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Accueil du site > Actualités > Politique > Le nationalisme est-il l’avenir des peuples ?

Le nationalisme est-il l’avenir des peuples ?

Le nationalisme revient en première ligne dans de nombreux pays d’Europe. Les partis qui s’en réclament font depuis quelques années des scores importants, voire impressionnants, aux différentes élections. En même temps la critique de ces partis et du nationalisme qu’ils affichent s’est exacerbée. Sans toutefois réduire l’influence grandissante de ces partis.

Mais pourquoi une telle critique contre les partis nationalistes ? Parce qu’ils sont essentiellement présentés comme xénophobes. Leurs positions sur l’immigration et l’accueil de l’autre sont sensiblement plus limitatives que celles des partis de gauche ou de la droite libérale traditionnelle. Mais y a-t-il une véritable différence idéologique sur le fond entre par exemple le Front National en France, ou l’UDC en Suisse, et les socialistes ?

Je n’en suis pas certain. Le concept de Nation est utilisé par l’ensemble des forces politique. Si l’on définit la nation comme la réalité d’un peuple ayant certaines attaches communes : territoire, histoire, religion, langue, culture, disposant d’une identité nationale commune - Français ou Suisse par exemple - et représenté par un gouvernement et des institutions spécifiques, alors nous sommes tous nationalistes. Nous faisons tous référence à un pays défini par un territoire et à un signe commun d’appartenance qui est la nationalité manifestée dans un document d’identité. Cette identité est souvent exprimée par une langue et une religion, et une histoire commune, mais pas automatiquement. On peut aussi ajouter au concept de nation le fait de décider de vivre un destin commun, ce qui lui confère un caractère plus abstrait susceptible de s’ouvrir davantage aux autres et d’intégrer des communautés d’origine ethnique, linguistique ou religieuses différentes en établissant une égalité de droit et de valeur entre elles.

Pendant des siècles depuis le Moyen-Âge l’Europe a été morcelée en de nombreux territoires, souvent très petits, laissant place par périodes à des regroupements et des empires. L’Histoire de la France elle-même est celle d’un petit territoire dirigé par un roi, dont les descendants se sont peu à peu approprié des territoires aux langues et coutumes pourtant très différences.

La Révolution française a consacré la nation comme le lieu de la souveraineté des peuples. La Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 précise : « Le principe de toute Souveraineté réside essentiellement dans la Nation. » La déclaration universelle de 1948 a supprimé la référence à la nation mais introduit à l’article 15 la notion de « nationalité » : « 1. Tout individu a droit à une nationalité. 2. Nul ne peut être arbitrairement privé de sa nationalité, ni du droit de changer de nationalité. »
europe-union-europeenne.gif
La nation a donc été associée à la question de la liberté individuelle et des droits fondamentaux. L’atténuation par la version de 1948 n’enlève pas le fait qu’il y ait une nation et contient implicitement le fait que c’est par la nation, ses lois et son gouvernement, que les droits de l’Hommes sont appliqués.

De nombreuses révolutions en Asie et Afrique ont eu lieu au nom de la nation, encore aujourd’hui. De plus, à gauche comme à droite, la remise cause de l’internationalisme ou du supranationalisme européen s’exprime en tenant compte de la nation, que ce soit le souverainisme, la préférence nationale, le refus du dumping salarial par une immigration moins coûteuse. Les syndicats de chaque pays veulent préserver le pouvoir d’achat des employés et ouvriers du pays en payant le même salaire aux personnes issues de l’immigration qu’aux personnes natives ou aux nationaux. Par cela on préserve les acquis des travailleurs d’un pays, le nôtre. Cela paraît évident pour tout le monde. Pourtant c’est une forme invisible de nationalisme, à savoir que les règles qui prévalent sont celle de la nation qui accueille.

Autre aspect du nationalisme : l’immigration. Aujourd’hui tous les partis politiques de n’importe quel pays admettent de fait que le nombre de personnes immigrées doit être limité. Personne ne revendique une ouverture totale et sans restriction des frontières. Personne ne dit que tout le monde peut venir s’installer en France. Imaginons ce que ce serait si ces centaines de millions d’immigrés venaient s’installer librement en France ! Aucun parti donc ne le propose. Chaque force politique, de gauche ou de droite, reconnaît qu’il y a une limite maximale acceptable à l’immigration, et qu’elle doit être encadrée : connaissance de la langue et des coutumes et lois principales du pays d’accueil.

En sens inverse la question est la même : aucun pays hors d’Europe n’accepte de recevoir des étrangers sans permis, en nombre illimité, et sans que ces étrangers ne respectent les coutumes et les lois du pays d’accueil.

