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Accueil du site > Actualités > Politique > Le néo-cléricalisme peut-il fonder la démocratie ?

Le néo-cléricalisme peut-il fonder la démocratie ?

La France est une République laïque, elle respecte toutes les convictions et croyances. Et cependant, au regard du principe de séparation des Eglises et de l’Etat, la République doit-elle, avec l’argent public, financer les lieux privés de culte, s’impliquer dans la formation d’imams et « développer les établissements scolaires privés sous contrat » au risque d’alimenter, elle-même, la ségrégation sociale et idéologique ?[1] « Dans aucun des actes de la vie civile, politique ou sociale, la démocratie ne fait intervenir, légalement, la question religieuse. Elle respecte, elle assure l’entière et nécessaire liberté de toutes les consciences, de toutes les croyances, de tous les cultes, mais elle ne fait d’aucun dogme la règle et le fondement de la vie sociale. »[2] Déclarait le 30 juillet 1904, Jean Jaurès. Une politique néo-cléricale ne peut tenir lieu de projet social.

Le paradoxe de l’actuelle situation réside dans le fait que nos pouvoirs publics transgressent la loi de séparation[3]. Cette politique paradoxale est vigoureusement contestée, en ces termes, par un intellectuel musulman : « Celui qui veut moderniser d’abord les religions ou les rationaliser avant de les intégrer dans l’espace laïque de la France ne connaît pas l’histoire de la République française ni les circonstances réelles de la séparation de l’Eglise et de l’Etat. L’Etat s’est séparé définitivement des religions parce qu’il a jugé qu’elles n’étaient ni modernes ni rationnelles ou, du moins, il a voulu marquer sa très grande réserve quant à leur enseignement. Chercher des compatibilités entre cette laïcité juridique et l’islam est absurde. Est-il logique que nous demandions à une religion de se moderniser lorsque l’objectif est de nous séparer d’elle ? De plus, cette laïcité fait partie de la loi et la loi ne se négocie pas, elle s’exécute »[4].

Le rôle de l’État est d’assurer la sécurité et la liberté de culte et non de l’organiser. L’Islam en France doit rester l’affaire des musulmans. Ce n’est pas exclusivement la « liberté religieuse » que la laïcité garantit mais d’abord la liberté de conscience, laquelle permet le droit de choisir sa religion, n’en pas avoir ou d’en changer. Voire de militer contre toute religion.

Après le débat sur « l’identité nationale » lancé par le précédent président de la République, c’est l’illustration de la confusion et la stratégie de ceux qui enferment toute une partie de la population issue de l’immigration dans une appartenance présupposée à l’Islam, imposée comme marqueur identitaire. On assiste à une partition de la sphère publique éclatée en appartenances religieuses par ce marquage ostentatoire imposé. « Hérité de l’histoire, le modèle alsacien-mosellan », élargi à l’islam, « intéresse Paris », laisse par ailleurs entendre la presse[5].

Pourquoi taire que ces jeunes sont français, pour la plupart ? Ce ne sont pas des droits différents qu’ils revendiquent mais l’égalité, en actes, des droits sociaux et civiques. « Laïcité de l’enseignement, progrès social, ce sont deux formules indivisibles. Nous lutterons pour les deux »[6]

Dans cette politique construite sous la pression des religions, l’émergence de la question de l’Islam conduit à la tentation de consentir des assouplissements sous formes « d’accommodements raisonnables » remettant en cause, la teneur et l’esprit de nos principes constitutionnels et, notamment, la loi du 9 décembre 1905. Les religions plus anciennement établies en France sont en perte de vitesse et n’attendent que ces concessions faites à l’Islam pour entériner ou réformer leur rapport à l’Etat laïque, dans une reconnaissance institutionnelle qui préfigure un remariage.

N’est-ce pas, là, l’occasion inespérée, pour eux, de revenir à la situation antérieure à la loi de séparation des Eglises et de l’Etat pour convier l’Islam à ces épousailles entre politique et religion ? Une telle idée conduirait à rétablir un ordre social ancien élaboré autour de quelques « cultes reconnus » où le citoyen serait assigné à résidence dans « son » origine, et affecté implicitement à une religion pour lui être soumis. En quelque sorte, un retour à l’ordre moral tel que l’entendait Adolphe Thiers pour qui un curé valait cinquante gendarmes.

