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Accueil du site > Actualités > Politique > Le « Nouveau parti anticapitaliste » ou le retour vers un passé qui ne (...)

Le « Nouveau parti anticapitaliste » ou le retour vers un passé qui ne passe pas

Ce si sympathique Monsieur Besancenot ! Il est tellement convaincant dans sa dénonciation des dérives du système, que les Français le considèrent comme le meilleur opposant de Nicolas Sarkozy et qu’il est devenu le chouchou des médias. Et son Nouveau parti anticapitaliste (NPA), né sur les ruines de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR) devrait faire un très bon score (autour de 10 % selon les sondages) lors des élections européennes, une partie des déçus du PS risquant encore de grossir ses rangs. C’est d’ailleurs aujourd’hui qu’il présente ses candidats pour ces élections qui seront son baptême du feu.

Mais que propose exactement Olivier Besancenot pour remédier aux injustices du monde dans lequel nous vivons ? Car s’il excelle dans la critique (tâche aisée par les temps qui courent), il se montre infiniment plus discret sur les solutions qu’il préconise s’il arrive au pouvoir. Et les médias se montrent peu curieux d’en savoir plus, comme si l’écume des déclarations du si sympathique facteur de Neuilly leur suffisait.

Ne reculant devant aucun sacrifice, je me suis donc plongé dans la lecture des « Principes fondateurs du NPA ». C’est, disons le tout net, un retour vers le passé, un passé sanglant fait de dictature et de guerre. Leur lecture est tout bonnement effarante : on se croirait revenu en 1917, une dose d’écologie et de féminisme en plus. La société que propose le NPA est tout bonnement le retour au bon vieux communisme, celui-là même qui s’est effondré en 1989. Certes, on nous promet que, cette fois-ci, on ne refera pas les mêmes « erreurs » : « rien à voir avec la Chine ou l’ex-URSS », prend la précaution de proclamer le NPA au cas où certains en douteraient à la lecture des « principes fondateurs ». Mais ce que refusent de voir les tenants de ce néocommunisme, c’est que leurs « principes fondateurs » mènent tout droit à la dictature et non à la société sans classe dont ils rêvent. Qu’importe, entend-on, ils ne parviendront jamais au pouvoir et donc on se fiche bien de ce qu’ils proposent. Là aussi, pourtant, l’histoire montre qu’on a toujours eu tort de ne pas s’intéresser aux textes fondateurs des partis radicaux qui ont toujours été mis en application par leurs auteurs lorsque, par un accident de l’histoire, ils sont parvenus au pouvoir. Donc, avant de voter pour le si sympathique Monsieur Besancenot, plongeons-nous dans son programme.

Lenin D’abord, puisque c’est l’objet de ce blog, l’Europe. Après tout, c’est en combattant le traité constitutionnel européen au nom d’une « autre Europe » que Besancenot a percé dans les sondages. Or, elle est quasiment absente des « principes fondateurs ». Ceux-ci proclament simplement que le NPA mettra immédiatement « fin » — j’imagine qu’il veut dire que la France les quitterait et non qu’il les atomisera — aux institutions internationales « qui jouent un rôle croissant contre les intérêts des salariés et des peuples : Banque centrale européenne, Organisation de coopération et de développement économique, Fonds monétaire international, Banque Mondiale, Organisation mondiale du commerce, OTAN ». Par quoi serait donc remplacée l’Union européenne ? Par un miracle digne de la multiplication des pains, « toute victoire anticapitaliste en France ou dans un pays voisin aurait immédiatement vocation à s’étendre en Europe et plus largement dans le monde ». Si on suit bien, pour le NPA, nos partenaires succomberaient immédiatement aux charmes du NPA triomphant en France, créant des NPA chez eux (puisqu’un tel parti n’existe quasiment nulle part), leur donnant la victoire à travers toute l’Europe afin qu’aucune compromission avec le capitalisme ne soit possible. Car le NPA reconnaît que le socialisme ne pourra « pas être construit en restant à l’intérieur des frontières hexagonales ». Faut-il comprendre qu’à défaut d’une contagion rapide dans toute l’Europe, le NPA jettera l’éponge ? Ce sera donc la victoire totale en Europe ou rien ? Curieux. Quoi qu’il en soit, c’est tout pour l’Europe.