On peut donc dire que, d’une manière ou d’une autre, tous les partis et tous les pays, donc tous les peuples, ont le nationalisme comme référence dans leur idéologie ou leur pratique du pouvoir. La préférence nationale est un fait : aucun gouvernement ne va agir pour servir un Etat voisin et desservir les citoyens qui l’ont élu. Et s’il le fait il sera chassé lors des élections.

Considérant que tout le monde est tant soit peu nationaliste, on peut se demander ce qui fait la différence entre des partis de droite ouvertement nationalistes, comme le Front National en France, et la droite libérale ou le socialisme. La droite libérale est probablement l’offre politique qui se réfère le moins à la nation, qui admet le plus les échanges et l’internationalisme. Et les échanges internationaux sont sources d’enrichissement mutuel et de développement, comme l’ont été les grands empires du passé.

nation-braveheart_027.jpgPar contre il y a moins de différence entre la droite ouvertement nationaliste et la gauche : à gauche les souverainistes sont nombreux, ainsi que les anti-mondialistes ou les altermondialistes, ceux qui souhaitent un renforcement des Etats pour régulers et encadrer le commerce. Et qui dit renforcement de l’Etat qui automatiquement renforcement de la nation, soit du couple Etat-Peuple.

Il y a grosso modo deux nationalismes. Sous l’une ou l’autre forme il semble avoir encore une longue vie devant lui. Si le 20e siècle a jeté des ponts entre les peuples au niveau mondial, il se pourrait bien que le 21e soit celui du repli national. Car, de gauche à droite, les citoyens se réfèrent majoritairement à une forme ou une autre de préférence nationale. Dans ce mouvement ce sont les libéraux qui risquent le plus. Le nationalisme, soutenu par la gauche et une partie de la droite, ne risque rien. Le libéralisme est menacé. Le peuple a parfois besoin de victoire ou de satisfaction pour faire confiance à ses représentants. Actuellement les peuples d'Europe se vivent en défaite.

L’histoire de Braveheart est signifiante du paradoxe qui existe entre liberté et nationalisme. Braveheart, héros mythique et nationaliste aimé de gauche à droite. Il a apporté la victoire. Et la défaite aussi. Mais, quelques années plus tard, l'Ecosse est devenue libre et indépendante pour une longue période. Le nationalisme avait gagné.

Et pourtant, le libéralisme a été et est synonyme de liberté - culturelle, individuelle, économique - bien plus que les nationalismes l’autoritarisme est latent.


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59 réactions à cet article    


  • enréfléchissant 9 avril 2011 12:14

    Vous faites erreur, les antimondialistes, et les altermondialistes ne sont pas nationalistes, Mélenchon non plus par exemple, ni le PCF(je ne les défend pas), ils sont seulement contre la mondialisation actuelle. 

    Vous montrez bien que le concept de Nation est très flou et ne sert qu’à une chose, permettre la gouvernance des peuples par leur division, et de même leur rendre plus difficile la lecture des enjeux mondiaux (les citoyens du monde entier ont tous les mêmes intérêts à la base, on leur fait croire avec le nationalisme que celui de l’autre côté de la frontière est un potentiel ennemi, non, les problèmes, c’est les classes dirigeantes économiques et politiques qui les créent pour avoir toujours plus de pouvoir).
    L’internationalisme est la seule solution, et comme voudraient nous le faire croire les frontistes, il n’y a pas seulement les choix de la mondialisation actuelle ou alors du nationalisme, non, il y-a aussi l’internationalisme social, libertaire...

    Nationalisme>>Fascisme, Guerres
    Capitalisme>>Exploitation, Guerres
    Communisme>>Répression, Liberticide
    Anarchisme>>Liberté, Rassemblement

    • bluerage 9 avril 2011 14:10

      à Enreflechissant

      Vous portez bien mal votre pseudo, l’anarchie n’existe pas et ne peut pas exister, car le pouvoir ne peut être vacant, si il n’y a plus d’Etat on tombe justement dans l’anarchie, qui est synomyme de bordel généralisé.

      Supprimez l’Etat et vous aurez partout des petites dictatures de chefs de bandes, caciques et potentats locaux, bandes armées et mercenaires, dictateurs municipaux et ordures assoiffées de pouvoir, insécurité et assassinats à tous les étages.

      Si tout le monde fait ce qu’il veut sans pouvoir repressif, les crimes et assassinats vont pleuvoir en pagaille, mon voisin qui attend si longtemps de me faire la peau pourrait passer à l’action, donc je devrais le tuer avant si je suis mon raisonnement jusqu’au bout.

      Lisez donc Dome de Stephen King, si vous êtes intelligent ça devrait vous dégoûter de l’anarchisme.


    • enréfléchissant 9 avril 2011 20:03

      Vous ne connaissez apparemment rien à l’anarchisme. 

