon les pays permettent une division à travers une mise en concurrence (délocalisation, immigration) permise par la mise en œuvre d’un cadre supra national qui s’affranchit de toute limitation par l’expression d’une quelconque souveraineté populaire.
    La prise de conscience de l’interet commun entre les différentes couches populaires que vous appelez de vos voeux ne peut donc se réaliser qu’à travers la défense de la Nation. D’une part car les clivages culturels entre les différentes classes ouvrières nationales ne sont dépassables qu’à long terme ce qui est incompatible avec la rapidité de la contre offensive menée par la remondialisation capitaliste. D’autre part, car les avants gardes de ces différentes classes ouvrières sont correctement structurées à un niveau national et peuvent s’appuyer sur l’existence d’une Nation, c’est à dire la conscience d’un intérêt collectif primant l’intérêt particulier de la classe capitaliste. Il suffit de voir l’exemple de la crise en Europe. La BCE et la CE dictent de façon homogène leur loi à chaque état, réclamant des transfers de souveraineté à l’échelon supra nationale, alors que chaque peuple lutte dans le cadre national pour faire entendre son refus des plans d’austérité et de dépeçage et souhaite donc faire entendre la souveraineté du peuple.
    Aujourd’hui, le véritable internationalisme, c’est que chaque classe ouvrière fasse l’unité autour d’elle en tant que Nation, et sur cette base porte le combat en soutennant le combat de classe des autres Nations, en desserrant le carcan des structures supra nationales capitalistes (UE, euro...).
    Défendre la Nation au sens progressiste du terme, c’est à dire associer drapeau rouge et drapeau tricolore :

    •  c’est battre le nationalisme bourgeois et la division de la classe ouvrière qu’il porte par la xénophobie et le chauvinisme. A ce titre, ne porter sur le plan politique la défense de la Nation et l’abandonner à l’extrème droite c’est condamner la classe ouvrière à la division. Les dernières élections en France ont bien montrée que le gauchisme ne permet pas de battre l’extrème droite, au contraire.
    • c’est rendre au peuple sa souveraineté, à travers la souveraineté de la Nation, et donc lui donner l’outil pour à la fois prendre conscience de son unité en tant que classe, de ses intérets contradictoires d’avec la classe capitalistes aujourd’hui totalement mondialisée (voir les G20) et s’émanciper de la domination de classe
    • c’est jeter les bases d’une vraie solidarité entre Nations, sur la base du respect mutuel de la souveraineté de chaque peuple, permettant à chacun à son rythme en fonction de sa culture et de son histoire, ce qui ouvre la possibilité à un dépassement des Nations pour une unité internationale des classes ouvrières.

    • Robert Bibeau Robert Bibeau 20 juin 2012 15:10

      Merci de cette analyse et de ces commentaires. Je ne suis pas d’accord avec certaines de vos affirmations mais sur plusieurs point nos positions converges même si vous ne semblez pas l’observer.

      Voilà le genre de débat que j’aespère depuis un certain temps ici sur Agoravox. Des analyses bien étayées - documentées - plausibles plutôt qu’un flot d’insltes inutiles.

      Je vais imprimer votre texte et l’analysé sereinement et longuement avant de vous répondre peut-être lors de la 3e et dernière partie de ce tryptique sur l’idéologie nationaliste.

      Merci monsieur de faire avancr ce débat et nous noue ré-écrirons sous peu. 


    • Jacenius 20 juin 2012 13:44

      L’auteur de l’article voudrait peut-être dire qu’à cause de l’augmentation des flux d’échanges dans le monde (développement des transports et communications : cause matérielle), on va vers des pays qui ne sont plus « nationale » mais « pluri-nationale », avec les idées qui vont avec (conséquence sur la pensée humaine).
      Donc, diminution des flux d’échanges (moins de matière première et diminution des transports) implique une « renationalisation » des consciences.
      Cela dit, un jour ou l’autre (demain ou dans 1000ans...), on trouvera un moins de s’en passer de pétrole et on revient au cas précédent. Tous cela pour dire que l’Europe actuelle peut quand même se casser.