Derrière cette tentation, la discrétion des autres Eglises, et la catholique en particulier, peut trouver à s’expliquer par les profits escomptés dans les transgressions qui conduiront à de nouvelles concessions au communautarisme. Ces revendications sont, d’ores et déjà, exprimées : « C’est très bien de vouloir rassembler les religions, mais à condition de faire droit à ce qu’elles représentent réellement. »[7] Les responsables catholiques n’acceptent pas de passer par la voie des formes républicaines pour se faire entendre. Où sont donc la séparation et la neutralité de l’Etat ? Peut-on entendre par l’expression : « ce qu’elles représentent réellement », la fin de la non reconnaissance institutionnelle des religions et de la neutralité de la puissance publique ?

Il ne s’agit en aucun cas de nier les identités mais de revendiquer d’abord la liberté de conscience donc la liberté religieuse qu’elle implique. S’impose la nécessité de construire une culture publique et civique laïque, seule capable d’accueillir toutes les diversités.

On pouvait penser que les tragiques événements de ce début d’année 2015 allaient conduire à clarifier l’amalgame entre politique et religion. Il en va tout autrement. C’est le principe de laïcité, déjà dévoyé et contourné, qui est remis en cause dans ses fondements institutionnels. « Faut-il vraiment repenser la laïcité ? » interroge Le Bien Public de Côte d’Or, le 4 mars. Souvenons-nous de cet appel œcuménique du Cardinal Vilnet en 1987 : « L’heure semblerait venue de travailler avec d’autres, à redéfinir le cadre institutionnel de la laïcité », appel aussitôt repris à l’unisson par ses collègues cardinaux « Entre l’Eglise et l’Etat », spécifiant qu’ « on ne peut plus parler de séparation, mais de collaboration », affirmation portée en I988 par Decourtray aussitôt suivi par son confrère Lustiger : « Si l’Etat ne faisait pas l’effort de redéfinir les conditions de la séparation, dans l’état actuel des mœurs et de la société, il porterait gravement atteinte à un droit imprescriptible, au patrimoine spirituel qui est un bien de la nation. »

Certains s’emploient, aujourd’hui, à dénaturer la laïcité. Ainsi, l’opinion donne-t-elle à ne plus la percevoir qu’au travers de l’émergence de l’Islam, perception qui favorise l’impact du Front National et qui contribue à renforcer l’idée d’une laïcité discriminatoire.

La laïcité n’est en rien discrimination. On doit solder cette équivoque. Pour cela il convient de conjuguer de manière indissociable : laïcité, liberté, égalité et fraternité. C’est là que réside le défi pour les valeurs de la République.

La laïcité, fondement de la liberté individuelle, constitue le ciment d’une société qui doit permettre, par l’éducation, l’accès de chacune et chacun à la liberté de conscience. Laïcité seule capable d’intégrer les différences et de construire l’indispensable vivre ensemble dans la l’égalité des droits et la fraternité.

Eddy KHALDI

 


[1] Rapport sur la « Cohésion républicaine », que le Parti socialiste a présenté le 1er février : La création d’une instance de dialogue avec les représentants de l’islam de France ; Le renforcement de la formation, en France, des imams et des aumôniers musulmans ; Le développement de l’enseignement privé confessionnel musulman ; L’incitation à l’édification de nouveaux lieux de culte.

[2] Jean Jaurès - L'Education Laïque - Discours de Castres -30 juillet 1904.

[3] Interview donnée au Monde le 26 février 2015 par Bernard Cazeneuve, ministre de l’Intérieur.

[4] Ghaleb Bencheikh est président de la Conférence mondiale pour la paix. Il est l’auteur de La Laïcité au regard du Coran, éd. Presses de Renaissance, 2005, et de Le Coran, éd. Eyrolles, 2010.

[5] Le Figaro, 3 mars 2015.