      Il est claire que l’anarchisme ne peut se développer dans une société que si une certaine part de la population défend et essaime les idées libertaires. A partir de là, l’anarchisme, contrairement à ce que stipulent les médias aux bottes du pouvoir, n’est pas le chaos mais bien l’ordre par la raison, en opposition à l’ordre par la contrainte ou à l’ordre par la violence illégitime de l’état.
      Vous savez, tous les hommes ont au fond le même but, vivre le mieux et le plus librement possible, à partir de là, nous sommes tous assez intelligents pour vivre dans un système anarchiste, système social ou la liberté est la plus grande(pas infinie car on doit vivre avec les autres). 
      Il apparaît difficile de pouvoir porter un tel raisonnement et de telles affirmation quand on observe la concurrence et la haine qui règne autour de nous, cette haine, ce chaos, car il faut bien le dire, le chaos, c’est maintenant. Si je peux l’affirmer, c’est car le chaos n’est seulement le résultat du capitalisme et de l’étatisme autrement dit du découpage de la société en classes aux intérêts divergents, l’anarchisme inclut la suppression de toutes classes et crée ainsi l’intérêt commun.
      Si vous êtes avides de livres fiction sur l’anarchisme, plutôt que Stephen King je vous conseille le roman SF d’Ursula Le Guin, Les dépossédés.

    • bluerage 9 avril 2011 20:23

      Helas

      le postulat que vous avancez à partir de la ligne 5 de votre dernier commentaire est soit faux, soit infondé, ce qui dès le départ condamne votre argumentation.

      Pour Ursula Le guin, je n’ai lu que les deux Terremer, mais si vous tenez absolument à savoir à quoi ressemblerait une société anarchiste, revoyez donc la serie des Mad Max ou des Ken le survivant, une société sans pouvoir répressif ressemble à ça, l’anarchisme dont vous rêvez c’est comme le communisme, on sait bien que ça ne marche pas


    • ffi ffi 9 avril 2011 20:41

      Enréfléchissant :
      Votre réflexion est bien jolie, mais elle ne passe pas l’épreuve des faits.
      Que la majorité des gens soient raisonnables et enclin au respect d’autrui, certes, mais cela n’est pas une généralité. Il y a des gens qui trichent, qui ne respectent pas autrui, et qui sont totalement injustes. Cela semble contre toute raison, mais c’est ainsi, ces gens ont leurs raisons propres.

      Ainsi, il faut une structure dotée d’une force qui ait le pouvoir de veiller à la justice, l’Etat.

      L’Anarchisme est une théorie dépassée, qui reprend les principes tirées des lumières, selon lequel l’homme serait tout rationnel. C’est faux, car l’homme a ses attachements et ses amours propres, et donc des raisons qui lui sont personnelles.

      Maintenant l’anarchisme n’est plus qu’une espèce de secte, une société de pensée qui formate ses adeptes, lesquels se réunissent sur le seul mot d’anarchisme, mais sans jamais pouvoir lui donner de contenu. On s’y épanche en vagues abstractions, fondées sur une vision erronée de l’humanité.

      Il n’y a que dans les sociétés de pensée que peut émerger de tels délires collectifs.


    • enréfléchissant 9 avril 2011 20:42

      Vous mettez en cause l’ordre par la raison qu’entraine l’anarchisme ?

      Voyez par vous même que l’anarchisme est possible et qu’il n’est pas chaos(d’ailleurs le mot qui signifie chaos est anomie).


      L’anarchisme marche car il est le communisme sans la bureaucratie rouge, le communisme sans l’autoritarisme, en clair le seul vrai communisme, la disparition de toute classe sociale.
      Beaucoup de questions que vous pouvez vous poser concernant l’anarchisme, le vrai, ont leurs réponses dans ce question réponse :

    • enréfléchissant 9 avril 2011 20:57

      FFI :

      Vous savez, c’est la société qui fait les gens, tant que nous saurons dans une société pourrie, oui, il y-aura des gens méchants, déraisonnables et problématiques. L’anarchisme lors de son instauration n’exige pas l’élimination de la force comme remède à quelques problèmes. Seulement, cette force ne devra pas être aux mains de quelques uns qui dirigent la communauté, c’est le peuple dans sa globalité qui prendra les décisions.
      Une fois que la société absurde dans laquelle on vit qui permet le croisement de la misère et de l’opulence, une bonne part des soucis comportementaux auront disparus.
      De plus, à l’heure actuelle, vous considérez que des personnes n’ont ni morale ni raison ?
      Le bandit, le criminel ou le voleur ont souvent une famille, et, à partir de là, peuvent vivre en communauté, seulement seul l’immoral leur avait jusque là permis de vivre bien. L’immense majorité des hommes ont une raison et savent juger en fonction de leurs intérêts, pour peu qu’on leur explique bien quels choix ils peuvent faire. Et ce qui est drôle, c’est que l’immense majorité de la population mondiale aurait plutôt intérêt à ce que l’anarchisme règne sur la planète. SI vous ne reconnaissez pas que seul les fous et les déviants pathologiques sont problématiques, alors vous êtes de mauvaise foi.
      Non, le vrai problème de l’anarchisme, c’est la résistance féroce de la part des capitalistes et des hommes de pouvoir qui aura lieu pendant sa mise en place.