Alors, plongeons-nous dans cette société idéale que va mettre en place le NPA et qui charmera le reste de l’Europe. Le NPA est un parti révolutionnaire ce qui veut dire qu’il n’est pas démocratique même s’il affirme le contraire. Car la démocratie suppose le compromis ce que refuse le NPA. Il le dit sans ambages : « nous resterons fidèles à ce pour quoi nous luttons et ne participerons à aucune coalition contradictoire avec ce combat  ». Il vient d’ailleurs de refuser le « front de gauche » avec le PC et les amis de Mélenchon. Donc ce sera la révolution, même si elle doit être menée par une minorité : « une domination de classe ne peut pas être éliminée par voie de réformes. (…) En 1789, la domination de la classe privilégiée de l’Ancien Régime n’a pas été abolie par des réformes. Il a fallu une révolution pour l’éliminer. Il faudra une révolution sociale pour abattre le capitalisme ». Et la Révolution sera forcément violente : « En finir avec le système capitaliste, suppose à la fois un bras de fer de longue durée, la force du nombre et une rupture avec l’État et les institutions dont il s’est doté, avec les institutions européennes et mondiales au service des classes dominantes ».

Donc, il faut « en finir avec l’exploitation, donc avec la propriété privée des principaux moyens de 1917petrograd_milice production, d’échange et de communication, qui en constitue la base. Le système financier, les services essentiels à la vie, les grandes entreprises devront passer sous le contrôle des salariés et de la population ». Par la population, cela veut dire par l’État, évidemment. Et dans une société de services comme la nôtre, cette nationalisation ira forcément très loin puisque le secteur secondaire n’est plus dominant comme au début du siècle dernier. Bien sûr, les licenciements seront alors interdits, la « compétitivité » n’étant plus une valeur dans un monde gagné à la révolution du NPA. À moins que constatant l’absence de contagion, le NPA ne décide de fermer les frontières, créant une nouvelle Corée du Nord en Europe afin de protéger sa révolution et ses entreprises non compétitives.

De toute façon, l’État NPA sera totalitaire puisqu’il s’agit de faire le bien du peuple. La liberté de pensée n’a qu’à bien se tenir : «  une critique radicale du système capitaliste, sérieuse et cohérente, ne peut se faire sans critique radicale de la culture, de l’art et des médias puisqu’ils sont les verrous de l’idéologie dominante et, par conséquent, un obstacle important à l’émancipation de toutes et tous. La société libérée du capitalisme garantira l’accès de tous les individus à ces productions et mettra fin à leur marchandisation. La réappropriation démocratique de la culture, de l’art, des médias est un enjeu de premier ordre  ».

L’État de droit, reflet de l’ordre bourgeois, sera lui aussi mis à bas. Les choses ne sont évidemment pas dites aussi clairement, mais c’est la conséquence logique de ce genre d’affirmation : « l’appropriation sociale du produit du travail » se fera « par l’expropriation sans indemnisation des grands groupes capitalistes ». Or, le Conseil constitutionnel exige une telle indemnisation (le PS en 1982 s’en souvient). On imagine donc que ledit Conseil sera supprimé et les juges mis au pas.

Cela vous rappelle quelque chose ? Rassurez-vous : « attention, rien à voir avec la Chine ou l’ex-URSS : nous voulons avancer vers l’auto-organisation et l’autogestion démocratiques de la société, et cela implique les plus larges libertés d’organisation et d’expression politiques, syndicales et associatives (…) Le socialisme, c’est bien le règne de la démocratie la plus réelle et la plus étendue ». Oui, mais que faire si les bourgeois ne veulent pas se laisser déposséder, si les juges donnent tort à l’État, si la rue se retourne contre le NPA, si le NPA perd ensuite les élections, un instrument de la domination bourgeoise ?

Après cette lecture édifiante, que personne ne vienne dire qu’il ne savait pas ce qu’il faisait en votant pour ce parti. Voter pour le NPA, ce n’est pas « protester », « ancrer le PS » à gauche et autres billevesées. C’est voter pour un parti autoproclamé révolutionnaire et profondément antidémocratique et antieuropéen. Voter pour un communisme qui a montré ce dont il était capable au siècle dernier.

N.B. : La "résolution élections européennes 2009" est une resucée de ce programme révolutionnaire,)erreurs factuelles en plus (style "le Parlement européen n’ayant quasiment pas de pouvoir de décision"). 


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298 réactions à cet article    


  • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 10 mars 2009 12:14

    à l’auteur

    Le Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) peut-il faire mieux que le Parti Capitaliste Français (PCF) ? 		 	 	 	 http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=52555



    • antyreac 10 mars 2009 22:43

      Sans aucun doute car il fera pire


    • Reinette Reinette 11 mars 2009 11:22



      JOURNALISTE DOCILE

      QUAND LIBÉ S’OFFRE À L’ÉPOUSE DU CHEF DE L’ÉTAT



      LE SAMEDI 21 JUIN 2008, le quotidien Libération a consacré six pages (dont la une) à l’épouse du chef de l’État français. Il ne s’agit bien sûr pas d’une « opération de communication au profit » de l’épouse du chef de l’État français, comme le craignait la Société civile des personnels de Libération (qui voit le mal partout), mais d’une « idée journalistique et intéressante » – comme l’explique sans rire Laurent Joffrin (qui ose absolument tout).