[6] Jean Jaurès – Pour la laïque - Discours 25 janvier 1910.

[7] Cardinal André Vingt-trois dans La Croix, 3 mars 2015.


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13 réactions à cet article    


  • njama njama 22 avril 2015 16:33

    Très d’accord avec vous Eddy KHALDI sur le fond de l’article
    Je ne sais pas où vous avez été lire que la République s’impliquait dans le développement des « établissements scolaires privés sous contrat » ? c’est juste une idée qui émane du récent « Rapport sur la cohésion républicaine » commandé suite aux attentats de janvier dernier.
    Si c’est une rumeur qui circule elle est sans fondement, car la république n’a jamais créé aucun établissement scolaire privé. Par contre elle ne peut pas refuser de contractualiser des établissements (contrat simple ou contrat d’association) si ceux-ci en font la demande, sous réserve, qu’ils se conforment strictement aux mêmes programmes que ceux de l’éducation nationale, qu’ils emploient des enseignants ayant les titres reconnus pour l’être, qu’il soient sous contrôle des inspecteurs d’académie comme pour toutes autres écoles de la république. Et avant d’être éligible, la période probatoire est de 5 ans... donc ce n’est pas si simple, il ne suffit pas de remplir un formulaire administratif...
    Pour relativiser sur cette histoire d’écoles musulmanes en France qui risque de faire fantasmer tous ceux qui craignent l’islamisation de la France, il existe 9.000 établissements catholiques sous contrat, 130 de confession juive, et seulement deux musulmans.


    • Xenozoid Xenozoid 22 avril 2015 17:51

      @gros macho
      si la religion sert seulement a dire qu’il faut flingué l’autre, alors surtout ne refais pas le monde il est déja lá,gros con


    • njama njama 23 avril 2015 08:19

      @gros macho
      C’est l’échec de la religion (de sa doctrine sociale) qui a généré l’athéisme smiley


    • Julien30 Julien30 23 avril 2015 08:33

      @Gadjo
      « Ce ne sont pas les mosquées, les synagogues, les églises et les temples qui manquent ... détruisons tous ces lieux de perversion et récupérons les pierres pour bâtir la maison des pauvres et de la moralité - par exemple des orphelinats pour tous les enfants du monde délaissés par nos bonnes âmes et qui crèvent de soif et de faim pendant que les faiseurs de bonnes actions se gavent du sang et de la chair de leur sauveur -. »


      Oula, là ça sent la tolérance et l’ouverture d’esprit. C’est marrant comme il n’y a pas pire fanatique que le bon athée dénonçant les dogmes des croyants.


      « Au moment où j’écris ce post les cloches de l’église d’à côté m’explosent les oreilles. »"

      Pauvre petite chose sensible...

    • Xenozoid Xenozoid 23 avril 2015 17:03

      @gros macho
       mais moi je m’en fout de ce que tu crois, je ne tue personne pour cela,si tu me dit toute les religion son nulle ok, si tu veux les tuer et car c’est leurs problême alors effectivement t’es dans la même marmite,c’est pas le problême


    • OMAR 22 avril 2015 17:57

      Omar147

      Bonjour njama.

      Tout-à-fait d’accord avec votre commentaire.

      Cependant j’ajouterai ceci :

      Mr. Khaldi est de ceux qui s’enflamment quand ils entendent ces rumeurs que l’État s’impliquerait dans le financement de lieux de cultes privés, mais uniquement et spécialement ceux des musulmans.

      Or, il ne pipe mot quand, jusqu’à présent, certains dignitaires de l’Église, sont payés par ce même état.
      Que, jusqu’à nos jours, tout le système régissant le temps, la semaine et les périodes de vacances repose sur des principes chrétiens. 
      Que la mairie de Paris ne se cache pas pour suspendre son conseil municipal, chaque année, au moment du Yom Kippour.
      Et que l’on est arrivé jusqu’à reporter les examens de droit au sein de l’université Paris-Est- Créteil  : les examens de licence 3 et master 1, décalés peu de temps avant les vacances de printemps, pour cause de fêtes religieuses, et pas n’importe lesquelles : les fêtes juives de Chavouot.
      http://www.leparisien.fr/espace-premium/air-du-temps/laicite-le-report-d-examens-passe-mal-14-05-2013-2800733.php

      Mr. Khaldi brandit l’étendard laïc avec un dogmatisme plein de hargne.
      Mais le deux poids deux mesures a les coudées franches pour faire pencher la balance de la laïcité du côté de l’hypocrisie sans nom et de l’impunité souveraine, et souvent au vu et au su de tous.