    • ffi ffi 9 avril 2011 21:27

      Ce n’est pas la société qui fait les gens, c’est, physiquement, la baise, le rut, le coït entre un homme et une femme, intellectuellement, l’éducation familiale ; et enfin leur destin mortel.

      Oublier ces points essentiels de l’humanité est se tromper du tout au tout dans les solutions. C’est nier l’humanité.

      C’est vous qui vous faites avoir par votre « société de pensée » qui vous formate et cette socialisation de votre personne n’est rien d’autre qu’une aliénation.

      Prôner que la société fait les gens, c’est promouvoir l’aliénation de tous...

      C’est une idéologique dépassée, issue des lumières et dont les 2 siècles passés ont suffisamment démontré la fausseté.


    • enréfléchissant 9 avril 2011 21:32

      « La société » regroupe l’éducation, l’envirronement et tout ce qui influe sur le développement d’une personne.

      Donc oui, la société fait les gens, en changeant de société, nous changeront les gens, et cela n’a rien d’endoctrinant.

      Quand à vos remarques insensées sur les idées des lumières, rassurez vous, je ne suis pas un illuminati. D’ailleurs, la philosophie des lumières, une philosophie bien bourgeoise.

    • ffi ffi 9 avril 2011 21:36

      C’est le destin mortel qui est la source de tout le mal, et, quelles que soient les réformes sociales, rien ne changera cela.

      Dans certaines conditions, c’est l’instinct de survie qui commande, et notre condition de mortel fait que ces conditions ne peuvent jamais être abolies totalement.

      La solution adéquate est donc :
      1°/ une religion qui permet de faire refluer la peur de la mort.
      2°/ un pouvoir juste.

      Vous êtes jeune et rêveur. Mais vous pensez faux.


    • ffi ffi 9 avril 2011 21:38

      Le destin mortel oriente plus les décisions des gens que toute éducation venue de la société.


    • enréfléchissant 9 avril 2011 21:50

      « c’est l’instinct de survie qui commande, et notre condition de mortel fait que ces conditions ne peuvent jamais être abolies totalement. »

      Je suis d’accord, et quand cet instinct de survie est satisfait par une sécurité(que tout système politique recherché est censé amené plus ou moins, capitalisme, communisme, anarchisme, socialisme), l’homme recherche le meilleur cadre de vie possible(liberté, confort...).
      L’anarchisme est le seul système social qui puisse distribuer et partager le confort entre tous les hommes et qui puisse assurer la liberté maximale des individus puisqu’aucune exploitation n’attache aucun individu par contrainte à un autre.
      Vous me direz que certains d’hommes prendront toute la richesse pour eux seuls, je vous dirais que c’est actuellement le cas, et que si tous les individus raisonnables fassent connaître l’anarchisme à l’humanité, alors les égoistes ne feront pas long feu et la paix et la prospérité regneront sur Terre.

      Vos élucubrations stupides me font peur.

    • ffi ffi 9 avril 2011 22:00

      Je suis d’accord, et quand cet instinct de survie est satisfait par une sécurité...

      Mais cet instinct de survie n’est jamais satisfait, puisque tout homme est mortel...

      L’homme se contente, par amour, de se reproduire. C’est un pis aller. Cet enchaînement à l’amour est si fort que l’homme donnera toujours la priorité à ses proches.

      Vous omettez complètement le problème de l’amour et de la condition humaine concrètement...


    • non667 10 avril 2011 14:11

      à en réfléchissant
      1+1 = 3 ??????????????
      je ne vois qu’une explication :
       le résultat voulu d’une éducation par les math modernes et la méthode globale ! smiley smiley smiley


    • enréfléchissant 9 avril 2011 12:24

      Nation, un concept absurde :

      L’espagnol Catalonais et le français catalonais n’auraient pas les mêmes intérêts ?
      Nice se trouverait plus dans la nation française qu’italienne ?
      La nation française serait une des plus légitime du monde ? Mais n’est-ce pas par les campagnes très efficaces d’erradication des langues régionales et des mouvements séparatistes ?
      Le découpage en nations entraîne de nombreux conflits territoriaux, envirronnementaux..
      Les nations sont le résultat de la gouvernance dans l’histoire des territoires, ainsi le territoire français est depuis longtemps est gouverné par Paris, on a donc une nation française. 
      Il aurait suffit que depuis 150 ans la région PACA soit gouvernée par l’Italie pour que la région appartienne à la nation Italienne.
      Le nationalisme est le jeu du relativisme et ne crée que des problèmes, ah non, il apporte aussi des solutions pour les dirigeants(normal c’est eux qui ont créé le concept de nation).
      Ouvrez les yeux !