      De fait : Libération fait ce jour-là, auprès de l’épouse du chef de l’État français, une lourde moisson de scoops interplanétaires. Elle serait ainsi : « Épidermiquement de gauche ». Ça veut dire qu’elle est, politiquement, un peu nunuche : de gauche, parce qu’il faut bien vivre, mais sans réfléchir. Elle-même, d’ailleurs, le confesse bien volontiers : elle est, pour le coup, « ignorante ». Mais à bien y regarder, cette sympathique simplicité lui permet de justifier, posément, l’injustifiable. (Tu vas voir, c’est assez gonflé.)

      Invitée à donner son avis sur une photo qui montre, justement, une famille de sanspapiers, (Noirs, il va de soi.) elle trémole, d’abord : « J’aimerais qu’on les traite de façon humaine ». Puis elle réfléchit un peu, dominant son épiderme gauchiste. Et elle ajoute : « En même temps, je comprends que sur un problème aussi énorme, on soit obligé de généraliser ». Je suppose que tu as compris le double message ? Un : les sans-papiers sont un (gigantesque) « problème » – ainsi que l’a maintes et maintes fois proclamé (crânement) le chef de l’État français. Deux : si on se laisse aveugler par trop de sentimentalisme, on a pour eux de la sympathie, mais dès qu’on y pense un peu sérieusement, on réalise que le régime est bien « obligé » de « généraliser » la solution de ce « problème » – par la reconduction massive des clandos émouvants.

      C’est pas difficile à comprendre, et d’ailleurs, elle te le répète, pour le cas où tu n’aurais pas bien saisi : elle « pense que c’est tragique d’être reconduit à la frontière lorsqu’on cherche une terre d’asile », mais, tout de suite après, elle « pense », également, « que c’est extrêmement complexe de légiférer sur l’immigration ». (N’en déplaise aux tristes sots qui pensent que non, ça ne doit pas être si « complexe » puisque le chef de l’État français, depuis quelques années, ne fait pratiquement que ça.)

      Du coup, l’épouse du chef de l’État français peut glisser qu’elle « aime beaucoup » Brice Hortefeux, « en tant que personne », mais que, « en tant que ministre », elle « ne le jugera pas ». Naturellement, il y a, là encore, sous l’apparence de la désinvolture, un message éminemment politique : Brice Hortefeux est deux. Brice est carrément sympa. Hortefeux planifie cependant une chasse inédite contre un gibier humain dont la seule faute est de n’être pas né au bon endroit. Mais on ne va pas le juger pour si peu (surtout quand on est ignorante).

      Quand Libération s’offre à l’épouse du chef de l’État français ? C’est du travail de pro. Et même : de propagande.

      Libééé, bééé, bééé


    • donino30 donino30 14 mars 2009 13:07

      "Le Parti Capitaliste français ayant des propositions claires et applicables, une philosophie nouvelle et des projets concrets bien élaborés"

      Franchement j’ai dû relire trois fois pour bien m’assurer que ce n’était pas du 4ème degré, mais apparemment non... Quelle bonne poilade smiley


    • denis84 10 mars 2009 12:18

      Tout est dans la communication et l’image de nos jours

      Je pense que les "vrais" partisants du programme du NPA,,ne doivent pas représenter plus de 25%,au mieux,de son électorat prévu aux européennes
      Les autres ne sont que tres peu ou pas du tout au courant

      Pensez vous que si sarkozy avait expliqué clairement pour qui il roulait et quels étaient ses buts réels il aurait eu 53% des suffrages exprimésà la présidentielle ?

      La différence avec Besancenot,c’est que lui ne risque pas (à priori.....) d’etre elu 


      • Voltaire Voltaire 10 mars 2009 12:44

        On devrait toujours lire le projet de société du parti pour lequel on vote. Hélas, ce n’est pas chose courante... Mais le vote en faveur des extrêmes est rarement un vote d’adhésion, plutôt un vote deprotestation. Le NPA remplace assez bien le syndicalisme revandicateur : protester et demander l’impossible pour avoir un peu. Le seul problème est que le syndicalisme n’a bien que cette fonction sociale, tandis qu’un parti politique a pour objectif la prise du pouvoir pour appliquer son projet (en théorie bien sûr, nous avons en France de nombreux partis dont le seul objectif est d’assurer une rente à ses élus).


        • Reinette Reinette 11 mars 2009 11:26


          On devrait toujours lire le blog de l’auteur avant de lire son article.


        • sisyphe sisyphe 10 mars 2009 13:00

          Amalgames, fausses interprétations, abus de sens, sont l’apanage de cette pseudo "analyse" des statuts du NPA, déjà opérée par "l’auteur", avant même d’en avoir pris connaissance. 

          Ce n’est pas encore cette fois-ci qu’on sera réellement éclairé sur le programme du NPA : autant y jeter soi-même un oeil, et éviter ainsi d’être contaminé par les petits propagandistes. 