      • Blé 23 avril 2015 08:37

        @OMAR
        Vivre en bonne intelligence avec les différentes religions n’est pas à condamner mais à encourager. Il y a belle lurette que tous les concours d’état sont planifiés pour respecter les fêtes religieuses des différents monothéismes (peut-être que vous ne le saviez pas, cela date depuis de Gaulle, il faut vous réveiller), rien de nouveau sous le soleil. Pour quoi aujourd’hui, cela devrait-il poser un problème ?

        L’état, pour gouverner, n’est sous l’emprise d’ aucune religion par contre, la France les reconnait et même doit les faire respecter (liberté de culte, liberté de pensée).

        En Alsace-Moselle, l’état respect le Concordat, c’est à dire qu’il paye les prêtres, les pasteurs, etc... . A l’école, les parents qui ne veulent pas que leurs enfants suivent un cours de religion doivent le demander par écrit.

        Grâce aux horloges, les gens ne se repèrent plus aux sonneries des cloches mais à leur montre, grâce au calendrier (ou éphéméride) le 1 er janvier tombe le même jour pour tout le monde sans distinction de religion. Il se trouve qu’en Europe, le calendrier est effectivement un calendrier d’origine chrétienne mais pour la bonne marche des transports mondialisé cela apporte plus d’avantage que d’inconvénients : marine, aviation, train, autocar, sauf accidents, cela leur permet d’arriver à l’heure le jour convenu.


      • njama njama 23 avril 2015 08:14

        Il est assez facile de faire le constat que les différentes dérogations aux principes républicains laïques ont été en faveur des écoles confessionnelles juives. La plus significative d’entre elles remonte à 2008 sous Sarkozy et suivant même procédé puisque on invoquait des mesures pour combattre les discriminations, bien qu’elles produisaient l’inverse :

        Alors que la mixité s’impose comme une évidence, à l’école comme dans la vie, alors qu’elle est obligatoire dans toutes les filières scolaires depuis 1975, une disposition adoptée par le Parlement le 15 mai 2008 est venue semer une certaine inquiétude. Noyée au milieu d’un arsenal de mesures visant à combattre les discriminations, elle stipule que «  le principe de non-discrimination fondée sur le sexe (…) ne fait pas obstacle à l’organisation d’enseignements par regroupement d’élèves en fonction de leur sexe  ». Aussitôt, les syndicats d’enseignants et les associations de parents d’élèves se sont inquiétés de possibles retours à la non-mixité, ce qui a obligé le ministère à réagir en soulignant que «  la formulation juridique retenue exclut toute incitation à développer des enseignements séparés  »… 

        http://www.scienceshumaines.com/la-mixite-a-l-ecole-reevaluee_fr_23430.html

        Une école non-mixte confessionnelle dans Paris, de la maternelle au lycée, et quelques1800 élèves, uniquement des filles à partir du primaire : « Le règlement intérieur du primaire exige que « les élèves portent des collants ou mi-bas, des jupes couvrant les genoux, des manches couvrant les coudes, les cheveux attachés ». Celui du secondaire précise que « les élèves doivent ranger leurs affaires de sport dans un sac opaque, fermé, destiné à cet effet et non dans un sac plastique ». De plus, « la tenue de sport (survêtement, manches longues et baskets) doit impérativement rester cantonnée au gymnase. Pour toutes les sorties vers les toilettes ou autres, les jeunes filles doivent remettre leur jupe ». »
        http://www.liberation.fr/societe/0101610748-l-enseignement-confessionnel-fait-ecole