      • Robert GIL ROBERT GIL 9 avril 2011 12:37

        Si la nation est menacée, ce n’est pas par l’immigration, mais plutôt par la casse de nos valeurs de solidarité et de partage et la destruction de nos repères sociaux. Voir....

        http://2ccr.unblog.fr/2010/11/04/lidentite-nationale/


        • enréfléchissant 9 avril 2011 20:07

          Notre nation n’est pas menacée car notre nation n’existe pas, les nations, comme les régions ou comme les limites des communes, sont des concepts géopolitiques qui servent les classes dirigeantes, ne cherchez pas à défendre leurs créations.

          Si vous voulez parler de l’identité française, elle n’existe pas non plus du fait que la France est seulement un enclos dans lequel se trouvent des gens de tout bords.
          Si vous pensez à la souveraineté nationale, alors vous faites fausse route, la seule souveraineté qui tienne, c’est la souveraineté de chacun, où qu’il soit, en puissance égale et reconnue ou pas selon les régimes qui conditionne sa vie.

        • Cocasse cocasse 9 avril 2011 13:37

          Bonjour, je ne partage pas votre optimisme en ce qui concerne la survie de la nation.

          Le concept de « nation » qui persistera encore un temps, sera un terme vidé de substance, ce qui n’empêchera pas de l’utiliser par les politiques pour donner le change.

          La nation est destinée à devenir fragmentée en région sous contrôle supranational européen. La marge de manoeuvre de la nation est déjà majoritairement limitée.

          Il y a bien un problème, la destruction de la nation ne profitera pas à l’anarchisme libertaire, mais à l’anarchisme capitaliste. C’est pourquoi je ne vois pas d’avenir à une forme d’anarchisme pour l’instant, sa dimension internationaliste allant dans le sens du capital.

          Arriver à des formes d’autonomie individuelles et d’auto-gestion demanderait d’abord de rétablir un cadre régulateur et cohérent, dans lequel la liberté peut s’épanouir.
          Le rétablissement de l’état souverain me parait l’unique alternative allant dans le sens du progrès, il est garant de l’auto-détermination du peuple.


          • enréfléchissant 9 avril 2011 20:19



            Il y a bien un problème, la destruction de la nation ne profitera pas à l’anarchisme libertaire, mais à l’anarchisme capitaliste. C’est pourquoi je ne vois pas d’avenir à une forme d’anarchisme pour l’instant, sa dimension internationaliste allant dans le sens du capital.

            La destruction de la nation par les capitalistes servira bien sûr le capitalisme...
            La destruction des nations par des anarchistes, s’ils sont assez dans les sociétés, ne profitera au capitalisme seulement dans la mesure ou les gens désireront le capitalisme et le voteront directement.
            L’anarcho-capitalisme, cela n’est pas de l’anarchisme.
            Anarchisme>>Liberté donc pas d’exploitation, salariale ni étatique
            Capitalisme>>Exploitation salariale

            « Arriver à des formes d’autonomie individuelles et d’auto-gestion demanderait d’abord de rétablir un cadre régulateur et cohérent, dans lequel la liberté peut s’épanouir. »
            En quoi sous De Gaulle ou sous les présidences de l’avant GM la liberté s’est épanouie ?
            Ne voyez vous pas que l’état, l’organisation étatique, que ce soit au niveau national ou supra national, est une confiscation de liberté, celle que devrait posséder le peuple de décider directement. Nous devons lutter contre l’UE en même temps que nous luttons contre l’état français.
            Lutter contre l’état français ne signifie par lutter contre les hopitaux, contre la police ou contre l’école, mais de lutter contre la représentativité, contre toute forme de gouvernance, contre l’élitisme, mais aussi montrer et expliquer les répercutions de l’étatisme et du capitalisme(prisons, chômage, exclusion, nationalisme)

          • Cocasse cocasse 10 avril 2011 09:38

            Bonjour, non je ne fais pas de confusion entre anarcho-capitalisme et anarchisme, je vous rassure.

            Je dis que l’anarchisme aujourd’hui n’a pas les moyens de lutter contre le capitalisme. Il peut juste essayer de survivre comme il peut, en sachant qu’il n’aura guère de moyen de défenses si on vient le chercher.

            Regardez un peu la société française : l’esprit de hiérarchie est très présent, les gens ne veulent pas de l’anarchie, tout simplement, tellement ils sont habitués à un autre mode de fonctionnement, même injuste. L’émancipation qu’ils souhaitent est beaucoup plus humble, et ne passe pas par une remise en cause aussi globale.