          Ainsi, quand "l’auteur" parle du programme au sujet de l’Europe, il cite : " le NPA mettra immédiatement « fin » — j’imagine qu’il veut dire que la France les quitterait et non qu’il les atomisera — aux institutions internationales « qui jouent un rôle croissant contre les intérêts des salariés et des peuples : Banque centrale européenne, Organisation de coopération et de développement économique, Fonds monétaire international, Banque Mondiale, Organisation mondiale du commerce, OTAN », et en conclut que la France quitterait donc l’Union Européenne, sans que ce soit jamais mentionné dans le texte (que je sache, la BCE, l’OCDE, le FMI, la Bansue Mondiale, l’OMC, l’OTAN ne représentent pas les institutions européennes, non ? ) : interprétation donc abusive, et totalement partisane. 

          Tout le reste est à l’avenant ; jugé avant d’être mal lu. 

          Par ailleurs, quelques extraits du texte (du NPA) contiennent des évidences ; telle que : " une domination de classe ne peut pas être éliminée par voie de réformes. (…) En 1789, la domination de la classe privilégiée de l’Ancien Régime n’a pas été abolie par des réformes. Il a fallu une révolution pour l’éliminer. Il faudra une révolution sociale pour abattre le capitalisme ».

          Et l’auteur de faire une nouvelle interprétation abusive :
          "Et la Révolution sera forcément violente", en citant  : « En finir avec le système capitaliste, suppose à la fois un bras de fer de longue durée, la force du nombre et une rupture avec l’État et les institutions dont il s’est doté, avec les institutions européennes et mondiales au service des classes dominantes ».

          Il est d’ailleurs symptomatique que l’auteur semble beaucoup plus craindre cette "violence" (une rupture avec les institutions européennes et mondiales au service des classses dominantes, ne signifie en aucun cas un bain de sang ; cf tous les pays : Equateur, Venezuela, etc.. qui ont rompu avec ces institutions, sans aucune violence), que celle, exercée, jour après jour, instant après instant, par le système mondialisé, aux 9/10èmes de la population mondiale : édifiant !

          Allez, article de contre-propagande, sans le moindre intérêt : au suivant ... 


          • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 10 mars 2009 13:16

            "une domination de classe ne peut pas être éliminée par voie de réformes"

            SI ! ! !

            Le Parti Capitaliste Français (PCF) et l’Allocation Universelle ! http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=51707




          • Kalki Kalki 10 mars 2009 13:33

            C’est marrant vue de l’extérieur les combats de partie,
            il font tout pour se diviser ceux qui se dise oeuvrer pour tous, mais accepte finalement de plier et de suivre leur troupeau.

            Un troupeau qui pourrait avoir les memes buts.


          • Axior 10 mars 2009 16:33

            Une institution est bonne et on la garde, ou elle est mauvaise et on la remplace.

            Je voudrais bien que l’auteur de l’article nous explique clairement ce qu’il trouve bon dans :

            - La Banque centrale européenne
            - Le Fonds monétaire international
            - La Banque Mondiale
            - L’Organisation mondiale du commerce
            - L’OTAN
            - La propriété privée des principaux moyens de production, d’échange et de communication
            - Les licenciements
            - La marchandisation de la culture, de l’art et des médias
            - La domination des grands groupes capitalistes 
            Et qu’il nous donne des exemples concrets de démocratie participative totalitaire.

            S’il arrive à me convaincre sur ces points, alors je veux bien voter pour son Sarkozy ou sa Royale.


          • Emile Red Emile Red 10 mars 2009 16:54

            Bien, il trouve toutes ces organisations très bonnes, ce sont les garants de son petit confort personnel au mépris de millions d’humains qui triment dans la misère pour ses vacances, son portable, son PC et son 4x4...


          • Reinette Reinette 10 mars 2009 19:12

            Sisyphe

            votre commentaire est excellent.


          • Marianne Marianne 10 mars 2009 19:13

            J’ai le sentiment que cet auteur agite un épouvantail pour cacher l’unité populaire en train de grossir, ici :
            http://www.frontdegauche.eu/


          • Reinette Reinette 10 mars 2009 19:23

            Marianne,

            ENFIN, la gauche décomplexée !

            (blague à part, la gauche, à gauche des Pseudo Sotsots, pas encore vraiment l’union ? trop de chefs peut-être ? et MGB devrait laisser la place aux jeunes !


          • Marianne Marianne 10 mars 2009 19:31

            A droite, ils ne manquent pas de chefs, ni de patrons, ça ne les empêche pas d’être unis pour s’engraisser sur notre dos !


          • Alexandre 10 mars 2009 22:01

             Serge Halimi a écrit dans "Les nouveaux chiens de garde" que seul un archéologue pouvait comprendre pourquoi le Nouvel Observateur était considéré comme un journal de gauche.