        • njama njama 23 avril 2015 10:32

          Dans son article « Ecole : la mixité en danger » paru dans Le Monde - 22.04.08 la sénatrice socialiste de Paris Bariza Khiari signalait déjà les dérives anti-laïques du monde politique qu’elle attribuait à un CONSERVATISME LIBÉRAL. Elle le concluait par :

          « Avec tant d’autres Européens fervents, j’ai combattu les dérives libérales et parfois conservatrices de l’Europe ; là, je ne laisserai pas dire que c’est la faute à Bruxelles ! Laïcité, égalité, mixité... ce continuum, socle de notre modèle républicain ne cesse de subir des attaques comme si, à la tête de l’Etat, on était en train de mettre en place les éléments d’une reconfessionnalisation de la société française. »
          -----------------------
          La politique surprenante du PS aujourd’hui emboîtant exactement le pas de celle prônée par l’UMP hier, cela devrait nous questionner ...


        • njama njama 23 avril 2015 08:43

          Quand on lit ceci sur le site du PS :
          Le Parti socialiste se félicite de la convergence d’analyses avec le gouvernement dans ce domaine et se réjouit que les mesures que ce dernier a dévoilé, reprennent largement celles du rapport sur la « Cohésion républicaine », que le Parti socialiste a présenté le 1er février :

          La création d’une instance de dialogue avec les représentants de l’islam de France ;
          Le renforcement de la formation, en France, des imams et des aumôniers musulmans ;
          Le développement de l’enseignement privé confessionnel musulman ;
          L’incitation à l’édification de nouveaux lieux de culte.

          En outre, le Parti socialiste approuve la création d’une Fondation pour « promouvoir les réalisations de l’islam de France », dont l’objectif est de mieux faire connaitre l’Islam comme religion et comme civilisation.
          http://www.parti-socialiste.fr/communiques/le-ps-approuve-la-creation-dune-fondation-pour-promouvoir-les-realisations-de-lislam-de

          on se dit qu’il ne fait que mettre en œuvre (comme l’UMP d’ailleurs) sans clairement l’annoncer aux français, l’article 17 du TFUE, directive européenne qui s’impose aux États membres, mais véritable entorse à nos principes républicains laïques, qui peut expliquer toutes les attaques récurrentes de ces dernières années contre la laïcité pour la réformer. A terme, le retour du religieux dans l’arène politique, « l’Union maintient un dialogue ouvert, transparent et régulier avec ces églises et organisations », ne peut que conduire à une libanisation de la société française. Simple étape dans la construction de l’empire « Europe » qui pour exister a besoin de déstructurer en partie les cohésions nationales.
           


          • soi même 23 avril 2015 10:48

            ( La laïcité, fondement de la liberté individuelle, constitue le ciment d’une société qui doit permettre, par l’éducation, l’accès de chacune et chacun à la liberté de conscience. Laïcité seule capable d’intégrer les différences et de construire l’indispensable vivre ensemble dans la l’égalité des droits et la fraternité. ) 

            Je n’arrive pas à la même conclusion , la Religion fait partie du domaine de la Liberté, la laïcité de l’Égalité, et en repectant ses deux principes l’on peut espère la Fraternité .

            Tous ce que vous racontez et comme les articles de Chalot, c’est de la Roupie de Sansonnet !


            • Robert GIL Robert GIL 23 avril 2015 11:26

              Force est de constater que les religions sont en expansion, car en temps de crise ce sont en général les idées fascistes et les idées religieuses qui s’en sortent le mieux. D’ailleurs la frontière entre les deux est souvent perméable. Donc, si le nombre de fidèles progresse partout dans le monde et si les religions sont si bien que ça, le monde devrait être merveilleux à vivre. Alors que l’on voit exactement l’inverse : plus de crimes, plus de viol, plus de guerre, plus d’intolérance, et pendant ce temps nombreux sont ceux qui par cupidité exploitent sans vergogne tous ceux qu’ils jugent moins dignes qu’eux… et la majorité de ces « suceurs de sang » ne sont pas athées !
              .
              voir :
              DIEU ET LES RELIGIONS … croire ou ne pas croire !

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