            Pour un anarchiste, la meilleure façon d’avancer serait d’appliquer ses idées, et donc de vivre, s’organiser avec ses semblables pour donner corps au projet, et en constater les difficultés.


          • enréfléchissant 10 avril 2011 13:21

            C’est pour cela que les anarchistes ont un gros travail à faire pour prouver que c’est la hiérarchie et l’autorité illégitime qui causent les problèmes, en tout cas une grosse part, de la société.

            Une fois que la prise de conscience sera généralisée, alors oui nous pourrons envisager une société anarchiste.

          • Algorab 9 avril 2011 14:59

            Cela dépend dans quel contexte on laisse émerger le nationalisme.

            Entre 1870 et 1945 la France et l’Allemagne on eu 27 conflits militaires dont 3 majeurs.
            Au total ces deux nations on subis 10.000.000 de morts sur l’ensemble de ces 27 conflits.

            Et le drame de l’ex-Yougoslavie me conforte dans l’idée que la nationalisme en Europe n’a fait que des perdants.

            J’espère un jour voir émerger une sorte de nationalisme européen qui me semble salutaire et n’est pas nécessairement en opposition avec les valeurs de chaque états membres de l’UE.


          • Axel de Saint Mauxe Axel de Saint Mauxe 9 avril 2011 16:07

            Opposer un nationalisme européen au nationalisme national, c’est rigolo.


          • enréfléchissant 9 avril 2011 20:29

            Tous les nationalismes sont mauvais, mais il faut peut-être éclaircir les choses.

            Si Malcolm X était nationaliste, les luttes qu’il a mené concernaient l’émancipation d’une communauté, donc rien à voir. 
            Ainsi, Mandela aurait pû croire que le monde allait disparaître en 2012, ce n’est pas pour autant que cette thèse est bien...
            Pour les algériens, c’est une autre histoire. 
            Ils se faisaient piller et exploiter par un autre peuple, normal qu’ils veuillent devenir indépendant pour arrétêr l’exploitation. S’ils sont devenu une nation ensuite, c’est qu’ils ont établi des frontières et qu’un pouvoir central a été mis en place(on voit le résultat...). Le nationalisme algérien est mauvais, en effet il crée des conflits territoriaux avec le Maroc et mène une répression en Kabylie contre la volonté d’indépendance des kabyles.
            Ainsi, le nationalisme fait partie du monde entier puisque le monde entier est dirigé par les gouvernements centraux, et il faut bien comprendre que de nombreux conflits sur Terre, énormément voire presque tous, ont eu comme source la séparation nette des peuples selon l’aire d’influence des gouvernements. Car les guerres ne sont jamais dans l’intérêts des peuples, qui au fond demandent tous de meilleures conditions de vie alors qu’il y-aurait possibilité pour tous de bien vivre, mais dans l’intérêt des classes dirigeantes avides de pouvoir économique ou politique.



          • Cocasse cocasse 9 avril 2011 21:34

            Intervention complètement nulle de soumanfred (devais-je m’en étonner ?).
            Encore que le voir prôner les qualités de nationalismes m’étonne.

            Applaudir la qualité du nationalisme algérien pour son indépendance, c’est aussi admettre le nationalisme FN pour l’indépendance de la France.
            Sauf que le FN n’a jamais proné une doctrine comme « la valise ou le cercueil », malgré la colonisation dont est victime notre pays.


          • rocla (haddock) rocla (haddock) 10 avril 2011 12:07


            y en a qui croient que le monde c ’est les immigrés les gens de gauche les écolos les fonctionnaires et les syndicats .

            Je comprends maintenant le fonctionnement de certains ....


          • rocla (haddock) rocla (haddock) 10 avril 2011 13:07

            y en a qui croient que le monde c ’est les immigrés les gens de gauche les écolos les fonctionnaires et les syndicats et l’ extrême droite , 


            t’ es en parenté avec Morice toi .....

          • Axel de Saint Mauxe Axel de Saint Mauxe 9 avril 2011 16:03

            La nation, la nationalité sont des notions artificielles destinées à asservir les masses. La nation a été inventée par les fous furieux de 1789, et le concept a été décliné depuis plus de deux cent ans. Il a été très utile lorsqu’il a fallu envoyer à l’abattoir, pendant les guerres napoléoniennes (y compris en 1870), et républicaines (1914, 1939, guerres coloniales) des millions personnes.


            Aujourd’hui on ne sait plus très bien à quoi cela correspond. Pour ma part, l’humanité n’existe qu’à travers les individualités.

            Que la nation aille au diable, donc.