             A lire cet article on se rend compte que cette remarque s’applique encore mieux à Libération.


          • Jordi Grau J. GRAU 10 mars 2009 13:02

            Bonjour.

            Il faut évidemment être très prudent à l’égard de tout parti politique, qu’il soit révolutionnaire ou non. Je tiens d’ailleurs à préciser que je n’appartiens à aucun parti. Mais l’analyse de M. Quatremer ne me satisfait pas entièrement. . D’abord, il me semble faire parfois un procès d’intention au NPA. Par exemple, il écrit :

            Donc, il faut « en finir avec l’exploitation, donc avec la propriété privée des principaux moyens de production, d’échange et de communication, qui en constitue la base. Le système financier, les services essentiels à la vie, les grandes entreprises devront passer sous le contrôle des salariés et de la population ». Par la population, cela veut dire par l’État, évidemment. Et dans une société de services comme la nôtre, cette nationalisation ira forcément très loin puisque le secteur secondaire n’est plus dominant comme au début du siècle dernier.

            La lecture que fait M. Quatremer du programme du NPA est réductrice, puisqu’il ne parle que de nationalisations, alors que le NPA parle aussi et d’abord de faire passer les grandes entreprises "sous le contrôle des salariés". Entre l’étatisation et la propriété privée des moyens de production, il est toute une gamme d’appropriation sociale des entreprises...

            Autre exemple :

            De toute façon, l’État NPA sera totalitaire puisqu’il s’agit de faire le bien du peuple. La liberté de pensée n’a qu’à bien se tenir : «  une critique radicale du système capitaliste, sérieuse et cohérente, ne peut se faire sans critique radicale de la culture, de l’art et des médias puisqu’ils sont les verrous de l’idéologie dominante et, par conséquent, un obstacle important à l’émancipation de toutes et tous. La société libérée du capitalisme garantira l’accès de tous les individus à ces productions et mettra fin à leur marchandisation. La réappropriation démocratique de la culture, de l’art, des médias est un enjeu de premier ordre ».

            Là où le programme du NPA parle de "réappropriation démocratique", M. Quatremer parle de totalitarisme. Peut-être a-t-il raison. On sait bien que les politiciens (révolutionnaires ou non, encore une fois) disent souvent le contraire de ce qu’ils ont en tête. Il n’empêche que la lecture de M. Quatremer est une interprétation fort contestable. Vouloir changer radicalement l’économie des média et des biens culturels n’est pas forcément vouloir un recul des libertés. Force est de constater que le système actuel n’est que très partiellement démocratique. Un exemple mille fois cité mais significatif : la manière dont la plupart des media (y compris France Culture) a fait une propagande massive pour le traité constitutionnel européen en 2005. On a bien vu à cette occasion à quel point les journalistes influents (chroniqueurs, rédacteurs en chef...) étaient déconnectés de la population et tentaient de la manipuler grossièrement.

            Dernière remarque : il est facile de ridiculiser des idées inhabituelles, cela ne veut pas dire qu’elles sont totalement sottes. Exemple :

            Par quoi serait donc remplacée l’Union européenne ? Par un miracle digne de la multiplication des pains, « toute victoire anticapitaliste en France ou dans un pays voisin aurait immédiatement vocation à s’étendre en Europe et plus largement dans le monde ».

            L’analyse du NPA est peut-être un peu naïve, mais elle n’a rien à voir avec la croyance en la multiplication des pains. Si je l’ai bien comprise, elle part d’un constat sur lequel M. Quatremer lui-même semble d’accord : à moins de transformer la France en une nouvelle Corée du Nord, il est impossible d’y produire un changement durable sans modifier profondément les institutions et la politique européennes. C’est pourquoi le NPA espère - peut-être à tort - une contagion des idées révolutionnaires. Or, il n’est pas ridicule d’espérer une telle contagion. Les exemples historiques abondent : 1848, 1917, 1968... Face une crise grave - comme celle que nous vivons actuellement - il suffit souvent qu’une révolution ou un grand mouvement social survienne dans un pays pour susciter de l’espoir et de la combativité dans d’autres pays. Maintenant, que de tels bouleversements aboutissent nécessairement à un progrès social et démocratique, rien n’est moins sûr ! Mais cela est un autre problème...


            • JahRaph JahRaph 10 mars 2009 13:04

              Le NPA se définissant comme ANTI capitalisme, a raté le coche. Tout aurait été différent s’il avait appelé son parti le :

              Nouveau Parti Alter-capitaliste.

              Là, on aurait pu discuter, essayer de trouver de nouvelles solutions aux incohérences de notre système actuel. C’est dommage, parceque ce garçon (Besancenot) fait souvent de bonnes analyses des failles de notre systèmes, et en plus il passe bien à la télé........