      Maintenant, si on veut aller vers l’avant, je soumets à l’auteur mon message sur son premier article :
      "

      Bonjour Robert Bibeau,
       
      Est-ce que la sortie du capitalisme s’improvise ? Comment peut-on faire quand il n’y a pas de parti d’avant-garde pour organiser et canaliser la révolte vers la sortie du capitalisme ? N’y a-t-il pas un risque que la révolte servent de défouloir qui conduisent au mieux vers un capitalisme « amorti » comme à la sortie de la 2nde GM, ou au pire, à une guerre ?

      Si on prend comme valable la révolution d’Octobre et qu’on étudie l’histoire du parti bolchevik, il y a au moins une préparation idéologique et organisationnelle qui a duré plus de quinze ans. Est-ce que les nouvelles technologies permettent d’accélerer à ce point ce genre de transformation ?

      A moins que vous pensiez à une révolution anarcho-anti-capitaliste et considériez le social-impérialisme soviétique existant dès 1917. [j’ajoute : ou même avant idéologiquement ? ]

      Vivement le 21 Décembre 2012..."

      C’est la question : quid de l’organisation du prolétariat ?


      • Robert Bibeau Robert Bibeau 20 juin 2012 15:03

        EXCELLENTE QUESTION MERCI DE LA POSER. C’EST LA SEULE QUESTION QUI IMPORTE.

         

        Lénine a écrit LA GUERRE AMÈNERA LA RÉVOLUTION OU LA RÉVOLUTION CONJURERA LA GUERRE.

         

        Nous ne ferons pas l’économie de la constitution d’un parti communiste révolutionnaire car sans parti révolutionnaire muni d’une théorie révolutionnaire prolétarienne pas de révolution.

        Donc voici franchement ce que je pense :

         

        1) Suite à la trahison des partis révisionnistes suite à la seconde guerre mondiale, après celle des partis sociaux-démocrates lors de la première guerre mondiale et suite à la trahison des partis opportunistes dit maoiste suite à la liquidation de la révolution en Chine (vers 1980) le prolétariat international se retrouve sans partis révolutionnaires. QU’UNE multitude de groupuscules opportunistes étalés d’une extrème gauche à l’extrême droite (mais avec des noms de gauche)

        2) Les conditions objectives de la révolution murissent partout à une vitesse vertgineuse mais les conditions subjectives piétinnent - la petite bourgeoisie et les aristocrates ouvriers bien payés (mais en cours de paupérisation - endetté) font bloquage et empêchent les idées marxiste-léninistes de rejoindre et de s’implanter dans la classe.

        3) Les masses - les ouvriers vont à la guerre de classe sans état-major - désorganisée - dans l’anarchie - soulevée par le spontanéisme et l’utopie - et leur hargne immense mais détournée de ses objectifs de classe

        4) Les petits-bourgeois s’amusent à jouer à la politique et encombrent la voie de leurs élucubrations et de leurs EGO démesurés - c’est le résultat du travail des médias

         

        5) La guerre mondiale ne sera donc pas entravé empêché par la révolution. Il reste à espérer que la guerre amènera la révolution comme en Russie en 1905 .

         

        6) La première étape sera une terrible défaite pour le camp ouvrier - prolétarien mais on apprendra de ce désastre et la deuxième phase révolutionnaire internationaliste sera terrible - violente - meurtrière et d’abord aux USA le peuple s’engagera dans une guerre civile meurtrière our renverser l’ologarchie et l’éliminer

        7) Je garde espoir qu’a cette deuxième phase de la révolution les véritables communistes révolutionnaires auront su créer le PARTI de la révolution pour diriger la révolution vers l’éradication de l’impérialisme car sans cela tous ces morts auront été inutiles et les grands capitalistes rétabliront leur pouvoir sur les ruines de sociétés saccagées. 

         

         


      • Robert Bibeau Robert Bibeau 20 juin 2012 14:47

        NON camarade je n’établit pas de relation biologique entre le phénomène flux internationnaux de marchandises = flux de’idées internationalistes dans la tête. 