            • lemouton lemouton 10 avril 2011 16:04

              à Axel
              tout comme vous j’ai des difficultés avec les definitions des mots à racine « nation ».. smiley

              aujourd’hui j’admets qu’elle existe en tant qu’héritage du passé...
              Elle a été créée, limitée par des frontières naturelles, unifiée par l’utilisation de gré ou de force d’une langue commune, souvent consolidée par les agresssions extérieures..

              mais aujourd’hui, s’il n’y aurait pas l’obstacle des langues, et le controle de la communication par l’oligarchie...
              Je pense que le concept de nation n’existerait plus... smiley


            • suumcuique suumcuique 9 avril 2011 18:14

              Aujourd’hui tous les partis politiques de n’importe quel pays admettent de fait que le nombre de personnes immigrées doit être limité.


              Ni le premier politicard anglais, ni le premier politicard autrichien, ni le premier politicard espagnol, ni le premier politicard finlandais, ni la Merkel, ne se sont exprimés en ce sens. Le seul grand pays européen dans lequel un nombre extrêmement restreint de politicards appellent à une limitation de l’immigration extra-européenne est la France, suite à la montée du Front National dans les sondages. Guéant ne parle qu’en son nom propre, lorsque, sous la pression de Sarközy et des sondages favorables au Front National, il fait allusion à une limitation de l’immigration extra-européenne. Guéant n’est pas « tous les partis politiques de n’importe quel pays ». Il est l’exception qui, dans un contexte électoraliste, confirme la règle.

              Aucun des politicards qui gèrent actuellement l’Europe occupée n’est en mesure de prendre la moindre décision. Pour agir, ces politicards doivent en référer à leurs « supérieurs inconnus ». Or, ces « supérieurs inconnus » sont les grands prêtres de la religion droitdelhommiste mondialiste. Il s’en suit que l’invasion de l’Europe continuera tant que ces politicards et leurs « supérieurs inconnus » n’auront pas été éliminés, quels que soient les effets d’annonce à la Guéant, effets d’annonce qui n’ont que des visées électoralistes. Pendant que Guéant amuse la gallerie, des centaines d’immigrants extra-européens traversent la frontière entre l’Italie et la France, où ne subsistent plus que quatre ou cinq douaniers. D’autre part, comment ces imposteurs pourraient-ils réguler l’immigration extra-européenne légale, alors que leurs « supérieurs inconnus » ont ouvert en grand nos frontières aux vagues d’immigrants illégaux en provenance du tiers-monde ? 

              Quoi qu’il en soit, il ne s’agit pas de limiter l’immigration extra-européenne : il s’agit de la stopper définitivement et, au-delà, d’inciter fermement les millions d’immigrés extra-européens vivant aux crochets de la République à retourner chez eux. 



               



              • enréfléchissant 9 avril 2011 20:33

                Prenez les problèmes à la racine, si les immigrés sont, c’est car il ont des raisons. 

                Le capitalisme est a blâmer, et vous pourrez toujours fermer les frontières, mais tant que des riches vivront sur le dos des pauvres(et oui, faut le dire, les occidentaux vivent grâce aux pauvres du sud), alors des pauvres tenteront de venir trouver une place dans nos société qui puent l’abondance.
                Sortir du capitalisme et sortir du nationalisme c’est sortir des conflits et sortir des migrations intensives.

              • suumcuique suumcuique 9 avril 2011 19:54

                La nation a été inventée par les fous furieux de 1789,


                C’est faux. Le concept de nation a été créé par Philippe IV, un des deux seuls rois de France à avoir expulsé les Juifs de France, en opposition aux visées proto-mondialistes des banquiers templiers

                • enréfléchissant 9 avril 2011 20:33

                  Un fou furieux, donc.


                • suumcuique suumcuique 9 avril 2011 22:46

                  Philippe IV - le dernier des Capétiens, c’est-à-dire, en réalité, le dernier des véritables rois de France - ne fit que récupérer l’argent que les Juifs, les Lombards et les Templiers avaient volé au trésor français. En quoi il se fit les pires ennemis qui soient : la papauté - qui fit assassiner sa progéniture, les derniers porteurs du sang des Franks - et la populace, qui, déjà, ne pouvait pas s’empêcher d’emprunter aux banquiers. 


                  Philippe IV se trouve bel et bien à l’origine de l’Etat-nation, concept qu’il développa pour contrer les visées proto-mondialistes universalistes de l’Eglise.



                • pastori 9 avril 2011 20:42

                  je me souvient très bien que le jour de ma naissance, la nation était en danger.

                  l’ennemi paradait, occupait nos maisons, nous disait comment vivre, torturait et assassinait les récalcitrants.

                  nous rues portaient des noms bizarres, des panneaux écrits dans une langue incompréhensibles, la terreur et la famine pour la plupart des gens.

                  que croyez vous qu’il arriva ? à un contre mille, l’ennemi était pourtant le plus forte imposait sa loi féroce. ! 
                  pourquoi ? parce que la grande majorité de la population de ce pays avait pris fait et cause pour l’ennemi, allant jusqu’à faire des choses qu’on ne lui demandait pas.