              • Voltaire Voltaire 10 mars 2009 13:40

                Je partage tout à fait votre avis. Le terme "anti" procède bien sûr de la culture révolutionnaire de la LCR, mais projette une image de confrontation plutôt que d’alternance, d’où mon analyse précédente sur l’aspect revendicatif "syndicaliste" de ce parti, plutôt que politique, pour l’électeur.
                Politiquement, je pense qu’il s’agit là d’une erreur, d’autant que l’altermondialisme notamment avait sans doute besoin d’une théorisation et d’une traduction politique.


              • Elisa 10 mars 2009 14:06

                Le terme alter-capitaliste me paraît être fort ambigu.

                Soit il désigne une alternative au capitalisme et la différence entre anti-capitaliste et alter-capitaliste relève d’une distinction plus rhétorique que fondamentale : si on vise un autre système cela veut dire que l’on combat le précédent.

                Soit il s’agit d’un autre capitalisme et là on change de camp et de projet.



              • Zalka Zalka 10 mars 2009 15:22

                Le terme "anti-capitaliste" est très significatifs. Ils ne se définissent pas sur la base d’une idéologie, mais uniquement sur le fait d’être contre une idéologie. Cette "rupture" est probablement une des clés de leur succès. En ne mettant pas en avant leur trotskysme, ils ne ferment pas la porte à ceux qui douteraient de leur thèses, mais accueuillent à bras ouvert énormément de gens qui en ont juste marre des dérives du système actuel.


              • Traroth Traroth 11 mars 2009 01:53

                Espérons-le, effectivement. Parce qu’avec Sarkozy, c’est fini de rire, par contre...


              • mylena mylena 10 mars 2009 13:04

                Merci à Jean Quatremer de rappeler l’invraisemblable programme qui se cache derrière la bonne bouille du soi-disant facteur de Neuilly, en réalité professionnel de la politique prêt à nous renvoyer dans une société totalitaire morte depuis moins de 20 ans en Europe. L’imposture Besancenot, l’homme sans solutions, c’est le danger pour les libertés...


                • A. Nonyme Trash Titi 10 mars 2009 14:48

                  Parkway, pour penser, faut d’abord réfléchir.
                  Allez, un petit effort : vous vous sentez habitant de la Corée du Nord ? On vous empêche de penser ? La liberté n’existe pas dans notre pays ?... Allez en Chine et essayer de créer et de vous exprimer sur un blog, pour voir.
                  C’est sûr, avec cet état d’esprit on peut trouver Besancenot formidable...


                • Kalki Kalki 10 mars 2009 14:54

                  C’est un peu a coté de la plaque mesdames messieur.

                  C’est pas moi c’est lui.

                  Ouai mais c’est lui le plus méchant, vous n’avez qu’a voir ou il habite.

                  Il y a beaucoup de forme de tyrannie, de totalitarisme, de non répartition , de non démocratie,

                  qu’elles soient non violente physiquemnt ou pas,
                  qu’elles soient non violement psychologiquement ou pas.


                • Emile Red Emile Red 10 mars 2009 15:02

                  Trash, vous pouvez affirmer que Coupat n’est pas en prison pour délit d’opinion ? Comme le sont d’autres Français aujourd’hui ?

                  Oui en France on a le droit de penser mais comme on nous l’insuffle.


                • Zalka Zalka 10 mars 2009 15:25

                  @Parkway : il faudra nous expliquer comment vous arriver à exprimer librement une opinion négative sur le système UMPS sarkozien alors que celui-ci est censé vérouiller toute forme de liberté.

                  Personnellement, je me méfie plus des personnes qui reprennent une expression populiste de Le Pen, même pour "argumenter" en faveur de l’extrème opposé à Le Pen.


                • Marianne Marianne 10 mars 2009 19:58

                   

                  Bonsoir,

                  « ... si les esprits n’ont pas encore admis la possibilité d’un changement de système, sinon de civilisation, j’ai la conviction que l’éventualité de ce changement n’est désormais plus rejetée », explique Le Yeti sur son blog et dans un forum de Rue89 dans une chronique intitulée : "Comme un frémissement des mentalités"

                  Comme toi Le Yéti, je sens ce frémissement, cette prise de conscience diffuse mais naissante que le monde marche sur la tête et que les puissants nous ont conduit dans l’impasse.

                  Comment ? En nous faisant croire au sirènes de l’individualisme, du chacun pour soi, à leurs chimères de publicité sur papier glacé, à leur sacro-sainte entreprise privée présentée à longueur d’antennes, de sondages, comme la panacée pour organiser et faire avancer la société, comme seul moteur possible du progrès humain…

                  Nous savons bien que seule leur rapacité, leur avidité les poussent à ainsi conditionner les masses pour les rendre dociles et les modeler à leur image.