        J’établit un parallèle entre forces productives et moyens de production internationaux et rapports de production internationalisés - l’apparition de la section capitalistes financiers mondialisés parmi la classe capitaliste étant la matérialisation concrète de ce processus parmi la classe capitaliste et l’apaprition des ouvriers migrants d’un pays à un autre - d’un continent à un autre - des pauvres -des sous-prolétaires - de ceux du Tiers-monde vers le Nord etc. étant sa matérialisation parmi les peuples.

        Ici en France l’idéologie nationaliste vous particulièrement marquée vous êtes eun puissance colonisatrice et votre aristocratie ouvrière fut puissante un certain temps alors l’idéologie nationaleuse étroite vous stigmatise d’ou votre réaction viscéralement répulsive à toute idée d’internationalisme prolétarien.

         

        Mais je maintiens que a) Vous vivrez le drame Union européenne et Euro jusqu’a la fin jusqu’au jour ou vous l’abattrez totalement mais pas pour revenir en arrière vers le nat ionalisme étroit as plus que les chevaliers du travail n’ont pu briser les machines du développement capitaliste primitif.

         


        • chantecler chantecler 20 juin 2012 15:23

          Votre article est intéressant .
          Quelques lacunes .
          Par exemple vous parlez de l’impérialisme US et chinois .
          Il en est d’autres : allemand ( qui revient en force) , russe .
          Vous pensez que pour atteindre le bonheur prolétarien il nous faudra passer par une autre guerre mondiale .
          Franchement c’est un bonheur très cher payé .
          Mais nul doute , vous êtes prêt à vous sacrifier .
          Cela dit puisque votre article est basé sur les nationalismes, ceux ci entraînent toujours des guerres.
          Finalement je crains n’être qu’un affreux radical réformiste . .


          • Robert Bibeau Robert Bibeau 20 juin 2012 15:29

            MAIS NON MAIS NON Je ne souhaite pas la guerre - je ne veux pas la guerre mais les oligarques me consulte très peu avant de faire leur mauvais coup.

             

            Je constate que nous ne ferons pas l’économie d’une troisième guerre puisque les prolétariats mondiaux n’ont pas la force de l’enrayer - qu’ils se font emberlificotés par toutes sortes de réformistes et des gens qui voudraient rafistoler l’impérialisme ce qui est impossible alors MALHEUREUSEMNET nous allons à la guerre alors comment transformer ce malheur en victoire ???


            • COVADONGA722 COVADONGA722 20 juin 2012 19:07

              l’idéologie nationaliste est désormais une idéologie bourgeoise réactionnaire, même si ce sont des « has been » communistes sur le retour, des gauchistes hystériques ou des nationaux-socialistes malveillants qui défendent ce système économique archaïque qui mérite d’être éradiqué et remplacé

              yep vous ne souhaitez pas la guerre mais vous nous les nationnalistes vous la ferons donc
              ne pratiquant pas ou peu la dialectique vous decouvrirez vous les « éduqués » que le seul
              bien des peuples c’est leur « nation » fut elle en armes .
              Sur votre Lénine internationaliste on rappelera utilement qu’il regrettait amerement de ne pas disposer du peuple « nation » allemand pour sa révolution et que les premieres directives du génial createur de l’armée rouge « lev davidovitch bronstein »fut de faire appel pour l’uniforme et organisation au referent culturel grand russien .

              Asinus ;ouvrier nationaliste et sous-chien comme disent ceux dont vous etes les « idiots utiles »


              • COVADONGA722 COVADONGA722 20 juin 2012 19:10

                désolé ;
                yep vous ne souhaitez pas la guerre mais vous nous la faites verbalement nous 
                 les nationnalistes vous la ferons donc et férocement « du moins je le souhaite »


                • beo111 beo111 20 juin 2012 21:01

                  En fait la réalité est beaucoup plus multinationale qu’internationale. Multinationale car il y a de multiples nations, et les grosses tapent sur les petites. L’international suppose l’existance d’un espace non-national, à l’extérieur des nations.


                  • non667 20 juin 2012 23:35

                    le mondialisme = N.O.M. = combat de boxe économique sans catégories !
                    qui va gagner ?

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