                  « Les français aiment leur Pays ; c’est la » diversité«  qui n’aime pas leur Pays » lit-on plus haut

                  à l’époque, les français n’aimaient pas leur pays, et la « diversité » anglaise, américaine, russe...l’aimait puisqu’elle lui est venu en aide.

                  curieux que parmi ceux qui incarnerait seul aujourd’hui l’amour de la nation soit des gens qui votent pour un parti qui désigne comme candidat au cantonales quelqu’un qui brandit le salut nazi ce qui est la pire insultes à ceux encore vivants qui ont subit la torture.

                  n’y a t-il donc rien de changé ?

                  curieux aussi que nombre de ses partisans ici même ne se soient jamais offusqués de cela, pendant qu’ils brament leur amoooour de la patrie. 



                  • enréfléchissant 9 avril 2011 21:35

                    Calmos rentre toi bien dans le crâne que si « la diversité » nous « envahi », ce qui est déjà totalement faux, ce n’est pas car des arabes et des noirs ont envie de venir habiter proche de la tour eiffel, mais car ils ne peuvent pas vivre décemment chez eux, car le capitalisme pousse les gens à faire des choses immorales(comme quitter sa famille, son pays), pour gagner du fric.

                    Quand le capitalisme disparaîtra, ta « diversité » cessera de t’« envahir ».


                  • dawei dawei 10 avril 2011 22:49

                    surtout qu’il y a bien plus d’immigration provenant de l’Europe de l’est que d’Afrique, mais votre capacité d’analyse de l’imigration ne dépassant pas le le délit de facies, forcément, vous avez l’impression que l’invasion est africaine, ce qui est totalement faux. Vous allez traiter d’immigré des gens dont le grand père voire l’arrière grand père était déjà français de nationalité, et de souchien des gens qui viennent juste d’arriver, et qui ne connaissent rien de la France, il y en à même qui arrivent à devenir présidents de la République française. Bref, un maghrében connait mieux la France qu’un Hongrois ou un ukrainien, sauf que vous c’est bien le maghrébin qui vous gène, car le fait qu’il soit physiquement « diffelent » vous emmerde ... on appele ça gentiment de la bêtise. Et me traitez pas d’angeliste de gôche ou de droitdelhommiste, car je n’ai rien contre un controle plus stricte des frontières et de l’immigration. Par contre j’aimerais , non pas qu’on « aide » les pays du sud à se développer, mais je voudrais surtout qu’on arrête de les en empêcher. Meilleur façon de juguler l’immigration, par contre c’est total, bolloré, Suez et Véolia qui vont faire la gueule ... ba tampi pur eux vu ce qu’ils nous rapportent : Total paye zero impots et fait des bénéfices records, faut absolument arreter de faire de la géopolitique en fonction de ces voleurs ingrats affameurs.


                  • pastori 9 avril 2011 21:44

                    quelque soit la raison, ils sont venus et ont fait ce que les nationaux n’ont pas fait, occupés à trafiquer alors qu’ils pouvaient en surnombre bouter dehors l’ennemi.


                    mon père, résistant au maquis (torturé puis fusillé) disait à ma mère que son plus gros problème n’était pas l’occupant. lui était identifié, en uniforme et affichait ses intentions.

                    le pire c’était le voisin, le cousin, le villageois ....................sournoisement caché dans sa posture de compatriote et qui pouvait trahir à chaque instant. 

                    il ne s’est pas trompé, c’est un vague parent qui l’a vendu à l’ennemi, pour quelque poignées de figues...

                    les descendants de ce grand patriote traître sont aujourd’hui drapés dans un ’« nationalisme » exacerbé. comme par hasard.



                    • enréfléchissant 9 avril 2011 21:54

                      Mais tes dires ne nous mènent nulle-part.

                      Si un tel problème a pu avoir lieu, c’est par l’existence d’armées, et de conflits. 
                      Armées créées soit disant dans le but de défendre les peuples, alors que les peuples n’ont à craindre que les armées des autres peuples(y-a pas comme une arnaque ?) et conflits créés par les classes dirigeantes des différents pays pour s’approprier la richesse du monde.

                    • pastori 9 avril 2011 22:02

                      je voulais marquer les limites des peuples pour ce qui est de « l’amour » de leur patrie, 

                      mais si mes propos ne mènent à rein, en réfléchissant le tien est incompréhensible et a l’air de mener très loin smiley
                      bon voyage .

                      par contre je suis en accord avec ton post de 21 h35

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