                  Alors oui, nous sommes de plus en plus nombreux à ouvrir les yeux sur les réalités de ce système économique dévastateur pour la communauté humaine. Nous ne venons pas tous de la même famille politique, nous ne sommes pas tous de la même tendance, nous ne croyons pas tous au même dieu ou nous n’y croyons pas du tout. Mais ce qui nous unit est notre condition et notre espoir qu’un autre monde est possible.

                  Si la conscience qui grandit trouve la voie de l’Unité populaire, du débat et de l’écoute entre ses différentes composantes, si elle entrevoit la possibilité d’un changement politique en France et en Europe pour lui donner l’espoir qui lui manque peut-être encore, alors oui, peut-être, un processus pourrait éclore.

                  Un processus qui ne serait pas seulement un changement de mentalités mais un changement fondamental des règles qui régissent les rapports économiques des humains, où l’eau serait accessible à tous, mais aussi l’éducation et la santé. Une société qui en feraient des droits fondamentaux, inaliénables.

                  C’est pourquoi, la question des services publics, de leur défense partout dans le monde est à mon avis une des questions majeures du prochain scrutin européen du 7 juin.

                  La question des salaires et celle d’un service public bancaire (nationalisations des banques) aussi.


                • Kalki Kalki 10 mars 2009 20:13

                  @ mariane

                  Est ce que c’est soit Collectivisme soit individualisme ?


                • santis santis 11 mars 2009 00:06

                  mylena a raison : c’est impensable qu’on revient au bolchevisme au 21éme siècle. Ce serait une nouvelle dictature ! (j’ai du mal à imaginer besancenot avec sa petite voix se la jouer à la stalin :)) )


                • xbrossard 13 mars 2009 11:41

                  @zalka

                  le système est beaucoup plus subtil maintenant, vous fonctionnez toujours avec vos vieux schémas de pensée (dictature et état totalitaire) ;
                  il vous laisse dire tout ce que vous voulez ("la démocratie c’est cause toujours", copyright Coluche) en se foutant de votre avis, et quand vous en avez marre d’être pris pour un con et que vous finissez dans la violence (mettez n’importe qui dans une cage, fusses t’elle virtuelle, et ça termine toujours comme ça) il vous tape dessus en vous disant que c’est mal ce que vous avez fait...

                  dans un jeu aussi déséquilibré, celui qui dicte les règles doit s’attendre un jour où l’autre à ce que l’autre finisse par réagir violemment si sa vie devient invivable..

                  plus le temps passe, et je trouve que votre photo est bien trouvé : un esprit primaire, incapable de la moindre subtilité, prêt à en découdre avec ceux qui réagissent (voir les films de chuck Norris, assez consternant...)


                • Sinbuck Sinbuck 10 mars 2009 13:24

                  Très bien, alors continuons dans cette voie du mercantilisme qui oeuvre pour les seuls profits égoïstes...
                  Le système capitaliste est truqué, par l’existence même des paradis fiscaux qui ne permettent pas de comptabiliser l’argent qui y rentre... Avec ses grandes entreprises mondialisées qui se ramifient dans des centaines de filliales, comment croire à la finalité positive de ce système de fait et de contrôle des flux monaitaires ?



                  • YMB 11 mars 2009 10:45

                    C’est vrai que le système proposé par Besancenot est la seule et l’unique sortie du capitalisme possible... Ce que vous faite est un faux dilemme (http://fr.wikipedia.org/wiki/Faux_dilemme), rhétorique typiquement sarkozienne (la honte). J. Quatremer a même dit que Besancenot excellait dans la critique du système capitaliste ; il est donc problable qu’il le rejoigne sur pas mal de points.


                  • Sinbuck Sinbuck 11 mars 2009 21:54

                    Ce n’est pas une question de rhétorique, c’est une question de bon sens ! Le système mondial, et principalement le contrôle des flux finaciers doit changer. C’est un état de fait.

                    Sinbuck.


                  • Kalki Kalki 10 mars 2009 13:43

                    Je suis plutot d’accord avec l’auteur meme si il doit partir avec des apprioris sur le "communisme" et l’extrème gauche.

                    Je vais vous dire le truc : Besancenot est écouté pourquoi ? Parcequ’il critique, parceque les informations qu’il dispense sont donc "interressante" pour ceux qui l’écoute. C’est un fait psychologique que je peux étayer si il faut.

                    Et ce qui est dérangeant avec Besancenot c’est qu’il ne fait que critiquer, alors oui on l’écoute, et son image entre dans les psyché et il gagne en popularité.

                    Quand on arrive à s’arretter sur les idées on remarque que le système qu’ils (le npa) veulentt mettre en place est peut être arriéré sur certain point ( les meme que niaient le communisme bolchévique, liberté individuel, de pensé, d’exprimer d’autres idées, de travailler, )

                    Il veulent a la fois un systeme auto régulé, enfin démocratique, mais qui CONTROLE finalement ( et ce controle sera fait par qui ? cela revient au meme une certaine élite au nom du tous du bien commun, de la vision anticapitaliste , tout ce que vous voulez, et cela meme si UTOPIQUEMENT il serait prévue que les "Législateurs"/Constructeur du systeme auront à s’effacer par la suite ...).

                    « attention, rien à voir avec la Chine ou l’ex-URSS : nous voulons avancer vers l’auto-organisation et l’autogestion démocratiques de la société, et cela implique les plus larges libertés d’organisation et d’expression politiques, syndicales et associatives (…) Le socialisme, c’est bien le règne de la démocratie la plus réelle et la plus étendue »

                    C’est encore la démocratie de haut en bas.

                    Au lieu de la démocratie de bas en haut.


                    • Kalki Kalki 10 mars 2009 14:57

                      Quand on parle de fond , du fondement politique ca moinse ...

                      On préfère les idéaux, les avenir radieux et juste pour tous.

                      Seraient ils juste pour tous, on a le droit de demander ?

                      Tellement de question sans réponses, pour ceux qui choisissent des partie.
                      On choisit souvent (toujours ?) un partie pour de mauvaise raison ?


                    • Emile Red Emile Red 10 mars 2009 15:04

                      Un PARTI n’est pas une poule, sans oeuf ( E) il vit mieux...


                    • Kalki Kalki 10 mars 2009 15:21

                      super un autre moyen de ne pas répondre aux questions que tout le monde se pose.


                    • wesson wesson 10 mars 2009 13:54

                      Bonjour l’auteur,

                      ah ça effectivement, un parti de gauche qui prone des idées de gauche, c’est pas une chose à laquelle vous êtes habitués à Libération.

                      Et on comprends votre gène, vous qui êtes un ardent zélateur du traité européen de Lisbonne (retoqué puis imposé de force à l’aide de sa réécriture en version incompréhensible, et au prix d’un cas d’école de déni de démocratie). Vous qui n’avez cessé de défendre ces traités européens ultralibéraux (tout en souhaitant une once de social dedans, pour faire gauche tendance libé), dont on mesure maintenant dans quelle impasse ils nous auraient plongés.

                      Monsieur Quatremer, vous faites partie de ces seconds couteaux médiatiques qui, afin de devenir premier, n’ont jamais cessé de faire l’apologie d’un système qui maintenant part en totale décapilotade.

                      Il faudrait donc avoir une sérieuse résistance à l’intelligence pour considérer avec une quelquonque once de sérieux tout propos que vous puissiez émettre sur un futur souhaitable en matière de politique.

                      Mais en vous supposant même une certaine virginité dans vos analyses, il suffit pour vous décrédibiliser de lire simplement les premières lignes de votre pensum. Je vous grasse :

                      "C’est, disons le tout net, un retour vers le passé, un passé sanglant fait de dictature et de guerre. Leur lecture est tout bonnement effarante : on se croirait revenu en 1917, une dose d’écologie et de féminisme en plus. La société que propose le NPA est tout bonnement le retour au bon vieux communisme, celui-là même qui s’est effondré en 1989."

                      On est de suite sidéré par la modération de votre propos. Vous auriez en effet pu suggérer que en plus, ils comptent bouffer les nourrissons.

                      puis on continue tout en souplesse :

                      "Mais ce que refusent de voir les tenants de ce néocommunisme, c’est que leurs « principes fondateurs » mènent tout droit à la dictature et non à la société sans classe dont ils rêvent."

                      Et voilà, NPA = Dictature, CQFD. On mesurera, par opposition la volonté farouche de nos gouvernements occidentaux à vouloir la démocratie partout. C’est bien connu, le capitaliste est partageur ! Au passage, c’est plus des cocos pur et dur mais des sémillants néocommunistes. 

                      "À moins que constatant l’absence de contagion, le NPA ne décide de fermer les frontières, créant une nouvelle Corée du Nord en Europe afin de protéger sa révolution et ses entreprises non compétitives."

                      Enfin, vous y arrivez : Tel que le débat est ficelé chez vous, les journalistes du mass média, à chaque alternative différente à l’état actuel de l’Europe et ce vers quoi on nous dirige de force, on se fait immédiatement accuser de vouloir instaurer un régime de type corée du nord.

                      A partir de quoi, votre opinion parait tellement caricaturale que poursuivre plus avant la lecture de votre pensum ne me parait plus d’aucun intérêt. Je me suis déjà assez infligé de cette affligeante lecture.

                      Un conseil, réservez vos contributions pour votre journal, il en aura bien besoin pour justifier l’impôt de près de 900 millions d’€ qui vient d’être octroyé à la presse couchée dans laquelle vous vous complaisez.



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